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 (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 19 Avr 2016 - 15:03


ALL I WANT IS TO FEEL MY HEART BEATING
i will stay with you tonight
hold you close 'til the morning light
in the morning watch a new day rise
we'll do whatever just to stay alive
☆☆☆


Avec le temps, Cesare avait fini par oublier le charme cossu de la maison dans laquelle il avait grandi, n’y voyant que les côtés négatifs – au fond, c’n’étaient pas les endroits le problème, mais bien les gens et ce qu’ils faisaient dans ces endroits ; pourtant, la hargne viscérale que le DeMaggio vouait à sa famille, il l’éprouvait également à l’égard de la bâtisse qui l’avait vu grandir. C’avait sûrement déjà commencé avant, de toute manière, toutes ces fois où Cesare avait plus avidement apprécié ses échappées à l’autre bout du pays que les jours où il revenait à Radcliff, pour squatter sa chambre avant de repartir. C’était pour ça, majoritairement, qu’il n’avait jamais eu d’appartement où que ce soit : c’n’était pas parce qu’il faisait partie de ces gamins qui avaient du mal à prendre leur indépendance, et avaient toujours besoin du confort offert par papa et maman. Au contraire, il avait été indépendant bien avant d’autres jeunes de son âge ; à peine le lycée fini, le chasseur avait bien souvent quitté les siens, cette maison familiale et confortable au profit des routes des Etats-Unis, des motels pourris, et des planques improvisées, à la recherche de tous les dégénérés possibles et imaginables. A quoi bon dépenser de l’argent dans un appartement, si ce n’était pour le squatter que cinq jours par mois, maximum ? A la fin de tout ça, plus il avait apprécié glaner quelques libertés, moins Cesare n’avait égaré son chemin jusqu’à Radcliff – tout transmutant caché qu’il avait été, il avait été bien content d’avoir des jours, des semaines pour gérer ses duels internes sans que personne ne menace de les découvrir. Bonnie les avait découverts pourtant ; au fond avec elle, il avait suffi d’un stupide toucher imprudent pour qu’elle découvre le pot-aux-roses et s’en serve volontiers. Au-delà des débats internes du DeMaggio, de ses peurs et de cette soi-disant mission de repérage chez les transmutants, ç’avait été tout une suite d’événements, de décisions, de dangers et de prudences qui avait poussé Cesare sur le chemin d’Isolde Saddler, comme si d’toute manière, sa destinée d’acceptation à l’égard de sa tare avait été écrite depuis plus longtemps qu’il n’voudrait bien l’accepter. DeMaggio et Saddler, même au-delà d’eux deux, leurs patronymes étaient étroitement mêlés ; c’n’était pas nécessairement une chose dont ils aimaient parler, puisque ça rappelait à Isolde que Rafael avait tué son père, et que quand bien même Cesare n’avait pas été où que ce soit à proximité à l’époque, y’avait quand même ces implications allusives qui faisaient planer une ombre palpable dans leurs cœurs.

Pour tout ça, Cesare n’aurait jamais l’audace d’inviter la jeune femme chez lui en s’imaginant qu’ils pourraient connaître une soirée comme ils en avaient l’habitude – pourrait-il seulement se sentir si détendu, si lui-même, si tranquille entre les murs de la baraque qui avait fait de lui un chasseur ? Là où grouillaient désormais plus d’ennemis que d’alliés, certainement pas. Alors ils pouvaient continuer d’en plaisanter autant qu’ils voulaient, aussi parfait ce placard pouvait-il être, le DeMaggio ne l’y inviterait pas, pour la simple et bonne raison qu’il avait bien une liste d’un million de choses plus intéressantes, cools et érotiques que cette maison précisément. Rien qu’à commencer par la piscine de quelque voisin que ce soit tiens, ça, c’était une bonne idée et oui, c’était vraiment tentant. « Dans la piscine municipale, ce serait encore plus-... » il suspendit ses paroles, semblant réfléchir au mot idéal – où se mêlait une idée d’érotisme, d’exotisme, de dangerosité mais également quelques aspects mesquins qu’ils ne se connaissaient pas. « encore plus tentant. » ou presque hein, il continuait de penser autour d’un fantasme plus que de la réalité – fallait avouer qu’il aurait bien du mal à parfaitement se laisser aller dans les bains publiques où des vieux, des inconnus, des gamins iraient se baigner dès le lendemain. Ouais, les piscines étaient régulièrement nettoyées fort heureusement, mais on n’était jamais trop prudents, hein. « J’voudrais pas que quelqu’un nous surprenne par inadvertance et te voit nue… j’serais jaloux, là. » il n’exagérait qu’à moitié, et plus encore si la Saddler se mettait à sortir de cette pièce pour aller exhiber sa poitrine à n’importe qui pour leur demander une réflexion pragmatique sur la différence entre ses deux seins. Non, ça, et pour le reste, même à la piscine, y’avait que lui qui avait ces places privilégiées durement gagnées ; il y tenait comme à la prunelle de ses yeux, à ces privilèges offerts par l’amoureuse au corps chaud et doux contre lui- et s’il devait sans cesse rappeler ses arguments à lui pour avoir toute propriété sur ceux d’Isolde, c’n’était pas un problème. « Tu seras patiente alors. » vint-il répéter à l’adresse de la mutante, dans un baiser doucereux en guise d’accord tacite. « Parce que de toute manière, si j’ai des vingt pour cent à réclamer, ils en font définitivement partie. » pas que, hein, mais si Isolde avait été tentée de prendre ses abdos à lui pour que personne n’ait le droit de mater, il en allait de même pour sa poitrine à elle. Fin du débat, qu’ils arrêtent donc de parler des autres- ou presque, hein. « Je prends note, pour les donuts- au pire j’les ferai livrer vingt minutes avant d’arriver, comme ça, tu seras déjà un peu calmée quand je viendrai. » c’était un bon plan au fond hein, et il suffirait qu’il vienne, déposant un baiser affamé, mais affectueux et suave sur les lippes de la jeune femme pour que tout problème relatif à cette fameuse semaine compliquée ne s’envole. Et il fallait croire qu’il s’était déjà laissé prendre à son propre jeu, à embrasser, embrasser si intensément, si fiévreusement une Isolde de laquelle il n’arrivait pas à s’éloigner- ils s’étaient sautés dessus ouais, mais fallait avouer que des semaines d’abstinence, ça rendait totalement insatiable.

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WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 19 Avr 2016 - 18:06

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Sur bien des points, Isolde et Cesare avaient eu des parcours complètement différents. Ils n’avaient pas du tout le même genre de famille. Elle, elle était fille unique, elle n’avait jamais connu sa mère. Sa famille, ça s’était toujours résumé à son père et elle, les autres membres de sa famille étant loin en Australie. Y avait aussi Léda qu’elle avait tendance à voir comme une grande sœur, vu le nombre de fois qu’elle s’était occupée d’elle quand elle était plus jeune, toutes les fois où son père et elle étaient allés en vacances chez les Altman. Elle avait grandi dans une petite maison banale, avec une bonne ambiance, des animaux. Elle avait toujours été très complice avec son père, elle avait toujours su qu’elle pouvait lui parler de tout. Cesare lui, il semblait qu’il avait grandi dans un milieu complètement hostile. Il avait peut-être eu ses deux parents, une sœur pour lui tenir compagnie, mais l’ambiance chez les DeMaggio, ça n’avait rien à voir avec l’ambiance chez les Saddler. Lui il l’avait dit, il n’avait jamais eu le moindre animal de compagnie – fallait dire que la pauvre bête ce serait paumée dans cette baraque. C’était trop grand, trop impersonnel. Le genre de baraque qu’elle n’aimait pas. Quand bien même, elle n’était pas une pro de la décoration, son appartement était quand même plus personnel que ne l’était cette baraque et dans cette maison qu’elle venait d’acheter ce serait pareil, elle y ajouterai des notes personnelles bien rapidement. Dans le fond, même le bordel qu’elle avait tendance à laisser trainer partout ça rendait les lieux beaucoup plus personnel que sa baraque à lui, dans laquelle on pouvait presque se demander si y avait du monde qui y vivait là-dedans. Elle préférait son bordel dans le fond à la baraque dans laquelle vivait Cesare. Vu comment ils avaient l’habitude de vivre chacun de leur côté, si un jour ils arrivaient à vivre ensemble, peut-être bien que ça pourrait poser certains conflits, lui qui avait l’habitude de vivre dans un endroit des plus ordonnés et elle qui vivait très bien avec son bordel.

Au moins, quand il s’agissait de se lancer dans des fantasmes divers et variés, ils s’entendaient à merveille. Y avait peu de chance pour que s’ils l’avaient un jour, leur vie ensemble, ce soit ce genre d’histoires qui posent problème dans leur couple. Le bordel peut-être, la bouffe certainement, mais le sexe, certainement pas. Ils arrivaient tellement vite à délirer sur un placard ou sur la piscine qu’au moins, ils auraient toujours une bonne communication là-dessus. « J’en prends note alors, le temps que je trouve la bonne clef et peut-être bien que tu pourrais recevoir un autre message plein de mystères. » Quoi qu’après cette conversation, s’il recevait un message où elle lui demandait de la rejoindre à la piscine municipale, il comprendrait plus facilement l’idée que ce soir, où elle l’avait invité au milieu de nulle part. « J’aimerai pas non plus qu’on nous surprenne, si c’est pour être coupés en plein milieu, ça craint. » Ouais, à ses yeux c’était plus problématique que si on devait la voir nue, de toute façon sans doute que s’ils se faisaient prendre, ils attraperaient bien vite leurs fringues pour se barrer en courant. Peut-être bien que la piscine, tant qu’elle n’était pas privée pour eux deux, ça pouvait être compliqué. Peut-être bien qu’il faudrait qu’elle envisage quand même de s’en faire creuser une. Dans le fond, ça devait bien payer d’être maire de la ville. Elle n’en savait rien, elle ne s’était pas lancée là-dedans pour le fric de toute façon, elle verrait bien quand elle aurait son premier salaire. Sinon, ils trouveraient toujours d’autres endroits tout aussi tentant que la piscine. Y avait personne qui la verrait nue à part Cesare, pas même les invités de cette fête, parce qu’elle n’irait pas leur montrer ses seins pour qu’ils en fassent une étude comparative, elle préférait encore rester bien patiente et attendre les arguments de Cesare et sa réflexion sur les vingt pour cent lui arracha un rire. « Ah ouais ? Et tu prendrais quoi d’autres ? » Elle, elle les avait déjà choisi ces malheureux petits vingt pour cent de son corps à lui et ça avait été carrément dur, alors il pouvait en faire autant y avait pas de raison. « T’es vraiment le mec parfait. » Et pas seulement pour une histoire de donuts livrés vingt minutes à l’avance juste pour qu’elle soit calmée quand il arriverait. Il était parfait pour tellement de raison et elle le lui avait déjà dit la fois dernière. Il était aussi parfait pour les baiser qu’il déposait contre ses lèves et qui la faisait fondre en un rien de temps, sa main glissant contre sa joue, elle avait bien envie de continuer de l’embrasser, encore et encore, sans jamais s’arrêter.

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 20 Avr 2016 - 3:58


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Les opposés s’attirent, c’était forcément le mantra qui pouvait résumer Cesare et Isolde ; d’bien des façons, s’ils devaient penser d’un point de vue destinée, rien n’aurait laissé entendre qu’ils pourraient un jour finir ensemble. C’n’était pas pour rien, qu’ils avaient été dans le même lycée sans même connaître quoique ce soit de l’existence de l’un et de l’autre : et des quelques conversations qu’ils avaient eues à ce sujet, il était déjà plutôt clair qu’ils n’avaient pas du tout eu les mêmes intérêts sur les bancs du lycée. Il avait déjà saisi, tout le dédain de la jeune femme pour les maths, alors même qu’il n’avait jamais trouvé le moindre intérêt dans des matières comme l’art plastique ou la musique. Qu’est-c’que ça allait bien pouvoir donner, si un jour ils devaient vivre ensemble ? Parce que pour l’heure, quand ils n’s’envoyaient pas en l’air, ils étaient trop occupés à encaisser des mauvaises nouvelles, s’adapter pour survivre ou se chambrer sur des sujets totalement débiles – comme les appareils photos numériques, la nourriture, ou les machines à laver. Et peut-être que ça continuerait comme ça pendant des années, qu’ils ne seraient en fin de compte que deux gamins devant lesquels Clara lèverait les yeux au ciel à chaque fois qu’elle saisirait la moindre petite passade de sarcasme qui glissait entre eux. Ou peut-être que leur histoire s’finirait comme ça, pathétique, eux deux séparés parce qu’ils étaient tout simplement incapables de vivre ensemble : après tout, après respectivement vingt-six et vingt-cinq ans passés sans partager le moindre appartement avec qui que ce soit, n’était-ce pas trop tard pour qu’ils changent, s’adaptent l’un à l’autre, et apprennent à vivre ensemble ? Ce serait la pire ironie qui soit, au fond, qu’Isolde et lui aient traversé tout c’qu’ils avaient déjà traversé – et tout ce qu’ils auraient encore à traverser – pour finalement s’retrouver arrêtés en plein vol par les mêmes problèmes que ceux qui préoccupaient d’autres couples. Il n’voulait certainement pas penser comme ça : après tout, ils s’accordaient sur l’fait que la piscine, ça pouvait être une bonne idée. Le placard aussi, dans une certaine mesure désespérée. Pour la bouffe, rien que la dernière fois qu’ils s’étaient vus, il avait été prêt à faire des efforts. Et pour leurs argumentaires, ils avaient déjà prouvé qu’une infime distraction – Isolde faisant tomber le tee-shirt par exemple – suffisait à régler tous les problèmes. Ils y arriveraient, ouais, c’était bien d’y croire, même si d’toute manière, ils avaient encore du temps, manifestement, pour s’faire à l’idée avant qu’elle ne se concrétise vraiment.

« Okay. » qu’il répondit alors, avec un brin de sérieux, aux paroles de la Saddler au sujet de la piscine – qui serait assez fou pour refuser ça ? Même Cesare, qui n’aimait pas particulièrement l’risque de s’exhiber aux yeux de n’importe qui, il pouvait bien admettre que l’opportunité était on ne peut plus tentante. « Et si jamais je vois par hasard qu’un des voisins vers chez moi a l’air d’avoir déserté sa maison et sa piscine-... c’est toi qui recevras un sms plein de mystères. » parce que bon, maintenant qu’il se laissait prendre au jeu, le DeMaggio appréciait plutôt bien l’idée d’un sms résonnant dans la nuit pour leur permettre de se retrouver ; si ça devait devenir un truc récurrent entre eux, pour sûr qu’il allait faire l’effort de son côté et improviser des retrouvailles à sa façon. Loin de la chasse, loin de Radcliff, loin des questionnements lascifs et assommants qui tournaient dans sa tête à cause de l’ambiance qui l’entourait dès lors qu’il passait la porte de la maison où il avait grandi – indéniablement, l’échappée lui faisait bien plus envie que peur, pour le coup. « Ce s’rait bête d’être coupés en plein milieu ouais-… surtout qu’en plus, on prend généralement beaucoup de temps. » avec un sourire enjôleur sur les lèvres, dans un baiser qu’il déposa sur les siennes à lui, dans cette expression goguenarde de ses pensées. Ils s’étaient déjà prouvés qu’ils étaient bien aptes à vaincre l’épuisement pour faire c’qu’ils voulaient. Lui, s’il devait être vain et totalement prétentieux, il lui suffisait de jeter un regard en direction d’Isolde pour avoir mille raisons d’oublier sa fameuse fatigue et y aller pour toute la nuit. Elle le rendait fou – n’lui avait-il pas déjà dit un million de fois ? C’allait évidemment aussi pour son apparence physique ; non pas parce qu’avant de la rencontrer, Cesare avait eu l’habitude de fantasmer sur les blondes à forte poitrine comme elle. Non, en vérité, il n’s’était jamais imaginé avoir un certain type de fille – mais Isolde, elle avait rendu magnifique tout ce qui était d’elle. C’n’était pas les blondes à forte poitrine qu’il aimait, c’était Isolde, et choisir vingt pour cent d’elle, c’était impossible. Il l’avait su, lui, à l’époque où il l’avait taquinée pour ça, que c’était un choix qu’il serait incapable de faire de son côté. Mais le DeMaggio se laissa prendre au jeu, dans un soupir comme s’il hésitait, cherchait. « Ehmm, j’prendrais ça, ce coin-là... » qu’il dit en premier lieu, de ses doigts venant caresser ce petit coin entre le sommet de son front, sa tempe, et la frontière avec ses cheveux – il le faisait à chaque fois, en ayant conscience tout en n’ayant qu’à peine conscience, caresser de ses doigts, tendrement, cette parcelle de peau de la jeune femme, dérivant lentement vers ses cheveux. « Et j’prendrais tes lèvres- » où il déposa un baiser suave et innocent ; « et ce petit recoin de ta bouche qui se retrousse quand tu souries. » il en était niais tout d’un coup, mais ça faisait partie de ces infimes détails qu’il avait, gravés dans sa mémoire – autant que ses seins, ses caresses, ses cuisses, Isolde toute entière. « Et j’prendrais aussi tes mains, pour qu’elles touchent personne d’autre. Et tes yeux, pour qu’ils regardent personne d’autre. » bien évidemment, au vu du ricanement doucereux et mi-ironique qu’il eut, elle pouvait déjà conclure que c’n’était pas là une crise de jalousie – du moins, à peine une plus grave que celle qu’elle lui avait plus ou moins faite, lorsqu’il avait été question d’établir la propriété d’Isolde sur des éléments de son corps à lui. Elle n’avait pas voulu que les autres puissent mater, elle ; lui, il n’avait pas envie de disparaître un jour de son regard- de la dévisager, et de n’pas voir cette valeur qu’elle seule lui voyait, vibrer dans le fond de ses prunelles.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 20 Avr 2016 - 10:36

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Isolde et Cesare, sur bien des points, ils étaient complètement différents. Ils n’avaient pas eu la même vie, ils n'avaient probablement pas les mêmes habitudes de vie. Ils auraient pu passer toute une vie sans jamais se rencontrent. Ils avaient bien passé plusieurs années dans le même lycée sans jamais se croiser. Peut-être qu'ils n'avaient même pas l’habitude de fréquenter les mêmes lieux, c'était difficile à dire dans le fond puisqu’ils n'étaient jamais sortis ensemble au sens propre du terme. Ils se voyaient toujours à l’abri des regards, loin du reste du monde, comme les autres fois où ils s'étaient vus, où ils étaient enfermés dans un de l’un de leur appartement, dans le fond ils étaient bien rien que tous les deux  et de toute façon avec le couvre-feu ils n'avaient pas trop l'occasion de sortir. Un jour, peut-être qu'ils auraient l'occasion de s'interroger davantage là-dessus, d'autant plus que maintenant y avait plus de couvre-feu. Enfin malheureusement ils ne pouvaient pas encore se montrer ensemble à l'extérieur. Un jour, c'était le truc qui revenait beaucoup entre eux aussi. Un jour, ils s'en passeraient des choses dans leurs vies. Peut-être bien qu'un jour, ils vivraient ensemble et que ça pourrait être compliqué parce qu'ils étaient différents et que c'était le genre d’expérience qu'ils n'avaient jamais tenté tous les deux. Mais elle avait cette impression qu'elle serait forcément bien aux côtés de Cesare. Parce qu'ils s’aimaient et que c'était le genre de sentiment pour lequel elle se sentait prête à faire de nombreuses concessions. Y avait bien que pour Cesare, qu'elle était prête à en faire autant. Pour le reste du monde c'était déjà beaucoup plus compliqué. Il était déjà bien le seul qu'elle pouvait laisser gagner aussi facilement, même pour des broutilles comme l'autre fois chez elle.

Au moins malgré leurs différences, ils avaient des points sur lesquels ils étaient capables de s'entendre. Et peut-être que pour le moment ça tournait pas mal autour du sexe, mais y avait quand même bien d'autres sujets sur lesquels ils pouvaient parler sans s'engueuler, heureusement. Mais pour l'instant ils étaient pas mal influencés par le moment qu'ils venaient de partager. Alors en cet instant elle s'imaginait très bien partager de nouveau un moment pareil avec lui dans une piscine, ou n'importe où ailleurs dans le fond. « Je crois bien qu'on peut dire que nous avons un deal. » Et un deal plutôt intéressant si en plus ça leur permettait de s'improviser un nouveau rencard, ce serait forcément une bonne chose. S'ils pouvaient trouver tout un tas d'excuses pour se retrouver elle ne dirait jamais non. Alors un déménagement à  venir, un rendez-vous dans une piscine c'était déjà un bon début pour se retrouver et ils trouveraient forcément d'autres prétextes. « Ouais, en même temps, ce serait dommage de se presser, j’adore prendre mon temps avec toi. » Un sourire passa sur ses lèvres, quiconque oserait les déranger de toute façon, ne tarderait pas à se faire agresser par une Isolde en colère. L’avantage au moins de se voir dans un de leur appartement, c’était que logiquement y avait personne pour les faire chier. « Quoi que, je vais t’avouer que si jamais tu as du temps libre un jour, moi je dis pas non à un petit coup rapide mais intense, sur mon bureau, entre deux réunions. » Ça faisait toujours un endroit de plus à expérimenter et déjà elle pouvait se faire quelques images dignes d’un nouveau fantasme dans le fond de son crâne, bon pour l’instant son bureau il était un peu pourri – celui qu’elle occupait en tant que maire en tout cas ; indéniablement celui où elle passait le plus de temps en ce moment – mais ça n’ôtait pas franchement le charme de la situation. N’importe où, n’importe quand de toute façon, tant que c’était avec Cesare elle pouvait facilement se créer tout un tas de fantasmes. Et il pouvait bien prendre tout son corps, pas seulement vingt pour cent si difficiles à choisir ; mais il lui avait fait le coup l’autre soir, alors elle pouvait bien lui faire la même chose. Et ça la faisait sourire, ces petites zones qu’ils choisissaient qui n’avaient rien d’aussi érotique que ses seins. Lentement, ses doigts glissaient, contre son épaule, descendant le long de son bras avant de remonter pour mieux redescendre après. « Tu sais, mes mains, elle ne touchent déjà que toi. Et puis t’es bien le seul sur lequel mon regard s’attarde autant. » Elle regardait quand même un minimum les gens qui lui parlaient quand même, c’était une question de politesse, mais y avait bien que Cesare qu’elle regardait de cette façon, avec cette étincelle dans le regard et ce sourire sur les lèvres. Y avait que dans ses yeux à lui qu’elle pouvait se perdre totalement et sentir son cœur battre dans sa poitrine, simplement parce qu’elle était en train de le regarder lui.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 20 Avr 2016 - 23:14


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Cesare faisait au moins partie d’ces rares personnes qui s’arrangeaient généralement pour respecter leurs promesses. Il avait cette certaine noblesse dans ses choix et ses actions, qui avait habituellement fait de lui quelqu’un de confiance : tout avait commencé à dérailler quand il avait peu à peu perdu le contrôle de sa vie. Quand il s’était découvert transmutant, par exemple, obligé d’osciller entre sa nature non désirée, et les obligations qui le rattachaient si fermement à sa famille. Quand il s’était découvert des sentiments pour Isolde, une attache vers elle qui l’empêchait de poursuivre dans ses plans : que ce soit ceux de réduire à néant tout le groupe de transmutants auprès duquel il avait trouvé refuge afin de pouvoir revenir auprès de sa famille, ou ceux qui consistaient à quitter la ville sans se retourner. Quand il s’était retrouvé sans cesse déchiré entre sa sœur et la Saddler- toutes les deux avec leur propre hargne à son égard, toutes les deux lui crevant un peu plus le cœur, toutes les deux à appeler sa dévotion toute entière. Y’avait eu un temps, où Cesare avait été fermement honnête, et trop précisément éduqué à être ainsi pour même réussir à mentir de manière crédible : n’était-ce pas parce qu’il n’avait eu aucun talent pour cacher sa mutation, que ses parents avaient fini par découvrir le pot-aux-roses, juste après le dépistage qu’il avait cru avoir trafiqué ? Non, définitivement, Cesare n’était pas un bon menteur, et même en règle générale, il n’s’plaisait pas à être ce traitre qui revenait sur sa promesse dès qu’il en avait l’occasion – une tare chez son géniteur qu’il détestait, et qu’il n’comprenait même pas, alors même que c’était Rafael qui lui avait fait avaler toutes ces notions d’honneur, de responsabilité, de respect. Alors les promesses qu’il avait faites à Isolde, quelques jours après la naissance de Clara, il avait eu l’intention de les tenir, dès le premier instant, quand bien même entre son cœur et sa raison, il aurait pu y avoir tout un décalage qu’il n’avait jamais pris en cause. Et en se retrouvant face à son père aussi, Cesare avait été prêt à respecter chacun des deals qu’il accepterait, sans sourciller, sans hésiter- sans pour autant en oublier à qui il avait affaire, préparant mentalement le moment décisif où les choses se retourneraient contre lui et où il devrait réagir avant de perdre totalement le contrôle de la situation. Cesare n’poignardait pas dans le dos – ses victimes, il avait toujours mis un point d’honneur à les regarder droit dans les yeux, sans ciller, sans feindre.

Même un petit deal sur une histoire de piscine, de rencontre clandestine au détour du jardin de quelqu’un ou des bains municipaux, il comptait bien s’donner les moyens de faire en sorte à ce que ça arrive – parce que fallait avouer que ça donnerait une allure toute nouvelle et bien plus agréable à l’environnement auquel Cesare était habitué, dans les quartiers riches et pompeux de Radcliff. « C’est un deal ouais. » qu’il n’hésita pas à répondre, les sourcils haussés, pris dans le défi. « Faudra qu’on s’assure qu’y’ait personne à la ronde pour nous interrompre, alors. » avec un baiser en prime « Et comme ça on pourra prendre tout notre temps. » ils avaient beau toujours en profiter, c’n’était pas comme s’ils avaient l’éternité devant eux à chaque fois – quand bien même c’n’était pas arrivé les rares fois où ils s’étaient vus, il pouvait à tout moment y avoir un de leur téléphone, sonnant dans la nuit pour les rappeler à l’ordre et les ramener à la réalité. L’aube, ils avaient beau souvent l’avoir détestée pour les séparer, ils pouvaient au moins s’estimer chanceux d’avoir eu leur liberté jusque-là. Ils étaient deux imbéciles débordés par leurs vies, qui s’rajoutaient des couches et des couches de responsabilités, s’enfonçant plus profondément dans la perdition plutôt que de chercher une véritable solution. Parce que ça n’allait certainement pas les rassembler d’ici quelque temps que ce soit, une Isolde transmutante à la tête de la ville et essayant de changer les choses, ou un Cesare qui se trouvait une nouvelle raison d’utiliser la position stratégique dans laquelle il se trouvait. Dans les confidences de son père, l’oreille aux aguets face à n’importe quelle révélation, les yeux observateurs, et pourtant le cœur appartenant profondément à d’autres convictions. Ou du moins, au désir de sauver la tête publique que les hunters avaient désignée comme leur ennemi désormais. Les mots d’Isolde transpiraient d’une certaine réalité quelque peu amère, même s’ils lui arrachèrent un rire, au DeMaggio ; la perspective de l’alpaguer au détour d’un couloir pour l’entrainer dans une pièce au hasard, à l’abri des regards mais aussi dans une situation totalement instable et imprévisible, ç’avait quelque chose de tentant. D’érotique. D’excitant. « Il s’pourrait que j’fasse ça aussi, alors. » un sourire carnassier sur les lèvres, il aimait envisager des moments comme ça, où il défierait le reste du monde pour retrouver la transmutante, que ça plaise ou non à d’autres, que ça perturbe un tant soit peu les plans que d’autres pouvaient avoir pour lui ou non. « Si ça peut t’aider à te détendre, hein. » Et ainsi de suite ; il voulait qu’y’ait que Isolde, bien souvent, dans sa vie- qu’Isolde et tout ce qu’il aimait chez elle, chaque détail de sa personnalité, sa présence, son corps. « Et si ça peut occuper tes mains, et capturer ton regard, j’suis gagnant sur tous les plans. » qu’il en plaisanta, enjôleur, roulant des yeux- bien conscient quand même que les mains d’Isolde devaient bien s’aventurer vers d’autres gens, d’autres contacts – heureusement, bien différents de ceux dont il était question dans ses exigeances à lui – tout comme son regard devait observer, analyser, rencontrer bien d’autres regards. Il n’était pas obsessif au point de vouloir être le seul à exister dans la vie de la Saddler, c’qu’il voulait, c’était que les moments comme ça, ici, ensemble, soient toujours aussi uniques et délicieux.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Jeu 21 Avr 2016 - 14:28

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Depuis un moment maintenant, Isolde avait du mal à vraiment se projeter dans l’avenir, même un avenir très proche. Elle avait l’impression que sa vie était devenue plus compliquée que jamais. Peut-être bien parce qu’y avait son histoire avec Cesare qui rendait les choses assez aléatoires. Elle ne savait pas quand est-ce qu’elle aurait de nouveau l’occasion de le revoir, ce rencard auquel elle venait de l’invité, ça avait été de l’improvisation totale. Ce matin quand elle était sortie de son lit, elle n’avait pas du tout imaginé qu’elle passerait sa soirée avec lui. Faillait dire qu’en se levant le matin, elle n’avait pas vraiment réfléchi à ce qu’elle allait faire le soir. Elle avait eu d’autres priorité le matin-même que d’imaginer sa soirée. Mais y avait pas que Cesare qui rendait sa vision de l’avenir un peu compliquée. Elle avait l’impression que c’était depuis qu’elle était tombée enceinte que tout était devenu beaucoup plus compliqué, puis y avait eu Insurgency et maintenant y avait la mairie et tout à Radcliff était tellement compliqué à gérer qu’elle avait l’impression que chaque journée venait avec son lot de surprise. Avec Clara, c’était pareil, elle apprenait peut-être jour après jour, mais y avait toujours tout un tas de trucs pour rendre ses journées plutôt surprenantes. Et avec les hunters qui de toute évidence étaient aussi pleins de surprises, du genre à faire exploser des bombes au beau milieu d’un discours, c’était à se demander ce que serait la prochaine étape. Alors ouais, elle avait du mal, à imaginer de quoi seraient faites ses journées quand elle se levait le matin et elle s’attendait toujours à voir son emploi du temps modifié pour telle ou telle raison. Alors, ça avait du bon, d’être là avec Cesare en train de prévoir des trucs, même des trucs un peu fous. Fallait croire que c’était un bon début pour les plans de couples.

Elle n’avait pas beaucoup de mal à s’imaginer aller partager un moment avec Cesare, dans la piscine municipale, quand bien même c’était pas forcément très légal, mais tant pis. C’était pas non plus le pire crime de la planète. Tout comme celui de s’introduire chez des gens pour profiter un peu de leur piscine. Tant que personne ne le savait à part eux deux de toute façon, qu’est-ce que ça pouvait bien faire de mal ? « Parfait. Faudra qu’on en profite avant que l’été ne se termine. » L’idée de se retrouvée complètement nue dans une piscine avec Cesare était quand même plus tentante en été qu’au beau milieu de l’hiver, ils pourraient toujours trouver des endroits agréables pour l’hiver aussi, ils étaient plein de ressources pour ça. « J’peux déjà m’imaginer une autre nuit parfaite. » Une nuit parfaite, c’était bien ce qui semblait s’annoncer quand ils parlaient de se rejoindre dans une piscine et de prendre tout leur temps. L’idée était alléchante. Prendre tout son temps avec Cesare, sans que personne ne les dérange, c’était déjà ce qu’ils faisaient ce soir, quand bien même y avait toujours Clara qui pouvait se mettre à pleurer à tout moment et qui ne tarderait sans doute pas à le faire, parce que ça faisait déjà trop de temps qu’elle n’avait pas donné signe de vie et qu’elle aimait se faire remarquer cette gamine. Ouais Clara, elle avait bien le droit de les déranger, mais pas les autres. Alors, y aurait personne pour passer la porte de ce bureau et, quand ils seraient dans leur piscine, y aurait personne pour venir les interrompre. Comme ils ne se voyaient pas assez souvent, ils avaient bien le droit de ne pas dérangés par les autres. Par contre, si Cesare lui, il pouvait venir la déranger dans son emploi du temps pour qu’ils profitent d’un petit moment ensemble, lui, il avait le droit, y avait aucun souci là-dessus. « J’peux pas rêver de mieux pour me détendre. » Bha c’était sûr que si elle devait se pointer à une réunion importante après avoir passé un peu de temps en privé avec Cesare, elle serait complètement détendue. « Ça occupera plus que mes mains et mon regard. » Ça occuperait son corps tout entier, son attention aussi parce que, qu’importait la réunion qu’elle pourrait avoir après, elle l’oublierait vite en compagnie de Cesare. Y avait pas grand-chose qu’elle n’était pas capable d’oublier avec Cesare de toute façon. « Peut-être bien qu’on devrait essayer de s’prévoir des plans qui soient pas que en rapport avec le sexe. » Ça tournait quand même pas mal autour du sexe quand même leurs histoires, quoi qu’elle lui avait demandé s’il pouvait l’aider à déménager, mais même là-dedans, elle était capable de facilement détourner le truc pour s’imaginer en train de s’envoyer en l’air avec lui. « J’crois que j’ai du mal à penser à autre chose là. » Elle déposa un nouveau baiser contre ses lèvres. C’était difficile de penser à autre chose de toute façon, alors qu’ils étaient encore collés l’un à l’autre, complètement nus à s’embrasser, se faire des caresses et se balancer des répliques enjôleuses. S’ils devaient faire des plans axés sur autre chose, faudrait déjà que l’euphorie redescende un peu.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 24 Avr 2016 - 20:07


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Les doutes qu’il pouvait encore avoir, soigneusement enfermés dans son esprit, ils n’les concernaient certainement pas Isolde et lui – ils n’concernaient pas leur petite échelle d’existence, dans ces moments où ils se perdaient volontiers à oublier tout le reste du monde. Il n’doutait pas des sentiments qu’il éprouvait pour elle, ni du fait qu’ils dureraient aussi longtemps qu’il avait un cœur pour battre dans son poitrail. Il n’doutait pas des mots d’amour qu’elle murmurait tout contre ses lèvres, son souffle chaud écorchant sa bouche avec tendresse. Il n’doutait pas qu’ils pouvaient s’entendre sur ça tous les deux, la beauté de leurs volontés et de leurs espoirs, qui défiaient si volontiers chacune des blessures que le reste du monde avait voulu leur imposer. L’avenir était pourtant une autoroute ouverte vers le doute, les questionnements, l’imprévisible, qui s’avérait être dans leur cas, généralement plus dévastateur que plaisant. N’avait-il pas dit à Isolde, le lendemain de la mort d’Anthea, que dès qu’ils s’perdaient à espérer, à vouloir, à s’battre pour se rapprocher de leurs buts égoïstes, des gens mouraient ? N’s’était-il pas demandé qui serait le suivant ? Il s’avérait que ç’avait été sa mère à lui, et qu’il n’savait même pas encore comment encaisser la nouvelle, ou mettre de l’ordre dans ses pensées, ou comment trouver un équilibre quelconque entre c’qu’il voulait, et c’qui s’imposait à lui. Sa mère était morte, manifestement tuée par des transmutants, parce qu’elle avait été une chasseuse ; n’serait-ce pas aussi ainsi que sa destinée à lui se nouerait un beau jour ? N’était-ce pas aussi pour ces mêmes raisons, que Kingsley Moren avait rencontré la Faucheuse, entre les mains du DeMaggio lui-même ? Ouais, y’avait peut-être pas de justice pour les hunters, pas de procès étatique pour les condamner- mais irrémédiablement, ils étaient tous confrontés à une justice qui tombait comme un couperet sur leurs vies. Et qu’est-c’qu’il ferait, lui, le jour où ce fameux couperet le frapperait sur le coin de la nuque ? Cesare n’avait pas encore réussi à organiser, trivialiser ses pensées de la sorte – il n’avait pas encore réussi à penser au-delà du choc abyssal qui s’était ouvert dans ses entrailles lorsque les mots de son père avaient trouvé une signification toute particulière dans sa tête. Sa mère était morte, et Aria était morte. Mais lui, il était toujours vivant, sans même savoir pourquoi, comment, avec toute la quantité de sang qui imbibait ses propres mains : Andreas Kovalainen ou Artur Kovalainen, aucun d’eux n’était venu réclamer sa vengeance pour l’heure- ni aucun autre des dommages collatéraux que le chasseur avait semés sur son passage.

Pourtant, ce soir, ici et maintenant, être vivant avait une toute autre signification- transcendante et délicieuse, égarée en chaque baiser avec lequel il flattait les lèvres ou chaque petit recoin de corps d’une Isolde encore doucement chaude contre lui. Etre vivant, ce soir, c’était bon, délicat, évident, tout un tas de sentiments gracieux qui s’alignaient logiquement dans sa tête et dans son cœur à l’unisson dans la perdition – ces semaines passées, il les avait au moins utilisées à réfléchir parfois, à ce qu’il voulait, ce qu’il cherchait avec Isolde. Avant tout ça, avant l’entrepôt, il s’l’était imaginé l’avenir complètement fantasmé qu’il aurait avec la Saddler. Isolde, ça n’avait pas toujours été que le présent, et l’appréhension d’un jour prochain qui baignait encore dans les ténèbres ; c’était elle qui avait enclenché le processus insidieux du changement, du basculement dans lequel il s’était si facilement laisser prendre – rien qu’pour ne plus être un DeMaggio, condamné à la misère ou à la mort, mais Cesare, qui recevait avidement ses déclarations d’amour et lui répondait sans l’ombre d’un doute. « T’en fais pas, t’as vendu de bons arguments-… je peux définitivement pas attendre la fin de l’été. » qu’il répondit dans un ricanement aux inquiétudes de la mutante ; au fond, s’il pouvait s’écouter, il l’emmènerait maintenant dans une piscine, rien que parce qu’ils le pouvaient, fondamentalement, et que ce serait nouveau, excitant, d’cette part de vie à laquelle il n’avait que trop peu goûté en sa compagnie à elle. « Ouais- en plus il s’pourrait bien que j’ai aussi des fois besoin de me détendre, ça fera d’une pierre deux coups. » ajouta-t-il sur la question des étreintes volées au détour d’un couloir – mutin, moqueur, le regard malicieux le temps de s’imaginer dérober Isolde à cette routine qui les assommait. Si ces moments-là, organisés étaient délicieux, que pouvait-il en être de ces fois où ils se retrouveraient, sauvages et clandestins, imprévisibles, juste amoureux. Il pourrait aussi toujours venir juste avec un déjeuner, quelques attentions emplies d’affection, loin de tout ce qui était trop érotique, trop grivois ; juste pour la voir, juste pour ôter de ses épaules quelques poids qui finiraient bien assez tôt par lui peser. « Tu peux déjà croire que j’ferai touuut mon possible pour que t’aies l’esprit léger pour le reste de la journée après. » et malgré le rictus carnassier sur ses lèvres, il n’parlait pas qu’à travers le sexe- il avait cru comprendre que juste sa présence avec elle, leurs moments de douceur, suffisaient à rendre le monde beaucoup plus léger. « J’sais pas, qu’est-c’que tu veux prévoir d’autre ? Un jour où hm, tu m’inviteras à faire du tri dans les archives de la mairie ? » répondit-il, moqueur, aux paroles de la Saddler- est-c’que leurs moments platoniques avaient besoin d’être planifiés ? « Et c’est quoi le message ? Que je suis trop tentant, et que t’arrives pas à te concentrer, que je devrais me rhabiller pour que ton cerveau puisse à nouveau penser logiquement ? » il en eut à nouveau un léger rire, de ses lippes ne résistant pas à délicatement, amoureusement, embrasser celles d’Isolde dans une gâterie moqueuse. « Ou est-c’que ça veut dire que tu veux juste penser au sexe, parce que tu peux pas te séparer de moi, là ? » parce que clairement, lui, il allait lui en falloir des efforts pour se défaire de leur étreinte- il aimait le moindre contact avec Isolde, et être tout contre elle, c’était plus important que de s’envoyer en l’air ou parler juste de sexe – sentir sa peau, sa chaleur, la caresse de chaque petite zone où il perdait ses doigts, il n’pourrait pas s’en passer, elle n’pouvait clairement pas lui demander ça après toutes ces semaines trop longues et insoutenables. De toute manière, d’un point de vue réaliste, le plan déménagement allait être totalement platonique, à moins qu’ils soient totalement désespérés et irrécupérables- au moins ils en avaient déjà fait, des efforts.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Dim 24 Avr 2016 - 22:20

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Tout était toujours compliqué à Radcliff, Isolde le savait bien, elle l’avait compris depuis un moment maintenant. Cette ville, elle l’avait vue sombrer un peu plus au fil des jours qui avaient suivis l’élection de Thaddeus Lancaster en tant que maire de la ville. Les choses avaient changées et cette ville qu’elle avait tant aimée étant plus jeune était devenue un véritable enfer. Elle n’avait pourtant jamais eu l’envie de s’enfuir de cette ville, jamais l’idée ne lui avait traversé l’esprit. Elle, ce qu’elle avait toujours voulu, c’était aider la ville à se relever, faire quelque chose pour retrouver la Radcliff qu’elle avait toujours connue. Peu à peu avec son rôle de maire, elle avait la sensation qu’elle allait pouvoir y arriver. Qu’elle pourrait faire quelque chose de meilleur ici. Est-ce que fuit était une solution de toute façon ? Plus elle regardait les informations, se plongeait dans les journaux, plus elle avait l’impression que Radcliff était loin d’être une exception et que peu à peu, c’était le monde entier qui sombrait dans le chaos. Alors, peut-être bien que s’enfuir de Radcliff ça ne ferait que repousser le problème ailleurs. Ça n’avait jamais fait partie de ses intentions et maintenant, elle avait déjà trop sacrifié pour en arriver là où elle en était, alors il n’était pas question pour elle de laisser tomber. Y avait encore de l’espoir pour que la vie à Radcliff soit moins compliquée, y avait encore moyen de restaurer un peu les choses dans cette ville. Avec une Radcliff meilleure, elle avait aussi l’espoir d’une vie meilleure. Une vie dans laquelle Cesare et elle, ils n’auraient plus à se cacher, une vie où ils pourraient être heureux, autant que possible, malgré tout ce qui pouvait encore et encore travailler Cesare. Et peut-être bien que si ça ne marchait pas, elle serait au final la première à la proposer l’option de s’enfuir de cette ville, parce qu’au bout du compte, sa vie avec Cesare, c’était plus important que tout le reste.

Les semaines qu’elle avait passées loin de lui, elles n’avaient que prouver davantage cette évidence. Elle avait senti dans chaque parcelle de son corps qu’il lui manquait et que ça faisait un mal de chien de ne pas pouvoir le retrouver, même de façon clandestine au fond d’un appartement dans lequel ils seraient cachés au reste du monde. Elle savait maintenant, que la douleur qu’elle avait pu ressentir à chaque fois avant qu’ils ne se séparent, elle était bien plus supportable que celle qui lui avait souvent tordu les entrailles au cours de ces semaines à se demander quand est-ce qu’elle pourrait enfin le revoir. Alors, maintenant qu’ils étaient ensemble, l’idée de se retrouver dans une piscine, c’était vraiment tentant. « J’ai jamais été aussi impatiente à l’idée d’aller à la piscine. » Si peut-être quand elle avait été gamine et que son père lui avait promis une journée à la piscine et qu’elle n’en pouvait plus d’attendre que ce jour arrive enfin. Mais de toute évidence, ce n’était pas du tout pour les mêmes raisons qu’elle se sentait impatiente. Ouais elle n’avait pas l’intention d’aller faire du toboggan et de jouer dans la flotte comme quand elle avait dix ans. Tout ce qu’elle avait en tête, ça n’avait clairement pas eu de place dans l’esprit d’une Isolde de dix ans. Et l’idée de se détendre entre deux réunions en compagnie de Cesare, c’était aussi quelque chose qui n’appartenait qu’à l’Isolde de vingt-cinq ans, qui n’avaient aucune difficulté à imaginer les situations les plus érotiques possibles. « Si tu as besoin de te détendre, tu sais où me trouver. » Elle haussa légèrement les sourcils. Il pouvait toujours la rejoindre s’il en avait le besoin ou juste l’envie, elle trouverait toujours du temps pour lui s’il décidait de se pointer à la mairie – ou ce qui servait de mairie en ce moment – ou chez elle. Même si c’était juste pour parler ou pour se regarder dans le blanc des yeux, il pouvait toujours venir vers elle. A sa question, elle haussa légèrement les épaules. « Si c’est juste toi et moi dans la pièce, je suis capable d’imaginer que ça parte en sexe. » Elle pouvait facilement imaginer que tout finisse comme ça avec Cesare, même si elle estimait que tout ne devait pas nécessairement finir comme ça. Leur histoire c’était quand même plus qu’une simple histoire de cul. « T’es définitivement trop tentant pour que j’arrive à me concentrer. » Elle laissa glisser ses doigts contre le torse de Cesare, le long de ses muscles qui représentaient une petite partie de tout ce qui pouvait être tentant chez lui ; tout l’était. « Mais j’ai pas envie que tu te rhabilles. » Nan ils étaient bien là, l’un contre l’autre, peau contre peau, alors qu’il reste comme ça et tant pis pour son cerveau qui n’arrivait pas à se concentrer. « Et je peux vraiment pas me séparer de toi. J’voudrais pouvoir rester dans tes bras pour toujours. » Avec ou sans vêtements d’ailleurs, ça n’avait pas tant d’importance que ça. C’était le fait d’être dans ses bras le plus important, parce qu’elle y était bien, elle s’y sentait bien, mieux que n’importe où ailleurs, alors, nan, pas question de bouger de là pour le moment.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 25 Avr 2016 - 0:02


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Le prévu, l’imprévu, le prévisible et l’imprévisible ; Cesare n’avait jamais eu une vie de couple lambda, mais il avait déjà assez observé le reste du monde pour savoir qu’il y avait entre les amoureux, un genre d’amertume qui s’immisçait, une routine qui rendait tout froid et amer entre deux personnes qui s’étaient tant aimées à une époque. Il n’avait jamais eu la possibilité d’avoir une telle expérience en amour, tant ses romances avaient toujours été à sens unique, lui, plus fuyard qu’engagé dans tout ce qu’il commençait avec une femme. S’il n’était pas un coureur, il n’était certainement pas l’amoureux idéal, qui savait quoi faire de ses dix doigts au-delà des moments concrets comme celui-ci : est-c’que Cesare aurait un jour l’idée d’organiser un rendez-vous romantique, improvisé comme Isolde l’avait fait ce soir ? Ca n’semblait même pas lui avoir frôlé l’esprit, comme possibilité de retrouvailles pour cette nuit, et ça devait déjà en dire long sur son expérience dans le domaine. Au moins s’était-il déjà bien rattrapé, guère avare en affections, en caresses, ou même en ces touchers impétueux et fiévreux qui avaient fait si vite et si haut monté la Saddler. Clairement, elle avait mis une belle robe, des jolis sous-vêtements, elle avait trouvé du champagne, et il avait apporté ses quelques pierres à l’édifice : une couverture, des coussins, et quelques moments passionnés qui tendaient déjà l’air d’une délicieuse impression. Il n’avait manqué que ça, pour dresser une frontière définitive entre eux deux et tout ce qui pouvait se passer au-delà de la porte close du bureau de la mutante ; d’toute manière, Cesare n’avait certainement pas envie d’aller où que ce soit d’autre, fêter la défaite de Lancaster avec des transmutants avec lesquels il n’avait pas grand-chose en commun. Certes, il n’avait jamais porté le maire de la ville dans son cœur – plus spécifiquement à cause de cette histoire de quarantaine autour de Radcliff – et il n’avait jamais aimé cette ville à plus vaste échelle, et il aimait assez Isolde pour être content qu’elle ait obtenu ce qu’elle voulait, mais il savait déjà que la victoire de la Saddler allait rendre les prochaines périodes pour sa famille compliquée. Son père n’était pas dans la pire situation possible, ouais, mais lorsque les chasseurs étaient acculés, ils faisaient des choses on n’peut plus dégueulasses, un peu comme quand Kingsley Moren avait fait péter les murs de la mairie avec des gens dedans : tout était imprévisible, tout était compliqué subitement. Qu’Isolde perde ou gagne, elle s’était mise dans une situation compliquée dès le moment où elle avait décidé de s’présenter contre Lancaster- et quand bien même il n’avait ni envie de briser le moment, ni envie de parler de ça, le DeMaggio espérait bien qu’elle savait ce qu’elle faisait. La question lui brûlait les lèvres, probablement, dans ces moments de flottement où ils arrêtaient de parler, s’observaient, s’admiraient comme les secondes frivoles qui faisaient leur rendez-vous.

Il serait là quoiqu’il en soit, peu importait ce qu’il devait se passer – il avait souvent fluctué dans ses promesses, failli dans les convictions qu’il avait pu avoir à son égard, et y’avait encore de nombreuses choses qui demeuraient assombries par ce qui ne pouvait être prévu dans leur avenir, mais il serait là. Quelque part. A Radcliff, à proximité, à attendre Isolde ou à venir la retrouver dans des moments comme ça ; s’il devait penser logiquement, froidement, il pouvait presque remercier la mort de sa mère pour ça. Son père semblait relâcher un peu de son attention sur lui, et Cesare en profitait chaque fois un peu plus, quand bien même la plupart du temps, c’était pour remuer et remuer des ressentiments desquels il ne parvenait pas à faire sens. Mais la piscine, les visites surprises à la mairie, le chasseur avait bien l’intention que cela devienne plus que de simples mots tentateurs flottant entre leurs lèvres. Il voulait en faire des souvenirs, incandescents et provocateurs, fichés dans le dos du monde, de Cesare et Isolde se construisant peu à peu, profitant de la présence de l’autre dans leurs vies, alors même qu’on les avait écrits condamnés à un vaste rien du tout. « Je sais toujours où te trouver, ouais… en plus tu vas me donner les clés. » peut-être pas de la mairie, bien évidemment, mais du reste, indéniablement ; lui aussi, il pourrait y penser, à lui donner les clés de son minable appartement planqué au centre-ville, si seulement il y passait plus que quelques jours sporadiques répartis ici et là dans ses moments de liberté. En réalité, il n’y était même pas retourné depuis qu’ils y avaient été, Isolde et lui ; le lit devait être encore défait ; au moins avait-il pris le temps de finir de nettoyer le sang laissé dans la salle de bain, et les restes de leur présence là-bas. Au-delà de ça, il n’faisait presque que payer un loyer dans le vent, au cas où, et il savait très bien que c’n’était pas de trop. Pas dans de telles conditions. « Tu devrais imaginer ce qu’on peut faire dans les archives, la prochaine fois que t’y vas alors… ça pourrait m’intéresser. » alors qu’il avait pris le sujet le plus ennuyant qui soit – avec Isolde, de toute manière, tous les sujets chiants pouvaient devenir fortement intéressants ; au moins, si c’n’était pas une dispute qui devait les rassembler, il pouvait bien se permettre de penser à tout et n’importe quoi. Ou à tout transformer en une nuit à s’envoyer en l’air ; après tout, s’ils n’étaient qu’eux deux, qui est-c’que ça pourrait déranger ? Ils se laissaient si facilement prendre au jeu ; juste eux deux, ensemble, quelques touchers, quelques baisers, peau contre peau, et la magie opérait. Encore et encore et encore, parce qu’il fallait bien avouer qu’après des mois et des mois de pression, d’engueulades, de prise de tête, ils en avaient du stress à relâcher. Les doigts d’Isolde, il les dégusta d’ailleurs, d’un rictus amusé, bercé par la moindre des attentions qu’elle avait pour lui – il n’pouvait certainement pas vouloir se rhabiller maintenant, parce qu’il voulait que chaque zone de sa peau soit accessible pour qu’elle y dépose des attentions comme ça. « Tu sais que j’aime vraiment te déconcentrer ? » qu’il lâcha, égarant ses doigts à lui dans des caresses juste au-dessus de son buste, remontant tendrement vers sa clavicule, au creux de son cou où il dégagea doucement ses mèches de cheveux. « Surtout quand j’essaye même pas vraiment. » et elle savait bien ce qu’il se passait quand il essayait vraiment ; il avait arqué un sourcil, attendri, de ses doigts ayant rejoint le tracé de son bras, pour continuer ses caresses suaves.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 25 Avr 2016 - 12:41

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Au moins, ce rendez-vous, même si c’était pas le truc le mieux organisé du monde et qu’elle n’avait pas réussi à créer l’ambiance romantique qu’elle aurait voulu, c’était déjà une réussite. Et dans le fond, c’était en partie la preuve qu’ils pouvaient se retrouver parce qu’ils en avaient la volonté et pas parce qu’y avait encore un énième problème à gérer. Y avait eu la mort de la mère de Cesare, mais de toute évidence, ce n’était pas pour cette raison qu’elle l’avait fait venir jusqu’ici. Elle ne l’avait pas su avant qu’il le lui dise et elle avait été vraiment très loin de penser qu’il puisse s’être passé un truc pareil. Certes, y avait quand même eu un malheur de plus dans la vie de Cesare, un cadavre de plus, mais ce n’était pas pour ça précisément qu’ils étaient là aujourd’hui, pas comme lorsqu’il était venu chez elle juste après la mort d’Anthea. Alors ça voulait dire qu’y avait un peu de mieux non ? Peut-être bien qu’elle avait franchement tendance à positiver, mais fallait bien qu’un des deux le fasse et s’il fallait que ce soit elle alors ce n’était pas du tout un problème. La prochaine fois, s’il devait venir l’aider pour déménager, y avait pas de raison pour qu’il se passe un truc déprimant, du coup que ce serait dans une poignée de jours logiquement. Et puis s’ils devaient se retrouver dans une piscine, ce n’était de toute évidence pas dans le but de fuit un énième problème loin du monde ou de surmonter un deuil. Ces petits plans qu’ils se faisaient, c’était aussi la preuve qu’ils pouvaient prévoir des trucs plutôt que de se laisser porter par les malheurs qui tombaient dans leurs vies. Et il devait se préparer à en recevoir d’autres des messages comme celui qu’il avait reçu aujourd’hui, des invitations, le poussant à venir pour une soirée tranquille, sans larmes, sans explosions, sans blessures.

Ils étaient vraiment bien là, dans ce bureau, avec cette installation mise en place peut-être à la va-vite, complètement improvisée par Cesare. Elle voulait bien y rester un moment sur cette couverture et elle pouvait se remerciait elle-même de l’avoir laissée trainée dans le coin. Finalement, y avait des moments où être bordélique, ça avait vraiment du bon. Et puis, si plus tard ce n’était pas dans ce bureau, mais dans celui qu’elle avait à la mairie ou dans une piscine, ils trouveraient toujours le moyen de rendre le moment magique. Tout devenait de toute façon, incroyablement plus beau dès lors qu’ils étaient ensemble. « Ouais, du coup tu pourras venir dès que tu en auras l’envie. » Peut-être même au beau milieu de la nuit, s’il avait simplement envie de se glisser dans son lit pour venir dormir avec elle, ou en plein milieu de la journée pour passer du temps avec elle. Ces clefs, il pourrait les utiliser dès qu’il en aurait envie ou besoin, il saurait qu’il la retrouverait dans cette maison. Même dans clef, s’il devait se pointer à la mairie en pleine journée, il n’aurait pas de mal à la trouver là-bas, puisqu’elle passait à présent toutes ces journées là-bas. « Je ferais ça et j’viendrais te faire un rapport complet des opportunités offertes par cette pièce. » Pour l’instant, ce qui restait des archives de la mairie, ça devait probablement tenir dans un placard à balais, après avoir explosé deux fois de suite, y avait pas mal de trucs qui s’étaient perdus, mais dès lors qu’elle aurait retrouvé une vraie mairie, y aura bien une pièce exprès pour ces quelques archives restantes et celles à venir. Une pièce dans laquelle elle pourrait imaginer tout un tas de choses, parce qu’il n’en fallait pas beaucoup pour que son cerveau se fasse des images assez précises de tout ce qu’elle pouvait faire avec Cesare. C’était vraiment pas difficile de penser à ce genre de choses et ça l’était encore moins quand elle était dans ses bras et que l’un comme l’autre ne portaient plus le moindre vêtement. « Ouais, je sais, c’est d’ailleurs pas hyper gentil, tu en as conscience j’espère. » Elle rigolait bien évidemment, de toute façon, il le disait lui-même, là, il ne faisait rien de particulier pour essayer de la déconcentrer, fallait croire qu’elle y arrivait très bien toute seule, qu’il soit là, ça aidait grandement, mais même sans ça, elle arrivait facilement à se perdre dans ses pensées le concernant au point d’en oublier tout ce qu’elle faisait. « Même quand t’es pas là de toute façon, tu arrives à me déconcentrer. » Elle remonta sa main le long du torse de Cesare pour venir rejoindre son épaule. « J’pense tout le temps à toi et du coup, j’en perds ma concentration. » Ces derniers semaines notamment, y avait eu de très nombreuses fois où il avait fallu qu’on la rappelle à elle parce qu’elle était partie complètement loin. Tout dans sa vie lui rappelait Cesare, le fait qu’il lui manquait, qu’elle voudrait être avec lui.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Lun 25 Avr 2016 - 21:39


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Séparés ou ensemble, les luttes, c’était leur lot quotidien ; Cesare se savait bien être un problème à tout ça dans leur couple, alors que ses préoccupations venaient et revenaient toujours se placer, lourdes de sens et de conséquences entre eux deux. Combien de fois avait-il laissé ces moments d’indécision passer sur son visage, au point qu’Isolde lui en pose la question parce qu’elle finissait par en avoir l’habitude ? Ce soir au moins, ç’avait été un peu différent de l’habituelle litanie de questionnements qui agaçait tant la Saddler désormais, parce qu’au fond, ça ressemblait à une ritournelle qu’ils s’répétaient encore et encore plus qu’à une joute verbale. Peut-être était-ce parce qu’il avait besoin d’être rassuré, jour après jour, n’ayant que trop souvent subi l’instabilité créée par ses sentiments et ceux des autres ; il avait besoin de savoir qu’Isolde, elle, elle n’avait pas de doute, de culpabilité, de retenue quelconque. Parce que si ça devait être le cas, il n’avait certainement pas envie d’être la personne pour laquelle elle s’retenait ; elle pouvait trouver ça injuste autant qu’elle voulait, c’te façon qu’il avait d’encore et encore la mettre aux pieds du mur. Mais il préférait ça, à l’éventualité de s’réveiller un beau matin pour voir que dans les prunelles de la jeune femme, il n’y avait plus cette étincelle indispensable à leur survie à tous les deux : au moins, ce soir, il n’pouvait pas en douter, et il n’voulait pas en douter, alors même qu’ils s’étaient retrouvés si avidement après une si longue séparation. Des semaines qui n’avaient fait qu’enfoncer l’évidence de ses sentiments dans le cœur de Cesare ; ç’avait été différent des mois qu’ils avaient passés à s’disputer à chaque fois qu’ils se croisaient, et tant de fois quand il avait pensé à Isolde, Cesare avait senti son palpitant vibrer d’une énergie délicate, rassurante, apaisante. Et s’il avait eu peur de nuire à tout ça, qu’ces impressions-là soient bien vite noyées par tout ce qu’il vivait et tout ce qu’il faisait dès lors qu’il était avec ses parents, ç’avait été pendant ces semaines, un réconfort dont il avait eu infiniment besoin, comme il aurait pu avoir besoin de l’enlacer, de l’embrasser, ou de sentir sa peau contre la sienne pour la savoir vivante, rassurée, de son cœur pulsant doucement dans sa poitrine. Combien de nuits aurait-il préféré passer à s’endormir avec Isolde, un bras autour de sa taille pour la serrer contre lui ? Cesare avait arrêté de compter bien assez vite, et la routine avait eu son effet assommant- ç’avait rendu les jours tous similaires les uns aux autres, mais au moins un peu plus supportables.

Et ce serait à ça que ressemblerait sa vie, sans espoir et sans attente, s’il n’avait pas eu un brin de songe accroché à la transmutante ; ce serait un putain de cercle vicieux qui aspirerait toujours un peu plus son âme. Là, celle-ci s’accrochait fermement à Isolde, à Clara, aux moments qu’il chérissait avec elles deux quand il oubliait le reste du monde ; c’était un peu comme avec Aria, elles étaient le réceptacle où avait trouvé refuge son âme humaine, afin d’un tant soit peu subsister malgré tout ce qui se passait à Radcliff ou dans sa vie. Alors il avait besoin des moments comme ça, il avait besoin d’Isolde, envie d’Isolde dans son existence – il avait besoin, encore et encore, d’penser à elle, de s’accrocher à elle dans une part de son cœur ; tout c’qu’il voulait demander, c’était que ce soit moins douloureux, moins compliqué, moins imprévisible pour la Saddler d’en faire de même avec lui. Il voulait la protéger, elle et les sentiments qu’elle lui réservait ; mais combien d’fois avait-il failli déjà ? des échecs et une préoccupation qui l’avaient souvent mené au bord du gouffre, au bord de l’erreur, des évidences passant ses lèvres face à une Isolde qui demeurait toujours aussi têtue. Ce serait hypocrite de sa part à lui, d’dire qu’il n’pouvait pas la comprendre sa ténacité, et qu’il ne la bénissait pas pour tous les moments qu’ils avaient passés depuis ; peu à peu, lentement mais sûrement, peut-être bien que les doutes, la méfiance du chasseur deviendraient moins oppressants. Ca semblait être un aussi long chemin que la moindre rédemption possible et imaginable ; « Bah- quand je veux, à condition d’aller conduire jusqu’à l’extérieur de la ville et tout. Tu vas en perdre de l’argent en taxi toi. » parce que bon, n’avait-elle pas souvent dit que le côté pratique de son appartement, c’était la proximité avec le centre-ville ? Certes, il n’pouvait franchement pas dire qu’il détestait l’idée – c’était l’inverse total – mais ça n’allait pas lui faciliter la vie, à Isolde. « Au pire, si t’as pas assez de monnaie une ou deux fois, j’peux toujours te conduire hein... » il en leva les yeux au ciel, comme s’il concédait le truc qui lui coûtait le plus, alors même que ce serait un peu comme les visites clandestines dans son bureau ou dans la salle des archives – ou même dans le fait de l’aider à déménager de façon totalement platonique – ça ne le dérangerait pas. Ouais, même s’il semblait qu’il la déconcentrait assez facilement, et assez souvent, il pourrait bien faire des efforts ; « Désolé si tu croyais que j’étais gentil. » qu’il releva dans un ricanement moqueur à l’adresse de la jeune femme, haussant les sourcils dans une moue faussement navrée. Fallait dire qu’elle le déconcentrait aussi, une caresse éparpillée ici et là, et il abandonnait déjà ses moqueries pour la regarder, comme si elle était la septième merveille du monde. « Je vois pas vraiment c’que j’peux faire pour que tu te concentres… » admit-il, sans pour autant faire preuve de la moindre bonne volonté, de quelques baisers venant taquiner le creux de son cou. « pourtant je suis sûr que t’as pleiiiin de boulot. » assez pour ne pas être censée faire des plans pour s’envoyer en l’air pendant ses pauses déjeuners, les bourreaux de travail, ils pensaient tout le temps à leur job- Cesare voulait bien le lui faire oublier encore et encore.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mar 26 Avr 2016 - 12:03

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Les semaines qui s’étaient écoulées sans voir Cesare, elles avaient été vraiment compliquées. Il lui avait manqué plus qu’elle n’avait cru que c’était possible, alors même qu’elle avait toujours su que ce serait vraiment difficile à surmonter, son absence. Elle s’était souvent demandé comment est-ce que ça pouvait aller de son côté, si cette distance entre eux, ça ne faisait pas que renforcer ses doutes et que sans elle à ses côtés, y avait probablement personne pour essayer de panser un peu les plaies qui pouvaient envahir son cœur. Elle s’était demandé des fois, si faudrait pas qu’elle lui envoie des messages tous les soirs, simplement pour lui dire qu’elle allait bien, que Clara allait bien, qu’il sache bien qu’y avait aucun nouveau malheur à signaler dans leurs vies à elles. Elle les avait tapés parfois ces messages, avant de finalement laisser tomber son portable plus loin. Parce qu’elle n’avait pas le courage d’aller jusqu’au bout, parce qu’elle savait qu’au final, engager la conversation avec lui, sans pouvoir le voir concrètement, ça ne ferait que renforcer le manque qu’elle avait au fond de ses tripes et peut-être que ça aurait été pareil pour lui. Elle savait qu’elle, en tout cas, ça aurait facilement pu la pousser à quitter le QG pour aller le retrouver, oubliant toute la prudence qui était nécessaire d’appliquer alors que cette campagne compliquait bien des choses. Et, elle avait promis qu’elle ferait vraiment attention, alors pour tenir cette promesse, fallait bien qu’elle fasse des efforts, de ceux qui semblaient pourtant insurmontables. Rester loin de Cesare, ça avait été un enfer. Souvent, elle avait également songé à le faire venir jusqu’ici, comme elle le faisait ce soir, mais l’opportunité qu’elle avait eue ce soir, elle ne s’était pas présentée pendant ces longues semaines. Y avait eu trop de monde aux aguets durant ces semaines pour que ce soit envisageable de laisser entrer Cesare là-dedans sans prendre de risque, au moins ce soir, ils avaient tous l’esprit occupé ailleurs et c’était définitivement une bonne chose.

Là, elle se sentait pleinement heureuse, alors qu’il était avec elle, qu’y avait leur fille qui dormait tranquillement dans la pièce d’à côté et qu’il semblait bien qu’y avait personne pour les emmerder. C’était bon aussi de savoir qu’ils pourraient s’arranger pour reproduire ce genre de moments et cette fois, sans que de nombreuses – trop nombreuses – semaines ne viennent les séparer. Elle aimait l’idée de pouvoir prévoir des trucs avec lui, même si pour l’instant, ça n’avait rien à voir avec des plans complètement romantiques ou de véritables engagements qui pouvaient naitre dans les autres couples, peut-être bien que ce ne serait pas aujourd’hui qu’ils achèteraient une maison ensemble, mais le simple fait de prévoir de se revoir comme ça, c’était nouveau pour eux, alors qu’habituellement, c’était toujours le hasard qui les rapprochaient.  « J’vaux bien la peine de faire quelques kilomètres nan ? » Et puis, cette maison, elle était un peu excentrée de Radcliff alors ça ne pouvait être une bonne chose, qu’importait les quelques kilomètres à faire pour la rejoindre ou l’argent qu’elle devait dépenser en taxi. Cela dit, elle aimait bien l’idée que Cesare la ramène chez elle de temps en temps. « J’crois que jvais souvent faire exprès de pas avoir de monnaie du coup … » Si ça voulait dire qu’elle pouvait appeler Cesare à la rescousse, elle allait souvent oublier son portefeuille chez elle bizarrement. Ou alors faudrait vraiment qu’elle trouve le moyen de se débrouiller toute seule. « J’pense qu’il va falloir que j’envisage de repasser mon permis. Et de l’avoir cette fois. » Ouais parce que le passer, ce n’était pas tant que ça un problème, le plus dur c’était de le réussir. Elle avait beau s’en sortir à merveille quand il s’agissait de mettre les mains sous le capot, parce que son père lui avait appris, elle était complètement nulle quand elle était au volant. Malgré tout, ce serait quand même plus pratique de pouvoir conduire elle-même plutôt que de continuer à demander de l’aide à Cesare ou à n’importe qui d’autre, comme elle le faisait déjà trop souvent. Pour l’heure, elle était persuadée d’avoir perdu toutes ses bases en conduite de toute façon, puisque Cesare avait ce talent inouïe pour la déconcentrer. « Je suis vraiment déçue, là. »  Lâcha-t-elle dans un soupire exagéré. Elle ne l’était, bien évidemment, pas en vérité. Dans le fond, ce serait un peu réducteur de toute façon de dire qu’il était méchant ou gentil. Y avait quand même plus de  nuances que ça dans le monde. Un sourire se dessina sur ses lèvres suite à sa réplique, alors que les baisers qu’il déposait dans son cou, ça ne l’aidait vraiment pas à se concentrer au contraire. « Heureusement que j’ai pas besoin de bosser ce soir … » Elle n’en avait pas l’intention non plus, alors il pouvait continuer de la déconcentrer, ce n’était pas du tout un problème, bien au contraire.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 27 Avr 2016 - 3:19


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Combien de choses folles, inconsidérées avait-il fait pendant toutes ces semaines, parce qu’Isolde lui manquait ? Souvent, il avait passé de nombreuses heures au cœur de la nuit, à penser à elle – et franchement, pas nécessairement dans un sens érotique comme ils avaient semblé le sous-entendre avec humour un peu plus tôt – mais simplement parce qu’il avait laissé son cœur s’égarer il n’savait où, à la poursuite d’une Isolde inatteignable. Il avait regardé l’heure à son téléphone, s’disant que la Saddler dormait probablement, soit épuisée par tout ce qu’elle avait faire pour son élection, ou à cause de Clara, et il s’était mis à imaginer dans quel état d’esprit elle avait passé sa journée. S’il y avait eu des choses qui l’avaient préoccupée, des moments où elle aurait eu besoin de lui, ou des moments où elle l’avait complètement oublié, sans pour autant savoir si c’était une bonne chose ou si ça n’pouvait que le vexer. Idéalement, il espérait bien qu’y’avait des moments où elle l’avait laissé de côté, rien que pour que leur séparation ne soit pas pesante pour elle à longueur de journée, et pour tous les jours qui avaient composé ces semaines interminables ; mais lui, il avait pensé tout le temps à elle – et souvent au point d’en égarer complètement ses songes au point d’en être déconnecté de la réalité. Sa nostalgie, elle aurait pu le mettre en danger en quelques occasions périlleuses, mais Cesare était encore vivant, malgré tout ce qui pouvait se passer dans sa vie, et les buts impétueux qu’il avait poursuivis pendant tant de temps : fallait croire que revoir la Saddler, revoir leur fille, vivre des moments comme ceux qu’ils connaissaient maintenant, ensemble, ç’avait été une détermination suffisante pour lui. Parfois, il avait même fait ce truc dont ils avaient parlé en blaguant avec Isolde, égarant ses pensées vers elle dès que son père ouvrait la bouche pour n’avoir à écouter qu’à moitié ce qu’il avait à raconter. D’autres fois, il s’en était même retrouvé à conduire jusque dans sa rue, peut-être pour s’assurer qu’elle n’était bien pas dans son appartement, ou peut-être pour simplement se rappeler qu’elle n’était pas là, inaccessible et introuvable, peu importaient les efforts qu’il mettait dans l’entreprise de la retrouver. Heureusement, sans doute, parce qu’il fallait bien avouer que l’impossibilité logistique de rejoindre la transmutante, avait été une bonne limite réelle et palpable qui avait séparé le chasseur de tout acte fou et démesuré. Et finalement, il y avait mis les pieds dans ce fameux quartier général bien caché et où Isolde et Clara avaient vécu pour les dernières semaines qui venaient de passer ; et peu importait l’ambiance de l’endroit, le DeMaggio ne pouvait que bénir cet endroit d’exister pour avoir offert à la Saddler un endroit idéal où se retrouver sans être en danger.

Peut-être que du coup, la blonde avait pu dormir sur ses deux oreilles, sans toujours avoir besoin de sortir un flingue dès que quelqu’un frappait à sa porte – il avait eu l’esprit plus tranquille lui aussi ; et comme ils se l’étaient dits le dernier soir où ils s’étaient vus, ils avaient aussi choisi de le faire pour Clara. Clara à qui il n’était rien arrivé non plus, et qui dormait paisiblement dans la pièce d’à côté. Que pouvait-il demander d’autre ? Ça pouvait presque ressembler aux retrouvailles idéales, et ç’aurait pu en éveiller les méfiances habituelles du chasseur, si seulement il n’avait pas tout son esprit, tout son cœur et toutes ses attentions happés par l’amoureuse qu’il avait enfin retrouvée. « Ouais, tu vaux la peine de faire tous ces kilomètres. Et plus encore… » admit-il, avec un sourire mielleux sur les lèvres, incapable de prétendre l’inverse alors qu’il était tout contre elle, leurs corps lovés l’un contre l’autre, leurs peaux affamées de la caresse de l’autre : parce que malgré les apparences, Isolde elle le déconcentrait aussi, de toutes les façons possibles et imaginables, aussi sans être là, sous ses yeux, blottie nue contre lui, ou même sans le vouloir. Loin ou près, elle occupait trop souvent sa tête et aspirait son âme dans une adoration qui lui collait à la peau. C’était ce qui rendait tous les risques bons à vivre, ce qui balayait les doutes et faisait pulser leurs palpitants contre leurs côtes. Et ce qu’il avait dit à l’hôpital, sur le fait de vouloir passer plus de temps avec elle, peu importaient les circonstances et les conséquences possibles, c’était vrai- cette histoire de la conduire jusque chez elle, quelques soirs comme ça, c’n’était pas juste une blague murmurée contre ses lèvres parce qu’elle capturait toute son attention maintenant ; « C’est vrai qu’au moins, tu ferais des économies. Parce que moi, j’demanderais rien pour te conduire. » au contraire, ça n’pouvait être qu’une envie qui le poussait à avoir toute une liste d’arguments – voir Isolde, voir Clara, comme ça, dans des moments presque imprévus, anodins, il ne demandait que ça. « Tu sais que faut aussi une voiture, hein, pour pouvoir se conduire quelque part une fois qu’on a le permis. » ironisa-t-il, avec un vague sourire moqueur, à l’adresse de celle qui venait tout juste de s’acheter une maison- ça faisait beaucoup d’investissements d’un coup, à moins qu’elle ait gardé sous la main la voiture de son père, quand bien même elle lui avait dit qu’elle s’en débarrasserait depuis qu’elle avait utilisé ce même véhicule pour aller faire exploser une aile de la base militaire de Radcliff. « Je sais, j’parie que j’suis toujours une source de déception. » et dans un nouveau ricanement, elle put comprendre qu’il plaisantait encore, malgré les nombreuses luttes qu’ils avaient déjà connues tous les deux à cause de la façon dont laquelle le DeMaggio n’avait de cesse de douter. D’eux deux, de lui-même, de son influence sur la vie d’Isolde – de beaucoup de choses, mais pas de choses dont il voulait parler ce soir. Non, pour le coup, il préférait largement ce qu’il faisait, aventureux, moqueur, glissant des baisers dans le cou de la jeune femme, provocateur ; « Heureusement que tu bosses pas ouais, j’te laisserais certainement pas faire. » et dans le creux de sa gorge, Isolde put probablement sentir son sourire, avant qu’il ne lâche ses embrassades capricieuses pour revenir la regarder. « J’suis trop collant. » qu’il ajouta, dans un ricanement, au moment de venir l’embrasser tendrement.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Mer 27 Avr 2016 - 19:06

This light will guide you home
— cesare demaggio & isolde saddler —
Underneath the echoes, Buried in the shadows There you were. Drawn into your mystery I was just beginning To see your ghost But you must know. I'll be here waiting, Hoping, praying that This light will guide you home. When you're feeling lost I'll leave my love Hidden in the sun For when the darkness comes. — when the darkness comes.

Isolde devait quand même admettre qu’elle était bien contente d’avoir quitté le QG d’Insurgency pour retrouver son appartement, quand bien même elle n’avait pas l’intention d’y rester bien longtemps. Certes, elle avait été en sécurité dans ce château, et de toute évidence, l’ambiance y restait assez personnelle pour qu’elle se sente à peu près chez elle, mais son appartement c’était mieux. Ça faisait des années qu’elle vivait là-dedans et elle pouvait faire toute une liste de bons souvenirs qu’elle avait dans cet appartement. Avec Cesare, avec Clara, Anthea ou d’autres encore, parce qu’elle avait eu le temps de s’en construire plein des souvenirs. Alors y avait toujours eu un petit côté rassurant à cet appartement. C’était chez elle, bizarrement un lieu dans lequel elle se sentait presque intouchable et pourtant, le fait que Rafael ait pu trouver son adresse pour lui envoyer un des doigts d’Anthea, ça n’avait rien de rassurant. Il lui avait sans doute fallu du temps pour réaliser ça, ça ne lui était venu à l’esprit que l’autre soir, quand Cesare était venu jusque dans son appartement pour lui faire comprendre qu’elle était complètement folle de s’être lancée dans cette campagne électorale. Il l’avait mise face à tous les dangers qu’elle pouvait prendre et ça lui avait permis de réaliser que son père, il pouvait de pointer à sa porte quand il le voulait, pour s’en prendre à elle ou à Clara. Ça avait été une bonne raison de se planquer dans le QG pendant des semaines, même si ça l’avait poussée à s’éloigner de Cesare et que ça avait été vraiment compliqué. Elle n’avait pas l’intention de rester toute sa vie dans ce château, alors dans le fond, ça lui faisait mal au cœur de le quitter son appartement plein de souvenirs, mais elle avait l’impression que c’était la meilleure chose à faire et comme Cesare n’avait rien trouvé à dire pour contredire cette idée, ça la réconfortait dans son choix.

Et puis, acheter une maison, c’était quand même une grande étape dans une vie. En gagnant les élections, elle avait hérité d’un emploi à peu près stable, elle construisait peu à peu sa vie de famille et sa vie de couple, fallait croire que la maison, c’était l’étape logique qui allait tout le reste. Quand bien même elle le prenait toute seule et que ce n’était pas un investissement de couple, qu’elle n’avait pas passé quinze plombes à se disputer avec Cesare pour savoir s’il fallait mieux une cuisine ouverte ou une cuisine fermée et qu’ils n’avaient pas partager les frais. Au moins, y avait des trucs chiants des couples normaux auxquels ils pouvaient encore échapper. Quoi que dans le fond, l’un comme l’autre, peut-être bien qu’ils s’en fichaient de la tronche de la cuisine, vu qu’aucun d’eux ne passait des heures à cuisiner. Dans son appartement, elle avait eu une petite cuisine fermée dans laquelle y avait pas mal de mauvais souvenirs quand même, alors une grande cuisine ouverte, c’était pas mal, quand bien même ça n’allait pas la motiver à passer des heures à préparer des plats. Elle avait tout choisi toute seule dans cette baraque et c’était peut-être pas plus mal dans le fond, parce que le jour où elle se prendrait le bec avec Cesare pour une histoire de baraque, ce serait quand même sacrément bizarre. Elle préférait encore écouter ses répliques un peu mielleuses, qui la faisaient sourire, encore et encore. « Ça veut dire que si un jour je pars trèèèèès loin, tu viendras quand même me voir ? » Ce n’était pas au gout du jour ça, étant donné qu’elle était maire de la ville et qu’elle venait de s’acheter une baraque, elle n’avait pas envie de tout lâcher pour partir vivre à l’autre bout du pays. Ce serait encore moins pratique si elle devait venir bosser à Radcliff alors qu’elle vivait super loin. « Et moi qui pensait te payer en bisous. » Et à la limite si on lui demandait une compensation pour l’essence, elle ne dirait pas non, à force de dépendre de tout le monde pour se faire conduire d’un point à un autre, elle pouvait bien concevoir que ça puisse se faire. « Ouais, mais autant essayer d’avoir le permis avant d’avoir une voiture. » Parce que bon investir dans la voiture avant d’avoir le permis, elle avait peur que pour elle se soit un peu une dépense inutile. Et puis au pire, elle en emprunterait une à Aldrich au garage, le temps que ses comptes se remettent de l’achat de la maison. Peut-être bien que le salaire de maire pourrait aider de ce point de vu là. « Oh oui, t’as pas idée … » Elle n’était évidemment pas sérieuse, il n’était pas une source de déception pour elle et quand bien même ils avaient connu des moments difficiles, il lui était impossible de voir les choses comme ça. Encore moins alors qu’il égarait des baisers dans son cou. Si elle ne ressortait pas de cette pièce avec un nouveau suçon, sans doute que ce serait un miracle. « Au moins, tu me protégerais de la surcharge de travail. » C’était peut-être un truc dont elle avait besoin dans le fond, elle qui avait du mal à savoir quand est-ce qu’il fallait s’arrêter. Elle plaça sa main contre sa joue alors qu’il l’embrasser. « Tu peux m’coller autant que tu veux, j’m’en plaindrais jamais. » Peut-être que si, un jour, si elle devait être agacée pour telle ou telle raison et qu’elle avait juste besoin qu’on lui foute la paix. Ça pouvait arriver ça mine de rien, vu qu’elle n’avait aucune difficulté à s’énerver pour un oui ou pour un non. Mais, elle avait l’impression que quoi qu’il arrive, la présence de Cesare, elle saurait toujours la calmer.

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (event, cesare (-18)) ≡ so we lay in the dark.   Ven 29 Avr 2016 - 3:21


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Maintenant qu’ils s’étaient retrouvés, y’avait aucun moyen possible et imaginable qu’Isolde reparte entre les murs de ce château avec l’assurance qu’ils n’se reverraient pas pendant des semaines – non pas que les lieux étaient particulièrement morbides ou quoi, mais si le DeMaggio devait s’octroyer un caprice, ce serait bien celui-ci. Plus jamais autant de temps à s’demander ce que la Saddler faisait, ce qu’elle traversait toute seule ou pensait dans son coin de monde – ç’avait été différent de quand ils avaient été en froid. A cette époque, ç’avait été pire que tout, et le déni avait peu à peu enveloppé le chasseur, l’éloignant de tout ce qui le poussait à se préoccuper quotidiennement de l’Isolde qu’il aimait, et qui l’aimait en retour. Comment aurait-il pu s’accrocher autant à elle, à eux deux, en ce temps où elle aurait pu tourner la page et avancer avec n’importe qui d’autre ? Même au-delà de ça, Cesare avait toujours su Isolde dans son appartement, son petit coin de Radcliff avec ses habitudes – même sans lui avoir rendu visite, il avait bien souvent égaré ses pas dans son sillage, presque comme un stalker flippant sans en être un ; il avait été attentif, tantôt effrayé à l’idée que ses parents puissent s’en prendre à elle, ou d’autres fois, simplement concerné par tout ce qu’elle pouvait avoir à vivre toute seule. Il n’aurait jamais pu aller jusque chez elle pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule cela dit, qu’il était là pour la soutenir et qu’il ferait tout ce qu’il y avait à faire pour apaiser ses douleurs et ses doutes. Parce qu’Isolde n’aurait certainement pas voulu avoir une visite pareille, et elle lui aurait claqué la porte au nez rien que par orgueil ; ils avaient eu trop de différends à l’époque, et le DeMaggio avait su que ça n’avait certainement pas été sa place à lui de choisir quand et comment les briser peu à peu. Alors était-ce Clara, qui avait peu à peu affaissé les murailles de rancœur qui les séparaient ? Cette nuit au motel ? L’autre nuit encore avant à la fête foraine ? Ou toute cette succession d’événements qui s’alignaient, se succédaient ? L’important, c’était probablement qu’ils s’étaient retrouvés, et qu’il était déjà difficile pour le chasseur de se souvenir de ces semaines passées, ou même d’envisager c’qui pourrait à nouveau les amener à se séparer.

Eux deux, c’était une évidence dès qu’ils n’étaient que tous les deux, et peut-être avaient-ce été ces sentiments bien particuliers, passionnés et fous, qui les avaient conduits à leur perte : si Cesare n’avait jamais perdu de vue la menace de ses parents, ceux-ci n’auraient jamais pu, aussi aisément, préparer leur coup de grâce. Combien de fois allait-il se répéter cela ? Peut-être le temps que leurs blessures guérissent, peu à peu, à mesure que les sourires remplaçaient les larmes, les baisers remplaçaient les disputes. Ils avaient parlé d’aller de l’avant, avec Isolde, n’pas ressasser le passé encore et encore – lui, il était un expert pour ressasser ces remords, mais la jeune femme, elle, elle était infiniment plus douée pour avancer. Elle allait avoir une maison, elle construisait sa vie, là où la sienne à lui oscillait si souvent entre ruines et souvenirs d’un passé qu’il n’atteindrait plus jamais ; les seuls espoirs qu’il avait, ils dépendaient entièrement d’elle, d’eux deux, de Clara. C’était presque désespéré et désespérant, mais il n’avait jamais eu grand-chose d’toute manière, pour faire subsister la volonté et l’humanité en lui – alors Isolde, elle pourrait partir à l’autre bout de la terre, qu’il ferait encore et encore le trajet juste pour la voir. Au fond, il la suivrait plus qu’autre chose, parce que s’il devait avoir un souhait tout en haut de sa liste de toujours, c’était de quitter définitivement ce coin de monde pour le laisser derrière lui. Peut-être bien que ça devait irrémédiablement faire partie de son processus pour avancer, alors même que Radcliff était hanté par ses parents, la mort d’Aria, ses épreuves, sa solitude, l’indifférence de tous les gens qui l’avaient vu peu à peu se dégrader pour n’devenir que l’ombre de lui-même, sans rien faire. Tous les voisins, tous les passants dans la rue qui s’étaient contentés d’ignorer l’évidence qui avait toujours déborder de l’ambiance glaciale dans la maison des DeMaggio. « Ca veut dire quoi ça, trèèèèèèès loin ? Et d’où t’envisages de partir trèèèèèès loin sans moi ? » même sans le romantisme mielleux qui vibrait dans sa voix faussement blessée, il pouvait aussi parler de manière pragmatique : certes, il n’avait pas été le futur-père le plus présent qui soit durant toute la grossesse de la mutante – plutôt l’inverse, d’ailleurs – mais maintenant qu’il avait Clara dans sa vie, il était hors de question qu’il envisage complètement s’en défaire. Si Isolde devait partir, ça serait irrémédiablement compliqué de ce point de vue-là, et ils finiraient par être comme ces couples qui s’prenaient vivement le bec au sujet de la garde des enfants. « Tu peux toujours me payer avec la compensation que tu veux, hm. Par contre, les prix risquent d’augmenter si c’est en bisous ou des trucs du genre. » ils étaient difficiles en négociation, ne se l’étaient-ils pas déjà prouvé de mille façons différentes ? Toujours à se chercher sur des petites choses, comme si c’était les trucs les plus importants qu’ils aient eu à affronter : franchement, qu’est-c’que ç’aurait été s’ils avaient dû se disputer quant à savoir le sexe de leur bébé ? Ou quel prénom lui donner ? Au fond, Cesare, il n’aurait jamais pensé à Clara, et pourtant, il ne voyait aujourd’hui aucun meilleur prénom pour leur fille. « Tant que tu payes pas ta voiture en bisous, honnêtement, tu fais comme tu veux. » qu’il ricana à nouveau ; il n’avait franchement pas envie de voir Isolde marchander tout dans sa vie en offrant des bisous à n’importe qui – cette technique de commerce, elle n’devait être que pour lui. Et elle n’pourrait pas résister à cette demande, pas maintenant, pas alors qu’il était si attentif dans ses embrassades, se souvenant qu’ici, quelques semaines plus tôt, il avait laissé un suçon qui avait maintenant complètement disparu. Dommage. « Alors si j’peux te coller, et si jamais t’as vraiment beaucoup de travail... » il arqua les sourcils, moqueur, au moment de laisser ses lèvres embrasser, caresser suavement le contour de la mâchoire de la jeune femme. « c’est un peu comme les pauses midi, j’peux toujours me rendre disponible hein. » en roulant des yeux, il abandonna enfin ses baisers provocateurs pour venir la regarder, l’observer, l’adorer rien qu’avec ses prunelles. De sa main, il égara des caresses sur son front, dans ses cheveux. « Tout c’que t’as à faire, c’est demander. » et il serait là plus vite que la musique, c’était une évidence, parce qu’il n’pouvait décemment pas vivre sans elle, et qu’il était bel et bien collant quand il était dans les parages. « Tu sais, massages, bisous, caresses, câlins, sexe, j’peux tout faire. » il le lui avait déjà prouvé la dernière fois, chassant tous ses troubles comme ça, toutes ses attentions débordant par chaque pores de sa peau.

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