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 (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mar 26 Avr 2016 - 16:38

Come lay your head upon my heart.
— cesare demaggio & isolde saddler —
My love I see in front of me, The hero and the falling man But he is the one I want. Oh, can we forget yesterday. He has passed out on the bed With tears in his eyes. He was lost but I have found. He's deeper than the ocean Higher than the rain Let me walk beside you now, oh I will never leave you in so much pain. A lover and a fighter He was the best I ever had He is the one I want. — the one i want.

L’idée de retrouver Cesare, elle était toujours agréable, elle suffisait à rendre la journée moins compliquée. Dès le moment où Isolde avait envoyé son premier message pour lui souhaiter son anniversaire et lui demander au passage si y avait moyen qu’ils se voient, sa réponse avait suffi à rendre sa journée beaucoup plus belle. Y avait rien qui puisse la démotivée aujourd’hui, pas même tout ce qui avait parfois, trop tendance à l’agacée dans son boulot, genre tout ce qui touchait un peu trop aux histoires de finances de la ville et qui la faisait flipper dès que ça commençait à parler de chiffre ayant au-delà de dix ; tout le temps en somme, parce que les dépenses pour gérer une ville, ça dépassait toujours les dix dollars. Les chiffres, les calculs, ça lui donnait vite envie de se taper la tête contre le bureau. Mais aujourd’hui, même ça, ça n’allait pas pouvoir l’agacée assez pour pourrir sa journée, d’autant plus qu’elle avait fait exprès de mettre le dossier tout en dessous de la pile. Au pire, elle verrait ça le lendemain, la ville n’était de toute façon pas au bord de l’effondrement financier. Y avait eu des problèmes qui coutaient cher, des tonnes de reconstruction à faire, mais ça s’était déjà gérer, alors au pire, si c’était des histoire de financement pour aller embellir le parc de la ville ou des conneries de ce genre, ça pouvait bien attendre quelques jours même. Elle n’avait eu qu’une hâte au final, ça avait été de quitté son bureau pour rentrer chez elle. Elle était du genre toujours bien appliquée dans son travail, quitte à en ramener le soir chez elle, ou à rester un peu plus tard que prévu, alors elle avait bien le droit, pour un soir, de rentrer plus tôt et sans boulot supplémentaire. Et chaque sourire qu’elle lâchait devant son écran de téléphone à chaque fois qu’il vibrait pour lui indiquer un nouveau message, ne l’aidait pas à se faire plus patiente.

Finalement, elle avait quitté le boulot deux bonnes heures en avance, histoire d’aller faire un saut en ville, mine de rien, si Cesare venait chez elle, fallait quand même le nourrir et c’était pas elle qui allait faire la cuisine, mais fallait pas non plus acheter un truc de supermarché, vu où les lasagnes qu’il avait pu sortir du frigo avaient finies, mieux valait éviter. Et puis, c’était son anniversaire, dans le fond, le plus important, c’était le gâteau. Dans un repas en général d’après Isolde, le plus important, c’était le gâteau. Du coup, elle s’était arrêtée chez le traiteur et chez le pâtissier pour avoir de quoi manger le soir, avant d’aller chercher Clara à la crèche et d’attraper un taxi pour rentrer chez elle. C’était encore un peu le bordel, parce qu’elle était en plein déménagement et souvent prise par son boulot à la mairie pour avoir le temps de tout finir de ranger rapidement et ce serait pas ce soir qu’elle le ferait. Fallait encore qu’elle fasse prendre son bain à Clara, qu’elle s’occupe du chiot qu’elle avait ramené du refuge sur un coup de tête, parce qu’elle était trop mignon et qu’elle ne savait pas ce qui lui était passée par la tête quand elle avait vu ce petit bout de chien, mais elle s’était souvenue qu’il n’avait jamais eu d’animal de compagnie, alors peut-être bien que ça pouvait faire un bon cadeau d’anniversaire. Cela dit, s’il n’en voulait pas, elle n’allait pas lui imposer, il était tellement mignon de toute façon qu’elle pouvait bien le garder, ça faisait de la compagnie à Harry en plus, elle avait d’autres cadeaux en stock de toute façon. Elle était allée vérifier si tout allait bien du côté du chiot, ne résistant pas à l’envie de jouer un peu avec lui, avant de revenir aux priorités à savoir le bain de Clara, qui devenait de plus en plus compliqué alors qu’elle trouvait ça de plus en plus drôle de s’agiter pour éclabousser partout autour d’elle et rendre la tâche bien plus compliquée pour sa mère. Peut-être bien qu’elle ferait bien de la mettre dans un papier cadeau elle aussi et de la confier à son père en lui disant de se débrouiller comme il voulait, mais de l’en débarrasser au moins quelques jours. C’était le genre de menaces qu’elle balançait facilement à une Clara qui de toute façon ne comprenait pas un mot à ce qu’elle racontait. De toute façon, en vérité, elle serait bien incapable de s’en séparer plusieurs jours de cette gamine. Finalement l’entreprise du bain terminée, elle l’avait remise dans le berceau le temps d’aller prendre une douche à son tour et se préparer, enfiler cette fameuse robe dont elle avait parlé avec Cesare et qu’elle avait acheté quelques jours plus tôt avec Graziella. Ouais, on pouvait pas lui confier ses cheveux au risque de les voir virer roses, mais niveau vêtements, elle était toujours de bon conseils, mieux qu’une Isolde livrée seule dans un magasin. Enfin prête, y avait plus qu’à attendre Cesare, de toute façon, il savait d’avance qu’elle n’était pas douée pour créer des ambiances romantiques et elle n’allait pas s’amuser à balancer des pétales de roses partout dans une baraque déjà en chantier. Elle avait récupéré Clara qui de toute façon ne voulait pas dormir, sans doute qu’elle avait trop envie de souhaiter son anniversaire à son père. Finalement, quand elle entendit frapper à la porte elle attrapa Clara pour aller ouvrir la porte. « Joyeux anniversaire ! » Elle lui adressa un large sourire avant de rapidement s’écarter de la porte pour qu’il puisse rentrer. « Clara, dis bonjour à papa. » Qu’elle balança avec cette voix que tout le monde utilisait pour parler aux bébés et qu’elle s’était promis de ne jamais utiliser et finalement elle n’arrêtait pas. Finalement le pauvre bébé qui ne comprenait pas se contentait de gazouiller, comme un bébé de trois mois. «  Ça veut dire bonjour ça. » Comme si elle était vraiment capable de comprendre les sons incertains qui sortaient de la bouche de sa fille. « Jcrois qu’elle savait que c’était ton anniversaire et qu’elle voulait pas dormir avant de t’avoir vu. Elle est intelligence cette gamine. Beaucoup trop. » Ou alors, elle n’avait rien compris du tout et elle se contentait de faire sa chieuse, comme souvent à ne pas vouloir dormir tout de suite. Finalement, c’était un peu ça un soir sur deux, mais bon, interpréter les choses comme ça, c’était quand même mieux que de se dire que sa fille était juste une grosse chieuse.

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.



Dernière édition par Isolde Saddler le Jeu 26 Mai 2016 - 17:32, édité 2 fois
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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mar 26 Avr 2016 - 22:46


AND I WANNA BE YOUR EVERYTHING AND MORE
the moment we can have
you catch me in your eyes
that beauty on my pillow
that holds me in the night
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Il avait volontiers laissé la maison familiale et Radcliff derrière lui, son impatience galvanisée par la journée qu’il venait de passer. Pour un anniversaire, on pouvait définitivement dire que dans les grandes lignes, cette journée avait pourtant ressemblé à toutes les autres : il n’s’était évidemment pas attendu à se réveiller pour découvrir une pile de cadeaux et un gâteau fraichement préparé. Mais plus que jamais, l’absence d’Aria avait créé en cette journée un vide abyssal – elle avait toujours été au moins celle qui y pensait, et celle qui déversait toute son énergie dans les volontés d’faire de ce treize août, quelque chose d’un tant soit peu agréable ou supportable pour son frère ainé. Ouais, peu avaient importé les disputes qui les avaient déchirés, et les complications qu’ils avaient connues vers la fin de leur histoire ensemble, c’était les bons moments avec sa sœur qu’il essayait de garder en tête. Et grâce à elle, tous les treize août depuis les vingt-et-une dernières années de son existence, avaient tous eu une façon d’être mémorables à leur façon. Prends une journée pour toi, un peu !- avait-elle souvent répété, pour répondre aux hésitations de son frère ainé : mais aujourd’hui, ç’avait été la première année sans Aria. Son premier anniversaire sans sa sœur. Heureusement, bien assez tôt, son téléphone avait bipé dans un coin de sa poche, pour le rappeler au monde réel, hors de sa nostalgie désagréable et des regrets qui le poursuivaient trop souvent ; il avait vu le nom d’Isolde sur l’écran de l’appareil, et tout avait été bien plus léger à supporter. Et son père ou Rayen auraient pu avoir n’importe quel plan possible et imaginable pour ce soir, pour l’occuper ou l’envoyer traquer du dégénéré rien que pour bien lui pourrir sa journée- il avait ignoré tout de cela, bien déterminé à n’pas briser une habitude qu’il avait prise avant même de connaître la Saddler. Cette journée, il l’avait toujours prise pour lui – du moins, jusqu’à un certain degré un tant soit peu compatible avec la vie qu’il menait, et ce n’serait ni son patriarche, ni sa cousine qui lui dicteraient quoique ce soit différent.

Alors c’est sans rendre des comptes à personne, que Cesare avait quitté la maison ; de toute manière, on lui posait de moins en moins de question, alors que les mois couraient, et que ça n’faisait que quelques semaines qu’il avait subi la mort de sa propre mère. Fallait croire que pour une fois, on lui laissait l’opportunité d’accuser le coup ; et ce soir plus que jamais, il n’allait certainement pas s’en priver. Il avait pourtant pris quelques précautions sur le chemin : parti assez tôt pour pouvoir s’aventurer ici et là dans la ville, vaquant à des occupations factices au cas où quelqu’un aurait eu l’idée de le suivre- ç’aurait été une entreprise plutôt ennuyante. Il en vint même à égarer ses pas jusqu’aux abords d’un fleuriste, ses prunelles s’attardant là avec le regret qu’il n’aurait jamais cru avoir un jour ; il avait délibérément choisi de laisser Aria tomber dans l’oubli, presque dans un ultime réflexe de la protéger de tous ces ennemis qui avaient si souvent attenté à sa vie. Elle n’avait pas de tombe, du moins pas de tombe officielle, rien d’autre qu’un lieu de repos anonyme dont il ne connaissait pas l’emplacement ; comment aurait-il pu savoir que ça lui manquerait ? Il n’était jamais allé visiter la tombe de Skylar, alors pourquoi l’aurait-il fait pour sa sœur ? Et pourtant. Au moins, une fois chez Isolde, il oublierait tout ça – une assurance rappelée par l’énième sonnerie de son téléphone lui indiquant un message de la part de la jeune femme : fallait croire qu’entre eux, les messages de joyeux anniversaire se transformaient en une véritable discussion fantaisiste. Enfin, il avait repris son chemin vers l’extérieur de la ville, pour rejoindre la maison dans laquelle la Saddler s’installait lentement – très lentement, pour sûr que s’il avait pu être là-bas tous les jours, il aurait déjà tout déballé, tellement l’habituel bordel de la jeune femme le stressait. Heureusement, il arrivait encore à mâter ses pulsions maniaques lorsqu’il était avec elle, et c’est loin de ces pensées-là qu’il se pointa à sa porte. Et se faire ouvrir la porte par une Isolde tout sourire, c’était si nouveau qu’il en fut presque surpris, infiniment heureux que la journée soit passée aussi vite : il aurait presque pu croire à certains moments qu’elle ne passerait jamais assez vite. Dans le rire qu’il lâcha, alors que son regard naviguait entre Isolde et le bébé qu’elle avait dans les bras, Cesare ne résista pas bien longtemps, venant déposer un baiser juste sur ses lèvres ; fallait savoir reconnaître les priorités. « Bah si elle m’attendait à ce point, je peux toujours la prendre- » et tout autant qu’Isolde aimait Clara, il semblait que dans ses paroles, elle avait bien envie de souffler- et de toute manière, elle avait autre chose à prendre : « toi, tu peux t’occuper de ça. » qu’il lui offrit, en levant le bouquet qu’il avait emmené avec lui en quittant le fleuriste – certes, plus une attention moqueuse qu’autre chose ; elle avait dit qu’elle était prête à accepter les fleurs en signe romantique et niaiseux d’amour- et au vu des couleurs, il avait bien choisi la chose. Cesare avait quitté l’échoppe non sans sentir le regard appuyé de la vendeuse sur lui, alors qu’il emportait le bouquet le plus excentrique qui soit, fait de toutes les teintes de rose possibles et imaginables ; « J’me disais que ça s’accorderait avec tes nouveaux cheveux. » puisqu’ils en avaient parlé, et qu’il avait promis de ne pas se moquer – même s’il n’en avait pas envie, pour l’instant – il pouvait bien faire un petit clin d’œil mesquin et railleur : il n’était après tout, pas encore totalement doué pour tout ce qui touchait du romantisme pur et dur.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mar 26 Avr 2016 - 23:56

Come lay your head upon my heart.
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Les anniversaires, ça avait beau se répéter tous les ans, Isolde, elle avait tendance à penser que c’était un jour de l’année important, du genre de ceux qu’on ne pouvait oublier. C’était comme noël ou Thanksgiving, il s’agissait de journées qu’il ne fallait pas zapper et c’était probablement le genre de trucs que Cesare n’avait pas eu l’habitude de fêter. Des fêtes qu’elle avait bien l’intention de lui faire découvrir du coup. Y avait encore plusieurs mois avant ces deux fêtes, mais il pouvait déjà s’attendre à se faire inviter chez elle ces deux jours-là. Y avait pas moyen qu’il manque le premier noël de Clara de toute façon, qui bizarrement serait peut-être aussi son premier noël à lui. Autant, si elle n’était  pas capable d’organiser une soirée romantique, elle se sentait d’attaque de faire quelque chose de bien pour noël, tant qu’on ne lui demandait pas de faire la cuisine. Elle avait toujours été du genre à faire le sapin des jours en avance et à bien décorer son appartement, ou la maison familiale quand elle vivait avec son père, alors cette année, pour Cesare et Clara, elle avait bien l’intention de le rendre vraiment magique ce noël, mais fort heureusement, elle avait encore des mois avant d’en arriver là. Pour l’instant, c’était l’anniversaire de Cesare et elle avait fait de son mieux pour organiser la soirée, quand bien même y avait ni ballons, ni banderoles partout, parce qu’y avait déjà assez de bordel dans la maison pour pas en rajouter une couche. Parce que, s’il avait fallu qu’elle installe tout un tas de trucs, y avait fort à parier que ce serait resté en place pendant des jours et des jours, puisqu’elle avait vraiment du mal à se motiver pour ranger. Mais elle le ferait un jour, c’était sa maison et elle voulait quand même qu’elle finisse par ressembler à quelque chose, mais là, elle n’avait pas le temps, et y avait personne qui pourrait contredire cette excuse.

Dans le fond, Cesare et Isolde, ils avaient l’habitude de se contenter du minimum, alors y avait peut-être pas besoin d’en faire des tonnes. Il aurait quand même le droit au gâteau avec les bougies, ça il pouvait déjà en être sûr et certain. Un anniversaire sans gâteau et sans bougies, c’était absolument impensable. Tout comme un anniversaire sans cadeaux d’ailleurs. Pour Isolde, c’était pas possible. En même temps, ses anniversaires à elle ça avait toujours été avec plein de cadeaux et des gros gâteaux, parce qu’on connaissait son amour pour les gâteaux. Y avait bien que son vingt-cinquième anniversaire qui avait été compliqué. Y avait eu ni son père, ni Anthea, ni personne. Mais c’était loin maintenant et puis elle avait eu une bonne promo pour l’occasion dans le magasin de donuts alors au final, ça n’avait pas été si terrible que ça. Quoi qu’il en soit, ce soir, il aurait le droit aux trucs qu’elle jugeait inévitable pour un anniversaire. Elle s’était dépêchée d’aller ouvrir la porte, un sourire sur les lèvres, le visage s’illuminant, comme à chaque fois qu’elle se retrouvait en face de lui. Un baiser pour commencer la soirée, comme pour se saluer, ça leur donnait encore plus des airs de couples normaux et ça ne pouvait que la rendre encore plus heureuse qu’elle ne l’était déjà. Elle ne put s’empêcher de rigoler en voyant le bouquet de fleurs qu’il lui tendait. « Malgré toutes ces semaines tu t’es souvenu des fleurs. C’est adorable, merci. » C’était le romantisme acceptable qu’elle avait dit quelques semaines plus tôt, alors évidemment que ça la touchait, même si tout ce qu’ils avaient pu raconter là-dessus aurait facilement pu ressembler à un gros délire. Elle déposa un nouveau baiser contre ses lèvres, en guise de remerciement. « Elles sont accordées à mes cheveux en plus, c’est beau. » Et puisqu’il avait proposé de prendre Clara pendant qu’elle s’occupait des fleurs, elle déposa le bébé dans ses bras tout en se saisissant du bouquet. C’était assez rare qu’on lui offre des fleurs, mais, quelque part dans ses cartons elle devait bien en avoir un. Elle se dirigea vers la cuisine pour partir à la recherche d’un tel objet au milieu de ses cartons. « T’as passé une bonne journée au moins ? » Enfin, bonne journée, compte tenu des circonstances, mais ce n’était sans doute pas la peine de lui rappeler de quoi était fait son quotidien, il était le mieux placé pour le savoir.

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Dernière édition par Isolde Saddler le Mer 27 Avr 2016 - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mer 27 Avr 2016 - 2:00


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Les nouveautés avaient un arôme tout à fait particulier avec Isolde : Cesare était tant habitué à avoir le contrôle sur sa vie, qu’il avait fini par développer une profonde répulsion pour tout ce qu’il ne pouvait pas maîtriser. Les choses trop compliquées, les idées et les événements qui s’imposaient d’eux-mêmes à lui sans qu’il n’puisse y faire quoique ce soit, ç’avait le don de l’agacer plus qu’autre chose. Pour le chasseur qu’il avait été, bien souvent, contrôle avait été synonyme de survie : il n’pouvait clairement pas se lancer sur le terrain face à un ennemi potentiellement dangereux, sans connaître et maîtriser une vaste majorité des aspects qui se présentaient à lui. La rigueur, c’était au moins quelque chose de valeur que son père lui avait appris bien assez vite, et que le DeMaggio n’avait pas envie de laisser tomber. Certes, y’avait d’autres choses qu’on lui avait enseignées, et qu’il voulait bien envoyer balancer dans le néant d’un oubli qu’il dégagerait de sa vie bien assez tôt- mais il fallait au moins admettre ça, y’avait quelques choses dans ce qui le constituait, et qui avait été inculqué par ses propres parents, qui pouvait avoir du bon. Il en avait même hésité à faire un passage vers le cimetière pour aller visiter la tombe de sa mère, quand bien même ses sentiments vis-à-vis de celle-ci, et des récents événements connectés à sa mort, étaient toujours ambigus au possible. Pourquoi devrait-il s’imposer ça en une telle journée ? C’n’était pas comme s’il avait un quelconque souvenir particulier de sa mère, rattaché à sa journée d’anniversaire ; elle lui avait donné le jour, ouais, mais fallait croire que cette impression de lien immuable avait disparu depuis des années déjà. Il n’avait pas fait le voyage de toute manière, et arrivé sur le perron de chez Isolde, toutes ses impressions de malaise quelconque, ses hésitations, s’étaient bien assez vite envolées. Dans le troc de bouquet de fleurs contre bébé, il avait passé la porte, refermant celle-ci derrière eux ; ils n’en étaient visiblement pas encore aux soirées romantiques où la sortie idéale était de mise, mais entre leur dernier tête à tête de ce genre organisé sur une couverture dans un bureau, et tout ce qui pouvait être prévu ce soir, y’avait forcément du progrès. Il n’avait pourtant pas sorti le grand-jeu, contrairement à la jeune femme, qu’il ne put s’empêcher de détailler, avec un léger sourire.

« Bien sûr que j’me suis souvenu. J’te l’ai dit, j’ai pensé à toi tout le temps. » et les paroles qu’il venait de prononcer, quand bien même elles avaient des allures mielleuses, elles étaient tout autant moqueuses, délivrées sur le ton de cette légèreté sardonique dont ils usaient pour parler de toutes ces semaines définitivement plus faciles à évoquer maintenant qu’elles étaient passées. Et entre ses bras, il serra doucement Clara, la redressant à la verticale contre son torse pour la bercer doucement – apparemment, elle était censée s’endormir, mais il était bien vrai qu’elle semblait presque trop agitée pour trouver le sommeil de manière idéale. Peu importait, il n’allait certainement pas se plaindre d’avoir du temps avec elle. Ayant rejoint Isolde dans la cuisine, Cesare lâcha un léger soupir à sa question, haussant les épaules d’un air ostentatoire ; y’avait pas grand-chose à dire sur sa journée, hormis les messages envoyés par la mutante elle-même, rien n’avait marqué son esprit. Peut-être l’absence d’Aria, mais il n’avait pas tellement envie d’en parler. « Bah tu peux te dire que c’est comme si t’avais passé la journée le nez plongé dans le dossier le plus chiant qu’tu pouvais avoir sur cette ville et ça te donne une idée de ma journée. » et il n’exagérait même pas tellement ; mais il en avait l’habitude. « Mais j’avais déjà la tête occupée ailleurs. » qu’il admit, bien heureusement, s’approchant de la blonde pour venir glisser ses doigts dans ses cheveux, attrapant quelques mèches de ceux-ci pour les caresser tendrement. « J’aime bien moi, la couleur. Je sais pas de quoi tu te plains. » c’est vrai que ça n’devait pas faire très sérieux, quelque chose comme trois semaines après son élection à la mairie, ça ressemblait presque à un genre de dépression nerveuse, mais elle faisait bien ce qu’elle voulait, y’aurait personne pour lui dire l’inverse, il le savait bien. « Et t’avais raison pour la robe, elle est vraiment bien choisie. » le chasseur en avait arqué un sourcil, ses lèvres retroussées dans un rictus à mi-chemin entre l’amusement et d’autres pensées moins platoniques qu’il avait pu avoir aujourd’hui. Elle l’avait bien cherché de toute manière.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mer 27 Avr 2016 - 12:20

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Depuis qu’elle travaillait à la mairie, Isolde avait l’impression d’avoir de moins en moins de temps pour elle. Habituellement, elle n’aurait eu aucune raison  de s’en plaindre, parce qu’elle avait toujours été du genre à bosser beaucoup trop et à souvent mettre le reste de sa vie entre parenthèses. Mais depuis qu’il y avait Clara et Cesare dans sa vie, y avait des moments où elle avait juste envie de quitter la mairie pour rentrer chez elle, profiter d’un moment avec sa fille et son petit-ami. C’était cette envie qui l’avait tiraillée toute la journée, alors que là, clairement sans être là et sans essayer, Cesare avait complètement réussi à la déconcentrer, alors qu’elle n’avait pensé presqu’au moment où elle pourrait enfin le retrouver. Dès lors qu’elle avait envoyé son premier sms, travaillé était devenu considérablement compliqué, trop occupée à répondre aux messages que lui envoyé Cesare ou à réfléchir à comment gérer la soirée qui arrivait petit à petit. De toute façon, dès que ses pensées se tournaient vers Cesare ou vers Clara, elle avait de plus en plus de mal à réfléchir. L’un comme l’autre quand ils étaient loin d’elle, elle ne pouvait s’empêcher de se poser plein de questions, qu’est-ce que faisait Cesare ? Est-ce qu’il allait bien, est-ce qu’il était en sécurité ? Et Clara, est-ce que tout allait bien à la crèche ? Et si elle disait son premier mot alors qu’elle n’était pas là pour l’entendre ? Ouais elle n’avait que trois mois, c’était trop tôt, mais ça ne l’empêchait pas de se poser ce genre de questions. C’était typiquement le genre d’inquiétudes qui ne l’avaient jamais empêchée de se concentrer quand elle avait travaillé pour la police. Parce qu’y avait pas eu Clara et que concernant Cesare, elle n’avait pas eu d’inquiétudes à se faire vis-à-vis de sa famille. Là, depuis des mois, elle y pensait trop souvent, entre ça et le boulot, y avait quand même des moments où elle avait l’impression qu’elle n’allait pas tarder à virer cinglée.

Alors elle pouvait remercier le ciel, n’importe quelle autre instance ou simplement Cesare pour lui permettre d’avoir des soirées comme ça de temps en temps, parce que ça au moins, c’était le remède miracle pour virer toutes ses inquiétudes en un rien de temps et lui permettre de laisser de côté son boulot. Quoi qu’elle avait aussi eu l’anniversaire de Graziella pour l’aider à se détendre récemment, mais ça n’avait clairement pas été le même genre de soirées, quand bien même ça avait été agréable de vraiment faire la fête pour la première fois depuis ce qui semblait être une éternité. Cela dit, elle avait fini les cheveux à moitié roses, et pas mal bourrée, au moins ce soir, elle ne prenait pas ce genre de risques. Ce soir, on lui offrait des fleurs ce qui était presque une grande première. Ouais, elle en avait eu à l’hôpital après la naissance de Clara, parce que ça se faisait d’offrir des fleurs à l’hôpital, mais c’était le geste romantique auquel elle n’avait jamais eu le droit à présent et c’était sans doute parce qu’y avait bien qu’avec Cesare que le romantisme avait du sens à ses yeux. Sa réplique lui arracha un nouveau souvenir. Il lui avait déjà dit qu’il avait pensé à elle tout le temps, pendant ces trop longues semaines passées sans se voir, alors c’était sans doute normal qu’il se soit souvenu aussi bien qu’elle des discussions qu’ils avaient eues, la nuit d’avant cette douloureuse séparation. Dans la cuisine, au fond d’un carton qui trainait encore dans un coin de la pièce, elle avait fini par le trouver son vase. « C’est nul ça. Si j’avais pu, j’aurais pris ma journée pour te kidnapper et faire en sorte que cette journée soit parfaite su matin jusqu’au soir. » Mais elle avait déjà quitté le boulot plus tôt et puis elle avait pris sa matinée le lendemain pour ne pas avoir à quitter Cesare trop tôt pour aller bosser, alors prendre une journée complète alors qu’elle devait s’occuper d’une ville en piteux état c’était peut-être pas la meilleure chose à faire et puis pour kidnapper Cesare, il aurait fallu qu’elle s’approche de chez lui ce qui représentait probablement la pire idée du monde, quand bien même ils avaient longtemps parlé du placard de sa chambre la fois dernière. Si au moins elle avait pu l’occuper avec ses messages, c’était déjà pas trop mal. Elle déposa son vase sur la table avant de faire face à Cesare. « Si tu aimes, alors tout va bien. » Dans tous les cas, Graziella avait promis que ça partirait en quelques semaines, alors à la fin du mois, elle serait de nouveau complètement blonde, normalement. « Moi j’ai juste pas l’habitude. » Elle ne passait pas franchement beaucoup de temps au coiffeur à faire des expériences capillaires, alors ce rose dans ces cheveux c’était clairement le truc le plus fou qu’elle avait fait de ce point de vu là, depuis toujours.  Après un nouveau sourire, elle s’éloigna pour aller mettre de l’eau dans le vase et les fleurs dedans. « J’espère bien, parce que j’ai passé vraiment beaucoup de temps à la choisir. » Elle n’était pas très shopping et pourtant, elle avait passé des heures à faire les boutiques avant de la choisir cette robe, alors elle avait bien espéré qu’elle lui plairait, sinon, vive le temps perdu.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mer 27 Avr 2016 - 18:31


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Ils avaient relevé du fantasme absolu, fut un temps, ces moments-là. Peu importait la manière de laquelle il avait pu y penser, que ce soit avec Isolde de l’autre côté du couple ou quelqu’un d’autre, une entité sans visage et sans identité, les doutes avaient toujours freiné Cesare et avaient renforcé l’assurance que de telles parts de vie n’étaient certainement pas pour lui. Il avait même fini par s’dire que ce n’était que justice, avec la vie qu’il avait plus ou moins décidé de mener, qu’il n’ait pas le droit de connaître la légèreté de l’insouciance, sous quelque jour que ce soit. Il ne l’avait pas connue non plus dans son enfance : ses anniversaires, ils n’avaient pas été comme ceux de tous les autres gamins américains lambda. Il n’avait jamais pu inviter des copains pour le jour J, et avec le temps, il n’avait de toute manière plus eu de copains à inviter : s’il devait faire la liste des gens avec qui il aurait pu potentiellement passer cette journée ou soirée en dehors d’Isolde, elle serait on ne peut plus restreinte. Y’avait bien Skylar, avec qui ça ne le dérangerait absolument pas, puisque ça faisait sept ans déjà qu’il s’imaginait encore et encore comment elle réagirait à telle ou telle chose, à tel événement de sa vie, ou au fait qu’il vieillissait peu importaient les circonstances. Elle n’aurait pourtant jamais été du genre à mettre les petits plats dans les grands, l’accueillant avec un grand-sourire et des baisers, une robe sexy et toute une foule de petites attentions qu’il devinait déjà dans l’attitude de la jeune femme. A choisir, de toute manière, il n’aurait passé cette soirée avec personne d’autre que la Saddler : ses attachements amicaux avaient beau être aussi rares qu’honnêtes, personne ne pouvait clairement remplacer la transmutante pour alléger ses fardeaux et rendre de tels moments, parfaits en tout point. Alors le chasseur n’avait franchement pas hésité, balayant ses doutes entre prudence et imprudence, oubliant volontiers toute autre personne à Radcliff ou ailleurs, pour se retrouver chez la jeune femme en un rien de temps : la journée n’avait pas été aussi longue qu’il l’aurait imaginé en fin de compte, sûrement plus grâce aux messages incessants d’Isolde qu’au reste.

Et elle n’avait pas eu besoin d’insister particulièrement – ni même de demander – pour qu’il prenne Clara dans ses bras, de ses deux mains et bras, attentif, la blottissant contre lui ; elle avait déjà beaucoup grandi, et pourtant, elle restait une minuscule chose sans défense. C’était bizarre ce paradoxe qui apparaissait avec les bébés : à chaque fois qu’il la voyait, Cesare avait l’impression qu’elle avait grandi trop vite, changé trop vite- mais il suffisait qu’il la soulève dans ses bras pour se rappeler qu’elle n’était encore qu’un petit bout de pas grand-chose. Et qu’Isolde et lui, ça n’faisait qu’une poignée de mois à peine qu’ils étaient comme ça, dans une harmonie délicate et rassurante, à se retrouver comme n’importe quel couple le ferait. Bien évidemment, ils se voyaient moins souvent que les amoureux qui avaient le privilège de vivre sous le même toit, mais ils se voyaient clairement plus que quelques fois, de temps en temps selon les catastrophes qui se présentaient sur leur route. Y’avait plus de catastrophe particulière désormais, qui les rassemblait sous des sentiments contradictoires et compliqués : ce soir, aucun d’eux ne semblait avoir une mauvaise nouvelle pesant particulièrement sur ses épaules, et ça faisait partie d’une infime lignée de rares exceptions. Il n’pouvait clairement pas en demander plus, quand bien même les paroles de la jeune femme lui firent hausser les sourcils, une expression amusée glissant sur tout son visage alors qu’il égarait une œillade dans sa direction. « J’aurais rien eu contre ça. » il avait au moins eu un ton léger pour lâcher cette réplique, plutôt qu’une voix morne pour décrire sa journée ou ses sentiments vis-à-vis de celle-ci : il n’avait pas attendu grand-chose de ce jour au combien particulier, alors il n’pouvait certainement pas être déçu. C’avait été une journée banale, comme les autres, et le DeMaggio n’avait pas senti son année de plus dans son âge lui peser plus que de mesure : au fond, les anniversaires pour lui, c’était depuis longtemps déjà ce truc routinier qui n’avait plus rien d’exceptionnel, hormis l’entrain incommensurable d’une Aria qui n’était plus là. Même s’ils n’avaient pas passé la journée ensemble, cette soirée s’annonçait indéniablement comme la meilleure partie de la célébration de son anniversaire ; il n’avait même pas besoin de cheveux roses, de cérémonie tirée à quatre épingles ou d’une robe sexy pour y croire – là, avec Clara qui blottissait sa tête dans son tee-shirt, et Isolde qui s’occupait des fleurs qu’il lui avait impulsivement choisies, il n’voyait pas ce qu’il pourrait demander de plus. « Quand on sera qu’entre nous, j’récompenserai tous tes efforts et tous le temps que t’as mis à choisir cette robe alors. » et évidemment qu’il y avait un sous-entendu charmeur et érotique dans la phrase, ils avaient passé la journée à se chercher, même si pour l’heure, il n’avait aucun mal à profiter de la présence apaisée et apaisante de sa fille. « En parlant de journée, elle était comment la tienne ? » il était venu s’asseoir dans une chaise à la table de la cuisine, Clara toujours contre lui, observant Isolde s’occuper de ses fleurs, alors même qu’il réalisait tout juste qu’il n’y connaissait rien dans le domaine des bouquets, et de comment en prendre soin pour qu’ils crèvent en un peu plus que deux jours. M’enfin, c’était l’attention qui comptait plus que le reste, hein ?

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Mer 27 Avr 2016 - 20:18

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Ça faisait depuis le début du mois d’aout maintenant qu’Isolde réfléchissait attentivement à ce qu’elle pouvait bien faire pour l’anniversaire de Cesare. C’était compliqué dans le fond, leur relation avait beau sembler vieille, de bien plus d’un an maintenant, elle était quand même entrecoupée d’au moins neuf mois pendant lesquels ils avaient passés plus de temps à s’engueuler qu’à vraiment communiquer. Ils étaient retrouvés depuis trois mois maintenant, mais elle n’était pas sûre que les moments passés ensembles puissent l’avoir aidée à savoir ce qui pourrait bien lui faire plaisir pour son anniversaire. Dans le fond, y avait une partie du problème qui était réglée dans le fait qu’ils ne pouvaient pas franchement aller le fêter à l’extérieur, à moins peut-être de quitter la ville, après tout, maintenant que la quarantaine était levée, ils auraient très bien pu aller dans une ville aux alentours pour aller dîner au restaurant, quitte à passer la nuit à l’hôtel après. Mais y avait Clara et Cesare ne la voyait pas assez souvent pour qu’elle décide de la faire garder pour son anniversaire. Alors, c’était plus raisonnable de rester chez elle, là où garder Clara n’était pas un problème et sans avoir besoin de la trimbaler sur plusieurs kilomètres en voiture. Trouver le cadeau idéal, c’était pas évident, de façon général elle était nulle pour ça, alors là, ça avait mission impossible. Elle avait finalement essayé de se réconforter en se disant que le meilleur cadeau, c’était une soirée avec elle et sa fille, non ? C’était mieux que rien sans doute, mais fallait probablement pas qu’il s’attende à avoir le meilleur cadeau de toute sa vie, parce qu’à ce niveau-là, ça aurait été placer beaucoup trop d’espoir en elle. Elle avait voulu faire les choses bien pourtant, aussi bien que possible en tout cas. Un peu mieux que la dernière fois qu’elle avait pu leur organiser un rencard.

Peut-être bien que le kidnapper pour passer toute la journée avec lui, ça aurait pu être bien comme surprise, mais c’était aussi compliqué à mettre en place. Si lui il pouvait venir chez elle dès qu’il en avait l’envie, elle, elle ne pouvait pas s’approcher de chez lui sans risquer sa vie. Alors, elle préférait quand même s’éloigner de cette baraque et y avait des chances qu’il préfère aussi la savoir loin de là. S’il avait dû la trouver, même à quelques rues de chez lui, sans doute qu’il lui aurait fait quelques reproches, qui, de toute évidence, auraient été parfaitement justifiés. « J’essaierais de te kidnapper un jour alors, genre, si j’arrive à te coincer dans une rue assez loin de chez toi. » Après tout, elle espérait qu’il ne passait pas toute ces journées enfermées dans cette baraque, y avait de quoi devenir cinglé là-dedans, surtout avec la compagnie qu’il pouvait y avoir. Elle ne doutait pas qu’il trouverait un moyen de récompenser les efforts qu’elle avait pu faire pour organiser cette soirée, quand bien même ça restait une soirée relativement simple, bien qu’elle ait passé des heures à faire les boutiques pour la trouver sa robe. « T’as entendu ça Clara ? Tu devrais t’endormir et vite. » Elle déposa un baiser contre les cheveux bruns de sa fille blottie dans les bras de son père, avant de s’occuper des fleurs, sans forcément savoir avec certitude ce qu’elle faisait. Y avait des domaines dans lesquels elle avait quand même plus d’expérience que dans les fleurs. Concentrée sur les fleurs qu’elle mettait en place dans le vase, elle haussa les épaules suite à la question de Cesare. Dans le fond, y avait pas grand-chose non plus à dire sur sa journée. « Normale, le boulot tout ça. » Elle releva finalement la tête vers Cesare, après en avoir terminé avec les fleurs. « On m’a quand même souvent demandé pourquoi je souriais comme une idiote devant mon téléphone. » Parce que ça avait été complètement incontrôlable ça. Le sourire sur ses lèvres à chaque sms qu’on lui envoyait, si bien qu’autour d’elle, y en avait qui avaient commencé à lui poser des questions. Elle avait eu ce sourire entre l’amusement et la niaiserie à chaque message, ce qui n’était pas franchement ce qu’elle affichait d’habitude. Mais tant pis, ces sms ils avaient indéniablement rendu sa journée beaucoup plus passionnante.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Jeu 28 Avr 2016 - 2:59


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Au moins Isolde n’avait-elle pas à trop se poser de questions : à force de n’pas avoir profité de grand-chose de son anniversaire pendant toutes ces dernières années, Cesare n’avait aucune attente particulière. Bien au contraire- il se sentait déjà avoir autour de lui tout ce dont il avait besoin, et tous ceux dont il aurait pu avoir envie ; Clara lovée contre lui, Isolde dans sa si belle robe, tirée à quatre épingles comme si elle avait vraiment mis des heures à se préparer rien que pour l’occasion. Elle qui lui avait clairement fait comprendre qu’elle ne ferait pas ça souvent : ça faisait déjà deux fois qu’ils se voyaient, et qu’elle avait mis les petits plats dans les grands. A leur échelle, en tout cas. Parce qu’il devait bien y avoir des gens dans cette même ville qui devaient en attendre plus lorsque c’était leur anniversaire : et si la Saddler avait elle-même l’habitude de célébrer le sien, le DeMaggio, lui, s’était déjà mis à cogiter sur ce qu’il pourrait faire pour rendre cette journée spéciale, un peu plus spéciale encore grâce à ses attentions. Il n’avait pas encore trouvé la réponse idéale – heureusement pour lui, il avait encore du temps devant lui pour trier ses pensées, et trouver quoique ce soit qui le satisferait d’une quelconque manière. Sur ça aussi, ils étaient on ne peut plus différents, avec leurs héritages complètement opposés : si Cesare n’avait aucun anniversaire idéal et mémorable avec lequel comparer cette nuit qui se profilait, Isolde, elle, elle devait en avoir des dizaines. Des organisés par son père, son modèle, son héros, celui qui avait toujours déversé toute son énergie et toute sa volonté dans l’instinct de rendre sa vie plus légère et plus plaisante. Des organisés par Anthea aussi, probablement. Ils étaient un peu similaires de cet point de vue-là en tout cas : pour cette année, ils allaient devoir affronter leur anniversaire sans cette personne spéciale qui avait rendu ces jours particuliers pour les années passées.

L’absence d’Aria était tout de même beaucoup plus facile à supporter depuis qu’il avait passé la porte de la maison d’Isolde ; elle avait beau avoir encore des cartons dans tous les coins, et du bordel qui accrochait le regard du chasseur à intervalles réguliers, il se sentait déjà plus à l’aise ici que dans la maison familiale qu’il avait quitté quelques temps plus tôt. A plus grande échelle, dépendre de ça, dépendre de sa loyauté à l’égard de sa famille pour avoir un toit sur la tête l’irritait au plus haut point : ça dépassait largement Isolde, et les opportunités qu’ils auraient de s’voir plus souvent s’il avait son propre chez lui – mais à vrai dire, livrer sa vie à la chasse n’devait pas le forcer à vivre sous le même toit où il avait grandi sous prétexte de pouvoir rester sous l’œil attentif et critique de son patriarche. Lentement mais sûrement, Cesare migrait de plus en plus vers l’appartement de fortune qu’il avait normalement prévu de n’occuper qu’en cas désespérés : la mort de sa mère, et l’atmosphère générale qui régnait dans la bâtisse des DeMaggio, pouvaient facilement justifier l’utilisation de la carte ‘cas désespéré’ de toute manière. « Faudra qu’tu fasses attention, j’suis pas si facilement kidnappable j’te ferai dire. » qu’il remarqua, avec sarcasme, arquant un sourcil à l’adresse de la Saddler, alors qu’ils commençaient déjà à s’envoyer des petites piques provocantes qui les menaient bien souvent et assez vite, à dépasser toutes les limites posées par leurs bonnes volontés. C’n’était pas de leur faute, hein, s’ils se voyaient trop rarement, et s’devaient de vivre des moments en amoureux en condensé pour pouvoir profiter de tout. Là, ça dépasserait l’entendement, s’ils devaient se sauter dessus alors que ça n’faisait que deux minutes à peine qu’il était arrivé – ça collerait irrémédiablement à l’humeur érotique semée par les messages qu’ils s’étaient échangés toute la journée durant, mais fallait quand même pas abuser. Probablement. Peut-être était-ce le message qu’essayait de leur faire passer Clara, en s’agitant comme si elle n’avait pas l’intention de dormir de sitôt, tentant vainement de soulever sa tête en geignant à la recherche d’attention. Alors les paroles d’Isolde, c’n’était pas sûr qu’elles soient entendues et reçues correctement par le bébé, auquel Cesare offrit un léger baiser au sommet du crâne, d’une affection qu’il était de plus en plus facile d’offrir, ses inquiétudes s’envolant peu à peu – peut-être à tort – à mesure que les semaines couraient. Il n’pouvait certainement pas demander, lui, à Clara de s’endormir et vite, parce que quand bien même il aimait les moments passionnés passés à apprécier la tenue d’Isolde ou même Isolde sans tenue, les instants passés avec sa fille étaient aussi rares que précieux. Ils étaient ensemble, et c’était tout ce qui semblait importer ; même pour la mutante, alors que sa journée n’avait pas eu l’air bien particulière – vaguement, Cesare avait levé les yeux au ciel à ses paroles, peu intéressé par les blablas administratifs qui n’intéressaient même pas Isolde. Au moins, la suite le fit sourire, d’un air mi-charmeur, mi-moqueur : « Ah oui ? Et pourquoi donc tu souriais comme une idiote devant ton téléphone ? » il savait bien pourquoi, évidemment. Sans difficulté, Cesare avait atteint la main d’Isolde, l’entrainant à se rapprocher, venir lui offrir un baiser doucement tentateur. « Est-c’que t’aurais entretenu une correspondance secrète avec quelqu’un ? » dans le genre délicatement chieur, à sourire avec ironie contre ses lèvres à elle, pour venir y déposer un autre baiser, « Je t’aime. » qu’il lui offrit au moins, dans une caresse sur sa main, le long de son avant-bras- c’était probablement plus un remerciement pour ces fameux messages qui l’avaient bien distrait, amusé, et avaient enjolivé sa journée, plutôt qu’une quelconque provocation charmeuse. Toutes ses intentions, aujourd’hui, elles avaient fait qu’il l’aimait encore plus, sans l’ombre d’un doute.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Jeu 28 Avr 2016 - 12:56

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Un jour, peut-être qu’elle réussirait à organiser quelque chose à la hauteur de tout ce qu’elle pouvait avoir en tête et, mine de rien des idées concernant l’anniversaire de Cesare elle en avait eu plein, et elle avait fini par opter pour la plus simple, juste une soirée tous les trois, en famille, tranquillement chez elle. Si elle avait eu un peu plus de courage au quotidien, peut-être qu’elle aurait pu envisager de l’accueillir dans une maison un peu mieux rangée. Au pire, puisqu’elle avait commencé par l’étage, histoire que la chambre de Clara, soit contrairement aux autres pièces de la maison, absolument parfaite, c’était mieux rangé là-haut, qu’en bas, comme quoi, elle n’était pas un cas complètement désespéré. De toute façon, Cesare allait sans doute devoir commencer à s’habituer à voir les lieux dans cet état à chaque fois qu’il viendrait dans cette maison, pendant encore un moment, simplement parce qu’elle n’avait pas la tête à ranger quand elle rentrait du boulot le soir et qu’elle avait encore une Clara dont il fallait s’occuper et qui, sans grande surprise était beaucoup plus importante que les cartons qui trainaient un peu partout. Dans le fond, si ça avait dû être son anniversaire à elle, elle aurait facilement pu se contenter de ce genre de soirée. Un soir à pouvoir pleinement se détendre en compagnie des deux personnes qu’elle aimait le plus au monde, y avait probablement rien qui puisse lui faire plus plaisir à elle, alors elle espérait que ce soit le cas de Cesare également. Les soirées les plus simples étaient souvent les meilleures, surtout pour des personnes comme eux qui semblaient ne vivre que de choses compliquées le reste du temps. En plus d’être une soirée normale, il semblait aussi que c’était une soirée qui n’annonçait aucun malheur. Cette fois, elle espérait qu’y avait personne qui était mort et aucune complication à l’horizon. De son côté en tout cas, tout allait bien.

Si elle avait voulu s’en ajouter des problèmes, elle aurait pu aller le chercher directement chez lui, c’était certain que là, elle les aurait rapidement trouvés les problèmes. Quand bien même l’idée de faire une grosse surprise du style pouvait être intéressante, ça restait complètement suicidaire et franchement elle n’avait pas envie d’y remettre les pieds dans cette maison. Elle n’en avait certainement pas apprécié ni l’architecture, ni la décoration ni son face-à-face avec le propriétaire des lieux. « Parce que, même si c’est moi qui vient te kidnapper, t’as l’intention de résister ? » Elle arqua légèrement un sourcil, un sourire sur les lèvres. L’un comme l’autre, ils n’étaient pas franchement très doués pour se résister. Peut-être bien que si y avait pas eu Clara, la robe qu’elle avait sur le dos aurait tenu aussi longtemps – voire moins longtemps – que la fois dernière quand ils s’étaient retrouvés dans son bureau. Les messages qu’ils s’étaient envoyés toute la journée, n’aidait pas beaucoup à la résistance de toute façon. Combien de fois dans la journée, elle s’était demandé, si, elle allait pouvoir le laisser faire quelques pas à l’intérieur de la maison sans lui sauter dessus ? De trop nombreuses fois sans doute, et y avaient de trop nombreux sourires qui étaient passés sur son visage alors qu’elle lisait les messages qu’il lui envoyait. Des sourires qui n’étaient pas forcément passés inaperçus par le reste de ses collègues. Ce même genre de sourire qui n’arrivait plus à quitter ses lèvres depuis qu’il était entré chez elle et dont elle ne pourrait certainement pas se défaire après son baiser. « C’est fort probable, tu sais, j’ai beaucoup d’admirateurs … » Ou pas, ou alors, elle n’en savait rien et de toute façon, elle n’en voulait pas d’admirateurs pour lui envoyer mille et un message. Elle préférait ceux de Cesare de toute façon, y avait aucun doute à avoir là-dessus. « Je t’aime aussi. » Elle plongea son regard dans le sien, se laissant envoutée rapidement par ses yeux qu’elle aimait tant et qu’elle pouvait facilement fixer amoureusement pendant des heures et des heures. Elle déposa sa main contre le dos de Clara. « J’vous aime tous les deux. » Et peut-être même encore plus quand ils étaient ensemble, c’était toujours cette vision qui suffisait à la rendre pleinement heureuse. Clara dans les bras de son père, c’était, et de loin, la plus belle chose au monde d’après Isolde.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Jeu 28 Avr 2016 - 20:56


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Rafael, Rayen, les opportunités manquées de fêter son anniversaire qu’il n’avait même pas espéré ; tout ça, Cesare le laissait bien volontiers derrière lui pour célébrer son année de plus avec Isolde. Il pouvait bien avouer, ouais, sans difficulté, qu’il avait vu ces derniers jours passer en se demandant s’il aurait l’opportunité de fêter sa vingt-septième année avec la jeune femme, ou s’il ne ferait que finir cette soirée seul, à ressasser l’absence des rares personnes qui auraient pu penser à lui en de telles circonstances. Pourquoi avait-il fallu que ce soit Aria et sa mère qui meurent, hein ? Egoïstement, le DeMaggio s’était souvent posé cette question pendant ces jours-là, passés à appréhender cette fameuse date du treize août et la façon dont les événements pouvaient se dérouler. Au fond, il n’y avait pas que la possibilité d’être bloqué à la maison par son père qui aurait pu foutre cette soirée en l’air : Isolde aurait pu avoir autre chose de prévu, elle aurait pu avoir du boulot en plus à la mairie ou une quelconque autre obligation avec son groupe de mutants rebelles – et il aurait accepté, lui, pour la simple et bonne raison qu’il n’aurait jamais pensé à faire un genre de caprice pour demander à la Saddler de tout laisser tomber pour venir fêter son anniversaire avec lui. Au moins, il l’avait tellement peu fait, ça, qu’y’avait peu de tournures des événements à envisager où il serait déçu par la soirée et la nuit offertes par la mutante : au contraire, il suffisait d’une robe, de sa fille lovée dans ses bras, pour que déjà Cesare soit prêt à jurer que ce début de fête était déjà mieux que sa journée en général, ou à plus vaste échelle, que la plupart des anniversaires qu’il avait déjà fêtés. Y’avait eu des anniversaires mémorables cependant, quand Aria avait de toutes les manières possibles et imaginables essayé de la convaincre de vivre un peu pour lui, de profiter de cette journée spéciale pour faire quelque chose qui lui plaisait. Est-ce qu’elle serait contente pour lui maintenant, alors qu’il avait défié toutes les prudences qui l’enchainaient habituellement à une retenue indécrottable, pour quitter la maison de ses parents et venir jusqu’à chez Isolde. Est-ce qu’Aria serait contente de voir son frère heureux ? Ou est-ce qu’elle ferait partie du camp de leurs parents, à condamner Isolde et les sentiments qu’il éprouvait pour elle, parce que c’était une mutante ? Elle avait été comme lui, Aria, incapable d’accepter sa mutation, incapable d’accepter l’idée qu’elle était devenue une dégénérée ; alors la haine si naturelle qu’ils avaient toujours éprouvée pour les transmutants, Aria était morte avec. De toute manière, elle n’aurait rien su, rien dit, et n’aurait eu aucune opinion sur le sujet, lui rappelait son cœur à chaque fois ; parce que sa petite sœur, si elle était encore vivante, elle serait à l’autre bout du pays, avec un type qu’elle avait rencontré une poignée de mois plus tôt, et elle s’en ficherait éperdument de ce qu’il serait devenu lui, le frère qui avait voué tant de temps et d’énergie à lui donner quelques grains de bonheur dans une vie de merde. Quelle ironie.

Une rancœur que Cesare n’avait pas encore réussi à complètement dominer et effacer ; mais qui l’avait enfin quitté pour ce soir, alors qu’il avait Clara et Isolde pour focaliser toute son attention – elles, elles n’avaient pas encore disparu de sa vie, et il espérait qu’elles ne le feraient jamais. Si les promesses qu’ils s’étaient dites, Isolde et lui, devaient avoir un sens, il espérait que ce serait au moins celui-ci – que jamais, jamais ils n’sortiraient complètement de la vie de l’un et de l’autre ; parce que maintenant il le savait bien, même s’il passait trop de temps avec son bébé, il n’pourrait plus jamais faire sa vie sans sa fille dedans. Et les doutes qu’il avait eus, vis-à-vis de l’héritage qu’il avait comme repère en matière de paternité, ils s’envolaient peu à peu, à chaque tendresse si aisément échangée avec Clara : si ç’avait fait quelque chose, au contraire, c’était creuser un peu plus la distance entre Cesare et son géniteur, alors que le jeune homme n’comprenait définitivement pas comment Rafael avait pu rester des années et des années, à transformer son fils en une arme létale, sans jamais avoir la moindre affection pour lui. Alors ouais, ce qu’il savait, ça lui permettrait de résister à une Isolde qui viendrait brusquement avec l’idée de le kidnapper – qu’elle soit mutante ou non, il aurait les réflexes, les savoirs, et l’expérience pour lui résister, et pourquoi pas même en venir à bout, s’il le voulait vraiment. « On va dire que ça dépend de ta méthode d’approche-… si tu dois m’mettre un sac sur la tête et essayer de m’assommer, et si j’sais pas que c’est toi, évidemment que j’résisterai. » parce que ça faisait partie de ces réflexes impulsifs qu’il avait lorsque ses sens étaient en éveil, et ses instincts de chasseur activés par quelque menace que ce soit. Au-delà de ça, y’avait probablement aucun élément de l’être de Rafael DeMaggio qui n’pouvait comprendre l’affection de Cesare à l’égard d’Isolde, qui lui ferait automatiquement lâcher les armes s’il la voyait, rien que pour ne jamais la blesser. « Mais si tu m’préviens avant, ou que tu te montres avant- j’résisterai pas, non. Va pas utiliser ça contre moi hein. » qu’il ricana, haussant les sourcils – ils étaient techniquement dans des camps opposés, et si Cesare n’pouvait pour l’heure pas se plaindre de s’être fait tomber dessus par des mutants sortis d’Insurgency, il espérait bien que ce n’sera jamais le cas. Ça ne pourrait que créer des tensions entre eux deux, parce qu’il défendrait sa vie quoiqu’il en coûte. Si le monde était infiniment aisé dès qu’ils n’étaient que tous les deux, ensemble, il s’avérait bien plus compliqué quand ils s’éloignaient un tant soit peu, et considéraient les choses à plus vaste échelle. Au moins pour ce soir, ils ne seraient qu’eux deux, Isolde et Cesare, dans la maison vaguement aménagée par la jeune femme, dans un coin de campagne presque ignoré à la sortie de la ville ; que pourraient-ils demander de plus ? Certainement pas grand-chose, compte-tenu des circonstances. « J’doute pas que t’as beaucoup d’admirateurs. J’espère quand même être le premier sur la liste. » parce que sa dévotion et son admiration pour Isolde, il la lui prouvait de bien des façons – avec tendresse, avec passion, avec des mots ou avec chaque parcelle de son corps. Il l’aimait, et l’évidence de cette déclaration ne pourrait jamais passer ses lèvres une fois de trop. La réponse habituelle de la jeune femme le fit sourire, parce que même s’ils devaient se l’dire tous les jours, ça n’deviendrait jamais routinier, ou normal. En lui, ça répandrait toujours cette impression d’être le type le plus chanceux qui soit. « Alors... tu m’promets quoi si j’arrive à endormir notre fille ? » qu’il demanda, sourcil arqué ; parce que Clara était indéniablement leur fille, s’ils avaient dû en douter, le fait qu’elle résiste encore et encore contre le sommeil était une preuve de plus – Cesare et Isolde, eux deux, ils semblaient plus facilement être des bêtes nocturnes, vivant sous le couvert de la nuit, alors que la journée n’était que synonyme de séparation, de responsabilités et d’obligations.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Jeu 28 Avr 2016 - 23:08

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Etre là, dans sa cuisine, en compagnie d’un Cesare qui tenait leur fille dans ses bras, elle avait l’impression d’être au beau milieu des songes qui n’avaient de cesse de tourner dans sa tête dès lors qu’elle se retrouvait seule. Elle se l’imaginait, encore et encore, cette vie idéale qu’elle avait bien l’intention d’atteindre un jour et ça ressemblait facilement à ça. Des scènes simples de la vie quotidienne, avec Cesare et Clara. On pouvait dire qu’au moins, ses rêves, ils étaient simples. Elle n’avait pas forcément la folie des grandeurs, elle ne rêvait pas de révolutionner le monde ou de devenir célèbre. Tout au plus, elle voulait aider les autres, elle voulait aider Radcliff, cette petite ville au milieu de nulle part qui dans le fond ne devait pas franchement faire beaucoup parler d’elle en dehors des frontières du Kentucky. Au-delà de ça, tout ce qu’elle voulait, c’était une vie simple en compagnie de sa fille et de l’homme qu’elle aimait. Ce genre de vies qui pourtant devaient en lasser plus d’un. Elle avait même envie de se confronter aux problèmes normaux des gens normaux, tirer la gueule pour une facture un peu trop élevée ou péter un câble comme la pire jalouse du monde parce que son homme serait rentré vingt minutes trop tard. Ça clairement, ce n’était pas dans ses priorités, parce qu’au fond des factures élevées, elle n’en avait pas tant que ça, hormis la maison, elle ne faisait pas beaucoup de grosses – ni de petites dans le fond – de dépenses et puis comme ils n’avaient pas d’horaires établis, Cesare ne serait techniquement jamais en retard. Eux ce qui les préoccupait, c’était beaucoup plus sombre, ils étaient toujours dans la crainte de la prochaine personne à enterrer ou de la prochaine catastrophe, alors s’inquiéter pour des détails d’une vie banale ce n’était pas pour eux. Pas encore. Mais c’était bien ce genre de scène, avec Cesare et Clara qui lui permettait de croire que ses rêves, ils finiraient bien par se réaliser.

Ils avaient fait du chemin quand même depuis cette nuit à l’hôpital, quand ils s’étaient retrouvés pour la première fois. Ils en avaient connus des problèmes, des catastrophes, ils avaient frôlé la fin de leur histoire, à cause de doute,  de décisions un peu trop impulsives, ou d’un timbré bien décidé à la tuer. Pourtant ils étaient encore là, bien debout, encore ensemble, plus soudés que de nombreux couples qui eux, l’avaient cette vie banale dont ils pouvaient rêver tous les deux. Chaque fois qu’ils se retrouvaient depuis l’explosion de la mairie, elle avait l’impression qu’y avait du mieux, alors fallait que ça continue comme ça et elle avait l’impression qu’y avait aucune raison de douter que ça puisse continuer comme ça. Elle était celle des deux qui doutait le moins et ce n’était pas maintenant que ça allait changer. « Va falloir que je réfléchisse un peu à ça. Si tu résistes, je risque de me prendre des coups et que je revienne la gueule un peu amochée, ça choquait pas dans la police, mais à la mairie … » La plupart des gens qui travaillaient à la mairie la connaissait comme étant le leader d’Insurgency, donc, ça ne choquerait pas. Mais elle voyait aussi des gens qui n’avaient rien à voir avec tout ça au cours de ses journées, alors on allait vite de poser des questions sur le nouveau maire de Radcliff si elle revenait la lèvre fendue et l’œil au-beurre-noir. « Cela dit si tu résistes pas, est-ce que je ne risques pas de me priver d’une scène sexy ? » Ils en avaient déjà parlé, de lui en train de se battre, de cette scène qui aurait forcément quelque chose de sexy. Cette histoire de kidnapping, ça devait un sujet de questionnement, quand bien même y avait peu de chance quand même pour qu’un scénario pareil se réalise pour de vrai. Si elle voulait le voir, ce serait quand même toujours plus simple de lui envoyer un message. Ils en étaient plus que capables, de toute évidence, de s’en envoyer des messages. Ils y avaient passés la journée. « En même temps, je suis pas n’importe qui. Je suis le maire de Radcliff. » Comme si y avait beaucoup de fierté à tirer là-dedans. Elle était peut-être le plus jeune maire de Radcliff, elle n’avait que vingt-cinq ans après tout, mais bon, c’était pas non plus le truc qui méritait le plus d’admiration au monde. Elle en était fière quand même, puisqu’il s’agissait d’une victoire, mais elle ne pensait pas que ça lui ait offert des admirateurs. « Mais t’es évidemment le premier sur la liste. T’es même celui avec qui je préfère coucher, c’est dire à quel point tu as de la chance. » En vérité c’était le seul avec qui elle couchait et si elle devait vraiment avoir une liste d’admirateur, elle espérait bien qu’il serait le seul dessus, parce qu’y avait bien que lui qu’elle aimait elle. Lui et Clara, bien évidemment. « Ça dépend, qu’est-ce que tu veux ? » Elle pouvait lui promettre absolument tout ce qu’il voulait et ce sans raison particulière dans le fond. Elle s’éloigna pour aller chercher un biberon et le remplir à l’aide d’une bouteille d’eau avant de le tendre à Cesare. « Mais la laisse pas s’endormir avant d’avoir essayé de la faire boire un peu. » En plein mois d’aout, alors qu’il faisait très chaud, on était jamais trop prudent et si Clara estimait qu’elle n’avait pas soif parce qu’elle avait déjà eu son lait une heure plus tôt, tant pis, elle le ferait comprendre rapidement et elle pleurerait bien assez tôt quand elle aurait vraiment besoin de boire, mais c’était quand même plus prudent de lui proposer régulièrement de l’eau pour qu’elle surmonte sans trop de difficulté la chaleur de l’été et y en avait beaucoup des bébés qui avaient des problèmes de déshydratation quand les températures étaient trop hautes, alors mieux valait prévenir que guérir.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Ven 29 Avr 2016 - 0:55


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Pendant toute la journée déjà, Cesare avait oublié toute retenue et toute prudence, incapable de ne pas inspecter son téléphone en l’attente d’un message de la part d’Isolde. C’n’était pas dans leurs habitudes, de s’échanger des sms comme des adolescents qui n’pouvaient pas passer une journée loin l’un de l’autre – et pourtant, c’était ce qui était arrivé en ce jour si spécial : l’un après l’autre, les messages s’étaient alignés, pour finalement faire fuser les heures à toute vitesse. Heureusement pour le DeMaggio, personne n’avait particulièrement réclamé son attention, sa présence ou même sa dévotion quelle qu’elle soit ; il avait donc pu, assez régulièrement, vérifier ses messages sans éveiller les soupçons de qui que ce soit. Son père et sa cousine, d’toute manière, ils n’pourraient jamais prétendre le connaître assez et savoir assez c’que ça faisait d’être amoureux, pour pouvoir saisir les signes là où ils étaient évidents. Et pourtant, les doutes du chasseur ne le quittaient jamais : combien de temps avaient-ils, avant que Rafael ne lance une nouvelle offensive contre Isolde ? Il n’semblait pas le faire pour l’heure, majoritairement parce que sa position officielle et sous le feu des projecteurs la rendait quelque peu intouchable, mais il était on ne peut plus évident que le patriarche DeMaggio n’faisait qu’attendre patiemment son heure. Et Cesare n’se gardait pas, cette fois-ci, de silencieusement analyser l’eau qui dormait juste sous son nez : il avait fait des promesses à la Saddler, et même au-delà de ça, il n’avait pas envie que qui que ce soit meurt encore à cause de son imprudence à lui. Ses parents avaient pu librement torturer Aria pendant des mois sans qu’il n’remarque rien, tout simplement parce qu’il avait été trop occupé ailleurs. Son père avait pu assassiner Anthea parce que Cesare avait été trop orgueilleux, au moment de croire qu’il avait toutes les cartes en main contre lui. Plus jamais il n’commettrait les mêmes erreurs : on disait bien qu’on apprenait de ses erreurs – mais cette fois-ci, pour sa vingt-septième année, il avait bien l’intention de faire tout son possible pour qu’il n’y en ait pas d’autre, des erreurs. Qui donc Isolde pourrait-elle perdre encore, avant de totalement sombrer ? Ces pensées mornes n’avaient pas leur place ce soir, alors qu’il avait soigneusement choisi les fleurs, et s’était mentalement préparé à passer une bonne soirée. Chez lui, il n’y avait aucune catastrophe qui était survenue, et aucun cadavre sorti du placard à déclarer- et tandis qu’Isolde était plus préoccupée par ses cheveux, sa robe que quelque autre responsabilité que ce soit, il pouvait facilement se douter qu’il en était de même pour elle.

Et fallait croire que c’était trop peu habituel pour eux, tant et si bien qu’ils s’retrouvaient déjà à partir dans des délires qui dépassaient les pratiques habituelles des couples dont ils enviaient tant la normalité. Certes, eux ils n’pouvaient pas se voir tous les jours, Cesare n’pouvait pas à chaque fois conduire jusqu’ici simplement pour profiter d’une soirée tranquille – de toute manière, est-ce qu’Isolde aurait envie qu’il le fasse ? Ils s’aimaient, ouais, mais la Saddler était assez indépendante pour apprécier ses soirées en solo ; est-c’que ce serait toujours une célébration particulière, le fait qu’il vienne jusque chez elle ? N’y aurait-il pas des soirs où elle soufflerait à l’idée de le voir, parce qu’elle avait de la paperasse à faire, des dossiers importants auxquels penser, et qu’elle aurait préféré pouvoir le faire à tête reposée ? Ça faisait aussi partie de la normalité des couples lambda, probablement, même si eux deux, ils étaient encore assez fous pour croire pouvoir échapper à ça avec le quotidien auxquels ils aspiraient tant. Ouais, dans ces soirées-là, il pourrait toujours venir glisser ses doigts contre ses épaules, pour les masser affectueusement. Il pourrait toujours déposer des baisers suaves au creux de sa nuque pour la décontracter. Il pourrait toujours essayer de lui préparer un truc à manger ou s’occuper de Clara pour la décharger de ça. Dans les yeux d’Isolde, en de tels moments, il était difficile pour Cesare de penser à des jours idéaux où il pourrait venir librement chez elle, pour qu’ils se retrouvent sans en ressentir ces vagues de joie et de bien-être. « Ca me dérangerait, quand même, de t’donner un coup- même si ça devait être de la légitime défense. » qu’il admit, avec un sourire, quand bien même la déclaration était on ne peut plus honnête ; il pouvait se montrer impulsif, ouais, ardent également, mais frapper Isolde ou qui que ce soit, c’n’était certainement pas le genre de personne qu’il voulait devenir. La violence, dans sa vie, elle était déjà partout ailleurs. « J’peux t’en montrer d’autres des moments sexy t’en fais pas. » ajouta-t-il bien assez vite, histoire de ne pas faire tomber une trop lourde réalité entre eux deux ; elle n’avait certainement pas parler d’en venir aux poings avec lui, alors autant ne pas aller dramatiser des choses qui n’méritaient pas de l’être. D’ici à ce qu’elle organise son kidnapping, y’avait tout un fossé – même si elle était la maire de Radcliff, parce que soi-disant c’était une position d’influence. L’idée le fit rire, clairement, d’ironie plus que de moquerie. « J’peux déjà te dire, que t’es la maire la plus sexy que Radcliff ait connu. » et comme cette ville était remplie d’attardés, elle était probablement la première femme maire dans ce coin. Pour avoir traversé le pays à de nombreuses reprises, Cesare pouvait aisément témoigner du fait que le Kentucky restait un état plein de gens cons. « J’suis tellement chanceux… ça m’fait une autre idée de tatouage. #1 dans le lit de la maire de Radcliff. » et le seul, il le savait bien ; peu importait le temps qui passait, les obstacles qui se dressaient sur leur route, ou même leurs disputes, les trente-douze mille amantes et les admirateurs restaient ce qu’ils étaient – de l’ordre de l’imaginaire, ironique et sardonique entre eux. Il aurait pu, hein, s’faire une liste de conquêtes longue comme le bras dans l’espoir d’oublier Isolde, pendant les dix longs mois qui les avait séparés – ça n’l’avait même pas tenté, ça n’lui avait jamais traversé ni le cœur et l’esprit. Isolde, elle l’avait hanté, et il n’pouvait que remercier le fait de s’être accroché, d’une façon ou d’une autre. Il pouvait maintenant serrer sa fille dans ses bras, en déposant des baisers sur les lèvres d’Isolde ; tant d’images, de moments qui faisaient pulser son cœur contre son poitrail, qu’il n’aurait jamais cru pouvoir vivre dans ce monde ou dans un autre. « Alors j’peux dire ce que je veux ? Genre si j’dis que j’veux un poney, tu m’en sors un de la pièce d’à côté ? » il en eut une légère grimace, incapable de savoir pourquoi il avait pensé au poney avant le reste, probablement parce que c’était le truc le plus extravagant auquel il avait pu penser. Et malgré l’ironie de ses paroles, il écouta au moins les indications d’Isolde, amenant le biberon à la petite pour voir si elle consentait à avaler quelques gorgées d’eau. Mais en geignant, Clara tourna la tête dans un sens, puis dans l’autre, puis encore et encore, esquivant la tétine.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Ven 29 Avr 2016 - 9:14

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En temps normaux, Isolde, elle n’était pas franchement du genre à rester accrochée pendant des heures à son téléphone, encore moins dans l’attente d’un message en particulier. Elle avait même tendance à l’oublier dans un coin pour partir faire autre chose sans que ça ne la dérange plus que ça de s’apercevoir qu’elle n’avait pas son portable sur elle. Elle était du genre à penser qu’elle pouvait vivre quelques heures sans ça, même si c’était bien de l’avoir sous la main parce que ça pouvait toujours s’avérer utile en cas de problèmes, histoire de pouvoir joindre rapidement quelqu’un en cas de besoin. C’était sans doute parce que c’était Cesare que ça avait été si naturel de rester agrippée à son téléphone toute la journée, mais peut-être qu’il ne devait pas trop s’y habituer, sinon y aurait forcément un moment où il serait déçu parce qu’elle oublierait son portable dans un coin de son bureau ou même chez elle avant de partir, parce que c’était typiquement le genre de truc qu’elle oubliait un peu trop facilement le matin depuis qu’il y avait Clara. Ça semblait plus normal de vérifier qu’elle avait tout ce dont Clara avait besoin plutôt que de vérifier qu’elle avait tout ce dont elle, elle pourrait avoir besoin. Au pire, si un jour ça pouvait pousser Cesare à venir la voir directement à son bureau pour lui demander pourquoi elle ne répondait pas à ses messages, ce n’était pas elle qui allait s’en plaindre. Quoi que, si c’était pour qu’il débarque super inquiet parce qu’il avait peur qu’il lui soit arrivé quelque chose, c’était peut-être à éviter. Enfin, lui non plus, il ne devait pas être constamment accroché à son portable, ne serait-ce qu’à cause de l’ambiance dans laquelle il vivait, avec son père sur le dos, c’était peut-être une chance pour elle d’avoir pu lui parler comme ça toute la journée.

Elle ne les regrettait pas tous ces messages, bien au contraire. La journée lui avait semblé passer beaucoup plus vite alors qu’elle s’était dit que le temps allait passer lentement à attendre que le soir arrive enfin. Les journées étaient souvent longues ces derniers temps et savoir qu’elle allait voir Cesare le soir elle avait cru que ça allait renforcer cette sensation. Mais ça avait été tout le contraire en réalité et Cesare semblait être arrivé chez elle plus vite qu’elle ne l’aurait cru, comme quoi, elle n’avait sans doute pas besoin d’aller le kidnapper pour l’avoir rapidement avec elle. Ce serait un peu risqué de toute façon, elle n’avait pas envie de se prendre un coup dans le nez de la part de Cesare et quand bien même elle lui avait déjà collé plusieurs claques dans la figure, elle n’avait pas non plus envie de s’en prendre à lui dans le but de le kidnapper. Elle haussa les épaules, s’il pouvait lui montrer d’autres moments sexy, elle n’allait pas dire non elle. « Laissons tomber le kidnapping alors. Mais, du coup, jvais réclamer des moments sexy. » Puisqu’il disait qu’il pouvait lui en montrer d’autres, elle en voulait d’autres elle. Après tout, elle était celle qui n’hésitait pas à passer des heures dans les magasins pour trouver une robe sexy, rien que pour lui, alors il pouvait bien lui montrer ses moments sexy en retour. Bien qu’elle ait tendance à penser qu’il était parfaitement sexy au naturel. « Si ça se trouve, y a vraiment des gens qui pensent comme toi. Si ça se trouve, y a même des gens qui ont voté pour moi juste parce que je suis sexy. » Elle n’avait pas l’habitude de se considérer comme tel et elle espérait quand même que les gens faisaient leurs choix politiques dans les discours des candidats et non pas dans le physique, mais c’était peut-être trop en demander à certaines personnes, alors peut-être bien que certains avaient voté pour elle parce qu’ils la trouvaient pas trop désagréable à regarder. Elle laissa échapper un rire suite à sa réplique, fallait vraiment le tenir loin des tatoueurs, sinon, un jour, il allait vraiment faire une connerie, avec un peu d’alcool dans le nez, on ne savait jamais ce qui pouvait se passer après tout. « J’vais faire interdire les tatoueurs à Radcliff et remettre la quarantaine si jamais tu continues avec des idées pareilles. » Non, elle ne ferait pas ça et de toute façon, il n’irait pas se faire tatouer un truc débile sur le corps, elle lui faisait confiance. Il avait beau dire qu’elle le rendait fou, il n’irait pas jusque-là. Il n’avait clairement pas besoin de ça pour lui prouver son amour, elle n’en doutait pas une seule seconde. « J’peux peut-être m’arranger pour faire venir un poney hein, mais est-ce que tu veux vraiment un poney ? Parce que j’te préviens, je garde pas ça ici moi. » Elle se doutait bien qu’il rigolait, ouais, elle avait l’intention de lui refiler un chiot, mais y avait quand même une large différence entre un poney et un chiot. Qu’est-ce qu’il irait bien faire d’un poney ? C’était probablement juste le truc le plus débile qu’il avait pu trouver dans le fond. Elle soupira légèrement en voyant Clara fuir le biberon. Elle virait un peu parano avec la chaleur, alors mine de rien, ça la rassurait quand elle acceptait de boire un peu quand on lui tendait le biberon, quand bien même ce n’était pas la première fois qu’elle le refusait et qu’elle était encore en vie, sans aucun problème de déshydratation, mais c’était plus fort qu’elle, fallait qu’elle s’inquiète.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Ven 29 Avr 2016 - 15:43


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Ce jour était clairement à marquer d’une pierre blanche, et pour bien des raisons ; c’était son premier anniversaire sans sa mère, et sans Aria dans sa vie – et si ça c’était le seul point négatif auquel il pouvait penser, y’avait toute une liste de points positifs qui tournait dans sa tête et égaillait l’humeur du chasseur. Il avait passé une journée somme toute agréable, chaque moment un tant soit peu difficilement supportable, entrecoupé par les manifestations de son téléphone lui indiquant l’arrivée d’un message de la part d’Isolde. L’appréhension et l’impatience vis-à-vis de cette fameuse soirée avait vite grimpé, et même s’il n’avait pas d’attente particulière, Cesare avait eu hâte de pouvoir tout lâcher pour se rendre jusque chez Isolde. Il avait au moins pris la peine d’inspecter son sillage, voir si personne ne le suivait, et jusqu’à preuve du contraire, ils étaient tranquilles pour le reste de la nuit – son père n’savait pas qu’Isolde avait déménagé, et qu’elle ne vivait plus dans son appartement du centre-ville. Une information que le jeune homme n’avait pas cru bon de délivrer à Rafael, bien heureusement : après tout, s’il était censé ne plus voir Isolde, comment pouvait-il savoir qu’elle avait quitté son appartement de toujours au profit d’une maison si difficilement accessible pour elle qui n’avait pas le permis de conduire ? Alors peut-être bien que la prochaine fois, ce serait les pauvres gens qui ont pris l’appartement de la Saddler, qui recevraient un doigt à sa place, ou une visite déplaisante de la part de quelqu’un de malintentionné : au fond, peut-être qu’il ne manquait que ça pour que son père soit exposé comme un meurtrier, et que ça permette à la nouvelle maire d’avoir des preuves tangibles contre Rafael. Dans toutes les opportunités d’avenir qui se présentaient à lui, Cesare préférait largement l’option où son père finissait en prison, plutôt que six pieds sous terre à cause d’une balle qu’il lui aurait lui-même tiré dans la tête – ou d’un pied de table avec lequel il l’aurait embroché, s’ils devaient considérer le contexte de leurs dernières rixes. Et pourtant, probablement que de tous les êtres humains possibles et imaginables, le patriarche DeMaggio était de ceux qui méritaient le moins d’égards possible, mais plus le temps passait, moins le fils ne s’voyait abattre froidement son propre père : qu’est-c’qu’il deviendrait, comme personne, s’il devait faire des choses comme ça ? Là, alors qu’il serrait Clara dans ses bras, et s’apprêtait à passer une soirée normale, relaxante et délicate avec Isolde et leur fille, il n’pouvait qu’apprécier la valeur d’une vie simple qu’il n’pourrait jamais avoir par-dessus le cadavre de son géniteur.

De toute manière, plus Isolde et lui réussissaient à passer des moments comme ça, moins l’aura des DeMaggio était étouffante pour le jeune homme ; au contraire, à chaque fois, il se sentait peu à peu moins prisonnier de ses choix et des responsabilités qu’ils s’imposaient. Combien de temps est-c’que ça allait durer ? La question frôlait régulièrement l’esprit du chasseur, mais là maintenant, il n’avait pas envie de lui donner la moindre légitimité. Il préférait largement donner toute son importance aux efforts fournis par la mutante pour faire de cette soirée, une soirée spéciale ; il y avait la robe, les cheveux, les sourires, l’atmosphère chaude et délicate qui planait partout autour d’eux. Que pouvait-il demander de plus ? Il était bien prêt à faire tous les efforts d’esprit possibles et imaginables pour Isolde, et afin de déguster du mieux possible chaque moment qu’ils devaient avoir ensemble ; alors au fond, l’idée du kidnapping n’était pas si extravagante que ça, il suffisait juste que Cesare le sache un peu en avance pour que les choses n’tournent pas à la catastrophe. « Bah, tu peux demander n’importe quel moment sexy alors, j’suis prêt à faire tout et n’importe quoi pour me rattraper. » même s’ils en avaient déjà connus un certain nombre, des moments sexy, il est vrai qu’il n’avait pas encore fait son numéro où il se défaisait de menottes en un temps record rien que pour satisfaire la curiosité d’Isolde. Cette promesse, elle appartenait déjà à un autre temps, alors que clairement, elle n’avait pas besoin de le menotter à une chaise pour qu’il ait envie de passer le plus de temps possible avec elle. Déjà la dernière fois, ç’avait été pareil. Pour lui, d’toute manière, Isolde était irrésistible au point qu’il serait prêt à en oublier tout le reste, toutes les prudences et les imprudences, tous les efforts qu’il avait pu faire ; elle était sexy ouais, mais il espérait quand même que c’n’était pas que pour ça qu’elle se retrouvait à la tête de la ville. La réflexion de la jeune femme le fit ricaner alors, d’un air doucement narquois ; « Si y’a des gens comme ça, j’vais les trouver et leur faire comprendre que madame la maire sexy est prise- et qu’en plus y’a d’autres raisons tout à fait valables pour voter pour elle. » rien que pour contrer Lancaster ; même pour les chasseurs, d’un point de vue purement pragmatique, il avait tout eu pour être plus une nuisance qu’une véritable aide. Certes, il avait plus ou moins vendu toutes les autorités de Radcliff aux hunters, mais il avait beaucoup trop amené ceux-ci sous le feu des projecteurs : c’était bien pour ça qu’Isolde aujourd’hui avait tout ce dont elle avait besoin pour en mener plus d’eux devant les tribunaux. Lancaster avait dû croire qu’il serait intouchable pour toujours, ou quelque chose du genre, et aujourd’hui, c’était les hunters plus que lui-même qui payaient l’addition : lui, il avait organisé les attentats sur la mairie, et pourtant, avec Moren mort, c’était presque impossible à prouver désormais. Mais en une telle soirée, pour son vingt-septième anniversaire à lui, il était préférable, on n’peut plus préférable même, de parler d’autres choses que de problèmes aussi concrets, qui habitaient et occupaient leurs pensées si intensément le reste du temps. Chacun de leur côté ou ensemble, ils avaient les mêmes préoccupations sur bien des points. « Fais attention tu vas finir comme Lancaster si tu commences comme ça… » qu’il ironisa donc, la provocation partout sur son visage alors qu’Isolde aimait tant contrer ses merveilleuses idées de tatouage. Dommage. « Non, j’veux pas un poney… » il lâcha un rire à nouveau à cette pensée, qu’est-ce qu’il ferait d’un poney, franchement ? Peut-être pour Clara, d’ici quelques années, s’ils avaient la possibilité d’avoir des préoccupations aussi excentriques ; en attendant le pauvre animal aurait le temps de mourir d’ennui. Un bébé, ça pouvait déjà s’avérer assez capricieux selon les circonstances, et en voyant Isolde soupirer, Cesare reposa le biberon, se levant pour attraper un des gilets de la Saddler qui trainait là, l’étalant sur la table pour venir y déposer Clara. « T’en fais pas, si elle a chaud, elle va déjà brailler. » parce que bon, même s’il n’avait pas beaucoup d’expérience en paternité, il avait des souvenirs plutôt bien ancrés d’Aria, pleurant à pleins poumons pendant toute la nuit, par exemple. « Ma sœur et moi, on est nés en plein milieu de l’été, au Nouveau-Mexique… » et sa mère était née en Amérique du Sud, sa famille paternelle avait des racines mexicaines ; au fond, les DeMaggio avaient une certaine capacité à supporter la chaleur. Cesare avait donc déjà entrepris de défaire le pyjama dans lequel Clara avait été enveloppée, ne la laissant qu’avec sa couche. « Ma sœur, elle a passé les trois premiers mois de sa vie en portant presque rien d’autre qu’une couche. » et probablement qu’il n’y avait qu’avec Isolde, et que pour des problèmes concernant Clara, qu’il serait capable de parler d’Aria aujourd’hui.

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MessageSujet: Re: (fst, cesare (-18)) ≡ my heart it came to life.   Ven 29 Avr 2016 - 20:31

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My love I see in front of me, The hero and the falling man But he is the one I want. Oh, can we forget yesterday. He has passed out on the bed With tears in his eyes. He was lost but I have found. He's deeper than the ocean Higher than the rain Let me walk beside you now, oh I will never leave you in so much pain. A lover and a fighter He was the best I ever had He is the one I want. — the one i want.

Isolde ne savait pas comment les vingt-six premiers anniversaires de Cesare avaient bien pu se dérouler, quoi qu’elle avait déjà été dans sa vie l’année dernière, mais elle ne s’était pas franchement posée la question à l’époque, puisqu’elle n’avait rien su sur ses parents et qu’elle n’avait de toute évidence pas chercher à lui envoyer mille et un messages, persuadée sans doute qu’il devait être en famille et qu’il n’avait pas besoin qu’elle le dérange plus que ça. A l’époque, elle n’avait rien su de sa famille, du coup forcément, elle avait bien pu se permettre de croire qu’il avait de bons moments en famille. Maintenant qu’elle y pensait, peut-être qu’y avait qu’avec sa sœur que ces vingt-six derniers anniversaires avaient pu avoir un sens à ses yeux et aujourd’hui, sa sœur, elle n’était plus là et elle était bien placée pour savoir que c’était dur au début de se retrouver complètement seul ce jour-là, ça avait été son cas l’année dernière et deux mois seulement après la mort de son père, même entourée de tous ses amis, elle avait eu l’impression d’être complètement seule à fêter son dix-huitième anniversaire. Elle pouvait au moins se dire qu’au moins il l’avait elle et il avait Clara et ça n’effacerait sans doute pas le vide qu’il pouvait ressentir quant à l’absence de sa sœur, mais elle pouvait au moins essayer de rendre la chose plus facile. Elle avait eu envie de passer cette journée avec lui, parce que c’était clairement trop triste de le laisser la passer tout seul. Alors, même si elle n’avait aucune idée de comment ses précédents anniversaires avaient bien pu se passer, mais elle avait bien l’intention de rendre ce vingt-septième aussi mémorable que possible et peut-être bien que tout ce qu’elle avait pu préparer dans le fond, c’était elle, mais ils n’avaient pas besoin de grand-chose de toute façon, pour rendre les moments passés ensemble mémorables.

Elle se demandait parfois, si les autres couples, ils passaient autant de temps qu’eux à se lancer des répliques enjôleuses et à se chercher l’un, l’autre. Elle savait qu’ils étaient capables d’avoir des conversations sérieuses et pas nécessairement de celles glacées qui pouvait la pousser si facilement à fondre en larmes. Non, ils pouvaient parler de tout sans doute, mais c’était vraiment facile de glisser sur cette pente des sujets qui les avaient déjà fait si souvent laisser de côté toute les autres activités pour simplement se sauter dessus. C’était peut-être ce qui faisait d’eux tout sauf un vieux couple, y avait cette provocation entre eux qui rendait leur vie beaucoup plus dynamique et plaisante que celles des vieux couples. Pour l’instant y avait Clara, elle représentait probablement toute leur retenue, si elle s’était endormie, peut-être bien qu’ils n’auraient pas tenu aussi longtemps. « Ah ouais ? Si je demande un striptease, tu le feras ? » Si elle pouvait demander n’importe quel moment sexy, elle pouvait bien demander ça, elle aurait bien pu réclamer quelques pompes, torse-nu ou quelque chose du genre histoire de resté dans le même registre sportif que self-defence mais le striptease, c’était encore mieux. Ce n’était pas difficile pour elle d’imaginer un Cesare complètement sexy, dans le fond, elle n’avait qu’à le regarder. Elle avait tendance à imaginer qu’elle, elle ne l’était probablement que dans les yeux de Cesare, sexy, parce qu’y avait que pour lui qu’elle pouvait mettre des robes mettant ses atouts en valeur, alors elle espérait bien qu’on n’ait pas voté pour elle à cause de son physique, ça aurait été débile d’autant plus qu’elle se présentait à la mairie, pas au concours de miss Kentucky. « Fais donc ça. J’aimerai pas trop qu’on ait pu voter pour moi à cause de mon physique, c’est un peu vexant dans le fond. » Ouais parce que justement, elle n’était pas une pimbêche se présentant à miss Kentucky. Elle était loin d’être superficielle, elle n’était pas mal foutue, c’était certain, mais elle avait aussi un cerveau, des idées auxquelles elle tenait et qu’elle avait essayé de véhiculer au cours de sa campagne et c’était, d’après elle, plus importants pour les habitants de Radcliff que son corps et de toute façon, ils feraient mieux de l’oublier son physique, parce que Cesare avait la priorité absolue sur son corps et pas que sur les vingt pour cent qu’il avait pu s’octroyer. « Ouais, crois-moi ce jour-là y aura un sérieux problème. Genre un bon lavage de cerveau. » Parce que pour qu’elle se mette à agir comme Lancaster, ce serait forcément qu’il lui serait arrivé quelque chose de très grave et elle espérait que quelqu’un ait la clémence de l’enfermer quelque part ou de la tuer pour éviter qu’elle foute en l’air tout son travail et tout ce en quoi elle croyait. « Je vois pas ce que tu ferais d’un poney de toute façon. » Un chiot, c’était quand même plus envisageable qu’un poney, moins d’entretien et ça prenait moins de place et c’était indéniablement plus mignon. Surtout celui qui attendait, dans la pièce d’à côté justement. Elle observa Cesare faire, un sourire sur les lèvres, elle aurait vraiment besoin de lui au quotidien pour gérer Clara et le stress qui pouvait aller avec le fait d’avoir un bébé. « Qui aurait cru que docteur DeMaggio pouvait aussi être pédiatre ? » Elle lui adressa un sourire taquin avant de laisser échapper un nouveau soupire. « Désolée, j’ai peur qu’elle ait trop chaud et cet hiver, j’aurais peur qu’elle ait trop froid. » C’était presque paradoxale venant de celle qui avait fait tout et n’importe quoi quand elle avait été enceinte, mais ses erreurs, elles faisaient naitre en elle une part de culpabilité qui ne pouvaient pas l’empêcher d’être complètement paranoïaque aujourd’hui et avec ça, venaient les doutes de ne jamais être sûre d’être à la hauteur du rôle de mère, et même là, voir Cesare qui assurait mieux qu’elle, ça lui rappelait à quel point, elle, n’avait au quotidien quasiment aucune idée de ce qu’elle faisait. Elle s’efforça de chasser tout ça de sa tête aussi rapidement que possible, c’était pas le moment de se laisser abattre par ses craintes. « Le jour où elle tombera malade, c’est moi qu’on hospitalisera, pour cause de crise cardiaque. » Elle avait beau plaisanter, ils en seraient pas loin le jour – inévitable – où Clara tomberait malade, elle risquait vraiment de paniquer.
 

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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