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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 10 Avr 2016 - 23:49

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Les semaines qu’ils avaient passé l’un sans l’autre, maintenant, il pouvait les oublier, se retrouver et passer à autre chose. Elles avaient été trop longues, trop compliquées, alors même qu’ils avaient déjà passé des mois loin l’un de l’autre et que cette nuit à l’hôpital, ils s’étaient mis d’accord pour éviter de se voir pendant un temps indéterminé. Peut-être que s’ils avaient su s’y tenir, ça aurait été moins compliquée. Mais cette nuit passée dans l’appartement de Cesare, elle avait changé beaucoup de chose entre eux. Ils avaient laissé tomber les barrières pour vraiment se retrouver et après ça, les choses s’étaient rapidement compliquées, à tel point que l’idée de passer des semaines et des semaines sans Cesare, ça avait été de la torture. Pourtant, c’était passé et ils avaient survécu. Ça n’avait pas forcément été facile, il lui avait tellement manqué pendant ces semaines, mais c’était probablement passé plus vite qu’elle ne l’aurait cru. Elle n’avait probablement pas imaginé qu’ils se retrouveraient au beau milieu d’une explosion, après son élection au poste de maire, elle avait cru qu’elle ne pourrait pas encore le retrouver avant un moment. Elle ne remerciait pas pour autant Kingsley et Lancaster pour l’explosion, parce qu’elle s’en serait bien passé et qu’au final, Cesare et elle, ils auraient quand même fini par se retrouver. Leurs retrouvailles elles avaient été inéluctables de toute façon. Ils ne l’étaient promis trop de fois qu’ils finiraient par se retrouver, alors même sans cette catastrophe, ils seraient de nouveau tombés dans les bras l’un de l’autre. Maintenant, c’était fini toute cette distance, maintenant ils étaient ensemble et c’était bien tout ce qui comptait. Les semaines précédentes, ils pouvaient les oublier sans regrets.

C’était difficile d’oublier toutes les pensées qui avaient pu traverser son esprit pendant cette période cela-dit. Celles concernant Cesare en compagnie de son père, elles reviendraient toujours dès lors qu’elle le saurait avec lui. Les autres pensées, des plus simples au plus érotiques, elles reviendraient aussi à un moment où à un autre et elles avaient été nombreuses ses pensées concernant Cesare, tellement que ça avait été difficile parfois de se concentrer sur sa campagne, alors qu’il lui manquait et qu’elle avait eu envie de dire à tout le monde autour d’elle d’aller se faire foutre et de se débrouiller pour aller retrouver Cesare. Résister à cette envie complètement folle, ça avait été très compliqué. « J’ai fait la même chose. » Elle avait pensé à lui à longueur de journée, elle avait passé des nuits et des nuits sans dormir parce qu’elle n’arrivait pas à arrêter de penser à lui et souvent quand elle s’était penchée vers Clara, qu’elle avait pu voir ses yeux devenus sombres et ses cheveux foncés qui commençaient à pousser, elle avait eu envie de pleurer en se disant que toutes les deux, elles seraient mieux aux côtés de Cesare. Pour l’heure, ils n’avaient plus besoin de penser l’un à l’autre, parce qu’ils étaient ensemble et qu’y aurait personne, à part peut-être Clara, pour venir les déranger. « On a plus qu’à argumenter tous les deux. » Et sans mot, parce qu’ils n’en avaient pas besoin pour ça. Ils pouvaient facilement se perdre en arguments lorsqu’ils se disputaient sur des sujets débiles tels que les appareils photos numériques mais là, dans l’instant présent, ce n’était pas ce genre de combat d’arguments auquel elle pensait. Vu la façon dont ils s’embrasser et la main de Cesare contre sa cuisse, ils étaient définitivement sur la même longueur d’onde. Elle avait déjà l’impression que la chaleur était montée en flèche et que sa robe collait à sa peau de façon bien gênante. Elle glissa ses mains sous son t-shirt, les remontant le long de son torse, elle avait besoin de toucher son corps elle aussi. Et, finalement, ce haut était beaucoup trop gênant et absolument pas nécessaire vu la chaleur qu’il faisait. Elle retira ses mains d’en dessous du tissu pour l’attraper et faire en sorte qu’il quitte la peau de Cesare bien rapidement, pas besoin de s’encombrer d’un truc aussi inutile qu’un t-shirt après tout.  

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Avr 2016 - 1:02


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Et déjà cette soirée partait pour ne pas du tout ressembler à tout ce qu’il avait pu s’imaginer ; c’n’était y’a pas si longtemps que ça, encore, qu’il était seul dans la maison familiale, à écouter le silence sans savoir mettre de l’ordre dans ses pensées. Hunters, transmutants, à chaque fois un peu plus, tout ça menaçait de littéralement le faire exploser : pourquoi est-c’que cette problématique devait toujours être celle qui revenait dans sa vie ? Y’avait dans le monde, des gens qui s’faisaient la guerre, des gens qui tombaient malades, et même des gens qui vivaient quatre-vingt ans au moins en ayant une vie majoritairement heureuse. Lui, il avait déjà gaspillé vingt-six ans de la sienne, et d’ici quelques jours, il allait célébrer la mort de sa propre mère, celle-là même qui avait, elle, sacrifié bien plus que lui pour des récompenses tout aussi inexistantes. Pour sa dévotion, Cesare était aujourd’hui traité comme le paria, le transmutant qu’on tentait de manipuler et de mâter pour le faire entrer dans le rang, Rafael s’estimant assez gentil déjà d’accepter que son fils puisse porter une telle tare. Pour sa dévotion à elle, Isabela avait récolté une mort suspecte, solitaire, et quasiment ignorée par le reste de sa famille : tout ce qui préoccupait son père aujourd’hui, aux yeux de Cesare, c’était le simple fait de voir sa famille et son héritage être plus ébranlés que jamais ; c’n’était certainement pas l’amour qui avait poussé Rafael dans un silence presque préoccupé, des retranchements qui donnaient au jeune DeMaggio plus de liberté qu’il n’aurait pu en attendre. Non, maintenant, Cesare s’retrouvait entouré uniquement de son père, et de sa cousine ; et à eux trois, ils n’formaient certainement pas le meilleur échantillon de la famille DeMaggio. Au moins, avec Isolde, ce sentiment d’être vain et de poursuivre du vent, s’amenuisait peu à peu, au profit de l’appartenance toute naturelle qu’elle éveillait chez lui : avec elle, il s’prenait à espérer, à vouloir, à aimer sentir son cœur battre avec tant de frénésie. Ces sentiments, il les avait à chaque fois qu’il était avec elle et ce, depuis aussi longtemps qu’ils se connaissaient- mais à chaque fois, il s’retrouvait totalement enivré par ceux-ci, apte à sourire comme on n’l’avait jamais vu sourire probablement dans toute sa famille. Apte à oublier ses démons sur le pas d’une porte, alors que ceux-ci n’avaient eu de cesse de le poursuivre depuis longtemps déjà.

Y’avait tant de raisons, aussi évidentes qu’inexplicables en quelques mots, qui faisaient que Cesare aimait Isolde, se sustentait à ses lèvres comme s’il en avait un besoin vital et physique. Peut-être bien que c’était le cas, parce qu’à chacun de leurs baisers effrénés, son palpitant tambourinait plus fort, emportant le sang oxygéné à travers tout son corps pour l’faire vivre plus vivement que jamais. Comment avait-il pu vivre sans elle pendant tout ce temps ? Vingt-cinq ans d’errance avant qu’elle ne fasse partie de sa vie, et désormais il s’était vu endurer des semaines loin d’elle – quel paradoxe, quel enchainement que l’amour, et pourtant, Cesare était bien incapable de combattre tout ça. Ou même de vouloir combattre tout ça. C’n’était pas pour rien qu’ils se retrouvaient, encore et encore, contre vents et marées, malgré les difficultés, malgré leurs devoirs, leurs passés et leurs convictions encore différentes – certes, Cesare n’était plus un chasseur pleinement convaincu, mais s’ils s’mettaient à discuter sur les fondamentaux de leurs croyances, y’avait probablement des choses importantes qu’ils n’se disaient pas. Et qu’ils n’voulaient pas se dire ; parce qu’au fond, lui, tout ce à quoi il pouvait aspirer, c’était qu’un jour, transmutant ou hunter, il n’en ait plus rien à foutre. Ca semblait encore loin pour l’heure, ce privilège de vivre sans se préoccuper des grandes lois de c’monde ; mais il le voulait, et au-delà de tout ça, après avoir sacrifié son enfance, son innocence, son adolescence, et une bonne partie de sa vie de jeune adulte, Cesare avait bien l’droit de tracer un trait définitif sur tout ce qui l’enchainait à un Radcliff insupportable. Ici, maintenant, dans cette ville, y’avait plus que quand il était avec Isolde qu’il aimait ce recoin d’monde : si on devait lui demander l’endroit qu’il préférait dans cette ville maudite, il dirait peut-être le lit d’Isolde, les bras d’Isolde, ou l’appartement d’Isolde en règle générale ; ç’avait été si souvent leur échappatoire, leur endroit à eux, malgré toutes les épreuves et toutes les complications, les tensions qui avaient plané entre ces murs autant qu’entre eux deux. Maintenant, il pouvait ajouter le château d’il ne savait quoi dans ses lieux favoris, le trou du cul de monde où il n’s’était préparé à trouver que des zones sauvages, hostiles et potentiellement occupées d’ennemis. Mais personne n’viendrait les déranger ici, elle était toute à lui, et il était tout à elle – enfin, après des semaines de sacrifice ; et il n’suffisait que de ça pour qu’ils soient déjà emportés dans ces retrouvailles bien spécifiques auxquelles il semblait qu’ils aient trop songé. Et pourtant, au moment de lâcher ses lèvres, frissonnant sous la caresse des doigts d’Isolde, Cesare esquissa un sourire, incapable d’éloigner sa bouche du contact doux et chaud de la sienne à elle. « Désolé par contre… » qu’il lui murmura, préférant l’onctueux du bout de ses doigts glissant sur la joue de la jeune femme pour quelques secondes- « t’étais à moitié moins désirable dans mes pensées, sinon j’aurais jamais tenu. » peut-être que c’était vrai, malgré le rire qu’il perdit avant de l’embrasser à nouveau, plus fougueux, plus affamé de seconde en seconde – il avait oublié son tee-shirt déjà, et sa main repartit le long de son chemin tentateur et salace, alors qu’il n’avait même pas encore pris le temps de s’demander comme se débarrasser de cette fameuse robe qu’elle portait. Il n’avait d’toute manière pas besoin de s’encombrer d’une telle préoccupation, pour déjà de ses doigts à lui, trouver le tissu fin de son sous-vêtement à elle, grillant les étapes sans s’poser de question- audacieux, impétueux, d’un souffle affamé entrecoupant leur baiser alors que la chaleur entre ses cuisses montait brusquement avec ses premières attentions égarées là, pressées là dans une fièvre communicative ; elle devait bien se souvenir de ces arguments-là en particulier.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Avr 2016 - 13:14

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Elle avait passé beaucoup de temps à penser à Cesare pendant les semaines qu’elle avait été obligée de passer loin de lui. Souvent, elle avait essayé d’imaginer à quoi pourrait ressembler leurs retrouvailles, elle lui avait donné un aperçu de ce qu’elle avait pu imaginer l’autre fois à l’hôpital. Jamais dans ses pensées, leurs retrouvailles se seraient faites après une série d’explosion et une attaque de Kingsley Moren en personne. Il avait suffi que le chasseur lui donne son nom pour qu’elle sente toute l’ironie de la situation. Il s’en était fallu de peu pour qu’à l’image de sa sœur, Isolde se fasse tuée par le gars que Cesare devait probablement détester plus que n’importe qui d’autre. Elle aurait vraiment voulu qu’ils se retrouvent dans de meilleures conditions, loin du chaos qui s’étaient imposés à eux ce jour-là. Elle estimait qu’ils avaient bien le droit à des retrouvailles normales, loin des problèmes de la ville, loin des blessures et des malheurs qui rythmaient trop souvent leurs vies. C’était ce qu’elle avait voulu pour ce soir. Une soirée normale, avec aucun problème pour venir se mettre entre eux et dans le fond, c’était encore un échec, quand bien même ils étaient vite passés à autre chose, y avait encore eu des problèmes dans la vie de Cesare. Sa mère était morte et Isolde avait beau ne pas porter cette femme dans son cœur, elle avait quand même entendu Cesare dire plus de choses positives sur elle que sur son père. Alors ça restait un malheur de plus pour venir alourdir le cœur de Cesare et le sien au passage parce que ce qui touchait Cesare, ça la touchait elle aussi, tout comme l’inverse était vraie. La prochaine fois, peut-être bien que ce serait la bonne, qu’y aurait aucun problème dans leurs vies et qu’en plus l’ambiance pourrait être un peu plus romantique. Ils verraient bien, plus tard, parce que c’était certain qu’y en aurait une de prochaine fois.

Après ce second rencard, y en aurait un troisième, un quatrième et bien d’autres encore. Maintenant qu’ils étaient enfin ensemble après tout le temps qu’ils avaient passé loin l’un de l’autre, il était difficile d’envisager les choses autrement. Ils auraient encore l’occasion de se retrouver, à de nombreuses reprises, jusqu’au jour où ils seraient tout le temps ensemble. En attendant, ils s’étaient au moins promis de ne plus jamais passer plusieurs semaines d’affiler sans se voir, une promesse qu’elle avait bien l’intention de tenir, parce que le temps passé loin de lui était insupportable. Les semaines passées loin de lui avaient beau être passées maintenant, faciles à oublier, elles avaient quand même été particulièrement compliquées. L’avoir en face d’elle, c’était forcément mieux que de n’avoir que des pensées, qui à la longue avaient finies par être plus douloureuses que rassurantes. Sa réplique la fit sourire, tout était moins bien en pensées de toute façon, alors si elle lui avait semblé moins désirable, le contraire était vrai aussi. Dans le fond de ses pensées, y avait pas la chaleur pour s’emporter de son corps, ou les battements de son cœur pour s’affoler à la moindre caresse. Y avait pas eu son souffle contre son épiderme, elle n’avait pas pu caresser sa peau ou s’enivrer de ses baisers alors ouais, lui aussi il était définitivement plus désirable maintenant que dans ses pensées et elle n’eut pas l’occasion de répondre quoi que ce soit que les gestes de Cesare lui avaient déjà coupé le souffle, ses arguments, elle s’en souvenait à merveille et là elle pouvait difficilement en douter. Ses muscles qui se tendaient la poussèrent à cesser ses caresses contre le torse du jeune homme pour venir rejoindre ses épaules et s’y agripper, espérant ne pas y laisser trop de traces d’ongles cette fois, mais bon, elle se savait déjà incapable de se contrôler.

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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Avr 2016 - 20:06


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Ils n’faisaient pas dans la demi-mesure, tous les deux – à croire que s’ils s’étaient donnés la peine de résister pour les semaines qui venaient de passer, et quelques jours en plus, il avait simplement suffi qu’ils se retrouvent l’un avec l’autre uniquement, séparés du monde dans une pièce rien qu’à eux, pour que les choses dégénèrent plus vite qu’ils ne l’auraient même imaginé. Ils n’avaient pas été particulièrement portés sur le sexe dans leur relation, avant tous ces mois passés à s’disputer et se déchirer comme deux enragés : était-ce parce qu’ils s’étaient trop manqués, pendant tout ce temps, qu’ils étaient désormais insatiables du moindre contact l’un de l’autre ? Leur relation se faisait bien plus en pointillés qu’à l’époque- et s’ils devaient renouer avec le fait d’être un couple qui se côtoyait au jour le jour, Cesare et Isolde prendraient plus de temps pour faire d’autres choses – quitte à se confronter aux sujets qui fâchaient. Pour l’heure, ils avaient toujours tellement peu de temps l’un avec l’autre, qu’aucun n’semblait s’encombrer de l’ardeur capricieuse qu’ils mettaient à s’embrasser, ou s’retrouver à oublier le monde tout autour d’eux au profit de la tendresse de leurs caresses et de leurs baisers. Il savait, au fond de lui, qu’y’avait tout en Isolde qu’il aimait à en perdre la raison, son caractère tout autant que son corps, et c’n’était pas pour le simple plaisir de leurs chairs qu’ils s’étaient tant accrochés l’un à l’autre malgré les disputes et les difficultés. Ils s’aimaient, ils s’aimaient sans concession et plus que deux amants qui n’feraient que s’envoyer en l’air pour le plaisir de le faire ; une évidence qu’ils n’avaient même pas besoin de souligner, malgré le romantisme balayé, les discussions mielleuses poussées de côté, au profit de ces fameuses pensées qu’ils avaient eues l’un pour l’autre. Qu’elle ne s’y trompe pas, cela dit- il avait aussi eu ces moments où il avait pensé à elle en s’disant simplement qu’il aurait aimé pouvoir lui parler, lui livrer quelque chose sur ses doutes et ses questionnements, en sachant pertinemment qu’elle trouverait les bons mots, ou que même sa présence à elle toute seule, sa voix uniquement, suffiraient à alléger le poids sur ses épaules. Il en avait courbé l’échine, à force d’avoir l’âpre impression de porter le monde sur son dos, plus lourd que jamais puisqu’il était seul à l’horizon ; sans Isolde, sans Aria, sans Clara, sans Skylar- sans le moindre allié alors même qu’il gravitait au quotidien dans un univers hostile empli d’ennemis qui n’attendaient qu’à lui sauter à la gorge.

Ces encombrements qui avaient tant pris le pas sur sa vie, c’était comme s’ils n’existaient même plus, maintenant qu’Isolde était de retour à cette place qui n’appartenait qu’à elle, à ses côtés, cette palpitation joyeuse et rassurante qui courait dans son cœur et faisait marcher son corps et ses pensées dans l’bon sens. Définitivement, c’n’était pas que le désir qui le faisait penser comme ça, ressentir les choses aussi intensément, et vouloir si fortement ne jamais quitter cet endroit- dusse le monde s’effondrer sans qu’ils ne puissent rien faire pour l’en empêcher : cette fois, il avait l’esprit encore plus tranquille que la dernière nuit qu’ils avaient passée ensemble, puisque même Clara était là, endormie paisiblement dans la pièce à côté. Le reste pouvait disparaître dans le chaos, que Cesare n’en verrait que difficilement de mauvaises choses – sa rancœur envers Radcliff éveillée par les semaines passées sans Isolde, à graviter dans les quartiers de son enfance qu’il avait passé tant d’années à haïr viscéralement. Ici, il avait presque l’impression d’s’être éloigné de Radcliff comme il n’s’en était pas éloigné depuis la mise en place de la quarantaine tout autour de la ville : rien que pour ne pas se faire remarquer, Cesare avait évité de flirter avec les frontières imposées par la mairie, tant et si bien qu’il avait été un prisonnier des rues déplaisantes et dangereuses de cette ville. L’échappée lui faisait du bien, dans tous les sens du terme possibles et imaginables- l’endroit avait beau lui être totalement inconnu, le chasseur avait abandonné ses instincts, sa méfiance, ses questionnements- tout, parce qu’il faisait une confiance aveugle à Isolde, et qu’il n’éprouvait aucune difficulté à baisser sa garde. Ils n’en seraient pas là, s’il avait laissé ses précautions de chasseur lui dicter ses faits et gestes- Cesare aurait probablement disparu dans la nuit avant même que la Saddler ne le trouve, hostile à la moindre idée de côtoyer des transmutants d’aussi près. Certes, Isolde savait qu’il était digne de confiance, Isolde lui confierait sa vie sans ciller et Isolde avait cru bon de le faire venir jusqu’ici- mais combien de chances avait-il de croiser un visage ennemi dans toute cette foule ? Quelqu’un qu’il connaissait, et qu’il haïssait ? Sa guerre de toujours avec les dégénérés, elle n’s’était pas effacée parce qu’il aimait Isolde, et les conséquences de celle-ci le poursuivraient à vie- il le savait, quand bien même dans un monde idéal, il aurait bien voulu couper définitivement tout lien entre le Cesare qu’il voulait être pour elle, et celui qui avait commis toutes ces choses qui le hantaient. Avec Isolde, les deux pouvaient au moins trouver un quelconque équilibre, l’amoureux chassant la culpabilité au profit de tous les sentiments qui coulaient dans ses veines comme un poison hypnotique- le plus délicat des poisons qui soient. Le plus merveilleux qui soit, aurait-il pu jurer, tout contre les lippes de la jeune femme, alors que déjà volaient dans l’air, les premiers émois de désir qu’il lui arrachait, aventureux, impulsif, affamé, malgré les caresses de ses doigts encore infiniment douces, attentives et onctueuses. La soirée ne faisait que commencer, et c’était doucement mais sûrement qu’ils s’engageaient dans les préludes de leur fièvre- il se montrait alors patient, pernicieux, lascif- offrant des baisers délicats à Isolde pour mieux les entrecouper et saisir aux vols les murmures des soupirs qu’elle relâchait au gré de ses gestes à lui, la chaleur qui grimpait, grimpait crescendo sous ses attentions belliqueuses.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Avr 2016 - 21:14

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Isolde avait l’impression d’avoir déjà passé trop de temps dans ce château, souvent avec cette impression d’être comme un lion en cage, coincée entre les quatre murs de la bâtisse parce que c’était plus prudent. Rares avaient été les fois où, en dehors de la campagne, elle s’était autorisée à quitter la sécurité qu’elle pouvait ressentir ici. Elle avait promis à Cesare qu’elle serait en sécurité et que rien ne lui arriverait alors, elle avait fait en sorte de tenir cette promesse et malgré les quelques fois où elle avait décidé de trainer un peu en ville, pour profiter du beau temps, il ne lui était rien arrivée. Il n’y avait eu que les explosions à la mairie pour la blesser, alors, il pourrait observer son corps dans les moindres détails qu’il ne trouverait pas la moindre cicatrice dont il ne saurait rien. Elle avait encore une marque sur le front à cause de la coupure de ce jour-là, peut-être quelques plaies superficielles qui trainaient encore sur sa peau, mais ce n’était que le résultat des explosions et du duel avec Moren. Elle avait vraiment fait preuve de prudence ces dernières semaines, elle avait eu la volonté de protéger sa vie, celle de sa fille, tout autant que celle de prouver à Cesare qu’il pouvait lui faire confiance et sans doute que s’il avait dû lui arriver quelque chose, il l’aurait su bien avant ce soir, en redécouvrant ses cicatrices, parce qu’elle l’aurait prévenu. Elle avait été sage ces dernières semaines, contrairement à ses habitudes. Elle était souvent, trop souvent restée dans cette même pièce qu’elle aurait presque pu commencer à détester, mais avec Cesare dedans, c’était compliqué de la détester cette pièce et maintenant il était là, elle voulait bien y rester encore et encore, sans le moindre souci.

Quel que soit l’endroit où elle se trouvait, tant qu’elle était avec Cesare, ça devenait rapidement le meilleur endroit du monde. Son appartement à lui, le sien à elle ou cette pièce, c’était parfait. Bientôt y aurait cette nouvelle maison qui pourrait rapidement se placer dans la liste des meilleurs endroits au monde. Elle était plus grande que son appartement, alors ils auraient encore plus de centimètres carrés à parcourir, puisqu’ils en avaient parlé aussi de ceux-là la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Ils n’y étaient pas encore dans cette maison, mais ça viendrait et y aurait forcément des trucs à inaugurer. Pour l’instant, ils étaient là dans son bureau, contre une couverture, et il ne leur avait pas fallu beaucoup de temps pour délaisser les discussions et le champagne au profit d’une activité beaucoup plus charnelle. Et il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps à lui pour la pousser sur la route d’un plaisir qu’elle exprimait déjà sans chercher à se retenir. Elle s’était retenu pendant des semaines, alors sous les caresses et les baisers de Cesare, la retenue n’était plus une option. Elle ne pensait même pas à l’éventualité de réveiller Clara, ils étaient dans un château de toute façon, les murs étaient épais. Y avait bien que quand leurs lèvres se rencontrées qu’elle avait l’impression de pouvoir se contenir, mais ça ne durerait jamais assez longtemps, quand bien même elle aurait voulu rester accrochée à ses lèvres jusqu’à ce que l’air lui manque, elle avait laissé retomber l’une de ses mains contre la couverture, qu’elle serrait avec force entre ses doigts, alors que son autre main circulait entre la nuque de Cesare et ses épaules, avec plus de pression qu’elle ne l’aurait voulu. C’était lui qui avait dit qu’elle le rendait fou la fois dernière, la réciproque était toute aussi vraie, là c’était elle qui devenait folle, plus la température montait – et elle grimpait vite – plus elle avait l’impression de perdre complètement la raison.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Avr 2016 - 22:10


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Oh oui elle le rendait fou, trop fou et trop souvent- Isolde elle avait ce pouvoir sur lui, auquel il avait complètement abdiqué, une victime consentante de tout ce qu’elle faisait, tout ce qu’elle disait, et tout ce qu’elle était. Elle aurait pu l’accueillir en pyjama ou toute nue, les choses en seraient irrémédiablement arrivées à ce point-là- parce que dans ses yeux sombres à lui, la transmutante avait ce magnétisme auquel il était irrésistiblement attiré, à chaque souffle d’air qu’elle avalait, ou chaque œillade qu’elle attardait sur lui. S’ils avaient eu des jours, toute leur vie devant eux, Cesare aurait pu rester des heures à simplement l’observer, l’air béat, et sans jamais s’faire rattraper par la monotonie quelle qu’elle soit. Il n’avait pas prévu de s’retrouver là, ce soir, à penser à complètement autre chose qu’à tous les songes qui l’assaillaient, dès lors qu’il se plongeait un tant soit peu dans son esprit et ses hantises : il avait cru qu’il préférerait être seul, et même ravaler pour lui le deuil qu’il éprouvait pour sa mère. Mais en parler avec Isolde avait aidé, quand bien même la jeune femme n’éprouverait jamais pour Isabela la moindre pitié – elle n’la méritait pas, de toute manière - on lui avait annoncé la nouvelle de but en blanc, et depuis, tout ce que Cesare avait pu faire, c’était la tourner et la retourner dans sa tête sans trouver personne à qui la confier. Personne avec qui la partager. Mais il n’avait eu besoin que d’Isolde, et il s’en voulait presque de ne pas avoir eu le réflexe d’accourir à elle rien que pour partager ce fardeau : n’était-ce pas ce qu’il lui avait reproché, lorsqu’elle s’était lancée dans sa campagne électorale sans même songer une seconde à l’autoriser à faire ce pas à ses côtés ? Au moins n’avait-il pas seulement agi dans le déni, à oublier sa mère et la mort de celle-ci de l’autre côté de la porte ; il avait oscillé entre les deux possibilités : celle de se laisser porter par le courant en sachant que tout naturellement, il oublierait ses démons et ses fantômes grâce à l’insouciance qui le prenait dès lors qu’il se retrouvait avec la Saddler ou celle de lâcher ces mots trop compliqués à saisir à lui tout seul. Y’avait de quoi être désolé, dans une certaine mesure, pour ce qui était arrivé ouais ; mais c’n’était pas le chagrin qui enserrait ses entrailles en premier, lorsqu’il pensait aux circonstances de la mort de sa génitrice- c’était… c’était ce dont il avait parlé avec Isolde. Une vaste impression d’être dépassé, que c’était trop et il n’y avait bien qu’avec elle, qu’entre eux deux, que tout allait de façon idéale – enfin. Après tant de difficultés, tant de disputes et de jours à ne pas savoir ce qu’ils deviendraient, Isolde et leur idylle étaient devenues l’ancre à sa vie, la chose à laquelle il se raccrochait fermement pour ne pas perdre pieds : quelle ironie, pour tous ceux qui avaient essayé de les séparer un jour. Et plus leurs rencontres se multipliaient dans le dos de Rafael, plus il était évident pour Cesare qu’il n’serait jamais plus capable de respecter cette part du deal qu’il avait passée avec son père.

Mais ils avaient déjà été en danger juste pour être ce qu’ils étaient, sans même s’aimer, sans être ensemble, sans se voir en se cachant dans des recoins de monde qui n’appartenaient qu’à eux : alors ouais, Cesare était le premier à foutre un coup de canif dans l’accord qu’il avait lui-même réclamé à son géniteur, mais ce serait s’mentir que d’se dire que c’était ça et uniquement ça qui mettrait leurs vies en danger. Isolde s’était elle-même dessiné une grande cible dans le dos, en devenant maire à la place de Lancaster. Isolde avait eu une cible gigantesque dessinée dans son dos, par Rafael DeMaggio lui-même, avant que Cesare n’connaisse son existence, et s’éprenne d’elle avec tant de désespoir. Et lui, si du jour au lendemain son père devait décider de complètement revenir sur leur alliance et lui foutre un vaccin dans la jugulaire puis une balle dans la tête, il n’en serait qu’à moitié surpris. C’n’était pas à cause d’eux ou parce qu’ils étaient ensemble qu’ils étaient en danger ; une évidence qui s’était fait un chemin dans la raison de Cesare tout autant que dans son cœur, en voyant la hargne et la volonté avec laquelle son géniteur s’accrochait à ses volontés de débarrasser Radcliff de cette Saddler qui lui obnubilait l’esprit. Qu’est c’qu’y pouvait bien justifier cette obsession ? Rien que par précautions, le fils n’avait pas cherché plus que de mesure, il était après tout, lui aussi victime des pouvoirs hypnotiques et brûlants d’Isolde- il s’en était cramé les ailes totalement, à trop s’approcher d’elle, mais c’n’était pas une folie meurtrière bien heureusement, que la transmutante avait fait glisser en lui. C’était la plus délectable des folies, celle de laquelle il ne voulait plus se départir, maintenant qu’il faisait pleinement corps avec cette dernière. Et chaque fois un peu plus, il s’y enfonçait, s’y enfonçait sans jamais envisage d’en échapper- non, Isolde, c’était pour la vie, aussi courte ou longue devait-elle être. Si ces semaines avaient mis à l’épreuve leur couple, leurs volontés, elles n’avaient rien ébranlé en Cesare- des preuves qu’il offrait sans retenue aucune, de par son appétit bouillant, qui glissait à travers chacun de ses souffles désormais, ses muscles tendus, et ses baisers mordants. De par son affection mielleuse, coulant dans chaque regard qu’il égarait vers elle, toutes ces fois où leurs prunelles se trouvaient pour quelques secondes de trêve à chercher l’oxygène. Et ce savant mélange des deux, avait glissé jusqu’au bout de ces doigts aventureux, impétueux et tendres, qui embrassaient et embrasaient chacun des désirs et plaisirs de la Saddler- à l’aride chaleur, se mêlait enfin l’humide soif d’Isolde, oh qu’est-c’qu’il aimait la rendre folle autant qu’elle le rendait fou. Fou et fougueux, alors que Cesare cédait à son appétit à lui, galvanisé par les émois d’Isolde- il s’y fit plus pressant, plus demandeur dans ses caresses, malmenant sans pitié les derniers efforts que la jeune femme mettait à se retenir un tant soit peu ; qu’elle cède, qu’elle cède, qu’elle se lâche à pleins poumons pour faire s’effondrer les dernières parts de monde qui pouvaient encore les atteindre, il n’avait certainement pas l’intention de s’arrêter lui, et son souffle erratique, ses doigts lascifs et lubriques, s’exprimaient bien assez pour qu’il n’ait plus besoin de mots.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 11 Avr 2016 - 23:07

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Elle ne savait pas trop comment Cesare avait pu envisager le déroulement de cette soirée avant qu’elle ne le ramène dans cette pièce, mais à en juger toutes les armes qu’il avait pu avoir sur lui, ils n’avaient pas du tout imaginé la même chose. Lui, il avait dû imaginer le pire, alors que ça semblait être toujours ce qui finissait par les réunir et parce qu’elle n’avait pas dit grand-chose dans son sms. En même temps, si elle avait été en danger, elle ne lui aurait pas d’abord demandé s’ils pouvaient se voir ce soir, avant de lui envoyer une adresse et une heure de rendez-vous. Si elle avait été en danger elle aurait demandé de l’aide, tout simplement. Elle, à partir du moment où elle avait envoyé son message, elle s’était rapidement imaginé une soirée loin de ses cartons et de ses problèmes. Peut-être un truc un peu plus romantique que ce qu’ils avaient là et qui n’aurait pas commencé avec l’annonce du décès de la mère de Cesare. Mais sinon à part ça, ça ressemblait déjà bien à ce qu’elle avait pu imaginer. De toute évidence, si elle n’avait pas eu envie de tout ça, elle n’aurait pas pris le temps d’enfiler une robe sexy, elle serait restée habillée n’importe comment et dans le fond, ça n’aurait peut-être pas changé grand-chose. Ils ne s’étaient pas vu depuis des semaines, évidemment qu’ils ne pouvaient pas faire autrement que de se sauter dessus. Ça avait été trop long toutes ces semaines sans lui. Y avait pas que le sexe qui lui avait manqué pendant tout ce temps, mais ce n’était pas compliqué d’en avoir vraiment envie dès le premier baiser échangé alors qu’ils étaient en manque l’un de l’autre depuis trop longtemps maintenant.

C’était pour les mêmes raisons qu’ils s’étaient montrés incapable de résister quelques temps plus tôt dans son appartement à lui, quand ils avaient franchi un pas qu’ils auraient pourtant voulu s’interdire. Ça avait été des mois qu’ils avaient passés loin l’un de l’autre ; à s’engueuler à chaque fois qu’ils se croisaient, pour toujours mieux se repousser parce que ça avait semblé être la plus logique des choses à faire. Nan, ça n’avait rien eu de logique au final. La rancœur, elle avait été là, mais elle l’avait beaucoup travaillée pour en arriver à un tel niveau de rage à chaque fois qu’elle s’était retrouvée en face de Cesare. Ce qui était naturel, logique, c’était ce qu’ils avaient là. Leurs baisers, leurs caresses, leurs cœurs qui battaient avec force dans leur poitrine, ça c’était logique et ne pas résister au fond de l’appartement de Cesare, ça ne lui avait laissé aucun regret, au contraire. Y avait de toute façon pas de regret à avoir dans ce genre de moment. Ce soir encore, c’était certain qu’elle ne regretterait rien, alors qu’en peu de temps elle avait senti la chaleur monter en elle et le plaisir se répandre dans chaque parcelle de son corps. Elle se sentait bouillir de l’intérieur, incapable de retenir quoi que ce soit en elle. Il avait déjà complètement eu raison d’elle, en si peu de temps, c’était que sa résistance face à Cesare était complètement inexistante, quand bien même elle aurait été capable de résister, elle ne l’aurait pas voulu, là avec lui, elle préférait encore se laisser aller, là de toute façon, dans ce château, ils étaient loin des voisins qui pourraient râler pour le bruit, alors y avait aucune raison de résister à quoi que ce soit et chaque souffle qui passait ses lèvres était comme une preuve qu’elle était définitivement perdue dans le plaisir, sous les caresses et sous les baisers de Cesare.

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Dernière édition par Isolde Saddler le Mar 12 Avr 2016 - 16:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 12 Avr 2016 - 6:18


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Peut-être bien que ç’avait été être parano tout simplement, que d’s’imaginer le pire pour cette soirée, dès lors qu’il n’avait reçu rien d’autre que quelques sms surgissant dans la nuit ; peut-être avait-ce été à cause de la morosité et de la méfiance ambiante qui l’entouraient continuellement, mais Cesare n’avait franchement pas pensé à chercher quoique ce soit de romantique, d’enjôleur, ou d’annonciateur d’une soirée en amoureux improvisée par Isolde, dans les quelques mots qu’elle lui avait envoyés par message. Il pouvait toujours mettre ça sur le compte d’une erreur de débutant ; il avait plus l’habitude d’être un hunter/dégénéré traqué par des ennemis sans cesse nouveaux, plutôt qu’un homme en couple, capable de vivre des rencards romantiques avec sa dulcinée. Il avait eu beau penser à Isolde dans tous les sens du terme pendant ces semaines-ci, il n’avait presque pas osé croire que le fameux rendez-vous qu’elle lui avait promis dans les couloirs de l’hôpital, deviendrait un jour quelque chose de réel : il se serait plus facilement imaginé eux deux, s’retrouvant pour une raison ou une autre, réglant ce problème en particulier, et optant pour l’option habituelle de rester l’un avec l’autre pour profiter des prochaines heures qu’ils avaient devant eux. C’était comme ça qu’ils avaient toujours fait, et les habitudes avaient toujours eu la vie dure entre eux : m’enfin, pour ce que ça coûtait, ils auraient pu se disputailler pendant des heures pour savoir qui avait eu raison d’interpréter les choses comme ça et pas dans l’autre sens – heureusement pour eux, il semblait au moins qu’ils avaient laissé tomber de telles idées pour un interlude bien plus intéressant. Et ni l’arôme délicat du champagne, ni la promesse de la nourriture qu’Isolde avait piquée aux autres invités, ne semblaient avoir d’importance – combien de temps avaient-ils avant que Clara ne se réveille ? N’avait-elle pas dit qu’elle venait tout juste de la mettre au lit, lorsqu’ils étaient entrés dans le bureau ? Hm, il ne savait plus, Cesare n’savait déjà plus grand-chose, dès lors que ses lèvres s’accrochaient avec frénésie à celles de la jeune femme. Comment pouvait-il penser à quoique ce soit d’autre, alors que de ses lippes, il dévorait avidement les bons plaisirs qui lui avaient tant manqué. Certes, ils s’étaient heureusement déjà embrassés depuis qu’ils s’étaient revus, mais là, leurs baisers étaient remplis d’une concupiscence qu’ils ne se seraient jamais autorisés au beau milieu de l’apocalypse et d’un hôpital rempli de gens blessés. C’était c’genre de baiser qui, vous savez, menait toujours sur le chemin de la luxure incontrôlable, le désir courant comme l’éclair juste sous leur peau.

Et le désir leur allait si bien, il s’accrochait à leur épiderme avec la volonté de n’jamais plus les laisser partir, pour des heures et des heures, jusqu’à ce que leur soif et leur appétit soient comblés- ils en avaient du temps à rattraper, et des fantasmes construits dans leurs têtes ; puisqu’ils se l’étaient dit à mi-mot si volontiers y’a quelques poignées de minutes à peine. Cesare n’s’était pas fait prier, Cesare n’faisait pas si bien honneur à la belle robe qu’Isolde avait mise, alors qu’il l’ignorait aisément pour que ses doigts trouvent le chemin osé et provocateur juste entre les cuisses de la jeune femme- Isolde n’semblait au moins pas s’encombrer de ça, ni même du temps qu’elle avait passé à se préparer (comme quoi, il avait eu raison sur la rentabilité), ni sur l’empressement avec lequel il avait sauté à pieds joints dans la tentation. Combien d’fois lui avait-il déjà prouvé, d’toute manière, qu’il cédait sans retenue à ses petites provocations, dès lors que celles-ci passaient ses lèvres ? Il était faible, il l’assumait, et de toute manière, personne sur cette vaste terre n’pourrait préférer l’orgueil quel qu’il soit aux frissons qui léchaient si avidement tout le corps d’Isolde. Pour le coup, ouais, il aurait bien voulu se préoccuper de la robe qu’elle portait, juste pour s’en débarrasser et la sentir plus intensément contre lui, trembler et relâcher ses souffles empressés, en des émois si précieux. Alors à défaut de bien vouloir lâcher ces attentions pour s’occuper de la robe – tant pis – Cesare était venu se coller plus étroitement à la Saddler, entre ses lèvres coinçant la lèvre inférieure de son amante, mordillant affectueusement en se complaisant parfaitement des bons plaisirs qu’il cueillait en sentant son souffle lui caresser le visage. « J’espère que tout le monde est très occupé, hein… » qu’il glissa dans un léger rire, ses caresses n’ayant pas cessé, dardant et pressant les chairs échaudées et humides de la jeune femme- il voulait qu’elle tremble de tous ses membres, qu’elle fonde tout contre lui, de chaleur et de plaisir tout à la fois ; il voulait avoir la certitude d’avoir définitivement gravé ses arguments dans l’esprit de la transmutante. Alors Cesare vint imprimer son passage dans le cou d’Isolde, dessinant les chairs tendues de sa gorge avec ses dents, ses lèvres, sa langue, son souffle- le salace grimpant jusqu’à la pulpe de ses doigts, d’une énergie revigorante, qui le rendit encore plus conquérant, plus demandeur et plus offrant des bons plaisirs de son amoureuse ; il savait déjà qu’il avait majoritairement fait une bonne démonstration de ses prémices d’arguments à Isolde, mais il voulait être sûr, certain, indéniablement persuadé, qu’elle les garderait en tête et au creux de ses tripes papillonnantes de plaisir, cette fois.  

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 12 Avr 2016 - 16:48

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Cette soirée avec Cesare, elle avait beau avoir été organisée un peu à la va-vite, ça n’empêchait pas qu’elle puisse être parfaite. C’était Cesare et elle et jusqu’à présent, dans toutes les soirées qu’ils avaient passé ensemble depuis qu’ils s’étaient réconciliés, il y avait eu de nombreux moments qu’elle pouvait qualifier de parfaits. Même pendant la nuit qui avait suivi la mort d’Anthea. Ça avait été un moment compliqué, mais la présence de Cesare à ses côtés avait aidée à rendre les choses plus simples. Elle avait craqué au début, quand il était arrivé, alors qu’elle était encore influencée par toutes les émotions qu’elle n’arrivait pas à calmer, à commencer par toute la rage qu’elle éprouvait à l’encontre de Rafael DeMaggio, et il avait bien fallu un moment pour qu’elle se calme. Ça avait recommencé le lendemain matin, alors que Cesare allait devoir partir et qu’elle aurait voulu qu’il puisse rester avec elle toute la journée, mais clairement et malgré les révélations sur Moira Kovalainen, la soirée n’avait pas été aussi dramatique qu’elle aurait pu l’être compte tenu des circonstances. Elle devait ça à Cesare. Elle avait l’impression que tout autour d’elle devenait soudainement beaucoup plus facile dès lors qu’il était là. Alors, dans le fond, ce n’était pas bien grave que les choses ne soient pas aussi romantique qu’elle l’aurait voulu ou qu’il soit venu armé jusqu’aux dents et avec l’air d’un clodo, comme il avait pu le dire. Le simple fait qu’il soit là, ça suffisait à rendre la soirée parfaite et elle savait qu’elle n’avait pas besoin de mettre une robe sexy et de passé de longues minutes devant le miroir pour que ce soit parfait de son point de bu à lui. Il suffisait qu’ils soient ensemble de toute façon pour que tout leur semble parfait.

Là, en cet instant, c’était clair qu’elle ne pourrait pas trouver le moindre défaut à ce début de soirée. Même la mort de la mère de Cesare n’avait pas entaché leurs retrouvailles et de toute façon, elle l’avait dès à présent complètement oubliée. Sans doute qu’à l’avenir, elle ne verrait plus jamais ce bureau de la même façon, tout comme le tapis du salon et le mur à l’angle du couloir avaient soudainement pris une autre image dans sa tête. De choses complètement insipides, ils étaient passés à ces lieux chargés de souvenirs qui la faisait sourire dès qu’elle y pensait. Parce qu’en vérité, elle n’avait pas besoin d’une piqure de rappel pour se souvenir à merveille des arguments que Cesare avait pu lui exposé sur le tapis, elle s’en souvenait très bien et pourtant là, elle avait presque l’impression de les redécouvrir. Chaque moment de plaisir avec Cesare semblait nouveau de toute façon, comme si elle était bien incapable de s’y habituer ou de s’en lasser. Tous les soupires qui passaient le seuil de ses lèvres étaient chargés du plaisir qui grimpait en elle, sans jamais s’arrêter et se fut compliqué de les retenir pendant quelques secondes, juste le temps de répondre à la réplique de Cesare. « Ouais, ils sont très occupés. » Et elle s’en fichait des autres, elle n’était plus en moyen de répondre de quoi que ce soit de toute façon, encore moins maintenant que Cesare s’était aventuré dans son cou. Elle avait l’impression qu’elle n’allait pas tarder à en crever de plaisir. Ses doigts lâchèrent sa nuque à laquelle ils étaient accrochés depuis un moment maintenant, pour venir se glisser dans ses cheveux, alors que son autre main ne lâchait plus la couverture contre le sol, qu’elle avait l’impression de serrer de plus en plus fort. Son souffle était de plus en plus court, ses soupires de plus en plus longs et la chaleur dans son corps, complètement incontrôlable. Crever de plaisir en cet instant, ça semblait pas un problème, bien au contraire. 

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 12 Avr 2016 - 22:32


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Les autres étaient très occupés, personne dans la famille de Cesare ne pouvait savoir où il était, et Isolde avait fait comprendre à ses camarades qu’elle ne viendrait pas à la fiesta, et serait trop occupée dans ses cartons pour même faire un petit crochet. Ajouté à cela, le fait que Clara semblait dormir à poings fermés, et tous les éléments étaient parfaitement en place pour qu’il n’y ait qu’eux deux, que le moment, et que leurs désirs pour le préoccuper. Et quelle préoccupation- il aurait bien voulu compenser les semaines passées séparé d’Isolde, avec des semaines enfermé avec elle uniquement dans cette pièce, ce bureau ou peu importe ailleurs. Tout ce qui importait, c’était le fait qu’il était avec Isolde, enfin, et qu’il n’y avait pas de couloir d’hôpital autour d’eux, pas d’apocalypse et pas de gens effrayés pour les raccrocher à une réalité trop compliquée à envisager. Il en faudrait, du boulot de la part de la Saddler, pour apaiser Radcliff, et calmer les esprits échauffés des habitants du coin- il lui faudrait faire plus que lever le couvre-feu, et relever les barrières qui empêchaient toute sortie de la ville. Ça n’avait pas été un euphémisme quand, la nuit de leur séparation, la transmutante avait parlé d’à quel point elle aurait besoin de massages, d’attention et de bons plaisirs égarés tout le long de son corps pour se défaire de la pression et des inquiétudes qui allaient tout naturellement avec la responsabilité d’être à la tête de la ville. Au moins ce soir, elle pouvait pleinement découvrir que son amoureux était on ne peut plus disposé à chasser tous ses troubles, que ce soit en ne les évoquant pas, en profitant de ses petites marqués d’affection, et encore plus en lui en offrant lui-même, des marques d’affection. Ils n’en étaient pas encore à se masser l’un l’autre à nouveau, mais quelque chose lui disait, dans les souffles précipités de la jeune femme, qu’elle préférait largement cette affection grivoise-là, à toutes celles qu’il aurait pu faire glisser dans une zone sage comme ses épaules, sa nuque, ou le long de son dos. Certes, il lui avait déjà prouvé qu’il pouvait être doucement séducteur et érotique, même dans un simple massage- mais rien qui n’pouvait se comparer à ce que ses doigts égaraient, ici et là entre ses cuisses, comme appétits dévastateurs.

Il en fut presque surpris qu’elle ait eu assez pensées logiques pour lui répondre, quand bien même il avait pu voir les chairs de sa gorge se crisper juste sous sa peau, comme si elle se forçait plus qu’autre chose- il voulait qu’elle perde totalement la raison, perde pieds et s’échoue dans le plaisir le plus incontrôlable et incommensurable qui soit. Il voulait la sentir totalement oublier le monde, rien que sous les délicats touchers, lascifs et lancinants, par lesquels il échauffait chaque parcelle de sa peau, et de son corps en entier. Il pouvait le sentir, son cœur à elle, palpiter, tambouriner avec force, son pouls s’écrasant avec ferveur juste sous ses lèvres qui embrassaient, embrassaient avec tant d’ardeur sa gorge. Et si Cesare s’était déjà laissé totalement prendre aux jeux, les plaisirs soufflés et gémis d’Isolde se communiquant à travers tout son corps à lui aussi, il se contentait encore d’expulser ses envies en de longs soupirs, quelques râles précipités et impétueux qui entrecoupaient les affections de sa bouche au creux de son cou. Ses doigts restaient pernicieux, traitres et patients dans la moindre de leurs attentions, leurs caresses de plus en plus humides, de plus en plus chaudes- elle en suffoquait de mille envies, de mille plaisirs, et il voulait qu’elle les lâche à gorge déployée, que tout contre lui, il la sente trembler de la tête aux pieds. A quelques centimètres à peine de la main de la transmutante, accrochée à la couverture, Cesare rabattit la sienne à lui, celle qui jusque-là, s’était égarée en quelques douces affections sages parsemées ici et là- ses doigts enserrant la couverture, le DeMaggio avait relâché le cou d’Isolde, égarant ses prunelles pour le voir se crisper, se tendre sous chaque souffle empressé qu’elle relâchait. Il vint coller ses lèvres à lui contre les siennes à elle, leurs respirations désespérées se mêlant l’une à l’autre ; il y murmura quelques mots d’amour, qu’il ne sut même pas si elle les entendit, les saisit ou s’en préoccupa- ils n’étaient destinés qu’à elle, mais entrecoupés de baisers qu’il n’pouvait résister à déposer sur ses lèvres toujours plus chaudes, toujours plus assoiffées d’attention. Le sang battant à ses tempes, le torrent d’émotions grondant dans chaque petite parcelle de ses veines, y’avait qu’Isolde qui existait, et il voulait lui donner le monde, toutes les affections humainement possibles, toutes les passions les plus grandioses, le Paradis, atteint en des frissons toujours plus insoutenables.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 0:40

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En peu de temps, Isolde avait oublié le reste du monde, déjà quand Cesare était entré dans la pièce, il n’avait pas été difficile d’ignorer tous les autres, ceux qui étaient venus dans ce château pour faire la fête, des gens qu’elle connaissait bien pour la plupart, des amis, des alliés avec qui elle aurait peut-être pu aller faire la fête si elle avait été dans un autre état d’esprit. Mais y avait personne avec qui elle aurait préféré passer cette soirée qu’avec Cesare. Alors, les autres, ils pouvaient bien être très occupés et faite absolument tout ce qu’ils voulaient, ce n’était clairement pu son problème à elle. Elle ne s’en était de toute façon que très peu souciée de cette soirée, laissant les autres gérer, parce qu’elle n’avait pas envie de s’occuper de ça et qu’elle pouvait trouver mille et une raison pour se justifier. Elle avait plus important à faire ailleurs, dans le fond, y aurait personne qui pourrait la contredire là-dessus. Après tout, elle venait de devenir maire d’une ville qui tombait en lambeaux, alors trouver mieux à faire que de s’occuper de cette fête, ce n’était pas franchement compliqué pour elle. Et Cesare, bien que peu de gens étaient au courant de sa présence dans sa vie, il se plaçait en première place du top des choses plus importante à ses yeux que cette soirée. Il était plus important que n’importe quoi d’autre. Y avait peut-être bien que Clara qui passait avant Cesare, pour la simple et bonne raison, qu’elle était leur fille et qu’elle avait définitivement besoin qu’on s’occupe d’elle au quotidien, ce qui était moins le cas de Cesare ; il avait toujours plus de chance de s’en sortir sans elle que Clara. M’enfin, elle les aimait tous les deux autant et ils étaient tous les deux ses priorités absolues.

Quoi que, pour le coup, la petite Clara, qui dormait paisiblement dans la chambre à côté, elle l’aurait presque oubliée. Bien-sûr que si elle se mettait à pleurer, elle redeviendrait évidemment le centre de son attention et probablement de celle de Cesare au passage. Mais pour l’instant, toute son attention était portée sur Cesare et la sienne à lui, à en juger ses gestes et ses baisers, n’appartenaient qu’à elle. Alors elle serait peut-être un peu vexée s’il fallait que Clara vienne gâcher ça. Elle avait bien le droit d’être un peu égoïste après avoir passé autant de temps loin de Cesare. Maintenant qu’elle le retrouvait, lui et ses arguments plus que convaincants, elle ne pouvait plus s’en passer. Elle en frissonnait de toutes ses attentions, elle en gémissait avec toujours plus de force, incapable de se retenir, elle avait perdu pied avec le monde et avec la réalité depuis longtemps maintenant et y avait bien que les pleurs de Clara qui pourrait lui ramener les pieds sur terre. Elle lâcha enfin la couverture, laissant sa main glisser contre le sol pour briser les quelques centimètres qui séparaient sa main de celle de Cesare et venir attraper ses doigts entre les siens. Elle les avait entendu ses mots d’amour, entre deux baisers, entre ses soupirs incontrôlables, ils lui arrachèrent un sourire, mais elle était bien incapable d’y répondre autrement qu’avec les gémissements qui passaient le seuil de ses lèvres, ceux-là qui pouvaient bien témoigner du plaisir qu’il faisait naitre en elle, de l’amour qu’elle avait pour lui et de la façon dont il l’avait complètement perdue.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 1:27


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Il aimait particulièrement être attentif, pour le coup, Cesare ; on lui avait toujours appris à analyser les autres, à décrypter leurs attitudes, leurs sentiments et le moindre des signes qui pouvaient passer sur leurs visages et trahir leurs attentions. Aussi peu sociable avait-il été, le DeMaggio, tout chasseur qu'il avait été supposé devenir, avait appris à savoir des choses sur les autres sans même avoir à leur parler : il suffisait de savoir quoi regarder, quoi saisir, et quels indices auxquels accrocher son attention. Et peut-être s'était-il parfois fourvoyé, surtout en ce qui concernait des sentiments qu'il n'avait que rarement éprouvés dans sa vie, comme l'affection, l'amour, et l'empathie ; Cesare aurait pu se faire draguer pendant des dizaines de minutes par une femme lui faisant de grands yeux de biche, qu'il serait resté infiniment imperméable à tout ça. C'n'était pas ce qu'Isolde avait fait, pour réussir à l'atteindre- il avait juste suffi qu'elle soit là et probablement que toutes les attitudes du DeMaggio s'inscrivaient dans la logique selon laquelle il n'était ni un coureur de jupons, ni quelqu'un qui était à l'aise avec la séduction- il n'y avait qu'à voir l'aisance avec laquelle Isolde pouvait le faire céder, sauter à ses lèvres alors même qu'elle ne faisait que prononcer quelques paroles doucement enjôleuses. Parce qu'elle avait déjà à moitié gagné la bataille avant même d'ouvrir la bouche : tout en Isolde l'attirait, et faisait vibrer un désir incommensurable en lui- tout en Isolde résonnait en lui avec ces sentiments forts, imprévisibles et uniques qu'il éprouvait pour elle. C'n'était pas juste pour s'envoyer en l'air qu'il la désirait avec autant de force- c'était parce qu'il avait faim de sa peau, de sa chaleur, de son parfum; du fait de n'faire qu'un avec elle, un unisson qui effaçait le monde tout entier et n'appartiendrait toujours, toujours qu'à eux- loin, infiniment loin de toutes les complications qui s'étaient toujours posées sur leurs chemins respectifs. Y'avait plus de Isolde Saddler, militante transmutante et maire de Radcliff, ni de Cesare DeMaggio, chasseur au passé trop pressant, dès lors qu'ils abandonnaient les apparences qu'ils offraient à tout à chacun, les apparats qui faisaient d'eux ce qu'ils étaient dans c'monde. Offerts, peau contre peau, souffle avec souffle l'un à l'autre, ils étaient juste Isolde et Cesare, la matérialisation emplie d'ardeur et de concupiscence, d'un amour que personne ne pourrait jamais entamer ou détruire.

Alors quand la main de la jeune femme trouva la sienne dans le noir, Cesare en laissa échapper un râle à mi-chemin entre l'excitation et l'amusement- la complaisance et la surprise ; cette tendresse, aussi imprévue que délicate, suave et onctueuse, alors même que chair contre chair, ils n'faisaient que se transmettre cette fièvre insoutenable qui leur tordait les entrailles. Qu'ils se partagent le fardeau, ces passions suffocantes comme tout le reste de ce qu'ils avaient eu à endurer ; ils s'prouvaient toujours qu'ils étaient mieux l'un avec l'autre, que séparés. C'était ça le tragique de leur histoire, alors même qu'il aurait probablement été recommandable qu'ils n's'aiment pas autant, ils s'aimaient à s'en cramer tout entier, corps et âme. Et chaque sursaut de vie qu'ils avaient à l'unisson, chaque frisson de l'un qui se répercutait à la surface de l'épiderme de l'autre, ne faisaient que pousser le chasseur à bénir leur audace, leur façon d'emmerder le monde et de n'plus se retourner sur ce qui était préférable. Il n'voulait plus penser comme ça, il n'voulait plus fonctionner comme ça ; une évidence qu'il avait retenue avec les semaines qu'il avait passées loin d'elle- il le lui avait dit à l'hôpital, dès lors qu'il l'avait retrouvée, bénissant le moindre destin qui avait une prise sur eux, pour lui avoir permis d'arrêter Moren. Il avait besoin d'elle, envie d'elle, tant et si bien que les deux s'mélangeaient avec une aisance déconcertante, si souvent ; en leurs doigts s'entrecroisant tendrement contre le tapis brûlant, et ceux de Cesare, toujours aussi grivois, toujours aussi impitoyables, qui la poussaient, la poussaient encore plus dans ses retranchements. Oh qu'il aimait ces gémissements, il les dévorait de ses lèvres accrochées aux lippes de la blonde, et dès qu'elle frissonnait plus fort, ou lâchait ces émois mélodieux, il rajustait ses caresses, sans merci, insatiable. Il aimait cette moiteur bouillante qui commençait à chauffer leurs mains liées, il aimait cette humidité assoiffée du creux de ses cuisses, l'aridité au bout de ses lèvres, dans son cou- qu'ils l'entendent, les autres trop occupés, parce qu'il voulait faire d'Isolde la reine du monde- heureuse, resplendissante, baignée dans un océan de jouissance que personne d'autre n'aurait jamais éprouvé avant elle; il n'voulait pas juste qu'elle frôle le paradis, qu'elle plonge tête la première dedans. C'n'était plus une question d'orgueil, d'arguments : il voulait qu'elle grimpe jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien à quoi se raccrocher, qu'elle sache qu'il l'aimait, d'une dévotion incandescente et irréfutable- qu'elle sache qu'il la porterait où elle voulait aller, où que ce soit, tant que c'était avec elle et elle uniquement.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 12:22

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— cesare demaggio & isolde saddler —
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Se perdre dans les bras de Cesare, c’était probablement la chose la plus agréable du monde. Elle en avait eu des amants et des amantes au cours de sa vie Isolde, se laissant aller bien souvent dans les histoires qui ne demandaient pas le moindre engagement, parce que ça semblait plus facile, moins douloureux, après ce qu’elle avait pu connaitre avec Bonnie, cette histoire qui l’avait définitivement dégoutée des histoires d’amour, de peur de finir encore par se faire trahir. Elle avait beau avoir pensé qu’y avait aucune trahison qui pouvait être pire encore que celle ayant entrainé la mort de son père – dans le fond c’était vrai, puisqu’elle avait pardonné Cesare quand bien même ce serait toujours impossible avec Bonnie – elle n’avait jamais voulu reprendre le risque. Alors, elle en avait passé des nuits dans les bras de partenaires divers et variés juste pour satisfaire ses besoins charnels. Mais y avait rien qui était comparable à ce qu’elle pouvait ressentir quand c’était dans les bras de Cesare qu’elle passait la nuit. Les autres, elle les avait déjà oubliés depuis longtemps. Y en avait plein qui disaient que c’était différent, mieux, quand on le faisait avec quelqu’un qu’on aime, et Isolde, elle avait eu tendance à lever les yeux au ciel d’un air exaspéré à ce genre de réplique. Pourtant, maintenant elle pouvait bien le dire, c’était mieux avec Cesare et y avait pas que ça qui était mieux avec lui. Tout semblait être mieux avec lui. Les discussions simples et banales, les caresses, les câlins, elle avait même l’impression de mieux dormir dès lors qu’il était à ses côtés. Même le fait de rester dans une pièce à ne rien dire, à ne rien faire, ce serait mieux avec Cesare. Alors ouais, finalement, elle pouvait le dire à présent, tout était mieux avec quelqu’un qu’on aime et l’amour était loin d’être cette chose horrible qu’elle avait pu s’imaginer pendant des années.

Ses doigts agrippés à ceux de Cesare, ça semblait rajouter encore du plaisir à celui qui était déjà en train de l’envahir de toute part. C’était pourtant un geste simple et banal, mais chaque parcelle de sa peau qui entrait en contact avec la sienne suffisait à lui arracher de nouveaux frissons. Elle sentait ses doigts se serrer plus fort autour de ceux de Cesare, d’une force raisonnable, quand bien même les effets du NH24 avaient fini par disparaitre de son système. C’était bien le seul truc en elle qu’elle était encore capable de maitriser cette force, le reste, c’était complètement soumis aux caresses et aux baisers de Cesare. Si les mots avaient pu passer le seuil de ses lèvres, elle aurait voulu hurler qu’elle l’aimait, parce que c’était bien la seule chose à laquelle elle était encore capable de penser. Elle l’aimait. Elle l’aimait de tout son cœur, toute son âme. De tout son corps qui n’avait de cesse de frissonner sous ses caresses. Là, elle ne pourrait même pas chercher à nier le fait qu’elle lui appartenait toute entière. Tout, absolument tout ce qu’elle était, ça n’appartenait plus qu’à lui et il pouvait en disposer comme bon lui semblait sans que ça ne lui cause le moindre souci, bien au contraire. Même avec toute la fierté du monde, elle ne voulait être qu’à lui, en cet instant comme pour le restant de sa vie. Y avait plus que lui qui comptait de toute façon. Le reste du monde ce n’était plus qu’un vague souvenir, quand bien même il s’agitait juste derrière la porte de son bureau. Elle avait laissé de côté la retenue, alors on pouvait bien l’entendre hurler son plaisir depuis l’autre bout du château, ça n’avait pas la moindre importance. Elle s’était déjà pointé avec un suçon dans le cou, alors ses cris de plaisirs dans le fond, ce n’était qu’une suite logique à cette marque qu’elle avait eu dans le cou pendant plusieurs jours d’affilés. Qu’on l’entende, ça n’avait pas d’importance, au pire, ça ne pourrait qu’éveiller les esprits les plus jaloux, parce que franchement là, elle avait l’impression qu’y avait personne au monde qui pouvait baigner dans le plaisir plus qu’elle en cet instant.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 16:45


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Ils avaient été excessivement sages, patients et maîtrisés, tous les deux, pour les dernières semaines qui venaient de passer : et si leurs mots n’avaient pas suffi, la façon avec laquelle ils oubliaient constamment le monde dès lors qu’ils étaient ensemble, était probablement une bonne preuve pour indiquer à quel point ils avaient dû lutter. Entre leurs cœurs, leurs sentiments et la raison qui les avait éloignés l’un de l’autre : Isolde et Clara avaient été plus en sécurité ici qu’elles n’auraient pu l’être n’importe où ailleurs, avec ou sans lui, probablement, et même au-delà de ça, ç’aurait été totalement s’voiler la face que de penser que la présence du DeMaggio puisse faire une différence. Il aurait dû choisir entre elles deux, l’illusion de pouvoir faire une différence, et sa propre quête à lui, la vengeance qu’il avait réclamée depuis des mois, et pour laquelle il avait déjà sacrifié bien des choses et des personnes. Certes, on n’avait eu de cesse de lui répéter – même son propre père, c’est dire – que s’venger ne le mènerait nulle part, et ne lui rendrait certainement pas sa sœur ; mais c’n’était pas pour autant que le chasseur s’était senti la capacité de tout lâcher, d’faire marche-arrière et d’enfin trouver la raison placide qui rendait sa quête meurtrière désuète. Peut-être était-ce ce qui faisait de lui un homme qui n’serait jamais comme Isolde, tout autant que l’incapacité de la Saddler à tuer Rafael DeMaggio avait été un indicateur de la personne qu’elle était ; lui, tuer était désormais trop ancré dans ses chairs, son esprit et ses réflexes, pour qu’il puisse voir quoique ce soit d’autre. Il essayait, il essayerait- certainement pour n’importe qui d’autre sauf Kingsley Moren, en tout cas. L’éliminer lui, ç’avait clairement été la meilleure solution qui soit – et s’il avait été possible d’en douter encore d’une quelconque façon avant les attentats de la mairie, les dizaines de morts qui avaient pesé sur la conscience de Moren avaient été l’énième élément faisant pencher la balance. Ça, c’était encore sans compter le fait qu’Isolde elle-même ne serait plus là, que Clara serait orpheline, et qu’il serait plus seul que jamais, désespéré et désemparé, s’il n’avait pas tué le chasseur. Il s’était suffi de pas grand-chose, une fraction de seconde, un souffle de vie arraché d’entre la gorge du meurtrier d’Aria. ‘Combien de femmes dans ta vie vais-je devoir tuer, Cesare, pour que tu comprennes qu’elle n’a aucune valeur’- il aurait voulu que la phrase meurt à sa mémoire avec celui qui l’avait prononcée, et pourtant, elle n’avait été que réveillée, galvanisée et emportée par la réalité qui était revenue à lui, dès lors qu’il avait quitté Isolde après tout ça. Ça ressemblait plus au murmure adressé du Bon Dieu à lui- à la fin de l’histoire, Kingsley n’avait fait que lui prendre Aria, et il l’avait payé au prix fort ; mais la vie, elle, elle continuait d’prendre et prendre encore : il avait sauvé Isolde, alors on lui avait pris sa mère. Et à la fête foraine, peut-être bien que ç’avait été un peu pareil- il avait couru après Isolde, il avait rattrapé une part de son affection et de leur passé, alors on lui avait pris Aria. Et avant ça, ç’avait été Skylar, dont il peinait à lire le reflet dans les prunelles de Faith, malgré tous ses efforts.

Alors peut-être que dans ses souffles de vie, murmuraient quelques désespoirs – peut-être que dans les regards qu’il attardait, si attentifs et adorateurs, glissaient des doutes qu’il n’pouvait plus maîtriser. Peut-être que c’était mieux, qu’Isolde et lui s’retrouvent sans se poser de question, sans évaluer, sans parler, parce qu’il savait pertinemment qu’à chaque détour que faisait son esprit, il y avait de l’appréhension, des questionnements lascifs, de la rage et de la culpabilité. Oublier le monde en devenait logiquement l’option la plus plaisante qui soit, particulièrement avec Isolde, en ayant laissé ses souvenirs et ses martyrs dans les murs de la maison de son enfance. Y’avait de toute manière, trop de fantômes là-bas ; ici, l’échappée faisait battre son cœur à la chamade, et il voulait y croire, que ses caresses anecdotiques, ce rencard improvisé deviendraient un jour de l’ordre du quotidien – d’une vie où le sort n’aurait plus aucune prise sur lui, certainement pas l’aura malsaine du meurtre et de la mort. Mais ces temps étaient encore infiniment loin, perdus au-delà des frontières d’un Radcliff qui avait toujours autant des allures de prison ; ce soir ressemblait encore à une échappée aussi éphémère qu’effervescente, le chasseur et la transmutante vibrant de ressentis, d’émotions, de plaisirs qu’ils sauraient bien assez tôt teintés de ces regrets qui voilaient toujours leurs prunelles au moment de leur séparation. Ils n’y étaient pas encore, ouais, mais ça arrivait à chaque fois ; et l’intensité de leurs cœurs battant à tout rompre, de leurs peaux réactives, de leurs corps affamés l’un de l’autre, n’aidait jamais. Mais Cesare n’pouvait pas se contrôler, Cesare n’voulait plus mâter ses sentiments, les taire dans l’espoir, l’appréhension et l’attente qu’ils se meurent comme par magie : ils n’faisaient que s’intensifier avec la distance, le temps et le moindre de leurs contacts tout autant- une évidence exprimée dans ses émois, ceux-là même qui n’étaient rien d’autre que ceux que la blonde lâchait, et qu’il recevait pour lui tout autant. Rien que parce que leurs mains étaient entrelacées, ou parce que leurs regards se croisaient dans la valse de leurs passions, ou parce qu’Isolde frissonnait, le plaisir pressé à ses lèvres tout autant qu’entre ses cuisses échaudées. Et dans la mélodie enivrante des jouissances d’Isolde, il y perdit un râle, accrochant celui-ci dans un rictus moqueur, qui vint flatter les lèvres de la jeune femme avec un baiser à bout de souffle. Ses doigts brûlants, humides et aventureux quittèrent leur place de choix, dans une longue caresse qui dégringola le long de sa cuisse, dans laquelle il entraina le sous-vêtement de son amante, l’envoyant à l’abysse de l’oubli, parce que le monde s’arrêtait désormais aux frontières de cette couverture rendue brûlante par leur présence. Il ne prit qu’une fraction de seconde pour espérer que les plaisirs d’Isolde exprimés à gorge déployée n’avaient pas réveillé Clara, avant de la balayer complètement de ses pensées – aucun pleur, aucun gémissement de bébé ne sembla venir jusqu’à eux – la tension d’eux deux enlacés si chaudement reprenant sa place d’intrigue principale à son cœur et son esprit. Et toujours sans avoir relâché ses lèvres, la danse effrénée de leurs langues et de leurs souffles, Cesare avait défait sa ceinture et son pantalon, en des gestes aussi frénétiques que contrôlés, à mi-chemin entre la démesure de la passion, et la marche logique de leurs retrouvailles fiévreuses. Sans merci, impétueux et impatient, il vint empoigner la taille de la blonde, dégageant leurs mains si fermement liées l’une à l’autre, dès lors qu’il se retrouva lui dos contre la couverture, Isolde perchée sur lui – trop habillée, trop loin de lui à cause de cette robe si bien choisie et si problématique pourtant. De ses paumes aventureuses, grivoises, impertinentes, le chasseur caressait chaque recoin de corps blotti contre lui, désir contre désir, appétit tendu jusqu’à la plus infime parcelle de ses chairs- c’était devenu bien difficile de se concentrer, rien que pour une seconde, à la recherche de la solution miracle pour enfin la défaire de son carcan de tissus.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 17:45

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Les dernières semaines avaient été trop longues, trop compliquées, presque insupportable pour qu’aujourd’hui Isolde puisse avoir envie de se retenir d’une quelconque façon. Combien de fois elle avait pu en rêver de venir retrouver les bras de Cesare pendant ces trop longues semaines ? Elle avait arrêté de compter rapidement alors qu’en un rien de temps alors qu’il avait passé la porte de son appartement, elle avait déjà eu envie de le retrouver. Ça avait été insupportable de se dire qu’elle ne pouvait pas le retrouver quand elle le voulait, qu’importait à quel point elle pouvait en avoir envie. Maintenant qu’il était là, il n’était plus question de se retenir ou de se poser des questions sur ce que les autres pourraient entendre ou non. Les autres, ils pouvaient bien aller se faire voir pour le moment. Y avait qu’eux deux dans cette pièce, eux deux qui comptaient pour le moment. Clara aussi, évidemment, mais tant qu’elle était silencieusement endormie, autant la laisser tranquillement dans son coin, d’autant plus qu’elle avait mis du temps avant de bien vouloir s’endormir. Puisque, de toute évidence, le temps qu’elle avait mis à se préparer, il ne serait pas rentabilisé par le temps passé avec sa jolie robe sur le dos – et tant mieux – autant rentabiliser celui qu’elle avait passé à endormir Clara, en la laissant dormir en paix, pendant qu’eux deux ils ne s’occupaient que d’eux. Clara était toujours au centre des priorités de sa mère et elle le serait de nouveau si elle se mettait soudainement à pleurer, appelant ses parents à remettre les pieds sur terre pour s’occuper d’elle, mais tant qu’elle ne disait rien, qu’elle était décidée à les laisser profiter de leur temps ensemble, ils pouvaient bien se permettre d’oublier un peu sa présence, au moins jusqu’à ce qu’elle décide de leur rappeler qu’elle était là.

La chaleur était presque intenable, elle avait l’impression d’être sur le point d’exploser tant tout était absolument parfait là. Ses caresses, ses baisers, ça lui avait complètement fait perdre la raison et quand sa main quitta sa place pour glisser contre sa cuisse, elle n’eut pas franchement l’impression de pouvoir recommencer à raisonner normalement au contraire. Elle avait encore le désir incrusté dans chaque parcelle de son corps. Elle eue au moins l’impression de pouvoir reprendre son souffle, entre deux baisers, alors que ça lui avait été complètement impossible quelques secondes plus tôt. Elle avait fini par se retrouver sur lui et elle avait vraiment l’impression que sa robe lui collait à la peau de façon désagréable, la laissant avec la sensation qu’elle étouffait sous la pression du tissu. A califourchon sur le jeune homme, elle se redressa pour pouvoir atteindre la fermeture de la robe dans son dos, la descendant rapidement avant d’attraper le tissu entre ses doigts et la retirer complètement. Elle était mieux comme ça, plus libre, plus à l’aise, moins encombrer d’une robe complètement inutile. Elle ne tarda pas non plus à venir dégager son soutien-gorge, tant pis si elle avait aussi mis un long moment à les choisir ses sous-vêtements, pour qu’ils soient parfaitement adaptés à la soirée ; aussi sexy que sa robe. Elle ne voulait pas s’en encombrer plus longtemps. Elle se pencha de nouveau sur Cesare pour venir embrasser son cou avant de descendre ses baisers contre son torse, l’embrassant avec envie, passion et empressement. Finalement, même sans sa robe, la température n’avait absolument pas descendu, bien au contraire, elle continuait d’augmenter encore et toujours, tout autant que les battements de son cœur dans sa poitrine qui s’accéléraient, encore et encore, chaque battement empressé la rendant encore plus impatiente.

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