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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 8 Juil 2016 - 12:20

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Les retrouvailles qu’ils avaient eu à l’hôpital, ça n’avait pas vraiment été des retrouvailles. Ça avait été encore un énième problème sur leurs routes alors qu’une bombe venait d’exploser au nez d’Isolde et qu’il était venu la sauver d’un timbré décidé à la tuer. L’ironie avait été drôle quand même, si bien qu’elle n’avait pu s’empêcher de rire en face de Kingsley Moren, alors même que ce type, Cesare voulait le tuer depuis un moment, ce nom, elle l’avait bien souvent entendu dans les conversations qu’ils avaient eu, parce qu’il était en grande partie responsable de la cadette de Cesare. La vie était faite d’une façon bien étrange parfois et le fait que ce soit lui et pas un autre qui se pointe devant lui pour la tuer, ça presque semblé être une bonne blague de la part du destin ou de ce Dieu en qui Moren avait tellement cru. Isolde, elle ne croyait pas en tout ça, elle n’avait jamais été croyante, son père non plus, alors il ne lui avait jamais inculqué ce genre de choses. Elle n’avait pas l’impression qu’il lui manquait quelque chose dans sa vie à cause de ça, bien au contraire. Du point de vu de la religion, sans doute qu’elle mériterait d’être brûlée au bûcher, elle qui avait eu des relations charnelles avec des femmes, un enfant hors mariage et qui pour couronner le tout, était une transmutante. Alors la religion, très peu pour elle. Malgré les circonstances qui les avaient réunis la fois dernière, il était difficile d’imaginer que ça puisse être la volonté de quelqu’un. Une coïncidence peut-être, un heureux hasard sans doute, mais Isolde, elle avait du mal à se dire qu’il pouvait y avoir quelqu’un quelque part pour diriger sa vie et ses choix. Des fois elle avait l’impression de pas l’avoir le choix c’était certain, mais il n’empêchait qu’elle ne pouvait pas croire que quelqu’un d’autre avait sa vie en mains.

Tout ce qu’elle savait sur cette fameuse journée à la mairie puis à l’hôpital, c’était qu’elle était vraiment contente que Cesare ait trainé dans le coin et soit intervenu plus au bon moment. Elle avait eu de la chance qu’il soit là. Elle n’avait pas eu son pouvoir pour se défendre et en plus, elle avait été complètement sonnée par les explosions, une proie facile en somme. Elle n’aurait pas tenu longtemps contre le hunter, elle en avait bien conscience. Mais Cesare avait été là et il l’avait sauvée. Cependant, ça n’avait rien eu de véritables retrouvailles, les trucs dont elle avait pu parler à l’hôpital sur la façon dont elle avait imaginé le moment où ils se retrouveraient enfin, ça n’avait pas ressemblé à ce qu’ils avaient eu ce jour-là. Au moins aujourd’hui, ça avait plus d’allure. Aujourd’hui, c’était des vraies retrouvailles. Personne n’était blessé et la mort de la mère de Cesare avait vite été évincée des problèmes qu’ils pourraient avoir. Aujourd’hui, y avait Clara dans la pièce d’à côté, y avait eu le champagne et maintenant y avait plus qu’eux deux, occupés à se taquiner l’un l’autre, à se provoquer et à parler de fantasme improbable. Tellement de choses qu’ils n’avaient pas eues à l’hôpital. Indéniablement, c’était mieux ici et maintenant qu’ils étaient bien lancés dans leur petit jeu, Isolde n’avait plus l’intention de reculer, bien au contraire. « Tant mieux. J’adore parler avec toi, mais bon … » Mais ce n’était pas le genre de souvenirs qu’elle avait eu envie d’avoir sur ce bureau de toute évidence. Avec les sensations au fond de ses veines, les provocations qu’ils avaient déjà échangées, se taper sagement la discut’ maintenant, ça aurait été décevant. Sentir ses mains contre sa peau, là sur ses fesses ça n’aidait de toute façon pas à penser à autre chose, elle était déjà partie trop loin dans le désir pour faire marche arrière. « Ça sonne comme de bons souvenirs ça. » Y avait pas de doutes là-dessus, sa langue partout sur elle, ce serait forcément de bons souvenirs. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour en avoir la confirmation alors que ses premiers baisers étaient déjà bien agréables. Encore plus agréables quand ils étaient descendus vers son ventre, si bien qu’elle se sentait déjà se tendre, son cœur battant de plus en plus fort contre sa poitrine. Qu’il l’embrasse donc partout, elle ne demandait que ça.

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Juil 2016 - 4:35


ALL I WANT IS TO FEEL MY HEART BEATING
i will stay with you tonight
hold you close 'til the morning light
in the morning watch a new day rise
we'll do whatever just to stay alive
☆☆☆


La solitude l’avait englobé, presque submergé parfois, alors que Cesare s’était plus souvent enfoncé dans des silences glacés que dans de longues discussions avec qui que ce soit. Tout son entourage avait été hostile, pour les dernières semaines qui venaient de passer : probablement avaient-ils consacré plus de temps, ses parents et lui, à se sonder les uns les autres, s’analyser et n’pas se faire confiance, plutôt que de tenter quoique ce soit d’autre. Tenter quoi, d’toute manière ? Ce n’était pas comme si leur conflit était quelque chose de commun à n’importe quelle famille- d’ces histoires qui prenaient la tête, parfois, pour un certain temps, mais finissaient par n’pas avoir vraiment d’importance quand on y mettait un tant soit peu de perspective. Non, pour ses deux parents, probablement, Cesare était la disgrâce qui leur avait tourné le dos, leur avait menti, et les avait trahis pendant un long moment, jouant avec le risque juste sous leur nez sans jamais affronter dignement les conséquences de ce qu’il était. Et pour lui, ses parents étaient responsables de la lente et progressive avalanche qui avait tout englouti sur son passage : d’toute manière, comment serait-il un jour capable de les regarder sans ressentir une acide vague de haine le submerger, en songeant à Aria ? Tout ce qu’elle n’avait jamais su dire, tout ce qui avait hanté ses cauchemars à elle pendant de longs mois, avant qu’elle ne trouve la mort dans des circonstances sanglantes et désastreuses – un assassinat organisé par leurs propres géniteurs. C’n’était pas important, au fond, que Rafael et Isabela n’aient pas prévu que Kingsley Moren s’attaquerait à Aria ce jour-là ; s’il l’avait fait, c’était bel et bien parce qu’il avait su que leur fille était une transmutante, et qu’à leurs yeux, sa vie n’valait plus grand-chose d’autre que celle de n’importe quel gibier à Radcliff. Ils étaient responsables ; tout autant qu’Artur Kovalainen, tout autant que Kingsley Moren. Alors ouais, c’était évidemment un étrange sentiment, que d’ressentir une incontrôlable et inexplicable nostalgie paralyser ses tripes quand il pensait à sa génitrice désormais ; Isabela n’en méritait pas tant, pour sûr.

Ç’avait donc quelque chose de rassurant, l’aisance avec laquelle le jeune homme laissait toute sa vie et les problèmes, les préoccupations de celle-ci derrière lui, dès lors qu’il était avec Isolde. Son choix, il était aussi clair et limpide que de l’eau pure glissant sur son épiderme ; c’était elle, évidemment, la seule personne, la seule présence qui faisait sens dans sa vie. Ouais, souvent, il s’retrouvait à lui livrer des doutes qu’c’était injuste qu’il éprouve, après tout ce qu’ils avaient traversé – mais jamais dans son for intérieur, n’avait-il remis en question les sentiments qu’il avait eus pour elle, ceux qui l’avaient inlassablement ramené jusqu’à elle. Ceux qui faisaient vibrer son âme, son cœur, ses chairs, d’une harmonie vivifiante et apaisante tout à la fois. Il n’aurait jamais voulu, d’toute manière, que la moindre préoccupation n’vienne se poser entre eux deux et leurs retrouvailles tant attendues et tant méritées. Non, il était trop bien maintenant, pour songer à quoique ce soit qui s’étendait plus loin que la pièce dans laquelle ils se trouvaient, tous les deux. Ou même juste elle, Isolde, sous ses doigts caressants et ses baisers affamés. Isolde, toujours vivante, toujours pleinement avec lui, malgré ces semaines qui avaient passé, ce qu’ils avaient enduré, séparément ou ensemble. Ils n’avaient pas beaucoup parlé de toutes ces semaines pour le moment, comme s’ils fuyaient de potentiels sujets de conversation qui pourraient s’avérer risqués pour l’humeur ou les pensées de l’autre. Mais pourquoi, au fond ? S’ils s’étaient retrouvés, quelques jours plus tôt à l’hôpital, ou même ici et maintenant – s’ils s’accordaient si bien sur c’qu’ils voulaient, c’qu’ils attendaient de leur avenir, qu’y avait-il de si fâcheux qu’ils pourraient se partager ? Rien, probablement, mais sentir la présence de la blonde tout contre lui, la savoir là, juste sous ses doigts, toujours autant éprise de ses attentions, de sa présence à lui, de leurs cœurs tambourinant à toute vitesse, soumis à une attraction plus forte que toutes les lois du monde ou d’un quelconque destin, était l’impression la plus délicieuse qui soit. Et il n’pouvait tout simplement pas s’en lasser, pas s’en passer ; « Bah-… je peux toujours te dire certaines choses, si jamais ma voix te manque… » ricana-t-il simplement, arquant un sourcil sardonique comme pour mieux balayer de l’esprit de la mutante la moindre idée de parler. Sauf si elle était branchée dans le langage explicite, échaudé par ses précédentes caresses, ses tentations à elle, ses provocations si bien placées. De toute manière, s’il voulait tenir cette promesse qu’il venait de lui faire, s’il comptait faire en sorte qu’elle ait des souvenirs vivifiants à son esprit pour les temps à venir, ses lèvres allaient être trop occupées pour qu’il n’ait l’occasion de parler. Une évidence qu’il mit en image et en action, lorsque de ses lèvres, il dessina le tracé discret de l’os de sa hanche, descendant vers sa cuisse, flirtant avec le tissu du sous-vêtement qu’elle avait encore sur elle. C’était un bien beau sous-vêtement, choisi avec attention, fin et doux. Un vers lequel il attarda bien de ses attentions, d’une de ses paumes grimpant le long de l’abdomen de la jeune femme, jusqu’à sa poitrine enserrée dans son soutien-gorge, ses doigts flirtant entre les frontières où sa peau, ses chairs rebondies et tendues rencontraient le tissu tentateur. Un autre auquel il accorda d’autres attentions, brûlantes et salvatrices, ses lippes passant juste au-dessus de la zone délimitée par le tissu de sa culotte, le bout de sa langue s’attardant ici ou là ; lentement mais sûrement, jouant avec les limites, jouant avec l’élastique tendu, jouant avec le souffle erratique d’Isolde- d’ici à ce qu’il passe sa langue partout sur son corps, de toute manière, ils avaient bien du temps à prendre pour profiter de leurs tant attendues retrouvailles.

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              THANK YOU FOR LOVING ME              
WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
it's not easy to express your feelings about how much you care about someone, and how much they've done for you, and shaped you as a person. how can you summarize how he feels in that moment and how much she means to him, in one sentence?

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Juil 2016 - 13:15

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Dans le fond, ces dernières semaines n’avaient rien eu de très passionnant, en dehors d’une campagne contre Lancaster, Isolde n’avait pas fait grand-chose. Comme promis, elle avait passé quasiment l’intégralité de son temps libre enfermée dans ce château, à lire tout un tas de bouquins sur la politique pour savoir un peu mieux ce qu’elle faisait. Elle n’était pas beaucoup sortie de là, alors en dehors de sa campagne, elle n’avait pas eue une vie particulièrement passionnante ces derniers temps. Clara avait probablement fait plus de choses intéressantes qu’elle et pourtant Clara, elle passait quand même la plupart de son temps à dormir. Mais comme Isolde avait cette tendance à s’émerveiller d’un rien quand ça venait de Clara, ça aurait pu facilement devenir la seule chose dont elle aurait parlé si jamais ils auraient dû prendre quelques minutes pour se parler de comment avaient été ces dernières semaines. Sinon, quoi dire sur elle-même ? Elle avait travaillé, dessiné pour se détendre, regarder des trucs débiles sur l’ordinateur parce que mine de rien ça occupait, elle avait lu, elle s’était occupée de Clara. Y avait bien une fois où elle était sortie pour le rendez-vous médical de Clara et tout ce qu’il y avait à retenir sur cette visite médicale, c’était que Clara était en pleine forme et qu’elle grandissait de la même façon que tous les gamins de son âge. Qu’elle détestait les vaccins aussi, mais en même temps, c’était pas comme si on lui laissait le choix. Elle pouvait bien pleurer autant qu’elle le voulait, ses vaccins elle les ferait tous sans exception. Il en allait de sa santé après tout et Isolde elle était bien plus soucieuse pour celle de Clara que pour la sienne. Elle aurait pu parler du sien aussi, de rendez-vous médical,  mais c’était pas passionnant non plus. Elle allait bien aussi, malgré les blessures dues à l’explosion, tout allait bien.

Peut-être qu’ils n’avaient pas assez l’habitude de parler de ce qui allait bien pour vraiment prendre le temps de le faire. Ça faisait trop longtemps qu’ils ne se voyaient que quand y avait des problèmes que c’était devenu une habitude sans doute de parler des trucs qui n’allaient pas. Une habitude qu’ils devraient bien briser à un moment où à un autre, parce qu’il y avait aussi des trucs qui allaient bien et que c’était important de le souligner aussi. S’ils faisaient des efforts pour se voir dans d’autres circonstances que tout ce qui avait pu les réunir jusqu’à présent, ils pouvaient aussi en faire pour leurs sujets de conversation sans doute. Ils pourraient bien prendre le temps de parler, à un moment où à un autre, parce qu’ils avaient encore du temps devant eux après tout. Mais pour l’instant, elle n’avait pas franchement envie de parler, de raconter sa vie ou même celle de Clara et quand bien même elle avait souligné le fait qu’elle aimait parler avec lui, elle n’avait pas non plus envie qu’il lui raconte la sienne de vie. Plus tard, mais certainement pas maintenant. Pourtant, elle aurait presque était curieuse de savoir ce que c’était les certaines choses qu’il pouvait lui dire. Mais dès lors qu’elle avait senti ses lèvres contre sa peau, elle n’avait plus rien envie d’entendre, parce que ça le forcerait à les décrocher de là ses lèvres après tout. « Tu pourras toujours me parler après … » Pour l’instant, elle préférait qu’il se taise parce qu’elle aurait été folle de le pousser à s’arrêter. Sa main contre son soutien-gorge et ses baisers flirtant avec sa culotte lui faisait regretter d’avoir eue l’idée de remettre des sous-vêtements. Si bien qu’elle le détacha son soutien-gorge, avant de le laisser tomber plus loin et d’attraper la main de Cesare là où il l’avait mise plus tôt, c’était mieux comme ça de toute évidence, sans cette barrière de tissu complètement inutile. Sa main glissa le long de son bras, s’y agrippant, alors que la seconde était allée se glisser dans ses cheveux. Elle aurait voulu s’en défaire aussi de ce second sous-vêtements complètement inutile, mais elle n’en avait pas la force, parce qu’il aurait fallu repousser Cesare pour y arriver et c’était bien au-delà de toutes ses capacités.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 12 Juil 2016 - 21:15


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Kingsley Moren, ses parents, sa famille à plus grande échelle, sa vengeance, la chasse, toutes les fois où il avait pensé à elles deux, si loin et inatteignables : y avait-il quoique ce soit dans ce qui s’était passé les dernières semaines, dont Cesare avait envie de parler, de toute manière ? Lui qui n’était déjà pas un expert pour étaler ses impressions, ressasser le temps qui était passé ou se livrer sur quoique ce soit, il s’avérait presque plus à l’aise pour séduire Isolde qu’en quoique ce soit concernant les semaines qui étaient passées. Même sa victoire contre Moren, il avait bien du mal à la considérer en tant que telle, tandis que les circonstances de son face à face avec le hunter restaient gravées dans leurs mémoires – à tous les deux, et à Radcliff dans son entièreté. Un traumatisme qu’Isolde allait devoir gérer bien assez tôt, en plus de la culpabilité qu’elle ressentait probablement vis-à-vis de tout ça : elle n’avait pourtant rien fait de plus que se présenter à des élections, exposant trop volontiers sa propre vie à tous les ennemis qui pourraient vouloir lui sauter à la gorge – mais la culpabilité avait une façon bien à elle d’agir, et le DeMaggio en connaissait bien les effets dévastateurs. Alors peut-être bien qu’ils auraient pu parler de ça, aussi, mais le brun se doutait bien du fait qu’aucune de ses paroles, aucun de ses mots à lui n’aiderait en quoique ce soit – ou peut-être un peu, pas assez sûrement, alors que tout c’qu’il voulait surtout, c’était qu’elle sache en son for intérieur qu’elle n’aurait jamais pu l’empêcher, et que la situation n’aurait pas été meilleure si personne ne s’était jamais présenté contre Lancaster pour prendre sa place à la mairie. Cesare, il était plus à l’aise avec ses actions, les dix doigts à ses mains et la force de ses poings – parlementer, c’n’était pas son truc, et même avec Isolde, c’était encore quelque chose qu’ils avaient du mal à maîtriser. Si souvent, ça pouvait partir en discussion menaçant de devenir orageuse, si souvent ça pouvait se compliquer en des histoires qui remontaient encore et encore de leur mémoire. A cause de la culpabilité, ou du remord, des rancœurs desquelles ils n’arrivaient pas à se détacher complètement – définitivement, ils avaient encore du pain sur la planche : et la tendresse, l’affection, l’aisance de leurs regards quand ils se prenaient à simplement se laisser porter par chaque pulsation de leurs cœurs amoureux, aidaient complètement à effacer le monde extérieur et tous ses problèmes, le passé et tout ce qu’il ramenait en d’autres circonstances.

Ils parlaient, malgré tout – mais au fond, maintenant qu’ils étaient enfin ensemble à nouveau, tous les deux, après ces longues semaines enfin balayées dans leur sillage, pourquoi devrait-il revenir dessus ? Elle devait s’douter, Isolde, qu’il n’y avait rien de bien glorieux à raconter sur celles-ci : des jours qui s’étaient succédés, pendant lesquels Cesare avait été particulièrement talentueux au moins, pour faire croire à ses parents qu’il était de retour à la maison, comme le fils déchu et brisé qu’il était censé être depuis la mort de sa sœur. Il l’avait été, à une époque – il avait flirté aux abords du précipice, si prompt à se jeter lui-même dedans ; mais après ça, y’avait eu Clara. Et sans même qu’il ne la voit, sans même qu’il ne fasse autre chose que dire des conneries sorties de wikipédia, serrant la main d’Isolde dans la sienne, ç’avait donné un tout autre sens à sa vie. Des évidences pour lui, mais des choses que tous ses ennemis continuaient d’ignorer, heureusement. Irrémédiablement, en se retrouvant ici, tout c’qu’il voulait faire, c’était échapper à cette condition étouffante qui avait pesé comme du plomb sur son échine pour les semaines passées : il n’aurait rien eu contre écouter Isolde lui parler de toutes ces semaines, de Clara, de choses complètement inutiles par rapport à elles deux qui lui avaient tant manqué. Mais d’son côté, y’avait pas de quoi ramener le monde jusqu’à eux ; rien d’autre qu’une solitude qu’il voulait oublier, et que nulle autre ne pourrait effacer et panser qu’Isolde elle-même. Ici et maintenant, il avait tout ce et tous ceux dont il avait besoin ; une infime part de monde qui lui faisait oblitérer tout le reste, et se concentrer sur le moindre frisson d’air qui flottait autour de lui. Ils parleraient plus tard, oui – peut-être, une évidence qui le fit sourire d’un air malicieux, alors qu’il n’avait déjà plus aucune envie, d’toute manière, de détacher ses lippes et sa langue de leur travail minutieux. Après toutes ces semaines à ne pouvoir que penser à elle, tout ce qu’il voulait maintenant, c’était prendre son temps – et déguster, déguster savamment la moindre seconde passée avec elle. Juste quand ils se parlaient, ou comme ici, la passion brûlant comme des flammes sauvages juste sous sa peau. Cesare en soupira, empressé, lâchant un souffle concupiscent tandis qu’il avait laissé sa main se balader, ici et là, partout sur le corps d’Isolde, vers son ventre tendu ou ses cuisses, alors qu’elle avait entrepris de se défaire de son soutien-gorge. Un choix qu’il ne pouvait certainement pas critiquer, pas d’où il était, avec une si belle vue offerte à ses iris affamés. Et il était tenté, subitement, de se redresser pour venir l’embrasser, dessiner de sa bouche chaque détail de son buste ; Cesare dut lutter contre bien des envies contradictoires, pour poursuivre ses efforts tout le long du tracé de ses hanches – jusqu’à l’os juste-là, au-dessus de sa cuisse, qu’il mordilla tendrement, une vague distraction le temps que ses mains, presque expertes en la matière malgré tout, ne parviennent à dégager le dernier vêtement qu’elle avait sur le dos, s’en débarrassant comme plus tôt, presque avec trop peu d’égard. Tant pis – aucune belle lingerie fine n’égalait la sensation de la peau d’Isolde juste sous ses attentions.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 12 Juil 2016 - 23:13

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Isolde, elle pouvait facilement se montrer bavarde, tant qu’on ne lui demander pas de s’étendre sur sa vie privée, elle pouvait discuter sans le moindre souci. Elle n’était peut-être pas douée pour les discussions importantes, celles qui pourtant étaient nécessaires, notamment maintenant qu’elle était en couple avec Cesare. Elle n’était pas allée d’elle-même lui parler de son désir de se présenter aux élections municipales, ce qui avait entrainé une dispute entre eux deux. Elle n’avait pas l’habitude de partager ses décisions avec les autres, mais ça ne voulait pas dire qu’elle était ce genre de personne qui ne supportait pas la moindre discussion quelle qu’elle soit. Isolde elle était quand même assez extravertie comme fille. Assez pour tenir une conversation sans problème. Même avec Cesare. Elle aimait parlé avec lui, ils en avaient passé du temps à discuter tous les deux, dans ce groupe où ils s’étaient retrouvés et puis, même si ça avait été en se hurlant dessus pendant ces derniers mois, ils avaient quand même parlé ensemble. Durant ces dernières semaines ça lui avait manqué de ne pas pouvoir lui parler, de ne pas entendre le son de sa voix. Ça avait fait partie de toutes les choses qui lui avaient manquées dans l’absence de Cesare pendant tout ce temps. Dans le fond, y avait sans doute plein de choses qu’elle pouvait lui dire maintenant qu’ils étaient ensemble, plein de choses à raconter sur toutes ces semaines qui s’étaient écoulées ou même sur les quelques jours passés depuis les attentats de la mairie. Elle aurait pu se confier à lui sur tout ce qu’elle ressentait à propos de ça. Mais depuis qu’il avait mis le pied dans ce bureau, tout ça avait été chassé tellement loin de son esprit qu’elle avait bien du mal à se concentrer dessus. Ça avait été dur déjà de parler de Callahan, quelques minutes plus tôt.

Elle voulait profiter de ces instants avec Cesare sans avoir besoin de revenir sur les trucs chiants et compliquées. Les dernières semaines avaient parfois été complètement insupportables et les derniers jours plutôt difficiles. Maintenant qu’il était là, elle avait juste envie d’effacer tout ça de son esprit pour penser à autre chose. Peut-être qu’ils pourraient parler plus sérieusement plus tard, après tout la nuit était longue. Mais, elle avait déjà donné du sien pour cette histoire de dossier alors à présent, elle ne voulait plus s’attarder sur les trucs importants. Il avait fallu tellement peu de temps avant qu’ils ne s’aventurent sur un chemin bien loin des histoires de boulot, hunters et compagnie que ça prouvait bien qu’ils avaient du mal à se concentrer sur ce genre de trucs ce soir. Ou alors, il leur fallait un moment de plaisir pour compenser les trucs un peu plus compliqués. La mort de la mère de Cesare, les histoires de hunters. Peut-être bien qu’après ils pourraient revenir sur les trucs un peu plus chiants qui sait ? Pour l’instant de toute façon, elle était vraiment très loin de penser à tout ça. Assise sur le bureau avec un Cesare en face d’elle, ses lèvres en ses mains contre sa peau, elle pouvait difficilement penser à quelque chose d’autre qu’au moment présent. Ce moment qu’elle savourait déjà, le souffle coupé par les frissons qui se dessinaient contre sa peau. Il avait fini par se débarrasser de son dernier sous-vêtement complètement inutile, elle n’allait pas s’en plaindre, mais elle avait l’impression que lui, il avait encore beaucoup trop de vêtement sur son dos. Elle n’avait plus rien elle et lui, il n’avait perdu que son pantalon en cours de route. Alors il pouvait bien faire effort et se défaire de son t-shirt au moins. Elle s’y agrippa, au niveau de ses omoplates, tirant dessus pour commencer à le retirer ; après tout, ces fringues à lui aussi, elle ne servait plus à grand-chose à présent.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Juil 2016 - 4:47


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Dans toutes les possibles retrouvailles avec Isolde qu’il s’était construites en tête, Cesare n’avait jamais songé à une fois où ils ne feraient que parler des semaines qu’ils avaient passé loin l’un de l’autre. Avec le temps que ça leur avait bouffé, les impressions que ç’avait fait trainer en lui trop souvent et pendant trop longtemps, pas besoin de ressasser l’fait qu’ils avaient à un moment, opter pour un choix aussi drastique. Pour leur sécurité. Et la sécurité de Clara. Et même si elles lui avaient manqué, même s’il avait senti la solitude se faire plus pesante et oppressante que jamais, entre ses parents, leur influence à eux, et leur récent rapprochement à Isolde et lui, il n’pouvait pas dire qu’il regrettait. Il n’regretterait jamais, d’avoir au moins opté pour une simili-prudence, pour leur fille à laquelle ils n’avaient que trop rarement pensé, fut un temps : à chaque fois qu’ils s’étaient disputés pour une raison plus ou moins stupide, quand elle avait été là dehors, à poser des bombes et à risquer sa vie, ou quand il s’était enfoncé lui-même dans un cercle infernal de meurtre et de danger. Toutes ces fois-là, Clara et la responsabilité qu’ils avaient vis-à-vis de leur fille – née ou non – avaient été secondaires. Pour combien de temps, est-ce que Cesare devrait trainer les remords liés à tous ces mois passés loin d’Isolde et de ce bébé grandissant dans ses entrailles ? Est-c’que pendant toute sa vie, en regardant les photos d’une Clara tout juste née, le DeMaggio ressasserait tous ces rendez-vous chez le médecin qu’il avait manqués, ces écographies qu’il n’avait jamais vues ? Le jour même de la naissance de sa fille, où il aurait dû s’accrocher, trouver un mot, quelque-chose, une once de courage pour accompagner la jeune femme dans la salle d’accouchement et être là ? Au moins, il avait été plus là qu’il n’aurait jamais osé le croire, après des mois et des mois à complètement ruiner tout ce qu’il avait eu avec la mutante, avant tout ça. Avant tout ça ; c’était un terme qui revenait bien souvent entre eux. Et quelque part, peut-être aujourd’hui, ou peut-être bientôt – il l’espérait – ils pourraient parler d’un après tout ça, dans lequel ils auraient trouvé une harmonie idéale et reposante. Avaient-ils pour autant besoin de tout ressasser, pour la trouver ? Cesare n’savait pas, pour la simple et bonne raison qu’il n’savait pas comment être en couple, comment vivre comme ça, ni ce qu’ils pouvaient attendre de tout ça. Qu’y avait-il à dire ? Qu’y avait-il à raconter ? Le brun n’avait pas envie d’parler bien des choses qu’il avait faites pendant ces semaines passées loin d’elle. Il n’avait pas non plus envie de parler de Lancaster, de la mairie, ou de quelque autre terme qui pourrait les ramener à une Radcliff qui n’était qu’à quelques kilomètres d’eux. Peut-être bien qu’ils n’iraient jamais plus loin que ça, donc mieux valait qu’ils essayent d’en tirer le mieux.

D’toute manière, quand il avait pensé au jour où il retrouverait enfin la jeune femme, Cesare n’avait pas pensé à quand il lui parlerait de ses parents, des jours qu’il avait passés sans elle : ne lui avait-il pas déjà dit assez, qu’elle lui avait manqué jusqu’à ce que ça en devienne presque physiquement douloureux ? C’était tout ce qui importait, tout ce qui valait la peine d’être retenu sur ces semaines – maintenant, ils avaient tout le temps du monde pour se retrouver. Ouais, c’était mieux d’penser comme ça que de s’remettre déjà à compter les heures ou les minutes qui les séparaient de leur prochaine séparation. Le manège habituel de leur relation, il était là, juste là, au tournant des prochaines heures et des choix qu’ils allaient faire d’ici-là ; à l’hôpital, pourtant, ils s’étaient promis d’faire les choses différemment. Peut-être. Un jour. C’étaient d’ces sujets qui fâchaient, que Cesare était bien content d’éviter. L’instant présent était tout ce qu’il y avait de plus délicieux : après des semaines passées à simplement l’imaginer, le construire dans sa tête sans qu’il ne devienne jamais palpable – qui pourrait le blâmer pour juste vouloir en profiter ? Personne n’en avait le droit, point barre. Et le cœur battant à cent à l’heure tout contre son poitrail, Cesare n’était plus qu’un amas de sentiments, galvanisés par la moindre impression qui caressait sa peau. Celle d’un souffle égaré par Isolde tout contre lui, par exemple – la façon dont il sentait ses muscles, ses chairs, rouler, sous sa bouche à mesure qu’il y égarait des baisers. Là, au bas de son ventre, à la frontière de ses cuisses, l’arôme velouté de la peau blanche de la jeune femme guidant ses gestes portés par ses entrailles. Il les sentit, les mains d’Isolde, empoigner le tissu de son tee-shirt – il fallut pourtant au chasseur tout un flot de motivation pour daigner se défaire de ses efforts à lui, pour se redresser sur lui-même et se débarrasser de son vêtement. Comme s’il était le truc le plus emmerdant du monde, l’envoyant balader il ne savait où, tant il vint prendre les lèvres chaudes et douces de la jeune femme dès qu’il eut le champ libre. Contre son visage, sa paume gauche égara une caresse, qui glissa jusque dans ses cheveux, dans sa nuque, tandis que sa main libre trouvait sa cuisse. De ses doigts, il dessina la courbe de celle-ci, jusqu’aux tracés intérieurs, le creux de son genou, pour remonter vers la chaleur qui emballa son palpitant de plus belle. « J’ai pas fini. » marmonna-t-il d’un souffle empressé tout contre sa bouche, un sourire qui en disait long étirant ses lèvres, avant de l’attirer doucement vers lui, à retrouver le sol de ses pieds – tout juste pour qu’il l’entraine à se retourner. Là, il enroula ses bras autour de sa taille, dégageant sa cascade de cheveux d’or d’une de ses épaules, où il abandonna ses lippes éprises, des baisers brûlants comme l’air autour d’eux- avec tout le temps qu’il avait passé à construire ces retrouvailles dans sa tête, Cesare comptait bien rassasier chacune des envies carnassières qui lui viendraient, pour ce soir.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Juil 2016 - 13:50

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Y avait eu mille façons différentes d’imaginer la façon dont ils se retrouveraient, Cesare et elle. Pendant toutes ces semaines, son imagination avait carburée de ce côté-là, pour compenser la réalité, elle avait eu au moins ça, les songes dans lesquelles elle s’était trop souvent plongée pour imaginer comment est-ce que ça pourrait se passer avec Cesare. Elle en avait passé des heures à y songer dans cette même pièce, oubliant parfois tout le reste avant qu’on ne vienne la rappeler à l’ordre parce qu’elle ne faisait plus attention à rien, même pas à ce qu’on pouvait être en train de lui raconter. Fallait quand même admettre que la plupart des images qu’elle avait pu se dresser dans sa tête pendant des heures et des heures, la maintenant parfois éveillée, ressemblait assez à ce qu’ils avaient déjà vécu depuis le début de cette soirée. Ça ne s’était pas forcément passé ici dans son bureau, mais en gros, y avait eu le champagne, Cesare, Clara et tout allait bien dans le meilleur des mondes là. Ils n’avaient pas besoin de grand-chose de toute façon tous les deux pour être bien quand ils étaient ensemble. Une couverture contre le sol, quelques instants plus tôt, ça leur avait largement suffit. Tout comme, ils s’étaient facilement contenté su tapis à un moment quand ils avaient été ensemble chez elle. Sans doute qu’à des moments, elle s’était imaginer des retrouvailles grandioses, qui avaient plus de gueule que là dans son bureau, mais elle n’en avait jamais tant demandé au final. Heureusement, Isolde ce n’était pas une fille franchement capricieuse, ni exigeante, quand bien même elle pouvait lui avoir dit de la traiter comme une princesse ou que quelques instants plus tôt elle lui avait dit qu’elle voudrait bien un bain, un massage et de quoi manger. Elle ne s’était de toute façon pas attendue à ce qu’il se plie à ses volontés.

Peut-être que si elle avait vraiment voulu manger, elle serait elle-même allée chercher quelque chose à se mettre sous la dent et si elle avait voulu prendre son bain, elle serait allée s’en occupée par elle-même. Mais dans l’immédiat, elle n’avait plus envie ni d’un bain, ni de nourriture. Elle ne voulait même plus d’un massage. Maintenant ce qu’elle voulait, c’était ce qu’il venait de dire quelques instants plus tôt, sa langue partout sur elle. C’était lui qu’il l’avait dit ça, pas elle qui l’avait demandé mais maintenant qu’il avait lancé l’idée, elle avait bien le droit d’attendre de lui qu’il aille jusqu’au bout sans que ça ne fasse d’elle une fille particulièrement exigeante après tout. Les baisers qu’il déposait au bas de son ventre étaient de toute façon déjà trop tentateurs pour qu’elle puisse accepter qu’il s’arrête là pourtant, elle n’avait pas résisté à l’envie de voir dégager son t-shirt et sitôt fait, alors qu’il l’embrassait, elle en profita pour passer ses mains contre son torse, y trouvant le contact délicat de sa peau qu’elle aimait tant sentir sous ses mains et ses muscles qu’elle aimait tant chez lui ; ça parmi tant d’autres choses. Dans la liste des nombreuses choses qu’elle aimait tant chez lui, elle pourrait y mettre ses mains, sans hésiter, grandes et fortes ; qu’il savait toujours où placer pour lui arracher quelques frissons. Il n’avait pas fini qu’il disait. Encore heureux d’après elle. « Tant mieux. » Qu’elle se contenta de répondre, sa lèvre inférieure pincée entre ses dents alors qu’elle se remettait sur ses jambes. Maintenant dos à lui, elle pouvait sentir sa peau contre son dos, un contact qui lui faisait penser qu’ils avaient bien fait de se débarrasser de ce t-shirt qu’il avait eu sur lui quelques minutes plus tôt. Ses mains étaient venues se poser sur son bras et les paupières closes, un sourire sur les lèvres elle savourait les baisers qu’il déposait contre son épaule. Elle était bien là, trop bien pour pouvoir regretter quoi que ce soit, son bain, de quoi manger, son massage, ça n’avait vraiment plus d’importance à présent, elle avait tendance à se dire que c’était mieux que tout ce qu’elle aurait pu avoir de toute façon ; quand bien même elle savait déjà que si elle avait dû se retrouver dans un bain avec Cesare, ça aurait été mieux que tout le reste, idem si elle s’était retrouvé avec lui dans le lit ou n’importe où ailleurs, parce que c’était Cesare et que tout était toujours parfait avec lui.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 20 Juil 2016 - 5:29


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Il n’avait pas envie d’être là pour compter le temps qui passait, Cesare ; maintenant qu’il s’était laissé prendre au jeu des retrouvailles avec Isolde, il n’avait pas envie d’penser à quand il repartirait, ni à tout ce qui l’attendait, de retour à Radcliff. Sa famille – quand bien même il avait cru que ce serait impossible – tombait encore plus en miettes qu’auparavant depuis la mort de sa mère, et la suspicion planait désormais partout. Tout c’qu’il pouvait imaginer pour son avenir proche quand il retournerait auprès de son père, c’était des choses dont il n’voulait pas parler ; pas avec Isolde, pas avec qui que ce soit. Et c’n’était pas une question de confiance, d’inconfort, de déconnexion qui se serait insidieusement créée entre eux avec les semaines qu’ils avaient passées séparés l’un de l’autre. C’était mieux, de n’pas en parler, de n’pas y penser – de se focaliser sur ces moments de merde, ce quotidien pourri quand il était en plein dedans, plutôt que de laisser celui-ci l’envahir et déborder dans chaque parcelle de son crâne, où qu’il se trouve, et quoiqu’il fasse. Cesare s’retrouvait déjà trop souvent, préoccupé par tout ce qui se passait dans la maison où il avait grandi, les potentielles réactions de son patriarche, ou ce qu’une oreille hasardeuse, une observation attentive pourrait lui permettre de découvrir. Au moins, quand il était avec Isolde et avec Clara, le chasseur était aux avant-postes pour pouvoir réagir si quelque-chose se passait, si une menace quelconque venait jusqu’à elles : irrémédiablement, quand il était juste là, avec elles, c’était plus facile de s’concentrer sur l’instant présent, et d’avoir surtout envie de fuir, fuir toutes ces pressions et ces inquiétudes qui l’oppressaient la plupart du temps. Ouais, y’avait pas d’autre mot – c’était probablement une fuite plus que n’importe quoi d’autre. Après tout, s’ils le voulaient, il ne leur faudrait pas beaucoup d’efforts pour trouver un sujet de conversation sérieux, lourd de sens, et plein d’importance pour leur avenir : encore aujourd’hui, y’avait des choses dans sa vie de tous les jours dont le brun ne parlait pas avec Isolde. Des projets plus grands qui le retenaient tout autant sous la coupe de son père que la moindre prudence dont il avait parlé un peu plus tôt ; peut-être qu’il aurait dû lui en parler, qu’il devrait encore saisir l’opportunité des prochaines heures pour en parler. Mais était-ce humainement possible d’penser comme ça, de fonctionner comme ça, alors même que leurs moments ensemble étaient si rares, si sporadiques, si courts ? Pourquoi les hanter et les rendre plus réels et plus lourds avec des sujets de conversation qui n’changeraient rien ?

C’était c’que Cesare se disait bien souvent ; ou du moins, ce qu’il se disait depuis qu’ils étaient tous les deux ensemble dans cette pièce, et qu’ils auraient simplement pu rester sur cette couverture où ils s’étaient installés un peu plus tôt, à parler, parler pour sérieusement rattraper toutes les semaines qu’ils avaient passées loin l’un de l’autre. Maintenant, c’était trop tard : dans chaque fibre de sa conscience, de ses sens ; dans ses entrailles et son cerveau tout à la fois, Cesare n’avait certainement pas envie d’penser à son père, à sa mère morte, à n’importe quelle responsabilité à laquelle il avait accordé tant d’importance pour les semaines qui venaient de passer. Non, Isolde et lui, ils avaient au moins droit à ça- ce temps si précieux et si enivrant tout à la fois. Il aurait presque préféré garder le silence, n’rien faire d’autre que juste la regarder, juste être avec elle sans rien faire, plutôt que d’parler de tout ça ; peut-être était-ce juste du déni, et tant pis. Juste au creux du cou de la mutante, Cesare n’était devenu plus que sens et impulsions de son cœur sous sa peau, caprice du sang qui tournait dans ses veines pour faire vibrer tout son être. Il eut un sourire à sa phrase, étouffé et caché dans les baisers qu’il continuait d’égarer tout le long de la ligne de sa nuque. « On est vraiment pas sérieux. » qu’il ricana, clairement ironique, haussant un sourcil tandis que ses baisers descendaient le long de la colonne vertébrale de la jeune femme- juste entre ses omoplates, avant que d’une main, il ne la guide à arquer son dos, rien que pour mieux poursuivre ses baisers, partout, du bout de sa langue, de ses lippes aventureuses. Sa main libre, insidieuse elle, se glissa devant elle, le long de son bas-ventre, en une caresse à peine prononcée, trouvant le creux incandescent et trop longtemps délaissé de ses cuisses. Et tout juste alors qu’il y déposait ses premières attentions, il était remonté le long de la courbe de son échine, rabattant les attentions de sa bouche juste contre son oreille, à la naissance de sa mâchoire, à nouveau contre sa gorge, insatiable et si volontiers pris dans la danse de leurs sens tendus à l’extrême.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 20 Juil 2016 - 14:57

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Depuis le temps qu’elle attendait de retrouver Cesare, Isolde, se disait que ce soir, ils étaient bien en droit de profiter de leur soirée rien que tous les deux. Ce soir, le lendemain et jusqu’à ce qu’ils soient obligés de se séparer, Isolde espérait qu’ils puissent éviter tout ce qui avait été compliqué les fois dernières. Les séparations douloureuses, en ayant aucune idée de quand ils pourraient se voir de nouveau, ça semblait déjà ne pas être au programme, après tout, ils s’étaient promis de se voir plus souvent et avec tout ce qui se tramait dans leurs vies, ce dossier dont il avait accepté de s’occuper, son déménagement à elle, puis son anniversaire à lui, qui approchait à grand pas, y avait quand même pas mal de chance pour qu’ils se voient plus régulièrement les prochaines semaines que ça n’avait été le cas dernièrement, alors pour sûr, ça rendrait le moment de se dire au revoir, plus simple que les fois précédentes. Ils avaient connu un moment tendu, quelques minutes plus tôt, mais ils avaient esquivé la dispute alors, Isolde se plaisait à croire qu’ils allaient éviter ça aussi. Pour ce qui était des discussions compliquées, ça allait de pair avec les disputes bien souvent et pour le moment, ils s’en tiraient vraiment bien. Elle n’avait pas envie que les choses dégénèrent, elle n’avait pas envie de se plonger de nouveau dans les histoires compliquées ou dans quoi que ce soit en rapport avec son boulot. Ça elle le faisait tous les jours, alors, pas ce soir, pas alors qu’elle venait tout juste de retrouver un Cesare qu’elle n’avait pas vu depuis trop longtemps. Pas si longtemps que ça si on comptait l’hôpital, mais elle avait tendance à dire que ça ne comptait pas vraiment en vue des circonstances dans lesquelles ils s’étaient retrouvés ce jour-là.

Ce soir tout était parfait et elle n’avait pas envie d’être Isolde, la fille à la tête d’un groupe de transmutant, quand bien-même ce château, c’était le QG de leur groupe. Elle n’avait pas non plus envie d’être l’Isolde qui venait tout juste d’être élue à la tête de la mairie de la ville. Non, ce soir, elle avait envie d’être la petite-amie de Cesare et la mère de Clara, rien de plus. Tout le reste, ça reviendrait trop vite, trop tôt, alors pour l’instant, elle n’avait aucune difficulté à tout oublié pour profiter de l’instant présent en compagnie de Cesare. C’était difficile de ne pas en profiter, difficile de penser à autre chose même, alors qu’elle sentait ses baisers contre sa peau, la chaleur de son corps contre le sien. Sa réplique lui arracha un léger rire. Peut-être bien qu’ils n’étaient pas sérieux en effet et qui est-ce que ça dérangeait ? Ils n’étaient pas les seuls à prendre du bon temps après tout et vu qu’ils n’avaient pas l’occasion de le faire régulièrement, ils étaient encore plus en droit d’en profiter. Après des semaines sans se voir, ils avaient bien le droit d’oublier les responsabilités, le boulot, les autres, le temps d’une nuit. « Nan, mais c’est pas grave. On est sérieux le reste du temps, on a le droit à une pause. » Une courte pause, avant de s’y remettre à être sérieux, ils y avaient carrément le droit et puis, on revenait toujours plus en forme après une pause, alors ils pouvaient toujours se dire que pour bien faire tout ce qu’ils avaient à faire à côté, ils avaient besoin de cette pause. Elle ne pouvait de toute façon pas redevenir sérieuse maintenant, c’était bien trop tard pour ça, il commençait déjà à la perdre sous ses baisers. Sa main se glissant entre ses cuisses n’aidait pas, lui arrachant ce genre de frisson qui crispait ses muscles. Son dos retrouva bien vite le torse de Cesare quand il recommença à l’embrasser dans le cou, s’y appuyant avec force, comme si elle avait besoin de cet appui pour ne pas chuter. Ce ne serait pas difficile là, après tout, de perdre l’appui de ses jambes alors qu’elles commençaient déjà à trembler sous les attentions de Cesare. Mais, ses mains agrippées contre son bras, son dos collé à son torse, elle se sentait bien soutenue pour tenir le coup.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 23 Juil 2016 - 6:58


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Pour les dernières semaines qui venaient de passer, le sérieux avait été le compagnon unique de Cesare. Il en avait eu besoin la plupart du temps. Rien que pour ne pas se laisser distraire, et continuer de surveiller le moindre de ses faits et gestes, la moindre de ses parents. Il n’avait rien fallu laisser transparaître, n’rien montrer ou n’rien dire de particulier. Pour Isolde. Pour lui-même – et surtout pour Clara. Tous ces songes n’avaient au moins motivé ; et la plupart du temps dans son silence têtu, le chasseur avait pensé à elles. A combien elles lui manquaient- un sentiment qu’il s’retrouvait ici et maintenant, incapable de clairement exprimer. Il avait aussi souvent pensé à ce qu’elles pouvaient être en train de faire à un moment précis de la journée- le matin quand il se réveillait tout juste, et que pendant quelques minutes, il s’attardait dans son lit, à remettre ses idées en place : c’était toujours un difficile retour à la réalité, que d’ouvrir les yeux et d’se découvrir dans ce trou à rat où il avait grandi, et qui n’était associé qu’à des souvenirs miséreux, aussi loin qu’il pouvait plonger dans son esprit. Et y’avait des jours où il n’avait pensé qu’à ça, qu’à elles. Qu’à Isolde qui était censée se préparer pour un débat politique contre Lancaster – exposée au public. En danger. Alors pour tout ce qu’il avait enduré pendant tout ce temps – tout ce fameux sérieux qui l’avait accroché à la réalité, aussi déplaisante, violente et sanglante avait-elle été, déchirée entre les inquiétudes et les luttes, il avait bien l’droit à tout le temps bon et distrayant qui soit. Avec la femme qu’il aimait. Avec leur fille. Et de toute manière, même s’il avait dû faire preuve de la meilleure bonne volonté qui soit, dès le moment où la mutante avait refermé la porte de son bureau derrière elle, il avait été condamné. Au moins pouvait-il toujours prétendre qu’il n’était pas venu avec ça en tête, puisqu’il s’était construit à l’esprit, tous les scénarii possibles et imaginables, sauf celui calme et apaisant qui les laisserait profiter d’un peu de temps ensemble.

Et quel temps ensemble – déjà, Cesare s’retrouvait pris au jeu des caprices impétueux de son cœur qui se laissait porter par les événements ; il n’voulait pas que ça s’arrête. Il n’voulait pas connaître une nouvelle fois c’moment décisif où il passerait cette porte comme n’importe quelle autre, sans savoir quand est-ce qu’il allait la revoir. Et cette fois, avaient-ils vraiment jusqu’à l’aube pour passer du temps ensemble ? Parce qu’après tout, la fiesta en haut n’allait probablement pas s’étendre jusqu’à l’aube, et au lever du soleil, les couloirs du château seraient remplis de transmutants qui n’seraient pas nécessairement bien heureux de le croiser ici. Alors quoi, n’avaient-ils en vérité qu’une poignée d’heures encore tout au plus ? C’était encore bien loin des promesses qu’ils s’étaient faites à l’hôpital quelques jours plus tôt : comme quoi, les espoirs importaient peu, quoiqu’il en soit. Heureusement, Isolde offrait toujours une idéale distraction contre la réalité quelle qu’elle soit ; avec elle, le monde était plus léger, plus logique, plus infini, plus lointain tout à la fois, quand bien même l’air qui glissait dans les poumons du chasseur le brûlait comme un feu ardent, coulant à travers ses veines avec le sang que baladait son cœur ici et là. Ici et là, tout juste jusqu’à ses sens pour qu’il entende la réplique de la blonde, au milieu des baisers qu’il égarait sur le tracé de son cou – il en ricana tout juste, d’une vague distraction qui lui permit de la faire tourner sur ses pieds pour qu’elle lui fasse face, Isolde, comme ça, tout près de lui, un de ses bras glissant au creux de ses reins, alors qu’il s’devait de résister à toutes les impulsions possibles et imagines pour ne pas l’embrasser. « Ah ouais ? T’es sérieuse tout le temps, toi ? » il en ricana de plus belle, déposant enfin ses lippes sur celles de la jeune femme, son emprise autour de son dos se raffermissant pour la coller contre lui- affectueusement, tendrement, comme s’il n’y avait plus qu’eux qui importaient dans l’univers entier. « T’en fais pas-… je vais te vider la tête. » qu’il ajouta, dans un haussement de sourcils explicite et faussement excessivement charmeur, parce qu’évidemment il était un expert en ça. Au moins un expert en le reste, alors qu’il l’embrassait à nouveau, attiré par ces lèvres si tentatrices juste à sa portée – enfin, après tant de temps, tant de baisers manqués, tant de jours à penser à ceux-ci sans pouvoir concrétiser quoique ce soit. Et comme au premier jour, son cœur s’emballait toujours frénétiquement quand ils s’embrassaient- comme ça, à en perdre le nord, jusqu’à ce qu’il empoigne sa taille, la hissant dans ses bras puissants pour venir encercler ses hanches à lui de ses cuisses, eux deux retrouvant le bureau, trop occupés par la danse langoureuses de leurs bouches pour se préoccuper de quoique ce soit d’autre à l’instant précis.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 23 Juil 2016 - 15:48

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Pendant plusieurs semaines, Isolde n’était quasiment pas sortie du château d’Insurgency et dès qu’elle était sortie, ça avait été pour la campagne qu’elle menait. Ces semaines qu’elle avait passées loin de Cesare, elle avait été très occupée, entre les débats à mener, les discours à préparer, Insurgency qui devait bien continuer de tourner d’une façon ou d’une autre et puis Clara dont il fallait bien s’occuper et parfois c’était clairement compliqué. Elle ne savait pas ce qui était plus dur à gérer dans le fond, une campagne politique ou un bébé qui parfois n’avait juste pas envie de dormir alors qu’il était tard et qu’elle, elle avait été complètement épuisée. Même depuis son élection, elle n’avait pas franchement eu le temps de s’arrêter pour penser à autre chose. Avec les explosions de la mairie, les nombreuses personnes qui étaient mortes, les dégâts matériels et la peur que ça avait pu créer chez les gens, elle en avait du boulot, tout un tas de choses à gérer, alors même qu’elle commençait tout juste ce boulot en tant que maire de la ville et qu’elle n’avait franchement aucune expérience dans le domaine. Elle avait l’impression que sa vie tournait à mille à l’heure en ce moment et qu’elle était toujours en train de bosser. Elle avait l’habitude dans le fond de travailler plus qu’elle ne le devrait, elle avait toujours été comme ça Isolde, à se rajouter des tonnes de travail et à ne jamais s’arrêter. Déjà quand elle avait été dans la police, ça avait été à se demander si elle avait eu une vie en dehors du boulot et tristement, la réponse à cette question était presque non. En dehors de son job à la police, y avait eu le groupe de transmutants dans lequel elle avait rencontré Cesare et pas grand-chose d’autre.

Malgré tout, elle avait toujours su se trouver quelques minutes dans sa vie pour se détendre un peu, sortir avec des amis, s’amuser et déconnecter son cerveau le temps d’une soirée. Mais là, ça faisait clairement des lustres qu’elle n’était pas sortie avec des amis. Depuis qu’elle était enceinte de Clara, elle n’avait pas eu trop l’occasion de sortir, d’autant plus qu’elle avait perdu les trois quarts de ses amis dans cette explosion alors elle n’avait pas franchement été très motivée par l’idée de sortir, elle avait tellement eu envie de se taper une grosse cuite que ça avait été plus raisonnable de rester chez elle et quand bien même elle s’était donné la peine de sortir, à la fête foraine par exemple, elle était vite arrivée à la conclusion qu’elle était mieux enfermée chez elle, le nez dans ces dossiers. Alors dans le fond, ça faisait combien de temps qu’elle n’avait pas fait autre chose qu’être sérieuse ? Des mois et des mois, quoi qu’y avait eu l’autre fois chez elle avec Cesare où ils avaient vraiment tout oublié, mais même là, ça avait commencé avec beaucoup de sérieux, cette fois c’était différent, tout allait bien et c’était une trêve dans leur quotidien dont ils avaient tous les deux besoin. Elle ne voulait pas penser au reste, ni au lendemain, ni aux jours qui suivraient sans qu’il ne soit à ses côtés. Elle voulait juste profiter de cette soirée avec lui et se débarrasser de toute la pression qu’elle subissait au quotidien depuis beaucoup trop longtemps. Ce n’était pas dur avec Cesare de tout oublier, sous ses baisers et ses caresses, le monde devenait beaucoup plus simple. De nouveau en face de Cesare, elle passa ses mains contre son torse, avant de croiser ses doigts derrière sa nuque. « Tout le temps. » Qu’elle répondit à sa réplique, une légère grimace attristée sur son visage, bien vite remplacée par un large sourire alors qu’il venait l’embrasser. « Merci, c’est vraiment gentil de ta part. » Alors qu’il l’embrassait encore, elle avait descendu l’une de ses mains contre sa joue, la laissant retomber contre son épaule pour s’y appuyer alors qu’il la soulevait. Elle croisa rapidement ses jambes autour de sa taille, continuant de l’embrasser sans avoir la moindre envie de lâcher ses lèvres, elle les aimait trop, tout comme elle aimait trop tout de lui, son corps tout entier, lui, avec qui se vider la tête était vraiment la chose la plus facile au monde.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 26 Juil 2016 - 0:15


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Il fallait bien admettre que sérieuse pouvait facilement être un mot qui venait à l’esprit en analysant Isolde Saddler. Elle avait bien évidemment, d’autres qualités – ou défauts – bien à elle qui étaient plus mémorables que son sérieux. Mais oui, Isolde était sérieuse dans tout ce qu’elle entreprenait et chacune des décisions qu’elle prenait dans sa vie. Indéniablement, malgré la façon dont ç’avait fait basculer sa vie, elle était une mère sérieuse, engagée, débrouillarde, alors même qu’elle avait eu à affronter des moments bien difficiles qui auraient pu briser son esprit en mille morceaux. Elle était sérieuse quand elle avait fondé un groupe de mutants rebelles pour dénoncer et contrer les hunters de cette ville. Elle avait même été bien sérieuse et dévouée à sa rancœur, quand elle avait décidé de garder sa hargne à l’égard de Cesare plus intacte que jamais, par exemple. Y’avait aussi eu toutes ces fois où le sérieux d’Isolde s’était transformé en une volonté de fer ; et heureusement pour lui, Cesare n’avait pas toujours été le centre de gravité de ces fameuses volontés- du moins, pas les négatives. Et même si encore aujourd’hui il avait bien du mal à savoir quel retournement de situation, quel petit signe, quel petit moment avait tout fait basculer et remis leur relation sur un bon chemin, il n’pouvait s’empêcher de bénir ce petit rien d’innommable pour enfin avoir brisé la glace entre eux deux. Peut-être bien que ces dix mois d’errance, d’indécision, de disputes, de rixes lancées en pleine tête, Cesare les avait mérités- c’était comme ça qu’il pensait, évidemment. Mais il aimait aussi être du bon côté des volontés de la Saddler. Il se doutait bien, Cesare, que les semaines qu’ils avaient passées séparés, Isolde et lui, avaient été difficiles pour elle aussi. C’n’était pas parce qu’elle n’avait pas été toute seule au milieu d’ennemis, près de leur fille au jour le jour, que tout avait été automatiquement facile- plus facile que de son côté à lui. Encore et encore, il avait vu la mutante se décarcasser contre un ennemi qui paraissait beaucoup plus vaste qu’elle. Et à la fin de l’histoire, elle avait gagné… pour mieux perdre dans une énième explosion. Lancaster serait-il un jour puni pour ces crimes ? L’injustice dont le DeMaggio avait découvert toute l’ampleur dernièrement, le poussait presque à n’pas vouloir y penser.

Peut-être que garder Moren en vie avec la volonté de le faire parler aurait pu aider. Mais ça n’avait jamais été une option : malheureusement, trop souvent depuis ces derniers jours et les événements à la mairie, tout ce que Cesare parvenait à se dire, c’était qu’Isolde et lui, ils n’avaient survécu que sur un coup de bol. Tout ça grâce à un excès de zèle de la part de Kingsley, un petit coup de pouce de quelque chose qu’il n’pouvait trouver ou déterminer. Un songe qui s’accrochait trop souvent à sa conscience. Un pas de travers, une seconde perdue aurait pu tout changer. Ça n’avait pas grand-chose à voir avec la vengeance sanglante, lente et douloureuse que le jeune homme s’était imaginé pour subsister depuis la mort d’Aria. Et même s’il avait frôlé la mort plus d’une fois, évidemment, Cesare n’avait jamais senti la prescience de celle-ci se faire plus oppressante et inquiétante que ce jour-là ; les choses étaient allées vite, infiniment vite, mais il se souvenait de chaque seconde qu’il avait passé paralysé, ses muscles ne répondant pas aux ordres envoyés par son cerveau, comme écrasé sous un poids invisible et pourtant infiniment destructeur. Chaque seconde d’impuissance, à regarder Kingsley tenter de tuer Isolde comme il avait tué Aria, quelques mois plus tôt ; et des jours plus tard, Cesare n’savait pas encore ce qui avait bien pu lui permettre de bouger, si ç’avait été quelque chose de physique, de scientifiquement explicable, ou autre chose. Curieusement, il n’voulait pas savoir ; et à avoir frôlé la mort comme ils l’avaient fait, il n’avait que très peu de difficulté à oublier le sérieux sous toutes ses formes pour se concentrer sur autre chose. Comme les battements de son cœur encore bel et bien vivants ; les frissons d’une Isolde encore bel et bien vivante, elle aussi. Et pour combien de temps ? Une question réminiscente à sa tête, qui lui filait la migraine bien souvent- une interrogation culpabilisante qu’il était bien content de laisser derrière lui quand il était avec Isolde. Ils n’pouvaient pas se laisser plomber, par qui que ce soit ou par quoique ce soit ; alors même si la fausse moue attristée de la blonde le fit ricaner, elle fit glisser au creux de son poitrail, un sentiment tout autre que la plaisanterie. Une affection, une envie de pouvoir offrir à la mutante des moments loin du sérieux, et pourtant différents de ceux qu’ils connaissaient quand ils étaient ensemble, comme ça, cachés, trop sûrs qu’ils auraient à se quitter aussi à un moment ou un autre. « J’ai entendu dire que c’était pas très bon pour la santé, d’être tout le temps sérieux. » ce fut à son tour d’avoir une moue, compatissante cette fois, alors que ses lèvres ne se détachaient que trop rarement, tout juste pour prendre de l’air, de celles de la blonde. « Peut-être bien que tu y as droit, à ce bain, ce massage, ce repas. » plus tard, parce que maintenant, c’était impossible de penser à ça, même si ça pouvait amener d’autres choses, hein - Cesare n’avait présentement pas envie de retarder quoique ce soit pour se mettre à la masser ; il serait bien incapable de tenir avec ses mains suavement sur son corps. Il avait surtout envie de tenir sa promesse, là maintenant, Isolde assise au bord de son bureau, Cesare collé tout contre elle, lové entre ses cuisses, faisant durer, durer l’instant rien que pour être un peu plus provocateur, ses bras l’enroulant tout contre lui. « Dis-moi… ce qui te ferait te vider la tête, genre, complètement. Que tu sois plus capable de penser à quoique ce soit pendant le reste de la soirée. » c’était ambitieux, clairement, alors qu’il faisait serpenter une main juste entre eux pour entreprendre de se défaire de son dernier vêtement à lui- il n’savait pas s’il y arriverait, cela dit, tant la simple idée de se détacher d’Isolde était impossible maintenant.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 26 Juil 2016 - 15:25

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Isolde s’efforçait toujours de faire de son mieux pour atteindre les objectifs qu’elle avait pu se fixer, si bien que depuis la mort de son père, elle avait eu cette impression de grandir trop rapidement, d’y être obligée, parce qu’elle avait voulu se venger, puis elle avait voulu aider les autres, avant de finalement avoir cette impression que la seule façon d’aider, c’était se lancer dans une guerre et finalement, à vingt-cinq ans seulement, elle se retrouvait à la tête d’un groupe de transmutants radicaux, mère de famille presque célibataire et maire de la ville de Radcliff. Ça faisait beaucoup d’un coup, beaucoup trop peut-être pour une fille de son âge qui n’avait pas franchement beaucoup d’expérience derrière elle. Mais elle faisait de son mieux, au quotidien et ça pouvait facilement dire en faire beaucoup, quitte à en oublier de dormir la nuit. Elle en avait connu dans sa vie des nuits blanches parce qu’elle avait été occupée à bosser, que ce soit dans la police, au sein d’Insurgency à cause de la mairie où simplement parce que Clara ne voulait pas fermer l’œil. Elle se plaignait beaucoup, de tout et de rien, mais jamais vraiment de la charge de travail qu’elle s’imposait à elle-même. Elle assumait ce qu’elle faisait, ses choix et tout ce qui allait avec en essayant de s’en plaindre le moins possible même quand elle était complètement au bout du rouleau. Elle n’était pas non plus du genre à demander beaucoup d’aide, avec Clara bien souvent, c’était les autres qui proposaient de la prendre, le temps d’une nuit pour qu’elle puisse se reposer, ça avait été le cas, quand Cesare était venu chez elle la dernière fois, elle était tellement à bout avec ses hallucinations que Léda avait proposé de prendre Clara pour laisser à sa mère une soirée de libre pour se reposer, ce qu’elle n’avait de toute évidence pas vraiment fait et elle ne le regrettait pas.

Demander de l’aide, ce n’était pas dans ses habitudes. Elle avait l’habitude de confier des missions aux membres d’insurgency plus qu’à vraiment leur demander de l’aide. Même là avec Cesare, ça avait été compliqué, pour tant de raison que ça avait bien faillit les pousser à s’engueuler une fois de plus. Fallait peut-être qu’elle apprenne à délester un peu, avant d’être vraiment complètement à bout. Parce que même si les soirées avec Cesare l’aidait beaucoup à se débarrasser du poids sur ses épaules, il revenait trop vite dès que Cesare n’était plus là et leurs soirées ensemble étaient encore, malheureusement trop rares. Elle allait vite se rendre compte sans doute, maintenant qu’elle était maire de la ville qu’elle ne pouvait définitivement pas tout gérer. Mais pour l’instant toutes les préoccupations qu’elle avait d’habitude, elles étaient bien loin d’elle, complètement effacées par tout le reste, par la présence de Cesare qui simplifié sa vie en un rien de temps. « Docteur DeMaggio est de retour apparemment. » Quand bien même elle plaisantait, fallait avouer que ce qu’il avait entendu Cesare, c’était sans doute vrai, tout le monde avait besoin de se détendre un peu après tout. C’était pas difficile pour elle de le faire là, contre Cesare, ses lèvres accrochées aux siennes. « Plus tard, ouais. » Un bain, un massage, de quoi manger, oui, mais plus tard, parce qu’elle ne ressentait même plus son estomac criant famine pour le moment, si ses muscles trop tendu sous la pression du quotidien et la baignoire lui semblait vraiment trop loin alors qu’elle n’avait pas envie de s’éloigner de Cesare. « Qu’tu sois là avec moi, ça suffit. » Juste sa présence avec elle, ça l’aidait à se vider la tête, à laisser toutes les responsabilités de son quotidien derrière elle pour juste profiter d’une soirée avec l’homme dont elle était amoureuse. « Mais si tu veux vraiment que je sois plus capable de penser, la meilleure solution, tu la connais … » Elle arqua un sourcil de façon explicite, desserrant ses cuisses de son bassin, le temps d’aller l’aider avec ce dernier sous-vêtement devenu vraiment gênant là, tirant dessus pour le descendre aussi bas que possible, avant de revenir entourer ses hanches de ses cuisses. « J’les veux vraiment ces souvenirs que tu m’as promis, j’en aurai besoin pour me vider la tête quand je bosserai. » Que ce bureau lui semble à l’avenir beaucoup moins sérieux, ça ne pouvait pas être une mauvaise chose. Elle était repartie à l’embrasser, l’une de ses mains remontant jusqu’à ses cheveux, l’autre dans sa nuque. Ils avaient toute la nuit pour s’en créer des souvenirs, des intenses comme ceux qu’elle voulait maintenant, des plus doux, plus tard, dans un bain avec des massages ou comme un peu plus tôt avec Clara.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 31 Juil 2016 - 4:58


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S’ils devaient être honnêtes, ils étaient probablement tous les deux sur un pied d’égalité, quant à savoir qui avait le plus besoin de se détendre et d’oublier le reste du monde. Quand ils se retrouvaient, c’était sûrement le mot d’ordre qui planait entre eux : oublier. Et quelque part, ça servait aussi de sonnette d’alarme, quand ils se disputaient : parce que ça voulait irrémédiablement dire que réalité et romance ne s’alignaient pas de manière homogène dans leur vie, mais bel et bien comme deux parts d’existence qui n’avaient pas grand-chose en commun. C’était bien pour ça qu’ils se voyaient dans le dos de chacune de leurs connaissances. Pour ça aussi, que ça n’pouvait être que pour une poignée d’heures, avant qu’ils ne doivent tous les deux retourner à leur vie. Il n’y connaissait pas grand-chose, Cesare, en relations amoureuses et ainsi de suite, mais leur situation à eux deux, elle ressemblait presque à ceux de deux amants passionnés qui devaient se cacher d’un mari jaloux, ou quelque chose de c’genre. Et pourtant, c’était encore pire que ça, puisque parfois, il semblait qu’ils se planquaient de Radcliff toute entière. Ils s’cachaient de sa famille à lui, de certains sympathisants à Insurgency aussi, probablement. Ils se cachaient également de n’importe quel chasseur, plus ou moins susceptible à un certain degré de reconnaître qui ils étaient : lui, Cesare, le désormais unique enfant d’une grande famille de hunters, et elle, la toute nouvelle maire qui était devenue une véritable célébrité. Rarement dans le bon sens du terme. C’était injuste, clairement, qu’ils doivent prendre tant de mesures pour une chose aussi incontrôlable que les sentiments qu’ils avaient l’un pour l’autre : et peut-être même que si c’était sauf d’être ensemble, la force de l’habitude pousserait le DeMaggio à craindre n’importe quelle personne qu’ils viendraient à croiser, ensemble, main dans la main dans une rue. Ils n’avaient jamais été exposés de la sorte – à part quelques jours plus tôt, quand il l’avait sortie de la mairie en ruines, et qu’il avait catégoriquement refusé de la quitter. Ç’avait été facile, à c’moment-là, de n’même pas penser à tout ce qui les entourait, la réalité et l’irréalité, les responsabilités, la prudence ou leurs inverses parfaits. Il avait juste pensé à Isolde ; quelque chose d’aisé quand l’adrénaline courait dans ses veines, et que la crainte de l’avoir perdue était encore trop fraiche à sa mémoire. Mais est-ce qu’un couple qui se baladait simplement ensemble, juste au quotidien, comme ça, était capable d’oublier tout ce qui l’entourait ? Il en doutait, le brun, pas alors que les rues de Radcliff pouvaient se transformer en véritable traquenard, selon les humeurs des uns et des autres. Parfois, s’il devait écouter le maximum de sa prudence et de ses craintes, il ferait en sorte que ni Isolde, ni Clara n’aient plus jamais besoin de quitter quatre murs d’une habitation sauve et réconfortante – et il avait bien conscience, d’au combien ça pouvait sonner stupide, voire obsessif et abusif. Mais pour avoir vu les pires horreurs du monde juste sous ses yeux, les avoir lui-même infligées à cette humanité blessée, il savait de quoi les chasseurs – les gens comme lui - étaient capables.

Alors oui, heureusement, quand il était avec Isolde, toutes les inquiétudes de cet ordre-là s’envolaient : parce qu’elle était juste-là, avec lui, sauve, et que si quelqu’un devait passer cette porte pour s’attaquer à elle, il crèverait mille fois avant de laisser ce quelqu’un lui faire quoique ce soit, à elle. Et l’expérience lui disait d’ailleurs, qu’ils faisaient plutôt une bonne équipe, Isolde et lui ; ils s’en étaient bien sortis, à l’époque où il avait travaillé avec elle pour ce groupe de mutants où ils s’étaient rencontrés. Et ils avaient été on ne peut plus efficaces dans la base militaire où ils s’étaient retrouvés, alors même qu’ils avaient été à moitié occupés à se disputer et à se lancer des piques acerbes. Ça c’était sans compter leur capacité à faire de beaux bébés, paisibles et équilibrés ; Clara, quoiqu’il en soit, était leur plus belle œuvre, l’harmonie la plus évidente de leur amour, de leur union, et des miracles qu’ils étaient capables d’accomplir quand ils étaient ensemble. Ensemble – il aimait ce mot quand il référait à Isolde et lui ; ça lui donnait bien volontiers, envie d’oublier et d’effacer le reste du monde. « Ça sonne plutôt dirty quand tu l’dis comme ça. » qu’il releva enfin, dans un rire, à la mention de Docteur DeMaggio ; probablement parce que cette fois, il n’était pas en train d’enlever du verre pilé de sa main, juste après qu’ils se soient disputés. Non, il était en train de l’embrasser, tendrement, peu à peu passionnément, la fièvre grimpant jusqu’au bout de ses doigts. Jusqu’au point où il sourit sans s’en priver, lorsqu’elle dit que le bain, le massage, le repas, ce serait pour plus tard – évidemment, parce qu’elle ne pouvait franchement pas demander de lui qu’il s’arrête maintenant. Ce serait lui causer à lui beaucoup trop de sérieux et de stress dont il n’avait pas besoin. Il préférait largement les plans qu’ils avaient en tête, et faisaient déjà cogner, cogner la passion et l’appétit dans toutes ses chairs à l’allure de son cœur amoureux. Il en dégagea volontiers son dernier vêtement, impatient, ses lèvres revenant dévorer la bouche si douce, si bonne, d’Isolde. Et de sa force, il la fit basculer en arrière – un peu, juste un peu, comme il l’aurait fait dans une danse lascive où il aurait fini par la faire basculer, une main placée au creux de son dos pour la retenir contre lui. Cette même main qui dégringola tout le long de sa colonne vertébrale, jusque sur le bois du bureau où, à tâtons, il trouva quelques dossiers encombrants. Reconnaissant, cette fois au moins, pour la précision patiente qu’on lui avait inculquée depuis aussi loin qu’il s’en souvenait, Cesare fit patiemment glisser la pile jusque vers le bord du bureau – et dans un geste leste, les dossiers tombèrent. Sans se retourner, sans se froisser, mais juste en un bloc uniforme qui frappa le sol, indiquant que rien n’avait été parsemé n’importe où ou dans le mauvais ordre. Sa paperasse, dusse-t-elle avoir été rangée, n’avait pas été dérangée dans le procédé. Magique. Il s’octroya le droit d’en frimer, au moins un instant, un rictus à la commissure de ses lippes. « Si un jour je rate mon coup… t’auras droit de me forcer à tout ranger. » il reconnut, quand même, non sans se défaire de son sourire, alors qu’il détachait une des cuisses d’Isolde d’autour de sa taille, attrapant sa cheville dans une de ses mains, pour venir la faire grimper, grimper- sur le trajet, il s’arrêta, égarant les caresses de sa langue vers l’intérieur de sa cuisse, pas très loin de son genou. Oups, s’il devait laisser une trace ici, ce n’serait pas très pratique pour porter des jupes. Une considération qu’il n’eut que sardoniquement, avant de s’en foutre totalement – dans un baiser à ce même endroit, il referma sa bouche, aspirant sa peau pour y laisser une petite trace, une attention très courte, une vague distraction alors que sa langue dégringolait jusqu’au creux de son genou ; y paraissait que c’était une zone très érogène, quelque chose qu’il n’avait jamais testé, honnêtement. Une information qu’il n’avait pas trouvé sur wikipédia, au moins- et de toute manière, y paraissait qu’une de ses promesses, c’était d’égarer sa langue partout sur son corps.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 1 Aoû 2016 - 15:11

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Se détendre, sans doute que Cesare et Isolde y avaient le droit après tout ce qu’ils avaient connus ces derniers temps. Peut-être même qu’ils mériteraient d’aller passer un mois complet dans un coin des Bahamas, tellement, l’un comme l’autre, ils ne prenaient jamais assez de temps pour se détendre au quotidien. Dans une ville comme Radcliff, on aurait presque pu penser que ce n’était pourtant pas si difficile. C’était une petite ville perdue dans le Kentucky, pas une grande métropole dans laquelle tout semblait aller à cent à l’heure et pourtant, à Radcliff, y avait quand même une impression de ne jamais s’arrêter. Pour ce qu’elle en voyait quand elle se penchait sur l’actualité du pays ou même mondiale, c’était que le bordel qu’ils connaissaient à Radcliff, y avait le même un peu partout dans le monde, mais à grande échelle dans une ville comme New-York par exemple c’était beaucoup plus dispersé que dans des coins comme Radcliff et les coins comme Radcliff, ils avaient clairement été abandonnés par le gouvernement du pays. Elle n’était même pas sûre qu’on puisse dire qu’il y avait encore un gouvernement aux Etats-Unis, juste des types qui se tiraient dans les pattes pour remplacer un type qui pourtant avait été assassiné à la façon Kennedy. Ouais, à bien y repenser, c’était le bordel partout, mais peut-être pas dans les petits coins paradisiaques des Bahamas, alors si on lui laissait le choix, clairement, elle irait bien se détendre par là-bas elle. Dans le fond, y avait des moments où elle se demandait sincèrement si en dehors de Radcliff les choses seraient plus simples ou non, à en juger le pays dans lequel ils vivaient c’était assez difficile de se dire que ça pouvait être le cas, alors autant rester à Radcliff plutôt que d’aller voir ailleurs pour finalement être déçu du résultat. De toute façon, ce n’était pas complètement perdu à Radcliff, alors elle ne pouvait pas imaginer s’en détacher complètement.

De toute façon, pour l’instant, le monde s’arrêtait au bureau dans lequel elle se trouvait avec Cesare. Que ce soit le reste de la ville de Radcliff ou le monde en général, c’était tellement loin de ses songes qu’elle aurait presque pu jurer qu’il n’y avait rien d’autre sur cette terre que ce bureau, personne d’autre dans l’univers que Cesare, Clara et elle. Elle n’avait pas envie de penser au reste du monde, elle le faisait trop d’habitude et même là avec Cesare, alors qu’ils venaient juste de parler boulot et autres trucs sérieux, alors maintenant, c’était fini. Cette soirée elle était faite pour eux deux, pour qu’ils puissent se retrouver alors elle préférait quand ses propos sonnaient dirty plutôt que particulièrement sérieux. « Ah ouais ? Peut-être que je devrais m’acheter une tenue d’infirmière sexy pour être encore plus dans le thème. » Y en avaient qui disaient que les jeux de rôles ça pimentait la vie sexuelle, alors pourquoi pas après tout ? Cela dit, elle ne ressentait pas le besoin de pimenter quoi que ce soit, c’était pas comme si elle avait à se plaindre de sa vie sexuelle de toute façon. Dans la liste des choses dont elle pourrait se plaindre dans sa vie, ça n’en faisait clairement pas partie, pas depuis qu’elle avait retrouvé Cesare en tout cas ; entre le moment où ils s’étaient séparés et leurs retrouvailles, c’était une autre histoire qui heureusement, appartenait au passé. Dans le fond, elle n’était pas sûre qu’ils aient besoin de tenue en particulier pour attiser le désir, la robe sexy, elle avait tenu aussi peu de temps que le vieux short et le débardeur pourris après tout. Maintenant que lui aussi il n’avait plus rien sur le dos, elle pouvait dire qu’elle le préférait comme ça ; les vêtements, ça avait tendance à être complètement inutile parfois. Elle appuya ses coudes contre le bureau alors qu’il la faisait basculer en arrière et quand bien même elle était loin d’être maniaque et trop occupée par le moment présent pour vraiment s’inquiéter pour ses dossiers, pendant l’espace de quelques secondes, elle ne put s’empêcher de craindre qu’ils ne finissent éparpillés contre le sol. Elle se détendait maintenant avec Cesare, mais elle n’avait pas l’intention de devoir se mettre à ranger des papiers dès qu’il partirait hein. Elle en lâcha un soupire soulager en les apercevant encore en pile contre le sol. « C’est noté. » Qu’elle lui répondit, après tout hein, s’il foutait en l’air des jours de travail, elle pouvait bien exiger qu’il arrange le coup. « T’es chanceux quand même. » Après tout, il aurait fallu pas grand-chose pour que tout termine complètement en vrac, un dossier mal aligné, un obstacle sur la route, un geste un peu trop brusque, bref, elle, elle avait presque vu sa vie défiler devant ses yeux pendant une fraction de seconde alors qu’elle avait vraiment qu’ils allaient finir éparpillés par terre ses fichus dossiers. Mais déjà, elle les oubliait, ils étaient bien là où ils étaient après tout et maintenant elle avait champ libre pour laisser son dos se poser contre la surface du bureau. Elle avait bien besoin de cet appui, alors que le moindre des baisers de Cesare lui faisait perdre pieds. Elle avait toujours eu bien du mal à croire que le creux du genou puisse être une zone particulièrement sensible, pourtant là, elle avait l’impression qu’il lui prouvait qu’elle avait tort, quoi que dans le fond, elle était encore en mesure de se demander si ce n’était pas juste parce que c’était Cesare et qu’importait où est-ce qu’il la touchait ou l’embrassait, ça réveillerait toujours ses sens et ses désirs.

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