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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 2 Aoû 2016 - 15:37


ALL I WANT IS TO FEEL MY HEART BEATING
i will stay with you tonight
hold you close 'til the morning light
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we'll do whatever just to stay alive
☆☆☆

Partout où il avait voyagé, même si ç’avait été pour la chasse, Cesare pouvait aisément dire qu’il s’y était senti mieux. Mieux qu’à Radcliff. Mieux ; car avec un brin de liberté supplémentaire non négligeable- inconnu, oublié, loin des attentes de qui que ce soit. Loin aussi, des visages familiers qui peuplaient ses souvenirs – la population de Radcliff et toutes les raisons pour lesquelles il la haïssait en général. Ouais, l’expérience lui disait, à Cesare, qu’il ferait mieux de construire des espoirs et une liberté quelconque n’importe où, sauf dans le Kentucky. Déjà, même sans les histoires de mutants contre humains, ça n’faisait pas partie des états les plus progressistes et tolérants du pays. Au contraire. Il était plus facile de trouver des racistes et des intégristes ici, que n’importe où ailleurs, aurait-il été prêt à jurer pendant toute sa vie. Parce que Cesare, tout DeMaggio qu’il était, il avait quand même les traits bâtards hérités par les racines de ses parents : des cheveux noirs crépus, une peau sombre, des signes d’une appartenance qui le ramenait là-bas, bien loin d’un état américain comme celui dans lequel il avait grandi. Au Nouveau-Mexique, il avait été clairement plus facile pour les siens de se mêler dans la foule. Non, clairement, sur bien des aspects, ce coin craignait, et il avait toujours craint pour le jeune chasseur ; parce qu’il avait été le visage qui marquait au milieu des têtes blondes et blanches de Radcliff, et parce qu’il avait été le gamin que tous ses voisins avaient laissé dépérir, témoins silencieux des sévices qui dépassaient les murs de la grande maison des DeMaggio. Mais Cesare, lui, il savait déjà que ses envies déviaient bien de celles d’Isolde. Lui, il avait fini par aimer l’indifférence générale et la foule des métropoles, où les commères étaient plus rares, et où la vie allait trop vite pour que les rumeurs ou les jugements ne perdurent. S’il devait choisir, il vivrait dans une grande ville, et non pas pour le bruit ou l’agitation, ou l’action. Mais paradoxalement, il se disait qu’il n’y avait rien de tel qu’une tranquillité acquise par le fait de devenir invisible – un parmi la masse, et rien d’autre. Sortir du lot, pour de nombreuses raisons, il connaissait bien assez ça, et ça n’avait jamais fait de lui quelqu’un de mieux traité par les autres, ou quelqu’un de plus sauf.

La carte postale qui vendait les charmes bucoliques d’une petite ville où tout le monde connaissait tout le monde, Cesare n’y croyait plus depuis bien longtemps ; probablement même qu’il n’y avait jamais cru, puisque sa vie n’avait été qu’une porte ouverte vers les désillusions en cascade. Forcément, il n’pouvait pas apprécier dans tous ses aspects, le nouveau rôle de maire d’Isolde ; il n’aimait pas les raisons pour lesquelles elle avait choisi de prendre cette place, ni la situation dans laquelle ça la plaçait. Successeuse de Thaddeus Lancaster : irrémédiablement, aux yeux de beaucoup, celle qui lui avait piqué sa place, et arrachait peu à peu aux hunters, tous les privilèges qui les avaient tant poussés à se révéler. Et d’son côté à lui, franchement, qu’y avait-il à apprécier ? Il n’pouvait pas prétendre quoique ce soit. Tout comme elle, elle n’pouvait pas prétendre qu’elle aimait la situation dans laquelle ils se trouvaient : ils ne s’mentaient pas sur ça au moins, tous les deux sur un pied d’égalité quant à ressentir une profonde indécision, quant à ce que l’avenir pourrait bien leur réserver. Mais Isolde l’avait laissé entrer dans son monde, ce soir ; c’était bien pour ça qu’ils pouvaient se retrouver ici. Dix mois plus tôt, la blonde n’avait probablement pas pensé à ce qu’un jour, les choses tournent de la sorte. Lui non plus. Mais dans le spectre de tout ce qui leur arrivait, la seule chose positive qu’il voulait retenir, Cesare, c’était la simple présence d’Isolde dans sa vie. Le retour de la mutante à cette place légitime, apaisante, logique qui faisait vibrer son cœur à lui, d’une mélodie idéale. Parce que lui, pour les dix mois qu’ils avaient passés loin l’un de l’autre, il s’était cru qu’il n’pourrait plus jamais baisser les armes, lâcher les frontières qui le séparaient du reste du monde ; qu’il n’pourrait même plus sourire, simplement, d’cette façon dont il le faisait, seulement avec elle. Et le brun, il pourrait facilement appeler ça un genre de magie, la façon qu’elle avait de révéler ces parts si humaines en lui, des rictus infiniment aisés, pour quelqu’un comme lui. C’était le combientième de la soirée qui, déjà, traversait son visage ? Et dire que quelques heures plus tôt, il avait été prêt à plonger, tête la première, dans les abysses d’une mélancolie meurtrie. « Peut-être que tu devrais. Peut-être que j’trouverais ça intéressant. » il ne se serait jamais cru un jour prononcer ces mots, avec ce sourire charmeur accroché à la bouche ; même au-delà d’eux deux, de leurs histoires respectives, du peu de fois où ils parvenaient à se voir, parler de choses comme ça, aussi triviales que des tenues sexy, ça semblait complètement hors sujet, par rapport à tout ce qui se passait. C’était la guerre, et encore et encore, ils luttaient pour leur survie ; et comme deux imbéciles, ils en étaient trop souvent à repousser leur propre bonheur, leur propre aise à vivre tout simplement, afin de faire passer toutes ces responsabilités avant. Mais peut-être bien, qu’la vie, c’était autre chose que simplement survivre – lutter, vaincre, et recommencer en boucle. Y’avait bien qu’avec Isolde qu’il arrivait à y croire, qu’il arrivait à vouloir faire durer les instants encore plus longtemps, se languissant du moindre contact avec elle. Déjà à nouveau, il aimait égarer ses lèvres le long des tracés doux de sa jambe, alors que ça semblait être la chose la plus stupide à faire. « Tu crois vraiment que c’est de la chance ? » qu’il la défia, moqueur, d’une voix qui feignait parfaitement une vexation pas si difficile à imaginer : « Peut-être que j’suis agile comme ça, hein. » peut-être bien, hein. Il ne lui laissa pas vraiment le temps d’y réfléchir, délaissant le creux de son genou pour fondre à nouveau vers son abdomen ; juste sous son buste, au centre de son ventre, collant ses lèvres contre sa peau, sa langue serpentant avec soin, précision, le long d’une ligne tentatrice qui fit grimper la chaleur en pic, ses mains empoignant fermement ses cuisses, pour l’entrainer jusqu’à lui, contre lui, là où la tension était à son comble, et où le monde n’existait plus.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 2 Aoû 2016 - 20:50

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Isolde, elle ne savait pas si le monde était mieux ailleurs, loin des frontières de Radcliff, elle ne les avait que trop rarement franchies pour pouvoir s’en rendre compte de toute façon. Depuis combien de temps elle n’avait pas quitté cette ville ? La réponse était évidente, gravée en elle comme une marque indélébile ; huit ans. Parce que la dernière fois qu’elle était partie d’ici, ça avait été avec son père et comme son calvaire avait commencé à des kilomètres de Radcliff, elle avait quand même bien du mal à imaginer que la vie puisse être meilleure ailleurs. Ce n’était même pas dans ces rues menaçantes et parsemées de dangers que son père avait été tué. Ça avait été à l’autre bout du monde, dans un bel hôtel non loin de la mer, dans un petit coin de paradis dans la grande ville de Miami. De son point de vu à elle, à l’heure actuelle, le problème, ce n’était pas Radcliff, c’était le monde tout entier. Après tout, on en voyait partout dans les journaux, à la télé, sur internet, des horreurs qui prouvaient que le monde était pourri et que partout en dehors de Radcliff c’était la même histoire. Elle n’avait pas voyagé assez pour vraiment savoir de toute façon. Mais de ce qu’elle en avait vu, elle n’avait pas l’impression qu’elle serait plus en sécurité ailleurs. De toute façon, ici ou ailleurs, est-ce qu’elle serait capable de laisser tomber le combat ? De juste fermer sa gueule face aux horreurs qu’on voyait un peu partout. Sans doute pas, alors sa sécurité, elle ne dépendait probablement pas de Radcliff ou d’ailleurs, mais des choix qu’elle faisait et qui seraient toujours les même. Parce qu’elle était comme ça, incapable de rester bien sagement à ne rien faire pendant que le monde se barrait en couilles.

Jamais elle ne serait assez cinglée pour aller jusqu’à se présenté à la maison blanche, comme Cesare avait pu le suggérer lors de leur dernière dispute – bien qu’une femme présidente, ce serait pas mal – mais elle était certaine qu’elle ne pourrait jamais complètement laisser tomber la cause des transmutants. Ici ou ailleurs, elle trouvait toujours un bon prétexte pour faire quelque chose, parce qu’elle était simplement incapable de fermer les yeux pendant que des innocents se faisaient tuer à cause des hunters. De toute façon, si un jour elle devait quitter la ville, elle aurait besoin d’un boulot et forcément, le boulot en question, ça la renverrait dans la police, parce que c’était ça son boulot à l’origine, ça faisait partie des métiers risqués, alors ici, ou ailleurs, elle serait jamais pleinement en sécurité, épargnée des conflits entre hunters et transmutants ou entre humains tout simplement. C’était ce genre de choix auxquels elle ne pourrait probablement jamais renoncer de toute façon. Au moins pour le moment, ce n’était même pas des questions qu’elle se posait, parce qu’elle n’avait pas l’intention de quitter Radcliff et qu’ici et maintenant, elle se foutait de tout, sauf de Cesare et de Clara, encore que, tant qu’elle dormait bien sagement, elle restait à l’écart de ses pensées. La réplique de Cesare la fit rigoler, voilà que maintenant, elle avait bien envie de la tenter la tenue d’infirmière sexy. « Tu me donnes vraiment envie d’investir là-dedans. » Ce serait pas franchement compliqué à trouver en plus, c’était après tout, pas très original dans le genre costume sexy. Alors, un jour, peut-être, pourquoi pas. Ils étaient encore bien jeunes et plein de ressources, alors pourquoi s’en priver après tout. Il méritait peut-être de la voir en infirmière sexy après tout, ne serait-ce que parce qu’il avait réussi à dégager ses dossiers sans les éparpiller par terre. Un coup de chance ou non, c’était une question à laquelle elle n’avait pas franchement envie de prendre le temps de répondre alors qu’il l’avait ramenée contre lui. Elle s’était rapidement redressée pour venir l’embrasser alors que ses cuisses se resserraient autour de ses hanches. Coup de chance ou pas, ça faisait partie des choses qu’ils pourraient voir plus tard, là maintenant, ils avaient mieux à faire.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 4 Aoû 2016 - 4:27


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La violence, l’adrénaline, la mort, Cesare avait passé toute sa vie avec ces trois éléments accrochés à sa peau, et attachés à son âme. Trois notions essentielles à sa survie, qui s’étaient peu à peu, au fil des jours, au fil des années, fait un sens logique à son existence. Est-ce qu’à bientôt vingt-sept ans, il pouvait connaître un autre mode de vie ? Quelques mois plus tôt, il aurait pu jurer que l’bonheur c’n’était pas fait pour lui, qu’il appartenait aux hunters, et que tout ce qu’il devait faire pour retrouver sa place parmi les siens, c’était nettoyer son sang de la tare lovée sous sa peau. Personne, probablement, n’avait pu voir se profiler de tels changements pour le fils DeMaggio. Pas même Cesare lui-même, qui s’était si souvent promis à la misère et à la solitude, qu’il s’en était acclimaté- un genre de syndrome de Stockholm qui l’avait aidé à perdurer. Alors dans les meilleurs moments, dans les instants les plus évidents passés avec Isolde, Cesare, il voulait bien croire qu’il pouvait changer. Et se défaire de toutes les mauvaises parts de son être : toutes les teintes de ténèbres, qui menaçaient si souvent de déborder de lui, et tout détruire en un claquement de doigts. Il voulait bien y croire, au fait qu’il n’y aurait jamais plus de Moira Kovalainen, plus jamais de victimes de sa rage, soumis à la colère qui ravageait son âme. Lui-même, d’ailleurs, il aurait bien voulu ne plus être soumis à tout ça – ces sentiments si aisés à ressentir, comme des tsunamis d’être s’écrasant partout en lui, faciles à lâcher, bien difficiles à mâter d’une quelconque manière. Et peut-être bien, qu’un jour, il pourrait envisager une existence qui aurait un tout autre sens. Il avait Clara. Il avait Isolde. Une chance de faire mieux, et à être une part de la vie de sa fille. C’était déjà plus que les opportunités qu’il s’était imaginées pour lui-même six mois plus tôt, au beau milieu de la misère et de l’abandon. Combien de fois, lors de leurs disputes, aurait-il pu perdre Isolde pour de bon ? Combien de fois avait-il feint l’indifférence vis-à-vis du ventre rebondi de la jeune femme, ou fui l’idée d’être père ? Aurait-il un jour réussi à rassembler sa volonté, pour prendre contact avec Isolde après la naissance de leur enfant, s’il n’avait pas été là au moment où tout avait basculé ? Pourtant, cette nuit-là, quand il avait vu Isolde devant la porte de sa chambre de motel, il avait été prêt à maudire la vie entière, le destin ou le coup du hasard qui l’amenait là, précisément à ce moment. Il avait juste voulu qu’elle parte ; maintenant, ce petit rien avait écrit les derniers mois qui venaient de s’écouler, et refait sa vie du tout au tout.

Il n’avait aucun mal à admettre, d’ailleurs, que la précipitation leur avait foutu sur les bras des opportunités qu’ils n’auraient jamais prises d’eux-mêmes, dussent les choses se passer différemment. Cesare, il n’aurait jamais osé aller à l’hôpital pour lui parler ; il n’aurait jamais cru que ça se méritait, il n’aurait jamais cru qu’Isolde voudrait de lui dans sa vie, d’une quelconque manière. Alors il aurait probablement mené sa mission contre Kingsley Moren et ses parents d’une façon bien moins réfléchie, et il serait mort dans le procédé. Tant pis, au fond ; ç’aurait été une meilleure chose que Clara ne connaisse jamais son père- une conviction qui avait été lovée dans les tripes du DeMaggio, à une époque. Une assurance qu’il ne se serait jamais cru lâcher : si le Cesare d’il y a six mois devait voir ce qu’il était, aujourd’hui, il se trouverait probablement bien égoïste, d’revenir de la sorte dans la vie de la Saddler, avec ses démons, ses doutes, tout ce qui n’tournait pas rond chez lui. Il espérait quand même, qu’entre y’a six mois et aujourd’hui, y’avait eu quelques améliorations qui s’étaient faites en lui, au beau milieu du parcours. Mais le brun avait encore plus de talent pour l’auto-flagellation que la critique constructive : au fond, il suffisait d’un rien, pour qu’il retombe dans le même cercle vicieux de pensée, à s’croire coupable de tout. Alors peut-être bien qu’il n’était absolument pas arrivé à destination, en paix avec lui-même, en paix avec ce qu’il faisait ou ce qu’il entreprenait avec Isolde- pour faire part de sa vie. Mais c’était comme elle l’avait dit, le soir de la mort d’Anthea. Il était mieux quand il était avec elle. Il était heureux quand il était avec elle. Et à travers ses prunelles à elle, il voulait s’donner toutes les chances d’être le type qu’elle était probablement la seule au monde à voir en lui. Egoïstement, il était vivant avec elle ; plus vivant que jamais. Plus souriant que jamais. Probablement que ça devait faire un truc à son visage, à même de l’rendre totalement impossible à reconnaître pour tous les hunters qui avaient l’habitude de le côtoyer, aux heures les plus noires de sa vie. « J’aurais rien contre un investissement de ce genre. » il en arrivait presque à laisser son imagination s’égarer, tout sourire, quand il était avec elle ; quand il pensait à des choses désuètes, en comparaison des catastrophes habituelles. Définitivement, imaginer Isolde en tenue d’infirmière sexy, maintenant, c’était devenu un truc efficace pour lui remonter le moral- et faire grimper un désir irrationnel et brûlant pour elle. Il avait envie de l’embrasser maintenant- encore, et encore, à en perdre le souffle ; à en faire chavirer leurs cœurs à l’unisson. Dans la valse de leurs lèvres, elle le rendait fou – complètement fou, sa main s’accrochant à la réalité uniquement grâce aux cheveux blonds qu’il fourragea ; juste avant que ses doigts ne glissent. Tout le long de son dos, où elle en frissonna d’aise, avant qu’il ne perde son souffle dans un râle envieux, de bonheur intense, son appétit enfin récompensé, par leurs corps brûlant l’un pour l’autre. Toujours pris dans la tempête demandeuse de sa bouche contre celle d’Isolde, Cesare s’octroya tout le privilège de prendre ses aises, dégustant les contacts les plus infimes, les plus intimes d’avec elle- la chaleur, l’être d’Isolde qui l’englobait parfaitement, dans un feu au creux de ses reins. La passion brute, comme elle n’existait qu’avec elle.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 4 Aoû 2016 - 16:18

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La vie d’Isolde n’avait jamais été très compliquée, elle avait été une gamine plutôt heureuse, quand bien même elle n’avait jamais connu sa mère, elle devait admettre que ça n’avait pas été un véritable problème dans son existence, y avait pas eu un moment dans sa vie où l’absence de sa mère l’avait poussée dans une crise d’adolescente complètement ingérable. Elle aurait bien aimé la connaitre sa mère, elle aurait voulu qu’elle soit là à ses côtés, mais elle avait réussi à faire avec. Encore aujourd’hui, sa mère, ça restait la femme qui lui avait donné la vie, qui était morte à ce moment-là, mais dont elle ne parlait pas parce qu’elle n’avait rien à dire là-dessus. C’était plus difficile quand elle parlait de son père en revanche, lui elle l’avait connu, elle avait grandi avec lui et il avait toujours parfaitement compensé l’absence de sa mère, il avait toujours été là pour elle et le perdre, c’était ce qui avait tout compliqué dans sa vie. Aujourd’hui encore, après des années et des années, il était au cœur des décisions qu’elle prenait, parce que c’était sa mort qui l’avait poussée à vouloir agir pour régler les injustices de ce monde. C’était sûr que si son père n’était pas mort ce jour-là, y aurait peu de chance pour qu’elle soit devenue aujourd’hui maire de la ville de Radcliff. Elle ne savait pas ce qu’aurait été sa vie s’il avait été là, mais elle savait qu’y avait beaucoup de chose dans son existence qui étaient déterminées par sa mort et dans le lot de ces choses-là, y avait des trucs auxquels elle ne se voyait plus renoncer aujourd’hui. Y avait Cesare, y avait Clara et à eux deux, ils représentaient une partie compliquée de sa vie, mais de loin la plus belle, alors y avait des fois où elle se disait que dans le fond, ce serait peut-être bien qu’elle arrive à la tourner définitivement, la page de la mort de son père.

Elle n’avait probablement même plus besoin de cette affaire pour venir justifier chacun de ses actes. La seule chose qu’elle aurait vraiment pu justifier en utilisant la mort de son père, ça aurait été une vengeance à laquelle elle avait renoncé, une première fois quand elle avait retrouvé Bonnie, quelques semaines plus tard quand elle s’était retrouvée en face de Rafael. Elle ne se vengerait jamais sans doute, parce que c’était pas son truc à elle et que sa vie, elle avait beau s’être compliqué un beau jour, y avait au moins des trucs pour lesquels elle arrivait à garder la tête sur les épaules. Elle était sans doute folle d’avoir fondé Insurgency, d’avoir explosé une partie de la ville, de s’être présentée aux élections municipales, mais au moins elle n’était plus à penser que la vengeance pourrait l’aider à régler quoi que ce soit. Y avait pas à dire, si Rafael venait à mourir, elle aurait bien du mal à ne pas en être ravie, mais ce ne serait pas elle qui le tuerait et de préférence pas Cesare non plus. Y avait encore des choses compliquées auxquelles ils pouvaient échapper tous les deux, c’était déjà ça dans le fond. Et au moins tout ce qui était compliqué au quotidien, elle avait l’impression que ça devenait simple comme bonjour dès qu’ils étaient ensemble. Peut-être bien qu’y avait et qu’y aurait toujours des sujets compliqués qui viendraient se placer entre eux deux, mais ils pourraient toujours les résoudre et en venir aux choses beaucoup plus simples, aux discussions qui avaient une toute autre allure. Tout autant qu’après leur dernière dispute ils avaient fini par parler de robe sexy et qu’elle avait vraiment fini par en mettre une peut-être bien qu’un jour, elle allait vraiment se pointer en tenue d’infirmière sexy. « C’est noté. » Qu’elle répondit dans un léger ricanement. Cette histoire était belle et bien enregistrée dans sa tête, alors il pouvait s’attendre à la voir un jour avec ce genre de tenue sur le dos. Un truc qui ne tiendrait pas longtemps sans doute, alors qu’il leur fallait bien peu de temps avant de se sauter dessus et c’était sans regret, bien entendu. Là, dans les bras de Cesare, y avait rien à regretter et même si ses dossiers avaient finis en vrac par terre, pour le moment ça aurait été très loin dans ses préoccupations. Elle était trop occupée à déguster les frissons contre sa peau, le plaisir naissant sous ses veines, le corps de Cesare contre le sien et leurs lèvres qui ne se quittaient plus, elle ne pensait plus à rien d’autre. Elle passa ses doigts contre les bras de Cesare, remontant jusqu’à ses épaules pour finalement aller rejoindre sa nuque, elle les y laissa bien peu de temps alors qu’une de ses mains se glissait déjà dans ses cheveux, incapable de les garder en place, tant elle appréciait le simple contact de ses paumes contre le corps de Cesare.

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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 8 Aoû 2016 - 4:49


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Subitement, rien que comme ça, Cesare n’avait plus envie de penser aux semaines solitaires qu’il venait de traverser. Elles étaient devenues totalement insignifiantes, désuètes et mineures. Une tempête de ressentiments, à laquelle avait succédé un calme qu’il avait tant eu peur de complètement paumer, sur l’chemin. C’était ça qui était facile, avec l’amour, probablement – l’aisance avec laquelle il pouvait effacer les malheurs au profit d’un bonheur infini, organique, et naturel comme chaque respiration qu’il avalait. Inégalé et inégalable. Quoiqu’il se soit passé, tout ce qui comptait désormais, c’était qu’il était avec elle, qu’elle était avec lui, et que ça éveillé les sentiments les plus intenses qu’il ait connus dans sa vie. Plus intenses que la moindre rage qui avait pu l’habiter, face à ses ennemis, ou même face à Kingsley Moren. Plus intenses que l’abattement qui aurait pu complètement le plomber, et le noyer dans les ténèbres. Y’avait aucune raison, alors, de parler des événements qui avaient pu se précipiter durant la période où ils avaient été séparés. A moins qu’elle, elle ait quelque chose de particulier à raconter, quelque chose qui la préoccupait, ou dont elle avait besoin. Il n’avait pas eu d’problème à analyser attentivement les débuts du dossier sur Callahan – pas même lorsque ç’avait inclus le fait de quitter le lit, la présence confortable d’une Isolde juste à côté de lui, pour remettre tous ses vêtements et se concentrer sur ce qui ressemblait à un quotidien entre manipulations, meurtres et espionnage. Lui, tout ce qu’il savait, c’était qu’il n’y avait rien eu qu’il avait été incapable de surmonter, en pensant à elle. Parfois, il avait même juste envisagé leurs retrouvailles, égarant son esprit et son cœur à des milliers, des milliers de kilomètres de l’ambiance morbide et tendue de la maison dans laquelle il avait habité. Cesare, là-bas, il n’avait jamais retrouvé la logique d’appartenir, d’être un DeMaggio ; et c’était probablement une bonne chose. Imaginer l’ailleurs, un autre temps avec Isolde, d’autres instants d’sa vie infiniment loin du carcan sanglant créé par son patronyme, ç’avait franchement été mieux. Et aucune bribe de son imagination n’avait pu égaler le bonheur et l’aisance qui l’habitaient ce soir.

Et c’n’était pas parce qu’Isolde avait mis en place un genre de soirée spéciale et romantique sous quelques aspects. C’n’était pas parce qu’elle avait mis une robe sexy en particulier, et de bien beaux sous-vêtements. C’n’était pas le décor en lui-même qui changeait grand-chose ; il n’y avait eu aucune promesse particulière, lorsqu’il avait pensé à eux deux, à nouveau ensemble. Juste le fait de la voir, juste le fait de l’avoir contre lui, de pouvoir la regarder et sentir sa présence juste à ses côtés, ç’avait été l’idéal pour remonter son moral. Et si elle avait dû lui filer une adresse encore plus à l’extérieur de la ville que ce château qu’il ne connaissait pas – pourquoi pas l’autre bout du monde – il aurait fait le trajet, sans compter et sans réfléchir ; s’évader, franchement, ça n’en valait pas la peine quand c’n’était pas avec Isolde. Et ce, dans tous les sens du terme possibles et imaginables. A ces instants passés ensemble maintenant, se mêlaient les souvenirs de la dernière nuit, la dernière matinée où ils s’étaient retrouvés tous les deux uniquement : d’une certaine perspective, ça n’avait pas été y’a si longtemps. Tant mieux. Si la distance et le temps avaient fait quoique ce soit, c’était sûrement renforcer les sentiments qu’ils avaient l’un pour l’autre : était-ce comme ça que les couples qui devaient se séparer souvent, à cause de leurs jobs ou de trucs comme ça, survivaient ? Plus forts encore et encore, à chaque fois qu’ils enduraient l’absence de l’autre pour mieux se retrouver ? Cesare, il plongeait avidement dans chaque battement précipité de son cœur, chaque frisson électrique qui courait tout le long de son épiderme. Juste sous la pulpe de ses deux dessinant le corps d’Isolde, ou dans son dos, sa nuque, ses épaules, là où la blonde égarait ses propres attentions. Sans conteste, ils étaient plutôt doués pour s’faire du charme, se déshabiller et finir dans des situations passionnelles de c’genre – c’n’était pas Cesare qui s’en plaindrait : s’il devait compter honnêtement le temps qu’ils passaient ensemble, ils équilibraient plutôt bien la chose. Ces conversations importantes qu’ils devaient avoir, ils arrivaient à les avoir, de temps à autres – et des fois, même, ça ne dégénérait pas aux abords d’une dispute qui se promettait d’être douloureuse. Des fois, les choses se finissaient bien ; mieux que bien, dans une harmonie qui s’étendait jusque dans leurs étreintes. Dix mois plus tôt, non, Cesare n’aurait jamais parié sur leur capacité à s’retrouver, plus forts que jamais. Et pourtant, alors qu’il perdait déjà son souffle tout contre les lippes de la mutante, échouant sa respiration contre le dessin de sa mâchoire, le DeMaggio n’rêvait pas, il n’hallucinait pas. Il était bien avec Isolde, de la manière la plus évidente et infinie qui soit, à graver dans leurs mémoires ces fameux souvenirs salaces qui embelliraient cet espace, à chaque fois qu’elle s’y retrouverait. Ils en avaient des désastreux, des souvenirs – il aimait c’t’idée d’en écrire encore et encore, des nouveaux, des intenses, des fous, des brûlants. Fallait croire que des semaines plus tard, leurs retrouvailles seraient au moins aussi mémorable que leur séparation.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 8 Aoû 2016 - 17:03

This light will guide you home
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Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Les dernières semaines qui venaient de s’écouler avaient été compliquées, certains jours plus que d'autres. Y avait eu des journées pendant lesquelles elle avait été tellement occupée par la campagne qu'elle n'avait eu qu'à peine le temps de penser à tout le reste et d'autres jours qui avaient été longs, lui semblant interminables alors que ses songes avaient trop l'occasion de se focaliser sur Cesare et la façon dont il pouvait lui manquer, son envie de le retrouver et de passer du temps avec lui plutôt qu'avec n'importe qui d'autre. Mais ces quelques semaines, ça avait été un mal nécessaire, pour Clara, pour ses plans à elle tout comme pour ceux de Cesare sans doute, quand bien même depuis qu'ils étaient ensemble ils n'en avaient pas parlé. Mais au moins cette fois il avait vraiment dû passer des semaines avec ses parents et sans revenir tous les quatre matins avec des suçons dans le cou. Peut-être bien que ça l'avait aidé à retrouver leur confiance. Elle n'aimait pas franchement les parents de Cesare, Isolde et elle n'était pas ravie de le savoir auprès d'eux plutôt qu'avec elle, mais elle aimait quand même croire que ces semaines qui venaient de passer sans qu'ils ne puissent se voir aient pu aussi servir à quelque chose de son côté à lui. Ça avait été compliqué pour lui comme pour elle alors, autant essayer de voir les bons côtés de la chose, ça rendait le truc un peu moins déprimant. Ça avait rendu le truc un peu moins déprimant quand elle y avait pensé ces derniers temps. Maintenant y avait plus rien de déprimant du tout, parce qu'ils étaient ensemble. Ces semaines elles n'étaient déjà plus que de vieux souvenirs qu'elle avait bien l'intention de laisser derrière elle. Y avait bien d'autres souvenirs, qu'elle préférait garder en mémoire. Ceux de l'autre nuit chez elle, ceux de cette nuit qu'ils étaient en train de se construire depuis quelques heures et qu'ils avaient encore le temps de se forger, pour les heures à venir.

Isolde aurait voulu qu’elles puissent durer éternellement les heures à venir. Qu’ils puissent rester ensemble pour toujours. Rester coincée dans ce bureau avec Cesare et Clara, ça semblait déjà moins chiant que de n’y être qu’avec Clara. Ce n’était pas qu’elle n’aimait pas passer du temps avec sa fille, mais fallait quand même admettre que le bébé passait plus de temps à dormir qu’autre chose. De toute façon, y avait rien ni personne qui pouvait prendre la place réservée à Cesare dans le cœur de la blonde. Alors elle voulait rester avec lui, tout autant qu’elle voulait rester avec Clara. Tous les deux, ils étaient ceux qu’elle aimait le plus dans le monde et elle n’aimait pas l’idée d’être séparé de Cesare, dès que le jour venait s’imposer entre eux. Y aurait un jour où les choses seraient plus simples pour eux trois, elle continuait d’y croire. Elle savait que ça finirait par s’améliorer te y avait aucune épreuve, pas même ces longues semaines qui venaient de s’écouler, qui pourraient l’amener à penser le contraire. Pour le moment, le monde semblait si beau, qu’il lui était bien impossible de penser l’avenir de façon négative. Elle était avec Cesare pour l’instant à partager ce genre de moments qui lui donnait l’impression d’être la femme la plus heureuse du monde et qu’y aurait jamais rien ni personne pour venir changer ça un jour. Il était juste là avec elle, dans cette étreinte magique qui semblait faire bouillir le sang dans ses veines. Son cœur battait avec force dans sa poitrine, respirer devenait difficile si bien que malgré son envie de rester collée à ses lèvres, elle n’avait d’autre choix que de trop souvent les lâcher, son souffle emportant avec lui les émois d’un plaisir grandissant dans son corps. Il avait déjà les marques de ses ongles contre ses épaules et pourtant sa main était descendue, de sa nuque contre ses épaules, où elle laissa d’autres traces encore, sans s’en souciait, avant de relâcher pour laisser sa main glisser contre son bras, avant qu’elle ne la remonte de nouveau jusqu’à son épaule, comme complètement indécise ou juste désireuse de sentir, encore et encore la caresse de sa peau contre la paume de sa main. Un simple touché dont elle avait besoin, comme tout le reste parce que tout ça, ça lui avait vraiment manqué pendant toutes ces semaines et puisqu’elle ne savait pas quand ils se reverraient après cette nuit, autant graver chaque sensation dans sa mémoire, comme ils l’avaient fait l’autre fois chez elle, avant de se séparer pour plusieurs semaines.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 15 Aoû 2016 - 20:54


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Il n’pouvait pas prétendre le contraire, Cesare ; beaucoup d’choses avaient changé dans ces semaines. Insidieusement, elles avaient changé. Des ressentiments s’étaient éveillés en lui, auxquels avaient répondues des impressions diverses et variées. Il avait retrouvé ses instincts de chasseur plus vite qu’il n’l’aurait voulu – trop vite, même. Etre un hunter, ça faisait partie d’sa vie depuis plus longtemps que l’fait d’être un transmutant : réconcilier son existence avec cette part de lui-même c’était… c’était comme être un drogué, qui flirtait constamment avec une seringue de la drogue la plus évidente qui soit. Parfois, il avait presque l’illusion d’être à nouveau part de sa famille, plus qu’un outil qu’on soumettait volontiers à des volontés de plus en plus exigeantes : son père testait ses limites, et sa mère le laissait faire, toujours silencieuse, toujours distante. Elle l’avait laissé faire, en tout cas. Puisque maintenant, ce serait encore une autre histoire : ça n’faisait qu’une poignée de jours, tout au plus, qu’Isabela avait trouvé la mort. Mais ç’allait changer trop d’choses dans la dynamique de la famille DeMaggio, et Cesare savait d’ores et déjà qu’il n’aurait pas le beau rôle. Qu’est-ce que son père allait réclamer de lui, en rétribution à ce que des dégénérés avaient fait à sa femme ? A sa mère ? Lui-même, Cesare, quand il cherchait dans ses ressentis, il n’savait pas c’qu’il voulait de cette histoire. Voulait-il s’venger ? Voulait-il des réponses ? Ou était-il totalement apte à laisser tout ça d’côté, à ne surtout pas retomber dans la même mécanique et à se concentrer sur ce qui était important ? Maintenant qu’il s’était débarrassé de Moren, qu’y’avait un voile de brouillard qui s’était décollé de son esprit, et qu’il était avec Isolde, la réponse lui semblait évidente : il abandonnerait volontiers tout, juste pour rallonger les heures passées ici, rester avec la blonde et oublier le reste du monde. Mais ce serait impossible. Et maintenant en plus, il avait ce potentiel job qui concernait Callahan et pourrait grandement accélérer les choses à Radcliff : si des grands noms comme Callahan commençaient à être affichés au grand public pour c’qu’ils étaient, ç’allait complètement bouleverser le paysage de Radcliff. Et peut-être les pensées. Et peut-être pousser plus de gens à agir. Alors quoi ? Cesare avait déjà fait l’erreur de croire savoir à qui il avait affaire, avant la mort d’Anthea. Ç’avait coûté la vie à la jeune femme, et plein d’autres choses en plus : il n’pouvait pas recommencer à sombrer dans c’genre de mécanique trop assurée, où il penserait avoir le pouvoir, là où celui-ci lui échappait totalement. Y’avait des démons, qui recommençaient à croître en lui, à trouver une place légitime, à réclamer leur dû, dont il n’voulait pas parler. Il pouvait le faire. Il pouvait continuer, sans pour autant sombrer.

Et tant qu’il aurait Isolde dans sa vie, ce serait on n’peut plus facile. Peut-être était-ce injuste, de faire peser des responsabilités si réelles sur leur histoire : normalement, leur amour, leur romance, leurs moments passés ensemble, ils auraient dû vivre indépendamment de ça. Ils auraient dû exister, sans que ça n’ressemble à un devoir pour rester sain d’esprit. C’n’était pas comme ça que le DeMaggio pensait ; mais quand ses tripes, son âme, son cœur s’concentraient sur Isolde, sur quand ils s’retrouveraient, sur leurs promesses, c’était alors plus facile d’encaisser le quotidien, les épreuves, et les obstacles. Qu’est-ce qui se passerait, si son but après tout ça devait s’envoler du jour au lendemain ? Il n’savait pas, et il n’voulait pas y penser. Il n’voulait pas penser à un monde où il perdrait Isolde encore une fois – à cause de lui-même ou à cause de qui que ce soit d’autre. Il avait déjà trop craint ça, pendant les dernières semaines qui étaient passées. Il avait eu peur d’la voir se prendre une balle venue de nulle part lors d’un débat contre Lancaster. Il avait eu peur de lire dans le journal, qu’elle aurait été attaquée dans la rue, ou chez elle, ou… n’importe où. Il avait eu la trouille, d’un jour s’retrouver comme ça, le cul entre deux chaises : Isolde partie, et Clara esseulée, abandonnée, plus vulnérable que jamais. Qu’est-ce qu’il aurait fait, alors ? Heureusement, ces questions n’avaient toujours été que des craintes abyssales qui ne s’étaient jamais concrétisé en une réalité désastreuse, douloureuse et compliquée. Isolde était là. Juste avec lui- bel et bien vivante, palpable sous ses doigts, frissonnant sous ses baisers et ses attentions. Elle n’pouvait pas savoir, à quel point ça lui faisait du bien, d’lâcher les armes, d’lâcher ses peurs, d’les abandonner là-bas, à l’extérieur de l’endroit, du temps de paix qu’ils partageaient ensemble. Il aurait frôlé la folie assez vite, si cette histoire avait dû durer plus longtemps. Pas à cause d’elle, mais parce qu’il perdait les pédales trop vite, que c’était compliqué et qu’il était con, probablement. Au moins, il était moins con quand il était avec elle. C’était déjà ça. Il se sentait déjà se réconcilier peu à peu avec le voyage qu’il avait fait, de hunter qui se haïssait complètement, vers l’acceptation progressive qui avait pris une grosse part des cinq dernières années ; y’avait qu’avec Isolde, que ç’avait un sens, ça. Dans l’océan d’indécision qu’était sa vie, la façon dont son palpitant battait, battait prêt à éclater contre ses côtes quand il la regardait, c’était la sensation la plus évidente qui soit. Celle qui galvanisait le moindre de ses gestes, emportant son souffle, serrant les muscles juste sous sa peau. Dans la tempête de leurs lèvres perdues dans des baisers, des souffles erratiques, Cesare avait relâché un vague râle, grognement, un émoi trahissant des impressions courant le long de son dos sous le contact des doigts de la blonde. Et dans le néant, la frénésie, il trouva la main d’Isolde, enserrant ses doigts avec les siens, caressant tendrement ceux-ci. Un contact de quelques secondes à peine, perdu dans la cascade de sentiments qui se déversait sur lui ; il relâcha bien assez vite la main, la laissant retourner à errer où elle voulait, remontant sa paume à lui le nom du bras nu d’Isolde, jusqu’à son épaule, son omoplate, la blottissant contre lui, partageant leurs frissons comme une seule sensation, un unisson. Ses lèvres, il les perdit au creux du cou de la jeune femme, la chaleur de son souffle irradiant la peau d’Isolde, avant qu’il n’y passe sa bouche, sa langue, ses attentions. Tout et n’importe quoi, pour traduire de la passion, l’amour, le désir, l’affection, la folie, ces sentiments évidents qui couraient partout en lui.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 16 Aoû 2016 - 13:33

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Malgré les inquiétudes que Cesare avait pu avoir quelques semaines plus tôt, tout c'était bien passé. Clara et elle, elles allaient bien. Elles avaient été en sécurité dans le château d’Insurgency. Le temps avait été long là-bas mais, elles avaient survécu à tout ça. Elles survivraient aussi à tout le reste parce que si y avait bien une chose pour laquelle ça valait vraiment le coup de tenir bon, ce n'était pas la mairie, ce n'était pas les petites victoires, contre Lancaster ou n'importe qui d'autre. C'était les moments qu'elle pouvait passer rn compagnie de Cesare. Les moments pendant lesquelles les difficultés s'envolaient, leur permettant de profiter d'un moment en famille, rien que tous les trois loin du reste du monde. S'il fallait qu'elle fasse une liste des bonnes raisons qu'elle avait de survivre à toutes les difficultés qui s'imposaient à elle Cesare et Clara, ils seraient sans aucun doute en tête de liste. Avec le fait, bien entendu, qu'elle avait pas franchement envie de mourir, qu'importait ce qu'elle pouvait parfois raconter. Elle l'avait souvent dit pourtant qu'elle était prête à mourir pour la cause qu'elle défendait et peut-être que ça avait vraiment été le cas pendant un moment, mais à présent y avait Cesare et Clara et tous les deux, ils étaient déjà plus importants que n'importe quel transmutant de cette planète. Elle voulait toujours aider les autres, elle avait toujours la vocation de changer les choses à Radcliff. Mais elle avait aussi l'envie d'avoir une vie heureuse avec l'homme qu'elle aimait et leur fille. Alors, tout autant qu'elle se donnait les moyens d'aider Radcliff fallait bien qu'elle se donne ceux d'avoir cette vie à laquelle elle avait bien le droit après tout. Sans doute que Cesare allait pouvoir s’en faire un peu moins à l'avenir pour elles parce que, qu'ils soient séparés pendant des semaines ou ensemble tous les jours, elle serait toujours assez prudente pour pouvoir rester en vie, avec lui et Clara.

C'était impossible de penser autrement alors que tous les moments qu'ils passaient ensemble depuis qu'ils s'étaient retrouvés étaient magiques. Même les pires, la présence de Cesare avait su les rendre plus simples à supporter. La mort d’Anthea ça avait été compliqué et la discussion qui avait suivi le lendemain n'avait pas non plus été facile. Mais malgré tout au milieu de ça elle était capable de trouver de bons souvenirs dans cette soirée. Ça pourrait presque sembler impossible en vue des circonstances mais c'était Cesare alors il avait su lui créer de bons souvenirs au milieu de cet enfer. Elle se souvenait des discussions simples qu'ils avaient eues avec leur verre de vin et leur glace, elle se souvenait de ses étreintes réconfortantes et de lui en train de jouer de la guitare en chantant. Elle se souvenait avec précision de l'avoir vu avec Clara dans les bras pour la première fois depuis la naissance de la petite et rien que ça c'était un magnifique souvenir. Maintenant dès qu'ils étaient ensemble, ils s'en créaient d'autres des souvenirs et à partir de demain, il était clair que son bureau il serait plein de nouveaux souvenirs. Ceux du moment qu'ils étaient en train de vivre là. La passion entre eux qui semblait toujours aussi parfaite, plus délicieuse que n'importe quoi d'autre au monde. Elle se sentait encore grimper haut sur l'échelle du plaisir à chaque seconde qui passait. Sa main dans la sienne c'était le genre de geste simple, délicat et si appréciable à la fois. Elle la sentait toute petite sa main contre la sienne et ça lui donnait cette impression que quoi qu'il arrive quand elle était avec lui, le reste du monde ne pouvait pas l'atteindre. Il la lâcha bien vite pourtant sa main, lui donnant l'occasion de la remonter le long de son corps, depuis sa hanche jusqu'à son épaule. Ses épaules aussi, elles étaient si larges en comparaison des siennes que chacune de ses étreintes lui donnait l'impression d'être toujours en sécurité dans ses bras. Ses baisers contre son cou la poussèrent à basculer la tête en arrière à la recherche d'air à respirer alors qu'elle perdait son souffle lâchant des émois à chacune de ses respirations.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 19 Aoû 2016 - 3:43


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Y’avait des choses qui n’valaient pas la peine d’être ressassées, sûrement ; et bien qu’ils semblaient en désaccord sur ce qui était de parler de leur passé commun, les disputes et les mois d’incompréhension et d’errance, Cesare oublierait volontiers les semaines qu’il venait de passer, sans Isolde. Rien de bien palpitant ne s’était passé durant celles-ci : rien d’autre, du moins, que le quotidien meurtrier et sanglant d’une vie de hunter avec laquelle il avait bien du mal à être au quotidien. Mais il avait l’habitude. Et s’il devait commencer à se creuser la tête sur ça, il n’en aurait probablement jamais fini : ce serait un éternel casse-tête lui triturant la conscience, s’battant en duel avec l’assurance qu’il n’avait pas eu le choix. Il avait eu besoin de son père pour réussir à contrer Moren- et aujourd’hui plus que jamais, c’était uniquement la protection du sang coulant dans ses veines et du renom des DeMaggio, qui le protégeait de tout soupçon, quant à la mort de l’avocat. Ça n’faisait que quelques jours : peut-être qu’officiellement, pour les services de police et les autorités de la ville, Isolde réussirait, avec le temps, à étouffer l’affaire. Mais parmi les hunters, tant que le crime resterait impuni, il y aurait des dangers potentiels à chaque détour qu’il faisait. Indéniablement, si Isolde lui avait envoyé un message pour qu’ils se retrouvent dans un endroit plus exposé à la vue des autres, il aurait fait son possible pour l’éviter – même si ça lui aurait crevé l’cœur et abattu le moral plus encore qu’il n’l’était déjà. Question de prudence, question de sauvegarde et de survie : ce serait quand même con, après avoir perdu autant d’temps à n’pas se comprendre, se chercher, s’trouver pour mieux se perdre pendant d’infinies semaines – d’crever comme deux idiots qui n’regardaient plus par-dessus leur épaule, parce qu’un coup d’chance leur avait permis de buter un des plus grands tarés de la ville. C’était encore incroyable, l’fait que Kingsley Moren ait été un transmutant : comment c’était possible ? Depuis des jours déjà, cette interrogation tournait comme un vautour vorace dans la tête du brun, sans qu’il n’trouve la moindre réponse. Y avait-il, genre, des hunters dotés de pouvoirs, qui ne les utilisaient qu’en dernier recours ? Et encore – Isolde avait été vaccinée et à moitié sonnée par les explosions quand Kingsley lui était tombé dessus. Elle n’avait pas été une adversaire redoutable – pas autant que lorsqu’elle était en pleine possession de ses moyens et avec sa force en plus. Alors quoi ? Il n’savait pas, et il n’trouvait de réponse nulle part. C’n’était pas faute de chercher : après tout, c’était Moren qui s’était cru assez noble pour pouvoir juger la vie d’Aria comme bonne à sacrifier dans le sang et la douleur. Quelle avait été la différence primordiale entre sa sœur et ce connard ?! Probablement que Moren s’était construit dans la tête, des idées comme quoi ses pouvoirs étaient un don du ciel, ou une connerie du genre. Probablement.

Mais cette histoire, c’était un peu comme les ‘et si’ qui se construisaient dans son crâne quand il pensait à Aria. Ce n’serait toujours que des hypothèses, auxquelles il n’obtiendrait jamais de réponse claire et définitive : non, maintenant, ses chances de comprendre pleinement – ce qui était arrivé à sa cadette et ce qui avait donné à Kingsley le droit de condamner Aria pour les mêmes crimes dont il avait été coupable lui, demeureraient d’épais mystères oppressants. Peut-être alors qu’il ferait mieux d’saisir la moindre des opportunités possibles, pour oublier le reste du monde, oublier l’oppression des doutes et de c’qu’il ne saurait jamais. C’était si facile, de s’laisser porter par toutes les inflexions, puissantes et réconfortantes, de son cœur, quand il était avec la blonde. Il l’aimait, jusque dans la moindre de ses chairs, de sa peau frissonnant à ses veines, tremblant d’une électricité brûlante. Et chaque fois qu’il la voyait, c’était encore plus évident que le jour précédent : les séparations avaient ce don-là, au moins, de raviver la flamme. Quand il l’avait vue, dès le premier instant où il avait pu la toucher, la serrer contre lui, au beau milieu des décombres de la mairie, il avait su pourquoi il l’avait toujours aimée. Et pourquoi il n’pouvait pas la perdre. Et ça n’importait pas vraiment, qu’il n’soit pas assez à l’aise avec les mots pour pouvoir exprimer clairement tout c’qui lui traversait la tête quand il la regardait : Cesare espérait que ses faits et gestes, ses affections, ses caresses, ses baisers, ses regards, s’exprimaient pour des océans de poésie qu’il n’pourrait jamais concrétiser. Il l’aimait d’une force qui faisait vibrer la passion sous son épiderme, emportant l’air dans ses poumons comme des spirales folles le faisant grimper, grimper au beau milieu d’un océan de chaleur. Ses deux paumes étalées contre le dos d’Isolde, le chasseur vint se blottir plus étroitement encore contre elle, l’entrainant dans le même mouvement que lui, jusqu’à ce qu’elle trouve le bureau avec son dos – lui, perché par-dessus elle. Libérant ses mains, il les accrocha juste sous ses genoux, enserrant ses cuisses tout contre ses flancs – et chaque impression dansait en lui, plus vivace que la précédente. Il en eut un râle, des émois de plus en plus impossibles à retenir, glissant d’entre les lippes lovées au creux de la clavicule d’Isolde. Avidement, il s’était laissé prendre au jeu, comme rien d’autre qu’une victime consentante de la valse de leurs désirs ; il n’était plus question de s’provoquer, s’chercher, s’faire des souvenirs pour quand elle serait toute seule – l’instant présent avait trop de saveur, trop de splendeur, pour qu’il soit même capable de s’projeter un peu plus loin.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 19 Aoû 2016 - 19:11

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Retrouver Cesare, c’était un véritable soulagement. Ils avaient passé des semaines loin l’un de l’autre, un temps trop long qui à présent était terminé. Ils se l’étaient dit à l’hôpital quelques jours plus tôt, qu’à présent, ils feraient en sorte de ne plus jamais avoir à passer autant de temps loin l’un de l’autre et elle espérait vraiment que ce serait possible, parce que ces semaines sans lui avaient été incroyablement compliquées. Elle savait, bien entendu qu’ils devaient continuer à se planquer, pour mille et une raison, la première étant sans doute qu’officiellement, ils n’étaient pas dans le même camp. Lui il faisait partie des hunters et elle, elle était devenue la maire de la ville, celle qui essayait de les calmer les hunters. Lui, il était auprès de son père et elle, elle faisait partie de la liste de transmutants que son père, il aimerait bien éliminer. Alors c’était toujours plus sage de laisser la plupart des autres personnes de cette ville dans l’ignorance totale de leur relation. Ils pouvaient bien continuer à se voir à l’abri des regards. Chez elle, ce serait sans doute plus simple quand elle aurait emménagé dans sa nouvelle maison, relativement éloignée de la ville. Le QG d’Insurgency, c’était plutôt de l’ordre de l’exceptionnel, parce qu’avec cette soirée, ils pouvaient être ensemble dans leur coin sans que personne ne fasse attention à eux. S’il l’avait fallu qu’ils se retrouvent dans une chambre au motel ou carrément dans une chambre d’hôtel de la ville d’à côté, ça ne l’aurait pas gênée d’en arriver là pour le voir. Qu’importaient les ruses qu’ils devaient mettre en place et cette impression d’être un couple clandestin, adultère, ayant besoin de se cacher des autres, tout ce qui comptait, c’était qu’ils puissent passer un peu de temps ensemble. C’était tout ce qu’elle voulait elle, passer du temps avec lui.

Du temps, ils en avaient au moins ce soir et ce serait probablement compliqué le lendemain matin quand ils devraient encore se séparer. Ça l’était toujours, ça le serait jusqu’au moment où enfin, ils pourraient rester ensemble sans se soucier du reste du monde et de toutes les responsabilités qui pouvaient encore et toujours les éloigner l’un de l’autre. Demain, ce serait compliqué, Isolde le savait très bien, elle le savait depuis qu’elle avait envoyé ce message à Cesare pour lui demander de la rejoindre ici. Mais se dire au revoir, avec la certitude de se revoir prochainement, c’était quand même plus simple que de se quitter en sachant pertinemment qu’ils ne pourraient pas se revoir pendant plusieurs longues semaines. Pour l’instant au moins, elle n’avait pas besoin de se préoccuper de ça. Pour l’instant, ils étaient ensemble et elle n’avait pas envie d’être ailleurs que là, sans ses bras, son corps complètement uni au sien. Toutes les sensations qui naissaient en elle, étaient plus délicieuses les unes que les autres. La chaleur continuait de monter, elle en sentait sa peau devenir humide sous les mais de Cesare dans son dos et même quand son dos trouva le bois du bureau, la fraicheur crée par ce contact fut rapidement complètement effacée au profit de cette impression que sa peau allait rester collée contre le bois, tant pis, elle s’en fichait. Ses mains glissèrent depuis des épaules, le long de son torse, avant de remonter jusqu’à sa nuque. Son souffle avait du mal à passer, trop rapide, trop souvent coupé par les gémissements de plaisir qu’elle laissait échapper sans jamais chercher à les retenir, de toute façon, y avait personne d’autre que Cesare pour l’entendre. Clara peut-être, encore que, la petite fille dormait à poings fermés  et si quelques heures plus tôt, les ébats amoureux de ses parents ne l’avaient pas réveillée, y avait pas de raison pour que ça la réveille maintenant. De toute façon, ce n’était pas comme si elle avait l’occasion de penser à tout ça Isolde ; le reste du monde, il n’existait plus en cet instant, y avait qu’elle et Cesare qui importait encore à ses yeux, alors que le plaisir continuait de grimper, dans ses veines.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 26 Aoû 2016 - 1:23


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La mairie, les explosions, la douleur, la peur, Kingsley Moren, et l’hôpital : avec tout ça, leurs retrouvailles avaient été loin d’être idéales. Mouvementées était d’ailleurs un euphémisme. Mais Isolde avait eu la bonne idée de leur organiser une soirée rien que pour leur permettre de passer un temps insouciant, rien que tous les deux. Qu’est-ce qu’ils fêtaient, au juste, à l’étage supérieur, les membres d’Insurgency ? Sans doute l’élection d’Isolde à la mairie, quelque-chose que le DeMaggio serait incapable de célébrer comme une victoire quelle qu’elle soit ; au contraire, les actions de Lancaster n’avaient fait que serrer plus étroitement les nœuds d’inquiétude qui se formaient silencieusement dans les entrailles du brun. Il connaissait les hunters, leur façon d’fonctionner et de penser – tôt ou tard, cette histoire s’retournerait contre Isolde, et il en perdrait la tête. Alors Cesare n’voulait pas s’en préoccuper, de ce qui se passait à l’étage du dessus, il n’voulait pas se projeter, et il n’voulait pas s’en plaindre non plus – ça ne ferait qu’alourdir une dispute qu’ils avaient déjà eue, et c’était bien cet événement, après tout, qui leur donnait une couverture idéale pour se retrouver ce soir. Il voulait bien croire, alors, que les heures qu’ils passeraient ici ensemble, suffiraient non seulement à effacer les semaines qu’ils avaient dû passer séparément, mais aussi les circonstances sanglantes et désastreuses qui les avaient rassemblés. Ce serait plus dur pour la Saddler, de gérer tout ça probablement, puisque régler cette histoire sur tous les points de vue administratifs ferait partie de ses responsabilités de maire, désormais. Mais cette nuit, avec lui, elle devait savoir qu’elle pouvait se laisser aller à tout ce qu’elle voulait. Si elle souhaitait en parler, exprimer ses sentiments à une oreille attentive, qu’elle le fasse et il écouterait, la consolerait et l’aiderait. Et si elle voulait juste oublier, il lui offrirait toutes les distractions nécessaires à cela. Toujours il serait là pour elle, peu importait ce dont elle avait besoin, ou s’il était supposé être plus prudent qu’ils ne se voient pas. Tant pis, il abandonnait volontiers cette option ; ç’avait été trop dur, ces semaines et rien ne valait mieux, que le sentiment qu’il ressentait à la savoir sauve, avec lui et assez sereine pour se laisser aller à des moments où ils étaient juste eux, amoureux, sans compter, sans soupeser ou craindre quoique ce soit. Des moments où elle était juste elle, Isolde, l’humaine infiniment humaine dont il était tombé amoureux, pour toutes les bonnes choses qui habitaient son âme, et qu’il ne pouvait s’empêcher de dissocier de tout ce qui représentait Insurgency aux yeux du grand public.

La sérénité avait du bon sur Isolde, et il aurait voulu toujours pouvoir l’avoir à ses côtés ainsi, belle et souriante et insouciante. Comme elle lui avait dit elle-même quelques temps auparavant, c’n’était pas une question de mérite ; Isolde, elle avait tous les droits d’être heureux – dans l’évasion avec lui, ou dans sa vie de tous les jours. C’était toute la merde dans sa vie qu’elle n’avait jamais mérité : il s’y connaissait bien, dans le domaine des regrets, Cesare. Il espérait qu’ils n’en garderaient aucun de ce soir, et que cette soirée ensemble n’était que la première d’une longue lignée, le tournant décisif d’une suite d’événements qui les amèneraient de plus en plus évidemment vers la vie qu’ils voulaient. Il l’espérait, avec une certaine naïveté qu’il n’aimait pas éprouver : Radcliff avait toujours prouvé qu’il n’était pas bon d’avoir de telles attentes. Y’avait toujours quelque chose, de plus ou moins prévisible, de plus ou moins désastreux, qui venait et remettait tout en question. Tout c’qu’ils pouvaient faire, c’était profiter de c’qu’ils avaient ; comme ils avaient profité de leur dernière soirée ensemble, quand ils avaient dû se séparer avant ces infinies semaines. Et ils en avaient profité, sans conteste ; Cesare en gardait d’excellents souvenirs, évidemment – de ceux qu’il ressasserait volontiers, rien que pour éveiller la passion de la mutante. Mais ils n’semblaient pas avoir besoin de se rafraichir la mémoire, pour se retrouver comme ça, aussi aisément, jusque dans la moindre parcelle la plus intime de leurs êtres. Ils étaient toujours eux, malgré les semaines, malgré la séparation et toutes les épreuves qu’ils avaient eues à endurer. Ils étaient toujours Cesare et Isolde, aussi infiniment et indiscutablement amoureux. Jusque dans la moindre palpitation, agitant leur cœur et courant sous leur peau. C’était si rare, si fort c’qu’il avait avec Isolde, que le DeMaggio avait toujours su que ça n’fanerait pas, ou ne s’affaiblirait pas, sous prétexte qu’il devait être à un endroit de la ville, et elle à un autre, pendant un temps plus ou moins long. C’n’était pas pour autant qu’il avait envie de répéter l’expérience, bien au contraire ; maintenant, ils ne laisseraient passer maximum que quelques jours avant de se revoir. Plus qu’une promesse idéale et niaiseuse qu’il faisait à Isolde, c’était un serment qu’il s’faisait à lui-même et qu’il comptait bien respecter, quoiqu’il advienne. Elle lui manquait trop, corps et âme, dans une douleur insidieuse et lancinante, dès qu’elle n’était pas là ; et même si la retrouver était infiniment bon, infiniment parfait, infiniment évident, ça n’valait pas tout ce temps à rester loin l’un de l’autre, sans savoir, sans pouvoir prévoir, sans pouvoir vivre, tout simplement. Il aimait vivre avec Isolde, à cent à l’heure, comme la vitesse qui agitait son sang sous sa peau, tiraillait ses muscles qui dansaient en harmonie avec ceux, échaudés, de la blonde. Il la sentait devenir brûlante comme des flammes dorées, juste sous ses lèvres, l’arôme doucereux de la moiteur de sa peau glissant contre la langue qu’il égarait au creux de son cou. Chaque frisson de son corps, chaque souffle qu’il perdait, sacrifiait tout contre les chairs de la jeune femme, étaient une confession de plus ; il n’pouvait plus la laisser partir, plus jamais comme ça, alors qu’il l’aimait tant.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 27 Aoû 2016 - 22:10

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Ils étaient bien là tous les deux, Cesare et Isolde. Elle y pensait depuis tellement longtemps, au moment où ils pourraient enfin se retrouver, être vraiment ensemble, rien que tous les deux à pouvoir profiter d’une soirée tranquille en amoureux, avec leur fille qui dormait dans la pièce d’à côté. C’était ce qu’elle avait voulu ces dernières semaines. Tout ce qu’elle avait espéré avoir, dès le moment où Cesare avait passé la porte de son appartement pour sortir de chez elle. Elle se souvenait encore bien de cette matinée qu’ils avaient passé ensemble à grappiller encore des minutes par-ci par-là, à ignorer le temps qui passait, pour en profiter un peu plus longtemps et encore un peu plus longtemps, jusqu’à ce qu’ils aient vraiment dépassé le temps imparti. Ça avait été dur de le laisser partir après tout ça, encore plus parce qu’elle avait su qu’elle ne le reverrait pas pendant quelques semaines. Une fois la porte refermée entre eux deux, elle s’était fait violence pour ne pas la rouvrir pour lui courir après. Elle aurait pu trouver mille et une excuses pour sortir de chez elle et le croiser dans le couloir avant qu’il ne soit sorti, elle aurait pu aller chercher le courrier, sortir le chien, aller faire son jogging, prétendre que sa cafetière était vide et qu’elle avait absolument besoin d’un café, sortir la poubelle ; bref, elle avait eu un large choix d’excuses auxquelles il avait bien fallu qu’elle résiste, parce que si elle n’avait pas été capable de résister à la tentation à la seconde où il était sorti de chez elle, y aurait probablement eu aucune chance pour qu’elle résiste pendant plusieurs semaines d’affilées. Mais elle l’avait fait au final. Elle avait réussi à tenir des semaines sans le voir et maintenant qu’il était là avec elle, elle ne pouvait pas imaginer qu’une séparation aussi longue puisse se renouveler.

Ils se l’étaient promis après tout, qu’ils ne feraient plus jamais ça. A quoi bon de toute façon ? La sécurité qu’ils disaient, bien souvent. C’était bien beau de dire ça, mais concrètement, là, avec lui, elle se sentait en sécurité. A la mairie, après les explosions, elle avait bien cru que Moren allait la tuer, parce qu’elle avait été toute seule et pas au top de sa forme face au chasseur, elle n’avait même pas eu son pouvoir à ce moment-là. Y avait bien que quand Cesare était arrivé qu’elle s’était de nouveau sentie en sécurité, alors de son point-de-vue à elle, la sécurité, c’était lui qui la lui apportait. Sans doute que le contraire n’était pas vrai, parce que si on le voyait avec elle, ça pourrait lui attirer des problèmes. Heureusement, là dans ce bureau, y avait personne qui les voyait et si quelqu’un devait entrer dans cette pièce et les surprendre, ça ne mettrait pas en péril leur sécurité, ce serait juste un problème qu’elle gérerait bien vite. Mais personne n’allait entrer dans cette pièce, personne ne viendrait mettre un terme à ce moment qu’ils étaient en train de vivre, rien que tous les deux. Isolde, de toute façon, elle avait oublié chacune des personnes qui pouvaient être dans les environs, qu’ils continuent à profiter de leur fête dans leur coin, elle s’en fichait d’eux, elle se fichait du monde entier là, alors qu’elle n’avait d’yeux que pour Cesare. La chaleur continuait de grimper partout autour d’eux, elle sentait sa peau se faire humide, contre celle de Cesare. Elle avait l’impression que son corps frissonnait encore plus vivement, alors qu’elle sentait sa langue contre son cou. Elle remonta l’une de ses mains jusqu’à ses cheveux, y glissant ses doigts pour y attraper quelques-unes de ces mèches brunes, son poing se refermant légèrement autour alors que ses muscles se crispaient sans qu’elle ne puisse lutter pour l’empêcher. Elle ne luttait plus contre rien de toute façon, c’était toujours pareil avec Cesare, elle perdait tout contrôle dans ses bras, soumise au plaisir qu’il éveillait avec tant d’aisance dans chaque parcelle de son corps. Y avait pas de raison de s’en plaindre, au contraire, tout était trop bien avec lui, contre lui, dans ses bras, tout était parfait même, trop parfait pour que ça ait du sens de se séparer bêtement pendant quelques semaines, ils avaient été fous, complètement cinglés même, pour faire un truc pareil.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 6 Sep 2016 - 18:16


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Les jours passés loin d’Isolde, à simplement pouvoir suivre de loin les événements de sa vie, comme tout le monde, avaient plus éveillé les inquiétudes de Cesare, que quelque soulagement que ce soit. Il avait fini par se construire tout un tas de scénarios, qui avaient tourné et tourné en spirales infinies dans son crâne, le torturant d’un cœur qui tombait dans sa poitrine, dès que le nom Saddler résonnait à ses oreilles. Il avait appréhendé les mauvaises nouvelles, plus que cru aux bonnes nouvelles – c’était bien ça, ce que la vie à Radcliff lui avait appris. Ces semaines avaient été beaucoup trop longues, alors si ç’avait dû commencer juste après la naissance de Clara, comme ils s’y étaient engagés à la base, ç’aurait été parfaitement insupportable. Parce que combien de fois en si peu de temps, avait-il tourné et retourné dans sa tête, des souvenirs tortionnaires qui auraient pu totalement lui faire perdre la boule ? Parfois, quand il y pensait, Cesare s’était dit qu’il n’y aurait rien de plus facile que de plier bagages, pour aller retrouver Isolde ; il s’était rappelé à l’ordre dès que le nom Moren venait dans ses oreilles, souvent ramené par les propos de son père, qui exigeait de lui qu’il ne perde pas une miette de ses volontés, quand il était question de sa cible. Normal. Et peut-être qu’aujourd’hui, s’il avait réussi à abattre Kingsley Moren et à obtenir sa vengeance, ç’avait plus été grâce à Rafael, et à la dureté d’esprit que son père lui avait imposé, que grâce à Cesare lui-seul. Trop souvent, il s’était égaré à laisser trainer ses oreilles au mauvais endroit. Trop souvent, il avait commencé à soupeser sa vengeance, et le reste tout autour, en se demandant à quoi ça rimait, ce qu’il poursuivait. Trop souvent, il s’était rappelé son face à face avec le type qu’Aria avait été censée retrouver à la fête foraine, pour s’enfuir de Radcliff, sans se retourner, l’abandonnant lui et tout ce pour quoi ils s’étaient battus pendant tant de temps. Tout c’qu’il avait fait pour elle. Tout ce qu’il avait choisi de faire, enduré pour elle, encaissé pour elle ; les mots blessants, les actes démesurés, l’inquiétude, la rage, la culpabilité. Il avait cru s’y noyer, bien souvent, dans toutes ces pensées à l’égard de la petite sœur qu’il avait laissée derrière de manière trop lâche, trop cruelle, et avec trop peu d’égard. Mais Aria n’avait pas eu l’intention de faire beaucoup mieux – et cette simple pensée avait si souvent fait s’ébranler même la base de ses croyances. Peut-être était-ce ça, surtout, qui rendait le sentiment de vengeance si peu satisfaisant ; comme si des cendres s’étaient glissées entre ses lèvres, pour se mêler à l’arôme du sang qu’il n’avait que trop longtemps amassé au creux de ses mains.

Alors dans les moments comme ça, avec Isolde, à ne penser qu’à Isolde, à sentir son cœur battre à la chamade comme s’il revenait tout juste à la vie, Cesare n’pouvait s’empêcher de s’dire qu’ils auraient été mieux, s’ils n’avaient pas perdu tant de temps. S’ils n’avaient pas passé toutes ces semaines loin l’un de l’autre ; à croire qu’à chaque fois qu’ils se séparaient, les bonnes raisons n’étaient à la fin que des mauvaises raisons – et pourtant, sur l’instant, il lui avait semblé que ç’avait été les meilleures raisons qui soient. Les protéger toutes les deux, et se concentrer sur ce qu’il avait à faire, pour contrer Kingsley Moren et n’importe quelle personne qui pourrait devenir trop arrogante à verser du sang DeMaggio impunément. Peut-être que l’avertissement au moins, se valait aussi pour Clara. Il se souvenait encore bien, Cesare, du briefing que son père lui avait fait, d’effacer toutes les traces, de n’pas faire en sorte que son crime soit reconnu ; et pourtant, Cesare avait juste envie de réclamer la mort de Kingsley Moren comme sa victoire – rien que pour que tout le monde sache ce qui pouvait leur arriver, si subitement, du jour au lendemain, s’ils devaient croiser son chemin et avoir l’audace de croire qu’il n’était qu’un dégénéré, ou un ennemi qu’ils pouvaient se permettre de sous-estimer. Parce qu’au-delà de ça, elle avait raison, Isolde ; dans ce monde, il y aurait toujours des gens qui voudraient s’en prendre à Clara, si elle devait se révéler être une transmutante. Il avait grandi parmi ces gens, et côtoyé ces gens, nagé dans la façon de penser et les croyances qui s’inscrivaient dans ce groupe-là. Tout ce qu’ils avaient besoin d’savoir, alors, ceux qui croiraient qu’ils pourraient s’en prendre à sa fille, c’était qu’elle était étroitement protégée, et que toute tentative de chasse contre elle résulterait en un bien funeste destin pour ses assaillants. Et Clara méritait de vivre comme ça, en se sachant sauve, protégée et tranquille, plutôt qu’avec deux parents qui prenaient la décision de réécrire toute leurs vies, leur histoire, leur présent, pour se cacher et s’faire oublier, soi-disant par sécurité. Non, les paroles qu’il avait dites dans l’ambulance et à l’hôpital après, il les pensait ; cette décision, il n’la prendrait plus jamais – plus jamais comme ils l’avaient prise ce soir-là quand il était venu chez elle. Ils n’avaient pas eu le temps de chercher d’autre solution ce soir-là ; ç’avait été bien pour ça qu’il avait été si enragé contre la décision précipitée de la blonde, et le fait qu’elle n’ait même pas cru nécessaire de lui en parler. Maintenant, il avait vu qu’en quelques semaines, même si ses sentiments pour Isolde n’avaient pas bougé d’un pouce, le temps – lui – avait filé ; Clara avait grandi, changé, écouté les voix d’autres gens, pour mieux oublier celle du type qui ne l’avait tenue qu’une seule fois dans ses bras, une nuit comme ça. Type qui était pourtant son père. Et même s’il devait retourner ciel et terre pour amener Callahan en taule et permettre la chute de Lancaster, Cesare n’avait plus l’intention de l’faire au prix de c’qu’il avait là, avec Isolde, avec Clara. Pas alors qu’il se sentait renaître, ses sensations vivifiées alors que sous ses doigts glissait la peau de la jeune femme, la caresse de ses cheveux, la chaleur de ses chairs, dansant en harmonie avec les siennes. Son souffle précipité se perdit au creux du cou d’Isolde, alors qu’il ne maîtrisait plus rien de ses émois, à mesure que son sang bouillonnait, de plus en plus chaud dans ses veines, juste sous sa peau. Il avait beau avoir détesté la séparation, l’absence, le temps qui était passé trop lentement ; il n’pouvait pas mentir, il aimait chaque seconde de ces retrouvailles, d’une passion vivifiante qui courait comme une résurrection au creux de son âme.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 6 Sep 2016 - 19:31

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Se séparer pour mieux se retrouver, peut-être que c’était ce qu’il y avait de plus important à retenir dans ces quelques semaines qui s’étaient écoulées sans qu’ils ne puissent ni se voir ni se parler. Evidemment que ça avait été dur, qu’ils s’étaient manqué l’un l’autre et que chacun dans leur coin, ils s’étaient inquiété pour l’autre à ne pas vraiment savoir ce qu’il faisait, avec qui et tout ce qu’il pouvait prévoir pour le futur. Elles avaient été compliquées ces quelques semaines, elle aurait voulu les passer avec Cesare plutôt que coincée dans ce château, bien entourée et pourtant, trop souvent avec l’impression d’être toute seule. Mais maintenant, c’était terminé et ils s’étaient promis que ça ne recommencerait plus jamais. Alors, le mieux c’était d’oublier la torture que ces quelques semaines pouvaient représenter et penser à l’avenir, un avenir dans lequel ils feraient en sorte de se voir plus souvent, de passer du temps ensemble, même si ça devait se faire cacher du reste du monde, entre les quatre murs d’un appartement ou d’une maison. Ça avait été vraiment dur, mais maintenant, ils étaient ensemble et les retrouvailles qu’ils étaient en train de vivre étaient assez parfaites pour effacer tout le reste. Depuis qu’ils étaient là dans ce bureau, elle avait l’impression qu’y avait rien à regretter, même pas ce petit accrochage qu’ils avaient eu quelques minutes plus tôt, ni cette discussion sérieuse qu’ils avaient eu autour du bureau. Ils étaient ensemble, ils étaient bien et s’il fallait affronter des sujets compliqués, ils pouvaient le faire, qu’importait les petites tensions qui pourraient en naitre, ils étaient, de toute évidence, très doués pour les effacer complètement. Quelques mots taquins, répliques coquines et tentatrices et ils avaient tout laissé derrière eux pour se retrouver sur ce bureau, à traiter des affaires qui n’avaient plus rien à voir avec Callahan ou n’importe qui d’autre, c’était juste eux deux, loin du reste du monde.

La soirée avait bien commencée et elle continuait tout aussi bien et elle était certaine Isolde, qu’en se quittant le lendemain matin – parce que, malheureusement, il le faudrait bien – ce qui resterait graver dans leur mémoire, ce serait les bons moments, ceux qu’ils passaient à parler en toute simplicité sans qu’aucun problème ne vienne se glisser entre eux deux, tous les moments qu’ils pouvaient passer à admirer Clara comme ils avaient pu le faire quelques instant plus tôt et bien sûr, qu’ils se souviendraient des moments où ils se retrouvaient tous les deux, perdus dans la passion amoureuse, les désirs brûlants et les plaisirs les plus savoureux. Comme ce moment, là sur le bureau, celui qui était censé resté gravé dans sa mémoire pour qu’elle s’en souvienne, à chaque fois qu’elle serait dans son fauteuil devant ce bureau, vite incapable de se concentrer sur le reste, trop occupée à ce souvenir de ce qu’elle était en train de vivre maintenant. De la chaleur environnante, du corps de Cesare contre le sien, de ses mains qui se baladaient contre la peau du jeune homme, quittant son épaule pour glisser le long de son bras avant de revenir vers sa nuque et redescendre encore, quelques instant plus tard, ses doigts dans ses cheveux. Tout le plaisir qu’elle ressentait dans chacune parcelle de son corps, qui faisait battre son cœur à toute allure, qui accélérait sa respiration et la faisait gémir encore et encore, sans retenue, sans crainte de se faire entendre par quelqu’un d’autre que Cesare, ou de réveiller Clara, parce qu’elle s’en fichait de tout ça. Pour l’instant, elle ne voulait pas penser à autre chose qu’à eux deux, elle ne pouvait pas penser à autre chose, plus elle escaladait la montagne de plaisir, moins elle pouvait se concentrer sur le reste du monde de toute façon et Cesare, il avait un talent pour la faire grimper haut, toujours plus haut.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 21 Sep 2016 - 15:30


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Dans toutes ses histoires d’amour, tant bien que mal à chaque fois, Cesare avait dû apprendre à tourner la page : quand chacune de ses précédentes romances s’étaient finies – majoritairement une fin enclenchée par ses partenaires, et causée par son attitude à lui – il n’avait jamais essayer de réparer les dommages, et il avait dû avancer. Parce que c’était mieux comme ça, et que ses petites-amies devenues ex, ne faisaient qu’en fait, dire les mots qu’il n’avait jamais eu la force de dire, et faire les choix qu’il n’avait jamais eu la capacité de faire. Peut-être avait-ce été parce qu’il avait été lâche, quand même au moins dans certains aspects de son cœur : peut-être avait-ce été parce qu’il avait parfois, égoïstement, espéré qu’il pourrait trouver une réponse idéale avant la toute fin. Il arrivait, alors, Cesare, à faire avec les douleurs, les difficultés, et à digérer les mauvaises nouvelles qui pouvaient lui tomber sur le coin de la gueule. Alors quand il se disputait avec Isolde, que les choses pouvaient s’envenimer entre eux deux et les mots s’échauffer, il n’lui en tenait pas rigueur, et il n’s’en tenait pas rigueur plus longtemps que ça durait : la plupart du temps, après s’être bien agacés l’un l’autre, ils finissaient par s’rendre compte qu’ils s’entendaient si bien des choses, et que l’aspect général de leur bagarre avait été plus simple que compliqué. Evidemment qu’à chaque fois, aucun d’eux deux n’avait décidé d’enclencher volontairement la dispute : elles tombaient toujours lourdement sur eux, alourdissant l’air d’un plomb qui faisait tourner une électricité statique dans l’air. Mais fort heureusement, ils n’avaient plus atteint l’explosion depuis longtemps, maintenant ; parce qu’y’avait bien qu’avec Isolde, que Cesare n’arrivait pas à tourner la page, accepter la fatalité telle qu’elle pouvait s’abattre sur lui, parce qu’un élément extérieur à sa volonté l’avait décidé. Il aurait pu, hein, comme un travail à la chaine, une force de l’habitude, faire comme avec toutes les précédentes : enclencher un genre de processus de deuil pour l’histoire qu’il avait eue avec elle. Mais tout autant qu’il s’était souvent dit que c’était plus sage de n’pas courir après Isolde, de n’pas chercher la moindre salvation en s’excusant, s’expliquant, réparant les choses, il n’avait pour autant, pas été capable de juste passer à côté d’elle dans une rue sans la regarder, ni vouloir s’arrêter, ni sans sentir toutes ses entrailles fondre dans une chaleur suffocante. Comme quoi, il n’avait jamais fait autant d’efforts qu’il ne l’avait cru, pour permettre à leur idylle de mourir : pour la simple et bonne raison qu’il n’en avait pas eu envie. Isolde, elle avait toujours connu des parts de lui qu’il n’avait jamais osé confier à qui que ce soit : au moment de heurter les profondeurs les plus froides de sa condition, il s’était livré à elle, à vif, plus qu’il n’l’avait jamais fait. Et encore et encore, il avait abandonné le contrôle qui lui avait tant porté préjudice dans ses histoires passées : c’n’était pas pour rien, que la Saddler s’était frayée un chemin en lui-même, bien plus profond que tout ce qu’il avait expérimenté par le passé.

Isolde, elle faisait partie d’lui ; d’une façon qu’il n’pouvait pas expliquer, qui était uniquement organique et invisible, un truc qu’ils n’pouvaient comprendre qu’eux deux. Un truc plus fort que tous leurs ennemis, qui avaient déjà tant essayé d’utiliser ça contre eux : et pourtant, malgré les tentatives de Rafael, Isabela, et même Kingsley Moren, ils étaient toujours là – et ce qu’il ressentait au fond de lui, n’avait jamais été altéré par quelque épreuve que ce soit. Ni par les menaces, ni par la distance, ni par le temps qui courait sans qu’ils n’se voient – et certainement pas par les disputes. Tout c’qu’il voulait garder, quand il tournait une page dans la progression de leur histoire, c’était tout ce qui était bon, les leçons qu’ils tiraient de leurs furieux face-à-face, la force avec laquelle ils perduraient, malgré tout c’qui leur tombait sur le coin du crâne. Ils s’en sortaient toujours bien : et l’explosion trop récente encore à la mairie n’en était qu’une preuve supplémentaire. Mais non, le cœur d’Isolde battait toujours d’une pleine énergie ; il battait à la chamade, plus vivant que jamais, plus fort que jamais : il le sentait, le brun, là juste sous ses lèvres, alors que ses baisers continuaient de dessiner des tracés invisibles tout le long de la peau chaude de la mutante. Il aimait quand ils s’parlaient, Isolde et lui, quand ils dormaient ensemble, quand ils étaient juste côte à côte, enlacés, à profiter du contact de l’autre ; il aimait la regarder, l’embrasser, penser à elle – mais l’acte charnel et vrai de l’amour, c’était probablement la meilleure confirmation de ce qu’ils éprouvaient, ressentaient, vivaient au quotidien. Leurs corps, eux, ils n’pouvaient pas mentir, pas agir avec détour ou oscillation : et à chacune de leurs étreintes, leurs chairs tout entière, roulant à l’unisson, prouvaient l’union, l’harmonie qui dansaient dans leurs veines, et s’communiquaient dans leurs souffles emportés. Il le sentait, là, Cesare, au creux de ses reins et jusqu’au bout de la pulpe de ses doigts, caressant tendrement chaque parcelle de peau de la jeune femme ; ils mouvaient de la même énergie dévastatrice, et montaient vers les mêmes sommets de plaisir tonitruant, sans se préoccuper du reste du monde. Sa main droite ancrée au creux du genou de la blonde, il remonta plus encore sa cuisse le long de son flanc, se délectant des sensations qui frissonnaient à travers lui tout entier, pour venir jusqu’à elle la ravager du même plaisir. Son autre main, elle, sentit la surface rude du bois le ramener vaguement à la réalité, pour une fraction de seconde avant qu’il ne conquière les lèvres d’Isolde, langoureusement, fiévreusement, le feu vibrant, dansant, dans tous ses sens.

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