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 Another night will pass until we're sheltered... | Ft. Kaisa

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MessageSujet: Re: Another night will pass until we're sheltered... | Ft. Kaisa   Dim 15 Jan 2017 - 15:21

Another night will pass until we're sheltered...

"Ft. Kaisa Makinen & Razen Townshend"

Wowowo... Keep calm, le daddy, et Kaisa aussi ! A les voir se fixer comme deux bêtes sauvages prêtes à mordre, j'avais le sentiment d'être une frêle créature paumée entre les deux, et qui se serait retrouvée là au mauvais moment. Merci bien, mais les joutes verbales et moi, c'était pas des masses compatibles. Je préfère toujours répondre un bon « je t'emmerde » plutôt que de chercher à faire dans le spirituel, et leur façon de se renvoyer la balle me donnait presque envie de prendre le saucisson, le couteau et d'aller voir ailleurs si j'y étais. Et le whisky aussi, tant que j'y étais ! C'était dégueu, mais l'impression de chaleur qui accompagnait le breuvage était loin d'être désagréable. Et comme ça avait tendance à me rendre un peu trop bavarde et irréfléchie – genre encore plus que d'habitude – je lâchais une remarque je regrettais immédiatement. On dit souvent que les aveugles n'ont pas de regard, ou un regard vide... Laissez-moi vous dire que c'est on ne peut plus faux ! Le regard que me lança mon père, aussi vitreux soit-il, se passait de commentaire. Ok, message reçu, je la boucle. D'autant qu'en général, il ne prenait pas la peine de m'appeler par mon prénom, j'avais plus souvent droit à Aily ou loukoum, quand c'était pas microbe ou minus. Alors l'entendre énoncer distinctement mon prénom, qu'il trouvait long et chiant au possible, c'était rarement bon signe. Croisant les bras, je bougonnais néanmoins quelques mots.

« Seigneur ou Maître... Nan mais sérieux, papa, tu veux pas non plus qu'on te vénère et te construise un autel ? »

Et puis il fut question de la course poursuite et de ma mutation, que je ne maîtrisais décidément pas des masses. Les yeux baissés pour ne pas avoir à affronter leurs regards, je balbutiais quelques excuses et haussais les épaules à la remarque de Kaisa.

« Mouais... Si un jour j'maîtrise ça... J'vois vraiment pas quel intérêt il y a à pouvoir faire peur aux gens je... Je veux dire... Il y a des mutants géniaux qui peuvent soigner les gens, d'autres qui peuvent voir l'avenir et empêcher les catastrophes... Moi je peux les faire mourir de peur, il paraît... Je... Je suis... Bref. »

Je suis un monstre, voilà ce que je m'étais retenue de dire. Parce que c'était ce dont j'étais persuadée, ce qui me semblait évident et pourtant, je refusais de l'admettre pleinement. J'étais partagée entre la certitude d'être une chose monstrueuse à cause de ma mutation, et celle de n'être qu'une gamine, une ado qui avait de mauvaises notes au lycée et dont les principales préoccupations étaient de se faire des amis et de connaître ses premiers chagrins d'amour. Et surtout, j'étais terrifiée. D'autant plus terrifiée que j'avais à présent conscience que des gens chassaient les mutants, et que ces gens en avaient après moi. Je me recroquevillais un peu plus sur moi-même, ramenant mes genoux contre mon torse pour tenter de cacher les larmes d'amertume et de terreur qui perlaient à mes yeux. Lorsque le sentis la main de mon père se poser sur ma tête, je sursautais et relevais les yeux vers lui.

J'avais rêvé des dizaines de fois d'un père m’ébouriffant les cheveux, d'un père qui me rassurerait, qui m'affirmerait d'un regard qu'il me défendrait toujours contre les méchants, simplement d'un père qui comprendrait ma terreur et m'en protégerait. Razen Townshend n'était peut-être pas le meilleur père de la planète ni l'être humain le plus respectable qui soit, c'était certain. Il me cachait beaucoup de choses, usait et abusait de son statut d'infirme, me laissait bien trop de libertés et j'en avais conscience, mais c'était mon père, et pour rien au monde je n'en aurais dis du mal. Car toutes ses erreurs, tous ses petits travers, je préférais les ignorer et les pardonner. Je me pelotonnais contre lui, rassurée de le savoir à mes côtés.

« Tu parles... J'ai que des bébés cornes, j'suis sûre que le type qu'on a croisé tout à l'heure il passe même plus les portes avec les siennes ! Et pour peu qu'il soit cocu, je te laisse imaginer ! »

Alors les hunters formaient une organisation. Un groupe de tueurs unis en meute pour traquer des mutants qui, pour la plupart, n'avaient rien fait de mal. Eh bèh... Dans quel monde vivait-on ? J'avais du mal à comprendre comment les autorités pouvaient fermer les yeux là-dessus, naïve que j'étais. Je relevais les yeux vers Kaisa lorsque mon père lui demanda si elle était elle aussi un mutante. C'est vrai qu'elle avait l'air d'en savoir vachement plus que moi, et peut-être qu'elle aussi subissait cette discrimination ? Le cœur battant à tout rompre, j'eus du mal à dissimuler ma déception lorsqu'elle affirma ne pas être une mutante. J'avoue, j'aurais bien aimé avoir une copine mutante, histoire d'avoir un peu moins le sentiment d'être... Toute seule.

« Mais... Pourquoi vous restez vivre ici s'il y a autant de chasseurs qui veulent la peau des mutants ? Enfin... J'imagine que pour vous deux c'est différent, mais... Mais au final, personne n'est en sécurité, avec leurs conneries. »

Et rien que d'imaginer mon père pris pour cible simplement pour atteindre sa fille mutante, ça me filait une de ces envies de vomir ! A moins que ça ne soit juste le whisky et les événements de la soirée, allez savoir ? Confortablement calée contre mon père, je sentis soudain le sommeil me gagner et retenais à grand peine un bâillement monumental.

« Z'en faites pas pour moi... J'vous écoute, je vais juste... Reposer un peu mes yeux. »

La bonne blague, tu vas surtout t'endormir comme un gros caca, Aily.
crackle bones

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MessageSujet: Re: Another night will pass until we're sheltered... | Ft. Kaisa   Dim 29 Jan 2017 - 11:22

another night will pass until we're sheltered
Ailionora & Kaisa & Razen



C’est vrai qu’à voir Razen servir sans l’ombre d’une hésitation un verre de whisky à sa fille – mineure – et à une illustre inconnue, on est en droit de se demander si cet homme est véritablement con ou n’a aucun sens des responsabilités. Il est facile d’oublier que non seulement ses parents n’ont pas pu lui donner l’éducation qu’ils avaient en tête mais qu’il a aussi dû prendre en charge un frère de huit ans son cadet, qu’il s’est battu pendant des années pour convaincre les gens qu’il pouvait prendre en charge ledit frère et qu’avec un peu d’alcool, la plupart des problèmes, sans disparaître, lui ont toujours paru plus… faciles à appréhender. -Du Whisky ? Alors oui, voilà. Ailionora est suffisamment grande pour siroter un verre de whisky à une heure indue, l’étrangère n’a qu’à être impolie si elle n’en veut pas, mais Razen, lui, a besoin de ce verre pour s’éclaircir les idées et tenter de comprendre non seulement les événements de la soirée mais aussi si elle ne vient pas de faire entrer le loup dans la bergerie. Oui, Razen n’a guère le charisme d’un mouton ou d’un agneau vulnérable, mais l’expression est l’expression et l’aveugle est aveugle. Et accessoirement la proie de bien des chasseurs. Des chasseurs dont il est justement question. L’attention de Razen est palpable. Il est attentif, le père, lorsqu’il ressert sa prise autour des épaules de sa fille pour ne surtout, surtout pas la perdre de vue. Il comprend sa panique, il comprend son angoisse. Et… il se crispe, le père, lorsque la mutation de son petit loukoum est évoquée. -C'est pas grave Aily, t'en fais pas pour ça. T'apprendras à la contrôler au fur et à mesure, hm ? Une mutation qu’elle ne contrôle toujours pas, chose qui le dépasse. N’a-t-il pas dû apprendre, lui, à son époque, à faire non seulement avec une cécité nouvelle mais aussi avec une compréhension complète de son environnement, un flux d’informations constant, dense et si complet qu’il en avait, les premiers mois, la nausée, jusqu’à ce qu’il sache comment ne pas savoir ? S’il est bien d’accord avec Kaisa sur l’idée, sa manière de le formuler éveille chez lui un doute et une méfiance martelée par les années, endurcie par l’illégalité. Il reste silencieux, le mutant, il reste silencieux. Son attention est autant vouée à ce qu’il parvient à comprendre des émotions de sa fille qu’aux propos échangés. « Mouais... Si un jour j'maîtrise ça... J'vois vraiment pas quel intérêt il y a à pouvoir faire peur aux gens je... Je veux dire... Il y a des mutants géniaux qui peuvent soigner les gens, d'autres qui peuvent voir l'avenir et empêcher les catastrophes... Moi je peux les faire mourir de peur, il paraît... Je... Je suis... Bref. » Ses sourcils se froncent. Incapable de lire dans les pensées, incapable de soigner, de voir l’avenir, ni même de voir les émotions d’un autre, Razen peut comprendre. Et cette fois, ses lèvres se posent sur les tempes d’Ailionora. Parce qu’il comprend ce qu’elle ne dit pas, et il n’est pas d’accord. « Tu es une mutante, sale môme, mais ce n’est ni un problème, ni une tare, ni quoique ce soit. » lui chuchote-t-il même. Il ne cherche pas à la convaincre, ça, il le fera lorsqu’il n’y aura plus d’intrus dans leur appartement, mais s’il peut déjà semer ces convictions… ce sera déjà ça de pris. Il n’a repoussé que trop longtemps une conversation qui lui semblait facultative mais qui s’avère, il ne s’en rend compte que maintenant, nécessaire. Indispensable.

Un soupir, les révélations sur les événements de la soirée ne sont malheureusement pas finies. Après la mutation, les chasseurs tombent. Et la méfiance de Razen augmente d’un cran encore lorsqu’il concède une explication à sa fille sur la situation actuelle, une explication qu’il veut neutre et exhaustive sans pour autant entre dans les détails. Une explication qu’il n’achève que par de la suspicion, toujours en direction de Kaisa, sans éloigner Aily une seule seconde. Des bébés cornes de rien du tout, des cornes . Qu’il ne sent vraiment pas. -Non, je ne suis pas une mutante. Mais j'ai déjà failli me faire avoir par un chasseur il y a quelques temps parce que je rentrais chez moi un peu plus tard que prévu. Tout ça à cause d'un couvre-feu stupide. Au final, moins on croise de chasseurs, mieux on se porte. Les sourcils de l’aveugle se froncent. Sa voix se fait moralisatrice, porteuse d’une réaction que l’on attendrait d’un père, d’une réaction qu’il n’a pas besoin de forcer. « Un couvre-feu est fait pour protéger, à la base, de ce genre de rencontres, non ? » fait-il remarquer non sans un certain reproche adressé à Ailionora. Razen n’est pas un père exemplaire, ça non. Il n’est même pas un père acceptable. Sans éducation autre que des vestiges de celle donnée pendant huit petites années par ses parents, et celle composée en patchwork par des familles d’accueil hétéroclites, il ne sait fixer comme limites que celles qu’il s’impose de lui-même et il part du principe que tout le monde peut grandir et s’endurcir par soi-même, pour peu qu’on prenne la peine d’en avoir la volonté. Après, si Kaisa ne se sent pas capable de respecter un couvre-feu dans une ville comme Radcliff… « Mais... Pourquoi vous restez vivre ici s'il y a autant de chasseurs qui veulent la peau des mutants ? Enfin... J'imagine que pour vous deux c'est différent, mais... Mais au final, personne n'est en sécurité, avec leurs conneries. » Il hausse les épaules, le père. « Z'en faites pas pour moi... J'vous écoute, je vais juste... Reposer un peu mes yeux. » Il hausse les épaules, s’apprêtant sans scrupule à servir un mensonge à base de rester ici pour affaire – ce qui n’est pas tout à fait faux – mais préfère pour une fois se cantonner à la vérité la plus simple : « Reposer tes yeux, mon cul. Tu es complètement claquée, Loukoum, je pense qu’il vaut mieux que vous dormiez toutes les deux et on en reparlera demain. » Pour ne pas répondre à une question, rien ne vaut une diversion. Razen se lève dans les ténèbres, visualise la pièce. Entre laisser Kaisa dormir dans la même pièce qu’Ailionora et faire une croix sur sa nuit en lui laissant le canapé, le choix est vite fait. « Aily, tu files dans ton lit mais avant, tu vas me chercher une couverture dans le placard. Kaisa, tu dormiras sur le canapé. » Et lui, il retournera dans la cuisine continuer sa lecture d’il-ne-sait-plus-quel-magazine parce que de toute manière, il sera incapable de fermer l’œil avec un intrus dans leurs appartements. « Kaisa, je te laisse ramener tout ça… » Sa main désigne approximativement la table basse. « … dans la cuisine qui se trouve par… » Son bras s’oriente vers une porte ouverte. « … là-bas. » Et au cas où la nuance ne serait pas clair pour les deux filles, ce ne sont pas de questions.


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