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 Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)

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MessageSujet: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Mar 8 Mar 2016 - 21:11

Aujourd'hui est un jour comme tous les autres, à ça près que t'as pas dormi. Impossible de trouver le sommeil hier soir, quand tu t'es allongé dans ton grand lit froid, alors t'as réfléchi. Toute la nuit, t'as cogité sur la suite : ce que tu devais faire, pas faire, oublier dès à présent, te souvenir à vie, ce que tu devais laisser passer et ce que tu ne devais pas manquer de rajouter à ta liste de trucs à faire. Quand on te connaît, on sait que c'est pas d'une liste de courses toute simple dont tu parles – ça se médite avec beaucoup moins d'assiduité, tu supposes – mais bel et bien d'une liste de têtes à abattre. Des visages, des noms, des dégénérés ou des pro-dégénérés, que t'as plus du tout envie de croiser, que ce soit de leur vivant ou dans un quelconque papier, journal ou... C'est journal qui t'a mis la puce à l'oreille. Pourquoi est-ce que tu la retrouverais pas dans le journal, la dégénérée ? Après tout, elle avait bien un appareil photo quand t'as eu dans l'idée de la laisser crever dans la rue, s'étouffer dans son sang, non ? L'esprit agité, c'est comme ça que t'as finalement migré de ta chambre à ton salon, et que t'as passé la nuit à chercher à mettre la main sur ce nom de famille qu'il te faut trouver pour enfin trouver la solution au problème.

Deux heures plus tard, lorsque des coups se font entendre dans le hall d'entrée, t'as les yeux rivés sur son ordinateur. T'es encore mal en point, t'as mal au crâne à force de rester scotché à l'écran lumineux qui t'explose les pupilles, mais tu cherches des réponses. T'as besoin de savoir ce qui s'est passé cette nuit là, ce qui a déconné chez toi pour que tu te retrouves à l'hôpital, presque crevé, mais pas lui. T'as presque aucune information sur eux – Evelyn, son mari – mais t'en as peut-être assez pour parvenir à tes fins. Tu sais que la mutante fait des photos : est-ce qu'elle les publie ? Est-ce qu'elle bosse pour un journal ? C'est ce que tu tends à découvrir. Une fois que ce sera fait, tu trouveras son nom de famille et tu cherchera d'où vient ce connard de blond qui a eu l'idée de venir venger sa dégénérée de première. Ruminant dans ta barbe inexistante, tu entends deux nouveaux coups contre le bois de la porte d'entrée. Te levant brusquement, les pieds de ta chaise se mettent à racler le sol alors que tu t'avances dans le hall d'un pas nerveux (même si encore marqué par la fatigue encore présente et qui n'a pas totalement disparu depuis ta sortie de l'hôpital), presque colérique. Bien que tu sois encore épuisé par ce qui t'est arrivé, ton esprit est déjà loin de tout ça et il cherche à entraîner ton corps dans cette spirale qui est tienne d'habitude – ta démarche lourde, ton regard glacial, tes mots blessants, tes idées lumineuses. L'ensemble a encore du mal à s'accorder mais ça commence à venir. En tout cas, quand tu ouvres brusquement la porte pour découvrir qui se cache et pour découvrir par la même occasion qui est l'auteur derrière ces coups qui t'ont donné l'impression de venir se percuter contre ton crâne plutôt que sur le bois de la porte, tu fulmines presque. « Qu'est-ce que vous voulez ? », que tu craches à... tu sais pas qui. C'est qui celui-là ? Tes prunelles se mettent à le dévisager de haut en bas, mais ça t'aide pas à trouver ta réponse. T'as jamais vu ce visage quelque part – ni ici, ni ailleurs. T'as aucune idée de qui te fait face et ça t'agace encore plus, quand tu te dis que t'as abandonné tes recherches pour perdre du temps à engager une piètre conversation avec un putain d'inconnu. Penchant la tête sur le côté, tu te doutes que tu dois pas avoir l'air très aimable. Sauf que de toute manière, tu sais pas l'être. Encore moins quand on te prive d'un instant où tu touchais presque au bout. Si ça peut aider le bonhomme à se dépêcher d'exposer son problème, tant mieux, parce que t'as pas toute la journée non plus. T'as une famille à retrouver, une vie à arracher, et t'as plus une seconde à perdre.
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Mar 5 Avr 2016 - 2:35

Hiding some aces up your sleeve ?
Ciaran & Roman



Ciaran ne croyait pas en la fatalité. Il ne croyait pas non plus au karma. Ni à la petite souris. Et encore moins au père Noël ! En revanche, il croyait très clairement que la météo lui en voulait. Ou plutôt qu'elle était sponsorisée par son teinturier, il ne voyait pas d'autre solution ! Il avait l'impression que chaque fois qu'il décidait de mettre le nez dehors pour autre chose que le travail, c'était le déluge. Au beau milieu du mois de mai, s'il vous plaît ! Car oui, il fallait ajouter à la pluie torrentielle la chaleur moite et désagréable d'un printemps tirant sur l'été ! Décidément, Radcliff n'avait rien d'attrayant.

Et pourtant, il était étonnamment guilleret. Peut-être même aurait-il pu se mettre à chanter « Singing in the rain » s'il n'avait pas craint d'abîmer ses élégantes chaussures de ville. Un parapluie au dessus de la tête, il avançait d'un pas décidé vers sa destination. Il était déterminé et savait ce qu'il venait chercher ce soir-là. A une intersection, il jeta un œil au gps de son téléphone, tourna à gauche et repris sa route. Un jour il finirait par se faire à cette ville, à ce dédale de rues qui menait à d'autres rues et dans lesquelles il se perdait sans arrêt. D'autant que cette fois, il lui fallait quitter le centre-ville et s'aventurer hors des limites de Radcliff pour pouvoir trouver celui qu'il cherchait. Que ne fallait-il donc pas faire quand on avait une idée derrière la tête... Car cette idée là, elle le taraudait depuis quelques jours déjà. Elle était venue lui susurrer des horreurs à l'oreille depuis qu'il avait appris que Roman Griske était en ville... Qu'un trafiquant de mutant rôdait dans les parages... Et qu'il aurait été bien dommage de ne pas en profiter. Oh bien sûr, Ciaran n'était pas quelqu'un de masochiste, il n'avait pas l'intention d'aller trouver ce Griske pour le supplier de l'enchaîner dans sa cave et de lui donner des coups de fouet matin et soir... Non, il n'était pas fou ni malsain à ce point. C'est qu'il aurait fait tâche, à se pointer ainsi en pleine nuit en demandant à ce qu'on lui charcute la couenne pour l'avenir de la science !

Alors que diable allait-il faire en pleine nuit chez un ancien trafiquant de mutants, si lui-même en étant un ? Tout simplement parce que ça, seul Ciaran le savait. Il ne révélait jamais sa vraie nature à qui que ce soit, venait d'une longue et honorable lignée de hunters, et se présentait toujours comme un chasseur de transmutant. Un chasseur qui n'avait certes jamais tué, mais tout de même ! Ce qu'il comptait proposer à Griske c'était... Plus un arrangement, une entente, un contrat d'entraide. Oh bien sûr l'individu ne serait sans doute pas simple à convaincre, mais Ciaran avait plus d'un atout dans sa manche.

Aussi, lorsqu'il fut devant la porte de la résidence du trafiquant, il toqua trois fois et attendit sagement qu'on vienne lui ouvrir, quand bien même son parapluie inondait-il le paillasson. Quand enfin l'individu vint lui ouvrir, Ciaran eut la désagréable surprise d'être accueillit de la façon la plus rustre qui soit. Haussant un sourcil, il baissa son parapluie, l'égoutta sur le côté en prenant le temps de choisir judicieusement ses mots, puis se passa une main dans les cheveux avant d'ouvrir la bouche.

« Bonsoir, monsieur Griske, commençons par les formules de politesse, voulez-vous ? »

Avec un sourire aimable, l'irlandais posa son parapluie contre le mur puis se permis d'entrer sans y avoir été invité. A vrai dire, il n'avait pas l'intention de rester sous la pluie, et encore moins d'exposer ses projets dans le froid.

« Pardonnez mon intrusion si tardive, je n'ai pas trouvé de meilleur moment pour... C'est charmant, chez vous, au passage ! Mais venons en au fait. »

Il ne lui laisserait pas le temps de le mettre dehors... Et s'il le fallait, il ferait usage de sa mutation sur lui pour le rendre aussi doux qu'un agneau. Du moins essaierait-il... Il y avait tant de sentiments négatifs et de haine en cet homme que Ciaran avait du mal à voir de la place pour le positif.

« Avant que vous ne mettiez dehors avec toute la délicatesse dont vous semblez capable, laissez-moi me présenter. Je m'appelle Ciaran O'Doherty, et j'ai quelque chose qui pourrait bien vous intéresser... »

Ciaran sortit alors de la poche intérieure de sa veste une liasse de feuilles pliées en quatre.

« Disons que je viens vous... Proposer un marché. Une alliance. Quelque chose dans ce goût-là... Supposons que je connaisse vos anciennes activités et que je puisse y contribuer d'une certaine manière... Qu'en diriez-vous ? »

Mettre les pieds dans le plat, ça le connaissait, l'irlandais ! Et les papiers qu'il avait entre les mains étaient ni plus ni moins les dix derniers patients mutants qu'il avait eu dans son cabinet. Dix âmes sensibles, fragiles, susceptibles d'être mises en pièces par Ciaran pour qu'il les livre sur un plateau d'argent à Griske... Franchement... Qui aurait refusé une telle proposition ?
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Sam 9 Avr 2016 - 13:33

Je comprends pas très bien ce qui se passe. Je vois cet homme sur mon paillasson, j'attends qu'il s'explique, et je n'ai le droit qu'à son petit sourire en coin. Un sourire trop fier, trop assuré, bien trop inhabituel auquel je n'ai pas l'habitude d'être confronté. Je le méprise déjà. Sans même le connaître, que ce soit son nom ou ce visage qui ne me rappelle définitivement rien, je le juge déjà comme j'ai coutume de classer dans une catégorie toute personne osant faire une telle entrée dans mon existence. Je déteste les visites imprévues, d'une force que cet inconnu ne doit pas mesurer, si ce n'est en croisant mon regard, car il s'avance déjà à l'intérieur sans que j'en ai donné la moindre autorisation. Je l'observe, défiant, méfiant, avant de hausser un sourcil. Monsieur Griske ? Sa première intervention a le mérite d'attiser ma curiosité, et de sa question découlent beaucoup trop d'interrogations. Comment connaît-il mon nom ? Qui est-il ? Mais, avant tout, que veut-il ? Dehors, la nuit continue à se frayer un chemin jusqu'à Radcliff. Il fait de plus en plus sombre, toutefois je continue à essayer de distinguer les traits de son visage. Je reste à quelques pas de lui, histoire de pouvoir me dégager de sa route si une mauvaise idée le prend. Celle, par exemple, de s'en prendre à moi. Chose à laquelle je songe en premier, encore plus lorsque l'homme commence à se présenter, brièvement, avant de continuer avec un mot qui m'interpelle. « M'intéresser ? », que je répète. Mon accent transparaît dans chacune des syllabes prononcées. Il ajoute une dimension délicate à cet aveu, à cette incompréhension qui se devine dans mon attitude, toujours aussi alerte, alors que je surveille le moindre mouvement que peut faire l’intrus en face de moi. Les feuilles qu'il sort de sa poche pique une nouvelle fois ma curiosité. Une curiosité que, malheureusement, je n'aime pas ressentir. Surtout pour un sujet qui m'est encore inconnu et une présence que je considère d'avance comme néfaste. Cet homme, ce Ciaran, je sens qu'il n'est pas là pour les bonnes raisons, ni n'incarne un homme bon, bien. Il a cet éclair dans le regard, cette couleur clairsemée qui ne l'aide pas à se rendre fiable, et qui n'arrange rien au fait que je ne fasse jamais confiance à personne. C'est un fait bien connu. Seulement, avant de venir jusqu'ici, on a dû mal l'informer, à moins qu'il ne se soit mal renseigné. Dans tous les cas, je me méfie assez pour simplement jeter un bref coup d'oeil aux papiers qu'il me tend. Ils sont pliés en quatre, avec précaution, mais il semble assez fou pour me livrer les informations qu'ils contiennent sans s'assurer qu'il est au bon endroit, face à la bonne personne, qu'il utilise même, avant tout, les termes corrects pour poser les bases de cette situation incongrue. Un bref penseur, un idiot de première, comme il s'en trouve des dizaines dans les rues de cette ville. Cette vision de ce Ciaran devient encore plus évidente lorsqu'il rétorque une chose qui te coupe un instant la respiration. Vos anciennes activités. Qui est-ce ? Qui est-il vraiment ? Un flic ? Est-ce qu'on m'aurait vendu ? Mon regard s'assombrit. Je continue de le fixer sans pour autant bouger de ma place. Je ne vois pas qui serait assez fou pour faire une chose pareille, évoquer mon passé, ni qui est véritablement au courant de ce que je cache comme méfaits dans la manche de ma veste. Je suis recherché depuis un bon bout de temps maintenant, la Norvège est un pays que je ne suis pas près de revoir de si tôt. Et pour cause, on me considère comme le monstre que je ne suis pas. Je n'étais pas le seul, d'ailleurs, à faire marcher ce trafic, pourtant on m'identifie comme la tête de file d'un mouvement qui soulève les cœurs aujourd'hui encore. Ça me fait juste doucement rire. En temps normal. Quand on s'invite pas dans ma propriété pour me faire une telle révélation, j'ai plus de mal. « Une alliance ? », que je souffle d'une voix absente. Mon regard remonte des papiers jusqu'à son visage, avant que je ne fonde sur lui. Ma main vient encercler son cou, presse sa trachée pour l'empêcher de vouloir plus se débattre, et j'ancre mon regard dans le sien pour qu'il ne perde pas une seule miette de ce que je vais lui dire. Ciaran O'Doherty a choisi le mauvais moment pour venir m'emmerder, la mauvaise personne à qui mal s'adresser, le mauvais endroit pour la rencontrer. Si je le souhaite, je peux comprimer assez longtemps ses voies respiratoires jusqu'à ce que ses poumons s'asphyxient et que son corps ne vienne giser à mes pieds. En général, ce n'est pas long. Il suffit de ne jamais perdre le contact visuel pour apprécier le spectacle d'une âme possiblement pure qui quitte son hôte pour s'envoler vers un autre horizon. Néanmoins, ce soir, je n'irai pas jusque là : je préviens juste à ma manière ce crétin qu'il ne vaut mieux pas pour lui se foutre de ma gueule ou songer à me doubler, voire pire, à me faire chanter. Serrant les dents, je contracte une nouvelle fois ma prise avant d'enfin ouvrir la bouche. « Voilà ce que moi, j'en dis, de votre marché : lorsque je vais vous relâcher, vous allez me dire comment vous êtes au courant. Ce que vous avez trouvé sur moi et qui a pu vous aider. » Je crois que le fait que la patience ne fait pas partie de mes principales qualités se lit sur mes traits, sinon en plein cœur de mon regard. Les mots ne sont que superflus, dans ce genre de moment, mais il faut souvent perdre du temps à expliciter tout ce que nous avons en tête pour ne pas voir de mauvaise surprise se produire plus tard. Repoussant une dernière fois l'homme contre la rambarde de l'escalier derrière sa tête, je relâche brusquement mon emprise sur son cou avant de lui arracher d'un geste sec et rageur les papiers qu'il a encore dans la main. « Mes anciennes activités ne regardent que moi. » Déjà, je ne le regarde plus, trop concentré à lire les informations qui se présentent de long en large sur la première page que je viens de déplier. Je ne prends pas la peine de me préoccuper de son état, cela m'importe peu, et ma tête penche sur le côté quand je comprends que je suis en train de lire un profil mutant.

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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Sam 23 Avr 2016 - 22:31

Hiding some aces up your sleeve ?
Ciaran & Roman



Il avait l'air sérieux, l'irlandais, dans son costume sombre, avec sa cravate minutieusement nouée autour du coup et son petit air pincé... Ah ça, il avait l'air on ne peut plus réglo et droit dans ses bottes... Seulement, intérieurement il riait. Parce que ça l'amusait de voir l'autre frémir de colère, les mâchoires crispées et le regard animé de fureur... Ca le faisait bien marrer de le voir dans l'ignorance quand lui en savait tant à son sujet... Cette animosité, il aurait pu l'intensifier si elle ne lui avait pas été destinée... Ou au contraire, il aurait pu tenter de le rendre doux comme un agneau, mais le type qu'il avait en face de lui était loin d'être bête et inoffensif. S'il commençait à faire le malin, Ciaran risquait fortement de s'en mordre les doigts. Jouer la carte de la normalité, c'était le minimum syndical, face à un hunter aussi... Extrême que Roman Griske. Ciaran n'avait pas envie de passer l'arme à gauche si jeune, et encore moins de voir son si séduisant visage abîmé par les mains d'un rustre. Un aimable sourire se peignit sur son visage, tandis qu'il résistait à la tentation de tout répéter en détachant chaque syllabe, tant l'autre l'agaçait à répéter ses paroles. L'intéresser, oui, une alliance, parfaitement ! Que lui fallait-il de plus ? Une alliance, un deal, un marché, une connivence, s'il voulait, Ciaran pouvait lui trouver tout un tas de termes s'approchant de près ou de loin de ce qu'il était en train de lui proposer.

Mais il garda le silence, conscient qu'il jouait sa vie en se présentant à un homme déjà bien remonté... Et qui ne supportait pas les gens comme lui, qui plus est. Seulement, Ciaran n'était pas vraiment sous couverture... Ses intentions vis à vis des mutants étaient parfaitement honnêtes et louables, du point de vue d'un chasseur ! La seule différence venait du fait que lui aussi possédait un génome mutant. Si cet aspect de sa personne restait secret, il ne risquait pas grand chose en présence du chasseur... Si ? Laissant l'autre réfléchir à sa petite proposition, Ciaran jouait distraitement avec le bout de sa cravate. Aussi, lorsque Griske le projeta contre le mur et enserra sa gorge dans une poigne de fer, l'irlandais fut quelque peu surpris et sonné. C'est que le mur derrière lui était dur ! Ses vertèbres craquèrent dans un bruit sinistre, et il crachota à plusieurs reprises en essayant de trouver l'oxygène qui commençait à lui manquer. Le regard brillant et emplit de détresse, il agrippa le poignet de son assaillant en tentant d'articuler quelques suppliques. On aurait presque pu le penser honnête, tiens... Il jouait si bien la comédie, l'irlandais ! Un regard larmoyant, des gestes patauds et une apparente faiblesse, il passait pour la victime idéale ! Et dans son esprit, une petite voix malicieuse continuait de rire et de trépigner, s'amusant comme jamais de la situation à laquelle il faisait face. S'il avait peur de la mort ? Loin de là... Il ne craignait rien d'autre que l'ennui, et cette poussée d'adrénaline inhérente à sa position délicate était bien plus jouissive que le reste. Fou, il l'était ! Instable aussi ! Mais il tenait son rôle à merveille et hocha la tête vigoureusement lorsque son assaillant commença à le menacer. Bien sûr qu'il lui dirait tout et se comporterait comme un brave petit soldat ! Après tout, il était venu pour ça : Montrer patte blanche dans l'espoir de se faire un allié !

Son dos vint percuter la rambarde de l'escalier, lui coupant le souffle et enfin, Griske le relâcha. A court d'oxygène, Ciaran sentit ses genoux fléchir et dû se rattraper à la rambarde pour ne pas s'écrouler au sol. Il lui fallu bien une minute pour retrouver un rythme cardiaque décent et une respiration régulière. Lorsqu'il se redressa, il peinait à masquer son rire et son amusement, et un sourire de dément fendait son visage. C'était tout à fait le genre de partenaire dont il avait besoin... Un type violent, sans limites et extrême. Tandis que Griske s'éloignait, Ciaran se décida enfin à parler, tout en remettant soigneusement en place sa tenue.

« Disons pour faire simple et court, que j'ai interrogé les bonnes personnes... Je peux me montrer très persuasif, vous savez. Il se trouve que je suis psychiatre de profession, et que l'un de mes patients et arrivé il y a peu, traumatisé par une rencontre avec un... « Monstre venu du nord », comme il vous appelle. Un brave type au premier abord, si ce n'est que votre rencontre l'a tellement choqué que j'ai eu un mal de chien à lui faire comprendre que c'était à moi qu'il fallait parler et non à l'affreux portrait de Freud qui couvre un pan de mur de mon cabinet... Mais passons. Après avoir réussi à faire parler l'individu en question, j'ai obtenu votre nom... Et le secret médical était inviolable et précieux, vous vous doutez bien que la fiche de l'homme en question est maintenant entre vos mains... »

Il était ironique, l'irlandais, il s'amusait de la situation et commençait à voir naître de l'intérêt sur le visage fermé et sévère de Griske. Finalement, Ciaran s'avança et désigna un nom sur les papiers qu'il avait donné au norvégien.

« C'est lui... Il m'a dit Ô combien vous hantiez ses cauchemars et que sais-je encore... Alors j'ai mené ma petite enquête... Il s'avère que l'individu en question était un mutant, avant qu'il ne se vaccine de force pour vous échapper... L'ennui c'est que la vaccin n'a fait qu'accentuer sa terreur et ses crises de paranoïa, à mon avis on ne peut plus rien en tirer. »

Reculant pour se planter devant Griske et le regarda droit dans les yeux avec un petit sourire amusé.

« Vous n'êtes toujours pas intéressé, vous êtes sûr ? Vous avez sous les yeux les profils de quatre mutants que je reçois régulièrement en consultation... Dont deux qui m'ont confié ne pas avoir été dépisté. Je ne compte pas vous faire chanter ou vous extorquer de l'argent... Je vous proposer simplement une association... Après tout nous poursuivons le même but, non ? »

Il jouait à un jeu dangereux, c'était certain. Ciaran risquait à tout moment de voir l'autre le mettre à la porte et garder les précieux documents qu'il lui avait amené. Seulement, ces quatre patients n'étaient rien en comparaison de tous ceux que Ciaran soupçonnait d'être des mutants, rien à côté de la liste qu'il avait commencé à dresser. Tout ce que voulait l'irlandais, c'était quelques petits soldats bien obéissants en échange de ses informations. Rien de malhonnête, finalement !
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Ven 6 Mai 2016 - 20:14

Roman se met à détailler le profil de cet homme craché sur le papier. L'encre noire s'est immiscée ici et là, au cœur des feuilles blanches, pour former les lettres, les termes, les phrases qui font de cette personne ce qu'elle est aux yeux de ce O'Doherty... et à présent aux siens. Un monstre. Une abomination. Pourtant, c'est en ces termes qu'il se retrouve lui-même désigné par l'homme à ses côtés, sous couverture de la description faite par son patient. Arquant un sourcil, Roman tourne légèrement la tête vers lui. Il ne sourit pas mais on sent que cet aveu sonne à ses oreilles tel un compliment des plus banals et classiques. Il a l'habitude, d'être sommé d'incarner la monstruosité, sans pour autant que cela le dérange. Bien au contraire. Ce qui l'étonne encore plus, c'est qu'on puisse le retrouver aussi simplement que le laisse sous-entendre O'Doherty. Mais le quinquagénaire ne s'en formalise pas pour le moment. Inspirant profondément, il reporte son attention sur les autres dossiers, tout en se concentrant pour ne rien rater des informations complémentaires apportées par son invité. Ce mutant s'est vacciné de force ? Quelle bonne surprise, et quelle bonne nouvelle. Si Roman n'a même plus à se montrer plus persuasif que ça, son travail ne va aller qu'en se simplifiant. Il se fout bien des effets secondaires que cela peut engendrer. Il ne s'est d'ailleurs initié qu'une seule fois à tester l'injection du vaccin lui-même à deux mutants fort mal tombés. C'est tout. L'expérience n'étant pas aussi satisfaisante ou aussi plaisante que peut l'être une balle en plein cœur d'un poumon, d'une jambe, d'un bras, ou d'une tête, Roman a préféré abandonner cette idée farfelue de seulement vacciner plus que d'éliminer définitivement. A quoi bon ? Le regard bleuté de l'inconnu agrippe le sien et le Norvégien se met à froncer les sourcils. Poursuivent-ils le même but ? Roman n'en a aucune idée pour le moment. Observant encore quelques instants le visage de cet homme qui, malgré son ton bienveillant et son air bien trop avenant, ne lui inspire aucune confiance, le hunter s'éloigne soudain de lui pour s'avancer vers l'un des deux canapés trônant au milieu du salon. “Venez vous asseoir”, qu'il l'invite d'un ton morne. Les dossiers des patients toujours entre les mains, le quinquagénaire tente de faire bonne figure lorsqu'il prend place. Sa réminiscence n'est pas encore totalement achevée et cette légère friction entre eux (qu'il a provoqué, il en a bien conscience) n'est pas pour arranger les cris de douleur silencieux de ses muscles et de son crâne. Bientôt, cette mutation quittera sa tête et il ira mieux. Il ne pourra aller que mieux. C'est sûr. Charlie lui a dit de faire attention et tout ira bien s'il continue sur cette voie. S'il ne fait rien de plus à cet homme qui pourrait être considéré comme violent et qu'il ne s'énerve pas. Ou presque. Même lorsque Roman cherche à chasser son naturel virulent, ce dernier revient au triple galop sans prévenir.

Serrant les dents un instant, pour chasser ces mauvaises idées de son esprit, l'ex-russe relève son regard dans celui de Ciaran. Il le sonde à nouveau, pour chercher à y percevoir la moindre trace de mensonge ou de moquerie, sans succès évident. “Quel serait mon rôle exact dans cette... association ?”, qu'il quémande, calmement. Il reprend les termes employés juste auparavant en y ajoutant une légère touche de jugement. Roman n'est pas dupe. Il sait d'avance que sa définition de l'association ne doit pas être la même que celle du psychiatre. De la même façon, et s'il devait envisager de travailler avec cet homme, il ne sait pas s'il supporterait cette situation bien longtemps. Lorsqu'il était encore en Norvège, Roman ne faisait pas d'association au sein même de son trafic. Il coordonnait tout. Les mutants, les hommes, les marchés. Il était le premier réseau illégal de cette pratique et personne ne prenait le risque de demander pourquoi ou comment. Cela ne servait à rien. Car Griske menait sans l'aide de personne cette entreprise florissante. Il s'est fait seul, sur le tas, une fois arrivé dans ce pays froid qui réchauffe son cœur à sa simple évocation à présent, et n'a jamais eu besoin d'être assisté. Il n'avait besoin que de main d'oeuvre pour faire toutes les petites choses qu'il ne pouvait pas faire lui-même. Malheureusement, il n'a pu lutter contre les lois mais, surtout, les incapables qui comblaient ses rangs. A la première question, un trop grand nombre de ses hommes, tous découverts par les autorités de l'époque, a révélé la nature de son travail et le véritable échange qui s'était établi entre les pays à la place de cargos remplis de « matières premières ». Roman s'est construit. Il a bâti un empire qui, sans l'intervention de ces défenseurs des droits de ces monstres, serait devenu encore plus grand, plus immense, bien plus majestueux. A la place, il est ici. Face à ce Ciaran O'Doherty qui lui propose de s'associer et qui prétend posséder le même dessein que lui. Si un jour on avait prédis pareille folie à Griske, il n'y aurait pas cru un seul instant. Laissant retomber les fichiers des patients sur la table basse, le huntr penche la tête sur le côté. “Je n'ai pas pour habitude de rester derrière. Ni de suivre les ordres de qui que ce soit. Mieux, je donne les ordres. Oubliez la confiance, je ne vous donnerai pas la mienne.” Chacun de ses mots résonne comme un avertissement. “Que comptez-vous faire de ces mutants, Monsieur O'Doherty ?”, que demande finalement Roman, après une minute de silence, à persévérer dans l'optique de découvrir quelles sont les motivations exactes de cet homme venu se présenter spontanément à sa porte. Chose qui n'arrive jamais. Encore moins pour ce genre d'affaire.
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Jeu 14 Juil 2016 - 23:05

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Ciaran se plaisait à se dire qu'il vivait dangereusement. Pourtant, quand on l'observait deux minutes, on ne le rangeait pas dans la case des baroudeurs aventureux et mal rasés atteint du syndrome Indiana Jones. On avait plutôt tendance à le mettre bien gentiment dans la boîte des individus lambda et propres sur eux. Car l'irlandais faisait partie de cette classe assez répandue, finalement, celle des types qui avaient suivis de longues études, il avait obtenu brillamment son doctorat, fait largement ses preuves auprès de ses patients et de la police... Il était toujours tiré à quatre épingles, assortissant avec goût sa cravate à la couleur de ses chaussettes, et gardant toujours celle de son caleçon pour ses conquêtes d'un soir. Rien. Absolument rien ne semblait prédestiner Ciaran O'Doherty à se retrouver face aux pires criminels qui soit.

Et pourtant, c'est ce qu'il aimait le plus. Il aimait cette poussée d'adrénaline qui le faisait frémir et lui chatouillait le bout des doigts, il aimait se sentir dans la peau d'un funambule, il aimait observer la fosse de crocodiles sous ses pieds. Parce qu'au fond, tout ces fous, tout ces psychopathes et ces tueurs dont il avait dressé le portrait et qu'il avait côtoyé durant des interrogatoires aussi tendus qu'excitants, il les comprenait. Il se reconnaissait en eux, à ceci près qu'il se pensait orgueilleusement plus intelligent et mesuré qu'eux. Parce qu'à l'inverse de tous ces meurtriers, Ciaran n'avait jamais tué personne. Il avait souhaité la mort de bien des gens, en avait provoqué la plupart, mais jamais il n'avait été le bras tendus de la justice au bout duquel trônait général un revolver ou, à défaut, un couteau de cuisine. Ou un poignard. Ou une paire de ciseaux rouillés, et pourquoi pas un tisonnier ? Bah... Qu'importe l'arme, il n'était jamais celui qui la tenait. Il se souvenait même avoir fait mettre sous les barreaux des types qu'il avait lui-même poussé à tuer.

Mais toutes ces fois-là, l'irlandais avait affaire soit à des simples d'esprit assez haineux pour être amené à tuer, soit à des gens futés mais terriblement influençables, comme Artur, son précieux petit protégé. Ciaran les choisissait toujours soigneusement mais cette fois, il s'était montré plus téméraire, plus fou encore, en venant toquer à la porte d'un type non seulement loin d'être bête, mais qui n'hésiterait sûrement pas à lui perforer les organes un à un avec... Disons une râpe à fromage s'il n'avait que ça sous la main. Aussi Ciaran hésitait-il toujours autant entre lui révéler ou non vraie nature... Griske pouvait aussi bien l'abattre sans cérémonie ou le laisser parler en lui expliquant pourquoi manipuler les sentiments pouvait lui servir dans son activité de chasseur. Si on lui avait dit que présenter son CV serait à ce point explosif, l'irlandais y aurait peut-être réfléchit à deux fois.

Préférant rester silencieux, il accepta l'invitation de son hôte et pris place dans un fauteuil, le dardant d'un regard innocent en lui souriant aimablement lorsque l'autre se remit à le dévisager. Il détestait qu'on le fixe ainsi, il lui aurait volontiers craché son mépris à la figure, mais il se contenta de conserver son masque de psy un peu coincé plutôt que de risquer de se faire à nouveau étrangler. Ciaran n'avait pas besoin de regarder Griske pour se prendre de plein fouet les sentiments d'une noirceur d'encre qui l'animaient. Haine, rancœur, animosité, ce type était embourbé dans une rage qui ne semblait connaître aucune limite, et l'irlandais avait beau cherché, il ne décela la plus petit lueur d'affection ni d'empathie chez lui. C'était d'ailleurs assez fascinant : la violence à l'état pur, l'absence de remords... Trop occupé à imaginer comment il aurait pu s'amuser avec de tels sentiments, Ciaran faillit bien ne pas répondre à la question qui lui était posée. Un fin sourire fendit son visage, tandis qu'il répondait d'une voix calme et posée où chantait un accent fleurant bon le trèfle et la Guinness.

« Ne prenez donc pas un ton si méfiant, monsieur Griske ! Je ne suis pas le genre d'homme à venir proposer une association pour mieux poignarder mon partenaire ensuite... Échange de bons procédés, donnant-donnant, un partage équitable, voilà ce que je vous propose. Je vous fournis les portraits physique et psychologiques de tous les mutants que je croise, et vous me donnez les noms et adresses de toute personne susceptible de faire un bon chasseur de mutants. Tout ce que je veux, c'est partager avec eux mon... Amour pour la traquet, afin de former une nouvelle génération de hunter. Si ça ne c'est pas altruiste... »

En réalité, ce qui intéressait Ciaran, c'était surtout avoir affaire à des gens influençables, désespérés, qui l'écouteraient sans broncher et se noieraient dans ses paroles sans protester. Remettant en place sa cravate, le psychiatre dévisageait son vis à vis avec une curiosité polie. S'il avait peur ? Pas vraiment. Au contraire, ce petit frisson d'adrénaline inhérent au danger était comme une drogue, et dès lors que Ciaran approchait ses mains d'une feu, il avait envie de plonger la tête dans son épicentre sans hésiter. Seulement cette fois, ce n'était pas un petit feu de camp, qu'il avait face à lui, c'était un brasier ardent, alimenté par la haine et la colère, sentiments qu'il lisait en Griske comme s'ils étaient gravée sur son visage au fer rouge. Quelque part, le mutant comprenait que l'on puisse avoir peur d'un type pareil. En toute objectivité, c'était le diable incarné, et certainement pas celui qui s'habille en Prada. Ciaran était presque tenté de lui demander avec une pointe d'ironie s'il lui arrivait de sourire ou rire ailleurs que dans une cave humide en présence d'un mutant terrorisé. Mais là n'était pas la question, aussi le psychiatre laissa-t-il son potentiel nouvel associé ruminer sa proposition. Son visage de rembrunit lorsque Griske parla de donner les ordres, et lorsqu'il reprit la parole, ce fut d'un ton plus sec et ferme.

« Que les choses soient bien claires, monsieur Griske. Je n'ai pas pour objectif de vous traiter comme un sous-fifre ni de vous donner des ordres. Ce que vous avez à faire, vous le ferez comme bon vous semble, dès lors que ça ne nuit pas à notre collaboration, bien évidemment. En revanche, j'attends le même effort de votre part. Je n'aime pas plus que vous recevoir des ordres, et si nous partons du principe que nous sommes... Disons égaux dans cette histoire, nous ne devrions pas avoir à nous donner mutuellement des ordres, n'est ce pas ? Des conseils ou de simples avis, je ne dis pas, en revanche. »

Confronter deux mastodontes à l'orgueil trop prononcé n'était peut-être pas l'idée du siècle, mais Ciaran n'était pas prêt de céder face à Roman. Après tout, obéir à ses ordres revenait à s'enchaîner à lui, voire à s'y soumettre et ça, Ciaran s'y refusait. Dans tous les cas, il lui restait la carte de sa propre mutation à jouer, si le hunter se montrait un peu trop virulent à son égard. Se redressant légèrement, le mutant glissa ses doigts sous son menton.

« Ce que je compte en faire ? Ça c'est à votre appréciation. Je vous donne leurs noms, je vous en dresse le portrait le plus fidèle possible, mais c'est à vous de voir ce que vous voulez en faire. Le sort ne m'importe pas, sinon je ne serais pas venu vous trouver. »

Un sourire se peignit sur son visage. Si Ciaran était rarement honnête, il l'avait pourtant été l'espace d'une minute. Peu lui importait ce qui pouvait arriver aux mutants qui croiseraient la route de Griske tant qu'il parvenait lui-même à ses fins.

« Ne vous méprenez pas, il n'y a rien de caché dans ma démarche, ce n'est qu'un simple échange entre nous. Après... J'avoue être curieux de sa voir ce que vous auriez l'intention de faire à ces mutants. »

Après tout, il pouvait aussi bien les tuer ou les utiliser... Voire pire encore. Bah ! Qu'importe. Tant qu'il ne figurait pas sur la liste du chasseur, Ciaran savait qu'il pouvait dormir en paix.

« Vous auriez du thé, par hasard ? Ou n'importe quoi qui se boit... Si vous acceptez mon offre et tenez à poser vos conditions, nous avons une longue discussion passionnante devant nous. »

Il jouait avec le feu, l'irlandais, il le savait ! Mais il n'était pas assez terrifié ou nerveux pour chercher à se protéger d'une quelconque manière. A vrai dire, il était même parfaitement détendu.
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Mer 17 Aoû 2016 - 11:00

Roman ne sait pas quoi penser de ces sourires. Il les trouve étranges, bien trop énigmatiques. Cet homme incarne un nouveau mystère placé sur sa route et le Norvégien ne sait pas quelle est la meilleure méthode à adopter pour lui faire cracher la vérité. Les mots posés, lents, la posture droite et l'oeil hagard, l'inconnu, prétendument nommé Ciaran O'Doherty, doublé d'une façon particulière de le prononcer, éveille plus les soupçons d'une méfiance que d'une confiance chez Griske. Cela doit s'en ressentir, du moins dans son ton, car son interlocuteur ne manque pas de lui faire remarquer et en découle chez le chasseur une mimique que se rapproche le plus d'un sourire crispé le connaissant. Son regard métallique reste ancré sur les traits de l'homme en face de lui. Pas un mouvement ne vient troubler son dessein, celui de comprendre ce qui se passe, ce que désire cet homme exactement, ni même un mot de plus. Roman se contente d'écouter. Il ne tique pas lorsqu'il apprend que les choses seront égales entre eux : s'il ne peut donner d'ordre, l'autre ne le pourra pas non plus. Un échange équitable, qu'il définit. Le chasseur tente de ne pas tiquer à cette information mais éprouve le plus grand mal à le faire. Il ne supporte pas qu'on se place à sa hauteur, son niveau, qu'on se prétende son égal et partenaire sans même le connaître. Au terme « effort », c'est au tour du quinquagénaire d'offrir un beau et grand sourire à O'Doherty. Bien évidemment. Roman est ouvert aux efforts depuis la naissance, si inné chez lui que personne n'en a jamais douté. Car s'il y a bien un homme capable de se remettre en question, de prendre en compte l'avis des autres et de ne pas agir dans son seul et propre intérêt, c'est bien lui.

Son sourire s'est accompagné d'une légère crispation de sa mâchoire ; déjà le psychiatre commence à aiguiser sa patience avec minutie, seconde après seconde, ce qui ne présage rien de bon. Néanmoins, la proposition fait son chemin dans l'esprit de Roman. Il se met malgré lui à peser les pour et les contres... car se mettre à la recherche de mutants, les repérer, les traquer et en dégager les plus serviables pour les ériger en chasseurs de mutants à leur tour, ce n'est ni plus ni moins le tour de force qu'il a réussi avec Charlie. Roman n'a pas le temps de plus se pencher sur la question que, déjà, son attention est attirée par la dernière question de son invité. Arquant un sourcil, les traits légèrement blasés, le chasseur se redresse sans montrer le moindre signe de souffrance. Ses muscles le tirent encore beaucoup, sa démarche est elle aussi douloureuse, mais il n'est pas question de démontrer sa possible faiblesse face à un possible associé. Son - De l'eau. tranché, ne permettant aucune objection, résonne entre les quatre murs du salon avant qu'il ne prenne le chemin de la cuisine sans un mot de plus. Est-ce qu'il a une tête à avoir du thé dans ses placards ? Il n'a pas affaire à un anglais pour rien. Grognant en silence en tirant l'eau du robinet, son avant bras se tordant quelque peu sous une nouvelle douleur soudaine, Roman fait le chemin retour sans plus s'exprimer. Ce n'est qu'une fois avoir posé son verre sur la table devant O'Doherty, sans ménagement, qu'il reprend enfin la parole. - Amour pour la traque. J'aime cette définition, qu'il souffle, avec un demi-sourire sur les lèvres. Ses iris glaçantes se confrontent une nouvelle fois à celles, océan mystique, de son interlocuteur, avant de lui signifier une dernière chose : - Je suis juste de mauvais conseils, vous serez prévenu.

Appuyant son dos contre le dossier du canapé, Roman retient une nouvelle grimace de douleur. - Il n'est pas difficile de savoir ce que je peux faire à ces mutants : à une époque je les vendais, à présent je les tue. Mais je suppose que vous le savez déjà. Un air mauvais se peint sur son visage. Savoir qu'il a été repéré est une information qui n'a pas encore été digérée. Ne rien connaître de ce Ciaran n'arrange pas son affaire, pourtant le Norvégien commence à songer à cette proposition qu'il vient de lui faire. Il est intrigué malgré ce qu'il peut en laisser penser. Il est curieux de voir où cela pourrait le mener, mais également de constater si cette nouvelle activité annexe pourrait l'aider à débarrasser cette ville de ses trop nombreux mutants, puis les autres, avant de changer de pays, puis de continents, et de ne s'arrêter qu'une fois chaque spécimen enterré. - Je n'ai tenté l'asservissement qu'une fois. Inutile de préciser qu'il a été réussi ; Charlie est sous ses ordres depuis pas mal d'années maintenant, et malgré de petites erreurs minimes, le travail qu'il a fait sur elle permet aujourd'hui des résultats sans pareil. - Je suis le seul à avoir été contacté ?, que le chasseur se renseigne d'un ton détaché. Il espère. Il a cru comprendre que c'était le cas selon les propres mots élogieux du psychiatre, mais autant le vérifier une dernière fois avant de se jeter dans la gueule du loup. Enfin, le quinquagénaire pousse un soupir. Il se ravance vers l'homme, les coudes sur les genoux, et fronce légèrement les sourcils, histoire de capter toute son attention. - Si vous tirez un quelconque bénéfice de cet accord, je veux en être informé. Si un jour cet accord vous fait tomber, vous ne me connaissez pas. Si je décide d'arrêter, vous devez m'en laisser la liberté. Ou prétendre que vous ne me connaissez pas, les deux, ça sera très bien. Nouveau sourire ignoble, nouvelle mimique bien trop doucereuse pour être sincère ou réelle. - Si je découvre un mensonge de votre part, une tentative de m'atteindre, assurez-moi que vous ne tenterez pas de fuir quand je me vengerais. Ses conditions exposées, Roman fait mine d'en chercher d'autre, tout en donnant l'illusion de se détendre lentement, une fois bien repositionnée dans le canapé. - En échange, je m'engage à faire de même.
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Dim 11 Sep 2016 - 18:47

Hiding some aces up your sleeve ?
Ciaran & Roman



Ciaran O'Doherty n'était pas le genre d'homme à faire la tête. Certes, il râlait, ronchonner, boudait comme un enfant de quatre ans à qui on aurait refusé une sucette, mais il avait le sourire facile, franc, lumineux. Lorsqu'il était de bonne humeur, il souriait, lorsqu'il charmait, il souriait, lorsqu'il traumatisait... Il souriait aussi, pour masquer ses véritables intentions. Le pire étant bien sûr de le voir sourire machinalement lorsqu'il était en colère, car alors il pouvait devenir terriblement mesquin et cruel. Mais il était rare de le voir faire la tête, impensable de le voir triste, et très mauvais signe de voir son visage déformé par la haine. Le sourire était finalement la meilleure arme que Ciaran avait à sa disposition pour mettre le russe à l'aise, en l'absence de sa mutation. Car face à un individu aussi méfiant et dangereux que Griske, il ne pouvait se permettre d'utiliser son don sans risquer de ruiner sa couverture. C'est à petits pas discrets et feutrés que l'Irlandais marchait sur des œufs, en prenant garde à ne pas en faire une omelette. Malgré tout, il restait alerte, analysant chaque changement d'émotion du chasseur, guettant un quelconque signe d'agressivité, et haussant les sourcils en voyant ce sourire si franc se dessiner sur les traits de Griske. Un sourire, oui, mais des sentiments contradictoires, trahissant son impatience.

Impatience... Et impolitesse. Claquant un « de l'eau » sec et sans appel, il quitta la pièce, laissant un Ciaran aux lèvres pincées par l'agacement, un Ciaran qui aurait bien volontiers bu une tasse de Earl Grey, et à qui l'on va se contenter de servir un banal verre d'eau du robinet. Fallait-il qu'il y tienne, à cette coopération, pour ne pas repartir aussi sec, ses documents sous le bras. Il jeta un regard dédaigneux au verre, posé devant lui sans le moindre ménagement, mais le saisit pour en boire une gorgée avec la politesse artificielle qui lui saillait tant. Soutenant le regard du quinquagénaire, il se surtout à se demander jusqu'où il aurait pu aller avec un esprit aussi pervertit, vicié et cruel que le sien. A quel point il aurait pu le marteler de haine, de colère et de ressentiment... A quel point il aurait pu en faire une machine de guerre inarrêtable... Du moins si le type en question n'avait pas été suffisamment méfiant. C'était bien là une des limites à sa mutation qui frustrait incroyablement Ciaran. Il suffisait d'avoir un peu trop conscience de son talent, de savoir de qui il était capable ou encore d'être profondément paranoïaque pour comprendre que certaines émotions n'avaient rien à faire là. Après tout, ses deux plus belles réussites resteraient probablement toujours Helen et Artur. Avec un rictus amusé, il répliqua :

« Une chance que je ne vienne pas chercher des conseils mais des noms, dans ce cas... »

Des conseils, il estimait n'avoir besoin d'en recevoir de personne. En revanche, il était observateur, et à force de voir son vis-à-vis grimacer, il se posait des questions.

« Je ne dirais pas que je sais tout ce qu'il y a à savoir de vous, monsieur Griske... Simplement tout ce qui a été rendu suffisamment public pour qu'on vous présente comme un monstre du nord tout sorti d'un cauchemar. Aurais-je tort en disant que vous avez l'air de souffrir ? Loin de moi l'idée de vous prendre en pitié, disons simplement que ça étaye la thèse selon laquelle vous vous faites difficilement des alliés, là où vous passez... Dites-vous bien que je n'ai aucun intérêt à faire partie de vos ennemis, justement... »

A mesure qu'il parlait, le sempiternel sourire de Ciaran s'était fané, pour ne plus laisser sur son visage qu'une expression extrêmement sérieuse et déterminée. Il savait ce qu'il voulait, et ne plaisantait pas. Il avait de quoi satisfaire le chasseur... Et avait tout à gagner à l'avoir dans ses propres alliés plutôt que ses ennemis. Ciaran était peut-être fou, mais il n'était ni idiot, ni inconscient. Il savait qu'un jour, le vent tournerait, que les éléments se déchaîneraient contre lui, et qu'il lui faudrait rendre des comptes pour ses actes passés. A ce moment-là, quelques alliés triés sur le volet lui seraient fort utiles ! Silencieux, il se contenta de sonder les sentiments qui animaient le chasseur, cherchant l'enthousiasme, l'excitation ou encore l'intérêt. Tous ceux-ci étaient diffus, effacés, mais il les sentait et luttait contre l'envie de les intensifier pour obtenir plus rapidement gain de cause.

Il hocha la tête lorsque le chasseur affirma n'avoir tenté l'asservissement qu'une seule fois. Un chasseur capable de contrôler un mutant et d'en faire son pantin... Fascinant. C'était véritablement fascinant, et le psychiatre sentait l'excitation et la curiosité le gagner. Puis, il pencha légèrement la tête sur le côté, un nouveau sourire venant éclairer son visage.

« Vous êtes le seul, oui... Je n'ai pas pour habitudes d'organiser des speed dating pour chasseurs et mutants, je prends le temps de m'interroger sur les gens, leurs intentions, leur... Honnêteté, si je puis dire. Vous êtes le seul que je pense incapable de se défiler pour une telle coopération. Et si vous refusez... Ce sera bien dommage, car je ne sais pas qui pourra remplir ce rôle. »

Des mots qui auraient paraître flatteur, s'ils n'avaient pas été suivis d'un soupir de lassitude et emprunt de vérité. En réalité, Ciaran ne savait pas à qui s'adresser, si Griske choisissait de refuser son offre. Fort heureusement, il semblait bien plus se diriger vers l'acceptation que le refus. Lorsque l'homme s'avança vers lui, une véritable mine de conspirateur sur le visage, Ciaran su qu'il avait obtenu ce qu'il voulait. Pourtant, son sourire se fana quelque peu lorsqu'il entendit les conditions de son vis-à-vis. Ne pas pouvoir se décharger de sa culpabilité en accusant le chasseur ? Voilà qui était fâcheux et l'ennuyait beaucoup. Pourtant, il répondit avec un calme olympien.

« Il va de soi que si nous coopérons, il y aura une forme de... Dialogue entre nous, lequel inclut forcément les avancées de chacun. Il va de soi également que cette conversation n'a jamais eu lieu, que nous ne nous connaissons pas, et que tout ceci restera secret. En revanche, soyez assuré que si, pour un raison ou une autre, vous me soupçonnez de quoi que ce soit, je ne me défilerai pas... Mais me défendrai. J'ai tout de même un honneur. Aussi, si nous sommes d'accord sur les termes de cet arrangement, et bien... »

D'un geste volontaire, Ciaran lui tendit la main, afin de sceller leur funeste contrat. S'enchaîner à l'un des plus cruels chasseurs que la Terre ait portée, n'était-ce pas du suicide ? Peut-être bien que si... Mais Ciaran aimait vivre dangereusement, et quoi de mieux pour maintenir sa couverture de chasseur que d'oeuvre avec l'un d'eux ?

« Maintenant que nous sommes d'accord, que je vous ai gracieusement donné les dossiers de quatre mutants... Auriez-vous un nom à me donner, de votre côté ? »

Une jolie poupée à ajouter à sa collection, un nouveau cobaye, ou nouvelle gentille créature à amadouer, car qui sait... Cela faisait dix ans qu'il jouait avec les nerfs d'Artur, viendrait un jour où il s'en lasserait.
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Sam 8 Oct 2016 - 21:54

Roman ne sait pas s'il tiendra longtemps sa promesse. Il se sait bon en affaires, il se sait également bon en mensonge. Usurpation d'identité, dissimulation de preuves, méfaits masqués, le chasseur a à son actif des preuves innombrables de sa criminalité dans ce bas monde. Aujourd'hui, on lui propose de rajouter une carte à son jeu. On fait miroiter sous son regard avide les prémices d'une nouvelle histoire, à écrire plus seul qu'à plusieurs, une nouvelle histoire qu'il attend de pouvoir conter de sa plume depuis un bon moment. Certes, l'homme qui lui offre une telle opportunité sur un plateau d'argent n'est encore qu'un étranger, mais... pourquoi pas ? Pourquoi ne pas tenter le Diable, une nouvelle fois ? Même s'il l'aurait voulu, le quinquagénaire aurait été incapable de refuser la proposition de Ciaran O'Doherty. Cette dernière sourit bien trop sournoisement à son côté machiavélique pour qu'il parvienne à s'en détourner, caressant voluptueusement son désir de vengeance et de violence pour le laisser indifférent.- Très bien. Roman apprécie ce qu'il entend. Il ne tolérerait pas de découvrir un autre chasseur sur le coup, autre chasseur susceptible de marcher sur ses plates bandes. Une idée qui ne lui a jamais plu et qui ne lui plaira pas aujourd'hui, si malheureusement Ciaran vient d'avoir l'ingénieuse idée de lui mentir. Il est de toute manière prévenu : c'est un affront que Roman ne lui pardonnera pas. Sa mâchoire se crispe légèrement quand il doit confirmer les dires de l'homme d'affaires officieuses qui le confronte soudain, mais le Norvégien finit par acquiescer lentement. - Nous sommes d'accord. Sa main s'avance vers la sienne, la serre prestement avant de s'en détacher.

La question de Ciaran le prend à peine de court. Un seul prénom vient d'instinct au chasseur. - Est-ce qu'une mère de famille ayant frôlé la crise de nerf vous conviendrait ?, qu'il plaisante à peine. - Evelyn Blackwood. Elle est un peu amochée mais je pense que c'est justement ce que vous recherchez. A vous de voir si elle pourrait convenir. Haussant les épaules, Roman se redresse pour venir déposer ses coudes sur ses genoux. - Elle a un point commun avec eux... Son doigt vient s'écraser sur la pile de dossiers entreposée sur la table basse. - Elle ne m'aime pas. Un petit air goguenard s'étend sur ses traits, gagnant tout particulièrement ses lippes. Qui l'apprécie, après tout ? Roman ne cherche pas l'affection et ne sait pas la provoquer. L'empathie qu'il pourrait avoir pour autrui n'existe pas et il ne lui en est pas témoigné non plus. Une manie dispensée par ses parents, une habitude naturelle et banale chez lui. Le chasseur se fiche d'avoir déjà fait du mal à Blackwood. Il en a déjà subi les conséquences, Ciaran ne peut le rater, il y est confronté à cet instant précis, Roman n'a pas besoin de prendre plus sérieusement. Il préfère les prendre à la légère, au contraire, et livrer un nom à son nouveau partenaire qui peut être presque considéré comme une fausse piste. Est-ce que Ciaran trouvera à la mutante un quelconque intérêt ? Se rendra-t-il compte qu'à ses côtés se trouve un mari quelque peu virulent ? Ce sont des questions auxquelles ils répondront en temps voulu. Peut-être est-ce la façon que vient de trouver Griske pour tester un peu cet inconscient venu frapper à sa porte.

Fixant une nouvelle fois les quatre dossiers dont il dispose désormais, Roman pousse un léger soupir. Il se met à observer le regard bien trop clair de l'homme en face de lui, cet homme qui lui inspire autant confiance que crainte, cet homme venu faire affaire avec lui sans pour autant le connaître véritablement. Il se demande s'il a bien d'accepter, aussi vite, aussi tôt après ce qui lui est arrivé, puis il met bien vite un terme à toutes ces interrogations. Il a bien fait. C'est dans sa nature d'en vouloir aux mutants, c'est dans sa nature de les chasser, c'est dans sa nature de les tuer. S'il ne le fait pas, qui le fera ? S'ils ne s'en occupent pas, qui le fera ? Personne ne semble avoir conscience des mêmes choses que lui et ce Ciaran. S'ils s'associent aujourd'hui, ce sont pour les bonnes raisons. En son fort intérieur, Roman le sent ; il est juste normal aussi chez lui de se montrer méfiant. - Je vous donnerai d'autres noms dans peu de temps, finit-il par souffler. Un coup d'oeil en direction de l'horloge à sa droite, au-dessus de l'entrée donnant sur la cuisine, avant que l'ex-russe n'adresse un - En attendant, j'ai besoin de repos. sec à son nouvel associé. Non pas qu'il veuille le mettre dehors... mais il doit réfléchir, vite et bien, et surtout sans l'avoir dans les jambes.
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MessageSujet: Re: Hiding some aces up your sleeve? (Ciarán)   Lun 13 Fév 2017 - 18:39

Hiding some aces up your sleeve ?
Ciaran & Roman



La plupart des gens affirmaient que c'était dans le danger que l'on prenait conscience de l'importance de la vie, de la chance que chaque humain avait d'être vivant quand des millions d'autres embryons potentiels étaient rejetés, blablabla... Pour Ciaran, le danger était simplement un moyen de s'amuser plus encore. La danger l'électrisait, la décharge d'adrénaline le fascinait, et alors qu'il se trouvait face à un dangereux chasseur prêt à lui faire la peau au moindre doute, l'Irlandais résistait à la tentation de sautiller en ricanant comme un lutin. Il n'était pas venu les mains vides, le mutant, il était même venu avec un magnifique cadeau et ce n'était ni Noël, ni un anniversaire ! Il voyait danser les flammes de l'avidité dans le regard de Griske, ses lèvres tressaillir dans un rictus contenu, et il avait la certitude d'avoir gagné. C'était l'entente la plus malhonnête qu'il ait jamais contracté, mais c'était aussi la plus excitante. Il y aurait des mensonges, des non-dits et peut-être une trahison à la clé mais pour l'heure, ils avaient besoin l'un de l'autre. L'accord scellé dans une poignée de main, Ciaran ne perdit pas de temps en discussions inutiles et pris les devants. Il voulait un nom, un premier, n'importe lequel, mais un nom susceptible de le mener vers la prochaine victime de son orgueil. A la description que le chasseur lui fit de cette mère de famille au bord de la crise de nerfs, Ciaran esquissa un sourire amusé.

« Elle ne vous aime pas, est amochée et au bord de la crise, vous dites ? Je ne pense pas trop m'avancer en disant que vous êtes probablement à l'origine de tout ça ? »

Ciaran se délectait, aussi bien de cette affaire conclue plus rapidement qu'il ne l'aurait cru, mais surtout à cause de ce qu'il sentait émaner de Griske. Cet homme n'était animé d'aucune bonne pensée, d'aucun bon sentiment. Tout son être n'était qu'un fange de haine et de colère, et il n'y avait qu'un forme d'amusement et d'indifférence dans son aura, tandis qu'il parlait de la jeune Blackwood. Ciaran allait s'amuser, il en avait la certitude, et nul doute que s'il croisait Evelyn, il n'allait pas manquer de se renseigner au sujet de son différent avec le russe. Chacun ressortait satisfait de cet échange, et quelques mutants dormant encore sur leurs deux oreilles avaient du souci à se faire quant à la suite des événements. Alors Ciaran soutenait le regard de Roman, se sentant sonder alors que lui-même venait s'abreuver des sentiments de son vis-à-vis. De la confiance, voilà ce qu'il ressentait soudain. La confiance animait le russe, mais pour combien de temps ? Et à quel degré ? Ciaran l'ignorait, mais il était tout de même satisfait. Il savait que désormais, une bien sombre affaire les liait, et il se sentait bien trop puissant et inatteignable pour commencer à se faire du souci.

Un peu déçu, Ciaran hocha la tête. Il aurait aimé un autre nom au moins, un seul petit nom pour avoir plus que la Blackwood à se mettre sous la dent, mais il fallait croire que quatre dossiers complets n'étaient pas suffisant pour valoir plus que ça aux yeux du Griske. Ne pouvant rien faire de plus, Ciaran fouilla dans la poche intérieur de sa veste et en tira sa carte de visite, qu'il tendit au Russe.

« Voici ma carte. Si vous avez d'autres noms qui vous viennent à l'esprit, surtout n'hésitez pas ! Nous restons en contact, bien sûr ? »

Puis, avec un sourire dégoulinant d'hypocrisie, Ciaran remonta le col de sa veste, attrapa son parapluie, et suivi son hôte jusqu'à la porte d'entrée. A l'exception de la pluie, cette soirée se terminait bien.
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