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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 28 Juin 2016 - 2:32


ALL I WANT IS TO FEEL MY HEART BEATING
i will stay with you tonight
hold you close 'til the morning light
in the morning watch a new day rise
we'll do whatever just to stay alive
☆☆☆


C’était dans son caractère, à Cesare, de ne pas avoir beaucoup d’égards pour la paperasse, la bonne politique, la sympathie, l’hypocrisie, les rondes-jambes et les calculs savamment pesés pour ne pas froisser qui que ce soit. Au-delà de l’éducation qu’il avait reçue, le DeMaggio n’avait tout simplement pas la patience de faire dans le politiquement correct et de vivre selon cette loi ; lui qui avait relativement peu d’amis, il était loyal, honnête et direct, pas du genre à prétendre sa sympathie ou à vouloir manipuler ses proches pour en faire ce qu’il voulait. C’était bien ce qui lui avait coûté tant de choses avec Isolde ; parce qu’elle avait cru qu’il avait agi de la sorte avec elle, et parce que ç’aurait dû être son objectif premier. Quel paradoxe ; pendant des mois et des mois, Cesare avait vécu dans ce statu quo que ni la Saddler, ni ses parents n’avaient vraiment compris. Il se souvenait encore de sa confrontation avec son patriarche, celui-ci crachant sa haine du transmutant à travers la pièce comme s’il cherchait à blesser son interlocuteur : Rafael avait été persuadé pendant tous ces mois que ses enfants avaient trouvé refuge auprès des dégénérés qu’on leur avait tant appris à haïr. Et Isolde, de son côté, combien de fois avait-elle répété au jeune homme qu’elle ne comprenait pas pourquoi il était retourné du côté de son père et des chasseurs ?! Si souvent, le brun avait manqué de s’arracher les cheveux face aux illusions que tous les deux avaient pu avoir vis-à-vis de cette situation : pourtant, fallait croire que la solitude dans laquelle Aria et lui s’étaient plongés après cette nuit à l’entrepôt, avait été importante pour leur survie, comme il l’avait prévu et calculé. En fin d’compte, Cesare s’avérait plus stratégique qu’on n’voulait bien le penser, la plupart du temps quand on le dévisageait parmi les rangs des hunters, ou à travers un bureau en train d’analyser un dossier qu’on venait tout juste de lui foutre dans les mains. Sans conteste, une fois qu’il serait loin de la blonde, avec son esprit posé et la solitude pour seule compagnie, le chasseur ferait preuve de toute la bonne volonté du monde pour tout lire en détail, tout analyser, et venir avec une manœuvre d’approche acceptable et prudente, comme il l’avait promis. C’était curieux, quand même, que quelqu’un comme Isolde exige de lui de la prudence, alors même qu’y’avait fort à parier que dans toute sa vie, il avait toujours fait beaucoup plus preuve de prudence qu’elle-même- l’impulsive, la caractérielle, la colérique Isolde qui fonçait dans le tas trop souvent sans réfléchir. Au moins, Cesare connaissait déjà un peu le camp ennemi dans lequel il allait mettre les pieds – un privilège que la Saddler n’avait bien évidemment pas ; un privilège que personne parmi Insurgency n’avait.

Alors évidemment que Cesare comprenait, la stratégie qui le désignait comme un parfait candidat pour le job – est-ce que ça voulait dire quelque chose de positif pour eux deux, l’acceptation d’Isolde vis-à-vis d’un rôle qu’il pourrait avoir à jouer dans sa vie, dans ses ambitions et dans les projets qui les maintenaient tous les deux à Radcliff ? D’toute manière, s’il devait rester au contact de sa famille, ce n’serait pas par bonne foi ou parce qu’il avait envie de renouer avec les deux derniers membres qui portaient encore le nom de DeMaggio – les pires des siens, à son humble avis. Non- même rester à Radcliff, ç’avait été parce qu’Isolde était entrée dans sa vie, qu’il avait voulu rester avec elle, et qu’il avait repoussé encore et encore ses plans d’évasion pour alimenter cette flamme trop dangereuse entre eux deux. Maintenant que Moren était mort, y’avait bien qu’Isolde pour le faire rester dans les alentours. Isolde et Clara, qu’il tenait coûte que coûte à garder sauves, même si cela devait induire le fait qu’il doive s’mêler à des types comme Callahan – ces gens-là étaient tellement sûrs d’être intouchables depuis Lancaster, d’toute manière, que ça n’devait pas être si difficile, d’au moins trouver un petit quelque chose pour leur mener la vie dure. Plus tard. De toute manière, même Isolde devait se détendre- une évidence soulignée par toute la paperasse qui les entourait, et dans laquelle il l’imaginait mettre le nez trop souvent, happée par des lignes et des lignes de blabla horripilants. Alors ouais, s’il pouvait au moins lui faire un léger massage, la détendre, la divertir, il n’allait pas s’en priver ; une promesse qu’ils s’étaient déjà faite, au début de la soirée, en plaisantant sur quand il irait la retrouver vite fait à la pause midi pour l’aider à décompresser – il était prêt à le faire, hein, rien que pour passer plus de temps avec elle, comme promis. Elle qui avait été si triste et si perturbée par son absence, il pouvait bien compenser, maintenant. En quittant de ses lèvres le creux de son cou pour venir poser le coin de son menton contre son épaule, Cesare eut un rictus moqueur ; « Ma pauvre… » qu’il grommela d’un faux air plaintif, avec un rire évident pour tendre sa voix. « Et qu’est-c’que j’peux faire, moi-… pour te faire oublier tout ça… tu sais, en bon petit-ami attentif ? » il s’en mordilla la lèvre, sardonique, juste au-dessus de l’épaule d’Isolde, alors qu’il continuait ses massages tendres du bout des doigts, au creux de son cou ou vers sa nuque, la naissance de son crâne. Au-delà du reste, il aimait sentir Isolde comme ça, sous ses doigts, se tendre et se détendre, oublier le monde, frissonner sous ses passages- il aimait être avec elle, tout simplement, même quand ça incluait être dans le QG d’un groupe de rebelles avec lequel il n’avait pas beaucoup d’anicroches, ou parmi des hunters à la pêche aux informations, sans savoir de quoi demain serait fait.

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WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 30 Juin 2016 - 19:41

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Dans la liste de toutes les choses qu’elle avait pu vouloir faire de sa vie, plus jeune, Isolde n’avait jamais envisagé qu’elle deviendrait maire de Radcliff. Elle avait eue des ambitions bien différentes et l’idée de devenir maire, elle lui était venue de nulle part. Sur un coup de tête à un moment donné, si bien qu’elle s’était lancée dans le truc sans en parler à beaucoup de personnes. Même pas à Cesare, ce qui avait été un problème quand il l’avait appris, une leçon qu’elle retiendrait à l’avenir alors qu’elle n’avait plus l’intention de prendre des décisions pareille sans lui demander son avis. Maintenant, elle avait même envie de lui demander son avis sur des choses sans importance. Alors peut-être que ça voulait dire qu’elle avait compris ses erreurs et Cesare, faudrait pas trop qu’il soit surpris le jour où il recevrait un message pour lui demander s’il fallait mieux qu’elle mange tel ou tel truc un soir. Ce n’était pas comme si elle avait vraiment besoin de lui pour ça ou que ça pouvait avoir une quelconque importance. Mais elle en était arrivée à ce point où elle avait juste envie de communiquer avec lui, même quand elle n’avait rien de particulièrement important à lui raconter. C’était peut-être le résultat des nombreuses semaines qu’ils avaient passés loin l’un de l’autre qui lui donnait cette envie. Ils avaient passé trop de temps sans se parler, fallait bien qu’ils se rattrapent maintenant. Y avait pas besoin qu’y ait un truc important dans sa vie pour qu’elle en parle avec lui et y avait même des trucs importants dans lequel il n’avait toujours pas vraiment son mot à dire. Son déménagement, c’était pas complètement anodin, mais c’était le genre de décision qu’elle avait quand même prise toute seule. Ce n’était pas comme la mairie, ça c’était une décision qui était beaucoup plus sage, beaucoup plus prudente et en accord avec la vie de mère qu’elle avait. Une maison, ce serait mieux avec Clara. Il l’avait su parce qu’elle le lui avait dit au moins, pas par quelqu’un d’autre.

Et elle avait su qu’il approuverait l’idée, ne serait-ce que parce qu’il savait très bien que son père, il pouvait la retrouver comme bon lui semblait tant qu’elle était dans son appartement. Elle était quand même capable de faire la différence entre les moments où l’avis de Cesare était essentiel et celui où elle n’en avait pas vraiment besoin parce qu’elle le connaissait ou elle pouvait facilement le deviner. Ça marchait dans le sens positif comme avec cette maison, comme dans le sens négatif, y avait aussi des fois où elle avait des idées débiles et risquées et qu’elle laissait tombait en se disant que Cesare, n’approuverait certainement pas. Au moins, maintenant, il pouvait être sûr qu’il était dans la balance à chaque fois qu’elle pensait à quelque chose. Et désormais, il était même inclus dans ses plans, quand bien-même l’idée n’était pas si agréable que ça. Elle ne pouvait pas s’empêcher de s’inquiéter pour lui. Elle l’aimait, alors c’était naturel de s’inquiéter pour lui. Elle s’inquiéterait sans doute même s’il devait attraper une grippe. Alors l’envoyer espionner des hunters, forcément, ce n’était pas évident. Mais, elle avait confiance en lui plus qu’en n’importe qui. Il s’en sortirait, Cesare, il s’en sortait toujours. Et mieux qu’elle sans doute. Elle n’avait jamais eu à panser ses blessures ou à l’emmener à l’hôpital elle. Heureusement sans doute, parce qu’elle n’aurait pas su quoi faire elle, en face d’un Cesare avec une plaie sanguinolente. Elle préférait un Cesare en bonne santé et loin de tout ce qui concernait le boulot, parce qu’elle avait déjà assez plongé le nez là-dedans pour ce soir. Elle préférait largement les baisers qu’il déposait dans son cou plutôt à chacun des dossiers sur son bureau. A sa question, elle laissa échapper un petit rire. « Je sais pas, j’attends toujours mon bain … » Puisqu’ils en avaient parlé quelques instant plus tôt, elle pouvait toujours remettre ça sur le tapis. « Je mangerai bien quelque chose aussi … » Elle laissa échapper un léger soupire, alors qu’elle se détendait vraiment sous ses doigts. « Mais mon petit ami attentif, je trouve qu’il s’occupe déjà bien de moi là. » Elle ne savait pas s’il avait envie qu’il arrête de la masser, parce qu’elle était bien là et qu’elle avait bien envie d’en profiter encore un peu. Il n’avait pas besoin qu’elle lui dise quoi faire pour soit disant se rattraper, le simple fait qu’il soit là ce soir, ça rattrapait toutes les semaines loin de lui de toute façon.

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You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 2 Juil 2016 - 3:47


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C’était presque incroyable, toutes les choses qui s’étaient passées à toute allure ; Cesare aurait pu jurer que les semaines qui venaient de défiler, avaient été lentes, pesantes, d’une réalité aussi lourde que le plomb. Pourtant, maintenant qu’il regardait en arrière, il s’rendait compte que ces semaines avaient été faites de la campagne électorale d’Isolde – de lui, inspectant trop souvent les journaux, la télévision, la radio, écoutant les conversations des hunters qui se faisaient partout autour de lui, à la recherche du moindre signe suspect, du moindre murmure d’attaque contre Isolde Saddler, l’impertinente qui avait eu la mauvaise idée de se dresser contre Lancaster. Mais l’orgueil du maire l’avait toujours emporté sur la prudence – si pour l’égo de la mutante et pour le féminisme, c’n’était probablement pas une bonne chose, pour le reste de l’histoire, c’n’était que pour le mieux. Quoique. Les chiffres étaient tombés : les explosions survenues lors du discours de la blonde avaient fait de nombreuses victimes – blessés, morts, c’était comme si les moments comme ça se répétaient inlassablement. Un beau jour, il n’y aurait plus le moindre bâtiment à faire exploser ou à cramer, tant ça semblait être la seule réponse appropriée que tous trouvaient face à l’ennemi. Tous, même Isolde fut un temps – ç’avait dû être un brusque retour de manivelle pour elle : subitement, la Saddler s’était retrouvée confrontée à des désastres similaires à ceux qu’elle avait elle-même engendrés, quelques temps plus tôt. Pas à la fête foraine, si c’était ce qu’elle disait ; mais au-delà de la Fête de l’Hiver, dévorée par les flammes et le chagrin, il y avait aussi eu la fête des Fondateurs. Certes, il n’y avait eu aucun cadavre, que des dommages collatéraux, des gens qui avaient été blessés, soi-disant dans un but plus grand, et plus noble. L’empreinte de ces torts, Cesare la portait tout autant que la mutante : ils n’en avaient jamais vraiment parlé concrètement, d’tous ces sentiments qui s’étaient précipités encore et encore en eux au fil des mois – mais l’explosion de la mairie à cette époque, avait été motivée par la rage, la solitude et la peine d’Isolde plus que par une réelle impulsion de justice. Il le savait, ça lu dans l’acte, lu sur le visage et dans la voix de la jeune femme lorsqu’il était venu la confronter. Ç’avait été à cause de lui, en partie, à cause de c’qu’il avait fait cette nuit-là à l’entrepôt, à cause des ressentiments qu’il avait parsemés partout autour de lui, avec le silence duquel il s’était enrobé, par lâcheté plus que par sens du sacrifice. Ce soir, Isolde devait se trouver avec une des oreilles les plus attentives et à même de comprendre ses maux, niveau culpabilité – elle pouvait au moins toujours se dire ça, même s’ils étaient encore et encore trop pris dans leurs retrouvailles pour daigner assombrir l’humeur avec des discussions trop réelles et trop sanglantes.

C’n’était pas Cesare qui allait s’en plaindre : parfois, le déni avait du bon – oublier ces semaines passées, oublier le sang qu’ils avaient sur les mains, les actes qu’ils avaient commis plus ou moins récemment, c’était toujours facile avec Isolde. Paradoxalement. Y’avait pas si longtemps que ça, il avait cru qu’il lirait pour toujours, dans les prunelles de la jeune femme, les réminiscences de ses erreurs et les conséquences de celles-ci ; il avait cru qu’elle ne le regarderait avec rien d’autre que la haine, la rancœur et la tristesse éveillées par ses actes. Il avait cru qu’l’amour était mort entre eux, et qu’aucune flamme quelle qu’elle soit, aucun acte altruiste ou égoïste, fou ou réaliste, n’pourrait ramener ce qu’ils avaient eu. Etait-il fou, d’se dire que c’était tant mieux ? Que c’était une bonne chose, qu’ils aient vécu tout c’qu’ils avaient vécu ? Parce que maintenant, ils étaient encore mieux qu’avant – ils étaient plus forts, plus proches- Cesare se sentait appartenir avec quelqu’un sans avoir à s’cacher à moitié. Et s’il avait beau lui avoir dit qu’elle n’était pas sa première petite-amie, Isolde était sa première petite-amie à savoir tout de lui. A savoir d’quoi il était fait ; à connaitre ses fautes mais à l’aimer quand même, malgré celles-ci. Elle était la première qu’il n’craignait pas de voir fuir à cause de cette réalité trop pesante ; elle était forte, immuable, et il pensait leur lien indestructible – il savait que c’était tout c’qui comptait, ici et maintenant. Y’avait pas de meilleur moyen, que d’être ensemble, pour repousser leurs culpabilités respectives plus loin, pour le temps que ça pouvait durer ; les discussions entre eux, ça semblait trop souvent chaotique, encore aujourd’hui – ils essayaient, ils progressaient, ces dix mois de lutte, de hauts et de bas, n’avaient pas disparu. Ils avaient laissé des cicatrices, que des mots, des actes, des pensées rouvraient parfois bien souvent. Mais ils s’en sortaient mieux, sans conteste – entre les disputes à pleins poumons, les menaces, l’aisance à se sauter à la gorge, ils n’avaient pu que progresser. Cesare s’en retrouvait à n’plus endurer la vie, à n’plus subir tous les éléments qui se passaient autour de lui : s’il n’avait pas été retrouver Isolde ce soir, il serait encore dans sa chambre, à broyer du noir, à ressasser une mélancolie pour sa mère qu’elle n’méritait même pas qu’il éprouve. Au moins, là, il était heureux – il était bien, apaisé. Quelques heures plus tôt, il n’aurait jamais cru qu’il ricanerait si aisément ce soir : « J’vais presque me mettre à m’croire que tu m’traites comme un esclave à parler comme ça. Tu veux pas un massage de la voute plantaire pendant que t’y es ? » cette histoire de bain, était quand même bien récurrente – et il avait dit, au fond, que tout c’qu’il y avait à faire, c’était allumer l’eau, donc il pourrait toujours s’en donner la peine. Si seulement il avait la moindre envie de quitter le creux du cou de la jeune femme, la caresse de ses doigts, la douce pression de ceux-ci, la sensation des muscles et des chairs de la blonde, roulant sous ses attentions. « C’est quoi le plus urgent, alors ? La faim ? Ou le bain ?... Ou le reste ? » qu’il sourit tout contre son oreille, avant d’égarer un baiser là, des attentions de ses lèvres et de sa langue, qui devinrent de plus en plus aventureuses et salaces de seconde en seconde. « Va falloir te décider. Malheureusement j’ai pas le don de me cloner. » une mutation qui serait forcément intéressante, dans le cas d’une soirée comme ça – y’avait pas à douter qu’Isolde serait capable d’y trouver de véritables avantages. Dommage pour elle, elle n’avait qu’un Cesare, et elle le savait très bien, unique en son genre – il allait falloir qu’elle trie ses choix dans un ordre de priorité bien particulier, comme une adulte responsable.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 2 Juil 2016 - 22:29

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Se retrouver ici avec Cesare, c'était assez inattendu. Elle avait cru que ce ne serait jamais possible. Pendant toutes ces semaines qu'ils avaient passées l'un sans l'autre, elle, elle avait été ici. Elle avait été dans ce château à essayer de trouver un moyen de faire entrer Cesare, pour qu'ils puissent passer un peu de temps ensemble. Mais, à chaque fois elle était arrivée à la conclusion que c'était trop risqué. Cesare était un DeMaggio, y en aurait combien dans ce château qui auraient voulu le dépecé s'il était entré là-dedans? Même si Cesare n'était plus vraiment un hunter, y avait des transmutants à Insurgency qui étaient assez énervés pour se dire que l'envoyer en pièces détachées à son père ça pourrait être une bonne vengeance pour tout le sang que les DeMaggio avait déjà fait couler. Même sans ça, le lieu était bien protégé alors si elle faisait entrer quelqu'un qui n'était pas d’insurgency ça aurait vite posé des problèmes. Elle y avait vraiment souvent pensé ces dernières semaines et pourtant, ça ne s’était jamais fait. Mais aujourd’hui, c’était différent. Y avait pas mal de monde qui n’était pas d’Insurgency qui était là et de toute façon, tout le monde était trop occupé à faire la fête pour s’occuper de ce qui pouvait bien se passer dans son bureau à elle. Ce soir y avait ce soir qui pourrait dire quoi que ce soit et de toute façon, y aurait probablement jamais personne qui saurait qu’elle avait fait rentrer un hunter ici. C’est pas comme si elle avait l’intention de raconter ce qu’elle avait fait de sa soirée à quelqu’un. Ce qui se passait entre elle et Cesare, ça ne regardait qu’eux deux de toute façon. Tant que personne ne venait les emmerder dans ce bureau, elle n’aurait de compte à personne. Elle n’avait de toute façon de comptes à rendre à personne ici, sur ses fréquentations. Elle était majeure et vaccinée et en plus, aux dernières nouvelles c’était encore elle qui était à la tête de ce groupe.

Elle était à la tête du groupe, tout comme elle était à la tête de la ville, fallait bien que ça mérite quelques privilèges. Son privilège ce soir, c’était de profiter d’une soirée tranquille en compagnie de son petit ami, alors y avait personne qui pourrait venir l’emmerder. Ça faisait trop longtemps qu’ils n’avaient pas eu le droit à ce genre de soirées tous les deux. Ils avaient été séparés l’un de l’autre pendant trop longtemps et ce n’était pas cette fois où ils avaient été à l’hôpital ensemble qui aurait pu rattraper ces semaines qui s’étaient écoulées. Elle avait été complètement dans les vapes, un peu traumatisée par tout ce qu’elle voyait et par tout ce qui s’était passé alors franchement, même s’ils s’étaient retrouvés tous les deux dans son appartement, les retrouvailles n’auraient pas été très vivantes. A peine arrivée de retour ici ce jour-là, elle s’était endormie comme une masse. Alors, ils en avaient bien besoin de cette soirée, rien que tous les deux. Cette soirée qui avait très bien commencée malgré les mots qui avaient tendu la pièce quelques minutes plus tôt, ils s’en sortaient bien. Ils s’en sortaient toujours bien. Maintenant y avait plus rien de tendu, certainement pas elle, qui se sentait complètement relaxée sous les attentions de Cesare. « C’est toi qui m’as demandé ce que tu pouvais faire hein … » Elle n’avait fait que répondre à sa question après tout, ce n’était pas comme si elle lui avait donné des ordres. « Mais maintenant que tu le dis, c’est vrai que mes pieds sont mal en point en ce moment. Ils ont pas l’habitude des talons hauts … » Ouais dans la police, elle n’allait pas bosser en escarpins, maintenant qu’elle était maire, c’était différent, y avait un certain style à avoir. Mais elle rigolait, elle n’allait pas lui réclamer un message des pieds. « Je peux pas manger dans le bain, tout en me faisant masser par mon petit ami ? Ça ferait un peu exigeante non ? » Carrément même. Mais elle ne doutait pas que ce serait agréable. Ou alors elle pouvait rester là avec lui à savourer ses gestes qui déjà laissaient glisser quelques frissons contre sa peau. « Dommage, je m’imagine très bien avec plusieurs Cesare pour s’occuper de moi. » Le sourire sur ses lèvres était assez explicite pour montrer qu’elle ne parlait pas d’avoir un Cesare pour lui faire couler un bain, un autre pour la masser pendant qu’un autre lui ramènerait à manger. Ses pensées étaient beaucoup plus salaces que ça, en accord avec les attentions de Cesare après tout. 

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 4 Juil 2016 - 19:36


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De toute l’histoire de leur relation, Isolde pouvait au moins se targuer d’avoir toujours eu affaire à un Cesare soigneux, inquiet, empathique d’une quelconque manière ; c’était comme si, rien que par sa présence dans sa vie, elle avait d’toute manière, fait fondre comme neige au soleil, le Cesare qu’il avait été avant. Froid, distant, calculateur ; ce qui avait été des réflexes dans toute sa vie et la plupart des relations qu’il avait érigées avec le temps, l’avait soudainement déserté, remplacé par une honnêteté qu’il ne s’était que trop rarement connue. Même lorsqu’ils avaient été trop occupés à s’disputer, à ne pas s’comprendre, quand le ton avait monté, ç’avait toujours été mû par des impressions loin de la malveillance ou de la manipulation – quand il s’était énervé face au caractère impétueux et décidé de la blonde, ç’avait été parce qu’il avait été inquiet pour elle. Parce qu’il l’avait vue, elle, se désagréger juste sous ses yeux, à cause d’actes qu’il avait commis pour lui sauver la vie – parce qu’il n’avait que trop bien perçu, l’influence qu’il avait eue sur sa vie à elle, comme ça, sans qu’elle ne demande quoique ce soit. Il avait vu ses ténèbres à lui, grignoter Isolde dans l’abattement, la distanciation, le jugement sévère d’une humanité qui était tout juste bonne à être sacrifiée. Et probablement que souvent, quand il avait essayé d’réparer ses dommages, de ramener la Saddler à ses sens, il l’avait fait sans trouver les bons moments, sans adopter les bonnes attitudes – encore trop occupé à tatillonner dans cette nouvelle façon d’être qu’il appréhendait si difficilement ; toutes ses bonnes intentions, aussi rares avaient-elles été au cours de sa vie, avaient toujours été dirigées en direction d’Isolde- c’en devenait presque égoïste et toxique comme façon d’penser, comme façon de vivre leur relation, au détriment de n’importe qui, parce qu’il n’y avait bien qu’elle qui importait dans son cœur, son âme, sa tête. Chacun des plans qu’il montait dans sa tête, chacun des choix qu’il faisait, chacun de ses projets pour l’avenir, il y avait toujours une part de songe qui était réservé à Isolde, à la meilleure façon de la garder sauve, même si parfois, ça devait l’conduire à faire des choix parfaitement arbitraires, décider à sa place à elle de c’qu’elle devrait ressentir. N’était-ce pas ce que la jeune femme lui avait reproché, justement, le lendemain de la mort d’Anthea, alors qu’il avait par lui-même décidé que c’était mieux ainsi pour sa sécurité et la sauvegarde de son cœur, qu’ils n’soient pas ensemble, qu’ils repoussent encore et encore inlassablement ce qu’ils pourraient avoir, et serait pourtant si dangereux à leurs vies respectives, à toutes celles des gens qui les entouraient. Mais quand il aimait comme ça, à en perdre la boule, à en oublier le reste du monde, Cesare, il en devenait extrême, impulsif, entier, quitte à c’que ce soit dangereux.

Des semaines plus tard, ils semblaient pourtant surtout prompts à profiter de chaque moment qu’ils avaient ensemble ; pourtant, le DeMaggio avait encore du mal à s’accorder avec lui-même, dans tout ce qui s’était si brutalement passé dans sa vie. Il avait réussi à atteindre Kingsley Moren, sans même avoir à recourir à un plan fin et manipulateur. Il avait réussi à venger sa sœur, et malgré le vide qu’il ressentait dans ses tripes, il n’pouvait pas nier que ça dégageait une sacrée voie, sauve et rassurante, pour leur avenir à eux deux. Alors il avait bien le droit de s’égarer en quelques attentions tout simplement tendres et affectueuses ; en massages et baisers, à penser aux fois où il viendrait lui rendre visite dans son bureau, comme ça, en plein jour, comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant. Il avait bien l’droit de prendre Clara dans ses bras, et de n’pas ressasser toutes les façons dont il mettait sa vie en danger, rien qu’à cause de quelques gouttes de sang qu’ils avaient en commun. Alors oui, quand la bienveillance du brun ne les concernait que tous les trois – ou tous les deux, ici et maintenant, puisque Clara était profondément endormie dans la pièce à côté – il s’retrouvait à redoubler d’efforts pour rendre le quotidien d’Isolde plus confortable. Paradoxal, venant de quelqu’un qui, un an plus tôt, ou un peu plus, n’pensait qu’à lui-même. « C’est vrai, j’ai proposé. » il n’eut aucun mal à l’admettre, haussant les sourcils. M’enfin, dans un coin de sa tête et dans ses attentions, il avait quand même pensé à aider de manière différente qu’en lui faisant couler un bain et en lui servant un bon petit plat- ils n’en étaient pas encore là, fallait croire, aisément domestiques. « Mais on dirait que dès qu’on te donne un doigt, tu prends tout le bras, toi. » qu’il ricana de plus belle, avec l’image d’une Isolde dans son bain mousseux, un bon repas déposé sur un plateau, et un Cesare derrière elle qui lui massait les épaules – ou devant elle, à lui masser les pieds. De toute manière, elle devrait savoir que leurs massages, ils dégénéraient bien trop vite pour qu’une telle image puisse être réelle plus de quelques secondes. Déjà, au creux du cou de la blonde, c’était bien plus les lèvres du brun que ses doigts qui s’afféraient… et elle semblait bien se laisser prendre au jeu. Il se redressa, presque brusquement, faussement vexé et outré à sa phrase, tirant sur le dossier de la chaise pour la faire tourner sur elle-même, et pouvoir la regarder de face, ses yeux vrillant ceux d’Isolde. « Tu veux peut-être dire qu’un Cesare, c’est pas assez, à ce niveau-là ? » dans ce cas, lui aussi, il n’aurait aucun mal à avoir plusieurs Isolde pour s’occuper de lui de cette façon-là : comment elle le prendrait, hein ? Mais plutôt que de se vexer plus longtemps, il se pencha vers elle, provocateur – c’était elle qui s’était laissée dans cette phrase-là, à elle d’assumer pour le reste. « Et qu’est-c’qui te manque tant, que t’aurais besoin de plusieurs Cesare pour être contente ? » oui, il parlait évidemment au lit, puisqu’il avait compris le sous-entendu donné par le sourire qu’elle avait accroché à ses lèvres. Il savait très bien ce qu’elle avait voulu sous-entendre avec cette phrase, et elle savait très bien ce qu’il sous-entendait dans sa question.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 4 Juil 2016 - 22:39

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Isolde, elle n’avait jamais été du genre à beaucoup prendre soin d’elle-même. Elle faisait du sport mais au-delà de ça, c’était rare qu’elle prenne beaucoup de temps pour se détendre, penser à autre chose. D’un point de vue esthétique non plus, elle n’était pas du genre à prendre beaucoup soin d’elle. Ce soir, c’était l’une des rares fois dans sa vie où elle avait vraiment pris le temps de prendre soin d’elle comme une vraie fille, pourrait-on facilement dire. Elle avait passé du temps à se faire belle, de la tête aux pieds, elle s’était bien maquillée, elle avait enfilé des beaux sous-vêtements, une jolie robe et elle espérait bien que ça avait su faire son effet sur Cesare, parce qu’au final, elle avait eu l’intention d’être belle pour lui plus que pour elle-même. Elle, elle avait tendance à s’en foutre un peu de son apparence physique. Elle n’était pas complètement négligée, mais elle n’était pas non plus la fille qui passait deux heures le matin à se préparer pour être parfaite. Elle n’avait pas de problème avec son corps ni son physique, mais elle n’était pas non plus désireuse de se faire remarquer par les autres en en faisant des tonnes. Alors, elle était cette fille qui ne prenait pas beaucoup soin d’elle et qui ne s’en portait pas plus mal. Elle n’avait aucun problème de santé particulier, même si elle avait tendance à manger n’importe quoi, n’importe quand, elle n’avait aucun complexe sur son corps et ne pas être fringuée à la mode, ça ne la dérangeait pas le moins du monde. Elle faisait aussi partie de ces filles qui pouvaient partir de chez elle sans maquillage sans avoir l’impression que les gens allaient la juger pour ça. Au pire, le jugement des gens, c’était le cadet de ses soucis.

Cesare, depuis qu’il était revenu dans sa vie, il prenait beaucoup plus soin d’elle qu’elle ne le faisait elle-même. Il avait même recousu une de ses plaies, et pas trop mal en plus. Elle, ça aurait été une véritable catastrophe et Léda aurait été obligée de tout refaire, là où finalement elle n’avait refait que quelques points. Cesare, il faisait attention à elle, sans doute même au point de venir chez elle, énervé pour lui reprocher de ne pas l’avoir prévenu qu’elle se présentait aux élections municipales, ou peut-être pour tourner assez souvent autour de la mairie pour être là, pile au bon moment, quand un taré menaçait de la tuait. Il prenait soin d’elle et ça avait quelque chose de vraiment agréable. Elle savait qu’elle pouvait compter sur lui pour tout, même pour l’aider dans son boulot, quand bien même s’était risqué. Elle pouvait aussi compter sur lui pour l’aider à se détendre, alors qu’il la massait, sans qu’elle ait rien demandé en plus. Mais quand elle commençait à demander, elle devenait peut-être un peu exigeante. Quoi qu’elle plaisantait plus qu’autre chose, quand bien même l’idée de se retrouver dans un bain avec Cesare et une part de gâteau n’était pas franchement déplaisante. « En même temps, est-ce qu’on avait pas dit qu’il fallait qu’tu me traites comme une princesse ? Les princesses sont exigeantes. » C’était elle qui avait dit ça, mais il n’avait pas nécessairement dit le contraire. Mais elle plaisantait quand même, en vérité, elle n’était pas franchement exigeante comme fille. Ça lui suffisait bien les attentions qu’il égarait contre sa peau et un seul Cesare aussi ça lui suffisait bien. Elle lâcha un rire en se retrouvant en face de lui et son air vexé. « Bha tu sais, les trucs à trois, ça peut être sympa aussi. Et comme j’ai pas envie d’inviter quelqu’un d’autre dans mon lit qu’un autre Cesare … » Elle haussa les épaules avant de se relever de sa chaise pour venir passer ses mains derrière sa nuque. « Ça te tenterai pas toi, un truc avec deux Isolde rien que pour toi ? » Elle arqua un sourcil, son sourire provocant toujours sur les lèvres. « Elles pourraient s’occuper de toi encore plus efficacement, genre une qui t’embrasserai là … » Elle déposa un baiser contre ses lèvres, du genre provocant aussi, de toute façon, vu la tournure de cette conversation difficile de faire autrement. « Et l’autre … » Elle glissa une main le long de son torse pour rejoindre son pantalon, cette ceinture qu’il avait rebouclée quelques instants plus tôt et qu’elle défit rapidement. « Qui t’embrasserai par ici ? » Qu’elle continua en commençant à défaire son pantalon. Elle n’avait plus besoin de se concentrer sur son boulot et ses dossiers, alors à quoi ça servait qu’il l’ait encore sur lui ce pantalon ? « Avec une seule, t’es obligé de choisir. » Elle déposa encore un baiser contre ses lèvres, plus court, presque innocent. « Là ... » Puis sa main était partie à l’aventure sous ses fringues, sous le pantalon qu’elle n’avait pas fini de défaire, sous le sous-vêtement qui était en dessous. « Ou là. » Parce que toute seule, elle ne pouvait pas faire les deux en même temps. Comme quoi, avoir plusieurs Isolde, ça pourrait être très plaisant pour lui, tout autant que si elle, elle pouvait avoir plusieurs Cesare.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 5 Juil 2016 - 4:21


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Cesare n’était pas un fêtard, et au-delà de ça, il n’avait aucune anicroche particulière avec Insurgency – pour tant de raisons que c’en était presque un fossé qui, si souvent, se posait entre Isolde et lui, dès que le nom sortait pour flotter dans l’air – alors en arrivant un peu plus tôt aux abords du château dont la mutante lui avait indiqué les coordonnées, il avait bien eu envie de faire demi-tour. Evidemment, même sans avoir la Saddler directement en ligne de mire, ou une confirmation claire et définitive, l’esprit du chasseur était déjà parti dans toutes les directions, dès lors qu’il avait reconnu la foule, les murs censés être protégés, et l’énergie qui s’en dégageait. Isolde, elle avait commis l’acte fou, démesuré et imprudent de l’inviter dans le QG de son groupe rebelle – celui-là même qui ressemblait à s’y méprendre à celui que le brun avait fait exploser, comme ça, presque sans crier gare, quelques mois plus tôt. Malgré leur histoire, malgré eux deux ; et si elle lui faisait confiance, Cesare, de son côté, il était bien incapable de s’faire confiance au point de croire qu’il serait prêt à ne surtout jamais vendre l’emplacement de ce quartier général à qui que ce soit, peu importaient les menaces qu’on ferait peser sur lui. Il n’était pas comme ça – pas altruiste de cette façon-là, et la Saddler avait bien dû le savoir, au moment de l’inviter. Quoique, elle l’avait peut-être oublié, balayant volontiers tous ses instincts, ceux qui lui auraient dicté une attitude plus prudente et retenue, au profit d’instants si délicieux passés ensemble. Car oui, maintenant qu’il était où il était, avec elle, après avoir passé tout un moment avec Clara, et un début de soirée tout à fait délicieux, Cesare n’regrettait absolument pas de n’pas avoir fait machine-arrière plus vite que l’éclair, dès qu’il avait approché des abords du château. Au moins, Isolde l’avait trouvé, et il n’était plus occupé à broyer du noir, seul, avec des sentiments qu’il avait bien du mal à décrypter, et qui donc, tournaient, et tournaient inlassablement dans sa tête et ses tripes. C’était bien la première fois depuis qu’il avait appris la mort de sa mère, que le chasseur se sentait purement et simplement léger – défait d’une réalité qui avait été aussi oppressante que la gravitation qui l’avait toujours cloué au sol ; ici et maintenant, Radcliff et ses soucis étaient loin, et Cesare n’était certainement pas prêt à retourner chez lui. Alors même s’il n’avait aucun amour particulier pour Insurgency, ou les membres de ce groupe, même s’il était un paria, un ennemi affiché parmi des mutants remontés et hargneux, le DeMaggio n’avait certainement pas envie que la soirée s’arrête, que la fête arrête de battre son plein, et que quelque chose, quelque part, les rappelle au reste du monde. L’aube, elle arrivait toujours bien trop vite pour eux, ils le savaient bien, depuis l’temps.

C’était toujours si facile à oublier, si facile à laisser de côté comme ça, comme si c’était la préoccupation la moins importante du monde – comme si leurs vies n’étaient pas beaucoup plus écrites par les autres et les événements que par eux-mêmes. C’était bon, d’penser comme ça, presque naïvement, que leurs choix et leur libre-arbitre avaient plus à faire dans la construction de leur romance que tout ce qui s’était passé, et la façon dont ils avaient été ballotés, de péripéties en péripéties. Après tout ça, des mois et des mois d’errance qui avaient mis au défi chacune de leur bonne volonté, leur endurance, leur amour lui-même, Isolde méritait bien, en effet, d’être traitée comme une princesse. Parfois, au vu de son entourage, de tous les gens qui se préoccupaient d’elle, ça n’devait pas être si difficile pour elle de se sentir aimée, bien traitée, et protégée. Il n’y avait pas que lui, après tout, qui comptait dans cette équation – et pendant toutes ces semaines à passer loin d’elle, fallait quand même admettre que Cesare avait été bien content d’égarer ses pensées vers une Isolde qui n’était sûrement pas seule mais au contraire bien entourée. D’amis, de proches, de gens qui tenaient à son bien-être et à son bonheur autant que lui, il le faisait. Des pensées réconfortantes, qui allégeaient un peu le silence et la solitude qui l’avaient englobé lui : c’était ça, l’truc – trop souvent, sans Clara, sans Isolde, c’était comme s’il n’y avait plus d’vie dans sa vie. Peut-être parce qu’il n’avait jamais été un fêtard, trop distant, trop froid, trop détaché du monde autour de lui – ça lui avait sauvé la mise à de nombreuses reprises fut un temps. Maintenant, ça faisait surtout de lui un type solitaire, qui allait boire un coup au bar en solitaire, et n’avait pas grand-monde pour s’préoccuper de son bonheur ou de son bien-être à lui. Alors peut-être bien que lui aussi, il mériterait d’être traité comme un prince, au moins pour ce soir ; une suggestion qu’il ne daigna pas faire malgré tout, égarant juste un sourire, pensif, au creux du cou de la blonde tout contre lui. « Moi qui pensais que tu serais quand même un peu trop indépendante et déterminée pour vouloir être juste une princesse. » plaisanta-t-il en citant le dernier mot comme si c’était une idée ridicule – oh, elle n’pouvait quand même pas dire qu’il ne la traitait pas comme une princesse ; toujours attentif, toujours patient, toujours affectueux –des attitudes que personne d’autre dans sa vie à lui n’avait eu l’occasion d’voir, émanant de sa personne. Comme quoi, elle en avait déjà certains, des privilèges. Au pire, si elle poussait trop loin, il pourrait toujours trouver un moyen de le lui faire regretter. Plus tard, cependant ; parce que maintenant, d’toute manière, le bain et le massage s’éloignaient de leurs pensées tout autant que de leur discussion : fallait croire qu’il avait laissé un débat intéressant, avec cette histoire de clonage. Mais il n’avait jamais fait de truc à trois, alors l’idée lui fit hausser les sourcils – sachant qu’il lui était impossible d’avoir deux Isolde pour l’heure, il n’arrivait pas à envisager ça arriver dans un futur proche : car ouais, lui non plus, il n’se voyait pas inviter qui que ce soit d’autre qu’elle dans son lit. Mais il suffisait juste qu’il laisse son imagination s’envoler un peu, pour que-… oui, oui, Isolde avait une bonne façon de s’vendre- de celle qui lui fit se mordiller la lèvre inférieure, un éclat rieur dans le regard, en la sentant défaire son pantalon. Et dire qu’il n’y avait pas si longtemps, c’était elle-même qui lui demandait de le remettre : comme quoi, ça n’avait pas été très utile, elle avait quand même fini totalement distraite. Et la façon dont son souffle se suspendit, rauque dans sa gorge, le trahit en premier sous ses attentions, alors même qu’il n’avait pas décroché son regard des yeux bleus de la jeune femme, comme happé par ceux-ci. « C’est vrai que-… ça peut être une image intéressante. » qu’il admit. Pour mieux se reprendre, un instant d’après, se penchant vers elle pour trouver son oreille, l’embrassant tendrement juste sous celle-ci, pour la faire frissonner. « Mais moi, si je dois t’embrasser là-... » qu’il désigna avec sa main aventureuse, et pourtant sage, ne frôlant rien d’autre que le tissu de son short entre ses cuisses, rien que pour laisser une empreinte de caresse à la zone concernée ; « j’voudrais certainement que personne vienne t’embrasser. J’préfère quand je peux t’entendre, moi. » de son souffle échaudé par les caresses aventureuses d’Isolde, Cesare n’avait pas quitté le creux du cou d’Isolde pendant ses paroles, se régalant de celui-ci en des baisers fiévreux et demandeurs- des attentions de ses lèvres, de sa langue, augmentant brusquement l’ardeur de celles qu’il avait aventurées, un peu plus tôt, dans sa nuque. C’était elle qui avait cherché, d’toute manière.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 5 Juil 2016 - 13:38

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Isolde savait que si elle n'avait pas pu passer cette soirée avec Cesare, elle ne l'aurait passée avec personne d'autre. Même si y avait cette soirée d'organisée un peu plus loin dans ce château et qu’y avait des amis à elle dans le lot des fêtards, elle serait restée toute seule chez elle à s'occuper de ses cartons. Les autres elle pouvait les voir quand elle voulait alors que Cesare c'était plus compliqué. Ils faisaient de leur mieux pour se voir plus souvent, c'était ce qu'ils s'étaient dit. Et ce soir, elle avait vraiment eu envie de le voir lui. Elle ne savait pas si le faire venir jusqu'au château était la meilleure idée du siècle, mais elle savait au moins qu'elle ne regrettait pas qu'il soit venu et qu'ils aient cette soirée pour eux deux. Et la soirée elle était encore loin d'être terminée. La nuit était tombée, le temps passait relativement vite - comme toujours quand ils étaient ensemble - mais ils avaient encore de nombreuses heures devant eux et, ils se l'étaient déjà prouvé, une grande résistance à la fatigue. Elle n'avait pas envie de dormir de toute façon. Elle avait l'impression que dès qu'elle était avec lui de toute façon sa fatigue s'envolait complètement. Même la dernière fois chez elle, elle avait été complètement épuisée et pourtant, elle avait tenu bon pendant des heures et des heures avec lui, sans avoir l’impression qu’elle allait tomber de fatigue. Ça avait fini par la rattraper, par les rattraper tous les deux, mais ils avaient quand même profité à fond de cette soirée ensemble. Comme quoi, ils se maintenaient l’un et l’autre éveillé et en forme bien plus efficacement que n’importe quel café, même bien serré. Elle avait bien envie de profiter de cette nuit comme ils avaient pu le faire la fois dernière, quand bien même là, y avait Clara qui dormait dans la chambre et qui ne faisait pas encore ses nuits, alors ils ne pouvaient pas l’oublier la pauvre petite. Elle savait déjà Isolde que d’ici quelques heures, la petite aurait besoin qu’on s’occupe d’elle à nouveau.

C’était pas facile à gérer un bébé, Isolde l’avait bien remarqué au fil des semaines qui s’étaient écoulées depuis que Clara était dans sa vie. Ça n’avait même pas été facile avant qu’elle vienne au monde, depuis le début de sa grossesse, Isolde pouvait le dire, c’était épuisant d’être mère et pourtant, elle se rajoutait sans cesse d’autres tâches, d’autres responsabilités, si bien qu’elle aurait vraiment dû être épuisée ce soir, entre le bébé et la mairie. Mais là, sous les gestes de Cesare, alors qu’elle sentait se détendre, elle n’avait pas envie de dormir. Peut-être qu’elle aurait pu, alors que le stress qu’elle accumulait s’était complètement envolé, mais non, elle ne se sentait pas fatiguée, juste désireuse de passer un bon moment avec Cesare. Capricieuse peut-être même, puisqu’elle semblait en demander beaucoup. « Je suis une princesse indépendante, qui aime avoir son petit ami auprès d’elle pour prendre soin d’elle. » Une princesse, ou juste une fille normale, sans doute. C’était normal après tout, d’apprécier d’avoir la personne qu’on aime pour prendre soin de soi, tout comme elle aimait prendre de Cesare. Après tout, s’ils devaient en revenir au fameux massage des pieds, c’était lui qui y avait eu le droit l’autre fois. Mais rapidement, ils n’en étaient plus là, alors que son idée de plusieurs Cesare avait réveillé une conversation qui éloignait bien loin les massages pour glisser sur une pente beaucoup plus érotique. Sa main glissée dans son pantalon, elle n’avait plus envie de la retirer à présent, tout autant qu’il savait faire naitre le désir en elle avec ses baisers, elle pouvait en faire de même avec ses caresses. « J’ai jamais dit que j’imaginais mes Cesare, juste en train de m’embrasser de toute façon. » Les pensées qu’il avait fait naitre dans sa tête, elles étaient plus osées qu’une histoire de baisers sans doute et la chaleur qui montait entre eux deux, ça n’aidait clairement pas ses pensées à être plus sages, bien au contraire.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 6 Juil 2016 - 2:17


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Sans le message d’Isolde pour le sortir de sa torpeur, il était plutôt évident de deviner ce que Cesare aurait fait de sa soirée. Même lui-même, d’un point de vue relativement critique sur ses attitudes, ses retraites silencieuses et sa solitude, il avait su qu’il était bon à gâcher les prochaines heures dans un silence le coupant du reste du monde, happé par ses pensées et la mécanique impitoyable de regrets qu’il ne devrait même pas éprouver. Avec tout ce qui se passait à Radcliff, le DeMaggio aurait dû être habitué à l’aspect imprévisible de bien des événements qui entouraient sa vie ; la mort de sa mère, pourtant, ç’avait fait partie des éléments qu’il avait le moins vu venir. Isabela, ç’avait un peu été comme Rafael, la prescience de la chasse, l’immuabilité du sang qui coulait dans ses veines – presque naïvement, pessimiste, il avait cru qu’elle ferait toujours partie de sa vie. Une empreinte noire, mystérieuse, indéfinissable, gravitant dans son monde, toute aussi apte à se retourner contre lui, qu’à devenir une aide non négligeable. Il l’avait senti, le lien autrefois si fort entre ses parents, s’être dégradé depuis son départ de la maison : ces dernières semaines, tout ce qu’il avait saisi de l’alliance vieille de près de trente ans entre ses parents, ç’avait été de la froideur, de la distance, du silence, de la tension. Cesare n’avait jamais été stupide au point d’croire qu’il pouvait faire confiance à sa mère, après tout ce qui s’était passé – mais sur l’échelle des gens horribles dans sa famille, celle-ci avait probablement fait partie des derniers rares spécimens qui en valaient un tant soit peu la peine. Il n’savait pas. Et jusqu’au dernier souffle de vie d’Isabela, Cesare n’aura donc jamais su à quoi s’attendre avec elle : trop souvent, elle avait oscillé entre le sentimentalisme et la froideur – des gestes doux, pour compenser l’indifférence dont elle avait fait preuve face à ses tourments à lui, aux actions de Rafael ou à tout ce qu’Aria et lui avaient enduré. Parfois, ç’avait été plus à cause de ce qu’Aria avait eu à vivre, que ce qu’il avait lui-même affronté de plein-fouet, qu’il avait haï sa mère, et repoussé la moindre des attentions de celle-ci. Et des années plus tard, malgré ses efforts, malgré ses choix, Aria était morte. Et sa mère l’avait bien trop tôt rejointe. Et Cesare n’saurait même pas décrypter tout ce qu’il ressentait vis-à-vis de ça. Même les vérités trop récentes qu’il avait apprises au sujet de sa sœur, étaient si lourdes de sens et de conséquence, qu’il n’savait pas quoi en faire ; elles lui crevaient insidieusement le cœur, alors qu’il aurait pu jurer que par instinct de survie, il n’y pensait pas tant que ça. Pourtant, la vérité faisait son effet, et il en payait le prix trop souvent, quand il s’retrouvait seul avec sa propre tête, ses hantises, ses démons trop réels.

Tant de lourdeur, de choses négatives qu’Isolde effaçait de son monde si simplement ; sans le sms d’Isolde pour briser le mutisme froid dans lequel il s’était enterré, il aurait continué à broyer du noir, à n’côtoyer rien d’autre que les monstres qui tournaient et tournaient entre sa tête et ses tripes. Contre toute attente, maintenant, il souriait, et sa mère et sa sœur, étaient toutes les deux à des milliers de kilomètres de la moindre de ses pensées – au mieux, ses songes gravitaient parfois en direction de Clara, dans la pièce voisine, simplement le temps qu’il tende l’oreille pour n’entendre aucun son, et en conclure que la petite était encore profondément endormie. Mais de par ses charmes, de par sa simple présence, le son de sa voix, son regard, sa douceur – un rien et tout à la fois, Isolde devenait la seule à exister sous ses yeux. Et c’était toujours si bon, si réconfortant, si évident : au beau milieu d’une Radcliff où rien n’faisait sens, l’évidence était rassurante, réconfortante. Importante. Plus importante que n’importe quoi d’autre. Alors si pour ça, il devait lui masser les pieds, lui faire couler un bain, et lui apporter à manger, il le ferait sans trop se faire prier ; question d’fierté, pourtant, même s’il avait tendance à lui faire de longs monologues amoureux et n’pas lésiner sur les preuves d’amour, il comptait quand même bien se faire un peu plus prier que ça. Et un peu mieux – là, tout ce qu’elle avait dit, ça ressemblait plutôt à des ordres, venus d’une fille un peu trop bossy à son goût. Il le lui ferait regretter, pour sûr. Heureusement, les caprices de princesse, ici, s’orientaient vers des délires qu’il était beaucoup plus enclin à suivre – ou au moins à écouter, parce qu’à moins qu’ils trouvent un mutant capable de cloner les gens (et encore, ce serait pousser le vice de chercher quelqu’un rien que pour ça) ils n’avaient pas vraiment la possibilité de concrétiser quoique ce soit. Un sourire sur les lèvres, il l’avait écoutée, presque sagement, sa main se dérobant de ses caresses aventureuses contre le tissu de son short, juste au creux de ses cuisses, pour descendre le long d’une de celles-ci – innocent, en comparaison des caresses qu’elle, elle appliquait, et lui faisaient littéralement perdre la tête. Elle savait bien s’y prendre pour ça, Isolde ; pour le rendre lentement mais sûrement fou. Fuck, maintenant elle y arrivait même avec ses mots. « J’vois que t’y as bien réfléchi. » ne put-il s’empêcher de lâcher, l’œillade joueuse, avant de se pencher un peu plus vers elle, la coinçant entre lui et le bord du bureau. « Et ils feraient quoi alors, tes Cesare ? » fallait bien qu’il voit si c’était possiblement réaliste, d’une quelconque façon ; parce qu’entre leurs baisers, leurs caresses, la fièvre qui grimpait, c’était bien trop facile pour eux de devenir fantaisistes à l’extrême.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 6 Juil 2016 - 15:52

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Isolde et Cesare, ils avaient déjà passé beaucoup trop de temps loin l’un de l’autre. Les dernières semaines qui s’étaient écoulées, elles avaient été longues, difficiles et ils n’avaient même pas vraiment su quand est-ce qu’elles se termineraient. Isolde l’avait toujours su dans le fond, que ça ne se terminerait que lorsqu’il y aurait un problème quelque part. Loin d’elle l’envie de remercier Lancaster pour les bombes de la mairie ou Moren d’avoir essayé de la tuer, mais le fait était que sans tout ça, elle ne savait pas si elle aurait déjà eu l’occasion de retrouver Cesare ou non. Elle l’avait espéré, bien entendu, mais quelque chose lui avait dit qu’il ne fallait pas trop qu’elle rêve non plus, de risque d’être déçue par cette réalité qui semblait vouée à toujours vouloir leur mettre plus de bâtons dans les roues. Il fallait toujours qu’y ait quelque chose qui n’allait pas pour les réunir et il fallait quand même admettre que ça avait tendance à l’agacer Isolde, elle en avait marre des trucs qui n’allaient pas. Elle espérait qu’avec sa position de maire, elle pourrait arranger assez les choses pour qu’y ait moins de trucs n’allant pas pour venir se mettre à travers de son chemin. Ce soir, quand elle avait envoyé son message, elle avait cru qu’ils pourraient se voir juste comme ça, parce qu’ils en avaient envie, parce qu’ils ne s’étaient pas vus depuis trop longtemps et qu’ils avaient envie de profiter de la présence de l’autre. Elle avait cru qu’il n’y aurait rien de négatif à signaler durant cette soirée. Pourtant, Cesare avait perdu sa mère. Ouais, ça ne semblait pas vraiment être un drame dans sa vie, ou alors il le cachait très bien. Il n’était pas dans le même état qu’elle le soir de la mort d’Anthea, mais sa mère était quand même morte et il semblait presque qu’il fallait toujours que quelqu’un meurt ou presque pour qu’ils se retrouvent.

Au moins, ils avaient déjà bien commencé à profiter de cette soirée. Plus tôt ils avaient frôlé de près un nouveau problème qui viendrait se mettre en travers de leur route, mais finalement, ça s’était arrangé. Ils étaient passé par la case difficile avec cette histoire de dossiers et les prochains jours, Isolde savait qu’elle risquait de s’en vouloir de lui avoir demandé ça, qu’elle allait s’inquiéter bien entendu. Mais y avait une partie d’elle qui se disait que de toute façon, elle était toujours inquiète quand il n’était pas avec elle. Elle ne savait pas ce qu’il faisait, comment il allait et ça avait quelque chose de stressant. Peut-être que si y avait un seul et unique ordre qu’elle devait lui donner, ce ne serait pas un massage des pieds ou de lui faire couler un bain et de lui apporter à manger. Ce serait de lui envoyer juste un petit message par jour pour lui dire qu’il allait bien. Mais elle ne voulait pas être cette fille qui commençait à râler sur l’absence de message. Ça la rassurerait quand même beaucoup. Mais, elle avait beau plaisanter, lui demander plein de truc et exiger qu’il la traite comme une princesse, elle estimait qu’elle n’était pas vraiment comme ça, la fille trop exigeante qui en demandait toujours plus. Elle ne faisait que rigoler. Tout comme dans le fond, la suite de la conversation n’était qu’un délire de plus parce qu’elle n’aurait jamais deux Cesare. Elle n’en voulait qu’un de toute façon, celui qui était en face d’elle et qui ne semblait pas insensible, ni à ses caresses, ni à ses mots. Elle senti rapidement le bureau dans le bas de son dos, se retrouvée coincée comme ça, ça lui arracha un large sourire. « Oh, tu sais, doubler les Cesare ça multiplierai mes propriétés privées. » Comme pour appuyer ses mots, elle accéléra ses caresses, plus fermes, plus tentatrices, plus explicites. « Ce qui tombe plutôt bien si on considère que moi, j’peux apprécier le sexe dans deux sens. » Pour appuyer ses propos, elle utilisa sa main libre pour attraper l’une de celles de Cesare et venir la poser sur ses fesses. « Peut-être bien que mes deux Cesare ils auraient la chance de m’entendre deux fois plus du coup. » Elle haussa légèrement les épaules, son sourire toujours plaqué sur le visage. La conversation avait pris un tournant assez particulier, mais ils n’étaient qu’entre eux deux, ils étaient un couple, alors y avait pas de raison de se retenir, y en avait aucun des deux qui était particulièrement chaste après tout, ils le savaient d’expérience.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 6 Juil 2016 - 23:12


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Il se souvenait bien, Cesare, de la dernière fois qu’ils s’étaient vus, avant toutes ces semaines de solitude. Ils avaient au moins réussi à sauver les apparences, déjà à l’époque, parvenant à s’occuper l’esprit assez longtemps pour que l’ivresse d’être ensemble, l’emporte sur la moindre appréhension qu’ils auraient pu avoir vis-à-vis du temps qu’ils auraient à passer l’un sans l’autre. Et Cesare avait souvent repensé à ces moments passés avec elle – à d’autres aussi, évidemment, souvent bien plus intéressé à l’idée de repasser devant sa tête les visages souriants d’Isolde, au creux de ses oreilles le son de son rire, ou de ramener à sa mémoire les sensations éveillées par ses simples attentions : une main sur sa joue, ses regards à nul pareil, l’aura délicate et rassurante dans laquelle elle semblait l’enlacer, à chaque fois qu’il se remémorait un tant soit peu de quelques choses en rapport avec elle. Ouais, comme il le lui avait promis, il avait souvent pensé à elle – et pas seulement par désir, pour repousser l’appétit grandissant en lui en même temps que le manque de sa présence, tout simplement. Heureusement, quand il pensait à elle, il n’pensait pas qu’à ça ; les dix mois qu’ils avaient passés à plus se disputer qu’autre chose, avaient achevé de construire en lui une patience sans limite vis-à-vis de ce genre de préoccupations. Non, il avait heureusement, bien plus souvent pensé à Isolde en s’demandant si elle allait bien, comment elle vivait cette fameuse campagne si problématique qu’elle s’était imposée à elle-même. Si Clara allait bien, aussi- comment leur fille grandissait-elle, au combien elle aurait changé quand il la reverrait. Si Isolde se sentait seule, ou si elle était au moins entourée de gens qui tenaient à elle, s’préoccupaient de sa sécurité et de son bien-être. Combien de fois aurait-ce été si simple, de prendre son téléphone, rien que pour lui envoyer un message ? Une simple bouteille à la mer, lancée innocemment pour s’assurer qu’elle tenait bon- qu’ils n’s’étaient pas complètement perdus à cause du temps qui passait trop lentement et trop lourdement. Mais il avait aussi très bien su que s’ils s’lançaient là-dedans, ce n’serait qu’un cercle-vicieux qui aurait eu tôt fait de trahir toutes leurs autres volontés. Irrémédiablement, Isolde et lui tout autant, auraient eu envie de s’voir, de passer du temps ensemble, simplement d’être avec l’autre, rien que pour quelques minutes, un regard, n’importe quoi. Mais ç’aurait déjà été trop – trop pour sa sécurité à elle, trop pour ses plans à lui. C’était bien pour ça aussi, que le DeMaggio avait soigneusement évité tous les coins de la ville où elle aurait été susceptible d’être, ignorant volontiers tous les spots télévisés ou les pages de journaux dans lesquels elle aurait pu apparaître. Ç’aurait pu être mélangé avec de l’indifférence pour n’importe qui, et ç’avait été l’effet escompté.

Mais maintenant qu’ils s’étaient retrouvés, maintenant qu’ils avaient enfin cédé aux appels lascifs de leurs sens, à tout ce que leurs tripes leur hurlaient depuis trop longtemps déjà, Cesare n’avait pas l’intention de partir maintenant. Il n’voulait plus, rien d’autre que quelques minutes, il voulait beaucoup plus que ça – il voulait un temps infini, pouvoir être avec elle l’esprit tranquille, loin des préoccupations qui l’avaient tant assailli pour toutes ces semaines si lentes à passer. Revoir Isolde, revoir Clara, ç’avait ramené au bord de sa conscience, toutes ces évidences qu’il avait juste envie d’exprimer à haute voix – qu’il avait exprimées, pour certaines, quand ils avaient été en route vers l’hôpital. Plus jamais il n’voulait laisser passer autant de temps avant de revoir Isolde. Plus jamais il n’voulait sortir de leurs vies, à elle et Clara, si longtemps. Plus jamais il n’voulait laisser une quelconque responsabilité s’mettre entre eux. C’était comme remuer le couteau dans la plaie, ou se fustiger eux-mêmes, là où le temps et les circonstances le faisaient déjà si aisément. Lutter contre tout ça, forcément, ça semblait plus difficile que simplement s’laisser porter, subir, mais maintenant qu’il n’se souvenait que trop bien tout ce qu’il y avait en jeu, il avait juste- envie d’prendre sa vie en main, et n’penser à rien d’autre que tout ce qui était si évident en lui. Pourtant, les conversations que la Saddler et lui avaient eues jusque-là, depuis qu’ils s’étaient retrouvés pour ce soir, semblaient presque inutiles, vouées à être étrangères dans une ville comme Radcliff, des vies comme celles qu’ils menaient. C’était ce qu’il y avait de si bon, dans les discours stupides et imaginaires qu’ils tenaient : ils n’étaient pas prêts d’avoir un deuxième Cesare ou une deuxième Isolde sur les bras – et même si une telle chose devait arriver, l’expérimentation sexuelle, n’serait pas la première idée qui leur viendrait en tête. Mais après avoir passé tant d’temps à parler de mort, de chasse, d’ennemis, il n’pouvait franchement pas dire qu’y’avait quoique ce soit à détester dans cette conversation complètement excentrique. Rien. Certainement pas les attentions de la blonde qui allaient avec, ses caresses qui mettaient de plus en plus sa patience à mal – n’savait-elle pas, Isolde, qu’il n’était pas une personne très patiente, Cesare ? Tant pis. Sans se faire prier, la main placée par la jeune femme, il la fit glisser entre les tissus qu’elle s’était remis sur le dos, et sa peau nue dont il avait été privé, pinçant affectueusement la chair. Et oh, cette conversation qu’ils avaient maintenant, y’avait certainement rien qu’il serait humainement capable de juger inutile. Au contraire. « J’me retrouve à vraiment regretter l’absence d’un autre Cesare, là maintenant. » qu’il eut du mal à retenir, la voix baignée d’un rire évident, mais d’un intérêt galvanisé à son extrême tout autant. Sans se faire prier plus longtemps, le chasseur fondit sur les lèvres de la mutante, demandeur et offrant tout à la fois, langoureux, suave, malgré son souffle court et la façon dont toutes ses veines vibraient sous sa peau désormais. « J’peux toujours essayer d’faire de mon mieux, hein... » haussant un sourcil, il ne lui laissa pas le temps d’un souffle avant de prendre sa bouche à nouveau, sa main aventureuse quittant sa place de choix pour s’afférer à défaire son short, le faisant glisser le long de ses cuisses jusqu’à vers ses genoux, où elle pourrait s’en défaire elle-même. « Comme ça, à chaque fois que tu te retrouveras là, seule, tu penseras à moi. » elle devait penser à lui dans des lieux bien divers maintenant – comme quoi, elle avait bien fait de quitter son appartement après la nuit qu’ils avaient passée ensemble dans celui-ci juste avant de se quitter. Et comme cette fois-là, avec ses mains hasardeuses, Isolde avait bien dû savoir qu’elle s’était engagée dans un jeu aussi amusant que dangereux.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 6 Juil 2016 - 23:48

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Isolde passait énormément de son temps dans ce bureau. Elle avait un tas de trucs à gérer avec Insurgency sur les bras, alors, elle depuis qu’ils avaient installés leur QG ici, Isolde avait passé de nombreuses heures ici. Ce n’était pas pour rien qu’elle avait choisi un bureau à côté duquel il y avait une chambre et une salle de bain, parce qu’elle avait su – encore plus quand y avait eu le couvre-feu – que des fois, elle serait obligée de rester dormir ici. Elle avait déjà expérimenté ça bien plus d’une fois, quand elle avait été enceinte, elle n’avait jamais été assez folle pour traverser la ville après le couvre-feu pour rentrer chez elle et des fois, elle n’avait juste pas eu le courage alors qu’elle avait mal partout et qu’elle voulait juste dormir pendant que le bébé n’était pas décidé à lui foutre des coups de pieds pour montrer qu’il était bien là. Même le soir où elle avait retrouvé Cesare, peu de temps après la naissance de Clara, si elle avait été si en retard sur le couvre-feu c’était que dans le silence qui avait régné dans la pièce, elle s’était endormie, sans Clara pour pleurer au bout de quelques minutes, elle n’avait pas réussi à se réveiller à temps. Et puis bien sûr, il y avait eu les semaines de campagne qu’elle avait passées enfermée là-dedans, y faisant sa vie quand bien même ça ne lui plaisait pas. Une fois de temps en temps ce n’était pas bien dérangeant, mais là, c’était devenu tous les jours pendant trop longtemps, alors ce bureau, elle avait presque commencé à le détester. Quand bien même y avait bien de trucs sympas, notamment le lit de la chambre qui était vraiment pas mal où la fameuse baignoire dont elle avait parlé vite fait à Cesare, qui était plutôt sympa aussi. Elle avait quand même passé trop de temps ici, alors y avait des moments où elle détestait les lieux.

Mais pas ce soir, certainement pas ce soir. Maintenant qu’elle était là avec Cesare, elle commençait déjà à se défaire de la haine qui lui venait de cet endroit. Elle n’en avait jamais douté, mais maintenant elle pouvait le dire, les semaines qu’elle avait passées là-dedans, elles auraient été des millions de fois plus supportables si y avait eu Cesare avec elle. Jamais elle ne se serait lassée de l’endroit si jamais il avait été là. Elle se demandait si c’était vraiment possible de se lasser d’un endroit quand il était dans les parages de toute façon. Elle savait maintenant que ce bureau elle le verrait d’un meilleur œil, ça ne faisait pas l’ombre d’un doute. Les souvenirs qu’elle avait des moments passés avec lui, ils suffisaient à lui ramener le sourire quand elle y pensait. Au moins depuis qu’ils s’étaient retrouvés. Quand ils avaient été loin l’un de l’autre, ça avait été plus compliqué, ça avait dépendu des jours. Y avait eu des moments où ça la faisait sourire, d’autres où elle avait cru que ça allait la faire pleurer tant il lui manquait. Mais ils rattrapaient déjà bien le temps perdu. Même s’ils se perdaient dans des conversations un peu étranges sur des délires complètement improbables. Parce que dans le fond, un ménage à trois avec deux elle-même, ça avait quelque chose de carrément glauque, tout comme deux Cesare, ce le serait pour lui. Au final, ils étaient de toute façon très bien rien que tous les deux. Elle ne regrettait pas d’avoir placée la main de Cesare là où elle l’avait mise, bien au contraire. « C’est vraiment dommage hein … » Elle soupira, faussement attristée, par le fait de n’avoir qu’un seul Cesare, avant de monter sa main libre vers sa joue alors qu’il était venu l’embrasser. « Hmmmm, c’est intéressant ça. Tu as toute ma confiance. » Il avait toujours toute sa confiance et elle savait qu’y avait pas moyen qu’il la déçoive, au lit, ou ailleurs de toute évidence. Les lèvres collées au siennes, elle agita légèrement les jambes pour faire glisser son short qu’elle envoya plus loin d’un léger coup de pied dans le vent. « J’aime vraiment cette perspective. » Ils en avaient déjà dans cette pièce des souvenirs, mais elle n’était pas contre en créer d’autres, elle n’en aurait jamais assez, de souvenirs avec Cesare. Elle lâcha enfin ses caresses pour continuer à descendre son pantalon alors qu’elle l’avait abandonné depuis un moment maintenant, il était grand temps de s’en débarrasser.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 7 Juil 2016 - 0:58


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Insurgency, la course à la mairie, Kingsley Moren, ses parents- Radcliff dans son ensemble ; y’en avait eu, des choses, pour s’poser entre eux. Des circonstances atténuantes, retardant leurs retrouvailles, des choix qu’ils avaient dû faire avant tout le reste, des décisions qu’ils avaient dû prendre, et avaient parfois creusé un fossé entre eux et leurs rêves. Après tout, comment Cesare pouvait-il blâmer Isolde d’avoir voulu essayer de devenir maire, de changer les choses sans avoir à faire exploser la moitié de la ville, alors que lui-même, il avait fait ses choix, pris certaines obligations qui le forçaient à rester à Radcliff ? C’n’était pas comme s’ils avaient été à deux doigts de pouvoir plier bagages pour quitter la ville et laisser toute cette misère derrière eux, une nouvelle vie à portée de mains, quand elle avait décidé de se lancer contre Lancaster pour le poste de maire. Il aurait juste-… voulu être consulté, Cesare, pouvoir au moins s’préparer à la chose- encaisser le fait que sa petite-amie allait se mettre sous le feu des projecteurs, exposée, en danger, juste sous le nez de hunters prêts à tout pour l’arrêter. Et il avait eu raison- raison de s’inquiéter, et d’lui en vouloir jusqu’à venir chez elle pour lui hurler dessus – encore une fois – parce que ce fameux danger qu’il avait prévu, il était arrivé. Et il était lourdement tombé sur la tête d’une Isolde qui n’avait rien vu venir : combien de fois la jeune femme avait-elle dit qu’elle était prête à se sacrifier pour sa cause ? Tout autant que cette réplique si souvent lâchée par Isolde avait le don d’horripiler le chasseur, elle avait eu tort, d’voir les choses comme ça. Parce que comme pour cette nuit à l’entrepôt, les chasseurs n’venaient pas simplement pour se débarrasser d’une personne, pour mieux passer leur chemin après. Ici, à Radcliff, la guerre n’avait pas de limite et elle entrainait n’importe qui. Alors comme quand lui, il avait dû choisir cette nuit-là, Isolde, elle n’serait pas seulement morte s’il n’était pas arrivé à temps, mais toute sa réputation aurait probablement été ruinée. Elle aurait été la maire illusoire qui n’aurait rien pu faire changer, et son discours, sa présence, son existence, tout ça aurait complètement été effacé par les attentats, les bombes, les centaines de victimes qui créaient encore la panique aujourd’hui en plein Radcliff. Des choses auxquelles il était bien content d’échapper ce soir, alors que trop souvent, les hunters continuaient de s’auto-congratuler pour ce geste aussi sanglant qu’impétueux. A Isolde de gérer, maintenant. Au moins pouvait-elle savoir que quoiqu’il se passe, quoiqu’elle fasse, quoiqu’elle décide, elle l’avait toujours lui, à ses côtés. S’il devait aller s’introduire dans le cabinet de Callahan pour l’aider, il le ferait, tout comme il n’avait eu aucun mal à s’foutre entre Moren et elle, au moment décisif. C’était tous les deux, qu’ils voulaient construire leur avenir – il n’allait donc certainement pas la laisser tomber à la moitié du chemin juste parce que ça pourrait être plus facile.

Plus facile, ça n’signifiait pas forcément mieux, surtout quand il était question d’eux deux – il le lui avait déjà dit, à Isolde, et malgré les mois qu’ils enduraient, malgré les épreuves, il le pensait toujours autant. Alors pour tout ce qu’il leur restait à faire, ils avaient bien le droit de profiter des trêves qu’ils s’octroyaient comme ça, au beau milieu de tout ce qui se précipitait dans leurs vies. Cesare se sentait stupide, depuis qu’il avait reçu le message de la part d’Isolde, de n’pas avoir pensé à la joindre pour passer la soirée avec lui. Il en avait manifestement eu besoin, plus besoin que d’n’importe quoi d’autre dans cette ville minable. Avec Isolde, toutes ses peines devenaient tout d’suite plus supportables, et eux deux, ils étaient si évidents, que ça en effaçait tout l’reste. Il savait ce qu’il voulait, quand il était avec elle : il voulait la voir sourire, heureuse, défaite de toutes ses préoccupations. Il voulait qu’elle puisse connaître une vie comme ça, à faire ce qu’elle voulait, à être celle qu’elle voulait être. Il voulait qu’elle se sente sauve, rassurée, apaisée. Il voulait qu’elle n’sente pas l’impact de ses actes peser sur son âme, ni le sang sur ses mains entacher sa peau. Leurs actes, ils s’aimaient malgré tous ceux-ci. Alors il savait aussi, Cesare, qu’il n’avait certainement pas besoin d’une nuit passionnée et érotique en compagnie de deux Isolde, pour l’aimer plus qu’il ne l’aimait déjà – il n’avait même pas eu besoin d’connaître ses premières nuits de sexe avec elle pour l’aimer. Ça, c’était arrivé avant, et c’était toujours ce qui avait rendu le moindre de ses gestes de tendresse, aussi doux, aussi attentif et passionné. Mais bon, quand il était question d’laisser son imagination naviguer vers des travers coquins et tentateurs, il avait bien l’droit de regretter de n’pas pouvoir faire pleinement plaisir à la jeune femme, comme elle semblait si bien se l’imaginer- elle lui dépeignait une image plutôt intéressante, indéniablement. Il pouvait déjà faire beaucoup par lui-même, au vu de l’appétit insatiable qui continuait de bouillonner dans leurs veines, se traduisant l’ardeur de leurs baisers ou la curiosité échaudée de leurs mains baladeuses. Comme elle l’avait fait un peu plus tôt, Cesare se débarrassa de son pantalon, l’envoyant il ne savait où dans son dos, avant de revenir l’embrasser. Une bonne distraction, le temps de la presser un peu plus contre le bois de son bureau, l’entrainant à s’asseoir sur le bord de celui-ci. Il mordilla sa lèvre, apaisant la fine douleur d’un autre baiser. « Peut-être que tu penseras aussi à moi quand quelqu’un te racontera quelque chose de super important… et t’oublieras tout c’qu’on te raconte. » il ricana contre ses lèvres, ses mains glissant avidement le long des cuisses enfin nues d’Isolde – certes, elle avait été en short, mais c’était mieux maintenant. L’image qu’il venait de dépeindre, fallait avouer qu’elle était clichée, mais terriblement affriolante, surtout dans un endroit pareil. Ils n’pouvaient de toute manière pas aller dans la chambre, sans quoi, ils réveilleraient Clara, alors autant faire avec ce qu’ils avaient.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 7 Juil 2016 - 13:12

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Quelques semaines, ça avait été long et compliqué, insupportable parfois. Combien de fois Isolde s’était demandé si elle n’allait pas finir par craquer et par envoyer un message à Cesare pour le supplié de bien vouloir la rejoindre quelque part, n’importe où juste pour avoir la chance de passer un peu de temps avec lui. Elle aurait voulu juste une étreinte rassurante, ou simplement le fait de croiser son regard, elle qui aimait tant la façon dont il la regardait. Elle aurait voulu juste un baiser, quelques mots, pas grand-chose, au moins quelques instants avec lui. Mais quelques instants, est-ce que ça aurait été possible ? Ils étaient devenus doués dans l’art de grappiller du temps sans se soucier des conséquences. Ils l’avaient prouvé lors de la dernière nuit qu’ils avaient passé ensemble dans son appartement, encore un petit peu de temps, pouvait vite se transformer en de nombreuses heures avec eux et pourtant, ils s’étaient séparés avec la conviction que ça n’avait pas été assez. Le temps qu’ils passaient ensemble, il les rendait gourmands, avides de grignoter le plus de temps possible ensemble et qui pourrait le leur reprocher de toute façon ? Ils s’aimaient, alors c’était normal de vouloir passer du temps ensemble. Mais, y avait tellement de choses entre eux, tellement de problèmes qu’ils devaient gérer, tellement de responsabilités qu’ils s’étaient imposés qu’il fallait bien qu’il y avait toujours quelque chose pour venir les séparer. Puisqu’ils étaient voués à se quitter le lendemain, pour ne se revoir que quelques jours plus tard, ils pouvaient bien tout oublier le temps d’une soirée pour ne profiter que l’un de l’autre. Tout le reste, ce serait toujours là le lendemain matin. Les dossiers seraient toujours là sur son bureau, les problèmes seraient toujours au quatre coin de Radcliff, mais Cesare lui, il ne serait plus là, alors bien évidemment qu’elle pouvait laisser tout ça de côté pour n’être qu’avec lui ; qu’à lui.

Maintenant qu’ils avaient réglé cette histoire avec Callahan, ils pouvaient passer à autre chose. Sans doute qu’ils auraient de nouveau l’occasion d’en parler plus tard, parce que maintenant qu’il avait accepté de s’occuper de cette affaire, il faudrait bien qu’ils en parlent. Mais pour le moment, y avait rien d’autre à dire là-dessus et puisque les autres dossiers ne l’intéressaient pas plus lui qu’ils ne l’intéressaient elle, ils pouvaient laisser tout ça de côté et passer à autre chose. Avec les délires qui étaient nés dans sa tête à la suite d’une simple phrase qu’il avait prononcée, ça n’avait pas été franchement très dur de passer à autre chose. Maintenant tout ça c’était bien loin, les dossiers, le boulot. Aussi loin sans doute que le bain, les massages et la nourriture. Le vide au fond de son estomac, elle ne le ressentait même plus à présent. Son short et le pantalon de Cesare n’avaient pas fait long feu et ça n’avait rien de regrettable, bien au contraire. Assise sur le bord du bureau, elle avait vite fait poussé tout ce qui pouvait de trouver derrière elle, presque soulagée d’avoir précédemment poussé sa pile de dossier, ça lui éviterait de tomber par terre. Et y avait bien quelques trucs qui étaient tombés, mais rien d’assez important pour qu’elle y accorde un peu d’attention. « Ça m’est déjà arrivé plein de fois ces dernières semaines ça. » Elle s’était souvent perdue dans ses pensées concernant Cesare pendant ces quelques semaines, des fois au point qu’elle en perdait contact avec la réalité et laissait les autres parler sans les écouter. « Et je nous imaginais aussi souvent, sur ce bureau. » Un sourire sur les lèvres, elle dégagea rapidement son débardeur, l’envoyant plus loin, pour se retrouver juste en sous-vêtements, ils étaient beaux, choisis spécialement pour Cesare alors, autant les montrer. Elle tira contre son t-shirt pour le rapprocher d’elle pour pouvoir l’embrasser, sa main fermement enserrée autour du tissu de ce t-shirt complètement inutile. Elle avait eue beaucoup d’image en tête concernant Cesare, fallait dire qu’il faisait facilement marcher son imagination, comme avec cette histoire de clonage, alors forcément, elle s’imaginait plein de trucs et au moins, maintenant y avait moyen de les rendre réelles ces images.

_________________
the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 8 Juil 2016 - 1:06


ALL I WANT IS TO FEEL MY HEART BEATING
i will stay with you tonight
hold you close 'til the morning light
in the morning watch a new day rise
we'll do whatever just to stay alive
☆☆☆

Maintenant qu’ils en étaient là, à enfin se retrouver- surtout à cet instant précis où ils n’étaient que tous les deux, si Cesare pouvait s’octroyer un caprice, ce serait celui de volontiers laisser derrière, voire oublier, les semaines qui étaient passées. Celles-là même qui avaient semblé si problématiques la dernière fois qu’ils s’étaient vus chez elle : avec du recul, il serait prêt à orgueilleusement dire que ça n’avait pas été si terrible que ça – irrémédiablement, ils y avaient survécu, et tout ça pour bien mieux se retrouver. Pourtant, si Isolde lui avait envoyé un message ce soir, avec la claire intention de le voir juste pour le voir, exprimée dans le sms lui-même, il était impossible de prédire si Cesare aurait sauté à pieds joints sur l’opportunité, ou s’il aurait été bien plus prudent. Ils s’étaient promis de se revoir plus souvent, tous les deux – mais ça, ç’avait été avant que le brun ne découvre que pendant qu’il avait eu le dos tourné avec Kingsley Moren, quelqu’un s’était attaqué à sa mère, réduisant considérablement la quantité des dernières personnes en qui Rafael pouvait un tant soit peu se fier. Maintenant, y’avait plus que Rayen et lui, et le jeune homme savait bien que cette histoire finirait bien assez tôt par lui retomber dessus, et lui renvoyer la pareille de toutes les illusions qu’il avait eu l’audace de se construire en tête, quand il avait été dans les couloirs de cet hôpital, avec Isolde dans ses bras. Il pouvait facilement dire aussi, qu’y’avait eu l’adrénaline, la panique, la fatigue pour galvaniser encore plus leurs paroles, et leur faire mettre la charrue avant les bœufs. Suffisait de voir la vitesse avec laquelle la réalité les avait rattrapés quand ils s’étaient retrouvés tous les deux dans ce bureau, pour savoir évidemment qu’ils ne s’en déferaient jamais complètement. Mais combien de fois déjà, Cesare avait-il prononcé ces mots ? Combien de fois le moindre petit bâton dans leurs roues, le moindre obstacle sur leur trajet, avait poussé le DeMaggio à penser comme ça, et à dire des choses qu’il n’pensait qu’à moitié, si rarement quand il était avec elle ? Non, quand il était avec elle, Cesare n’pensait pas aux risques, aux dangers, à la démesure dans laquelle ils nageaient – il était plongé tête la première dedans, lui avant elle probablement ; il s’noyait complètement dans les délicieux instants qu’ils passaient l’un avec l’autre. C’était après, que tout retombait – parce qu’à Radcliff, tout ce qui suivait un moment heureux, c’était forcément une putain de mauvaise nouvelle, ou une péripétie à la con qui lui froissait le cœur, et flouait ce qui avait été si évident une poignée d’heures plus tôt. Un véritable cercle-vicieux, qui aurait presque pu pousser le chasseur à croire en une autorité supérieure, quelque part, qui s’plaisait bien à s’acharner sur lui – à faire tourner et tourner encore la roue de la fortune, le baladant entre des moments si évidemment heureux, et une chute vertigineuse trop peu de temps plus tard. Il savait, pourtant, que s’ils devaient partir comme ça, Isolde et lui, sa vie n’en serait que plus heureuse – il serait avec elle, avec Clara, et tous les trois, ils auraient des chances réelles de construire une vie loin d’toutes ces conneries. Dans sa tête à lui, le problème, c’était Radcliff bien plus que n’importe quoi d’autre.

Mais il n’allait clairement pas faire partie de c’genre de personne, demandant à l’autre de choisir entre ses convictions, et cette lueur trop faiblarde qui s’essoufflait trop souvent, à cause de son propre désespoir à lui. Il n’lançait pas les ultimatums de la sorte, Cesare, pour en avoir lui-même subi un certains nombres dont il gardait des souvenirs bien particuliers. Il savait, d’toute manière, que s’il devait attendre une éternité qu’elle se décide à tracer son chemin, à faire sa vie, il attendrait ; son cœur, lui, il tiendrait. C’était le reste qui fluctuait sans cesse : ses tripes, son courage, sa volonté, les évidences construites par sa façon d’percevoir le monde. Et comment maîtriser quoique ce soit là-dedans ? Insidieusement, les moments heureux et sans implication particulière, passés avec Isolde, aidaient beaucoup. Quand il était là, avec elle, à s’perdre dans son regard, à dessiner son sourire dans sa mémoire, à humer son odeur si près de lui, son cœur battait si fort la chamade qu’il menaçait d’exploser, serait-il prêt à jurer. Y’avait rien de plus évident dans c’monde, ou dans sa vie, que l’ardeur avec laquelle il l’aimait. Et de toutes les façons possibles et imaginables, il comptait bien le lui prouver, encore et encore – le lui répéter, encore et encore, jusqu’à ce que ce soit un fait immuable, gravé dans son palpitant à elle tout autant que dans le sien à lui. Elle était une évidence dans sa vie à lui, et il s’en voulait encore pour toutes les fois où ses mots hasardeux et maladroits, ses attitudes, ses choix, lui avaient un tant soit peu fait croire le contraire. Là au moins, il concentrait tous ses efforts sur elle, son attention exclusivement dirigée vers elle, ses prunelles noires accrochées aux gestes qu’elle esquissait, à ses lippes, à la profondeur de ses iris à elle, ou au grain de sa peau, sur laquelle il avait dangereusement envie d’égarer sa bouche. Partout. Vraiment partout. Alors quand elle commença à repousser certaines choses du bureau, il eut un ricanement, lourd de sens – elle avait saisi ses intentions et il n’allait probablement pas reculer maintenant. « Ouais-… désolé, j’ai oublié de préciser. J’compte pas faire en sorte à ce que tu penses à nous, tapant la discut’ sagement, hein… » son sourcil s’arqua, alors qu’il se laissait volontiers entrainer vers elle, sans esquisser le moindre mouvement pour enlever son tee-shirt. Au contraire, il vint glisser ses mains là où elle les avait elle-même égarées un peu plus tôt, sur les dessins de ses fesses, qu’il pinça affectueusement, avant de glisser la pulpe de ses doigts entre sa peau et le tissu qui était encore là. Un beau tissu, bien fin, sur lequel il avait attardé de nombreuses œillades lascives- mais il ne perdit pas beaucoup plus de temps, venant se pencher vers son oreille. « La prochaine fois, tu nous imagineras sur ce bureau-… avec ma langue partout sur toi. » y’avait pas besoin de deux Cesare pour ça, bien évidemment – une évidence qu’il souligna lorsque de nouveaux baisers langoureux trouvèrent le creux sous son oreille, la naissance de son cou- et pour mieux illustrer ses intentions, grillant les étapes, il vint chercher sa cuisse d’une de ses mains, la ramenant contre son flanc pour directement pouvoir s’écarter un peu, ses premiers baisers aventureux, du bout de la langue, s’échouant aux prémices de ses hanches- sur son bas-ventre, là où s’étendait la frontière des zones encore cachées par son si beau sous-vêtement, si tentatrice et embêtante à la fois.

_________________


              THANK YOU FOR LOVING ME              
WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
it's not easy to express your feelings about how much you care about someone, and how much they've done for you, and shaped you as a person. how can you summarize how he feels in that moment and how much she means to him, in one sentence?

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