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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 0:22

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Le jour où elle avait compris comment le monde fonctionnait, Isolde avait vu naitre en elle une volonté d’aider les autres. Son père était mort et dès lors, ce qui n’était que des histoires contés par son paternel était devenu son lot quotidien. Il lui avait toujours dit de faire attention, de rester prudente de ne pas abuser de son pouvoir en public, mais de ne pas en avoir honte pour autant, parce qu’y avait des gens qui étaient incapable de tolérer les gens comme elle. Elle avait su, dès le moment où elle s’était vue être une transmutante que les hunters existaient. Elle ne savait pas comment son père savait lui, mais il avait toujours pris soin de bien le lui rappeler, qu’ils étaient là les hunters et qu’ils étaient dangereux. Mais ça n’avait longtemps été que des histoires, presque une légende qu’elle ressassait dans sa tête pour rester prudente. Puis son père était mort. Au début, elle avait voulu retrouver celui qui l’avait tué, elle avait voulu retrouvée celle qui avait trahi sa confiance, elle avait voulu se venger. Après, elle avait voulu éliminer tous les hunters de cette fichue planète juste pour que le monde soit meilleur puis, sans doute enfin redevenue réaliste, elle avait simplement voulu aider les autres, les écouter, les prévenir des dangers comme son père l’avait fait avec elle, les aider à s’accepter plutôt que de les laisser se persuadé qu’ils étaient les monstres que les hunters voulaient qu’ils soient. Elle aurait voulu les protéger aussi, mais le groupe qu’elle avait fondé avait brûlé dans les flammes d’une explosion. Insurgency, ça rejoignait l’idée qu’elle avait eue plus tôt, de se débarrasser des hunters, parce qu’on lui avait pris son père et ses amis. Dans le fond, Insurgency, ça avait aussi été une façon de vouloir aider, brutale peut-être, violente et destructrice, mais sans hunters, les transmutants seraient forcément plus en sécurité.

Maintenant qu’elle était à la mairie, quand elle arrivait à oublier un tant soit peu les soixante-trois personnes qui étaient mortes parce qu’elle était arrivée là, elle pouvait se dire que là au moins, elle aidait les habitants de Radcliff. Pour l’instant elle n’avait pas encore fait bouger les choses comme elle l’aurait voulu, mais ça semblait être un assez bon début. Ouais, aider les autres, ça faisait partie des choses qu’elle voulait le plus au monde et pourtant, ça semblait complètement incompatible avec le reste des choses qu’elle pouvait vouloir. Ces choses moins altruistes et pourtant pas si égoïstes que ça. Elle voulait juste une vie normale, être heureuse avec l’homme qu’elle aimait et leur fille. Ça paraissait quand même pas si énorme que ça comme projet. Y en avait combiens qui y arrivaient à ce but-là ? Tellement de personnes qu’elle avait du mal à comprendre pourquoi pour eux il fallait que ce soit si compliqué. Elle avait l’impression de devoir choisir entre les deux voies, soit elle aidait les autres, soit elle était heureuse avec Cesare. C’était un choix qu’elle n’avait pas envie de faire et pourtant, aussi étrange que ça puisse paraitre, lier les deux semblait absolument impossible. Elle ne choisissait pas, elle ne liait pas les deux. Quand elle vivait l’un, il fallait qu’elle laisse l’autre de côté. La plupart du temps, elle se concentrait sur la mairie et Cesare n’était pas avec elle. Et dès que Cesare était avec elle, elle laissait le reste du monde de côté. Ce n’était pas forcément comme ça qu’elle voulait vivre sa vie, mais si c’était tout ce qu’elle pouvait avoir, alors elle ferait avec, encore et toujours. Si oublier Cesare pour se concentrer sur le reste du monde c’était impossible et incroyablement douloureux, le contraire n’était pas vrai. Oublier le reste du monde pour Cesare, c’était d’une facilité à couper le souffle et plus agréable que n’importe quoi d’autre au monde. Peut-être que c’était la preuve que son choix, il était peut-être fait et que le jour où on lui poserait un ultimatum, elle choisirait Cesare sans se poser de question. Ce serait tellement facile de choisir Cesare alors qu’il lui apportait ce bonheur après lequel tout le monde semblait courir, elle, elle l’avait trouvé à ses côtés et là ce soir, il était poussé à son paroxysme alors qu’elle s’était complètement perdue dans ses bras, le souffle court, la respiration coupée par ses baisers et plus de plaisir en elle qu’elle n’avait pu croire être capable d’en ressentir. Cette union qu’ils avaient en cet instant, celle qui la faisait frissonner, encore et encore et lui arrachait de trop nombreux soupires emplis d’un plaisir unique, ça faisait partie des nombreuses raisons pour lesquelles dans le fond, si un jour elle devait faire un choix, ce serait Cesare et est-ce que ce serait vraiment égoïste après tout ? Elle était comme tout le monde, elle y avait le droit à ce bonheur et elle en avait envie. Envie que ça dure pour toujours, envie de se briser la voix à chacun de ses gémissements, envie de rester contre son corps, dans ses bras, à ses côtés pour le restant de sa vie.

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You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 1:11


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Cesare n’était pas un expert des opinions, Cesare n’était pas celui qui prenait les décisions ; une chose que son père lui avait bien entendu rappelée, dès lors que le fils était revenu vers lui- Cesare était plus apte à suivre des ordres, à subir les décisions des autres et à s’forcer dans des ultimatums impossibles plutôt qu’à réellement choisir les choses. Il n’avait jamais clairement pris sa vie en mains, et il était on ne peut plus évident que le fils prodigue ne se serait jamais détourné du chemin tout tracé par son lignage, s’il ne s’était pas avéré être un transmutant lui-même. Ouais, si son pouvoir ne s’était jamais réveillé, Cesare et Isolde n’existeraient pas ; ils n’se seraient probablement jamais rencontrés – ou peut-être le soir où la Saddler avait débarqué chez les DeMaggio pour chercher Anthea – et le contexte n’leur aurait certainement jamais permis de tomber amoureux. Ils étaient si épris l’un de l’autre en ces instants infinis, qu’il était bien difficile d’envisager une telle réalité ; celle écrite dans ce que leurs vies respectives avaient pu être, y’a pas si longtemps de ça. Il n’s’était suffi de pas grand-chose, pour que le chasseur n’ait pas été là, le jour où Rafael avait remonté la piste de la jeune Isolde Saddler, tuant le père de celle-ci plutôt que de mettre la main sur la dégénérée elle-même. Et si dans une autre vie, un autre univers quel qu’il soit, Cesare DeMaggio avait été celui qui avait tiré la balle meurtrière dans le crâne de l’homme qu’Isolde avait toujours idolâtré ? Quelque part, leurs desseins chaotiques semblaient vouloir les lier depuis avant même qu’ils n’se rencontrent, alors était-ce vraiment de la folie que de penser les choses ainsi ? Rien que pour n’pas vouloir s’imaginer être une menace ambulante, débordant sur la vie de la transmutante, Cesare aurait voulu égoïstement répondre que oui, c’était de la folie. Et pourtant, il savait bien que s’il n’avait pas été occupé à l’autre bout du pays des années plus tôt, il aurait accompagné son père sur cette chasse-là et leurs destinées auraient été plus emmêlées qu’ils ne l’auraient cru. Et Cesare n’aurait pas hésité à tuer le père d’une Isolde qu’il n’connaissait ni d’Adam ni d’Eve, juste parce que son père lui aurait dit de le faire – Rafael avait eu raison, ce soir-là quand Cesare l’avait confronté : y’avait eu un temps où il avait été un fils bien obéissant, discipliné et déterminé à faire la fierté de son patriarche.

Alors était-ce un signe du destin, que le fait qu’ils ne se soient pas rencontrés en ce temps-là au milieu du désastre, mais plutôt des années après, alors que Cesare tâtonnait avec une mutation qu’il aurait voulu rejeter de tout son être ? Le DeMaggio était assez empêtré dans ses doutes et sa culpabilité pour bien vouloir y croire- pour s’accrocher à cet espoir-là : que c’n’était pas parce qu’il portait le nom d’son père, qu’il était voué à la blesser, encore et encore. Ici et maintenant, il voulait bien croire que l’amour qu’il avait pour Isolde pouvait tout changer en lui, au-delà d’un patronyme qui lui avait pesé sur les épaules plus souvent qu’il n’avait été synonyme d’un véritable sentiment d’appartenance- et ça en disait long, parce qu’encore et encore, Cesare n’avait eu de cesse de lutter pour y croire, au lien immuable qui liait chaque DeMaggio entre eux. La triste vérité, elle avait éclaté ce soir-là, avec l’entrepôt et l’amour qui avait lié le jeune homme à la transmutante – la dévotion qu’il avait eue pour sa famille n’avait jamais rien signifié, et il avait perdu dans ses espoirs, ses craintes, sa fuite en avant, la seule chose qu’il avait eu une valeur véritable dans son existence. Et c’était complètement fou, que d’être là maintenant, à s’perdre dans les prunelles d’Isolde ; il la regardait, parfois, et Cesare s’demandait comment les choses avaient pu se passer ainsi. Comment ils pouvaient se retrouver comme ça, si évidents, stellaires, hors du monde – transcendant cette réalité qu’ils laissaient si volontiers aux autres pour cette fièvre qui n’subsistait qu’entre eux d’eux. L’amour qui tambourinait dans leurs cœurs, leurs impressions gravées au fer rouge à la surface de leurs peaux. Et alors que l’air devenait insoutenable dans ses poumons, brûlant comme jamais, ses muscles crispés de chaque recoin de sa gorge à ses hanches téméraires, Cesare n’pouvait rien faire d’autre que regarder Isolde, admirer leur monde à eux deux dans le creux de ses iris, se perdre dans l’océan, l’abysse de plaisir qui brillait dans leurs regards respectifs. Ils avaient toujours leurs deux mains enlacées contre les couvertures, et le chasseur de son autre main, traçait et retraçait plus intensément à chaque seconde, les contours du visage d’Isolde, ses lèvres, tantôt égarant son souffle contre ses lippes, tantôt dévorant celles-ci dans des baisers désespérés et amoureux tout à la fois. Et entre les cuisses d’Isolde – enfin, trop tôt, après une infinité de supplices précipités tout au bord de ses chairs, il s’y perdit totalement, plongeant sans concession, corps et âme, souffles et frissons, plaisir et oubli. Lové contre elle, conquérant et conquis en elle, à l’unisson avec ses émois, sa jouissance qu’il darda en de longues, lascives attentions, suffoquant, à bout de souffle, un rictus d’admiration au coin des lèvres. De sa main chaude, moite, Cesare laissa remonter ses caresses tendres sur le front de la jeune femme, dégageant les cheveux blonds, humides, en des attentions délicates, cherchant un souffle salvateur dans la quiétude qui suivait l’épiphanie. Ses doigts crispés autour de ceux de la Saddler, en revanche, il semblait incapable de les dénouer, ou de même en avoir l’envie, trop heureux d’être plus intensément que jamais contre elle, sa peau à jamais exacerbée par le contact de celle de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 12:26

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Inviter Cesare ce soir, elle avait l’impression que c’était la meilleure idée qu’elle avait eu de toute sa vie. Pourtant, ce n’était qu’un genre de rencard improvisé qui n’allait certainement pas changer la face du monde. C’était une soirée comme ils en avaient déjà eue au cours de leur romance et comme ils en auraient plus tard, sans l’ombre d’un doute. Mais chaque moment avec Cesare était tellement unique, tellement magique, que c’était difficile de ne pas considérer, à chaque fois qu’ils se retrouvaient que c’était la meilleure chose au monde. Après des semaines sans se voir, des retrouvailles difficiles marquées par une bombe, une attaque et plusieurs heures passées à l’hôpital, c’était difficile de ne pas considérer ce moment comme le meilleur moment de toute sa vie. Et peut-être bien que la prochaine fois qu’ils se retrouveraient, ce serait encore le meilleur moment de de sa vie. Elle ne pouvait pas choisir de toute façon, quelles soirées passées ensemble valaient mieux que les autres. Peut-être bien qu’elle pouvait considérer que celle qui avait suivi ma mort d’Anthea, ce n’était pas le top, parce que ça avait été une soirée compliquée, malgré quelques bons instants qui restaient gravés dans sa mémoire. La soirée chez lui, ça avait été le moment où ils s’étaient vraiment retrouvés, après des mois et des mois à simplement s’engueuler à tout va, alors malgré la blessure qui les avaient réunis, elle pouvait facilement dire que ça avait été l’une des meilleures soirées de sa vie, comme celle qu’ils avaient passé avant de se séparer pendant des semaines, quand bien même ça avait commencé par une dispute. Au moins ce soir, ça n’avait pas trop mal commencé, malgré ce que Cesare avait pu raconter. Y avait pas eu de dispute, pas de blessure et la mort de sa mère avait moins l’air de l’attrister que ça n’avait été son cas à elle pour Anthea. Alors ouais, ce serait forcément l’une des meilleures soirées de sa vie, au même titre que la plupart de celles qu’elle avait pu passer avec lui jusqu’à présent.

Ils l’avaient dit à l’hôpital, et elle ne pouvait avoir que l’envie de le reconfirmer, encore et encore, faudrait vraiment pas qu’ils passent encore plusieurs semaines loin de l’autre. C’était vraiment trop long comme temps et ça avait été de la torture la dernière fois, pas question d’avoir à subir ça de nouveau. A défaut de pas pouvoir être avec lui tous les jours, elle voulait pouvoir le retrouver souvent, le plus souvent possible, pas juste pour ce genre de moments, où leurs corps enlacés se perdaient dans un plaisir sans fin, non, elle voulait juste être avec lui et lui raconter ses journées, même les plus chiantes et inintéressante, et écouter ce qu’il avait à dire sur les siennes, quand bien même y avait peu de chance pour qu’il se lance un jour dans un discours sur les chasses qu’il pouvait mener avec son père – sans doute qu’elle ne voulait rien savoir de ça de toute façon – mais ils avaient forcément des choses à se raconter. Et puis, elle voulait pouvoir l’embrasser, caresser sa peau, se lover dans ses bras et simplement l’observer en silence. Elle voulait qu’il soit là avec elle, tout simplement, alors peut-être qu’ils devraient s’organiser un planning et se dire quand est-ce qu’ils se verraient pendant le mois à venir, peut-être que ça les aiderait à moins appréhender les retrouvailles et à toujours imaginer le pire, dès qu’un sms arrivait. Si c’était le pire qu’il avait imaginé en venant ici, s’il avait été angoissé sur la route, au moins ça ne pouvait que rendre le moment encore plus parfait. Quoi que elle, elle n’avait pas du tout imaginé le pire et pourtant, elle avait l’impression que c’était déjà plus parfait que tout ce qu’elle avait pu imaginer, qu’elle avait atteint tous les sommets possibles et imaginables du bonheur et ce fut l’extase la plus totale qui passa le seuil de ses lèvres, dans un gémissement qui supplantait tous les autres, un cri presque, qu’elle avait essayé d’étouffer en vain dans le creux du cou de Cesare et elle savait senti sa main se serrer avec encore plus de force autour de celle de Cesare, avant de laisser sa tête retomber contre l’un des oreiller contre le sol, complètement essoufflée, presque étouffée dans la chaleur ambiante, ses jambes retombant lentement, encore tremblantes contre les flancs de Cesare et sa main relâchait un peu la pression autour de ses doigts, alors que ses muscles commençaient à se détendre. Les doigts de son autre main venant glisser contre sa joue alors que, malgré son souffle haletant, elle vint déposer un baiser contre ses lèvres, déchargé des passions précédentes, juste doux et amoureux, comme un ‘je t’aime’ qu’elle aurait pu prononcer, mais parfois, un baiser, ça valait mieux que tous les mots du monde.

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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 19:00


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Elle le rendait fou, Isolde : combien de fois l’avait-il dit déjà ? Emporté par les moments comme ça, emporté par leurs souffles à l’unisson, leurs regards qui s’électrisaient l’un l’autre. Elle l’avait rendu fou aussi à l’époque de leurs disputes, alors que le ton montait impétueusement, à mesure que leurs ressentis dominaient tout le reste. La plupart du temps, sans doute, à chaque fois qu’ils s’étaient engueulés avec tant de force, ç’avait surtout été à cause de leurs sentiments obscurs et coupables, plus qu’à cause du sujet de conversation qui les opposait même. Il s’était confronté à la véhémence d’Isolde, à la rage d’Isolde, à la froideur d’Isolde, à la tristesse d’Isolde – et à chaque fois, elle avait eu une phrase, une attitude, un mot qui l’avait rendu fou. Fou dans le silence de ses propres impressions, qu’il avait la plupart du temps gardées pour lui, avant de libérer sa surcharge de ressentiments d’une autre façon- soit sur sa sœur, parce qu’elle s’était une nouvelle fois défilée pour vivre à sa guise sans même prendre en compte ses inquiétudes, soit en chassant, soit en buvant- soit en oscillant entre ces deux mondes qui s’opposaient en lui. Il avait voulu sauver une transmutante fut un temps, il en avait joué de sa propre vie, pour finalement avoir comme seule reconnaissance à la fin d’l’histoire, le fait d’être jeté dans une mine qui menaçait de s’effondrer, avec un hunter et un dégénéré à la force surhumaine. Alors ouais, incontestablement, Isolde le rendait fou, dans chaque petit sursaut de vie qu’elle attardait dans sa direction, chaque tendresse, chaque rixe- tout autant quand ils étaient ensemble, à l’unisson, sans hésitation aucune et quand ils se déchiraient littéralement. Au moins pour l’heure, les disputes étaient loin, infiniment loin : au contraire, le havre de paix et d’harmonie qui les englobait totalement avait quelque chose d’inhabituel, de délicieux à la fois, d’imprévisible – c’était tant mieux, parce que quand bien même c’n’était pas de la perdition pure et dure, Cesare n’pouvait que s’estimer bien heureux de pouvoir laisser derrière lui les soucis qui avaient assailli son esprit pendant des heures d’une tourmente qu’Isolde seule aurait été apte à briser. C’n’était pas comme s’il avait qui que ce soit à qui il pourrait se confier, de toute manière ; y’avait toujours Skylar – ou Faith – mais sûrement que les choses n’auraient pas été si différentes d’avec la Saddler. Elle lui aurait dit qu’elle était ‘désolée’ sans pour autant pouvoir comprendre les complexités qui s’étaient jouées dans la relation qui le liait lui à ses géniteurs – lui-même, il avait bien du mal à savoir c’qu’il pouvait y avoir d’autre à dire, à faire, ou à ressentir. Il était désolé aussi, lui dans une certaine mesure, mais c’n’était pas pour autant que ça changeait quelque chose ou que ça voulait dire quoique ce soit.

Alors que même les moments sans le moindre mot avec Isolde, avaient leur propre signification, un sens bien donné, et une réalité de laquelle il n’saurait jamais douter. Il suffisait qu’il la regarde, comme ça, ses prunelles sombres perdues dans les yeux clairs de la jeune femme, pour que tout un tas d’évidences guident ses gestes et caressent sa peau. Orgueilleusement, il s’sentait bien, si bien là, lové contre Isolde, la chaleur de leurs corps maintenue par leur proximité, ses muscles encore délicatement tendus par les instants qui suivaient, les frissons qui glissaient encore impétueusement sur leurs épidermes et faisaient rouler leurs chairs. Elle le rendait fou, indéniablement, ici et maintenant – avant quand ils n’avaient fait que se parler, encore avant, quand ils avaient tout juste commencé à se perdre ; elle le rendait toujours fou, bienheureux de sentir le souffle de la jeune femme si court tout contre lui, leurs poitrails encore si proches l’un de l’autre, le DeMaggio n’avait aucune envie de bouger de sa place de choix. Et il ne le fit pas, profitant volontiers du baiser qu’elle lui offrit, leurs mains enlacées sur la couverture se dénouant doucement- quand bien même il les aurait crues impossibles à séparer, désormais. Il ne lâcha pas ses doigts pour autant, dégageant tout juste son pouce pour venir caresser le dos de la main d’Isolde, son autre paume glissant le long de sa joue, pour venir fourrager ses cheveux doucement humides. Lorsqu’elle relâcha son baiser, Cesare eut un fin sourire, à mi-chemin entre l’amusement et la tendresse ; lentement, amoureusement, il déposa quelques bisous moqueurs sur le tracé de sa clavicule, le sommet de son poitrail avant d’abandonner, peu désireux de la chercher plus encore. Pas pour le moment, pas alors qu’il avait juste envie de la regarder, l’adorer, en continuant ses caresses dans ses cheveux. Ils n’avaient au moins, plus besoin de s’inquiéter de la tension sexuelle, de l’appétit qui avait pu tendre l’air et avait très tôt fait dériver leur discussion vers cette situation là – cette bulle venait d’exploser en mille morceaux, et il leur restait encore toute la nuit. « J’aurais pas pu attendre plus longtemps. » qu’il admit, dans un léger ricanement suave, un sourire rieur au coin de sa bouche, avant qu’il ne vienne reprendre celle d’Isolde dans un baiser. Dans ses caresses, ses doigts trouvèrent la naissance de la cicatrice que la mutante avait au front, et l’attention de Cesare se retrouva portée là – il eut quelques touchers distraits, remarquant que la plaie cicatrisait bien, et que plus les jours passaient, plus l’incident de la mairie était loin d’eux. Elle n’avait au moins plus de marque des sévices de Moren autour de son cou, et les ecchymoses étaient discrètes- elle le rendait fou, définitivement, même dans ces moments-là, où il oscillait entre sa rage, sa culpabilité et la simple admiration du fait qu’elle soit toujours vivante.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 20:37

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Les retrouvailles tant attendues avec Cesare elle les avait rêvées de bien des façons pendant ces semaines qu’ils avaient passés loin l’un de l’autre et cette soirée s’approchait clairement plus des songes qu’elle avait pu avoir que leurs vraies retrouvailles, celles qui avaient eu lieu après l’explosion de la mairie. Certes, elle avait été contente de le revoir, vraiment contente qu’il arrive au bon moment pour lui sauver la vie, quand bien même y avait la partie trop fière d’Isolde qui clairement avait du mal à digérer le fait qu’elle n’ait pas été capable de se défendre toute seule. Mais, malgré le fait qu’elle ait pu être contente de le revoir, elle avait du mal à considérer que ça puisse avoir été des véritables retrouvailles. Elle n’arrivait même pas à apprécier cette journée, dès qu’elle y repensait, c’était pas Cesare qui lui revenait tout de suite à l’esprit, c’était plutôt le chaos environnant, la panique qui s’était emparée d’elle quand elle était arrivée à l’hôpital et qu’elle avait vu tous ces gens blessés. Puis y avait toujours le bilan de cette journée qui revenait s’imposer à elle, les blessés, les morts, en premier, puis les dégâts matériels après. Le cout des dégâts qu’on arrêtait pas de lui rabâcher encore et encore alors qu’il fallait bien s’occuper des réparations et que ça coutait très cher – comme si le fric pouvait être sa première priorité dans ces conditions-là. Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait tout simplement pas prendre cette journée pour prétendre qu’il s’agissait de ses retrouvailles tant espérées avec Cesare. C’était une journée beaucoup trop sombre qu’elle aurait presque voulu pouvoir effacer définitivement de son esprit, à tel point que la simple idée de célébrer son élection en tant que maire de cette ville, ça avait tendance à la dégouter, vu comment les choses avaient tournées ce jour-là, y avait rien à célébrer.

Ce soir, au moins, les retrouvailles étaient belles. Loin des ruines d’une mairie fraichement explosée, loin des couloirs de l’hôpital de la ville. Alors ce serait forcément plus simple de ce souvenir de cette soirée comme leurs retrouvailles, comme ce moment qu’elle avait tant attendu pendant des semaines et des semaines. Maintenant, elle s’en fichait bien de cette robe qu’elle avait mis du temps à choisir, rien que pour lui faire plaisir, ou les sous-vêtements qu’elle avait voulu sexy, pour lui aussi alors même qu’elle n’était pas sûre qu’il ait eu ne serait-ce que le temps d’apercevoir leur couleur. Elle s’en fichait aussi d’avoir mis du temps à mettre ses cheveux en place, alors que maintenant ils étaient décoiffés et humides ; au pire, ce serait juste une bonne excuse pour retourner à la douche, mais avec lui cette fois. Enfin, pour le moment, elle n’avait pas envie de bouger de cette couverture. Elle était bien encore dans ses bras, encore si proche de lui. Elle se sentait bien malgré la chaleur dans la pièce qui lui donnait envie d’aller ouvrir la fenêtre, mais comme elle n’avait pas envie de bouger, tant pis pour la fenêtre. Sa réplique la fit sourire. « Non, moi non plus. Encore un jour comme ça et j’aurais débarqué chez toi juste pour qu’on fasse l’amour. » Elle était un peu cinglée sur les bords, mais elle n’aurait jamais fait un truc pareil. Elle n’avait pas envie de retourner dans cette baraque de toute façon. A part sans doute si son père avait l’idée de lui renvoyer encore des morceaux de ses amis. Et puis y avait pas que pour le sexe qu’elle n’aurait pas pu attendre plus longtemps. Pour tout le reste aussi. De sa main libre, elle attrapa la sienne, celle qu’il avait attardée contre la cicatrice de son front. Elle porta ses doigts jusqu’à ses lèvres pour y déposer un baiser. « Tu devrais pas plutôt chercher des cicatrices dont tu n’aurais pas connaissance ? Histoire de vérifier que j’ai bien tenu ma promesse et que j’en ai pas récolté de nouvelles pendant ces dernières semaines ? » Nan, elle n’avait pas d’autres cicatrices normalement, alors il pouvait toujours chercher autant qu’il voulait, il n’allait pas trouver grand-chose, peut-être un bleu parce qu’elle s’était mangé la table basse dans le genou ou une coupure sur un doigt parce qu’elle était assez douée pour se couper avec du papier, ce genre de conneries, mais rien qui aurait pu justifier qu’elle décroche le téléphone pour le prévenir. « Et puis on sait jamais, je pourrais peut-être avoir eu l’idée de le faire tatouer ‘Love Cesare’ quelque part hein. » Certainement pas et il ne pouvait pas en douter, elle lui avait bien dit ce qu’elle en pensait de ce genre de tatouage, alors non, y avait pas moyen pour qu’elle se soit faite tatouer un truc pareil. « Ou alors peut-être que je devrais chercher sur ton corps à toi si t’es pas allé faire quelque chose de complètement débile. » Ouais parce que c’était bien lui qui en avait parlé ce de tatouage, entre son ‘Love Isolde’ et son portrait, elle aurait presque pu avoir de quoi se faire du souci. Heureusement, l’un comme l’autre, ils n’étaient pas encore assez cinglés pour en arriver là.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 22:41


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Il n’y avait pas eu qu’au corps nu d’Isolde, et de leur dernière nuit passée ensemble, bien heureusement, que Cesare n’avait eu de cesse de penser ; bien souvent, il avait senti ses pensées s’égarer vers des inquiétudes qui avaient tourné et tourné dans sa tête. Elle lui avait fait comprendre, la Saddler, qu’elle n’avait pas l’intention de faire les choses sans réfléchir, ou de manière totalement incontrôlable et Cesare avait décidé de lui faire confiance, au moment d’enfin quitter l’appartement de la jeune femme, ce matin-là sous l’aube à peine levée. S’il n’avait pas fait confiance aux promesses qu’elle avait faites, le DeMaggio n’aurait probablement jamais bougé ses fesses du sillage de la mutante, rien que parce que l’expérience lui avait appris à être plus prudent : c’était bien son imprudence et sa volonté farouche qui avaient conduit Isolde contre la lame du couteau d’un hunter, amenant leurs premières retrouvailles clandestines. Et quand bien même il gardait un souvenir on ne peut plus agréable de cette nuit et d’cette matinée passées en la compagnie d’Isolde, Cesare n’avait pour autant pas oublié la peur viscérale qui l’avait pris, lui faisant presque tout lâcher à la vitesse de l’éclair pour rejoindre le centre-ville. C’était d’Isolde qu’il était question- et il s’avérait que bien souvent, il n’pensait pas normalement quand c’était au sujet d’elle, et qu’y’avait mille raisons qui pouvaient s’éveiller dans un coin d’sa tête pour justifier le moindre égarement vers elle. Combien de fois le chasseur s’était-il demandé si elle allait bien ? Si elle n’avait bel et bien pas fait de mauvaise rencontre qui avait laissé une nouvelle cicatrice sur sa peau ? Certes, elle lui avait promis qu’elle trouverait un moyen de le lui dire si ça devait lui arriver, mais quelque part, il était parti avec la conviction qu’elle trouverait un autre moyen de faire : contourner sa promesse pour ne pas l’inquiéter et ne pas le pousser à l’imprudence, sans pour autant se mettre en danger. Elle avait bien dit après tout, qu’à la plaie à son flanc, quelqu’un avait recousu quelques points qui s’étaient défaits dans la nuit – dans son entourage, la blonde avait donc quelqu’un de plus apte que lui à accomplir ce genre de petits gestes vitaux. Et avec Isolde sur le devant de la scène, désignée par tous les hunters comme une cible à abattre – pas nécessairement parce qu’elle était une mutante (puisque ça n’avait pas pu être prouvé, Isolde étant vaccinée) mais juste parce qu’elle se dressait sur le chemin de Thaddeus Lancaster – le DeMaggio avait eu de quoi s’inquiéter. Encore et encore, retourner des pensées tortionnaires qui avaient bien souvent menacé de faire flancher sa détermination – à quoi bon rester ici, à admirer une vengeance qui lui filait sous le nez, malgré le sang qui entachait ses mains, et les sacrifices qu’il accomplissait dans le procédé ? Combien de fois, exactement, s’était-il répété cette question assommante à souhait ?

Alors c’n’était pas extrapoler, ou être trop dramatique sur les bords, que de dire que ç’avait été difficile, et qu’il n’aurait pas pu attendre plus longtemps : ouais, ça voulait dire qu’il n’aurait pas pu rester de marbre, à l’observer dans sa si belle robe, écouter ses phrases enjôleuses et doucement provocatrices sans lui bondir dessus. Mais ça voulait aussi dire que les jours insidieux qui avaient semé le chaos en lui, il les avait senti peser trop lourdement sur son échine, et qu’il n’aurait définitivement pas tenu bien plus longtemps dans une telle situation. Et maintenant qu’il était avec Isolde, qu’il pouvait la voir, la sentir contre lui, la dévisager dans le blanc des yeux comme un imbécile, tout allait mieux – et cette situation désastreuse qu’ils avaient partagée, ils pouvaient en ricaner désormais ; et Cesare ne manqua pas d’en profiter, dans une moquerie qui répondit du tac au tac aux mots de la transmutante. « Hm, c’est une perspective tellement sexy que j’aurais bien voulu la voir se produire. » qu’il admit, juste avant que leurs lèvres ne repartent s’enjôler dans un baiser délicat- fallait bien avouer que l’interdit avait un certain attrait, et que là, ils auraient dépassé toutes les limites de la prudence- ce qui était indéniablement sexy, tout autant que stupide, inconsidéré, et impossible. Il aurait peut-être pu lui faire un dessin pour expliquer comment grimper à l’arbre que sa sœur avait toujours utilisé pour faire le mur. Mais ils n’étaient plus des ados qui faisaient des trucs débiles dans le dos de leurs parents- certainement pas – et les responsabilités s’étaient toujours rappelées à eux, comme cette cicatrice, au sommet du front d’Isolde, qui rappela les yeux sombres de Cesare. La main de la jeune femme, prenant ses doigts caressant pour venir y déposer un baiser, avait ce quelque chose de réconfortant qui fit glisser un sourire attendri aux lippes du DeMaggio, alors qu’il l’observait, adorateur de l’instant. « J’ai fait des trucs plutôt fous et intrépides pendant toutes ces semaines-… » qu’il signifia dans un ricanement, sans pour autant que ce ne soit nécessairement vrai, mais simplement pour la provoquer, l’amuser, sa main égarant une caresse brûlante le long de sa mâchoire. « peut-être que j’ai fini par m’faire tatouer ‘Love Isolde’ quelque part, tu sais pas, t’as pas vu. » elle n’avait pas eu le temps d’admirer grand-chose, alors que lui, lui il se souvenait bien de l’avoir vue perchée sur lui, il se souvenait de ses mains baladeuses, de tous les détails que ses prunelles avaient bien ravivé à sa mémoire en une fraction de seconde. « Moi je sais déjà que touuuut là- » il désigna en quelques petits mouvements contre elle tout ce qui était si étroitement blotti contre lui ; « y’a aucun tatouage pour moi... » il aurait presque pu avoir l’air peiné, « aucune cicatrice inattendue. » et ça, ça lui faisait plaisir, une évidence qu’il fit glisser dans un énième baiser, doucereux tout autant qu’amoureux, languissant, lascif. « Quand j’suis loin de toi, j’fais toujours des trucs débiles. » admit-il dans une confession tout contre sa bouche, ses doigts continuant leur caresse entêtante et lente tout le long de sa mâchoire, dans le creux du cou si doux de la Saddler ; il avait au moins semblé totalement romantique et honnête dans sa dernière phrase, y’avait un fond de vérité, quand même ; pour le coup, il n’extrapolait qu’un tout petit peu.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 17 Avr 2016 - 23:52

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Elle avait été prudente pendant ces dernières semaines, peut-être plus que pendant les mois qui avaient suivis la fondation d’Insurgency, ceux-là qu’elle avait pourtant passé enceinte. Elle en gardait des cicatrices aussi de cette époque. Parce qu’elle avait fait n’importe quoi pendant ces quelques mois. Cela dit, elle estimait que la balle dans la jambe, c’était absolument n’importe quoi. Elle s’était faite tirée dessus, dans un hôpital, en pleine journée, alors qu’elle n’était venue – presque – qu’en tant que flic pour mener à bien un interrogatoire de police. Elle n’avait provoqué aucun hunter ce jour-là techniquement et quand bien même elle avait eu besoin des informations qu’elle était venue chercher plus pour Insurgency que pour la police, logiquement, on aurait jamais dû lui tirer dessus. Enfin, dans une ville pareille, ce n’était pas vraiment surprenant que des hunters entrent dans une chambre d’hôpital pour achever une pauvre fille qui avait réussi à leur échapper, quitte à tirer sur le flic essayant de l’aider. C’était le genre d’événements qui avaient tendance à la faire encore plus détester les hunters. Enfin, au moins ces dernières semaines, elle avait fait bien attention. Pas seulement parce qu’elle l’avait promis à Cesare, mais aussi parce qu’elle n’avait pas franchement envie de mourir. Elle voulait être maire, ça aurait été vraiment con de se faire tuer sans être arrivée à son but. Cela dit, elle savait qu’il ne fallait pas renoncer à la prudence maintenant qu’elle avait atteint son but. Y avait toujours du monde qui voulait sa peau sans doute. Elle continuerait de faire attention et Cesare pourrait toujours trouver des recoins de sa peau douce et sans défaut, puisque c’était ceux-là qu’il préférait d’après ses dires. Elle n’avait toujours pas envie de se faire tuer de toute évidence, maintenant qu’elle était maire de cette ville, elle avait une tonne de boulot à accomplir pour arrêter les hunters, pas question qu’elle s’arrête en si bonne voie.

Elle était assez prudente pour ne pas se pointer dans le manoir des DeMaggio pour y retrouver Cesare parce qu’il lui manquerait trop. Si vraiment elle n’avait pas pu se faire violence pour résister à ses envies de le retrouver, elle aurait envoyé un message pour lui demander de la retrouver quelque part de moins risqué que chez lui et elle savait bien qu’il n’avait pas eu si envie que ça que ça se produise. S’il avait dû la trouver là-dedans, sans doute qu’il l’aurait bien engueulée pour le manque totale de prudence que ça pouvait représenter. « Bha la prochaine fois que ton père sera absent, je viendrai te voir et puis je sortirai par la fenêtre le matin, comme des adolescents. » Ils avaient pourtant passé l’âge de l’adolescence depuis un moment maintenant. Il allait sur ses vingt-sept ans et elle sur ses vingt-six, alors ouais, l’adolescence ça commençait à remonter pour l’un comme pour l’autre. Un sourire sur les lèvres elle arqua un sourcil à la suite de ses paroles. « Va vraiment falloir que je vérifie ça. Faut que je regarde partout partout partout si y a pas un petit tatouage ridicule. » Elle laissa sa main glisser le long de son torse, descendant le plus bas possible en direction de cette partie de son corps qu’elle avait déjà désignée comme sa propriété privée, c’était probablement le premier endroit à vérifier puisque c’était là qu’il avait dit qu’il se ferait son tatouage ; là où sur la hanche, mais la hanche, elle avait bien vu qu’y avait rien dessus. « Désolée, j’avais bien l’intention d’aller me faire tatouer ton prénom sur l’un de mes seins, mais j’arrive pas à choisir sur lequel. » Non, elle n’avait absolument pas prévu d’aller faire un truc pareil, d’autant plus que ce serait complètement débile juste après une grossesse dont il restait encore quelques traces dont elle avait bien l’intention de se débarrasser, y compris dans sa poitrine. Et puis peut-être bien qu’un jour elle en voudrait un deuxième de bébé, alors y avait clairement des zones qu’elle devait éviter de tatouer et les seins en faisait partie. Même sans ça, elle n’irait certainement pas se tatouer un truc ici. Elle n’avait pas besoin de se faire tatouer le prénom de Cesare pour lui prouver qu’elle l’aimait. Les baisers, les caresses ou juste la façon dont elle avait de le regarder dans les yeux, ça exprimait tout son amour pour lui. Elle remonta sa main contre sa joue. « Pas trop débile quand même j’espère. » Elle ne voulait pas qu’il prenne trop de risques, qu’il se retrouve trop en danger tout ça parce qu’il était loin d’elle, sinon elle serait bien incapable de continuer à le laisser partir. C’était déjà assez compliqué comme ça, mais si en plus il devait prendre des risques débiles, ce serait vraiment impossible de le laisser filer.  

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 18 Avr 2016 - 5:01


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Il avait fallu qu’il tombe amoureux d’une femme comme Isolde, hein – quelqu’un qui testait ses limites, sa patience, sa bonne volonté et ses croyances de toutes les manières possibles et imaginables. Déjà à l’époque où elle ne le savait pas, n’pouvait pas s’en rendre compte et n’avait eu connaissance que de la moitié de son histoire à lui, la Saddler avait créé tout un tremblement de terre à l’esprit du DeMaggio ; elle avait réveillé des questions qu’il n’aurait jamais cru avoir un jour, et amené des sentiments qu’il s’était imaginé avoir mâté au fil des années. L’empathie, l’amour, la compassion – ces parasites à sa destinée de chasseur, combien d’années son père avait-il mis à peu à peu, les gommer de la personnalité du fils infiniment humain ? Et combien de temps, combien de regards et de moments doux, avaient-il suffi à Isolde pour inverser tout le processus ? Fallait quand même avouer qu’il devait y avoir eu une part d’amour qui avait déjà joué en lui à cette époque, dans la façon dont il s’était révélé particulièrement réceptif à l’entrée de la blonde dans sa vie, alors même que dans ses plans initiaux, il n’avait prévu d’s’attacher à personne. Certainement pas à quelqu’un qui remettrait tant de choses en question en lui, et bousculerait sa vie entière à c’point : un an plus tard, plus ou moins, il se retrouvait éperdument épris d’une transmutante, à plus ou moins bien vivre avec sa mutation à lui- il était devenu le fils du déshonneur, il n’avait plus de sœur, et avait une fille dont la sécurité dépendait majoritairement du fait que tout Radcliff ignore qu’il en était le père. Comment les choses pouvaient évoluer aussi rapidement, que ce soit dans le bon ou dans l’mauvais sens ? Souvent, quand il se perdait dans les prunelles de la jeune femme, oscillant entre l’envie de bénir, remercier la chaine de circonstances qui les avait amenés l’un à l’autre, et le réflexe de culpabiliser, Cesare se posait cette question. Comme un mantra, un rappel sempiternel aux frontières de son esprit, qui le tiraillait tout autant que ça l’enchantait, selon les jours, selon les circonstances. Ce soir, il voulait bien céder à tout ce qui était délicieux, facile et évident dans leur relation – il voulait en profiter, de ces retrouvailles qu’ils avaient attendues, et plus encore méritées.

Alors même la perspective des actes les plus inconsidérés, la trop nette et trop exacte expression des problèmes qui les retenaient tant dans leur couple, lui arrachèrent un ricanement, guère amer, tout à fait amusé par la perspective de cacher son amante Isolde Saddler dans sa chambre. Déjà cette relation telle qu’elle était, jouée au nez et à la barbe de ses parents, avait ce petit goût de risque tout à fait enivrant- jusqu’à ce que… jusqu’à ce que- souvent, ouais, ce songe revenait jusqu’à Cesare pour le rappeler à l’ordre. Okay, la prochaine fois que la maison est vide, j’t’envoie un message codé. Et promis, si j’dois te cacher dans mon placard, j’te ramènerai de quoi te nourrir au moins. » au moins ; et elle pouvait au moins croire qu’il ferait bien attention à elle, et au moins pouvait-il se toujours targuer d’avoir déjà assez dépassé le stade de l’adolescence pour ne plus s’faire inspecter dans le moindre de ses faits et gestes par ses géniteurs. Certes, il chassait sous la bannière des DeMaggio, il respectait ses parts du contrat, mais le reste demeurait de l’ordre du silence qui n’était jamais brisé par aucun des deux partis. Et peut-être que même, avec l’ambiance générale qui planait partout chez lui désormais, ils pourraient même rester tranquillement sans que personne n’ait quelque idée que ce soit de les déranger : il pouvait toujours jouer le fils qui traversait le deuil de sa mère en se rebiffant, et en ramenant des nanas toutes les nuits dans sa propre chambre. Isolde en tête de liste, parce qu’il semblait qu’elle n’avait pas encore assez profité de tous ces moments à le voir nu, à l’avoir nu tout contre elle – trop distraite qu’elle était, elle n’avait même pas vu si oui ou non il avait fait ses fameux tatouages : probablement que si ç’avait été le cas, il n’aurait jamais pu faire ce qu’ils venaient de faire, cela dit en passant, y’avait probablement une période de cicatrisation bien trop longue pour que ce soit physiquement et moralement acceptable. Sous la main aventureuse d’Isolde, le chasseur eut un sourire, manquant de lâcher un soupir, le transformant en un ricanement, qui mourut dans sa gorge lorsqu’il se mordilla doucement la lèvre. « Faudra que tu regardes bien… si ça se trouve c’est un tout petit, petit tatouage. » qu’il acheva, dans un bisou qui réchauffa les lèvres de la jeune femme, le sourire mutin éclairant toujours son visage à lui. Et il aurait pu continuer à l’embrasser, la regarder dans le blanc des yeux, si elle ne vint pas mentionner ses seins, détournant l’attention du DeMaggio vers ceux-ci, comme s’il leur adressait une œillade critique. « J’sais pas, j’ai mon mot à dire sur le choix ? » qu’il lui demanda, arquant un sourcil tandis qu’en quelques doigts aventureux il avait dessiné le creux de son décolleté à la naissance de son buste, en des caresses presque innocentes. J’crois que je préfère celui-là… » désignant, hasardeux, celui à droite, en quelques touchers suaves et provocateurs qu’il abandonna aussi vite que s’ils n’avaient été que de légères empreintes, destinées à laisser un petit frisson à peine ressenti, avant qu’un quelconque sérieux tacite ne reprenne sa place naturelle. La main de la Saddler sur sa joue, Cesare l’observa longuement, lascif, ses yeux noirs perdus dans les iris si claires de la jeune femme ; est-c’qu’il avait fait des choses débiles loin d’elle ? Dans une certaine mesure, sans doute- beaucoup moins que quand il avait cru qu’il n’avait plus rien, plus aucune Isolde vers qui retourner. J’suis toujours vivant. » signifia-t-il donc, cherchant un ricanement : Sérieusement, tu peux vérifier- j’ai même pas une seule cicatrice en plus. » encore une vérité, qui relevait d’ailleurs tant de l’exploit, qu’il pouvait bien s’en targuer – certes, il avait quelques stigmates de ses combats, quelques traces d’une guerre impitoyable qui se jouait dans les rues de Radcliff, mais rien qui ne disparaitrait pas, et qu’il n’pouvait pas ignorer facilement.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 18 Avr 2016 - 12:45

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La maison des DeMaggio, c’était probablement le dernier endroit au monde où elle avait envie de se retrouver. Elle se souvenait trop bien de la seule et unique fois qu’elle avait pu mettre les pieds là-dedans, la rage au fond de ses tripes qui avait guidée chacun de ses pas, chacun de ses gestes. La poussant à se débarrasser des quelques mecs qui gardaient la maison qu’elle avait pu trouver sur son passage et s’il avait fallu qu’il y ait toute une armée là-dedans pour essayer de l’arrêter, elle aurait continué de la même façon, à briser des nuques sur son passage sans se soucier des conséquences. La seule personne qui aurait pu l’arrêter, si jamais il s’était trouvé dans cette fichue baraque à ce moment-là, ça aurait été Cesare. Quoi que, vu la façon dont elle l’avait accueilli chez elle ce soir-là, alors même qu’à ce moment la rage avait commencé à s’estomper un peu, y avait quand même fort à parier qu’elle l’aurait assommé pour aller finir ce qu’elle avait à faire. De toute évidence, quand elle pétait les plombs, la retenir s’était complètement impossible. C’est elle qu’il aurait fallu assommer ce jour-là pour qu’elle n’aille pas retrouver Rafael DeMaggio, si Cesare avait été là et qu’il avait voulu la retenir, ça aurait été sa seule option sans doute, parce que dans sa folie elle aurait facilement pu lui péter le bras s’il avait essayé de la bloquer. Dans le fond, c’était mieux qu’elle n’ait pas croisé Cesare dans cette baraque ce jour-là. Elle n’avait qu’à peine pensé à cette possibilité de toute façon quand elle avait pris la décision d’aller retrouver son père, avec l’espoir de pouvoir encore sauver Anthea. C’était encore un et si qui lui revenait souvent à l’esprit, quand bien même ça ne viendrait jamais se réaliser.

L’idée de remettre un pied dans cette baraque, ça ne la tentait pas franchement. Même le château qui avait été investi par les membres du groupe d’Insurgency était vite devenu moins froid, moins impersonnel que cette maison. C’était probablement pas chez lui qu’on pourrait trouver un bureau comme celui-là, dans lequel on pouvait facilement reconnaitre toutes les traces du passage d’Isolde. Elle en venait vraiment à se demander à quoi elle pouvait ressembler la chambre de Cesare. Elle avait vu sa chambre de motel, victime d’un chaos probablement lié à la mort de sa sœur, mais la chambre qu’il occupait maintenant, elle serait quand même bien curieuse de voir à quoi elle pouvait ressembler. Il l’avait dit lui-même, y avait peu de chose dans cette pièce qui pouvait aider à en savoir plus sur lui, alors même qu’elle, dans chaque pièce de son appartement, ce n’était pas difficile de se faire une idée du genre de personne qu’elle pouvait être. Peut-être bien qu’un jour, elle lui demanderait une visite de cette fameuse chambre, genre à l’aide d’une conversation vidéo, à moins que ce genre de technologie ce soit déjà trop pour Cesare. « Si tu me ramènes au moins de quoi manger alors, tout ira bien. » Ils auraient l’air de parfaits adolescents s’ils devaient un jour se comporter comme ça et elle ne savait pas trop si elle avait vraiment envie de finir dans un placard à attendre que le père de Cesare ne disparaisse pour pouvoir sortir de là. Si elle devait être avec Cesare, elle préférait largement passer son temps autrement qu’enfermer dans le placard. A scruter chaque parcelle de son corps à la recherche d’un tatouage, aussi petit soit-il, ça pouvait être une meilleure façon de passer le temps en sa compagnie. Observer chacun des détails de sa peau c’était carrément tentant. « Je vais regarder avec beaucoup d’attention chaque petite parcelle de ta peau alors. Peut-être bien que je récompenserai chaque coin non tatoué par une caresse ou un baiser. » Comme quoi, fallait peut-être mieux laisser tomber l’idée du tatouage non ? Elle, elle avait bien envie de pouvoir caresser et embrasser son corps absolument partout, alors autant ne se priver d’aucune petite zone à cause d’un tatouage. Ses mains contre sa peau, ça lui arraché un sourire, ainsi qu’un léger frisson, s’il avait pu garder ses mains là plus longtemps, elle n’aurait pas dit non. « Et on peut savoir c’que mon sein droit a de plus que mon sein gauche ? » Et puis si le choix n’était pas totalement arbitraire, y aurait certainement que Cesare et sa façon de remarquer les détails les plus microscopique, pour trouver ce que son sein droit avait de plus que le gauche, parce que pour elle, y avait vraiment aucune différence entre les deux. Sa main remontée contre la joue de Cesare, elle y appliqua quelques caresses du bout du pouce. Heureusement qu’il était encore vivant. Elle serait devenue complètement folle si ça avait dû ne pas être le cas. « J’te fais confiance. Mais je pourrais toujours vérifier ça en cherchant c’potentiel tatouage. » Nan, elle lui faisait vraiment confiance, s’il disait qu’il n’y avait pas de nouvelles cicatrices, elle savait qu’il n’y avait pas de nouvelle cicatrice. Elle laissa retomber sa main contre son épaule, puis dans le haut de son dos pour venir glisser ses doigts là où elle l’avait légèrement griffé. « J’aurai bien aimé que ça puisse devenir une cicatrice ça. » Mais il n’en garderait aucune trace de cette griffure, c’était complètement superficiel, heureusement dans le fond, s’il avait fallu que ça laisse une trace à vie, ça voudrait dire qu’elle était vraiment cinglée et dangereuse et ils l’avaient bien dit la dernière fois, elle maitrisait très bien son don, alors quand bien même elle aurait pu user de sa force pour percer d’avantage la peau de Cesare, elle ne le ferait jamais, c’était certain. Comme quoi, y avait vraiment que le tatouage qui pourrait marquer son corps à vie en souvenir d’elle.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 18 Avr 2016 - 15:53


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De toute sa vie, Cesare n’avait jamais été l’enfant perturbateur qui marquait les esprits – on lui avait bien vite appris à n’pas se faire remarquer, à n’pas faire confiance à n’importe qui, et surtout pas à n’pas venir s’acoquiner de n’importe qui avec l’espoir de connaître quoique ce soit d’autre que la vie qu’on lui avait toute tracée. Il était logique que chez les DeMaggio, on n’avait jamais invité le moindre ami à la maison juste pour se détendre – y’avait aucun moyen de se détendre dans cette maison de toute manière – et les seules fois où c’était arrivé, ç’avait été Aria, provoquant leurs parents comme la gamine rebelle qu’elle avait été. Irrémédiablement, les choses avaient toujours vite tourné au vinaigre, généralement entre Rafael et sa fille, Cesare et sa mère, eux, demeurant comme deux tampons au beau milieu de la dispute incandescente ; comme quoi, même s’il n’avait jamais réussi à comprendre l’attitude de sa mère et sa façon de fonctionner, le chasseur avait pris ses habitudes sur elle, et fonctionnait comme elle quand il s’agissait d’éviter les conflits. L’instinct de survie avait prévalu, sûrement, puisque Cesare avait toujours été l’invisible qui observait le monde plutôt que celui qui y prenait part d’une quelconque manière : alors à force d’analyser, de mémoriser, de réfléchir en boucle à des problématiques qui n’effleuraient pas l’esprit de certains autres, probablement que Cesare serait assez stratège pour permettre à une Isolde clandestine de se glisser dans la maison familiale sans se faire remarquer de qui que ce soit. A croire que s’ils s’étaient connus à l’époque du lycée – celle-là même où ils avaient été dans le même établissement, mais dans deux monde totalement différentes – Cesare aurait tout eu pour devenir l’adolescent rebelle qu’il n’avait jamais été, en fin d’compte : est-c’que s’ils se seraient rencontrés à cette époque, ils auraient pu tomber amoureux comme aujourd’hui ? Une question qui effleura l’esprit du jeune homme, pendant une seconde à peine, alors qu’ils parlaient de placards, de cachoteries, et de plans qui pouvaient totalement s’avérer être marrants : est-c’qu’Aria avait déjà fait des trucs comme ça ? Quelque part, ça ne le surprendrait même pas de sa sœur, mais il n’avait plus aucun moyen de découvrir ça et à l’époque, il avait été à mille lieues de vouloir lui poser une telle question. « Bien sûr que j’te ramènerais à manger… et j’pourrais même rester avec toi dans le placard pendant quelques temps. » ils allaient de plus en plus loin dans la clandestinité, avec leur délire, des sourires enjôleurs, provocateurs, amusés glissant sur leurs lèvres – Cesare n’en tint pas plus longtemps, l’embrassant à nouveau ; car après tout, s’il n’avait pas eu le moyen de se déplacer jusqu’ici, comment auraient-ils fait pour se retrouver ? Même si Isolde ne s’cachait pas dans sa chambre, ils agissaient de la même façon, à vivre leur romance comme si c’était la chose la plus coupable de leur vie : ç’avait un certain attrait, certes, une saveur excitante quand ils se retrouvaient – mais dès qu’ils devaient se quitter, l’amusement devenait réalité, et amertume plus qu’autre chose.

« Ouh, alors même si j’me suis fait un tatouage, faut avouer que chaque petite parcelle de peau non tatouée, ça fait déjà beaucoup… » ils en étaient trop pris à parler de choses insouciantes et moqueuses dans c’genre plutôt qu’à penser aux conséquences de leurs actes ; de toute manière, ici, il semblait bien que personne ne pourrait le trouver, dussent-ils tous essayer encore et encore. Alors au fond, de toutes les fois où ils s’étaient vus dans le dos des autres, c’était probablement la moins dangereuse qui soit – autant oublier le monde. Et c’était facile à faire, infiniment facile à faire, quand il était question d’embrasser, caresser, dessiner de ses doigts chaque détail du corps de l’un et de l’autre ; y’avait eu tous ces mois pendant lesquels il n’avait pas osé penser à combien le corps d’Isolde lui manquait tout autant qu’Isolde elle-même – l’Isolde qui ne lui sautait pas à la gorge et n’l’attaquait pas sous une tonne de réplique cinglante, du moins. Il avait donc bien le droit, d’égarer quelques caresses ici et là, sur le contour de sa poitrine, par exemple – il en sourit, mielleux lorsqu’elle posa sa question. « J’les aime tous les deux rassure-toi. » bien évidemment, avec un arôme moqueur dans la voix, alors qu’il y égarait à nouveau une attention suave, en quelques caresses ; « Mais c’est un secret. » qu’il lui signifia d’un sourire enjôleur, venant déposer un tendre baiser sur ses lèvres ; non évidemment que le choix n’était pas arbitraire, il était calculé, soupesé, bien réfléchi – mais Cesare n’avait certainement pas envie de livrer maintenant toutes les pensées érotiques et attentives qu’il avait pu construire sur le corps d’Isolde – ou juste sa poitrine – après tout, n’avait-il pas déjà dit qu’il l’avait imaginée souvent nue pendant les semaines qui avaient passé ? Il avait bien fallu qu’il se concentre sur quelques détails. Elle aussi, elle devait avoir des parties de son corps à lui qu’elle préférait, comme les fameux vingt pour cent sur lesquels elle avait établi une quelconque propriété lors de leur dernière nuit ensemble ; il en sourit à nouveau, en sentant les mains si douces de la jeune femme glisser sur quelques détails de son corps. Son torse, sa joue, ses épaules, où franchement, les griffures qu’elle avait égarées ne laissaient déjà plus le moindre picotement – pour sûr, ça ne laisserait aucune cicatrice ça. « Tu pourras toujours vérifier ouais- promis, j’ai gardé aucun secret… » même s’il avait pu perdre le cours des semaines qui avaient passé, Cesare n’avait pas souvenir d’une blessure importante encore fraiche à sa mémoire et douloureuse sur sa peau – alors qu’Isolde s’en donne à cœur joie, il n’avait pas de plaie nouvelle, hormis les petites, discrètes qu’elle avait elle-même laissées. « Peut-être que j’devrais aller maintenant chez un tatoueur-… et m’faire tatouer des fausses traces de griffure d’amante cachée. » ça n’aurait rien à voir avec la saveur toute particulière des vraies griffures – d’une Isolde qui frissonnait tout contre lui et gémissait sous ses attentions- pour sûr.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 18 Avr 2016 - 18:40

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Cesare et Isolde, ils avaient tout d’un couple clandestin. Ce n’était pas qu’ils ne voulaient pas nécessairement que le reste du monde soit au courant de leur histoire. Au contraire, Isolde elle aurait voulu le dire à tout le monde qu’elle était en couple avec lui et qu’elle était heureuse et qu’elle l’aimait de tout son cœur. Elle aurait voulu que toutes les autres filles soient bien au courant que Cesare était son petit ami à elle et que par conséquent, il n’était plus disponible et qu’elles feraient mieux d’aller voir ailleurs. Elle le lui avait bien dit l’autre fois, qu’elle pourrait facilement devenir jalouse si y avait quelqu’un qui s’approchait un peu trop de lui, alors ouais, elle aurait préféré que tout le monde autour d’eux soit bien au courant de leur histoire. Elle aurait voulu qu’ils puissent se balader en ville tous les deux en se tenant la main, tous les trois parfois aussi, avec Clara. Bref, elle aurait voulu qu’ils soient plus qu’un couple clandestin. Elle aurait voulu que leur histoire ne soit pas qu’un secret partagé entre eux deux et une petite poignée de personne. Elle l’aimait et le cachait comme ils le faisaient, ça pouvait parfois donner l’impression qu’ils en avaient honte de cette relation, alors que c’était loin d’être le cas. Ils étaient obligés de vivre comme ça à cause de la famille de Cesare, son imbécile de père qui n’hésiterait pas à tuer leur fille si jamais il en apprenait l’existence, tout comme, s’il en avait l’occasion, il la tuerait elle sans doute, question de principe. Mais bon, pour le fun, sans doute qu’il préférait tuer Clara en première, tout comme il avait tué son père et Anthea. Ce type semblait avoir comme vocation ultime de lui pourrir la vie jusqu’au bout, sans qu’elle ne sache ce qu’elle avait pu lui faire pour qu’il s’acharne autant sur elle. Ils n’avaient pas honte de leur couple, ils avaient peur de ce qui pourrait arriver si le reste du monde venait à connaitre leur histoire.

S’ils devaient en arriver à se planquer dans le placard de Cesare, ils auraient probablement dépassé les records de la clandestinité sans doute. Qu’ils se voient dans son appartement, dans son bureau, dans une chambre d’hôtel, on même dans une voiture garée dans un coin où y aurait personne pour les faire chier – une idée qui ne semblait pas franchement déplaisante aux yeux d’Isolde – ce serait toujours mieux qu’être obligés de se planquer dans un placard. « A manger et Cesare. Les deux amours de ma vie. Ce placard me semble déjà parfait. » En vérité, les deux amours de sa vie, ce serait plutôt Clara et Cesare. Mais s’il fallait qu’elle s’imagine enfermée dans un placard, ça devrait se faire sans Clara de toute façon. Les baisers de Cesare elle en voulait bien partout, même dans un placard. « Attends, j’ai pas franchement eu le temps de faire la visite la dernière fois que je suis venue, mais dans les grandes maisons au nord de Radcliff, y a souvent des piscines, est-ce que tu as une piscine ? » Ça pouvait presque sonner comme une question sortant de nulle part, mais, si quelques secondes plus tôt elle avait pu se faire une liste des endroits où elle pouvait retrouver Cesare, la piscine ça pouvait bien s’imposer comme l’un des lieux qu’elle voudrait bien expérimenter. Y en avait toute une liste d’endroit comme ça dans lesquels elle aimerait bien le retrouver, quand bien même une couverture sur le sol où un tapis dans le salon ça faisait largement l’affaire. « Tant mieux. C’est une bonne raison de pas faire de tatouage débile nan ? » Qu’il fasse un tatouage pas débile s’il le voulait, elle n’aurait rien contre ça, mais pas un truc d’amour pour elle. Quoi qu’il en soit, l’idée de chercher un tatouage et caressant et en caressant chaque recoin de sa peau non tatouée, ça la tentait bien elle. Elle aimait glisser ses mains sur la peau de Cesare, de la même façon qu’elle aimait sentir les siennes contre sa peau à elle et elle les aimait encore plus quand il les attardait sur des parties bien spécifiques de son corps, dont sa poitrine faisait indéniablement partie. « Je déteste les secrets. Peut-être bien que je devrais descendre pour aller demander à d’autres personnes s’ils trouvent qu’y a une différence entre les deux. » Y avait bien du monde à qui elle pouvait demander, puisqu’y avait une fête pas si loin que ça. Cela dit elle connaissait au moins tous ceux d’Insurgency qui y seraient, une bonne partie de ceux d’Uprising, alors si elle commençait à leur poser des questions sur ses seins, on risquait de rapidement la penser complètement bourrée ou définitivement cinglée. De toute façon, elle préférait largement rester dans cette pièce avec lui à observer chaque parcelle de la peau de Cesare. « J’ai rien à perdre à vérifier de toute façon. » Observer son corps en long en large et en travers, le toucher pour vérifier qu’y avait pas de cicatrice en plus, alors qu’elle savait très bien qu’elle n’en trouverait pas, nan c’était vraiment pas du temps perdu. « Nan, ce qui serait encore mieux que le tatouage, ce serait qu’on recommence dès que ces griffures auront disparu, puis après quand les prochaines auront disparues et ainsi de suite. » Au moins comme ça il en aurait toujours des griffures, quand bien même sur le coup elle n’avait pas pensé à le griffer, ça devrait pas être difficile d’en laisser contre sa peau volontairement, à chaque fois qu’il la perdrait dans la chaleur et le plaisir du moment. « En plus, dans trois voire quatre jours tout au plus, ça aura disparu. Ce qui veut dire que dans trois ou quatre jours, faudra que tu reviennes me voir. » Elle ne disait pas non s’il voulait venir avant, cela dit, mais bon, dans trois ou quatre jours, ça semblait déjà pas mal comme rythme pour ce voir, moins bien que tous les jours, mieux qu’une fois avant de se perdre pendant quelques semaines ; mais y avait des chances pour que ce soit quand même très ambitieux, trop ambitieux pour ce à quoi ils avaient le droit.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 19 Avr 2016 - 0:51


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Tout autant qu’ils avaient pensé à leur couple pendant ces semaines passées, ils n’y avaient peut-être pas pensé comme auraient pu le faire des amoureux séparés par une distance qu’ils ne voulaient pas ; Cesare n’avait pas voulu imaginer l’avenir avec Isolde, alors même qu’il était incapable de savoir quand, où et comment il obtiendrait sa vengeance sur Kingsley Moren, ou même si les actions de la Saddler n’auraient pas une conséquence directe sur sa vie à elle. Chaque jour, il avait eu peur qu’elle se retrouve attaquée lors d’une de ses sorties de campagne – chaque jour, il avait attendu avec appréhension la moindre nouvelle à ce sujet, la moindre phrase lâchée par quelqu’un qui gravitait à proximité de son oreille. C’avait été des soucis, des préoccupations qui avaient voilé l’esprit du DeMaggio dès lors qu’il avait passé la porte de l’appartement d’Isolde ce jour-là, plusieurs semaines plus tôt- mais il s’était escrimé à les enterrer, les masquer la vie de la jeune femme afin de ne pas rendre leurs au revoir plus durs qu’ils ne l’avaient déjà été. Mais il y avait pensé constamment depuis, bien content que la transmutante n’ait pas subitement été trop têtue pour écouter la promesse tacite qui les avait liés : qu’aurait-il fait, s’il avait dû découvrir qu’Isolde n’avait fait que lui balancer la promesse d’aller se réfugier au QG de son groupe de mutants, simplement pour le rassurer, avant de continuer sa vie comme si de rien n’était ? Il n’avait pas été paranoïaque, ou incapable de lui faire confiance à ce point : ils avaient décidé ça pour Clara, plus que pour eux-mêmes, alors il n’avait eu aucun mal à croire en les volontés d’Isolde de protéger leur fille, du moins qu’elle le pouvait, compte-tenu des décisions impulsives qu’elle avait pu prendre une poignée d’heures avant. Et trop préoccupé par leur passé, pressé par leur présent, le chasseur n’avait certainement pas pensé à l’après – l’après errance, l’après toutes ces semaines, l’après confrontation avec Kingsley Moren. Ils en avaient vaguement parlé, dans les couloirs de l’hôpital, et la promesse qu’il avait faite, de n’plus jamais laisser les semaines comme ça s’étendre sans qu’ils ne se voient ou n’aient la moindre nouvelle l’un de l’autre, il comptait bien la tenir. Quant au reste, ils avaient réussi à divaguer au point de se retrouver à parler de quand il la demanderait en mariage, pour le fameux sixième rendez-vous et toutes ces choses-là – alors au fond, la question concrète de leur avenir n’était certainement pas bien définie dans leur tête.

Parler d’une Isolde qui devrait se cacher dans les placards n’était donc pas une pensée si fantaisiste que ça, même s’il lui était plutôt difficile d’imaginer, au fond, qu’ils auraient l’un comme l’autre assez de folie pour tenter le diable et s’retrouver juste dans les murs de la maison où il avait grandi. D’toute manière, ce n’était pas le genre de décor que le DeMaggio voyait facilement comme romantique – peut-être bien que rien qu’à cause de ça, il serait capable d’être imperméable à toute passion que ce soit. Il détestait cette baraque, d’une haine que la jeune femme ne pouvait pas comprendre, pas calculer et pas égaler, malgré les sombres souvenirs à elle qui s’attachaient à cet endroit. M’enfin, puisqu’ils en étaient à extrapoler, et envisager un monde où ils n’seraient que deux fous qui se bondissaient avidement dessus, il pouvait bien faire un effort. « Evidemment que c’est un placard parfait, juste la taille qui faut, sans qu’on soit trop éloignés l’un de l’autre. » il eut un sourire mutin à cette idée ; comme quoi, peut-être bien qu’en pensant comme ça, il pourrait presque trouver quelque chose d’érotique dans cette stupide maison. Et à eux deux, ils savaient toujours être créatifs, endurants- n’avait-il pas dit qu’il aimait à quel point Isolde l’inspirait ? Pour l’épuiser ouais, mais pour d’autres choses aussi, hein. « Bien entendu qu’la maison du fun de l’enfer a une piscine. » qu’il roula des yeux, plus sous le coup de l’ironie qu’à l’égard des envies d’Isolde ; non, chez lui, y’avait pas de piscine, sinon ça voudrait dire qu’Aria et lui auraient eu bien trop de possibilités de s’amuser, et ça n’avait certainement pas été l’intention de leurs parents. « J’serais tenté d’en faire creuser une- rien que pour mettre en place les idées que j’crois bien que t’as eues. » ils avaient parlé d’un placard, dans lequel ils auraient tous les deux été blottis l’un contre l’autre, si jamais par manque de sexe, Isolde n’tenait plus et devait aller jusque chez lui pour qu’ils s’envoient en l’air – définitivement, c’n’était pas bien compliqué de deviner où elle avait voulu en venir, avec la piscine. « On pourra toujours aller squatter celle des voisins. » admit-il, un sourire charmeur accroché à sa bouche. Ils n’avaient de toute manière, pas besoin de grand-chose pour rendre une situation anodine complètement folle et brûlante de désir – la preuve en était ce soir, Isolde n’avait pas eu le temps de faire grand-chose pour mettre en place un décor romantique et érotique à souhait ; ils n’en avaient pas eu besoin, ç’aurait été des apparats en trop, comme la fameuse robe qui avait déjà disparu de l’équation. Non, c’est vrai, nus dans une piscine, y’avait pas vraiment beaucoup plus à chercher. « Tu sais bien vendre tes arguments anti-tatouage-débile… dommage, tu nuis à l’artisanat de quelqu’un de très honnête, j’suppose. » il en eut une vague moue désolée, parce que bon, ça devait prendre du temps et coûter une blinde, que de se faire tatouer le visage de sa copine sur le corps. Il n’pouvait de toute manière pas prétendre qu’il ne préférait pas la peau nue, douce et vierge- il ne se voyait clairement pas avec un tatouage quel qu’il soit – encore moins un censé couvrir toutes ses cicatrices, ce serait un travail de longue haleine, qui lui boufferait toute sa vie. Le corps d’Isolde, par exemple, il était parfait, juste avec ces discrètes touches qu’il avait déjà remarquées chez elle, mais qui laissaient les meilleurs endroits parfaitement naturels. Comme ses seins- il n’pouvait certainement pas nier les aimer, les apprécier, les admirer ; il aimait les embrasser, les caresser, le sentir contre son poitrail à lui. Alors il avait dit que son préféré était le droit, hein, mais le gauche avait aussi ses propres qualités, et il était tout aussi appréciable que l’autre – appréciable pour lui du moins, alors qu’il dardait Isolde d’un regard faussement mécontent à sa proposition. « C’est quand même scientifiquement prouvé que les seins d’une femme ont sensiblement deux tailles différentes. » il arqua un sourcil, moqueur. « Va donc demander aux autres et j’te laisse plus rentrer dans cette pièce. » ajouta-t-il, sans baiser et sans flatterie, comme si il la défiait de briser la magie de leur moment- il savait bien qu’elle en était incapable. Il lui manquerait trop, lui, sans vêtement, tout à elle, avec ses caresses distraites et suaves, sa présence qui lui avait tant manqué, ses arguments. Bref, lui quoi. Lui et les griffures dans son dos, la façon dont ses muscles roulaient doucement sous les doigts qu’elle égarait. « C’est une bonne idée ça... » et il se pencha pour venir récompenser la bonne idée d’Isolde avec un baiser, onctueux, mordillant doucement sa lèvre- « Mais ça voudrait dire qu’on devrait faire l’amour à chaque fois qu’on se voit... » ce qui pourrait être épuisant, ou ce qui laisserait de côté d’autres moments, oh c’n’était pas l’envie qui lui manquait, alors qu’il s’était à peine éloigné de sa bouche, la reprenant déjà dans un baiser. « Et qu’y faudrait qu’on fasse assez l’amour pour te faire grimper aussi haut... » ça c’n’était pas compliqué. « mais pas trop non plus pour pas que les griffures durent plus longtemps. » parce que trois quatre jours, c’était déjà trop –ouais, trop à envisager après des semaines et des semaines d’abstinence, une Isolde retrouvée depuis trop peu de temps, nue et désirable tout contre lui. Il envisageait encore la possibilité, lui, de la garder sur cette couverture pour toujours.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 19 Avr 2016 - 1:46

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Leur histoire d’amour, elle aurait pu être assimilée à quelque chose ressemblant à une histoire de lycéen ou à une romance digne d’une tragédie. Ils étaient comme des lycéens, obligés de se cacher, de se voir dans le dos de leurs parents – ou au moins d’un père de Cesare puisqu’elle, elle était orpheline. Une histoire digne d’une tragédie parce que si le père de Cesare venait à apprendre qu’ils étaient ensemble, qu’ils avaient une fille, ça pourrait très vite mal se terminer. Ça faisait de leur histoire, une histoire compliquée avant tout. Mais elle n’avait pas envie d’y renoncer. Malgré toutes les embuches sur leur chemin, malgré tous les malheurs qu’ils avaient déjà rencontrés, elle voulait continuer sur cette voie. On pourrait bien lui dire qu’elle était complètement folle, elle l’accepterait sans le moindre problème. Cesare elle l’aimait et elle voulait passer sa vie avec lui, elle voulait avoir un avenir à ses côtés. Alors ouais, peut-être bien qu’aujourd’hui c’était compliqué, mais dans le fond, ni l’un ni l’autre, n’avait le don de prévoir comment serait demain. Ce qu’ils pouvaient faire, c’était se promettre qu’ils l’atteindraient cet avenir dans lequel ils pourraient être ensemble, un jour, dans un avenir plus ou moins proche. Elle y croyait et elle était persuadée qu’elle pourrait continuer d’y croire encore et encore, des années s’il le fallait sans jamais se décourager. Parce qu’elle l’aimait, qu’ils avaient une fille ensemble et que c’était dans la logique des choses qu’ils finissent un jour par être vraiment ensemble. Alors, s’ils étaient des lycéens, ils grandiraient bien un jour et, s’il fallait qu’ils soient les héros d’une tragédie romantique, alors, ils trouveraient un moyen de s’échapper, parce que la vie ce n’était pas un destin tout tracé. Ils avaient la possibilité de faire leurs propres choix et de tracer leur propre chemin.

Quand bien même finir au fond d’un placard pour se planquer du père de Cesare, ça semblait vraiment ridicule, plus ils s’enfonçaient dans l’idée, moins elle semblait désagréable. Il en fallait peu pour rendre n’importe quel endroit au monde agréable. Jamais elle n’avait cru autant apprécier le tapis du salon ou le mur à l’angle du couloir, autant qu’elle avait pu les apprécier la dernière fois que Cesare était venu chez elle. « J’aime déjà énormément ce placard. » et pourtant, en vérité, y avait peu de chance pour qu’ils finissent vraiment dans le placard de sa chambre, ou dans la piscine inexistante qu’il aurait pu avoir dans sa maison de l’enfer. Dommage, l’idée de la piscine, ça avait quelque chose de vraiment attrayant. « Mes idées valent largement le coup de dépenser des milliers de dollars pour faire creuser une piscine. » Si elle avait su peut-être bien qu’elle aurait choisi une maison avec une piscine ; si elle en avait eu les moyens surtout. Elle avait de bonnes économies, mais pas question de tout brûler dans une belle maison avec une piscine, mine de rien, fallait penser à l’avenir et maintenant qu’y avait Clara, y aurait bien un moment où faudrait lui payer l’une des meilleures universités du pays, quelque chose genre Harvard, parce qu’évidemment, sa fille elle pourrait aisément rentrer là-dedans. Alors la piscine des voisins ce sera très bien. « C’est l’été, peut-être bien que les voisins super-riches ont l’intention d’aller passer leurs vacances aux Bahamas, on devrait en profiter. » De la part du maire de la ville, ancien détective de police, c’était peut-être pas la meilleure idée du siècle. Mais bon, y en avait qui tuaient sans jamais avoir à être confronté à la justice, alors qu’est-ce qu’il y aurait de mal à s’introduire chez des gens pour profiter de leur piscine dans le fond ? Ce ne serait pas le plus grave des crimes commis à Radcliff. Enfin, pour le moment, ils n’avaient pas besoin de piscine, ils étaient plutôt bien sur cette couverture. » Ils seront encore meilleurs quand je les aurais démontrés, tellement que tu penseras plus à ce pauvre tatoueur si honnête à qui je nuis. » Tant pis pour le tatoueur, il s’en remettrait. Tant mieux pour le corps de Cesare et pour ses mains à elle qui tôt ou tard dans cette soirée partiraient vraiment à la recherche de ce tatouage. Fallait croire que Cesare lui, il avait déjà bien assez inspecté certaines partie de son corps à elle au point qu’il les connaissait mieux qu’elle le ne faisait elle-même. « J’ai entendu dire ça ouais. Alors est-ce que le droit est plus gros que le gauche ? » Elle n’avait jamais passé assez de temps à analyser ses seins pour vraiment avoir la réponse à cette question, fallait dire qu’elle s’en fichait pas mal elle des différences entre ses seins. « En plus de jamais connaitre le secret de mes propres seins, jvais bientôt perdre l’accès à mon propre bureau. Où va le monde ? » Elle leva les yeux au ciel, d’un air faussement vexée. Peut-être bien que ça l’intriguait dans le fond pourquoi il avait choisi le droit et pas le gauche, mais pas au point d’aller montrer ses seins à n’importe qui pour qu’on l’aide à résoudre ce mystère. Elle ne voulait pas quitter cette pièce de toute façon et y avait bien que Cesare qui avait le droit de poser ses yeux et ses mains contre sa poitrine. Y en avaient bien qui pensaient qu’ils avaient le droit de plonger leurs yeux là-dessus sans lui demander ce qu’elle en pensait, mais ça c’était une histoire. « Bha ce serait pas si mal que ça. Mais ce serait compliqué genre, au moins une semaine par mois. » Parce que ouais, y avait au moins une semaine dans le moins, pour les filles où fallait mieux pas se lancer là-dedans. Genre la semaine du mois où elle fallait limite pas lui adresser la parole. Cesare il pourrait lui, y avait pas à douter qu’il pourrait calmer ses nerfs facilement, ne serait-ce que d’un seul baiser, parce qu’ils étaient tous plus parfaits les uns que les autres. « T’en fais pas va, jte grifferai jamais plus que ça, c’est promis. Même si tu arrives à me faire grimper encore plus haut ce qui m’a l’air physiquement impossible. » Ouais, ça semblait impossible d’atteindre un pallier encore plus haut dans le plaisir, alors même qu’elle avait l’impression d’être allée complètement au sommet.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 19 Avr 2016 - 3:24


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L’amour clandestin, y’avait bien qu’avec Isolde qu’il en valait la peine. Attendre des semaines, ravaler ses sentiments, ses impressions, ses rêveries afin qu’elles demeurent invisibles aux yeux des autres, y’avait bien que pour Isolde que ça en valait la peine. Isolde et Clara, sans cesse, Cesare n’avait eu de cesse de sentir son esprit s’éloigner dans leur direction – et il s’était senti plus frustré que jamais d’se trouver où il se trouvait, dans cette maison maudite qu’il n’avait jamais aimée, et ce, même des années avant de rencontrer Isolde. Pour le coup, c’n’était pas elle qui lui avait fait changer de vision, c’était lui, qui avait toujours attaché ces murs à des étapes dégueulasses, déplaisantes et douloureuses de sa vie : le début de son entrainement, par exemple, qui avait commencé une poignée de mois à peine après leur arrivée à Radcliff. De cet endroit, Cesare détestait tout, les voisins, l’environnement, l’atmosphère, l’impersonnalité. Ouais, il n’était pas devenu le designer de l’année, celui qui saurait faire de son potentiellement appartement, le lieu où il ferait bon vivre par excellence, mais la froideur générale de la bâtisse dans laquelle il avait grandi, était le principal argument qui rendait tout si fade dans sa vie. Alors à chaque fois qu’il avait égaré ses pensées mélancoliques en direction de la Saddler et de leur fille, le chasseur s’était pris à penser à ce que serait sa vie, s’ils avaient une maison à eux – est-c’qu’elle serait comme ça ? Certainement pas – et il s’était mis à espérer que Clara n’ressentirait jamais les mêmes sentiments que lui il avait éprouvés, maintes fois, en passant la porte d’entrée de son chez lui. Y’avait plein de choses qu’il avait subies lui, et qu’il n’souhaitait certainement pas à sa fille – des choses qu’il n’avait même pas souhaité à ses potentiels hypothétiques enfants, à l’époque où il avait encore été un chasseur suivant avidement les traces de ses parents. Le choix de Cesare, ç’avait été mille fois de n’jamais avoir d’enfant, plutôt que d’endosser le rôle de l’éducateur cruel et impétueux qu’avait été Rafael pour lui. Et pourtant, il était difficilement discutable que Cesare ait un jour, pu ressentir un certain amour pour son père – quelque chose qui y ressemblait au maximum du moins dans leur famille à eux, à mi-chemin entre la loyauté, la peur et le respect. Alors rien que pour ça, déjà adolescent il n’avait jamais osé faire entrer une petite amie clandestine et secrète dans la maison si privée, si secrète et si exclusive des DeMaggio : à chaque recoin, d’toute manière, il y avait des armes, des trucs potentiellement effrayants à l’œil de n’importe qui, alors ç’avait presque été un instinct de survie de ne pas ramener une fille dans cet endroit avec l’espoir de conclure. Isolde, fallait bien croire que c’était la première femme à être passée par le lit de Cesare et à avoir traversé les couloirs de la maison de son enfance pour en ressortir vivante- quel paradoxe, ça n’faisait pas un bon souvenir pour autant. « J’te le dis, c’est définitivement le meilleur placard de cette baraque en tout cas... » déjà et seulement avec cette idée enjôleuse en tête – ce défi qu’ils ne réaliseraient jamais concrètement, mais auquel Cesare pourrait penser, avec un rictus amusé au coin des lèvres, dès lors qu’il se trouverait dans sa chambre.

« Tes idées, ou juste toi... nue dans une piscine. Avec moi. » pour le coup, il aurait bien voulu pouvoir apprécier cette demeure froide, et il aurait bien voulu que ses parents soient vains au point d’acheter une baraque avec toutes les options possibles et imaginables, y compris la piscine. Après tout, c’était un sport qui permettait de bien s’entretenir, la natation. Et le reste, tout ce qu’il s’imaginait pouvoir faire dans une piscine, avec Isolde. « Ouais, puisque madame le maire a levé la quarantaine autour de la ville-… ils vont peut-être vraiment partir en vacances, histoire de changer d’air. » ou alors Cesare pouvait toujours trouver un puissant somnifère pour les faire profondément pioncer toute une nuit, et un peu plus encore, afin que tous les deux, ils profitent d’une piscine qui n’était pas à eux – parce qu’au fond, ce serait peut-être leur seule opportunité. S’il ne comptait pas vivre son avenir sur l’argent de sa famille, en perpétrant l’empire de son père, il allait bien falloir qu’il gagne son pain autrement – irrémédiablement, pas dans un job qui lui permettrait d’avoir une maison aussi cossue que celle dans laquelle il avait grandi. Au fond, ça n’lui posait même pas de problème, bien au contraire ; la simplicité, il avait appris que ça pouvait avoir bien plus de saveur et d’importance que quoique ce soit d’autre. Au moins, avec Isolde, isolés dans cette pièce, avec aucune distraction autour, ils pouvaient se concentrer l’un sur l’autre : leurs regards, leurs caresses, les détails de leurs corps toujours enlacés. Les tatouages inexistants, les seins d’Isolde, leurs arguments ; le chasseur arqua un sourcil, se mordillant la lèvre à la question de la Saddler au sujet de sa poitrine, retenant l’envie de répondre. Il se pencha vers elle, flattant son expression vexée d’un bisou, avant d’aller trouver son oreille, le creux de celle-ci, qu’il embrassa doucement. « C’est mieux quand j’te montre... » qu’il lui susurra, amusé, de ses dents mordillant tendrement la chair de son cou. « tu verras plus tard alors, quand l’occasion se représentera. » d’ici une poignée de minutes, une poignée d’heures, ils se défiaient si avidement que c’était bien difficile à dire- il n’voulait pas le faire maintenant, tout de suite, alors que faire languir la jeune femme lui plaisait bien plus, se redressant sur lui-même pour pouvoir la regarder à nouveau : « J’veux dire, si tu juges que c’est plus intéressant comme proposition que d’aller demander son avis, à n’importe qui d’autre. » et au fond, n’était-il pas de meilleure compagnie que n’importe qui ? Si elle tenait tant à le voir, encore et encore, tous les trois/quatre jours pour s’assurer que les traces laissées par ses ongles ne disparaissent jamais – il aimait Isolde, il aimait avoir des conversations avec elle, mais la proposition, érotique et enjôleuse, était tout à fait tentante en elle-même. « Ouhhh... oui la fameuse semaine où j’dois fuir. » releva-t-il entre leurs baisers, un ricanement glissant contre le menton de la blonde- Isolde de mauvaise humeur, il savait déjà assez ce que c’était pour avoir assez d’instinct de survie vis-à-vis de tout ça. « Me mets pas au défi... » qu’il répondit du tac au tac à la transmutante enjôleuse lovée contre lui, venant cette fois-ci déposer un baiser tendre, suave, lent et mesuré sur ses lèvres. Un long baiser, synonyme de son affection ; « tu sais que j’serai capable de chercher des moyens… encore plus de moyens. » et c’était bien vrai, rien que pour lui prouver tort à Isolde, parce qu’ils aimaient ça, leurs petites joutes, verbales et sensuelles tout à la fois.

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WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
it's not easy to express your feelings about how much you care about someone, and how much they've done for you, and shaped you as a person. how can you summarize how he feels in that moment and how much she means to him, in one sentence?

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 19 Avr 2016 - 12:32

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Si fallait comparer la maison de l’enfance de Cesare avec celle dans laquelle, elle, elle avait grandi, y en aurait des choses à dire. Parce qu’elle n’avait pas grandi dans une maison luxueuse au nord de la ville, dans une de ces grandes baraques qui pourraient facilement en rendre plus d’un jaloux. Ça n’avait jamais été son cas à elle. De toute façon, qu’est-ce qu’elle pourrait bien foutre toute seule dans une baraque aussi grande ? Et quand bien même elle n’avait pas toujours été toute seule et qu’elle ne l’était plus à présent, son père et elle, puis elle et Clara, ils n’avaient pas besoin de ça. Quand bien même un jour Cesare viendrait vivre avec elles, à trois dans une baraque pareil c’était à se demander s’ils auraient l’occasion de se croiser au cours de la journée. Au moins, c’était peut-être un bon moyen pour que Cesare puisse fuir son père, il en fallait un certain hasard pour qu’ils se retrouvent dans la même pièce vu le nombre d’endroits qu’y avait dans cette baraque. Elle estimait qu’elle avait eu de la chance de tomber rapidement sur Rafael quand elle s’était introduite dans la baraque et dans le fond, elle n’avait jamais demandé à Cesare s’il avait été là ou non, mais vu la taille de l’endroit, s’il n’avait pas été là, ça n’aurait rien eu de vraiment surprenant qu’il n’ait aucune idée de ce qui se passait à l’autre bout de la bâtisse. Elle, elle avait grandi dans une maison plus petite, mais plus belle d’après elle. Y avait eu quoi ? Une cuisine, deux salles de bain, trois chambres, un bureau, une salle à manger et un salon. Et ils n’avaient pas besoin de plus que ça. Elle avait été rachetée depuis le temps cette baraque, mais elle n’y avait fait qu’à peine attention la dernière fois qu’elle était allée dans cette rue, pour voir la famille d’Anthea et leur annoncer la mort de leur fille, pour la deuxième fois.

« J’imagine bien. Vu le reste de la baraque de toute façon … » Quoi que dans le fond, comme la baraque était grande et exhibait une richesse de toute part, elle était certaine de pouvoir trouver des endroits facilement transformables en endroit érotique. Dans les baraques de riches, y avait pas que les piscines qui pouvaient s’avérer devenir un lieu particulièrement sexy. Dans les clichés des riches, elle pouvait aussi imaginer une table de billard ou un jacuzzi, y avait bien que les mecs qui avaient du fric à dépenser qui pouvaient s’offrir ça. « Ouais c’est vraiment tentant quand même. » Elle nue dans une piscine avec lui, y avait pas à dire, c’était même plus que tentant, elle avait bien envie d’aller s’introduire chez ses fameux voisins, rien que pour ça. « Madame le maire a eu une sacrée bonne idée quand même. Je pense qu’elle pourrait même obtenir assez facilement les clefs de la piscine municipale. » Puisque c’était la piscine municipale, ça dépendait de la mairie, alors ouais, elle pouvait les prendre si elle en avait envie ces fameuses clefs, elle devait même déjà les avoir quelque part puisque leur mairie de fortune était installée dans le complexe sportif de la ville – la joie. Vivement qu’elle soit reconstruite cette mairie quand même. Un jour, peut-être bien qu’ils expérimenteraient la piscine. Pour l’instant, ils étaient biens, même sans ça. Rapidement sous les gestes de Cesare, son air vexée laissa place à un grand sourire. A force de se provoquer comme ça, c’était certain qu’à l’image de la dernière nuit qu’ils avaient passé ensemble, ils allaient finir par s’épuiser l’un l’autre. Tant mieux. « Je serais patiente alors. » Et non, elle n’irait pas montrer ses seins aux autres juste pour savoir la différence entre les deux. « C’est beaucoup plus intéressant comme proposition en effet. En plus je connais la plupart des personnes à cette fête, si je commence à leur montrer mes seins, on va croire que j’ai trop bu. » Ouais, parce qu’à part en étant complètement bourrée, y avait quand même peu de chance pour qu’elle montre ses seins à quelqu’un d’autre qu’à Cesare ou à son gynécologue. Les autres, ils pouvaient rester loin de ses seins, ça l’arrangeait. « Si tu as pas envie de fuir pendant toute la semaine, t’as encore l’option de me calmer avec des donuts. » Pendant la semaine difficile du mois – calvaire féminin sur lequel aucun mec ne devrait avoir le droit de faire de commentaire d’après elle – on pouvait quand même la calmer avec des donuts, ou autre aliment du même genre. Comme d’habitude en fait. Quoi qu’avec lui, les baisers comme celui qu’il déposa contre ses lèvres, ça pourrait bien être plus efficace que n’importe quelle sucrerie. « Raison de plus pour te mettre au défi. » Qu’il les cherche ses moyens, qu’il vienne expérimenter tout ce qu’il voulait sur elle, après tout, ça tenait toujours, le fait qu’elle offrait son corps à sa science, alors il pouvait bien le relever le défi, ce n’était pas elle qui dirait non.

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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