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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 7 Avr 2016 - 21:36


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Au-delà de tous les problèmes qui avaient pu assombrir son humeur de manière générale, Cesare venait de mettre les pieds dans un rendez-vous auquel il ne s’était absolument pas préparé : peut-être que ça n’avait pas été le cas non plus, lorsqu’il était venu frapper à sa porte en apprenant la mort d’Anthea, ou pour l’engueuler à pleins poumons pour tout ce qu’elle avait pu prendre comme décisions totalement folles et dangereuses- mais c’était arrivé, et ils s’en étaient plutôt bien sorti. Alors ils n’pouvaient pas être rouillés par quelques semaines loin l’un de l’autre, non ? Il suffisait qu’Isolde soit juste là, pour que Cesare sente un naturel, doux, tendre et amoureux, revenir guider ses gestes et orienter ses pensées vers l’instant présent : ouais, Isolde lovée tout contre lui, c’était tout ce dont il avait besoin pour sentir cette peine lancinante s’envoler un peu d’entre ses entrailles. Parce qu’au fond, il n’avait pas grand-chose pour être attristé par la mort de sa mère ; ça ne le détruirait pas comme la mort d’Aria l’avait fait- il avait plutôt bravement encaissé la nouvelle, insondable et distant jusque-là. Peut-être était-ce ça le problème : loin de la Saddler, loin de la sécurité qu’elle était bien la seule à pouvoir lui procurer, Cesare s’était accroché plus fermement que jamais aux masques de froideur qu’il utilisait pour se séparer du reste du monde. Ces mêmes masques qui étaient tombés, dès lors que le soulagement avait dénoué ses nerfs en découvrant ce que la jeune femme avait préparé. Mais ils s’l’étaient dit déjà, à de nombreuses reprises, ils n’pouvaient pas laisser le négativisme des mauvaises nouvelles ruiner les rares, heureux et doux moments qu’ils avaient ensemble : un réflexe qui revint guider les gestes du DeMaggio, traçant un sourire au coin de ses lèvres, dès lors qu’Isolde vint sur ses genoux, blottie contre lui. Son parfum, sa présence- voilà qu’il avait juste envie de penser à eux deux. Aux premières répliques de la jeune femme, Cesare lâcha d’ailleurs un léger ricanement, haussant les sourcils comme pour détendre l’atmosphère – et surtout, totalement déculpabiliser Isolde par rapport à tout ce qu’elle n’avait pas préparé ; « Bah c’est toujours mieux que c’que moi j’avais en tête. Faut croire que j’ai plus le réflexe d’partir dans des théories du complot ou des trucs comme ça, que d’t’imaginer en train de mettre une robe sexy. » quelle ironie- mais peut-être que c’n’était pas une mauvaise chose ; au moins, la surprise avant été totale, et il espérait bien pouvoir passer la soirée, chacune de ses petites attentions, à faire comprendre à la transmutante qu’il appréciait chacune de ses intentions. « Mais ouais, moi j’ai envie d’en profiter maintenant-… alors on va trouver hein. » après tout, ils s’étaient déjà prouvé qu’ils n’avaient pas besoin de grand-chose d’autre qu’un canapé, ou un tapis, ou une table avec deux chaises pour vivre des moments simples et romantiques à la fois.

« J’vais me rattraper, tu vas voir. » même s’il n’avait rien ruiné d’après ce qu’elle avait dit ; à eux deux, avec leurs efforts assemblés, ils pouvaient bien arriver à quelque chose – le genre de rendez-vous romantiques qui leur ressemblait à eux plus qu’à celui des communs des mortels, probablement. Sans crier gare, Cesare repoussa Isolde, l’entrainant à se rasseoir sur le canapé pendant que lui, il se levait, attardant un regard faussement enjôleur et énigmatique sur elle. Pour commencer, il se débarrassa de sa veste ; il n’en avait clairement pas besoin- poursuivant son ‘déshabillage’ pour se défaire de tous les éléments qui faisaient si habituellement partie de son accoutrement de hunter : son arme à feu, accrochée à sa ceinture, à laquelle il trouva un meuble relativement dégagé, dans un coin de la pièce. Un premier poignard la rejoignit, et un deuxième, situé au niveau de son mollet- il l’avait dit, hein, que c’était différent de ce qu’il avait eu en tête, lui, en recevant des coordonnées de la part d’Isolde lui indiquant de la rejoindre là-bas. Une fois débarrassé de tout ça, Cesare put se concentrer à nouveau sur quelque chose d’un peu plus romantique- ou presque, trouvant une couverture au bord du canapé, l’étendant par terre après avoir inspecté que rien ne pouvait gêner ou autre ; les quelques cousins du canapé, il les répartit sur le couverture, histoire que ce soit un tant soit peu confortable : n’était-ce pas le B-A-BA des rendez-vous amoureux, qu’un genre de pique-nique improvisé ? Certes, ici y’avait pas d’herbe verte, de soleil et de pique-nique à proprement parler, mais ils avaient un bébé qui dormait dans l’autre pièce, fallait bien improviser. Et pour n’pas salir le tout, Cesare enleva ses chaussures, avant de venir vers Isolde à nouveau, lui prenant les mains pour l’entrainer avec lui. « On est censés fêter quoi avec le champagne ? » qu’il demanda, en s’installant dans leur recoin improvisé, attrapant la bouteille pour l’observer comme s’il y connaissait quoique ce soit en champagne- ce qui n’était absolument pas le cas.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 7 Avr 2016 - 22:40

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Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Isolde réalisait seulement qu’elle aurait peut-être dû préciser dans son message que tout allait bien, qu’il n’avait absolument pas de soucis à faire ou à imaginer qu’elle puisse être en danger. Parce que ce n’était pas le cas. Pour l’instant tout allait bien et peut-être qu’elle s’attendait assez souvent à ce que quelque chose arrive, qu’un hunter décide de tenter quelque chose contre elle pour venir la virer de sa position, parce qu’elle commençait déjà à mettre à mal tout ce qu’ils avaient durement construit les pauvres petits. Mais fallait croire qu’ils n’étaient pas encore assez stupides pour relancer un truc sur l’échec des bombes qui avaient dévasté la mairie quelques jours plus tôt. Elle ne pensait pas qu’ils avaient abandonné pour autant mais peut-être qu’ils avaient au moins conscience qu’elle n’était pas toute seule dans cette affaire et qu’au final, l’abattre elle, ça ne changerait pas grand-chose, si ce n’est, que ça risquait d’agacer ses alliés et la liste de ces derniers étaient de plus en plus longue, notamment grâce à l’alliance officielle qu’elle avait scellé avec Sheldon Smith. Elle ne s’estimait pas pour autant complètement en sécurité, c’était bien pour cette raison qu’elle avait décidé de quitter son appartement pour aller s’installer ailleurs. Là-dedans, elle savait trop bien qu’on pouvait lui tomber dessus sans le moindre soucis et puisqu’elle n’avait pas l’intention de passer sa vie enfermée dans le QG d’Insurgency pour se sentir un peu en sécurité, le fait d’au moins quitter son appartement dont l’adresse était connue d’au moins une personne qu’elle n’avait pas envie de voir débarquer ; ça semblait une bonne idée. Elle restait prudente et sur ses gardes, mais là, ce soir en particulier, elle savait que tout irait bien, alors sans doute qu’elle aurait dû le faire savoir à Cesare également.

« Désolée, j’aurais dû prévenir que tout allait bien. » Après tout, la dernière fois qu’elle l’avait appelé, elle avait eu une plaie au couteau sur l’abdomen, alors ce n’était pas surprenant qu’il ait pu tout imaginer, sauf un rendez-vous plus ou moins romantique. Mais elle ne doutait pas une seule seconde qu’ils puissent trouver un moyen de rendre les choses plus romantiques, déjà dans ses bras, tout lui semblait plus romantique. Elle était retournée sur le canapé, l’observant avec un sourire alors qu’il se débarrasser des armes qu’il avait sur lui. Heureusement qu’elle ne l’avait pas fait passé au détecteur de métaux, parce qu’il n’aurait jamais réussi l’épreuve. Le couteau au mollet, c’était ce qu’elle oubliait trop souvent. Et comme dans un réflexe sa main s’était posée sur la cicatrice laissée par le poignard que Rafael DeMaggio lui avait enfoncé dans l’épaule quelques semaines plus tôt. Fallait croire que Cesare était aussi bien équipé que son père. Elle laissa échapper un léger soupire, supprimant cette pensée de son esprit. « T’sais que ça a carrément quelque chose de sexy de te voir te débarrasser de tes armes comme ça ? » Ou peut-être qu’elle avait vraiment l’esprit tordu pour réussir à trouver ça sexy, mais tant pis. Son sourire toujours accrocher aux lèvres, elle continuait d’observer Cesare et l’installation qu’il était en train de préparer. Elle le rejoignit bien vite sur le drap qu’il avait étendu par terre, avant de retirer à son tour ses chaussures. « Nous ensemble. J’crois qu’on devrait trinquer à ça à chaque fois qu’on se voit. » Parce qu’elle ne se laisserait pas de célébrer les moments passés avec lui. Et puis elle n’avait pas franchement envie de lui proposer de fêter son élection au poste de maire de la ville, l’idée ne devait pas lui plaire plus aujourd’hui qu’il y a quelque jour et puis cette victoire elle était marquée par de nombreux morts, de nombreux blessés et elle n’arrivait pas à voir autre chose que ça dans sa victoire, alors non, pas question de trinquer à ce genre d’événements.

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You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 8 Avr 2016 - 12:49


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Cesare avait toujours su que sa façon de percevoir le monde, d’appréhender les autres et de se méfier constamment de chaque personne qui entrait dans sa vie, l’empêchait de pleinement vivre en société : au lycée, il avait été le fantôme distant que trop peu de gens remarquaient, et plus tard encore, il n’avait que trop rarement eu des contacts très prolongés avec qui que ce soit. Il suffisait de faire une expérience bien simple, pour évaluer les dégâts – il suffisait de s’arrêter, pour une seconde, et s’demander qui étaient parmi la société de Radcliff ou ailleurs, les gens que le DeMaggio considérait comme des amis : y en avait-il seulement ? Le monde de la chasse n’était déjà pas un domaine très ouvert à l’amabilité, Cesare avait très vite suivi les mêmes traces que son père : parce qu’au fond, Rafael DeMaggio avait-il seulement des amis, lui aussi ? Ouais, il avait des clients, qui dépendaient grandement de son petit commerce d’armes histoire de pouvoir chasser tranquillement avec de beaux permis pour porter des armes plus ou moins lourdes. Mais des ‘amis’ ? Peut-être était-ce pour ça que jusque-là, Isolde ou lui ne s’étaient toujours confrontés qu’à un ennemi solitaire, dès lors qu’ils avaient daigné aller jusqu’à lui – quoique, Cesare pouvait s’douter que son père n’avait jamais voulu que sa nature de dégénéré traitre à sa famille ne soit connue de qui que ce soit, poussant Rafael à s’isoler lui-même dans un secret bien trop compliqué à endiguer. C’n’était pas pour rien qu’aujourd’hui, Cesare voyait son patriarche comme l’homme qui essayait de limiter les dommages, en apparaissant avec son fils à ses côtés plutôt que mort ou comme un ennemi : y’avait beaucoup de stratégie, trop de stratégie dans leurs vies respectives, et Cesare avait grandi en fonctionnant comme ça. Difficile, somme toute, de laisser place à un naturel qui pouvait s’avérer spontané, simple, et juste fait de choix complètement fous et imprévus – c’était bien ce qui avait poussé la Saddler à organiser tout ça, non ? L’envie de lui faire plaisir, et de se faire plaisir par la même occasion – dans ces retrouvailles officielles tant attendues et tant imaginées – alors même que lui, il avait été bien trop obnubilé par les fausses obligations qui étaient revenues manger son humanité et son temps tout à la fois. Il n’était pas un chasseur après tout, et il n’voulait certainement pas en redevenir un ; la fierté d’son père, la reconnaissance de celui-ci, sa place dans sa famille – toutes ces potentielles volontés de gagner à nouveau un statut de choix chez les DeMaggio, avaient définitivement disparu la nuit où Aria était morte, et lorsqu’il avait confronté son père pour ne rien lire d’une quelconque once de regrets.

C’était un peu pareil avec sa mère, il avait eu beau observer, silencieux et attentif, Cesare n’avait pas vu sur le faciès de son géniteur, la moindre trace d’une tristesse lourde à porter ou bien difficile à cacher. Il n’avait pas b’soin de se demander si son père avait une âme ou non, la réponse semblait évidente désormais ; et au moins y avait-il eus des événements dans sa vie qui avaient permis au jeune chasseur de s’rendre compte que c’n’était pas le genre d’homme, le genre de soldat ou de machine à tuer, qu’il voulait devenir. Alors même s’il en portait l’attirail, Cesare n’portait plus les volontés du hunter- et à chaque fois qu’il en avait l’opportunité, il se sentait s’alléger à chaque arme dont il se débarrassait. Chacune d’elles était vitale, importante, et chacune d’elles lui avait sauvé la vie à un moment- au moins, le sarcasme dont Isolde fit preuve lui arracha un sourire, à mi-chemin entre l’air enjôleur, flatté et rien d’autre que l’amusement. « Ouais bah j’veux dire- sans vouloir me flatter, y’a des trucs que j’sais faire qui sont plutôt sexy et que t’as jamais vus. » si être un chasseur apprenant les bases du combat, de la défense, de la survie, de l’instinct et de la méfiance depuis près de vingt ans désormais n’lui avait rien appris, il aurait abandonné depuis longtemps. Ils s’l’étaient déjà dit, dans un consensus d’il y a quelques semaines- il pouvait très bien se défaire de menottes sans le moindre effort, et sans avoir à utiliser son pouvoir, parce qu’au fond, il avait été un hunter bien avant d’être un transmutant. Comme quoi, même pour les gens comme lui – les hunters, la simple loi délivrée par des simples flics était dépassée. Il abandonna toute pensée de ce genre le temps d’installer un coin tranquille pour eux deux, leurs retrouvailles et la soirée qu’ils allaient passer ensemble ; en voyant Isolde le rejoindre, il eut un sourire à ses paroles, bien plus satisfait à l’idée de fêter eux deux ensemble que Isolde Saddler devenue maire avec les gens qu’il avait pu croiser à l’extérieur du grand château. « Tu veux qu’on trinque à chaque fois qu’on s’voit ? Et on fera comment quand on s’verra tous les jours ? » il arqua un sourcil, l’idée loin – très loin – d’être déplaisante, alors qu’il offrait un verre à Isolde. « Est-c’que ça veut dire que demain matin on va devoir boire au petit-dej ? » parce que oui, maintenant qu’il était là, il n’avait pas envie de décamper avant des heures et des heures- ç’avait toujours été comme ça, mais là ils avaient des semaines entières à rattraper ; alors même s’il y avait un ton amusé, enjôleur et moqueur dans sa voix, y’avait aussi la promesse qu’ils oublieraient le monde pour toute la nuit et plus encore, ensemble- même si pour ça il devait dormir à même le sol.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 8 Avr 2016 - 13:37

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Organiser une soirée romantique pour Cesare et elle, ça avait été un pari risqué qu’elle avait complètement raté dans le fond. Pas seulement parce qu’elle n’avait pas eu le temps d’organiser les choses comme elle l’aurait voulu, mais aussi parce qu’elle avait laissé Cesare venir avec l’impression qu’il lui était arrivé quelque chose ou qu’un truc n’allait pas. Elle aurait voulu qu’il puisse venir ici avec l’esprit déjà tranquille à la base, puisqu’il n’en avait jamais eu l’occasion jusqu’à présent et pour cause ; la première fois qu’ils s’étaient retrouvés, elle l’avait appelé pour savoir s’il gardait une trousse de secours dans son appartement et quand il s’était précipitait vers elle, ça avait été pour la retrouvée avec une large plaie contre l’abdomen. La fois suivante, ça avait été juste après la mort d’Anthea, et il avait su bien avant de venir frapper à sa porte dans quel état pitoyable il allait la retrouver. Et, la fois dernière, il était venu avec la volonté d’en finir avec elle et les conneries qu’elle s’acharnait à commettre sans même lui laisser une chose d’avoir son mot à dire là-dessus. Alors cette fois, elle aurait voulu qu’il puisse venir jusqu’ici en ayant l’esprit tranquille. Sans se demander ce qu’elle pouvait bien avoir encore fait ou ce qui pouvait lui être arrivé pour qu’elle le conduise tout droit au milieu de nulle part. Il y aurait une prochaine fois c’était certain, il y en aurait même plein. Et elle pouvait assurer que la prochaine fois, elle ferait les choses un peu mieux. Elle s’y prendrait plus à l’avance, elle s’organiserait mieux et elle ne le laisserait pas se pointer jusqu’à elle avec l’angoisse qu’il ait pu lui arriver quelque chose.

Elle espérait quand même que ça ne le pousse pas à venir armé jusqu’aux dents, parce que le voir se défaire de toutes les armes qu’il pouvait avoir sur lui, ça représentait un véritable plaisir pour les yeux. Quand bien même elle devait être un peu bizarre pour trouver ça sexy. Elle avait de toute évidence trouvé ça beaucoup moins sexy quand ça avait été son père qui avait sorti un couteau de nulle part pour venir l’enfoncer dans son épaule. Y avait rien de sexy dans son père de toute façon. C’était juste le pire homme au monde, en compétition très étroite avec Thaddeus Lancaster. Mais pour le moment, elle n’avait vraiment pas envie de penser à ces deux types là. « Va falloir penser à remédier à ça un jour. » Elle voulait bien voir tout ce qu’il savait faire qui pouvait le rendre sexy. Fallait bien tirer des avantages au fait qu’il ait passé sa vie entière à s’entrainer pour être un hunter. Il fallait pas grand-chose de toute façon pour qu’elle le trouve sexy. Elle n’avait qu’à poser son regard sur lui pour ça. Elle haussa les épaules suite à sa réplique. « Bha on trinquera tous les jours. » L’idée de célébrer jour après jour le fait d’être avec lui n’avait rien de déplaisant, au contraire. Elle attrapa le verre qu’il lui tendait, un sourire de remerciement sur les lèvres. « Nan, on trinquera au café. Je tiens bien l’alcool, mais dès le matin on va éviter. » Autant l’estomac bien rempli elle pouvait enchainer les verres sans soucis – encore que, ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas bu sans modération – mais le matin au réveil, un verre suffirait probablement à la conduire à quatre pattes dans les toilettes, alors le café ce serait vraiment bien. « Faut être raisonnable quand on a un bébé de toute façon. » Il avait fallu être raisonnable pendant la grossesse aussi, neuf mois sans la moindre goutte d’alcool, ce n’était pas pour commencer à se mettre à picoler dès le lever du soleil maintenant.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 8 Avr 2016 - 16:56


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Faire du bon avec du pire, c’était bien ce qu’Isolde et Cesare avaient appris à faire, n’est-ce pas ? Ils n’en seraient pas là, sinon- ils n’auraient pas fini par écouter leurs sentiments plutôt que les croyances qui leur avaient été si profondément inculquées. Chasseur contre transmutante ; Cesare, fils de l’homme qui avait tué le père d’Isolde, et Isolde elle-même responsable d’attaques qui avaient tant de fois mis en danger la vie d’Aria elle-même. S’ils avaient écouté tous les pires côtés cachés en l’autre, et les pires aspects de leur relation, Clara aurait été la fille de deux ennemis voués à se déchirer, et n’jamais plus se retrouver une fois que les mensonges de Cesare avaient été découverts. Et peut-être que la Saddler elle-même était celle d’eux deux qui arrivait le mieux à improviser, cherchant le mieux là où il n’semblait y avoir que du pire : qu’avait-elle pu voir en lui, à partir du moment où elle avait appris qu’il n’avait été rien d’autre qu’un hunter qui lui avait menti pendant tout ce temps ? Jamais le DeMaggio n’aurait la réponse, sans doute ; toujours est-il qu’Isolde, il l’avait connue, admirée pour sa ténacité, ses volontés et la ferveur avec laquelle elle avait défendu ses convictions – à chaque fois qu’il pensait à eux deux, il l’observait, s’demandant quand est-ce que la bulle d’illusions créée par les sentiments de la transmutante à son égard allait éclater, pour révéler au grand jour la déraison de leur couple. Pour Cesare, c’était une véritable hantise récurrente, et elle s’était rappelée à lui à de nombreuses reprises, alors qu’il avait été seul, et incapable de trouver le moindre moyen de prendre quelque nouvelle que ce soit de la jeune femme : il avait réfléchi dans tous les sens, il avait pensé, pensé à Isolde jusqu’à en perdre sa concentration, laissant volontiers son esprit divaguer jusqu’à elle alors que son quotidien à lui s’avérait trop dur, trop chiant, trop répétitif. Y’avait sans doute pas de choix pire que celui qu’il avait fait : comment était-il censé encaisser ce qu’il faisait, le fait d’être un chasseur tuant d’autres gens, alors qu’il avait enfin réalisé tout l’aspect néfaste de cette cause si destructrice ? Il avait pris sur lui jusque-là, mordant sa langue, ravalant ses mots, retenant ses instincts de sauter à la gorge de ses véritables ennemis, préférant se concentrer sur Aria, et la justice à laquelle elle avait droit, et qu’aucun état, aucun juge, aucun tribunal ne lui donnerait jamais. Moren avait été avocat, Moren avait été reconnu dans les cercles privés des hunters, et il avait été assez dans les petits papiers de Lancaster pour que celui-ci l’envoie personnellement s’occuper d’Isolde : irrémédiablement, si Cesare avait dû attendre qu’une justice étatique fasse quelque chose contre Kingsley Moren pour punir le meurtre d’une Jane Doe enterrée dans une tombe anonyme, il serait mort de vieillesse avant d’avoir quoique ce soit.

Maintenant que le gros du problème était passé, il était de plus en plus difficile pour Cesare de simplement repousser sur le côté les aspects négatifs de ce qu’il vivait au quotidien – y’avait bien qu’avec Isolde, comme ici et maintenant, qu’il se sentait avoir une véritable porte de sortie, un chemin vers une échappée dont il avait grandement besoin. Alors une fois débarrassé de ses armes, le DeMaggio se sentit allégé, plus qu’il ne l’avait jamais été – alors qu’habituellement, Cesare se sentait habituellement plus mal à l’aise dès lors qu’il ne portait aucune arme que quand il en avait trop. Il eut malgré tout un sourire aux paroles charmeuses d’Isolde- s’il pouvait y avoir au moins quelque chose de positif vis-à-vis de tout ce qu’il connaissait, mieux valait se concentrer là-dessus, et envisager ça devait être aussi compliqué et paradoxal pour la Saddler que pour lui. « Remédier à ça dans le sens tu veux me voir aller taper des gens par orgueil ? J’croyais que j’étais pas un macho moi… » parce que bon, la chasse, ça se limitait à traquer, blesser et tuer des gens – certes, y’avait des petits savoirs auxiliaires qui permettaient de se sortir de bien des situations ; on avait à de nombreuses reprises pointé une arme en direction de Cesare depuis son plus jeune âge pour lui apprendre à ne même plus ciller lorsque cela arrivait. On l’avait attaché de toutes les manières possibles et imaginables pour chronométrer le temps qu’il mettait à se défaire de ses liens. On l’avait directement blessé, en de profondes entailles sanguinolentes pour lui apprendre à n’plus trembler de tous ses membres à cause du sang et de l’adrénaline pour aiguiser son sang-froid et sa volonté. Tant de choses qu’il était censé transmettre à la génération future de DeMaggio – tant de choses qu’il préférerait oublier, et qu’il espérait que Clara n’ait jamais à connaître. Il préférait donc trinquer, ignorer, ravaler et repousser tout ça, son savoir de chasseur, sa nature de chasseur, pour devenir Cesare, souriant aux paroles d’Isolde, à l’aise rien qu’en sa présence. « Ouais on devrait être raisonnables, sinon tu vas t’endormir et t’entendras même pas Clara. » il arqua un sourcil, amusé à l’idée d’imaginer Isolde incapable de tenir l’alcool contenu dans un petit verre de champagne – m’enfin, n’était-ce pas le syndrome qui touchait n’importe quelle femme enceinte après neuf mois de sevrage ? Lui, il était rincé avec la mort d’Aria, il en avait bues, des quantités d’alcool et il savait déjà qu’il lui en fallait une certaine quantité pour finir la tête à l’envers. « Au moins si on trinque au café, on pourra l’faire plus souvent, ouais. » et puis le café du matin était plus habituel entre eux que le champagne des occasions festives : ils n’avaient pas eu grand-chose à fêter jusque-là, même dans le fait d’être ensemble contre vents et marées.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 8 Avr 2016 - 20:45

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Y avait bien du monde qui pourrait se demander ce qu’Isolde Saddler pouvait bien faire avec un type comme Cesare DeMaggio. Il portait un nom qui parlait de lui-même. DeMaggio, un nom de hunter qui était assez connu en ville. Le nom de celui qui semblait bien décidé à faire de sa vie un enfer. Alors c'était peut-être bizarre qu'une fille comme elle puisse s'être entichée d'un gars comme lui. Ça n’aurait pas de logique pour beaucoup. Mais ça n'avait pas d'importance, de toute façon l'avis des autres elle s'en foutait complètement. Elle, elle savait bien ce qu'elle faisait avec lui. Elle l’aimait. Elle pouvait bien trouver mille et une raison pour justifier ses sentiments. Elle estimait qu'elle n'avait pas besoin d'en fournir à qui que ce soit. Elle l'aimait. Elle voulait être avec lui. Et être avec lui ce soir c'était tout ce dont elle avait envie. Elle aurait peut-être eu envie que les choses soient mieux organisées, plus romantique que juste son bureau. Mais elle n'avait pas eu le temps. Elle avait été trop prise entre le fait de de préparer et Clara qui refusait catégoriquement de s'endormir, s'occuper de la pièce elle n'en avait pas eu l'occasion. Tant pis. Au pire, c'était pas le plus important. Ils se contentaient facilement du minimum. Vu le temps qu'ils avaient passé sur le tapis du salon la dernière fois, ils n'étaient pas compliqués de toute évidence. Alors, il saurait facilement se contenter du minimum. Et puis au pire, y avait toujours le lit qui les attendait. Peut-être que ce serait plus romantique que son bureau, enfin pour l'instant ils se contenteraient du bureau pour le moment.

Elle était déjà bien contente qu'il soit là. Le reste ça n'avait pas d'importance. Elle pouvait bien se contenter d'un bureau en bordel du moment qu'elle était avec lui. Elle pouvait au moins en profiter pour l'observer du coin de l'oeil pendant qu'il se débarrassait de ses armes. Y avait pas de raison de ne pas en profiter après tout. Même si c'était bizarre de trouver ça dexy peut-être. Et peut-être bien qu'elle n'avait pas envie qu'il aille taper sur quelqu'un juste pour qu'elle puisse l'observer en train de se battre. Qu'il se lance là-dedans juste pour qu'elle puisse le mater c'était une mauvaise idée. « Mouais, on devrait peut-être éviter du coup. Mais je suis sûre que te voir en train de te battre ce serait sexy. » Peut-être qu'un jour elle aurait l'occasion de voir ça. Elle devait avouer qu'elle aurait bien aimé le voir en train de se battre, si un jour l'occasion se présentait. Bizarrement elle avait beau ne pas aimer les machos et être certaine de savoir qu'elle pouvait se défendre toute seule. Elle saurait apprécier de voir Cesare en train de la défendre. Mais bon, elle ne voulait pas provoquer un combat ou un truc du genre juste pour voir ce que ça pouvait donner. « Ouais pauvre Clara, faudrait pas qu'elle ait une mère à moitié alcoolique. » Il faudrait plus qu'une petite cuite pour parler d'alcoolisme quand même. Mais pour Clara et même pour eux deux fallait éviter qu'elle soit complètement bourrée. « Le café c'est une meilleure idée ouais. »  C'était moins risqué pour la santé de toute façon. Enfin un verre de temps en temps ça ne faisait pas de mal. Ils pouvaient bien se le permettre malgré la présence de Clara à côté. « A nous deux alors. » Elle trinqua finalement contre le verre de Cesare. C'était une bonne raison de trinquer ça. A eux deux, parce qu'ils étaient bien là tous deux. Et qu'elle avait bien envie que ce soit la première fois qu'ils trinquent à eux deux ; la première fois d'une longue série.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 0:10


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Maintenant que la porte s’était refermée entre eux deux et le reste du monde, y’avait aucun endroit où Cesare se voyait être plutôt qu’ici – certes, d’un point de vue typiquement romantique, y’aurait pu y avoir des dizaines et des dizaines d’autres endroits bien plus adaptés. Mais ils s’étaient déjà prouvés de bien des manières, qu’ils n’étaient pas des romantiques dans le sens idéal du terme, totalement capables d’improviser des moments merveilleux comme dans le film que tout le monde leur envierait : ils en étaient arrivés, quelques jours plus tôt, à parler de fiançailles au beau milieu d’un hôpital bondé, avant de se rendre compte que leurs propres mots dépassaient largement l’entendement. Ils étaient définitivement bien plus aptes à mettre les pieds dans le plat d’une telle façon, plutôt que de préparer des beaux discours et un environnement mielleux pour leurs petits moments en amoureux. Il n’pouvait donc, pas vraiment être attristé par les circonstances de leurs retrouvailles : il n’aurait pas spécialement préféré que ça se fasse autour d’une table dans un restaurant parfait, ou au clair de lune comme beaucoup d’autres le faisaient- déjà, rien que le fait qu’il n’y ait aucune catastrophe pour les mener l’un à l’autre comme il l’avait de plus en plus craint sur le trajet, c’était un exploit non négligeable. Certes, peut-être était-il un peu trop pessimiste, trop sur ses gardes, trop concentré sur le négatif alors même qu’ils s’étaient dits tous les deux, qu’ils laisseraient tout ça de côté pour se concentrer sur des opportunités à passer du temps ensemble, sans s’poser de question, et sans se préoccuper du reste. Radcliff, maintenant au moins, elle était entre de bonnes mains, et à cause des premières décisions de la Saddler, son père et sa cousine étaient bien trop sur le qui-vive et sur les nerfs pour se concentrer sur Cesare : la seule attention qu’on lui avait accordée jusque-là, ç’avait été Rayen, déboulant devant lui pour lui faire une véritable crise. Avec tout ça, ils auraient bien quelques opportunités à passer du temps ensemble, non ? Ils étaient encore loin d’être des experts cependant, et Cesare n’s’encombrait certainement pas de telles pensées. Qu’Isolde ne craigne pas, ou ne se soucie pas plus avant des conséquences de sa soirée improvisée et pas totalement prête : il n’suffisait au chasseur que d’une couverture, de quelques coussins, et d’eux deux ensemble, sans une once de culpabilité et de complication en vue. Il y avait même Clara dans l’autre pièce, et qu’elle se réveille ou non, il serait heureux de la voir après tant de temps : que pouvait-il demander d’autre ?

C’n’était pas pour rien qu’il avait voulu chasser son naturel morne hors de la pièce ; au moins, contrairement à ce qu’il avait cru, en parler avec Isolde avait un peu aidé, et maintenant que ce voile de non-dit ne planait plus entre eux deux, le DeMaggio se sentait déjà bien plus disposé à profiter du moment – plus de quoi se poser de question, plus de quoi s’encombrer l’esprit. « J’crois que j’vais laisser une part de mystère… tu vas devoir imaginer, à quel point j’peux être sexy quand j’me bats. » qu’il répondit simplement aux paroles de la jeune femme, un petit rictus charmeur au coin des lèvres ; au moins l’habitude leur permettait désormais de pouvoir se lancer des petites répliques du genre, alors même que ce genre de fonctionnement n’avait jamais véritablement fait partie du caractère de Cesare. Avec du recul, ç’avait toujours plus été l’affection, la douceur, la tendresse qui l’avait guidé vers une femme – le reste venant logiquement, selon les circonstances ; peut-être bien était-il plus romantique qu’il n’était prêt à l’admettre dès lors qu’il se plongeait dans une relation quelle qu’elle soit- ça n’devait pas courir les rues, les mecs qui n’draguaient pas à tour de bras et étaient plus généralement mal à l’aise dans ce genre de domaine. « Arrête, je te veux pas non plus à moitié alcoolique de toute manière. » de toute manière, ça n’allait pas être une coupe de champagne improvisée qui allait leur retourner la tête, et les promettre à un avenir d’alcooliques : si avec tout ce qu’ils avaient déjà traversé, ils n’étaient pas passés par cette case-là, il était difficile d’imaginer d’autres circonstances qui pourraient les mener là. Certes, peut-être bien que poursuivre les tueurs de sa sœur pour les tuer lui-même n’était pas plus sain – certainement pas – que s’affaler à un bar pour boire jusqu’à plus soif, mais là n’était pas le propos : au contraire, ils semblaient au moins fuir ce genre de conversation trop réelle et trop gênante en de telles circonstances. Qu’ils trinquent à eux deux, à leurs retrouvailles, et Kingsley Moren n’méritait certainement pas de s’mettre au milieu de ce moment alors qu’il reposait désormais six pieds sous terre. « A nous deux. » qu’il trinqua donc aussi, un sourcil arqué, en trouvant le regard d’Isolde dans un sourire - « Tiens d’ailleurs... » il avait reposé le verre après avoir bu une gorgée, n’ayant pas besoin de beaucoup s’éloigner pour ramener sa veste vers lui, fouillant dans une de ses poches. Il en tira ses clés de voiture, auxquelles étaient accrochées toutes les autres qui pouvaient être importantes. « avant qu’on finisse la tête à l’envers, ou un truc du genre. » le truc du genre quel qu’il soit était plus probable que finir la tête à l’envers, cela dit ; une exagération soulignée par la façon dont il roula des yeux, un rictus au coin des lèvres. Il débloqua la clé de l’appartement d’Isolde, qu’elle lui avait elle-même donnée y’a quelques semaines lorsqu’ils s’étaient séparés. Elle n’avait pas été si utile que ça, mais il s’y était accroché malgré tout. « J’pense que tu vas avoir besoin de la récupérer. » rien que parce qu’il n’aurait aucune raison de conserver une clé d’un appartement qui allait bientôt appartenir à quelqu’un d’autre. Alors en revenant sur la couverture à l’endroit qu’il avait quitté, Cesare lui tendit la fameuse clé, abandonnant le reste de ses affaires derrière.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 0:53

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Les rencards, ils l’avaient déjà prouvé tous les deux, ce n’était pas leur fort. Elle n’en avait pas eu depuis une éternité. Elle n’avait plus eu envie de se lancer dans ce genre d’histoires depuis trop longtemps maintenant. un rencard c’était un truc sérieux qui pouvait mener à une histoire l’étant tout autant et avant Cesare, ça n’avait pas été le genre de trucs qu’elle avait cherché. Pas après la trahison de Bonnie, de nombreuses années plus tôt. Elle était restée sur cette affaire, n’avalant pas la trahison qui avait couté la vie à son père. Pourtant, on aurait facilement pu dire que Bonnie ça n’avait été qu’une amourette d’été, un passage inévitable dans sa vie, après Anthea et Graziella. Peut-être bien qu’elle s’était rapprochée de Bonnie d’abord parce qu’elle n’avait pas eue envie de se retrouver seule. Elle ne savait pas ce qui l’avait poussée dans les bras de Bonnie et elle ne cherchait pas à comprendre. Ça avait été une erreur. Peut-être qu’à l’époque, elle était passée trop vie d’Anthea à Graziella puis de Graziella à Bonnie pour revenir sur Anthea. Ça avait bien valu des années de célibat pour compenser trop peu de temps passé seule entre deux histoires. Ça faisait plus de cinq ans maintenant qu’elle n’avait pas eu de rencard à proprement parlé et quand elle avait été adolescente, est-ce qu’elle avait pu parler de véritable rencard dans le fond ? Alors ouais, ses connaissances en la matière étaient très limitées. Mais avec Cesare, ils ne s’en étaient pas trop mal sorti l’autre fois, avec leur pot de glace et leur verre de vin – avant que les révélations ne deviennent de plus en plus dures à encaisser – alors y avait pas de raison pour que cette fois, leur improvisation ne soit pas à la hauteur. Tant qu’ils étaient ensemble de toute façon, tout serait parfait.

C’était devenu parfait au moment même où elle avait aperçu Cesare de toute façon. Maintenant qu’elle était dans la même pièce que lui, y avait plus rien ni personne pour venir gâcher le moment. On serait de toute façon trop occupé à faire la fête plus loin pour avoir l’idée de venir la faire chier dans son bureau. De toute façon, elle avait dit à la plupart de ceux qu’elle avait croisé dans la journée qu’elle passerait la soirée chez elle, parce qu’elle avait un tas de choses à gérer dont un bébé et donc qu’elle n’avait pas l’occasion de venir faire la fête. Donc, personne ne devrait avoir à mettre un pied dans ce bureau. C’était sa soirée avec Cesare, alors tout se passerait bien. « J’ai beaucoup d’imagination, alors au moins, je vais avoir de quoi alimenter mes fantasmes. » Des semaines sans le voir, ça avait été bon pour son imagination de toute évidence. D’autant plus que la dernière fois il avait parlé de lui en train de se défaire de menottes, maintenant c’était lui en train de se battre, elle avait quoi imaginer pas mal de trucs sexy, en plus de ce qu’elle pouvait déjà avoir en tête, puisqu’elle le trouvait sexy quoi qu’il soit en train de faire. Lui, il la trouverait vite beaucoup moins sexy si elle se prenait une bonne cuite ou si elle virait alcoolique alors heureusement qu’un peu de champagne, ça devrait être supportable. « Ça risque pas, t’en fais pas. » Elle faisait attention à sa consommation d’alcool depuis plus de neuf mois maintenant, alors y avait pas de soucis à se faire, elle n’allait pas en abuser ce soir. C’était juste un peu de champagne, pour trinquer à eux deux. Une belle chose à laquelle trinquer. Elle l’observa le sourire sur les lèvres avant de récupérer la clé qu’il lui tendait. « Ouais, je vais avoir besoin de la rendre celle-là. » Bientôt cette clé elle ne servirait plus à rien. Ce n’était qu’une question de jour avant qu’elle puisse avoir sa nouvelle maison et donc des nouvelles clés. « Mais promis, je t’en donne une nouvelle rapidement. » Dès qu’elle l’aurait cette maison, il aurait son double de clé, en espérant qu’elle puisse être plus utile que celle de l’appartement, dont il avait eu la clé avant qu’elle ne soit obligée de partir pour se planquer dans le QG d’insurgency. « J’risque d’avoir besoin d’aide en plus pour déménager. Mais j’envisage quand même plus de faire ça dans la journée plutôt qu’en pleine nuit. Alors si tu peux pas venir m’aider, je serais obligée de trouver un autre homme sexy pour te remplacer. » Ou Aldrich et Léda, quoi que les deux ensemble ce n’était pas une bonne idée. Enfin ni l’un ni l’autre ne correspondait à ce qu’elle imaginait de sexy. L’un était comme son père, l’autre comme sa sœur, alors évidemment, y avait plus sexy que ça. Dans le fond, la seule personne qu’elle voyait comme sexy, c’était Cesare de toute façon.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 1:27


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Dans la proportion de leur histoire, ça faisait longtemps déjà, que Cesare n’avait plus eu droit à une Isolde attentive et ouverte à la moindre idée de rencard. Certes, leurs derniers moments passés ensemble ces dernières semaines avaient toujours tout eu pour être parfaits – du moins, être du mieux possible malgré les circonstances qui les avaient rassemblés – mais avant tout ça, avant le fameux faux pas de leur première nuit passée ensemble, il y avait eu des mois et des mois passés à se déchirer, se haïr, et se blâmer l’un l’autre pour toutes les catastrophes qui survenaient à Radcliff. Ouais, il n’était certainement pas moins à blâmer qu’Isolde dans l’histoire, puisqu’il avait eu tôt fait de préférer l’option qu’elle lui avait menti, préférant protéger ses amis mutants plutôt que d’affronter d’une quelconque façon les conséquences de ses actes à la fête foraine. Isolde lui avait dit qu’elle aimait trop cette fête pour l’attaquer, certes, mais n’avait-elle pas été aussi censée aimer Radcliff tout court ? Pourtant, sous ses bombes, la ville toute entière avait été soumise à la panique. Sans doute que s’il avait eu la moindre capacité de pouvoir prendre du recul ce soir-là, Cesare aurait pu voir les choses différemment – mais juste après leur dispute, entrecoupée de baisers, de révélations, de sentiments trop ambigus et compliqués à gérer, il avait dû affronter la mort de sa sœur, après des explosions, de la panique, et toute une frénésie qui lui avait littéralement retourné la tête. A cela, s’ajoutait tout l’historique de leurs précédentes retrouvailles- la fois où Isolde avait bel et bien été celle qui avait posé une bombe en plein centre-ville. Toutes les fois où elle l’avait appelé lui un monstre, pour se battre selon ses convictions, alors même qu’elle plongeait elle-même dans les abysses d’actes bien plus vastes et plus destructeurs qu’elle n’pouvait l’imaginer. Ils en avaient eues, des choses à s’envoyer en pleine tête, des épreuves pour sans cesse alimenter les braises de leur incompréhension et de leur rage – et les rencards, le romantisme, les baisers, l’amour tout simplement, avaient été infiniment repoussés à chacune de leurs retrouvailles. Ce serait incroyable pour beaucoup – si tant est que qui que ce soit puisse avoir connaissance de leur histoire – de voir Isolde Saddler et Cesare DeMaggio se regarder avec des yeux plein d’amour, et s’parler comme deux personnes civilisées.

Pourtant, ça faisait déjà des semaines qu’ils vivaient comme ça, oscillant entre recoller les morceaux, et réapprendre à vivre ensemble, avec ce qu’ils avaient eu à faire, ce qu’ils avaient fait, ce qui les avait séparés et ce qui les avait rassemblés tout autant. Y’avait pas que Clara, au fond, qui les avait ramenés l’un avec l’autre – ils n’s’étaient sûrement jamais autant perdus qu’ils ne l’avaient cru, et ça, ça faisait une grande différence. Combien de fois, Cesare avait-il égaré ses pensées en direction de la Saddler, alors même qu’il savait très bien qu’elle n’voulait plus le voir, plus entendre parler de lui, et construisait peut-être sa vie sans envisager qu’il en fasse partie d’une quelconque manière ? C’avait été si douloureux, une torture qu’il s’était infligée, pour mieux s’persuader qu’il la méritait de toute manière. Alors définitivement, s’retrouver dans une situation où Isolde parlait de penser à lui autrement qu’en ressassant de la hargne et de la rancœur – plutôt les sentiments opposés – ç’eut le don de lui arracher un léger rire : « J’aime quand t’utilises le mot fantasme quand tu penses à moi. » ne put-il s’empêcher de relever – comme quoi, même s’il n’se voyait pas être un pro en drague, ils avait retenir les mots les plus importants d’une phrase, et s’montrer enjôleur selon les circonstances ; y’avait bien qu’avec Isolde qu’il était aussi à l’aise avec l’idée de flirter, à croire qu’il était persuadé que le reste du monde n’pouvait pas avoir de telles intentions à son égard. Y’avait bien que Isolde qui avait passé chacune des étapes de la distance que Cesare avait posée entre le monde et lui. Y’avait bien qu’Isolde qui le connaissait comme elle le connaissait – certes, elle n’pouvait pas citer tous les détails de sa vie et ses préférences de A à Z, mais de ses doutes, de ses failles, de ses forces et de ses volontés, la transmutante était celle qui en connaissait le plus. C’n’était pas important, au fond, que leur relation jusque-là se limite à quelques moments passés à la dérobée, des heures arrachées aux autres dès lors qu’ils avaient le dos tourné – à chaque fois leurs moments passés ensemble étaient intenses, honnêtes, entièrement voués l’un à l’autre, et ç’avait rendu chacune de ses heures unique et importante ; et encore et encore, ils y étaient revenus s’y consumer sans retenue aucune. En la voyant reprendre la clé, Cesare laissa un sourire passer sur ses lèvres- s’il n’était pas particulièrement matérialiste, il avait aimé le geste qu’elle avait fait, en lui confiant cette clé, quand bien même il n’s’en était jamais servi, du coup. La symbolique avait eu de l’importance, et l’idée que le privilège se répète pour les prochaines clés, ça lui en filait presque autant de frissons que lorsqu’ils avaient réalisé qu’ils parlaient d’un jour, quand il ferait sa demande en mariage- un jour, le sixième rencard, toutes ces histoires obscures sur lesquelles ils s’accordaient à ne pas revenir. « C’est pas juste, on dirait bien que tu joues sur ma jalousie et mon orgueil pour m’faire jouer les déménageurs. » parce qu’au fond, il n’avait certainement pas envie d’imaginer Isolde entourée de mecs sexy plein de sueurs en train de déménager pendant qu’il trainait dans la même fange de désespoir avec son père et sa cousine. Non, certainement pas. Qu’elle lui donne une date, il serait là, mais il n’avait certainement pas envie de faire cette promesse, maintenant, comme ça ; au contraire, c’était elle qui l’avait provoqué, et lorsqu’il s’approcha, un sourcil arqué, un rictus au coin des lèvres, il eut l’air presque faussement blessé par la perspective. « J’te rappelle que j’ai des arguments. Faut croire qu’il a suffi de quelques semaines pour qu’tu les oublies. » la dernière fois, ç’avait été Isolde qui parlait des beaux mecs musclés sur la plage en vacances, cette fois-là, c’était Isolde qui parlait des déménageurs sexy et musclés- quand est-c’que ça allait s’arrêter, franchement ? Quelque part, il n’avait pas vraiment envie qu’elle arrête, parce qu’il savait bien au moins, qu’elle était toujours convaincue par ses arguments.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 13:40

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Le seul semblant de rencard qu’ils avaient pu avoir tous les deux, ça avait été chez elle, la nuit de la mort d’Anthea. Ils avaient passé beaucoup de temps ensemble avant tout ça, à discuter, à s’apprivoiser puis à s’aimer, avant que toute leur histoire ne se retrouve ruinée par une explosion qui avait tué une dizaine de personnes, leurs amis à eux deux, par la simple volonté d’un Rafael qui n’hésitait pas à menacer la vie de sa propre fille pour parvenir à ses fins. Ils avaient entamé leur romance d’une façon qui n’appartenait qu’à eux, sans se perdre dans les longs dîners pompeux ou dans les balades au clair de lune. Leur histoire n’était pas très conventionnelle et peut-être pas aussi romantique qu’on pourrait l’imaginer pour un couple qui avait déjà une fille, mais elle était faite d’épreuves, de pardons et de volonté d’aller de l’avant ce qui la rendait probablement plus solide qu’une histoire basique, faite de nombreux rencards avant de seulement oser se dire en couple. Eux deux, ils n’étaient pas habitués aux rencards, ils étaient davantage habitués aux tragédies qui avaient pu les réunir jusqu’à présent. Mais ce soir, il était venu peut-être parce qu’il avait cru qu’elle était en danger ou qu’il lui était arrivé quelque chose, mais il n’était pas venu pour soigner une plaie sanguinolente, éponger ses larmes ou l’engueuler pour une mauvaise décision qu’elle aurait pu prendre. Ce soir, ils étaient là juste parce qu’ils voulaient être là, pas à cause d’un problème quelconque, alors c’était déjà un bon point pour un rencard réussi. Ils n’avaient pas besoin de plus que ça. La couverture contre le sol, les coupes de champagne et eux deux réunis, c’était largement suffisant pour que la soirée soit parfaite. Et, peut-être que leur troisième rencard aurait plus de gueule, faudrait bien s’entrainer pour aller jusqu’au fameux sixième rencard pendant lequel il se passerait bien des choses apparemment.

Ils avaient le temps d’en arriver là sans doute, après tout, ils ne s’improvisaient pas des rencards à chaque fois qu’ils se voyaient, sinon, depuis leurs retrouvailles, ils en seraient déjà au cinquième rencard, mais nan, malgré les moments passés ensemble et le fait qu’ils avaient déjà un bébé ensemble et une histoire qui remontait à plus d’un an, ils considéraient encore qu’il ne s’agissait que du second rencard. Un rencard qui avait lieu après des retrouvailles compliquées alors qu’on avait voulu la tuer, alors même qu’avant ça, ils avaient passé des semaines et des semaines sans se voir. Elle avait eu le temps pendant ces semaines de s’en faire des fantasmes concernant Cesare et le maintenant qu’il parlait de tous les trucs sexy qu’il pouvait faire mais qui resteraient un mystère, elle avait bien de quoi s’en construire d’autres. « Ce mot est très souvent associé à mes pensées te concernant. » Vraiment souvent pendant ces dernières semaines, quand bien même elle avait aussi pensé à Cesare sans rien n’imaginer qui puisse être de l’ordre du fantasme. Elle avait pensé à lui tellement souvent que si elle n’avait eu de faire que des fantasmes, elle n’aurait jamais tenu des semaines et des semaines sans pouvoir se retrouver dans ses bras. Il lui avait tellement manqué ces dernières semaines. Elle espérait que la prochaine clé qu’elle lui donnerait puisse servir à quelque chose cette fois, qu’il puisse l’utiliser souvent pour la rejoindre dans cette maison qu’elle venait de s’acheter, elle s’était levée l’espace de quelques secondes pour aller ranger la clé dans son sac qui trainait sur son bureau, avant de revenir se poser aux côtés de Cesare. « J’aime bien quand tu deviens jaloux de mecs qui n’existent même pas. » C’était pas de la jalousie excessive et insupportable ; c’était peut-être même pas de la vraie jalousie, parce qu’y avait vraiment personne de qui être jaloux. Un sourire sur les lèvres elle déposa sa main contre sa joue. « J’ai la mémoire courte, je pourrais bien avoir besoin que tu me les rappelles tes arguments. » En vérité elle s’en souvenait très bien de ses arguments, difficile de les oublier, mais qu’il les lui rappelle, ça ne pourrait pas faire de mal, bien au contraire.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 16:14


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C’était une étrange lubie qu’ils avaient, de parler de rencard à tout va alors même que chaque moment qu’ils passaient ensemble n’avait rien à voir avec ce que les autres pouvaient appeler un rencard conventionnel : pour commencer, leur fameux premier rendez-vous s’était passé chez Isolde, autour d’un verre de vin et de glace, sans chandelle ni romantisme extraordinaire, bien au contraire. Le procédé s’était mis en place de lui-même, Isolde et Cesare tentant autant l’un que l’autre, d’effacer un peu les dommages créés en la jeune femme par la mort de sa meilleure amie : définitivement, rien qu’en tenant compte de préparatifs, tous les autres rencards de l’histoire des rencards avaient de quoi être meilleurs. Ils n’s’étaient jamais organisé de repas romantique, de balade à l’extérieur main dans la main, ou de petit road trip sauvage vers l’extérieur de la ville ; d’bien des façons, leur romance avait été plutôt exclusive, privée, presque secrète, comme s’ils avaient toujours été coupables de quelque chose – c’n’était certainement pas de bonnes bases pour commencer une idylle quelle qu’elle soit, mais c’était bien souvent comme ça que Cesare s’était laissé aller à aimer quelqu’un. Même son histoire avec Ellie, douce et apaisante, s’était faite dans le dos de toute sa famille, Cesare se répétant en boucle qu’au moins sur ça, il n’avait aucun compte à rendre à qui que ce soit : certainement pas à ses propres géniteurs- toujours est-il que ses responsabilités, aussi extrêmes que meurtrières, avaient toujours eu raison de tout, et il n’avait que trop rarement laissé la moindre place aux moments d’amour que d’autres pouvaient connaître. Alors ouais, même ce soir, ce qu’ils connaissaient l’un avec l’autre, ç’avait beau être improvisé, imparfait et spontané, c’était déjà plus que tout ce qu’ils avaient connu, plus que tout ce qu’ils auraient pu espérer une poignée de semaines plus tôt. Quand bien même ils n’auraient plus à se cacher un jour, y’avait toujours Clara, et les couples qui avaient des enfants s’retrouvaient bien plus souvent remisés à de rares occasions. Au moins étaient-ils déjà trop habitués aux expériences chaotiques, tant et si bien qu’ils parvenaient à se contenter d’un minimum ; il suffisait d’une affection, d’une douceur ou même d’un regard pour que ce qui aurait tant gêné d’autres, ne leur effleure même pas l’esprit.

Peut-être bien que les semaines passées loin l’un de l’autre jouaient également : ça devait être pareil pour tous les amoureux, dès lors qu’ils se retrouvaient après trop de temps passé séparés, ils pouvaient tous se contenter d’une soirée pépère au coin du canapé – Cesare et Isolde, en fin d’compte, ils avaient tout pour être humains, et de toute manière, il suffisait juste qu’il laisse son regard glisser tout le long d’Isolde pour se rendre compte des efforts qu’elle avait pu faire. Après tout, la robe sexy n’était censée faire son apparition qu’au sixième rendez-vous ; et au-delà de ça, il avait bien retenu que la transmutante voyait difficilement la nécessité de s’habiller et se préparer comme ça pour de telles circonstances – c’était juste pour lui qu’elle l’avait fait (puisqu’ils n’étaient que tous les deux, alors même qu’y’avait une fête dans un autre coin du château), et ça suffisait largement à lui faire oublier ses soucis, et les quelques complications qui pouvaient ôter une miette de romantisme à leur moment. Et peut-être que, contrairement aux apparences, eux deux seraient les seuls amoureux capables de vivre d’amour et d’eau fraiche, si prompts à s’contenter du pas grand-chose qu’ils arrachaient au reste du monde, leurs responsabilités et leurs luttes passées. Ça devait être tout nouveau, le fait pour la Saddler d’associer Cesare à ses fantasmes sans en avoir honte d’une quelconque manière ; c’n’était y’a pas si longtemps encore, qu’elle le maudissait de toute son âme simplement pour être entré dans sa vie. Une pensée qui ne lui traversa même pas l’esprit, alors qu’un sourire charmeur passait sur ses lèvres. « Moi j’dirai pas à quoi j’pense quand j’pense à toi. » ne put-il s’empêcher d’ajouter, ses prunelles brillant d’un petit air provocateur ; certes, c’était grossir le trait, parce qu’aussi souvent que ses pensées étaient allées vers Isolde ces dernières semaines, ç’avait été plus souvent mélancolique et nostalgique que salace d’une quelconque manière. Y’avait pas besoin qu’il pense à elle comme ça, pour qu’elle lui manque plus que c’était possible de le supporter ; ils avaient déjà perdu trop de temps, dans leurs vies respectives et leur histoire en elle-même- devoir repousser inlassablement tout ça, eux deux, pour des causes si vaines, c’était épuisant. « J’suis toujours jaloux des mecs qui n’existent pas et semblent avoir le droit d’passer plus de temps avec toi, que moi. » qu’il lâcha donc, en guise de réponse aux petites paroles de la jeune femme, quand bien même il savait pertinemment que petit un, les fameux hommes dont elle parlait n’existaient pas ; et petit deux, qu’au pire il les avait déjà totalement effacés de la tête de la jeune femme une fois, il pouvait totalement recommencer. Une perspective qui ne semblait pas déranger Isolde- même si… « J’vais me vexer, j’ai l’impression que t’as bien trop vite oublié tous mes fameux arguments, alors que j’avais mis tant de volontés à t’les montrer la dernière fois. » oui, il aurait pu céder bien facilement aux phrases enjôleuses pour sauter sur ces lèvres qu’il avait déjà admirées une bonne dizaine de fois depuis qu’ils étaient si près l’un de l’autre, mais il n’en avait encore rien fait, presque par orgueil, ou juste pour le jeu, fallait croire qu’il s’était endurci : fallait bien qu’il lutte un peu, parce qu’il se savait déjà éperdument perdu dès lors qu’il cèderait pour une seconde à peine.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 17:02

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Ce soir, elle avait d’abord prévu de continuer à faire ses cartons, il lui restait pas mal de boulot chez elle et elle avait envie de quitter cet appartement au plus vite. Elle avait de bons souvenirs dans cet appartement, puisqu’elle y vivait depuis pas loin de cinq ans, mais à chaque fois que des coups étaient cognés contre la porte elle craignait que ce soit de nouveaux problèmes qui lui tombent sur le coin du nez. C’était que les choses allaient trop bien ces derniers temps, depuis l’explosion, elle avait l’impression de trop bien s’en tirer et ça paraissait presque trop bizarre. Lancaster et Moren avaient ôté la vie à 63 personnes dans le seul but de l’atteindre elle, alors elle ne voyait pas bien ce qui pouvait arrêter Lancaster à présent. Il n’avait pas que Moren comme chasseur à sa botte, il pouvait bien lui envoyer n’importe qui, elle pouvait toujours compter sur le fait que logiquement, Lancaster, il ne connaissait pas son adresse, enfin Radcliff était une petite ville. Dans le lot de ceux qui la voulait morte et qui en revanche savait très bien où la trouver, y avait le père de Cesare. Lui aussi s’il le voulait, il pouvait lui envoyer quelqu’un ou venir en personne pour se débarrasser d’elle s’il le souhaitait. Alors cet appartement, il fallait qu’elle le quitte, qu’elle parte un peu plus loin, dans un coin où elle espérait que personne ne vienne la faire chier. Alors, elle aurait pu passer la soirée à simplement ranger dans ses affaires, faire le vide dans les trucs qu’il fallait jeter et remplir les cartons avec ce qui continuait de trainer un peu partout. Mais ce rendez-vous avec Cesare, c’était quand même beaucoup mieux comme programme et puis ici, logiquement, y avait personne pour venir toquer à la porte et essayer de la tuer.

Les gens qui étaient présent dans le château ce soir, elle leur faisait confiance. Ils ne viendraient pas gâcher ce moment, pas pour la tuer en tout cas. A la limite si y avait quelqu’un qui buvait trop, il pourrait peut-être trainer dans le couloir à la recherche des toilettes, mais à part ça, leur rendez-vous ne devrait pas se retrouver gâcher par quoi que ce soit. Au pire, elle fermerait la porte à clé pour s’assurer que personne ne viendrait jusque dans cette pièce. Les seuls qui pouvaient encore tout gâcher, c’était eux, mais pour ça faudrait qu’ils aient quelque chose de pire à se dire que ce qu’il avait pu lui annoncer l’autre soir, quand Anthea était morte et elle n’avait pas pire que ça en stock et elle doutait que Cesare ait quelque chose également. Les pleurs de Clara aussi ils pourraient facilement gâcher le moment, parce que bizarrement Clara, elle n’avait pas trop sa place dans les fantasmes qui pouvaient naître dans la tête d’Isolde seulement avec quelques paroles de Cesare. Enfin, elle savait déjà que voir Cesare s’occuper de nouveau de leur fille, ça lui ferait tellement plaisir qu’elle pourrait facilement les remballer, ses fameux fantasmes. « Bha, t’as déjà dit que c’était plus simple de penser à moi nue, alors ça laisse un ordre d’idées. » Ouais, il l’avait dit la dernière fois que c’était plus simple de l’imaginer nue, alors avec ça, elle avait toutes les raisons du monde d’imaginer qu’il puisse avoir le même genre de pensées sur elle, qu’elle, elle pouvait avoir sur lui. Cela dit, ces dernières semaines, ça avait presque été le genre de pensées les plus compliquées à gérer ; ça avait toujours été les plus compliquées à gérer, même pendant les neuf mois qu’ils avaient pu passer séparer et qu’elle avait eu beaucoup plus de pensées de ce genre qu’elle n’avait bien voulu l’avouer, quand bien même elle avait toujours remis la faute sur les hormones que sa grossesse rendait ingérables. Et y avait eu personne, même pas de mecs imaginaires pour venir s’en occuper de ses fameuses hormones. « Faut dire qu’ils sont chanceux ces mecs imaginaires, quel honneur de pouvoir passer tant de temps avec moi. » Y avait bien qu’avec Cesare elle, qu’elle voulait le passer son temps. Les autres, qu’ils soient sexy ou non, ils pouvaient bien faire la queue derrière lui autant qu’ils le voudraient, le seul qui pourrait avoir la chance – si tant est que s’en soit une – de rester avec elle, ce serait Cesare. « Plusieurs semaines sans toi, beaucoup de boulot, une explosion qui m’a pas mal secouée la tête. Encore plus de boulot, beaucoup d'insomnies et un bébé de deux mois à gérer ; ça n’a pas aidé ma mémoire malheureusement. » Ça lui avait au moins permis de ne pas trop y penser à ses fameux arguments, quand bien même il en fallait beaucoup plus que ça pour qu’elle les oublies. C’est qu’ils étaient tellement bien trouvés ses arguments qu’il était impossible de les oublier.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 20:27


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Maintenant que les atrocement longues semaines loin d’Isolde étaient passées, Cesare optait volontiers pour les laisser définitivement derrière lui, les enterrer dans un coin de sa tête pour les laisser y mourir, et profiter de leurs retrouvailles tant méritées. Lors de la dernière nuit qu’ils avaient passée ensemble, ils avaient appréhendé ces semaines comme l’étape de leur vie, l’ultime estafilade à leur amour qui rendrait les jours si compliqués, et n’allait engendrer que mélancolie et souffrance de leur part. Il se souvenait encore très bien de cette nuit-là, et celle-ci, il voulait bien la garder en mémoire, pour mieux occulter toutes les autres nuits ensuite, passées en solitaire, dans la rue ou ailleurs, trop souvent à penser à elle. Il n’se serait jamais cru devenir ce genre de type, et c’était probablement l’état d’esprit que son père avait voulu qu’il n’connaisse jamais, en lui enseignant que l’amour était une faiblesse, le meilleur moyen pour s’faire foutre la pression et menacer par des ennemis ; mais combien de fois Cesare avait-il laissé Isolde venir jusqu’à ses pensées, qu’il soit en pleine chasse ou même simplement, tranquillement dans son coin à essayer d’oublier le monde entier ? Etre amoureux, ça le rendait définitivement trop mielleux selon les circonstances, et il était plutôt chanceux de n’pas s’en être ramassé une blessure grave à force de n’pas être pleinement attentif et concentré sur ce qu’il faisait. Ca semblait avoir été un tout autre Cesare, que le digne héritier des DeMaggio, uniquement concentré sur la chasse, l’héritage et ses responsabilités – fallait croire que peu importaient les promesses, les trahisons, les disputes et le reste, dès lors qu’il avait laissé la Saddler entrer dans sa vie, il s’était totalement condamné à n’plus du tout être cette personne-là. Et de bien des façons, c’n’était pas une si mauvaise chose : toutes ces motivations qui gravitaient uniquement autour d’elle, d’eux deux et de leurs retrouvailles et leurs promesses, constituaient les principales raisons pour lesquelles il était encore vivant aujourd’hui, contre vents et marées et chacune des étapes qui s’étaient posées sur sa route. C’était ce qui l’avait fait débarquer à la mairie, tout juste pour sauver Isolde et arrêter Kingsley Moren : comme quoi, y’avait même une part de destinée dans l’histoire, qui les rassemblait même dès lors qu’ils choisissaient de prendre des routes différentes en faisant prévaloir leurs obligations plutôt que leur couple. Il aurait pu tomber sur Moren en train de prendre en chasse n’importe qui – c’n’était pas comme s’il y était allé avec le dos de la cuillère niveau chasse, Kingsley – mais non, de toutes les personnes qui vivaient à Radcliff, ç’avait été Isolde.

Il pouvait bien l’aimer pour le coup, le destin ou ce petit coup d’pouce de la vie qui l’avait ramené sur le chemin d’Isolde – est-c’qu’ils pouvaient s’en servir, pour justifier toutes les folies qu’ils commettaient, les choix qu’ils prendraient désormais ? Cesare en avait bien l’intention- ils s’l’étaient dit à l’hôpital une poignée d’heures après la catastrophe, et il le répéterait, encore et encore ; peu importaient leurs choix, leurs obligations, ils en avaient fini d’écouter tout ça en sacrifiant continuellement chacun de leurs moments passés ensemble. Il voulait venir la voir, sans penser à rien ; il voulait l’aimer, sans avoir à en soupeser les conséquences. Certes, ils étaient encore loin de la chance de sortir dans la rue en s’tenant la main et en s’embrassant, mais probablement que ce petit rencard improvisé dans un coin de bureau était le premier pas tâtonnant dans cette direction. Et c’était Isolde elle-même qui avait choisi de le faire, ce pas crucial – lui, fallait croire qu’il avait été encore trop obnubilé par le passé, les conséquences de celui-ci, et son habituelle méfiance. « J’ai jamais dit ça comme ça- j’ai jamais dit ‘c’est plus simple de penser à toi nue’ tu vas m’faire passer pour un pervers. C’est plus facile de retenir le moindre aspect de toi quand t’es nue, ça c’est sûr par contre. » qu’il tenta vaguement de se défendre, un rictus accroché aux lèvres, alors qu’il se fichait éperdument de ce qu’elle avait pu penser de lui pendant ce temps – après tout, qu’y avait-il de mal à assumer de penser à elle nue ? C’n’était pas comme s’il n’avait pas déjà eu l’opportunité, mille fois, de l’observer comme ça sous tous les angles, histoire de bien tout graver dans sa mémoire- la caresse de sa peau, la sensation de sa chaleur glissant tout contre la sienne à lui ; tout autant qu’érotiques, ces contacts avaient toujours été vrais, honnêtes, emplis de ces sentiments rassurants et indispensables. C’avait fait partie de leur amour, autant que tout le reste- alors ouais, il avait pensé à Isolde nue, il avait pensé à elle faisant tout et n’importe quoi, s’occupant de leur fille, se faisant à manger, passant sa soirée en solitaire- il s’était demandé comment elle pouvait se concentrer sur sa campagne alors même que lui galérait à trouver une quelconque pensée paisible sans elle dans sa vie. Alors oui, pour les semaines qui venaient de passer, y’avait eu des gens bien plus chanceux que lui – des gens qui avaient pu voir Isolde au quotidien, et apprécier sa présence dans leur vie, alors que lui, il avait toujours dû repousser ces pensées-là, et ravaler ces sentiments si importants pour n’surtout pas les laisser le trahir. Plus que mille fois, il avait l’opportunité de tourner et retourner dans sa tête leurs souvenirs ensemble, leurs baisers, leurs discussions, sa chanson ; tout autant qu’il avait pensé à Clara, aussi. « Awww- j’vais vraiment finir par te plaindre. J’te rappelle que c’est moi qui ai passé ces semaines tout seul, pas dans un château, et entouré de fous furieux à surveiller H24. » peu importait s’il n’avait pas eu le temps de ressasser ces pensées, il l’avait pris, le temps, parce qu’il en avait eu furieusement besoin. Mais Cesare n’allait certainement pas faire le capricieux plus longtemps que de mesure ; au contraire, lorsque ses mains vinrent enserrer la taille d’Isolde pour l’entrainer dans un basculement à se retrouver allongée entre les coussins et lui, il avait déjà oublié toute envie de faire la fine bouche. « J’espère que t’as pas promis des trucs à quelqu’un... » qu’il lança, même si cette phrase pouvait être ambigüe encore, entrecoupée par le baiser qu’il vint enfin perdre sur ses lèvres ; « du genre, tu sais- ‘commencez la fiesta sans moi j’vous rejoins dans une heure’… » l’idée le fit doucement sourire, alors qu’il embrassait en des bisous empressés, la bouche de la jeune femme. « moi j’te laisse plus repartir. » même si c’était techniquement lui qui devrait partir de cet endroit ; peu importait, du moment où il fondit enfin pleinement pour l’embrasser, langoureux et sensuel, comme ils n’s’étaient plus embrassés depuis trop longtemps.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 21:22

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Ce rencard, ils en avaient tous les deux besoin, après tout ce temps passé loin l’un de l’autre, elle se demandait même pourquoi, elle n’avait pas eu l’idée d’organiser ça plus tôt. Avec cette histoire d’explosion elle avait eu tellement à gérer qu’elle n’avait de toute évidence pas eu le temps de se concentrer sur la préparation d’un rencard. Même ce soir, alors que la journée avait été calme, elle n’avait pas eu le temps d’organiser ça comme elle l’aurait voulu, alors les soirs qui avaient suivi l’explosion de la mairie, la seule chose qu’elle aurait pu offrir à Cesare, ça aurait été une version d’elle agacée au moindre truc, complètement épuisée et obligée de partir tôt le lendemain matin pour continuer à gérer ce qu’elle avait fini par abandonner la veille pour pouvoir rentrer chez elle. Y avait eu quelques jours après son élection en tant que maire pendant lesquels elle avait bien vite cru qu’elle allait devenir complètement folle. Ça avait été mieux sans doute que Cesare ne la voit pas pendant ces quelques jours. Maintenant que ça allait mieux, que les choses commençaient à lentement se calmer et qu’elle avait presque abandonné Insurgency aux mains d’Aldrich pour ne s’occuper presque que de la mairie – elle était incapable de rester complètement à l’écart d’Insurgency – elle pouvait se poser et profiter d’un moment loin de tout ça, avec Cesare. La mairie elle était loin maintenant et tous les problèmes qui y étaient liés également. C’était la première fois depuis le bilan des attentats qu’elle était même capable de mettre de côté les 63 morts et 103 blessés qui la hantaient au quotidien. Elle espérait qu’il l’utiliserait souvent la clé de sa maison, parce que l’un comme l’autre, s’ils ne voulaient pas finir fou, ils allaient en avoir besoin de soirées ensemble et après tout le temps passé loin l’un de l’autre, ils avaient beaucoup de choses à rattraper.

Pendant ces semaines, elle avait pensé à lui de bien des façons. Avec les même craintes que d’habitude dès que ça concernait sa vie auprès de sa famille. Est-ce qu’il se prenait des coups ? Est-ce qu’il était obligé de chasser et de faire du mal à d’autres gens pour pas que son père doute de sa loyauté et lui colle une balle entre les deux yeux ? Rafael DeMaggio en train de blesser son fils pour telle ou telle raison, c’était une hantise pour elle, ce truc auquel elle pensait beaucoup trop souvent. Alors pour compenser tout ça, elle avait bien été obligé de l’imaginer autrement et nu, ça faisait partie des pensées dont elle ne s’était pas privée elle. « Ça veut dire exactement la même chose. Puis tant que c’est moi et pas une autre fille, tout va bien. » Y avait bien qu’elle qui avait le droit d’être nue dans ses pensées. Les autres, elles gardaient leurs fringues. Les autres, elles pouvaient même partir des pensées de Cesare, ce serait très bien aussi. Elle ne s’était jamais vraiment interrogée sur son niveau de jalousie. Elle avait tendance à croire qu’elle était la fille capable dire c’est pas parce qu’on est au régime qu’on a pas le droit de regarder le menu, mais elle n’en était pas si sûre finalement. Elle avait beau parler de mecs sexy à la plage ou en train de l’aider à déménager, elle ne dévisageait plus personne avec cette idée en tête depuis qu’elle était de retour avec Cesare. Peut-être bien qu’avec lui, elle serait rapidement très jalouse. « Ouais, ça craint. En même temps, je suis sûre que me montrer tes arguments à nouveau, ça peut t’aider à oublier tout ça. » Après tout, ça pouvait bien leur être profitable à tous les deux cette piqure de rappel. Et si jamais elle avait vraiment oublié, elle aurait presque pu dire que ça commençait à lui revenir quand elle se retrouva dos aux coussins posés sur le sol. Elle se souvenait bien du tapis sur lequel ils étaient restés un moment. Les baisers auraient sans doute pu aider aussi à raviver les souvenirs. « Nan, j’leur ai même dit que je serais pas là, je suis toute à toi. » Elle glissa ses mains derrière sa nuque savourant le baiser qu’il déposait contre ses lèvres. Ça lui avait vraiment manqué ce genre de baiser. La dernière fois qu’ils avaient pu s’embrasser, ça avait été à l’hôpital alors ça avait eu un gout bien différent, une retenue dont là ils pouvaient bien se passer.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 22:59


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Plus les jours avaient passé, plus il avait fallu qu’il se fasse à l’évidence – malgré ce qu’ils avaient pu dire, les plaisanteries qu’ils avaient pu lancer lors de leur dernière soirée pour apprendre à gérer la chose, ils avaient dû apprendre à gérer ces semaines compliquées. Bizarre, de leur part, d’faire toute une histoire de quelques semaines alors même qu’ils avaient littéralement passé plus de dix mois à n’jamais se comprendre, et se déchirer un peu plus à chaque fois qu’ils se voyaient : s’il y avait des choses qu’on pouvait dire de Cesare et Isolde, c’était bien qu’ils étaient des habitués des épreuves, quelles qu’elles soient. Alors être nostalgiques sur quelques semaines passées séparés, alors même que ça devait être le genre de choses que tous les couples connaissaient au moins une fois dans leur histoire, ç’avait probablement été la chose la plus ironique et lambda qui soit. Fallait quand même avouer qu’au quotidien, c’était bel et bien ses seuls moments passés en compagnie de la Saddler, qui permettaient au chasseur de savoir quoi faire de ses dix doigts, et d’savoir pourquoi il continuait avec tant de ténacité à lutter contre l’univers tout entier : ses parents, sa cousine, Radcliff, la cause des hunters, tous les autres trucs de sa vie n’avaient définitivement aucune valeur, en comparaison de l’ultime petit rayon d’évidence qui fracturait sa vie, dès lors qu’il plongeait ses yeux sombres dans le regard d’Isolde. Elle était l’évidence, ouais, dans un océan de doutes et de questionnements lascifs et tortionnaires : il en avait fini par s’répéter et s’persuader qu’arrêter Kingsley Moren quoiqu’il en soit, serait aussi un bon moyen d’ouvrir la porte à toutes les possibilités de bonheur avec Isolde. Parce qu’un jour, il faudrait bien que Moren vienne pour lui, Cesare, le frère ainé, puisqu’il avait semblé si persuadé de faire honneur aux DeMaggio en effaçant l’hérésie qu’avait été Aria la transmutante. Cesare était tout autant une honte aux siens que l’avait été sa sœur – si ce n’est un échec encore plus cruel, aux yeux de son paternel, alors forcément qu’un beau jour, Kingsley serait venu pour lui. Et maintenant, au moins, la seule menace réelle qui planait sur lui, c’était son père ; et pour l’heure, Rafael avait bien trop besoin de son fils, bien trop foi en ses capacités de manipulation et de persuasion pour vouloir arrêter l’ascension de Cesare en éliminant définitivement toutes les chances au lignage DeMaggio de persister. Enfin, y’avait toujours Rayen, ouais, comme elle essayait si ardemment de l’en convaincre, mais même aux yeux de Rafael, cette nièce, aussi volontaire était-elle, ne pourrait jamais remplacer l’héritage porté par un fils. Quelle ironie, alors même que bien souvent, le patriarche se retrouvait à délaisser sa plus loyale alliée, au profit d’un contrôle qu’il n’avait que l’illusion d’avoir sur la vie de son dernier enfant. C’n’était pas pour rien, qu’encore aujourd’hui, malgré les semaines qui avaient passé, le secret de leur relation de couple était toujours aussi précieux et important- parce que plus les jours passaient, plus ça devenait compliqué : et aujourd’hui, si Rafael devait découvrir que son fils lui avait une nouvelle fois menti depuis le début, les conséquences seraient sûrement bien plus désastreuses que celles qui les avaient déjà séparés, Isolde et lui, des mois plus tôt.

Des pensées qu’il s’était répétées en boucle, lors des dernières semaines, pour chaque fois un peu plus se persuader que c’n’était que pour le meilleur qu’ils ne cédaient pas- il avait peu à peu vu la méfiance de son père s’effacer, au profit de quelque chose d’autre – parce qu’en fin de compte, de l’autre côté, rien n’aurait pu indiquer à Rafael que Cesare n’suivait pas à la lettre la moindre des conditions qu’il avait pu poser lors de leur accord. Il faisait c’qu’on lui disait, n’questionnait que rarement les décisions que son géniteur prenait, et si pour les semaines qui venaient de passer, quelqu’un avait eu l’idée d’espionner Cesare, de le suivre et de le pister, ce fameux quelqu’un n’aurait rien découvert de particulièrement compromettant. Encore une fois, plutôt l’inverse ; la chasse, ç’avait toujours été un bon exutoire, une bonne échappée loin de ses pensées. Le reste du temps, par contre, Cesare se surprenait plus souvent à penser à Isolde qu’à écouter la moindre des paroles qui gravitaient autour de lui- et il s’était senti plus nostalgique que réellement attentif et sur le qui-vive. « Okay, alors ça veut dire la même chose. T’façon j’vais pas t’cacher- j’ai pensé à toi nuit et jour, et jour et nuit et… ouais, de plein d’façons différentes. » et paradoxalement, les fois où elle faisait la couverture du journal local ou qu’on parlait d’elle, il faisait l’aveugle et le sourd, fuyant toutes les tentations que le quotidien avait posées sur son chemin. Maintenant, sa présence n’était plus de l’ordre de la tentation ou du fantasme, de la pensée construite et de la réalité inatteignable – la réalité était on ne peut plus atteignable, juste ici, si près de lui, alors qu’ils s’étaient si insidieusement rapprochés l’un de l’autre. Cesare en lâcha un sourire à ses paroles, parce que d’toute manière, il avait déjà oublié ses semaines de merde et sa famille bien peu recommandable, dès l’instant où il avait retrouvé Isolde ce soir. « Tes arguments m’aident beaucoup mieux à vrai dire, généralement… » et oui, ça rejoignait presque l’idée enjôleuse autour d’une Isolde nue, occupant ses pensées dans tous les sens du terme- et il n’en fallait pas plus pour qu’il se retrouve à l’embrasser, leurs corps collés l’un à l’autre, le cœur du chasseur pulsant juste au creux de sa gorge : ils n’avaient clairement pas profité de ces semaines loin l’un de l’autre pour s’endurcir, et c’était tant mieux. Et ici et maintenant, ils n’avaient plus rien de quoi se préoccuper – peut-être Clara, qui se réveillerait à un moment donné – plus aucune obligation, un fait qu’Isolde confirma juste entre leurs baisers, tirant un sourire au DeMaggio : que le reste du monde les oublie donc, parce qu’ils étaient bien prêts à oublier le reste du monde eux. Et dans la tempête érotique de leurs baisers qui faisaient déjà grimpé la température, Cesare d’une de ses paumes, trouva la caresse de la cuisse d’Isolde, remontant sa main tout le long de celle-ci en de lents touchers suaves, oubliant volontiers la si belle robe sexy pour monter et monter, atteindre de ses doigts, le galbe du sommet de ses cuisses, la chaleur là-haut, la tension qui grandissait.

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(event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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