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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 19:28


ALL I WANT IS TO FEEL MY HEART BEATING
i will stay with you tonight
hold you close 'til the morning light
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we'll do whatever just to stay alive
☆☆☆


La vie avait cette façon d’être, dès lors qu’il était avec Isolde ; évidente, simple, réconfortante, grandiose. Tout ça lui avait manqué autant que la jeune femme, alors qu’il s’était senti dépérir dans son coin de monde sans pouvoir retenir son déclin avec quelques maigres espoirs : entouré par des ennemis, à écouter, dévisager et subir des gens comme ses parents ou sa cousine, il semblait presque logique que Cesare ait bien souvent flirté avec le désespoir et la morosité à longueur de journée. Et pourtant, il n’suffisait de pas grand-chose dès lors que la Saddler entrait dans son champ de vision, pour que tout ça n’ait plus la moindre importance : y’avait une certaine magie en Isolde, qui lui avait permis d’avoir le pouvoir d’effacer vingt-cinq ans de merde en Cesare pour éveiller en lui des évidences qu’il avait préféré ignorer pendant toute sa vie. S’était-il toujours senti infiniment étranger à la cause qu’on lui avait incrustée dans le crâne comme une obligation ? Pour sa famille, et pour lui-même, la réponse la plus acceptable serait non, évidemment, parce que ça voudrait au moins dire que c’était la transmutante, qui, d’une façon ou d’une autre, lui avait retourné le cerveau et l’avait complètement éloigné de ce en quoi il avait toujours cru avant de la connaître. L’amour, l’affection, l’attirance vers la nouveauté – on pouvait aisément mettre les écarts de conduite du chasseur sur le dos de ces sentiments-là, aussi imprévisibles qu’incontrôlables. Mais même pendant ces semaines loin de la jeune femme, Cesare n’s’était pas senti revenir vers quoique ce soit : ni vers sa famille, ni vers ses croyances, ni vers le Cesare qu’il s’était cru être avant de se découvrir dégénéré. Force était de constater que la nécessité de la chasse, ç’avait sûrement été la seule chose qui avait pu faire écho en le jeune homme pendant toutes ces années, sans pour autant qu’il ne cède à la haine passionnelle qui faisait pulser les convictions de son père, et la hargne avec laquelle il s’accrochait à son rôle de chasseur. Il avait probablement tué Anthea sans l’ombre d’un doute. Il avait probablement fini par évaluer les victimes humaines comme des dommages collatéraux là où, dès lors que le voile d’illusions s’était envolé entre le fils DeMaggio et le reste du monde, les fantômes n’avaient eu de cesse de le poursuivre. C’n’était pas à cause d’une mutation, ni à cause d’Isolde, ni à cause de qui que ce soit d’autre que Cesare était différent- ç’aurait fini par arriver, cet écart de conduite hors des sentiers battus, ou alors il aurait fini par imploser, déchiré entre ses entrailles et toutes les idées qu’on lui avait incrustées dans l’esprit. Le fils prodigue n’avait finalement fait qu’obéir, obéir à défaut de pleinement y croire ; et c’était là le blocage dans le mécanisme bien réglé de son apprentissage qui avait fait toute la différence, au moment crucial. Il n’semblait plus y avoir de marche-arrière possible désormais, alors que Cesare s’était contenté de subsister, survivre pendant toutes ces semaines, vaguement attaché au monde qui l’entourait, pour simplement mieux se sentir se reconnecter à la vie maintenant. Maintenant, parce qu’avec Isolde, accroché à ses lèvres, leurs souffles emmêlés l’un à l’autre, leurs mains insatiables du moindre contact avec l’autre.

Cesare n’voulait plus être un chasseur, et c’était à s’demander s’il s’était un jour senti appartenir à la cause au-delà de l’héritage en lui-même, le devoir pulsant dans ses veines avec le sang DeMaggio. Mais plus que jamais, Cesare savait ce qu’il voulait, à quoi il aspirait, ou ce en quoi il croyait ; parce qu’y’avait bien qu’avec la blonde qu’il se permettait d’être Cesare, l’errant et l’indépendant, celui qui n’avait ni appartenu aux transmutants, ni aux hunters aux moments les plus cruciaux de sa vie : celui qui sacrifierait plus volontiers sa vie pour sa petite sœur, la femme qu’il aimait, ou leur fille cachée plutôt que pour n'importe quelle cause ou conviction plus grande. Il aurait voulu fuir, fuir pour la première fois d’sa vie- embarquer Isolde sous son bras, Clara sous l’autre, et laisser définitivement Radcliff derrière lui ; une décision qu’il n’pouvait pas être le seul à prendre, bien évidemment. Mais là, entre leurs baisers, dans chaque frisson, chaque murmure d’oubli, il pensait bien qu’Isolde pensait et vivait comme lui : pourquoi s’estimaient-ils toujours devoir quelque chose à qui que ce soit ? Aria était morte, et aucun habitant de Radcliff n’prendrait un jour en considération les secondes, les heures et les jours d’amour qu’ils avaient sacrifié parce qu’Isolde avait voulu devenir maire du coin, parce qu’elle avait donné tant de son temps et de son énergie aux transmutants, à Insurgency, ou à peu importe quoi d’autre. Et à peine s’étaient-ils débarrassés de Kingsley Moren, que c’était désormais Thaddeus Lancaster, Rafael DeMaggio, et dieu seul savait qui d’autre, qui se dressaient sur la liste de leurs ennemis à éliminer, avant que ce un jour, cette promesse n’devienne une réalité. S’il avait pu écouter une part de sa raison, un instinct froid et presque orgueilleux, Cesare aurait presque préféré n’pas s’accrocher aux lèvres d’Isolde, ou se perdre avec autant d’ardeur contre sa peau et son corps ; rien que pour croire qu’à force de semaines, mois passés à n’pas céder, ils finiraient par vivre chaque séparation, chaque recul de leurs espoirs, de moins en moins difficilement. Cruelle erreur- là, il savait mieux que jamais, qu’une poignée de semaines à peine, avait suffi à le rendre encore plus désespéré, affamé et demandeur ; dos contre le tapis, il était incapable d’être patient ou inactif- de la chair de ses mains gratifiant ses cuisses, ses chairs, sa peau de longues caresses passionnées. Et à chaque fois qu’il brisait leurs baisers pour reprendre un souffle à peine, ce n’était que pour reprendre les lippes d’Isolde avec plus d’appétit et de ferveur. Ce fut un véritable supplice, que de la sentir s’éloigner, dressée sur lui dans toute sa splendeur- il ne manqua pas de l’admirer pourtant, de ses yeux sombres et de ses paumes, lorsqu’elle se débarrassa de cette robe si encombrante, un sourire incontrôlable caressant la bouche du chasseur. Et elle ne s’arrêta pas là, finissant nue, complètement nue, sa peau laiteuse et chaude lovée contre lui à nouveau, alors qu’il aurait pu l’admirer, l’admirer comme une déesse tombée dans ses bras de la plus délicieuse des façons. Tous ses muscles tendus à l’extrême, un frisson lécha sa colonne alors que de ses lèvres, Isolde venait le gratifier de quelques baisers errants- la gorge crispée, Cesare ne retint pas bien longtemps un râle d’impatience, d’une de ses mains dégringolant pour s’ancrer sur la hanche de l’amante brûlante, la collant encore plus intensément contre lui, comme s’il voulait qu’elle se fonde en lui alors qu’il portait encore trop de vêtements. Mais paradoxalement, à mesure qu’il les sentait dessiner des baisers chauds sur sa peau, c’était des lèvres d’Isolde qu’il était le plus en manque, les doigts de sa main libre flattant le tracé fin de la nuque de la jeune femme, avant de trouver ses cheveux et les fourrager, incitant sans un mot, Isolde à remonter jusqu’à sa bouche, où il la captura dans un baiser aussi empressé que son corps en ébullition tout entier.

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WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 20:15

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Ce soir, ils pouvaient bien estimer que c’était leur soirée. Des heures et des heures qu’ils pourraient passer ensemble, rien que tous les deux, à l’écart du monde et des responsabilités qu’ils s’étaient donnés envers celui-ci. Les heures allaient s’écouler, trop rapidement sans doute, alors que, comme d’habitude, ils auraient voulu faire durer le plaisir à l’infini. Mais est-ce qu’il serait vraiment obligé de partir dès le lever du soleil, alors même qu’il avait dit à l’hôpital, qu’il pourrait être avec elle, sans compter les heures. Elle ne savait pas comment ça se passerait le lendemain matin, elle n’avait pas vraiment pensé à ça quand elle lui avait demandé de le rejoindre. En même temps, si fallait penser à la séparation, au moment où ils devraient se dire au revoir et se laisser partir l’un l’autre, ils n’oseraient peut-être jamais se retrouver, juste pour éviter la peine de la séparation. Mais ils avaient aussi dit à l’hôpital qu’ils ne passeraient plus jamais plusieurs semaines d’affilées sans se voir, alors peut-être que ça rendrait le moment de se quitter plus simples que les autres fois. Toutes ces autres fois où ils n’avaient pas su où et quand ils finiraient par se revoir, là au moins, ils sauraient que ça arriverait assez tôt. Et puis elle avait ce déménagement imminent à venir et quand bien même de leur délire sur les déménageurs, ils étaient partis bien loin à présent, elle avait quand même l’intention de lui demander un coup de main s’il le pouvait et dans le pire des cas, de n’inviter que lui à sa pendaison de crémaillère pour qu’ils puissent profiter d’une nouvelle soirée ensemble, alors elle savait qu’elle le reverrait bien rapidement. Ça aiderait, sans doute, le lendemain à se dire au revoir le cœur un peu moins lourd que les autres fois.

Mais, ils n’en étaient pas encore là. il était arrivé depuis peu de temps, la soirée venait juste de commencer et là, elle n’était vraiment plus en mesure de penser à tout ce qui pourrait se passer le lendemain ou dans quelques heures, elle ne pensait plus à rien d’autre qu’à Cesare et au désir qui lui donnait l’impression d’avoir le sang en train de bouillir dans ses veines. Alors, elle n’avait pas tardé à se débarrasser de ce qu’elle avait sur le dos. S’ils avaient dû chronométrer le temps qu’elle avait passé avec cette robe sur le dos à partir de la seconde à laquelle Cesare avait passé la porte du bureau, ils seraient sans doute même pas arrivés à une heure entière. Tant pis, c’était bien le cadet de ses soucis cette robe en cet instant. Son corps collé à celui de Cesare, elle sentait l’impatience s’emparer de ses tripes avec encore plus de force. Elle aurait facilement pu embrasser chaque partie de son corps avec envie, s’il ne l’avait pas de nouveau attirée vers ses lèvres. C’était le genre de baiser qui ne pouvait que leur prouver à tous les deux que l’impatience que l’un ressentait, était partagée par l’autre. Elle glissa ses mains le long de son torse, les remontant jusqu’à ce que l’une d’elle vienne trouver sa joue et l’autre ne passe sous son bras puis contre son omoplate pour aller rejoindre son épaule et l’enserrer, presque sans une volonté de sentir encore plus son corps se serrer contre le sien, quand bien même ça semblait complètement impossible, puisqu’ils étaient déjà collés l’un à l’autre.

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You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 22:02


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Y’avait aucune prétention, aucune fierté probablement, dans l’fait de perdre pieds comme ça- s’enfoncer dans un désir toujours plus oppressant et obsédant : ses muscles entiers, chaque souffle avalé dans ses poumons, chacun de ses neurones, son cœur qui tambourinait avec force contre sa cage thoracique, tout l’être de l’orgueilleux chasseur s’effritait littéralement sous les attentions de la transmutante. Chasseur, transmutante, y’avait certainement rien eu dans c’monde pour les écrire de la sorte, les promettre à autant de passion, autant d’amour, autant de tendresse – tout à la fois, grondant dans leurs veines comme un torrent capricieux. Il avait bien fallu que l’un d’eux abdique, au nom de ce quelque chose innommable qui s’était mis en place entre eux ; ça dépassait les lois physiques de ce monde, les obligations qui se nommaient si aisément dans un univers hostile, où les hunters tuaient, et où ils avaient été voués à être des ennemis. Auraient-ils mis autant de hargne à se haïr qu’à s’aimer ? Cesare savait déjà que quelque part, Isolde serait sa perte ; la perte de tout ce qu’il n’avait jamais su pleinement apprécier en lui, pour la simple et bonne raison qu’hormis les obligations découlant du nom DeMaggio, ses convictions avaient été différentes de celles qu’on avait eues pour lui. Il était, Cesare, le ‘fils de…’ à qui on avait imposé un fardeau, bien plus qu’un chasseur par choix – encore aujourd’hui, ce patronyme faisait frémir bien des gens, et insufflait le respect chez d’autres. C’était une arme précieuse, de laquelle le brun s’était souvent servi, qu’il soit prêt à le reconnaître ou non ; le patronyme de ceux qui avaient causé tant de tords à la vie d’Isolde. Le patronyme que portait leur fille, d’une certaine manière, sur cet extrait de naissance qui n’était que le leur, soigneusement caché aux yeux du reste du monde. Clara n’serait toujours qu’une Saddler pour les autres ; il osait au moins espérer qu’elle grandirait en sachant qu’y’avait quelque part, un DeMaggio qui l’aimait, peu importait ce qui pourrait arriver, entre Isolde et lui, ou à lui tout seul. Y’avait des murmures, des promesses, des supplications qu’il aurait voulu lâcher à Isolde rien que sous l’impulsion de ses entrailles baignées d’amour- qu’ils n’se perdent plus jamais comme ils s’étaient perdus pendant tous ces mois. Qu’ils ne faillissent plus jamais, peu importaient les obstacles, les ennemis, les difficultés, les rixes et les incompréhensions – ils se l’étaient répétés à de nombreuses reprises, ils s’faisaient confiance, aveuglément, et lui, il voulait croire que ce serait pour toujours.

Parce qu’il avait choisi Isolde, il choisirait toujours Isolde- il choisirait Isolde à cette vie dégueulasse et ingrate qu’il avait toujours menée. Isolde était le tournant décisif à sa vie, et l’avenir qu’il envisageait dès lors qu’il tentait de s’tourner vers quelques lueurs d’espoir. Isolde elle était sa passion exacerbée dans le bon sens, son cœur qui tremblait, battait et battait sous les bonnes impulsions. Tant de choses, des vérités et des évidences qui ne s’exprimaient pas en mots, mais dans toutes les caresses empressées et suaves qu’il égarait sur le grain de sa peau. Il en perdrait le souffle, de l’embrasser jusqu’à s’en faire saigner les lèvres. Et son cœur se décrocherait de sa poitrine, alors qu’il bénirait tous les dieux du destin pour que celui de la Saddler soit encore à sa place, alors même qu’y’a si peu de temps, il avait eu si peur de la perdre. Mais sous la pulpe de ses doigts, le corps dessiné d’Isolde était plus chaud que jamais, plus vivant que jamais, vibrant des mêmes énergies que le sien à lui- l’envie, le désir à son apogée, l’appel d’une évidence qu’ils se murmuraient dans leurs soupirs. Alors en accrochant fermement ses deux mains aux hanches de son amante, pour ne surtout pas qu’elle s’éloigne d’un centimètre à peine, Cesare l’entraina dans un nouveau basculement, se retrouvant par-dessus d’elle juste le temps d’avaler une bouffée d’air. Il suffoquait de cette attente, cette tension, le reflet de chaque seconde qu’ils passaient encore trop loin l’un de l’autre- jamais complètement retrouvés, jamais à complètement défier le reste du monde. Il aurait pourtant voulu pouvoir égarer ses lèvres sur chaque recoin de ce corps qui lui avait trop manqué, analyser si elle n’avait bel et bien aucune nouvelle cicatrice- mais tout ça, il l’oublia, le repoussa- s’agitant déjà avant pu renoncer aux baisers brûlants et langoureux qu’étaient les leurs. Ses derniers vêtements à lui, il s’en débarrassa vaguement en quelques mouvements impétueux, trop impatient pour y mettre plus de forme – comme Isolde – trop heureux de ses caresses pour même vouloir s’en éloigner d’une quelconque façon. Et de toute manière, tout ceci n’eut plus la moindre importance, dès lors qu’il hissa une de ses cuisses contre son flanc, un frisson d’appréhension électrifiant les dernières secondes à retrouver l’humidité chaude qu’il avait semée de ses doigts aventureux – et enfin, le souffle d’aise, l’évidence qu’il minauda contre les lèvres d’Isolde s’exprima pleinement pour toutes ces semaines, tous ces moments affamés d’elle, tous ces moments où il aurait voulu qu’elle soit contre lui, comme ça, peau contre peau, corps avec corps, leurs lèvres se frôlant, se dardant les unes les autres- ses yeux sombres dans les siens, épousant pleinement son regard comme leurs chairs, leurs sens tout entiers. Ces semaines n’avaient pas été si longues, proportionnellement aux années qui composaient déjà leurs vies respectives- mais trop longues dans leur éternité à eux ; une évidence qu’il laissa glisser dans leurs prunelles alliées, et cueillit à ses lèvres, tendre enfin, bien décidé à profiter de la moindre sensation, la moindre part de leur monde exacerbé. 

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 23:11

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L’amour, ça avait été un sentiment que l’un comme l’autre, ils avaient cru pouvoir s’interdire, chacun pour se protéger à sa manière des difficultés que ça pouvait entrainer. Lui parce qu’on avait dû lui apprendre qu’il s’agissait d’une faiblesse dont il ferait mieux de ne pas s’encombrer. A quoi bon de toute façon ? A en juger la façon dont les choses fonctionnaient dans sa famille, il avait de toute façon dû penser qu’il finirait par épouser la première fille issue d’une famille de chasseurs que ses parents auraient choisi pour lui, alors l’amour, ça n’avait pas du l’intéresser plus que ça. Elle de son côté, elle avait juste eu l’impression que ça l’avait déjà trop fait souffrir pour qu’elle se donne la peine de se retrouver un jour ce genre de sentiment. Ils étaient entrés dans la vie l’un de l’autre sans s’attendre à ce que ça puisse un jour se terminer comme ça entre eux. Mais y avait eu un moment où toutes leurs conviction avaient dû s’ébranler, elle serait bien incapable de dire quel moment exactement, mais y avait bien un truc qui s’était passé pour que toutes leurs barrières s’effondrent et qu’ils finissent dans les bras l’un de l’autre. C’était ce genre de trucs qu’ils n’avaient pas vu venir de toute façon. Y avait eu un moment où elle l’avait amèrement regretté que ça lui soit tombé dessus, elle aurait voulu pouvoir s’en défaire de ce sentiment qui lui avait bouffé les entrailles quand ils s’étaient séparés. Maintenant que les choses allaient mieux entre eux, elle ne regrettait plus d’avoir abandonné tous ses préjugés sur l’amour en s’éprenant de Cesare. Tout ce qu’elle ressentait pour lui, ça la rendait heureuse, ça lui donnait de l’espoir, ça lui donnait une toute autre vision de la vie et elle était bien plus agréable qu’elle n’avait pu l’être avant que Cesare n’entre dans sa vie.

La seule chose qu’elle pouvait regrettait dans cette relation avec Cesare, c’était ce qui les avait maintenus éloignés l’in de l’autre pendant des mois et des mois. L’explosion, les disputes, la rancœur. Si seulement ils avaient pu se passer de tout ça et rester ensemble, pendant ces neuf mois, leur histoire n’en aurait probablement été que plus belle. Mais les histoires simples fallait croire que ce n’était pas franchement pour eux. Qu’importait comment les choses avaient pu se passer entre eux, l’important sans doute, c’était qu’ils soient ensemble aujourd’hui. Le passé elle voulait bien l’oublier, ou au moins le laisser de côté ; parce qu’y aurait peut-être un jour, où ils oseraient enfin en parler. Pour l’instant, elle voulait juste profiter de leurs retrouvailles et de la passion incandescente qui s’était immiscée entre eux deux. De nouveau, elle s’était retrouvée en dessous de lui, il se débarrassa à son tour des derniers vêtements qu’il portait avant d’attraper l’une de ses cuisses pour la placer contre son flanc, elle ne tarda pas à relever sa deuxième jambes pour venir les croiser autour de son bassin. Ses doigts passant le long de son torse pour remonter contre ses épaules et venir se placer juste derrière sa nuque. S’y agrippant dans une volonté de faire durer cette étreinte. Là dans ses bras, sa peau contre la sienne, le désir qui brûlait au fond de ses tripes, elle se montrait impatiente à chacun des baisers qu’elle déposait contre ses lèvres, mais elle se sentait bien aussi, enfin serrée tout contre lui, alors qu’elle en avait eu tellement envie, tellement besoin pendant ces dernières sans jamais y avoir le droit. Rien que pour ça, elle n’avait pas du tout envie de le lâcher, plus jamais.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 13 Avr 2016 - 23:44


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La passion qu’il éprouvait pour Isolde n’avait nulle égale, nulle concurrente- un fait en lequel il avait toujours cru, et que les semaines qui avaient passé n’avaient fait que confirmer ; Cesare n’avait pas été désespéré d’elle comme il aurait été désespéré de n’importe qui, d’un manque qu’il aurait pu combler dans les bras d’une autre sans s’en préoccuper. Il n’y avait que la sensation de la peau d’Isolde contre la sienne, qui éveillait une électricité si intense tout le long de ses chairs, juste sous son épiderme comme le plus délicieux des poisons entêtants. Il n’avait même pas été tenté de noyer son chagrin, et effacer l’absence d’Isolde d’une quelconque autre façon qu’avec elle- en pensant à elle, ses songes s’égarant vers l’inconnu plus souvent qu’il n’pourrait jamais l’admettre. C’n’était certainement pas un euphémisme ou une exagération grotesque, que de dire qu’il avait pensé à elle chaque jour, à chaque instant de ceux-ci. Certes, des fois il avait bien fallu qu’il la balaye complètement de sa tête, pour se concentrer sur le réel et ne rien laisser paraître de la mélancolie maladive qui lui enserrait les entrailles : rien que par instinct de survie, Cesare avait souvent, dans les premiers jours, essayé de calquer ses pensées sur celles qu’il avait pu avoir dans les mois qui avaient composé leur séparation. Mais il s’était avéré que même à cette époque-là, il avait pensé à elle plus souvent que c’n’était envisageable pour sa fierté : combien de fois avait-il ressassé les paroles de la jeune femme, se torturant l’esprit de ses mots acerbes et baignés de jugements ? C’avait été un peu pareil pendant ces semaines-ci, sauf que le DeMaggio s’était concentré sur les paroles mielleuses, emplies de romantisme et d’affection qu’ils s’étaient échangées pendant leur dernière soirée. Il avait pensé à la photo qu’Isolde lui avait donnée quand ils avaient été dans le salon, mais qu’il n’avait pas osé prendre au moment de partir, pour tellement de raisons que ça le ramenait toujours à la réalité, au milieu de sa famille et de tous les moments désagréables, compliqués et imprévisibles qu’il avait eu à vivre à leurs côtés. Supporter ses parents, la véhémence de son père, l’aisance moqueuse de sa cousine, tout ça, ç’avait joué sur sa patience à mille reprises, et la plupart du temps Cesare s’était forcé à ravaler un long soupir, crispant ses mâchoires et roulant distraitement des yeux en espérant que personne ne s’intéresse à lui. C’était à peine si on lui avait demandé de penser d’toute manière- comme le lui avait si bien rappelé Rafael, c’qu’on attendait de lui, c’était qu’il obéisse et pas grand-chose d’autre.

C’était comme s’il renouait tout juste avec son libre-arbitre, sa liberté à plus vaste échelle, les volontés échevelées qui l’avaient poussé sur le chemin de Kingsley Moren alors même que dans les desseins des hunters, se débarrasser d’Isolde Saddler avait probablement été plus important que de venger Aria DeMaggio. Peu avait importé, pour Cesare, le choix avait été on ne peut plus évident, et jamais, jamais il n’y aurait la moindre part de lui qui regretterait quoique ce soit : si son père devait aujourd’hui découvrir qu’il avait malencontreusement tué Moren en l’empêchant d’accomplir l’acte salvateur qui aurait dû sauver les chasseurs du chaos, il le payerait de sa vie, ou au moins de sa mutation sans une once d’hésitation. Et pas parce que ç’avait été Kingsley Moren, l’assassin de sa sœur. Mais parce que ç’avait été Isolde, la femme qu’il aimait, la femme sans laquelle il n’pourrait jamais vivre ; celle de laquelle dépendait toute sa raison- sans elle, il s’effondrerait plus bas dans le néant qu’il n’avait jamais été. Il en crèverait, de chagrin, de rage, de désarroi. Non dans c’monde là, on avait pas l’droit de lui faire goûter à l’inédit de l’amour pour le lui arracher si violemment. Alors désespérément, Cesare s’accrochait fermement à tout ce qu’Isolde pouvait représenter- tout ce qu’elle était, tout ce qu’elle éveillait en lui ; les papillonnements rageurs, incandescents, l’incendie qui ravageait ses tripes dans la dépendance, la passion, l’envie. Le désir, dont l’apogée chaleureux tout contre Isolde le fit frissonner rageusement ; de ses dents, mesquines et tendres à la fois, Cesare coinça la chair de la lèvre inférieure de la blonde, fervent à travers tout le reste de son corps : ses muscles qui ployaient déjà, son bassin, embrassant fermement la moiteur aride entre les cuisses d’Isolde, ses mains, laissant des marques empressées le long des cuisses, des hanches, de la taille de l’amante au corps tendu. Isolde comme ça, enfin contre lui, était la vie à son apothéose, toutes les sensations du monde à l’extrême, chaque parcelle d’épiderme du hunter plus réactive que la précédente. Déjà, la tension qui courait tout le long de son échine avait fait glisser une chair de poule capricieuse et traitresse tout le long de son dos, le poussant à l’ardeur, l’aventure, la transe. Et quelle transe, la plus délicieuse qui soit, arrachant d’entre les lèvres ébouillantées du hunter, de longs émois traitres, alors qu’il n’pouvait déjà plus se sustenter de ses lèvres, alors qu’une nymphe nue s’offrait toute à lui- il lui laissa un rictus pour dernière gâterie, sa bouche insidieuse glissant jusque dans son cou, mordillant la chair en des chemins qu’il avait déjà empruntés, mais où aucune barrière de tissu ne le stoppa. Et il dégringola, conquérant, capricieux, impétueux, la tempête de son souffle se perdant au creux du buste de la blonde, saisissant son corps lové contre le sien d’un bras, usant de l’autre pour basculer à nouveau, à demi-assis sur la couverture, sans se préoccuper de rien d’autre que la délicieuse sensation d’admirer Isolde reine de l’instant, la poigne du chasseur se resserrant autour d’une de ses hanches, alors que ses lèvres n’oubliaient pas leur terrain de prédilection, guerrière grivoises, flattant les courbes à sa poitrine. Encore, encore, lascive bouche, langoureux, tendre, hypnotisé par les champs souffreteux et mélodieux d’Isolde- leurs émois à eux deux, grandissant, plongeant plus profondément dans leurs chairs, comme l’ultime de ses préoccupations en ce monde désolé.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 14 Avr 2016 - 0:58

This light will guide you home
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Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Maintenant qu’elle était dans les bras de Cesare, elle pourrait facilement se demander comment elle avait fait pour survivre pendant toutes ces semaines sans qu’il ne soit à ses côtés. Il avait fallu qu’elle se prive de ces plaisirs qui pourtant la comblaient d’un bonheur sans fin. Ces semaines avaient été affreuses, pire que de la torture. Résister à l’envie d’aller retrouver Cesare, d’une façon ou d’une autre, ça avait été vraiment compliqué, à certains moments elle s’était sentie faiblir, avec cette envie d’attraper son téléphone pour le supplier de bien vouloir la retrouver quelque part, n’importe où, qu’importait ce qu’ils avaient pu se dire. Parce qu’il lui manquait trop, qu’elle avait trop envie de le voir, qu’il la serre dans ses bras et chasse les démons qui n’avaient eue de cesse de la hanter pendant ces dernières semaines. Qu’il la console dans les moments difficiles, toutes les fois où la mort d’Anthea et celle de son père, s’étaient de nouveau glisser dans ses pensées, parce qu’à les voir trop souvent dans ses hallucinations, ça n’aidait pas à chasser tout ça de son esprit. Elle avait eu besoin de lui tellement fois et elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il avait dû avoir besoin d’elle lui aussi et elle aurait tout donné pour pouvoir être à ses côtés dans ces moments-là. Ils avaient tenu bon tous les deux pourtant, chacun de leur côté à tout ignoré de la vie de l’autre, à se faire du souci et à se poser mille et une question, même les plus débiles, parce qu’ils s’aimaient et que dans ces conditions, rester loin l’un de l’autre, c’était vraiment la chose la plus dur au monde. Maintenant qu’il était là, c’était clair qu’elle ne pourrait jamais se repasser de lui à nouveau pendant autant de temps. Elle avait l’impression qu’elle n’y survivrait pas.

C’était idiot dans le fond, un moyen de dramatiser la chose, parce qu’y avait bien des choses, des vraies choses auxquelles elle ne pourrait pas survivre et qui menaçaient sa vie au quotidien simplement parce qu’elle était devenue maire de la vie. Pourtant elle, tout ce qu’elle voyait, c’était la douleur causée par l’absence de Cesare. Là en cet instant, elle avait vraiment l’impression qu’il s’agissait de la seule chose au monde qui pourrait la tuer. Après tout elle avait bien survécu à une explosion qui la visait, puis à un hunter psychopathe chargé de l’achever. Alors, y avait plus de chance pour qu’elle survive facilement à ce genre d’attaque, qu’à des semaines à passer loin de Cesare, d’autant plus que, Kingsley, il aurait eu raison d’elle, si Cesare n’avait pas été là. Comme quoi, c’était prouvé, elle avait besoin de lui pour vivre. Elle avait besoin de sa présence à ses côtés, de sa tendresse et de la simplicité que pouvait avoir leur relation parfois, tout comme elle avait besoin de cette passion qui s’était créée en un rien de temps entre eux deux. Ses caresses et ses baisers, tous les gestes qui avaient fait monter la chaleur, fait naitre un désir au fond de ses entrailles auquel elle ne résistait plus. Ses cuisses enserraient fermement son bassin, ses muscles tendus ne voulaient plus se relâcher. Ses baisers qui étaient descendus dans son cou, contre son buste, lui coupait le souffle avec toujours plus d’efficacité, lui arrachant des soupirs incontrôlables. A présent assise contre lui, elle glissa ses mains dans son dos, en caressant les muscles tendus, pressant ses doigts avec envie contre sa peau. Elle savourait ses baisers, ses mains contre sa peau à chacun des souffles qui passaient le seuil de ses lèvres. Non, plus jamais elle ne serait capable de se passer aussi longtemps de moments pareil, ils étaient définitivement trop plaisant pour qu’elle imagine une vie sans ça et il n’y avait bien qu’aux côtés de Cesare qu’elle pouvait connaitre autant de bonheur.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 14 Avr 2016 - 5:27


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Il avait toujours su, au fond d’lui, que la passion la vraie, l’incommensurable et l’inégalable, n’pouvait se créer qu’entre deux personnes qui avaient leurs cœurs qui battaient à l’unisson – les mêmes sentiments, les mêmes désirs et les mêmes envies au bord des lèvres. Il n’s’était simplement jamais imaginé vivre ça ; vivre ça comme ça, si intensément, si souvent, comme un droit qu’il se serait octroyé d’entre les mains du reste du monde, qui l’aurait volontiers condamné à la solitude la plus totale. A l’échelle du monde, Cesare n’méritait certainement pas le plaisir et le bonheur dans lesquels il nageait à chaque fois qu’il était avec Isolde, s’perdait entre ses bras ou plongeait dans son regard, son être tout entier apaisé rien que par le sentiment que plus rien ne pourrait l’atteindre. Quelles catastrophes pouvaient bien se passer désormais, à l’extérieur d’entre les murs de cette pièce, chargés d’électricité et d’énergie, pour les faire s’arrêter ? Il y avait Clara à quelques mètres de là, endormie et silencieuse – alors l’apocalypse pouvait bien s’étendre partout autour de cette zone bénie, que Cesare saurait éperdument qu’il avait avec lui toutes les personnes à qui il était susceptible de tenir. Rien, non rien ici et ce soir, n’pourrait déchirer le voile délicieux du bonheur enfin conquis, après des semaines et des semaines d’une guerre qui n’en avait jamais fini. Il avait dû s’faire bataille à de nombreuses reprises, pour ne pas céder à ce pessimisme qui était si habituellement le sien- avec Isolde, pour Isolde, Cesare avait une foi qu’il n’se réservait même pas à lui-même, mais qui lui permettait toujours de s’accrocher à ce quelque chose qui subsistait contre vents et marées. Peut-être bien contre la transmutante elle-même : n’était-ce pas ce quelque chose d’innommable et indestructible, qui l’avait toujours ramené face à elle, le poussant à ravaler sa fierté et sa hargne dès lors qu’elle lui balançait rixe sur rixe, remarque cinglante sur remarque cinglante ? Ce quelque chose était lové dans son cœur, dans son âme, ses chairs et son être- c’était une part de lui infime et grande à la fois, c’était là, latent, un murmure qu’il percevait à travers le moindre de ses doutes. C’était le miel de la voix d’Isolde, la caresse de son souffle juste contre sa peau- c’était ce que ses espoirs, ce que son regard si différent de tous les autres, avaient fait naître en lui. Un bien-être, une évidence, une chance à laquelle il avait si puissamment voulu croire : et aujourd’hui, il n’y avait ni catastrophe, ni mauvaise nouvelle à annoncer, ni secret à cacher- ni deuil à affronter. Ni crainte à avoir ; en réalité, toutes celles-ci, Cesare avait volontiers pu les laisser ailleurs, alors qu’il y avait des transmutants partout ici, et qu’il y avait probablement des protections, les effets d’une mutation qui les coupaient complètement du monde. Il n’voulait pas théoriser complètement tout ce qui protégeait le château où ils se trouvaient, et quand bien même il aurait pu vouloir y penser, rien que par curiosité pour une seconde, l’apparition d’Isolde avait tout effacé.

Et si elle avait captivé son regard avec ces allures qu’il n’aurait cru jamais voir en elle, rien n’était comparable à une Isolde nue, offerte à lui, frissonnant sous ses attentions, lovée contre lui, de ses cuisses maintenant son corps brûlant contre le sien dans cet appétit communicatif. Elle s’était retenue avec la même ardeur que lui pendant toutes ces semaines, et elle le retrouvait avec la même faim désespérée que lui ; et chaque étreinte et embrassade de leurs bassins, chaque soupir dansant dans la nuit ne faisaient que lui prouver cette délicieuse évidence. Délicieuse, ouais, tout autant que la peau réactive de la jeune femme, la chair de poule ayant glissé sur tout son épiderme, et la façon dont ses chairs se tendaient sous ses attentions. Les deux mains du DeMaggio étaient devenues des poignes, tantôt caressantes le temps de s’égarer sur la courbe de ses cuisses, tantôt impétueuses et ordonnatrices, accrochant les hanches d’Isolde pour s’enfoncer, s’enfoncer plus profondément dans les plaisirs grandioses qu’étaient les leurs uniquement. Oh il avait aimé l’attention, la robe et le soin qu’Isolde avait mis dans les choix des sous-vêtements qu’il avait à peine vus ; mais il la bénissait en des râles toujours plus chauds d’être totalement nue, chaque grain de peau, chaque roulement de muscle offert à ses caprices. Cesare en égara des dents moqueuses sur les courbes de son buste, d’une paume aux reins de la blonde, lui faisant arquer le dos alors que de ses lèvres, de sa langue, il flattait onctueusement ces marques invisibles qu’il avait abandonnées sur son sillage. Et les doigts d’Isolde, hagards et aventureux, ses soupirs gémissant émois toujours plus prenants, ses cuisses tremblant tout contre lui dans un frisson extatique, tout à la fois poussa Cesare à la faire basculer à nouveau. Isolde sur le dos, de retour contre les couvertures, Cesare contre elle, Cesare en elle, l’ardeur tendant son souffle, emportant son cœur toujours plus fort pour vider, vider ses poumons en de longs râles qui remontaient le long de sa gorge, pour retrouver ses lippes. Et une de ses mains vint prendre une de celles d’Isolde dans sa nuque, liant leurs doigts alors que comme un peu plus tôt – dans une toute autre vie – leurs paumes assemblées s’écrasaient contre la couverture pour la froisser, la froisser toujours plus fort à mesure que la passion croissait, croissait à chaque sursaut d’extase de leur danse des corps. Il en sentit la fine pellicule de sueur délicieuse, glissant harmonieusement avec l’intensité de ses muscles qui roulaient et se crispaient, ses lèvres incapables de s’accrocher à celles de la blonde en des baisers plus longs qu’une seconde, le souffle court, les tympans affamés de ses gémissements, l’orchestre en apothéose de leurs corps ensemble, qui lui avait tant manqué.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 14 Avr 2016 - 13:59

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Avec Cesare, elle avait l’impression d’être capable d’obtenir tout ce qu’elle attendait de la vie. Elle était heureuse à ses côtés, il n’y avait que lorsqu’elle était à ses côtés qu’elle avait l’impression de ne manquer de rien. Elle la voulait sa vie à ses côtés, cette vie dans laquelle elle avait déjà l’impression que les problèmes ne dureraient jamais longtemps, que les moments difficiles seraient superflus, vite réduit à néant, simplement parce qu’ils seraient ensemble. Il semblait que tout était plus simple quand ils étaient ensemble que chacun de leur côté. Eux deux contre le reste du monde, ça sonnait plutôt bien. Eux deux, en couple, eux deux pour la vie, y avait rien qui pouvait avoir l’air plus attrayant que ça. Eux deux, unis à jamais. Peut-être que ça avait été gênant à l’hôpital, cette discussion sur leur sixième rencard, celui qui à partir de maintenant serait toujours associé à cette histoire de demande en mariage, celui dont ils éviteraient de parler à présent, quand bien même il était souvent revenu sur le tapis, au moins avant ce moment passé dans la salle d’attente des urgences après l’explosion. Ça l’avait mise mal à l’aise cette histoire et pourtant, dès lors qu’elle se donnait la peine d’y réfléchir un peu, elle arrivait toujours à la même conclusion. Elle ne regrettait pas ses paroles, elle les pensait encore, même sans la confusion due à l’explosion, la crainte créée par la présence d’un Kingsley Moren décidé à la tuer, à la légère commotion qu’elle avait pu avoir ou à l’angoisse qui avait pu se créer en elle en arrivant aux urgences. Elle l’épouserait quand il le voudrait. Il pouvait bien lui demander sa main ce soir, au sixième rencard ou dans dix ans, sa réponse serait toujours oui, malgré tous les préjugés qu’elle pouvait avoir sur le mariage. Dans le fond être unie pour toujours à Cesare, de façon officielle, que ce soit écrit sur des papiers, que le monde soit bien au courant de ça et que ça puisse se symboliser par une bague à leur annulaire respectif, ça lui donnait plus envie qu’elle ne voulait bien l’admettre.

Ils étaient déjà bien unis à leur façon, là dans son bureau, contre la couverture que Cesare avait déposée contre le sol quelques instants plus tôt. C’était le genre d’union qui faisait frissonner chaque parcelle de son corps, quand bien même elle aurait pu avoir l’impression d’être en train d’étouffer sous la chaleur qui régnait autour d’eux, et qui chauffait le sang dans ses veines. Tout en elle baignait dans un plaisir qu’elle n’avait aucune difficulté à laisser exprimer, alors qu’encore cette fois, comme quelques minutes plus tôt, son contact avec la réalité état devenu inexistant, si bien qu’elle ne réalisa probablement même pas qu’elle était de nouveau dos à la couverture, c’était bien le genre de détail qui n’avait pas la moindre importance en cet instant. Elle put au moins se rendre compte des doigts de Cesare qui s’étaient emparés des siens et auxquels elle était bien décidée à rester accrochée, sa deuxième main quitta la nuque du jeune homme pour descendre le long de son dos, avant de rejoindre son torse pour remonter jusqu’à son épaule. Leurs baisers étaient devenus courts alors que l’air se faisait rare, elle sentait son souffle court et ses poumons qui faisaient de leur mieux pour tenir le rythme, alors que respirer normalement lui était impossible et ne faisait de toute façon pas parti de ses priorités en cet instant. Les souffles rapides qui passaient ses lèvres semblaient désormais ne servir plus qu’à exprimer le plaisir qui se répandait dans chaque cellule de son corps et qui lui donnait envie que ça continue, encore et encore, à l’infini, jusqu’à ce que tous les deux, tombent complètement d’épuisement, après tout, fallait bien les compenser maintenant, toutes ces semaines d’abstinence.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 14 Avr 2016 - 21:53


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Peut-être était-ce tout simplement parce qu’il n’avait pas eu la folie d’y penser, aux opportunités qu’ils pouvaient prendre de se retrouver sans se préoccuper du reste du monde. Peut-être était-ce par peur, une incapacité toute nouvelle à prendre des risques alors même qu’il avait sans cesse mis sa vie en danger pendant toutes ces années sans que la prescience de la mort ne laisse son empreinte sur lui. Peut-être était-ce tout ça à la fois, bien plus que la force de l’habitude ou le manque d’envie de passer du temps avec Isolde, qui avait poussé Cesare à imaginer le pire plutôt qu’à s’voir passer une soirée comme ça avec la transmutante. Combien de fois pendant toutes ces semaines, avait-il eu envie de voir la jeune femme rien que pour une poignée de minutes, quand bien même ça devait signifier de remettre en question toute la sécurité dont elle avait besoin ? Il ne l’avait pas fait, majoritairement en pensant à Clara plus qu’au reste ; parce qu’il n’y avait pas à douter, quelque part, qu’Isolde avait eu les mêmes envies que lui, et qu’elle avait dû lutter de la même manière que lui. Mais de loin parfois, il avait suivi les débats et les discours d’Isolde, luttant contre cette envie née au creux de son poitrail, de contourner la sécurité, se glisser au détour d’un couloir simplement pour la trouver ; il avait fini par se discipliner en ignorant les apparitions de la jeune femme, en écoutant vaguement les conversations dès que son nom sortait quelque part, et en snobant n’importe quelle une de journal qui parlait d’elle. Cesare avait découvert c’que ça faisait, pendant toutes ces semaines, de voir son contrôle habituel lui échapper totalement : ç’avait été le cas déjà pendant tous ces mois où ils avaient été en froid, mais le DeMaggio n’s’en était pas rendu compte à l’époque. Il avait mis ça sur le dos du hasard, de la hargne, des jugements empressés qu’il avait faits – mais que ce soit à la base militaire, ou après chacune des catastrophes qui les avaient rassemblés, y’avait toujours eu une part de lui qui avait été soulagée de la voir. Saine et sauve. Là et apte à répondre vivement à chacune de ses attaques ; Isolde restant toujours Isolde, fidèle à elle-même, fidèle à eux-mêmes, leurs rixes et leurs disputes. Il aurait bien voulu pouvoir le faire, pendant ces semaines passées ; qu’y’ait quelque chose pour justifier qu’il vienne à elle pour qu’ils s’engueulent à nouveau – quelque chose, n’importe quoi qui les pousse l’un à l’autre ; il s’en était presque senti coupable parfois, d’avoir de tels desseins dans un coin de sa tête, mais peu à peu, il s’était discipliné à écarter ces désespoirs silencieux au profit d’un quotidien qui avait pris le contrôle de ses jours, ses nuits, ses faits et gestes.

Avec Isolde ce soir, c’était la libération inattendue- les retrouvailles qu’ils s’étaient promises à l’hôpital, mais qu’il n’avait pas osé imaginer à cause de toutes les catastrophes qui les avaient entourées, et avaient continué de le poursuivre après qu’il ait quitté la Saddler. Soixante-trois morts, ou quelque chose dans c’genre-là. Sa mère à lui, morte mystérieusement. Et la tension constante qui tendait l’air dans la maison familiale où il détestait de plus en plus graviter pendant plus d’une poignée d’heures. Ici au moins, y’avait tout pour qu’il soit hors de c’monde, hors de ces préoccupations et de ces hantises qui lui enserraient les entrailles ; ce serait presque culpabilisant, de s’retrouver comme ça sans l’ombre d’une considération pour le reste de l’univers- mais c’était Isolde, et il avait suffi qu’il la voit pour qu’il ait envie de tout balancer au profit d’elle. D’eux deux. D’eux trois. Il n’avait pas encore pris l’temps de le dire, de le reconnaître pleinement – pas tant que Clara dormait, parce que comme il l’avait dit, s’il devait aller voir la petite, il n’pouvait pas garantir qu’il ne la réveillerait pas, rien que parce qu’elle lui avait manqué plus que c’était humainement possible – mais il était bien content qu’Isolde n’ait pas choisi de laisser leur fille à quelqu’un d’autre, n’importe qui en cette soirée. Depuis combien de mois n’avait-il pas vu Clara ? Peu importaient si là maintenant, accroché aux lèvres d’Isolde, tout ce temps s’envolait pour devenir désuet, il se rappellerait brutalement à lui dès lors qu’il verrait le bébé, probablement : c’était ça leur truc aux nourrissons, ils changeaient à la vitesse de l’éclair à cet âge-là. Heureusement, heureusement alors, que Clara était encore profondément endormie, offrant au chasseur au moins l’opportunité de souffler, déguster, avant de sentir son cœur se briser, rappelé à tout ce qu’il avait insidieusement manqué au jour le jour. Isolde elle au moins, elle n’avait pas changé, et elle était comme dans ses pensées, plus belle, plus resplendissante, plus vivante que jamais ; frissonnant sous chacune des caresses de ses mains, des étreintes de leurs corps endiablés. Isolde elle restait celle qu’il aimait, celle qui faisait battre son cœur, son sang, ses pensées, ses sens avec la même énergie inépuisable- tantôt grivoise, tantôt tendre et affectueuse. Ses lippes avaient la même saveur enivrante, sa peau la même douceur unique, ses mains la même finesse- et leur fièvre les faisait frissonner avec la même puissance que lors de leur dernière nuit ensemble. C’était même mieux, mieux que tout, mieux que tout ce qu’il avait pu construire dans ses pensées comme retrouvailles idéales- parce que c’était les vraies ce soir, enfin. La main dans sa nuque, ses cheveux, le long de son torse, c’était celle d’Isolde. La bouche qu’il embrassait, c’était celle d’Isolde ; et les soupirs qui léchaient sa peau, électrifiaient son échine, dardaient d’ardeur ses hanches éprises, c’étaient ceux d’Isolde aussi. Et il en soupirait d’aise, gémissait d’amour, minaudait d’appétit ; dans la tempête de sa passion, Cesare balayait les douceurs, la suave sensation mielleuse, ses dents mordillant ses lèvres, le contour de sa mâchoire, son oreille qu’il incendia d’un râle précipité. Au creux de son cou, il repartit déverser toutes ses attentions, Isolde enserrée contre lui par sa main ordonnatrice, cavalière de ses danses effrénées, leurs mains enlacées l’une à l’autre, contre le tapis, probablement comme seules ancres à la réalité quelle qu’elle soit.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 15 Avr 2016 - 0:06

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Isolde avait cette impression qu’elle avait déjà passé beaucoup trop de temps loin de Cesare. Toutes ces semaines, elles avaient été trop longues, trop oppressantes, trop dures. Souvent, elle avait eue l’impression que ça ne se terminerait jamais. Le temps avait été horriblement long, chaque jour plus interminable que le précédent, quand bien même, elle avait souvent été très occupée, entre la campagne et Clara. Mais combien de fois, elle s’était perdue dans ses pensées, même au cours d’une énième réunion au cours de laquelle il avait fallu qu’on la rappelle à la réalité, parce qu’elle était définitivement partie bien loin dans ses songes et que le réel avait fini par lui échapper. Garder contact avec la réalité, ça avait parfois été trop difficile, alors qu’elle était trop désireuse d’aller retrouver Cesare et de se perdre dans ses bras. Cette soirée qu’elle avait improvisée, peut-être qu’elle y avait pensée à la dernière minutes, que ça pouvait ressembler à un genre de coup de tête sortie de nulle part, mais dans le fond, elle y avait pensé tellement de fois au cours de ces dernières semaines, que ce n’était que la réalisation de ses songes, en moins bien organisé sans doute, mais en beaucoup plus agréable. Elle en avait rêvé de ces retrouvailles, elle les avait voulue, elle avait même eue envie de les provoquer beaucoup trop tôt, se trouvant toujours de faux prétextes pour retrouver Cesare en se disant que peut-être ça pourrait marcher. Mais il aura fallu une explosion et un cinglé essayant de la tuer pour qu’enfin, les songes puissent devenir réalité. Elle avait bien fait de l’inviter ce soir, ignorant les risques, les dangers et tout ce qu’on pourrait penser si le DeMaggio était vu dans le château, alors même qu’il était plus associé aux chasseurs qu’à Uprising ou Insurgency. Les gens étaient de toute façon trop occupés pour le remarquer et là enfermés dans son bureau, y avait logiquement personne pour venir les embêter de toute façon.

Elle s’en fichait complètement des autres de toute façon. Elle leur avait consacré tout son temps ces dernières semaines, alors maintenant, elle était bien en droit de réclamer à ce qu’on la laisse tranquillement profiter de ses retrouvailles avec Cesare. Faudrait pas que quelqu’un passe la porte de ce bureau pour le moment de toute façon, parce que la bouteille de champagne était à portée de main et qu’elle n’hésiterait pas à la balancer en plein dans la tronche de la première personne qui pourrait avoir l’idée débile de venir gâcher ce moment. Clara mise à part bien entendu. Mais, pour le coup, ils avaient de la chance, la petite semblait dormir à poing fermés, assez pour ne pas être réveillée par le bruit que pouvaient faire ses parents à côté. Tant mieux, parce que du bruit Isolde, elle semblait ne pas avoir fini d’en faire, alors que chacun des gestes de Cesare lui donnait encore plus envie de hurler son plaisir, le bonheur qui s’était emparé d’elle depuis un moment maintenant. Elle avait beau avoir chaud, être à bout de souffle, ça n’avait pas d’importance, elle avait l’impression de n’avoir jamais été aussi comblée qu’en cet instant. Une impression qu’elle avait à chaque fois qu’elle se retrouver dans les bras de Cesare à partager l’extase la plus totale avec lui. Sa main libre avait du mal à rester en place, comme obligée de venir caresser sa peau, encore et encore, elle avant glissé le long de son bras avant de remonter par le même chemin et glisser dans son dos. Sa peau sous ses doigts était si douce, si désirable qu’elle voulait pouvoir y passer ses doigts sans jamais s’arrêter, quand bien même pour l’heure, sous la pression de ses muscles tendus, ses caresses avaient cessées, ses ongles s’enfonçant sous la peau du jeune homme, avant d’aller rejoindre sa nuque pour s’y agripper de nouveau, laissant une légère griffure contre son dos, rien qui ne resterait à vie sur sa peau pour s’ajouter à la liste de ses nombreuses cicatrices, mais encore un souvenir d’elle qu’il garderait au moins quelques jours. 

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 15 Avr 2016 - 1:28


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Ils étaient du pro du chaotique, des amateurs des complications ; jamais très adaptés à la simplicité évidente de leurs sentiments : s’ils n’pouvaient qu’écouter leurs cœurs, l’évidence serait évidente pour eux deux – ils s’aimaient, ils avaient une fille ensemble, et chacune de leurs retrouvailles rendait leurs sentiments plus puissants que le jour précédent. Ouais, ils avaient leurs problèmes, leurs relents de passée qui revenaient si souvent jusqu’à eux ; mais il suffisait qu’ils écoutent leurs tripes, leurs envies, leurs désirs et tout ce qui les attachaient l’un à l’autre, pour que l’autrefois devienne une petite chose désuète et obsolète. Pourquoi devraient-ils continuer de se tourner vers le jadis ? Pourquoi ressasser encore et encore, c’qui les rendait si misérables ? Ce soir, protégés entre les murs d’un château introuvable pour ceux qui n’étaient pas désirés ici, il était facile pour les deux amants de chasser ces jours passés, les menaces extérieures et tout ce qui torturait si habituellement leurs esprits. Alors plus que jamais, après des semaines à tenter de faire son cœur silencieux, Cesare le sentait plus puissant que jamais, tambouriner et emporter un sang brûlant à travers toutes ses veines, pour faire gronder dans ses chairs des évidences doucereuses. Qu’il fasse taire la raison, au profit de cette folie passionnée qui l’éloignait de Cesare DeMaggio, le morne, patibulaire et torturé hunter et faisait naître l’amoureux, l’amant, l’épris jusqu’au bout des doigts- personne ne lui demanderait des comptes, personne ne les interromprait, ne les arrêterait ou ne les jugerait. Et s’il fallait que quelqu’un soit assez audacieux pour s’mettre à faire ça, y’avait pas à douter qu’à eux deux, ils se débarrasseraient efficacement de n’importe quel visiteur impromptu : dans la tempête de leurs souffles, l’empressement de leurs passions, leurs émois grandioses, Cesare n’en entendrait certainement pas Clara, si elle devait se mettre à pleurer dans la pièce voisine. Peut-être que ça faisait de lui un mauvais parent, ou tout simplement un parent qui n’était pas assez dans la vie de son bébé : c’était plus facile de s’concentrer sur Isolde pour l’heure. Une Isolde qui n’avait pas changé, qui n’l’avait pas oublié, et qui recevait chacune de ses affections comme si c’était la plus précieuse au monde. Pour Clara, il n’était que cet étranger qu’elle avait rencontré une fois dans sa vie, celui qui avait disparu aussi rapidement qu’il était apparu et ce, depuis des semaines et des semaines.

Y’avait bien mille choses qu’il aurait voulu pouvoir faire différemment et vivre différemment, s’il devait écouter juste son palpitant, tambourinant à s’en briser en mille morceaux contre ses côtes- mais c’était bien trop tard. Y’avait plus rien à changer, plus rien à refaire ; Clara était née sans lui, Clara avait désormais presque trois mois, et elle n’connaissait son géniteur que comme le type qui une fois, pendant une nuit, s’était occupé d’elle. C’était toujours mieux que l’homme qui avait mis sa mère enceinte et l’avait trahie une poignée de semaines plus tard, comme il avait cru être éternellement condamné à être, par la rancœur de la jeune femme et son propre silence à lui- sa réticence sempiternelle à lâcher cette vérité qui aurait pu s’avérer aussi libératrice que destructrice. C’avait été un bon cinquante/cinquante, que de livrer à la transmutante ses motivations, ses raisons, l’ampleur et les conséquences de ses choix et actions, sans savoir si elle comprendrait, le pardonnerait, ou le bannirait plus encore de sa vie. Et il n’savait pas qui ou ce qu’il avait à bénir pour la suite des événements ; Clara, peut-être, pour être arrivée au bon moment. Isolde aussi, pour s’être pointée dans sa chambre de motel ce soir-là. Peut-être était-ce juste que la vie était bien faite, ou n’était-ce là que la fin évidente qui avait été simplement précipitée par quelques moments de complicité. Ca semblait être une évidence qui n’avait jamais failli désormais, alors que leurs corps à l’unisson dansaient, et plongeaient dans la fièvre endiablée comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Y’avait eu pourtant toute cette tension entre eux, qui aurait pu rendre leurs caresses bien différentes, leurs baisers avec un goût amer. Mais non, c’était tout l’inverse. Cesare n’arrivait pas à s’lasser des baisers d’Isolde, trop conscient qu’il aurait pu n’jamais plus en avoir pour les crimes qu’il avait commis. Cesare n’arrivait pas à n’pas dessiner la silhouette de la blonde avec ses mains, sa bouche, ses yeux, alors qu’il n’arrivait pas à s’faire à l’idée qu’elle était là. Avec lui, contre lui, de ses cuisses l’enserrant comme si elle avait peur qu’il s’en aille à tout jamais, alors que c’était lui qui aurait mérité qu’elle s’en aille sans se retourner. Alors qu’elle égare ses mains où elle voulait, qu’elle laisse ses ongles s’enfoncer dans sa chair, cette peine n’était rien comparé à ce qu’il avait pu connaître en d’autres occasions, avec ou sans elle, près ou loin d’elle ; le picotement de ses doigts crispés, il ne fit que rasséréner la fougue du hunter, ses doigts humides d’une sueur aride, enserrant plus fermement ceux de la mutante, à croire qu’ils essayaient de s’en briser les phalanges. Pourtant, c’était surtout la couverture qui ployait, subissait leurs étreintes désespérées, comme si d’un commun accord, ils avaient décidé de la réduire en charpies rien qu’avec leurs doigts. Le paradis d’Isolde, le paradis de leurs corps moites, de leurs souffles chauds comme l’été caniculaire, Cesare s’y enfonça sans concession- le corps, le cœur, les sens accélérés par la hargne passionnelle qui coupait la respiration d’Isolde, crispait ses chairs dans un supplice délicieux. Il en ploya, l’échine et l’âme, flirtant aux abords du précipice de plaisir au creux des cuisses d’Isolde- c’était si chaud, si confortable, c’était à lui tout entier ; et il avait envie de demeurer dans ce Nirvana hors du monde pour toujours. Il s’imposa la patience, la douceur, la lente adoration de chaque étreinte, cherchant du regard le clair des yeux d’Isolde, sa main s’échouant sur sa joue, leurs bassins s’embrassant dans la houle ardente de tout l’amour qu’il voulait donner à Isolde. Parce qu’il voulait qu’elle chante, mélodieuse et harmonieuse, qu’elle lâche ses émois et ses plaisirs en des souffles et des cris à gorge déployée- qu’elle monte, monte juste au bord du paradis d’aise où il la dardait, l’attendait ; qu’ils s’y jettent à corps perdus tous les deux, contre le reste du monde.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 15 Avr 2016 - 2:05

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Emmerder le reste du monde, c’était ce qu’elle avait dit qu’elle faisait la première fois qu’elle était tombée dans ses bras après leurs retrouvailles, pendant cette nuit qu’ils avaient passé dans son appartement à lui. Emmerder le monde, c’était aussi emmerder Insurgency, les hunters, les habitants de Radcliff pour lesquels elle n’avait de cesse de se battre. Emmerder le monde, c’était probablement la meilleure chose à faire, parce qu’il fallait bien le dire, au quotidien, le monde tout entier semblait bien décidé à l’emmerder elle. Alors, ce soir encore, le monde, il pouvait bien aller se faire voir, elle n’avait d’yeux que pour Cesare. Elle aurait voulu que ce soit comme ça au quotidien, mais dans le fond, s’ils pouvaient ignorer la réalité avec tant de facilité dès qu’ils étaient ensemble, c’était bien uniquement parce qu’ils ne se voyaient que quelques heures, après trop de temps passés loin l’un de l’autre. Si un jour ils devaient arrêter cette relation, faite de moment de bonheur intense, puis de trous douloureux, au profit d’une relation plus stable, une relation dans laquelle ils pourraient se voir tous les jours, construire leur vie ensemble, ils seraient forcément liés à cette réalité étouffante qui tendaient à les séparer. Mais l’affronter ensemble la réalité, ça devait être plus facile que de mener le combat chacun de leur côté, peut-être bien qu’ensemble, la réalité ils pouvaient la combattre pour la façonner à leur façon, plutôt que de la subir, sans oser dire merde et vivre leur vie comme ils l’entendaient. C’était peut-être ça la solution, emmerder le monde plus d’une soirée, l’emmerder toujours pour faire leur vie comme il le voulait. Dans le fond, elle pouvait bien être maire de Radcliff, aider les gens et être avec Cesare et combattre les démons qui planaient sur leurs vie, faire tout ça à la fois, elle s’en sentait bien le courage. Et ça aurait été simple, trop simple sans doute pour eux deux.

Ça ne l’empêchait pas d’y croire pourtant. Un jour, qu’elle pourrait faire tout ça en même temps. Un jour, quand y aurait plus de Kingsley Moren, c’était ce qu’elle avait cru pendant un moment, mais maintenant, y avait plus de Kingsley Moren et ça continuait de la même façon. Elle n’osait pas demander, qui est-ce qu’il fallait éliminer à présent, peut-être que c’était Rafael lui-même, mais c’était son père, alors le tuer, c’était probablement pas la solution. Alors quoi, qu’est-ce qu’ils attendaient ? Réduire à néant tous les hunters de la ville ce n’était pas une option. S’enfuir de la ville ? Ce ne serait que reporter le problème dans un autre coin du pays. Elle ne savait pas quand il arriverait ce jour, mais elle restait patiente, et ce jour, il viendrait quand il viendrait. Elle était bien incapable de déprimer là-dessus dès lors qu’elle était avec lui. Ce n’était qu’au moment de se quitter que c’était compliqué. Pour le moment, elle vivait l’instant présent sans se poser de question, elle n’en était pas capable de toute façon, elle n’avait même pas réalisé qu’elle l’avait griffé ses pensées n’étant branchée que sur le plaisir au fond de ses tripes, celui qui passait ses lèvres à chacun de ses souffles. Elle pouvait sentir les doigts de Cesare se resserrer autour des siens qui en firent autant. Sa main contre sa joue, la poussa à plonger son regard dans le sien, s’y accrochant comme s’il pouvait s’agir d’un point d’ancrage à la réalité, leur réalité. Ses yeux, elle les avait mis dans ses vingt pour cent de propriété sur le corps de Cesare et ce n’était pas pour rien, c’était qu’elle l’aimait ce regard, elle aimait s’y perdre, s’y noyer et là au milieu de l’extase il lui semblait que ça ne faisait que rajouter de la passion dans le moment, quand bien même elle avait cru ça impossible déjà persuadée d’avoir atteint les sommets du plaisir, le septième ciel comme on disait, mais fallait croire qu’avec Cesare, elle était capable de monter encore plus haut que ça.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 16 Avr 2016 - 2:13


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Etre avec Isolde lui permettait d’oublier son désarroi. La retrouver comme ça, si naturellement après des semaines qui avaient été trop longues et trop courtes à la fois, ça l’empêchait de penser à ce que ce temps qui avait passé pouvait bien signifier : officiellement, à vaste échelle, il n’y avait pas eu beaucoup de changements, pas eu beaucoup d’évolution. Mais insidieusement, qu’est-c’que ça avait entrainé ? Ils n’semblaient pas avoir l’intention de refaire le monde, de recalculer tous ces jours passés loin l’un de l’autre pour détailler tout ce qu’ils avaient eu à accomplir, sans la présence de l’autre dans leurs vies. Cesare n’voulait pas penser à Clara, encore une fois, il s’retrouvait pris dans la tempête de ces sentiments-là ; l’absence désagréable qu’il ressentait lui tordre les entrailles, dès lors qu’il pensait à sa fille- sa fille qu’il n’avait tenu qu’en de rares occasions dans ces bras, indécis et hanté par tant de souvenirs aussi tortionnaires que délicats. Il mettait la vie de sa fille en danger, rien qu’en étant dans sa vie ; mais après toutes ces semaines à n’rien pouvoir faire d’autre qu’à construire des hypothèses dans sa tête, des images qui n’correspondaient probablement pas à la réalité, le chasseur avait tout autant enduré le supplice de ne pas faire partie de sa vie. Isolde lui avait manquée, ouais, mais pas d’la même façon que Clara- parce qu’Isolde, elle avait vingt-cinq ans, elle avait été celle qu’elle avait été avant qu’il ne la rencontre ; Isolde, elle était éternelle et inchangée dans sa mémoire. Isolde, elle était évidente, alors même que toute la vie de Clara était encore à écrire ; qu’est-ce qu’elle deviendrait en grandissant si elle ne devait pas avoir de père ? Qu’est-c’qu’elle deviendrait en grandissant si elle devait avoir un père dans sa vie ? C’n’était plus qu’une question de vengeance, de Kingsley Moren, de Radcliff- partout où il était allé dans c’pays, Cesare avait plus souvent amené la mort avec lui que quoique ce soit d’autre : et combien de gens ici-bas réclamaient sa tête aujourd’hui ? Parce qu’il avait été un chasseur, parce qu’il était un transmutant- il n’avait que trop bien connu, cette inquiétude perverse qui avait enserré ses entrailles jusqu’à l’obsession, lorsqu’il avait été en fuite avec Aria, paranoïaque au point de voir des ennemis partout. Les dégénérés le détestaient, les hunters le détestaient et à la fin au moment de découvrir le cadavre de sa petite sœur au milieu des décombres, Cesare avait bien été incapable de savoir qui avait fait ça. Quels ennemis. Quels adversaires. Quels dangers lovés dans les ténèbres. Et Kingsley Moren et Artur Kovalainen n’étaient que deux noms- auxquels il pouvait ajouter sans conteste ceux de son propre père, et de sa cousine. Alors jusqu’où le monde devait-il aller pour que Cesare réalise qu’il n’était qu’une plaie qui souillait les existences qu’il touchait- la plupart du temps, celles de ceux à qui il tenait le plus ? Sa sœur, Isolde. Sa fille. Un jour ou l’autre, son nom, son passé, sa nature, ses actes- quelque chose de lui déborderait sur Clara, et détruirait une part d’son monde comme ç’avait détruit une part du monde de la Saddler.

Il était égoïste, alors, dans toute une part d’son être et de son fonctionnement ; Cesare avait presque fini de s’inculquer cette croyance en lui, le jour où les bombes l’avaient ramené vers la mairie et vers la transmutante. Et est-c’que voir Kingsley Moren là, jouer si avidement avec la vie d’Isolde, être l’élément perturbateur qui avait sauvé la vie de la jeune femme, devait tout changer ? Le chasseur n’pouvait que s’accrocher à la bénédiction silencieuse de la savoir en vie, son cœur battant à la chamade, ses poumons expulsant un air brûlant, à mille kilomètres d’une agonie quelconque qu’on aurait essayé de lui arracher. Isolde était sauve avec lui, tant qu’il le pouvait, tant qu’il aurait la moindre énergie pour se battre, marchander, supplier ; il voulait y croire de toutes les fibres de son être, de toute la dévotion qui glissait dans ses caresses, et les longs regards lascifs qu’il attardait au fond de ses prunelles. Elle avait parlé des semaines plus tôt, d’une histoire d’elle sur un lit de mort, de lui qu’elle voulait voir avancer d’une quelconque manière, malgré le deuil ; mais même après toutes ces semaines, sa réponse serait la même. Il n’ferait jamais ça, il n’pourrait pas, peu importaient les promesses, peu importeraient ses envies ; ouais, il avait seulement vingt-six ans, et il vouait son cœur, son âme, son corps à une seule et unique femme, alors qu’ils menaient une vie on n’peut plus dangereuse et imprévisible. Mais y’aurait jamais personne dans sa vie comme Isolde- elle était celle qui avait pris cette place au milieu de ses doutes, une responsabilité d’écouter, recevoir et comprendre ses débats intérieurs, que personne d’autre n’avait endossée jusqu’alors. Isolde elle lui avait sauvé la vie, d’la plus discrète et importante des façons- il avait oscillé entre l’acceptation de sa nature, l’acceptation du courroux des hunters, l’acceptation d’une mort certaine, et la fuite pure et dure, au moment où il l’avait rencontrée. Et elle avait tout changé, et elle avait lentement, patiemment, pansé quelques-unes de ses plaies ; pas celles qui marquaient ses chairs, non, mais les autres, celles invisibles aux yeux des autres, mais qu’elle, elle avait vues si aisément. Y’avait entre eux, une cohésion, une compréhension, une unité qui n’existerait nulle part ailleurs, entre lui et qui que ce soit d’autre ; c’était Isolde qu’il voulait, Isolde qu’il aimait, et elle faisait de lui un putain d’égoïste. C’était pire que tout, l’fait qu’il ne se sente rien regretter, alors même que la ferveur était tout ce qui occupait son esprit ; l’appétit d’appartenir, la soif des frissons d’Isolde. Et leurs regards débordaient de désirs, d’une jouissance qui grandissait, grandissait plus encore à chaque muscle qui roulait juste sous leur peau. Et pour l’éternité, ils auraient pu ne plus avoir besoin de mots, leurs iris, leurs corps en ébullition parlant pour eux tout entier ; suave, Cesare avait glissé une de ses paumes le long de la jambe surélevée d’Isolde, l’agrippant fermement, plongeant plus ardemment que jamais entre ses cuisses. De l’autre de ses mains, amant salvateur, il avait appliqué des caresses doucereuses sur sa joue – quelques-unes à peine du moins, avant de retourner enserrer la poigne d’Isolde autour de la couverture, grivois après la douceur, ardent après la patience. Un entre-acte qui n’avait qu’à peine calmé leurs respirations, avant qu’ils ne s’emportent dans une nouvelle tempête, leurs bassins embrassés électrisés d’une énergie destructrice, l’appel de l’apothéose, qui grimpait, grimpait comme une vague tout le long de leurs chairs, jusque dans leurs gorges, leurs soupirs et leurs émois assemblés. Isolde, lui – eux deux, leurs gorges déployées, l’énergie dévastatrice courant dans leurs veines- y’avait tant de raisons égoïstes pour lesquelles il aurait voulu que ça dure pour toujours.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 16 Avr 2016 - 13:56

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Isolde, elle ne pouvait plus croire qu’elle était mieux sans Cesare dans sa vie. Elle n’y croyait plus depuis longtemps sans doute. Avant même qu’ils ne se remettent ensemble, y avait eu des moments où elle n’avait pas pu s’empêcher de se demander si Clara, elle ne serait pas mieux avec son père à ses côtés. C’était peut-être parce qu’elle, elle n’avait toujours eu que son père à ses côtés et il avait probablement été à ses yeux le père au monde. Elle voulait la même chose pour Clara.  Combien de fois est-ce qu’elle avait pu se demander s’il fallait qu’elle appelle sa fille Saddler ou DeMaggio-Saddler ? Le choix n’avait jamais été vraiment fait puisque sur le certificat de naissance officiel, elle s’appelait Clara Saddler, alors que sur celui qu’elle gardait précieusement elle avait le nom de Clara DeMaggio-Saddler. Dans le fond, Isolde, elle n’avait aucun respect pour la famille DeMaggio, même pas assez pour avoir passé plus de quelques minutes à parler de la mort de sa mère avec Cesare – lui-même n’en ayant pas eu l’envie de toute évidence. Mais c’était le nom que portait Cesare, alors il lui avait presque toujours semblé évident que ce nom devait apparaitre dans le patronyme de leur fille, tout comme elle aurait voulu que Cesare fasse véritablement partie de la vie de Clara. Si ça devait continuer comme ça pendant des années, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que, de toute façon, Clara finirait bien par comprendre, par accepter tout comme elle, elle le faisait. Mais elle aurait aimé que ça puisse être différent. Elle voulait que cette relation soit plus que ce qu’elle était aujourd’hui. Elle était peut-être exigeante et capricieuse, incapable de se contenter de ce qu’elle avait, toujours à en demander plus, mais elle ne pouvait pas s’en empêcher, et à chaque fois qu’ils devaient se séparés, ça lui broyait les tripes et elle avait cette envie de se jeter à ses genoux pour le supplier de rester avec elle, pour toujours.

Peut-être qu’y avait un mieux quand même dans leur relation, alors qu’il avait décidé que ce ne serait plus la peine de compter les heures à présent. Mais y aurait quand même forcément un moment où il repartirait vers son père, alors même qu’elle était persuadée que son père, il n’en avait pas grand-chose à faire de sa tronche et que ce qu’il devrait appeler famille, ça aurait dû être Clara et elle, pas ce monstre, qui un jour, trouverait bien une bonne raison de le tuer lui aussi. Elle aurait voulu que les choses puissent changer, mais faudrait attendre et encore attendre. Et elle attendrait, parce que de toute façon, y avait rien d’autre qu’elle pouvait faire. Elle ne pouvait certainement pas lui dire de rester avec elle, sinon elle le laisser tomber parce que ce serait aussi injuste qu’impossible. Elle l’aimait et elle voulait faire sa vie avec lui, alors y avait aucun moyen pour qu’elle le menace de le laisser tomber un beau jour. Elle l’avait déjà trop dit, qu’elle ne le laisserait jamais tomber. C’était une décision sur laquelle elle ne voulait pas revenir. Elle l’aimait trop pour être capable d’imaginer sa vie sans lui et ces quelques semaines passées loin de lui n’avaient fait que renforcer cette idée, tout comme ces retrouvailles lui donnaient définitivement envie de passer sa vie avec lui. Pour le simple fait de pouvoir se plonger dans son regard dès qu’elle en avait envie, ou pour les frissons qui s’emparaient d’elle dans les moments les plus intimes qui n’étaient aussi plaisant qu’avec lui. Et du plaisir, elle en avait à revendre en cet instant, il envahissait chaque parcelle de son corps encore et encore à chaque geste de Cesare avec toujours plus d’intensité, chacun des soupirs qui passaient ses lèvres y étaient aussi soumis à cette intensité grandissante et si on avait pu l’entendre à l’autre bout du château, ça n’aurait pas été un problème ; que le monde le sache qu’elle était au sommet du bonheur et de l'extase avec Cesare et qu’elle ne renoncerait jamais à ça, qu’importerait les épreuves et les difficultés que ce monde pourris déciderait de leur coller dans les pattes, jamais elle n’abandonnerait Cesare.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Sam 16 Avr 2016 - 23:30


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L’épuisement, la lassitude, étaient tous les deux des sentiments que Cesare sentait tout le temps prendre le pas sur sa vie ; ils avaient peu à peu contaminé son être, fermant son visage et coupant son âme de tous les gens qui pouvaient graviter autour de lui. Probablement était-ce à cause du sang qui avait fini par peser sur sa conscience. Ou peut-être était-ce à cause de la prescience de ‘la cause’ à laquelle il s’était senti voué. Survivre, ç’avait été grâce aux rares personnes à qui il avait pu tenir, comme Aria… et presque qu’elle. Parce que pendant tout c’temps, elle avait été celle qui avait survécu, et celle qui ne l’avait pas déserté : Skylar était morte, Rayen était partie, et Ellie l’avait quitté. Il n’aurait jamais cru pouvoir trouver une relation aussi évidente que celle qu’il avait eue avec sa sœur, avec qui que ce soit d’autre – certainement pas avec une femme de laquelle il serait tombé amoureux ; alors avec Isolde, tous ces ressentis qui pesaient si lourdement sur son échine – l’épuisement et la lassitude – semblaient s’envoler comme de l’hélium, loin de sa conscience et loin du reste du monde. C’avaient été ces mêmes illusions qui avaient poussé le DeMaggio à presque en oublier sa famille, la menace de ses parents, et la prescience de la chasse sur son existence, dès lors qu’il avait eu Isolde, leur amourette et le groupe d’amis auquel il s’était allié – ç’avaient été ces mêmes illusions qui les avaient conduits à leur perte, irrémédiablement. Il aurait pu finir par croire que ces moments-là, ces sentiments-là, n’étaient tout simplement pas faits pour lui ; mais avec la Saddler, il lui était impossible de vouloir résister à cette échappée grandiose. Ici, il n’avait pas besoin d’être un DeMaggio, un chasseur promis à la cause, il n’avait pas besoin d’être perdu sous les litres de sang qu’il avait lui-même déversés. Ici, il pouvait ressentir la passion comme il n’l’avait jamais ressentie ; son cœur, il pouvait tambouriner avec force contre ses côtes, son poitrail rendu brûlant à chaque inspiration qu’il avalait. Ici, il se sentait pouvoir crever heureux, alors même que toute sa vie, il s’était cru destiné à mourir pour la prospérité, pour une cause qui n’en aurait rien à foutre de lui, et une famille qui l’enterrerait plus vite que c’n’était décemment possible : n’était-ce pas comme ça que sa propre mère avait vécu sa vie ? N’était-ce pas comme ça qu’Isabela DeMaggio rejoindrait sa tombe, six pieds sous terre, sans que personne ne la pleure ? Cesare était venu avec des regrets voilant son âme, des questions tournant dans son esprit – mais le deuil qu’il éprouvait pour sa mère, n’avait sans doute rien du deuil qu’un enfant normal vouerait à sa génitrice, s’il avait grandi dans une famille normale. Et est-c’que toute cette misère était de sa faute ? Tout chasseur qu’il était, il s’était volontiers découvert victime d’une grande machination, dès lors qu’il avait un tant soit peu exploré le monde qu’Isolde offrait à lui.

Et la perspective des transmutants, il était bien incapable aujourd’hui de dire fièrement que c’était devenu la sienne ; malheureusement, ce n’serait probablement jamais le cas. Parce qu’y’avaient en lui, des croyances qui étaient aussi profondément gravées que son ADN lui-même. Il était le milieu qui n’cessait d’osciller, et aspirait simplement à faire cesser ce débat interne ; qu’on lui d’mande donc, et il choisirait de n’plus être un transmutant, plus être un chasseur, plus être un DeMaggio. Il choisirait volontiers le rôle de l’amoureux transi, de l’imbécile qui se vouait corps et âme à une romance unique, pour les deux d’Isolde, pour la peau d’Isolde contre la sienne, l’âme d’Isolde – tant de raisons qui sembleraient désuètes à ceux qui n’pouvaient pas comprendre l’amour, mais semblaient si évidentes à lui. Cesare aurait voulu pouvoir rester dans cette pièce pour le restant de ses jours ; pas parce qu’il aurait voulu pouvoir lui faire l’amour, encore et encore – mais parce qu’ici, y’avait Cesare, y’avait Isolde, y’avait Clara et aucune autre loyauté, aucune autre marque d’appartenance ou de dévotion n’existait. Ils étaient là l’un pour l’autre, là l’un avec l’autre, l’harmonie si évidente qu’elle glissait dans leurs souffles empressés, ou à la surface de leurs peaux couvertes de chair de poule. Il avait envie qu’elle jouisse Isolde, qu’elle jouisse d’une liberté à nulle pareille, de ces instants précieux qui étaient toujours aussi uniques – peut-être était-ce pour ça que le monde n’avait de cesse de trouver un prétexte pour les séparer, parce que s’ils devaient être ensemble, sans concession et sans demi-mesure, ils en oublieraient l’univers tout entier. Les DeMaggio, Insurgency, ceux à qui ils vouaient trop leurs vies déjà. Ils n’pouvaient clairement pas se permettre d’oublier le reste du monde pour toujours – alors ils le faisaient, par petites touches, si intenses, si parfaites, si délicieuses que ça leur en brisait irrémédiablement le cœur, dès lors qu’ils devaient retourner vers cette autre part de la vie qu’ils auraient si volontiers abandonnée. C’était comme ça, c’était tout eux, égoïstes tout autant qu’ils étaient trop dévoués, probablement ; et l’égoïsme était probablement le plus doux et enivrant des sentiments, une mélopée qui libérait leurs poumons en des émois qu’ils auraient retenus, s’ils avaient dû penser aux autres, aux conséquences de leurs actes, ou même aux drames qui suivaient à chaque fois qu’ils se retrouvaient. Les signes du destin, s’il devait y en avoir, le chasseur et la transmutante décidaient de les ignorer totalement ; y’avait que les signes envoyés par Isolde, les indications de son plaisir gonflant sous sa peau, qui capturaient l’attention du DeMaggio ce soir. De ses frissons, de ses gémissements toujours plus lascifs, de ses tremblements, sursauts, elle grimpait, grimpait à l’unisson avec lui, Cesare incendiant les lèvres d’Isolde, étouffant sa respiration dans un baiser langoureux, désespéré, affamé. Et l’intensité, la vélocité de leurs étreintes, s’élevait comme la température, la moiteur de leur peau rendant le monde entier glacé- et dès lors que leurs bouches se relâchèrent, trop impétueuses, trop tempétueuses, la mélodie de leurs râles et de leurs agitations devint plus lancinante, plus tonitruante que jamais : guère désespérée, mais tout l’inverse, en une ivresse, une transe qui mourrait avec eux, sur cette couverture, loin du monde.

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WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
it's not easy to express your feelings about how much you care about someone, and how much they've done for you, and shaped you as a person. how can you summarize how he feels in that moment and how much she means to him, in one sentence?

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