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 ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)

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MessageSujet: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Ven 29 Avr 2016 - 7:36


it was perfect while it lasted
— darian & alana —
Life is short, break the rules, forgive quickly, kiss slowly, love truly, laugh uncontrollably, and never regret anything that made you smile. Twenty years from now you will be more disappointed by the things you didn't do than by the ones you did.

(12 years ago) L’adolescente, à peine adulte suit les autres étudiants. Le groupe s’aventure à travers le zoo. Cage à lions, terrain de lamas, enclos des chevaux. La sortie scolaire est déjà bien entamée. Les responsables de leur petit groupe les surveillent de loin. Alana - parmi tout ce beau monde - ne quitte pas Darian d’une semelle. Vêtue de sa belle robe fleurie, un cadeau de sa mère, elle entraîne son meilleur ami d’un enclos à l’autre sans faire attention au reste du groupe. De toute façon, ça n’a toujours été qu’eux deux. La Kovalainen a beau être très sociable, dès qu’elle a l’occasion de faire une connerie en compagnie de l’allemand, elle ne rate pas sa chance. Et puis, le zoo… Elle n’y est pas venue depuis une éternité. En fait, elle ne se rappelle même pas avoir visité cette populaire attraction. C’est elle qui a réussi à convaincre son ami de s’inscrire avec elle, et elle compte bien tout voir. Même si les professeurs leur ont dit de ne pas s’éloigner, Alana attrape la main du jeune homme et le tire avec elle vers la cage aux félins féroces. Puis voir les singes. Elle nourrit même une girafe. L’irlandaise est carrément enjouée et ravie d’être là et ça se voit dans ses yeux brillants de curiosité.

Parfois, elle aperçoit des familles heureuses passer aux côtés du duo et son regard se voile d’une légère nostalgie. La jeune fille n’a pas de famille. Elle n’a que sa mère. Elle n’a jamais eu la chance - comme ce gamin qu’elle voit monté sur les épaules de son père - de profiter de ce genre de moments. Elle est appuyée sur la clôture d’un enclos, le regard perdu sur un famille à plusieurs mètres d’eux quand elle croit entendre son prénom. Elle tourne la tête pour poser ses yeux sur Darian. « Hmm ? Tu disais ? » Pendant un instant, elle avait été complètement tête-en-l’air. Elle n’a pas capté ce qu’il venait de dire et elle en est immédiatement embarrassée. « Désolée, j’étais complètement perdue dans mes pensées. Où tu veux aller ensuite ? » Il y a encore tellement de choses à voir, elle ne sait plus où donner de la tête. Au moins, la présence de Darian à ses côtés réussit à lui faire complètement oublié les familles qui les entourent. Elle n’a peut-être pas de père, de frères, de soeurs. Mais elle a sa mère. Sans compter son meilleur ami - pour qui elle a clairement le béguin plus les années passent - qui est toujours là pour elle.

Tout comme elle se fait un plaisir de lui offrir un asile quand il essaie d’échapper à sa famille. Elle ne comprend pas pourquoi pour être honnête mais elle ne le juge pas. Elle n’a pas encore conscience de toutes les horreurs qu’on le force à endurer. Si elle savait, elle serait la première à aller tambouriner à leur porte et leur envoyer un bon doigt d’honneur. La première à attraper le bras du blond pour le tirer hors des griffes d’une telle famille. Pour le moment, elle se contente de l’entraîner avec elle dans cette sortie scolaire qu’elle est peut-être la seule à trouver amusante mais c’est toujours mieux que de rester enfermés pour étudier. Avant même qu’il ne puisse répondre, elle saute sur place en lui attrapant le bras. « Oh ! tu veux d’la barbe à papa ? » Elle lui sourit et lui fait des yeux doux comme pour essayer de le convaincre.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Ven 29 Avr 2016 - 20:25

Au départ, Darian était pas super partant pour cette sortie. C'est pas vraiment son truc, de se mêler à un groupe, c'est encore moins celui de ses parents qui préfèrent le garder à la maison en dehors des cours plutôt que de le laisser vagabonder aux quatre coins de la ville. Sauf que cette fois, l'adolescent s'est débrouillé pour pouvoir accompagner Alana. Il avait pas le souvenir de l'avoir entendue dire qu'elle avait déjà eu l'occasion d'aller au zoo, d'aussi loin qu'ils se connaissent, alors dès qu'elle lui a proposé, Darian ne s'est pas imaginé une seule seconde refuser. Passer du temps avec Alana revient à le voir sourire aussi souvent que sa famille ne peut le voir soupirer durant les repas. C'est-à-dire souvent. Parce qu'Alana est cette bouffée d'air dont il ne se lasse pas, dont il a le plus grand besoin. Et qu'en plus, quand il le fait, il a ce regard bienveillant qu'elle ne remarque heureusement pas. Alana est un peu l'âme de leur duo, aux yeux de Darian. Elle bouge partout, observe plus vite que son ombre les alentours, tant, que Darian n'a même pas le temps de la retenir lorsqu'elle s'empare de sa main pour l'embarquer à sa suite. Le contact n'est pas long, juste le temps d'arriver devant la cage de grands fauves majestueux, mais il suffit au jeune homme pour que son attention soit partagée de façon plus ou moins équitable entre Alana et... Alana. Faussement avec les félins qu'il fait mine de détailler juste devant lui. Secouant la tête, il la suit ensuite jusqu'à l’abri des singes et croise les bras en souriant quand elle a l'audace de se proposer à l'animateur du zoo pour aller nourrir une girafe. Une chose à laquelle Darian n'aura sans doute pas l'occasion d'assister une autre fois dans sa vie et qu'il observe d'un œil amusé, jusqu'au bout.

A présent, ils sont devant l'enclos de deux ours bruns impressionnants. Ils ont l'air plutôt jeunes, vu leur taille, et l'adolescent penche la tête sur le côté, fasciné par cette vision paisible qui s'offre à lui, alors que les autres visiteurs du parc semblent plus intrigués par les fauves qu'ils ont vu juste avant ou les spectacles proposés par le zoo. “Ils sont magnifiques...”, que Darian souffle pour lui-même plus que pour Alana, avant qu'il ne se souvienne que le reste du groupe ne doit pas être loin. Cherchant ce dernier d'un large regard sur sa droite, Segelbacher remarque que leurs camarades commencent à prendre de la distance. “Al', ils sont en train de s'éloigner...”, qu'il indique à sa meilleure amie. Aucune réponse. Fronçant les sourcils, il repose ses prunelles sur son visage, puis sur son regard perdu vers un ailleurs qu'il méconnaît. “Alana...”, qu'il murmure plus près. Enfin, ses jolies iris croisent les siennes et il ne peut s'empêcher de sourire. Encore. Une nouvelle fois, grâce à elle. “Je disais juste qu'ils sont en train de partir dans l'autre sens et-” Darian se met à secouer la tête. “C'est pas grave. Mais il faudrait peut-être qu'on-” Il n'a pas le temps de terminer que la proposition de sa meilleure amie le freine. A moins que ce ne soit ce regard attendrissant qu'elle utilise bien trop ces derniers temps... “Je...”, qu'il débute, avant de jeter un autre coup d'oeil au groupe qui a presque disparu au loin. Est-ce qu'ils n'ont pas remarqué qu'ils n'étaient plus dans les rangs ? “Ouais, bien sûr que j'en veux”, qu'il cède finalement. De toute façon, impossible de faire marche-arrière pour rejoindre les autres, elle le tient par le bras et l'entraîne déjà vers le marchant de friandises. L'adolescent insiste pour payer, et une fois que tout est réglé, il tend fièrement son achat à Alana. “Bon appétit !”, qu'il s'écrit. Il essaye de démontrer qu'il est aussi enthousiaste qu'elle à l'idée de cette sortie et d'être là auprès d'elle, mais Darian et l'expression des sentiments positifs... ça fait mille. Il peut au moins se targuer d'essayer pour elle. En attendant, il est surtout soulagé de voir la barbe à papa s'éloigner de lui. Il n'a pas faim, pour le moment, comme rarement, alors il va devoir prendre sur lui pour avaler au moins une bouchée de ce bonbon géant afin de ne pas éveiller les soupçons. En ce moment, les choses vont un peu mieux pour lui, alors il sent que ce sera plus simple. Puis les choses le sont tout autant lorsqu'elles viennent d'Alana. Au loin, Darian aperçoit un plan du zoo et s'en approche, concentré. “Où est-ce qu'on est pas allés encore ? Je me repère pas...”, qu'il souffle, interrogeant sa meilleure amie d'un regard de travers. Regard qui tombe sur la barbe à papa déjà bien entamée mais pas trop, ce qui lui arrache un rire discret. “Al' ! Elle a diminué de moitié et j'y ai même pas encore touché !” Aussitôt dit, aussitôt fait, Darian se saisit d'un bout de bonbon et, une fois en bouche, le sucre fond sur sa langue doucement ; il ne prend pas plus le temps de savourer l'instant, incapable de le faire, et reporte  vite son attention sur ce qui se passe autour d'eux. “Par là ?” Indiquant le chemin derrière Alana, le jeune homme n'attend plus que son approbation pour s'avancer jusqu'à la réserve d'oiseaux du zoo.

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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Mer 4 Mai 2016 - 18:25


it was perfect while it lasted
— darian & alana —
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Des pensées perdues vers une vie qu'elle ne connaîtra jamais. Pensées d'une famille unie et nombreuse. C'est la voix de l'allemand qui la rappelle à l'ordre et elle lui sourit comme une idiote un instant alors qu'elle affiche clairement qu'elle ne l'écoutait pas jusque là. « Je disais juste qu'ils sont en train de partir dans l'autre sens et... C'est pas grave. Mais il faudrait peut-être qu'on- » Sans même jeter de coup d'oeil vers le groupe qui disparaît, elle décide d'aller chercher de la barbe à papa. Elle ne lui laisse pas trop le choix et l'entraîne avec elle vers le stand. La jeune adulte ne veut pas suivre les autres élèves. Elle veut seulement être avec Darian. Lui et personne d'autre. La Kovalainen est très sociable et a une importante bande d'amis mais aucun n'arrive à la cheville du blond. Aucun ne peut arriver à lui faire oublier aussi facilement toutes les questions qu'elle se pose par un simple sourire. Alors, elle se fiche bien de ce que le groupe peut être en train de faire, elle préfère de loin se défiler pour avoir le Segelbacher rien qu'à elle. Ce n'est pas comme si leurs tuteurs ne sont pas habitués depuis le temps. Darian et Alana, les deux inséparables. Aller acheter une barbe à papa est en fait une excuse parmi tant d'autres pour ne se retrouver que tous les deux. « Ouais, bien sûr que j'en veux. » Une fois devant le vendeur, le jeune homme ne la laisse pas payer même si elle tente de se dépêcher de sortir sa monnaie. Il est plus rapide et elle est obligée d'attendre les bras ballants avant de recevoir sa barbe à papa. Il lui souhaite bone appétit et elle attaque tout de suite la friandise. « Où est-ce qu'on est pas allés encore ? Je me repère pas... » Le duo observe le plan du zoo mais Alana est un peu trop occupée à dévorer la barbe à papa pour placer un mot, ou même se préoccuper d'où ils peuvent aller ensuite.

Innocemment, elle fourre une à la suite de l'autre des bouchées entre ses lèvres. « Al' ! Elle a diminué de moitié et j'y ai même pas encore touché ! » La Kovalainen  lui fait un sourire faussement désolé, une moue des plus amusées lorsqu'il attrape un morceau et ne l'avale aussitôt. Alana laisse tomber un rire moqueur avant de lui tendre s'il veut en prendre plus. Cependant, il semble lui aussi préférer s'aventurer davantage dans le zoo sans suivre leur groupe puisqu'il ajoute. « Par là ? » Alana lui emboîte le pas vers la réserve à oiseaux alors qu'elle a la bouche pleine de bonbon fondant. Elle essaie de nettoyer ses doigts collants et termine sa bouchée rapidement. « Maintenant qu'on a la paix on peut aller voir ce qu'on veut. » Encore une fois depuis qu'ils sont arrivés, elle le tire par la main pour aller observer le plus d'animaux possibles. Elle veut profiter de chaque instants et ne jamais oublier ce genre de moment qu'elle a l'impression de ne voir que dans les films. La jeune fille s'arrête finalement devant une cage à petits oiseaux minuscules. Ils sont fascinants et elle les observe quelques instants. Sans s'en rendre compte, elle penche la tête. Doucement, inconsciemment, elle vient la poser sur l'épaule de Darian qui la dépasse déjà d'une bonne tête. « Tu es déjà venu au zoo avant ? » La question quitte ses lèvres toutes seules. Elle connait Darian par coeur mais à chaque jour elle a l'impression de découvrir une nouvelle facette de lui.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Ven 6 Mai 2016 - 20:04

+ A présent qu'ils sont là depuis un petit moment, Darian a abandonné toute idée de lutter contre les moindres désirs d'Alana. Il se laisse guider, face aux immenses cages à oiseau, où toutes les couleurs et tous les cris se mélangent, jusqu'à tomber devant une cage plus petite. Minuscule même. A l'intérieur, deux petits oiseaux sont blottis l'un contre l'autre. Arquant un sourcil, un sourire commence à se glisser sur les lèvres de l'adolescent mais se stoppe dès que la tête de sa meilleure amie vient trouver avec naturel le chemin de son épaule... pour s'y appuyer. Sa question l'empêche de prêter trop attention à ce geste – forcément inconscient, évidemment innocent. “Une ou deux fois, oui, avec Elsa.” La formulation exacte serait plutôt pour Elsa. Ils n'étaient encore que des enfants, avec sa cadette, lorsqu'ils ont mis pour la dernière fois les pieds dans un tel endroit. Et si Darian n'avait pas accepté d'y mettre les pieds, les supplications pour pouvoir sortir de la maison et faire un « truc normal » n'auraient servi à rien. “Ça te plaît ?”, qu'il s'enquiert, sur le même ton. En un peu plus murmuré, même, puisqu'il n'a pas envie de voir paniquer les oiseaux en face d'eux. Jetant un coup d'oeil de travers, pour essayer d'apercevoir son visage, la conjonction fait que ce dernier ne peut qu'être confronté à la barbe à papa qui n'est plus, ne restant que le petit bâton dans la main d'Alana. “Je vois que j'ai pas besoin de poser la question pour la barbe à papa.” Il l'embête encore à ce sujet, mais, au fond, il est tellement content de l'avoir vue sourire à la vue du marchant de friandises que ça ne peut que l'enchanter de voir qu'elle n'a rien laissé. Pour une fois qu'ils ne sont que tous les deux, sans ses nombreux amis autour et leurs regards braqués sur eux, Darian n'a pas hésité longtemps pour en profiter. Tournant la tête sur la gauche, le jeune homme remarque l'entrée plus sombre, au loin, d'une sorte de tunnel. Initiant un premier pas dans cette direction, pour tenter de continuer dans le sens de la visite, au moins un peu, et surtout pour ne pas rester coincé devant ces adorables petits oiseaux qui se chantent une mélodie qu'ils ne peuvent pas comprendre, le cœur de Darian redevient lourd dès l'instant où la tête d'Alana délaisse son épaule. Il est pas... Il est pas supposé ressentir les choses à l'inverse, normalement ? “Maintenant ma famille considère qu'on est trop vieux avec Els' pour venir. Je suis content d'avoir réussi à les faire changer d'avis juste pour aujourd'hui.” Il ne précisera pas qu'il a accepté en échange de venir plus souvent aux entraînements. Et qu'il passera moins de temps avec elle, pendant à peu près un mois ou deux, après les cours. Mais ça vaut tellement le coût, que Darian oublie bien vite cet échange pour ne penser et vivre que le moment présent. “J'espère que t'as pas peur des chauves-souris...”, qu'il murmure à son oreille, alors qu'il vient de remarquer la pancarte qui précède l'entrée du tunnel perdu au milieu du zoo, indiquant la présence de ces petites bêtes derrière les vitres.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Jeu 12 Mai 2016 - 21:21


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Les oiseaux sont magnifiques, la barbe à papa délicieuse et l'épaule de Darian apaisante. Elle ne remplacerait ce moment pour rien au monde. Même pas avec la chance de rencontrer son père. L'adolescente est bien trop obnubilée par le Segelbacher qu'elle ne pense même plus à ses soucis. Au contraire, elle se demande bien s'il est déjà venu ici. Il annonce qu'il est venu une ou deux fois avec sa petite soeur. Alana aurait bien voulu avoir une soeur. Ou un frère. De ce qu'elle pouvait voir concernant le jeune homme et sa cadette, leur complicité était bien plus significative que n'importe quel des amis que la Kovalainen pouvait avoir. Le seul avec qui elle avait une réelle amitié, plus forte que tout, c'était Darian. Plus forte qu'une simple amitié aussi, elle s'en rendait de plus en plus compte. Mais elle se trouvait parfaite idiote de penser qu'eux deux... ça pourrait être plus. Pensait-il la même chose ? Voyant qu'il ne se défilait pas de sa tête contre son épaule, elle en déduisait qu'il était aussi bien qu'elle ainsi. Si bien qu'après un moment, elle rougissait sans s'en rendre compte. « Ça te plaît ? Je vois que j'ai pas besoin de poser la question pour la barbe à papa. » Elle sourit un peu bêtement, réalisant qu'elle ne lui a pas laissé beaucoup de friandises. Pourtant, ce n'était pas son genre de ne pas partager. Elle se promettait de se racheter. Lui procurer un pop corn peut-être. « Oui, j'adore ! Je suis surprise d'être jamais venue avant. Et merci encore pour la barbe à papa. » Sur ce, Darian entâma le mouvement pour continuer la visite et se diriger vers la section plus sombre du zoo, là où se trouvait les animaux plus sensibles à la lumière. Et elle le suivait. Elle le suivrait n'importe où en fait, même dans ce tunnel mal éclairé. « Maintenant ma famille considère qu'on est trop vieux avec Els' pour venir. Je suis content d'avoir réussi à les faire changer d'avis juste pour aujourd'hui. » L'irlandaise était heureuse de voir qu'elle avait pu l'accompagner malgré le désaccord de ses parents. Elle n'était pas certaine qu'elle serait venue sans lui. La belle avait beau avoir beaucoup d'amis, une journée comme celle-là, n'aurait pas été complète sans Darian. Elle le réalisait maintenant plus que jamais. Elle ne s'envoyait pas s'évader ainsi dans le tunnel noir avec n'importe qui. « J'espère que t'as pas peur des chauves-souris.. » qu'il murmura à son oreille, tirant un sourire à l'adolescente. Elle avait des papillons dans le ventre, et c'était pas question d'avoir avalé ceux qu'ils avaient croisés dans la section botanique. « J'ai peur de rien, tu le sais bien. » Ils furent englobés par la noirceur, ne distinguant que leurs silhouettes jusqu'à ce qu'ils arrivent à une grande voûte où grouillait des milliers de petites bêtes. Ici, il y avait personne. Les autres visiteurs qui observaient les chauves-souris partaient par l'entrée qui laissait s'immiscer un peu de lumière dans l'endroit. Juste assez pour qu'elle puisse reconnaître les traits épanouis du Segelbacher. « Je crois qu'on leur a fait peur, à eux. » ajouta-t-elle en riant un peu alors qu'elle regardait le dernier mec disparaître. Maintenant qu'il n'y avait plus que Darian et elle... et un million de chauve-souris, Alana ne put s'empêcher d'enrouler ses bras autour du jeune homme. Comme une pulsion, une intuition. Tout cela, ça lui venait naturellement bien qu'elle était encore rouge comme une tomate... mais ça, l'allemand ne pouvait pas le voir et tant mieux. Étrangement, elle n'avait pas l'impression de visiter le zoo... en amis...
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Lun 16 Mai 2016 - 0:23

Darian remarque les visiteurs qui retrouvent la lumière, à l’autre bout du tunnel, alors qu’Alana et lui viennent à peine de s’avancer à l’intérieur. Ils semblent se trouver à des millions de kilomètres, dès que la pénombre s’étale sur les traits du jeune Segelbacher. Plissant les yeux, sa vision met quelques secondes à s’habituer à ce nouvel environnement avant qu’il ne se mette à guetter la présence des créatures sensibles à la lumière au-dessus de lui. La remarque de sa meilleure amie arrache un petit rire à l’adolescent, toujours préoccupé à mettre la main sur une chauve-souris pour pouvoir la désigner à Alana. Aucun bruit ne se fait entendre, aucun mouvement n’attire l’attention, comme si les mystérieux animaux s’étaient mis en tête de ne pas effrayer la jeune femme. Ce silence ambiant ne permet même pas à Darian de prévoir que les bras de la jeune femme peuvent venir s’enrouler autour de lui. Et c'est pourtant ce qui se passe. “Qu’est-ce que tu...” Ses mots s’évanouissent seuls, quand Darian sent son visage se fendre d’une chaleur peu commune. D’abord, il se raidit sous la surprise. Il ne s’attendait pas à cette proximité soudaine et lorsqu’il tente d’apercevoir le visage de sa meilleure amie, il ne le peut car ce dernier est orienté vers un ailleurs auquel il n’a pas accès. Et là où l’oreille d’Alana est déposée, elle ne manque rien de son coeur qui s’emballe progressivement. Les battements s’affolent et s’affolent jusqu'à ce que Darian parvienne à se décider sur quoi faire. Avec précaution, par peur de briser l’instant, ses bras viennent entourer les épaules de sa meilleure amie. La respiration lui revient lorsqu’il exercer une légère pression sur ces dernières, tandis que ses lèvres embrassent le haut de son crâne. Un geste timide, bref, doux, intime comme il s’autorise si peu à en faire. Darian n’est pas maladroit, mais il peut le paraître lorsque dans des moments comme celui-ci, les choses le dépassent un peu. Beaucoup ? “Alana ?”, qu’il murmure, son souffle échouant dans ses cheveux. “Est-ce que tout va bien ?”, qu’il poursuit, en ponctuant sa question d’un léger mouvement de recul qui lui donne l’impression de se sentir vide dès que le corps de sa meilleure amie se retrouve à quelques millimètres à peine du sien. Car c’est le propre de Darian, de s’inquiéter pour Alana, il en va de sa nature profonde et de la seule chose qui lui importe vraiment au quotidien. Le sourire de sa meilleure amie, son regard pétillant, son énergie débordante et si communicative que le jeune Segelbacher ne manque jamais de s’en nourrir autant qu’il peut. Si Alana n’est pas bien, il n’est et n’ira pas bien. C’est une relation de cause à effet interchangeable, un rythme de vie inaltérable. Sans Alana, Darian n’est pas, n’est plus, et le moindre sentiment de mal-être chez la jeune femme équivaut à une blessure profonde chez l’allemand. D’où son envie d’apercevoir un peu ses traits, son regard, juste pour prendre la mesure lui-même, se rendre compte qu’il a faux sur toute la ligne ou, au contraire, qu’il a raison de s’inquiéter du bien-être de celle qui a encore ses bras autour de lui. Et malgré ce besoin irrépressible d’entendre ses mots et de se sentir rassuré, une petite voix se fait entendre parmi les autres dans son esprit, faisant réaliser à Darian que garder Alana au creux de ses bras, il pourrait continuer à le faire pour des milliers d’années.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Mar 24 Mai 2016 - 17:26


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Des câlins, ils en échangent souvent. Alana est colleuse, pleine de vie là où Darian est plus posé et pragmatique. Ils se complètent parfaitement, à tel point que les professeurs ne sont jamais étonnés de voir que lorsqu'un des deux est dans le coin, l'autre n'est jamais bien loin. Mais cette vision, au milieu de la pénombre de la grotte est des plus inusitées. Alana ne s'est jamais montrée aussi proche du jeune homme. Pourtant, elle n'y peut rien. Elle aime simplement sa présence, sentir son regard sur elle. C'est son meilleur ami, le sera toujours plus que le tas d'amis qu'elle se traîne. Il la comprend mieux que quoique, la calme et l'apaise alors qu'ailleurs, la Kovalainen est une petite étincelle. Darian, il pose toujours un baume sur son âme et nourrit un feu dans le coeur de la jeune fille sans qu'elle ne s'en rende réellement compte. Mais quand il passe ses bras autour d'elle, tout de suite, elle se met à rougir. Heureusement qu'il fait noir et qu'il ne peut le voir sinon elle mourrait d'embarras. Elle l'entend appeler doucement son nom, venant pratiquement d'un ailleurs lointain, d'un autre univers qui saigne dans le leur. Elle ne relève pourtant pas le menton, trop bien d'avoir trouvé sa place dans ses bras. « Est-ce que tout va bien ? » Elle capte sa voix confuse et ses battements de coeur qui accélèrent au fond de ses côtes. Elle n'est pas certaine de ce que ça veut dire. De toute façon, c'est pas comme si elle a vraiment d'expérience en matière de garçons. Il fait un geste vers l'arrière, se recule un peu sans pour autant briser la proximité ce qui insiste Alana à enfin relever les yeux pour croiser son regard. Elle ne sait pas trop ce qui lui prend. Le fait d'être ainsi loin du regards de tous spectateurs. Le fait d'avoir l'impression d'être dans un monde qui n'appartient qu'à eux alors que d'autres visiteurs pourraient entrer à tout moment. Elle ne sait pas trop ce qui lui prend, ni pourquoi elle cherche tant la chaleur de Darian contre elle. Mais déjà, les quelques centimètres qui les séparent sont de trop. « Oui, ça va toujours bien quand je suis avec toi. » Soudain, elle est complètement dépassée. Gênée, timide, elle ne sait pas c'qui lui a pris de dire une chose pareille. Un peu plus et elle a l'impression de se mettre à hyperventiler. Le stress qui la prend aux tripes éveille lentement un pouvoir inconnu en elle qu'elle ne connaît pas. Elle pose ses yeux sur les traits du jeune homme, trop plongés dans le noir pour réellement arriver à le détailler. Mais même sans sa vue, elle sait qu'il est beau. Elle le devine et ce n'est que maintenant qu'elle réalise qui a toujours eu ce je-ne-sais-quoi que les autres garçons de leur âge n'a jamais provoqué chez elle. Mais qu'est-ce qui lui prend ? Ses pensées s'évadent et elle s'imagine venir poser ses lèvres contre les siennes. Mais... mais c'est ridicule, Darian est son ami. Il ne doit même pas la voir de cette manière tellement elle fait des pitreries ridicules et est pleine de maladresses comme lorsqu'elle lui a échappé un bol de soupe bouillante dessus. « Je veux dire. Je sais pas... Mais t'es différent des autres, Darian. Je... » Je t'aime bien... plus que bien. Non, non, elle doit se taire. Elle se retient juste au bon moment et pourtant sans s'en rendre compte, elle a rapproché son visage du sien. Parce que c'est ce qui arrive quand elle est avec le Segelbacher. Elle ne pense plus à rien... Et elle s'approche de nouveau, resserrant ses bras minces autour de son corps. Une chaleur étouffante l'enveloppe, brûle ses joues d'une timidité qui se fait pourtant rare chez la pétillante jeune femme qui n'est pas du tout du genre à avoir peur du ridicule. Mais présentement, elle a l'impression de faire une folle d'elle alors que tout ce qu'elle veut, la seule chose à laquelle elle pense c'est qu'elle les goûterait bien les lèvres de Darian. Parce qu'au final, il est bien plus qu'un meilleur ami pour la jolie irlandaise...
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Jeu 26 Mai 2016 - 11:47

La réponse qui parvient à Darian, elle accélère les battements de son coeur. Encore. Il n'imaginait pas ça possible un jour mais... ça lui coupe la parole, peut-être même le souffle. Lui qui n'est pas démonstratif, ou en tout cas moins qu'elle, lui qui parle peu de ce qu'il peut avoir sur le coeur, se retrouve bousculé par ce qu'il entend. Qu'est-ce qu'il doit comprendre ? Est-ce qu'il y a même quelque chose à comprendre ? L'adolescent a envie d'y croire. Parce que les sentiments qu'il peut éprouver pour Alana, le jeune Segelbacher a compris depuis longtemps qu'il s'agissait de bien plus que de l'amitié. Mais de là à ce que Darian se livre, s'expose au risque de briser sa plus belle amitié pour des sentiments qui risqueraient de ne pas être partagés, la question ne s'est presque jamais posée. Presque... jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'à maintenant. Jusqu'à ce que les bras d'Alana se serrent autour de lui, et que résister à l'envie de passer ses bras autour de ses épaules a été impossible. Malgré le recul qu'il vient de prendre, l'adolescent peine à distinguer clairement les traits de sa meilleure amie. Pourtant, il meurt d'envie de les voir, pour comprendre ce qui se passe, pour saisir le trouble qui s'insinue au cœur de l'instant. Il est différent ? En quoi est-il différent ? Il a fait quelque chose de mal ? Encore ? Qu'elle lui explique, qu'Alana lui... Les joues de Darian s'embrasent quand il sent que la ravissante Kovalainen se rapproche de nouveau. Il a l'impression qu'elle est encore plus proche qu'avant, comme si c'était possible, et il croit percevoir son souffle qui vient se mélanger au sien. Comme son regard. Ce regard qui ne se plonge pas dans le sien mais qui est perdu ailleurs, dans cet ailleurs que Darian découvre peut-être à son tour quand ses prunelles dérivent vers ses lèvres dans la pénombre. Un geste qu'il reproduit souvent, inconsciemment, avant de prétendre regarder dans le lointain, toujours pour qu'elle ne remarque rien. Mais si... Et si maintenant, c'était le moment ? Et si c'était aujourd'hui qu'il devait prendre un risque ? Se jeter sans filet dans une folie qu'il rêve de faire depuis trop longtemps ? Est-ce qu'il regretterait ? Est-ce qu'il se trompe ? Le Segelbacher se dit qu'il n'y a qu'une façon de le savoir : se lancer. S'élancer dans ce vide si attirant, le cœur battant à tout rompre, pour arrêter de se planquer. De se mentir. Son regard retombe une demi-seconde dans le sien, juste pour s'assurer qu'il n'est pas en train de rêver, avant que Darian ne rompe les derniers millimètres de distance qui séparaient leurs visages. Ses lèvres frôlent les siennes avant de s'y déposer avec douceur, la peur du rejet étreignant encore son palpitant, jusqu'à ce que ses bras ne se délogent pour de bon des épaules d'Alana. L'une de ses mains vient approfondir leur baiser en se perdant dans son cou gracile, tandis que l'autre vient froisser le tissu de son haut au niveau de sa taille. Darian se raccroche à cet instant si inespéré. Il imprime le goût de ses lèvres dans sa mémoire proche, dans sa mémoire plus ancienne aussi, pour ne jamais l'oublier, pour ne jamais pouvoir omettre cet instant inattendu. Les battements de son cœur s'emballent quand sa langue trouve la sienne, timidement, et que toute notion d'amitié s'envole au loin. S'il n'avait s'agit que d'une simple amitié, Alana serait déjà partie. Elle l'aurait regardé avec incompréhension et lui aurait crié qu'il est exactement comme tous les autres au final... L'adolescent se met à sourire, tout contre ses lèvres. Il se fiche de laisser tout le loisir à la jeune femme de lui briser le cœur, parce que s'il n'a pas eu les mots pour lui répondre, il lui a tout simplement prouvé par le geste tout ce qu'il peut ressentir pour elle. Il l'aime, sa Alana. D'un amour adolescent, d'un amour déraisonné, de sentiments sincères et enivrants. Darian l'aime tellement, encore plus à cet instant précis, quand son cœur si sage et renfermé s'ouvre d'une certaine façon au sien, qu'il ne se rend pas compte que le souffle commence vraiment à lui manquer. Et que cette douleur atroce au fond du ventre, elle n'a rien à voir avec les papillons qui le troublent dès qu'il l'aperçoit, en temps normal.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Sam 28 Mai 2016 - 16:37


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Darian est différent. Il est différent de tous les autres gamins dans l'entourage de l'irlandaise. Depuis toujours, il a été le plus sage des deux, à calmer les ardeurs de la jeune fille alors qu'inversement, elle se surprenait à voir apparaître un sourire sur son visage d'ordinaire si sérieux. Bien des ses amis se demandent comment ils peuvent s'entendre. Alana n'a jamais cherché à comprendre. Ils forment tout simplement un duo qui se complète à merveille... au plus grand dam des professeurs qui les voient faire les quatre cent coups ensemble. D'ordinaire, le Segelbacher est toujours le plus effacé, oui mais à cet instant, alors qu'elle est si près - trop près - de lui, Darian se lance. La belle adolescente sent le battement de son coeur accéléré quand il vient effacer le peu de distance qui restait entre leurs lèvres pour les unir dans un doux baiser. Oh oui, il est différent. Les premiers instants de ce baiser le prouvent à la Kovalainen. Si tendre... si attentionné. Est-ce ça un baiser né d'un amour pur plutôt que des hormones de gamins en chaleur ? La jeune femme n'a pas le temps de se questionner, totalement subjugué par le goût de ses lèvres, puis de sa langue contre la sienne. Son coeur bat à tout rompre dans sa poitrine alors qu'elle explose de joie intérieurement. Embrasser son meilleur ami... ça aurait pu paraître étrange, plein de malaise et pourtant, jamais elle ne s'était sentie aussi bien qu'à présent. Dans ses bras, accrochée à lui, comme il s'accroche à elle. Car de ses doigts mains, elle crispe ses doigts à son chandail au niveau de son collet, pour l'approcher plus à elle et ne jamais le laisser filer. Jamais un instant a été plus clair que celui-ci. Elle sait à présent que Darian, elle l'aime. D'un amour maladroit, mais sincère. D'un amour tout naturel. Elle s'emballe à l'idée que ses lèvres sont sur les siennes. Et si leurs amis les voyaient enlacés ainsi dans la pénombre de la grotte ? Tant pis, qu'ils viennent, qu'ils les surprennent. Elle l'aime Darian et elle veut que le monde entier le sache. Il est à lui, à présent. Désolé les filles... La Kovalainen sait qu'elle a trouvé le bon de la simple alchimie qui unit leurs lèvres présentement. Le baiser se prolonge et Alana a bien l'impression qu'il s'étire sur l'éternité... Oh non, même l'éternité ne serait pas assez longue pour profiter de cet instant. Surtout pas alors qu'il approche si brusquement de la fin. Alana sent le souffle court de Darian contre le sien. Et elle a beau ne pas être une grande experte des sentiments amoureux et des marques d'affection, elle remarque bien vite que quelque chose cloche. Darian, elle le connaît par coeur, elle se rend lentement compte qu'il n'a pas l'air d'être bien. Est-ce qu'elle embrasse si mal que cela ? Inquiète et gênée, elle rompt lentement leur baiser, à contre coeur pour lever les yeux dans les siens. « Ça va ? » Elle essaie de distinguer ses traits dans le noir mais elle n'y arrive pas. Elle ne le voit pas son air mal et si soudain. Elle a bien l'impression que quelque chose cloche, que quelque chose la dérange. Comme un instinct, Alana porte ses doigts sur ses lèvres. Elle les effleure, ayant l'impression qu'elles sont... différentes. Mais elle ne s'y attarde pas bien longtemps, toutes ses pensées, toute son inquiétude portée sur Darian. La belle a un mauvais pressentiment, comme si le mal qui envahit lentement Darian se prolonge à elle. Parce qu'ils sont comme ça, Darian et Alana. Unis. Inséparables.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Lun 30 Mai 2016 - 12:24

Darian, il voulait garder le goût de ses lèvres en mémoire pour toute sa vie. Il voulait garder ce moment en mémoire pour toute sa vie. Ce qu’il ne comprend pas, c’est pourquoi son corps refuse de lui accorder ça. Dès qu’il se sent perdre contenance, dès qu’il sent son souffle lui filer entre les doigts, il comprend qu’un truc ne va pas. Un lycéen de son âge aurait pensé qu’Alana lui a juste coupé le souffle, rien que par sa proximité et ce baiser rendu, et peut-être y avait-il de ça au début, mais là c’est différent. Ça le devient encore un peu quand la jeune Kovalainen s’éloigne, empire quand elle pose sa question. Même dans le noir, l’adolescent voit sa vision se troubler. Les traits d’Alana se dédoublent, doucement. Darian a beau vouloir la regarder dans les yeux, trouver ce point de repère devenu vital alors qu’il perd pied, il ne les trouve plus. Sa question lui parvient d’un ailleurs lointain, mais le Segelbacher réussit à ouvrir la bouche, devenue sèche comme le désert en l’espace de quelques secondes à cause du manque d’air brutal, pour fournir une réponse qu’il veut rassurante. “Ouais...” Faut pas qu’elle s’inquiète. Il va bien. Darian croise juste les doigts pour que ça ne soit pas son anorexie qui vient lui gâcher le moment. Parce que si c’est le cas, elle a gagné. Elle a abattu l’audace du jeune allemand en plein vol et il s’en veut d’imposer ça à une Alana qui ne le soupçonne même pas. Mais d’habitude, son corps ne réagit pas comme ça. Il a mal, il est faible, il a une douleur naissante au creux de l’estomac presque similaire... mais ce n’est pas ça. Détournant le regard, Darian se met à guetter la lumière hors du tunnel plus loin. Il a besoin de sortir, il a besoin d’air. Il exerce un premier pas en ce sens, alors que sa main droite, toujours accrochée au cou gracile d’Alana, tandis que la seconde est venue se crisper au niveau de son ventre, ne la lâche pas. Elle dérive juste son sur épaule, car Darian refuse encore de laisser ce moment se perdre si vite. Il a embrassé Alana. Il a senti son coeur se baigner dans un bien-être qu’il ne ressent pas souvent, que quand elle est proche, et qui s’est aujourd'hui retrouvé exacerbé par cette proximité nouvelle. Il n’a même pas eu le temps de lui expliquer, de lui dire un peu tout ce qu’il garde pour lui depuis longtemps mais... Le pas de côté provoque une brûlure le long de sa jambe, qui vient de mélanger à celle de son estomac avant de venir accabler pour de bon ses poumons. “M... Poum...” Cette fois, son autre main lâche sa meilleure amie pour venir retrouver la seconde sur son ventre, dans la seule envie que cette douleur cesse, alors que ses jambes le lâchent sans même lui laisser le temps de réaliser. Au sol, le Segelbacher chercher Alana de ses yeux fatigués. Il veut s’excuser. Il veut vraiment lui demander pardon parce que c’est ce qu'elle mérite. Il sait pas ce qu’il se passe. Il sent juste qu’il a mal et qu’il n’a plus assez d’air restant pour lui murmurer. Une première toux le secoue. Dans le même temps, Darian croit voir apparaître dans son champ de vision d’autres visages – aussi inquiets que celui d’Alana. Pourtant, c’est elle qu’il continue de contempler. Il se dit que s’il doit mourir aujourd'hui, il veut partir avec la plus belle image en tête. Son visage.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Ven 3 Juin 2016 - 17:56


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C'est passé trop vite. Elle aurait voulu l'embrasser encore des heures et des heures, jusqu'à ce que les surveillants de la classe viennent les chercher et les surprennent dans cette étreinte maladroite. De quoi faire discuter les autres élèves pendant des semaines. Mais Alana, elle s'en fiche, elle aurait été la première à ne parler que de cela. Personne ne sait ce qu'elle peut ressentir pour Darian. Elle n'en a parlé qu'à sa mère, sa plus grande amie. Et quand celle-ci lui a dit de tenter le coup, Alana se rappelle avoir rougit. Et s'il ne ressent pas la même chose ? Il s'il me rit au nez ? Darian c'est un des plus beaux garçons de l'école, la Kovalainen le sait à la façon de certaines filles le regardent. Pragmatique, secret, bien de ses amies lui ont tourné autour à un moment ou un autre. Pourquoi Alana serait si différente ? Pourtant, sa mère a incité. Tente ta chance, tu vas le regretter qu'elle avait dit. À présent, la jeune femme commence à regretter de l'avoir tenté cette chance. Parce qu'elle ne sait pas comment il est possible de passer à un moment de bien-être et de joie suprême à la peur la plus violente. Elle voit Darian se crisper, suffoquer devant ses yeux. Embrasse-t-elle si mal que cela qu'il manque à présent d'air pour ne pas rire de la situation ? Il finit par la lâcher et tomber par terre, ce qui provoque un vent de détresse chez la jeune femme. « Darian ! Qu'est-ce... qu'est-ce qui se passe... » Elle lève les yeux vers des visiteurs qui s'amassent autour d'eux. Alana est à présent à genoux aux côtés de son meilleur ami, le coeur battant aussi fort que quelque instants plus tôt mais cette fois à cause de l'angoisse. À cause de la douleur que ça lui cause de voir Darian en détresse. Elle a l'impression qu'il est en train de mourir dans ses bras et elle se retient bien de laisser les larmes quitter ses paupières. Tout de même, ses yeux humides finissent par trouver la première personne à sa droite et elle demande tout de suite d'appeler l'ambulance. Très vite, les secours finissent par arriver mais aux yeux d'Alana, ça lui paraît une éternité. Les professeurs de leur groupe arrivent en même temps et Alana laisse les urgentistes prendre le relève. Elle se voit obligée de s'éloigner à contre-coeur, réalisant qu'elle lui tenait la main depuis la seconde où il avait touché le sol. Un des urgentistes lui demande ce qui s'est passé et Alana essaie de reprendre contenance. C'est une question de vie ou de mort, elle doit être la plus précise possible. « Il... Il a parlé de ses poumons et... je crois qu'il a été empoisonné. » Par elle. Par ce baiser. Elle peut le sentir le produit nocif sur ses lèvres et elle panique. Elle ne veut pas le laisser partir comme ça. Elle ne veut pas le perdre... Pas après ce baiser qui l'a rendu la plus heureuse au monde à enfin réaliser son rêve le plus fou... Après quelques mots à essayer de sauver Darian, les urgentistes décident de l'amener à l'hôpital par ambulance, demandant à Alana de les suivre. Évidemment qu'elle va les suivre, elle ne veut pas quitter des yeux le jeune homme une seule seconde. Et s'il rend son dernier souffle ? Et si elle n'a pas le temps de lui dire à quel point elle l'aime ? Qu'elle est désolée... C'est à cause d'elle. Elle le sait... il est en train de mourir à cause d'elle... Une fois dans l'ambulance, les doigts de la jeune femme trouve rapidement ceux du jeune homme, dans l'espoir qu'il est assez conscient pour sentir sa présence. Je suis là, je ne partirai jamais alors tu es bien mieux de ne pas m'abandonner non plus...
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Lun 6 Juin 2016 - 2:12

Darian entend la question d'Alana. Il croit deviner son appréhension, aussi, et il ne veut que la délester de cette panique qui ne mène à rien. Il va bien. Il va si bien, après ce qui vient de se passer. Il ne fait que se repasser en mémoire ce moment intime qu'ils ont partagé tous les deux. Ça fait anormalement tambouriner son cœur, ça fait affluer le sang à ses tempes sans discontinuer, ça le trouble tant que ça l'empêche de lui répondre. Pourtant, il tente. Ses lèvres s’entrouvrent, pendant que son regard clair parcourt faiblement les traits merveilleux de son visage, sans que rien n'en sorte. Les mots restent coincés dans sa gorge, dans son esprit, sans qu'Alana ne puisse les entendre. Sans qu'il ne comprenne comment, Darian sent la chaleur au niveau de sa main disparaître tout à coup. Il la cherche du bout des doigts, espérant la retrouver vite. Il sait que c'est sa meilleure amie, il sait que c'est elle, et il ne veut pas la laisser maintenant, il veut la retenir jusqu'à réussir à lui dire quelque chose. Le Segelbacher se remet à tousser. Quand son dos touche sèchement un sol différent de celui qu'il sentait encore à travers ses vêtements quelques secondes plus tôt, ses poumons se crispent, alors qu'il sent son cœur s'affoler. Il a mal, Darian, mal au cœur, mal au ventre, mal un peu partout, mais ce qui fait le plus mal c'est de continuer à s'éloigner d'Alana sans qu'il ne puisse rien y faire. Malgré les visages troubles autour de lui, il continue de la chercher. Il continue à vouloir la retrouver pour accompagner son baiser de plus. Il l'aime, Alana. Et le jeune homme sait que c'est un truc tout bête à dire, tellement simple que même lui, le grand renfermé, il est capable de le faire. Pour elle. Ses paupières deviennent trop lourdes pour que Darian réussisse à les garder ouvertes. Tout doucement, un sommeil étrange l'emporte, au moment où sa main retrouve enfin le contact vital dont elle avait besoin pour se sentir bien, en sécurité.

La vision de Darian revient progressivement. Ses paupières clignent une fois, puis deux, avant de se froncer quand la lumière se fait trop forte. La seconde suivante, c'est son ouïe qui se remet à fonctionner. Un bip régulier lui parvient. L'adolescent ne sait pas ce que c'est, ni d'où ça peut venir. Quand il tente de respirer, quelque chose sur son visage le gêne. Agacé, Darian cherche à se redresser, désirant s'asseoir pour retrouver... “Alana ?” Prononcer son prénom le fait sourire. Une sourire difficile à garder, douloureux à afficher, mais si sincère. Penser à Alana, ça a le don de le rassurer. Le souvenir de leur baiser lui revient en mémoire. Il se souvient en avoir eu le souffle coupé et... Dès qu'il l'aperçoit, à sa gauche, une seule question passe ses lèvres. “Ça va ?” Est-ce qu'elle ne le déteste pas ? Est-ce qu'elle... est-ce qu'elle ressent la même chose que lui ? Il veut savoir, il a le droit de savoir même. D'habitude, il n'est pas embêtant le jeune Segelbacher, sauf qu'aujourd'hui il a déposé son cœur sur les lèvres d'Alana, et c'est bien trop important pour qu'il laisse passer sa chance de lui expliquer. Darian veut bouger le bras gauche, pour venir attraper sa main dans la sienne, mais quelque chose le dérange à nouveau,  au creux de son coude, comme ce truc pour respirer qu'il a dans le nez, et... il est à l'hôpital ? Le bip qui se fait entendre à sa droite commence à s'accélérer, peu à peu, à chaque seconde supplémentaire qui est donné à l'adolescent pour se perdre dans la contemplation d'Alana à ses côtés, mais aussi au fur et à mesure qu'il comprend que quelque chose ne va pas.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Mer 13 Juil 2016 - 4:45


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Une fois dans les couloirs froids de l'hôpital, Alana est obligée d'attendre. On amène Darian aux urgences pendant qu'elle doit rester dans la salle d'attente, incertaine de ce qui allait se passer ensuite. Est-ce la dernière fois qu'elle le voit quand elle le regarde passer les portes vitrés du bloc opératoire ? Elle tourne en rond pendant des heures à se ronger les ongles. Arrivant à se calmer seulement au songe de leur baiser... avant qu'elle ne réalise qu'elle vient de l'empoisonner. Elle peut le sentir au creux d'elle que ses lèvres sont dangereuses. Les signes sont là, tout autour d'elle. Même dans la salle d'attente, elle remarque les gens se mettre à trembler, ou être encore plus malades qu'ils le sont déjà. Elle peut le sentir ; toutes les pores de sa peau qui projettent du poison. Alors elle quitte l'hôpital quelques instants, restant dans l'entrée pour laisser l'air frais la calmer. La famille du Segelbacher est arrivée. Ils l'ont harcelée de questions et Alana en savait pas quoi répondre. Tout ce qu'elle arrive à articuler sont des "je ne sais pas" les plus vagues qui soient. Les parents du jeune homme, elle n'a jamais vraiment eu l'occasion de les connaître, Darian s'assurant de la garder loin de sa famille. Elle ne connaît rien d'eux... elle ne va pas se mettre à leur avouer qu'elle croit que c'est sa faute. Ils entrent dans l'immeuble et la laisse seule dehors à essayer de chasser ce poison qu'elle sent s'évader de ses lèvres, de sa peau. Elle essaie de se calmer, de retrouver ses esprits et après de longues heures, elle y arrive enfin. Au moment d'entrer dans l'hôpital, une infirmière s'avance vers elle pour lui dire que Darian est sain et sauf. Qu'il a été amené dans une chambre et dort encore. Que si elle le désire, elle peut aller lui rendre visite, le reste de la famille étant partie manger il ne sera pas envahi d'une foule. Alana hésite. Pendant un instant, elle a envie de fuir, de ne plus jamais approcher Darian. Elle se sent si honteuse, si horrible. Est-ce qu'il a réalisé lui aussi qu'elle est la cause de son empoisonnement ? Lui en veut-il ? Prenant son courage à deux mains, elle réalise qu'elle ne peut pas le laisser seul, qu'elle ne peut pas partir comme ça. Sans un mot. Elle doit s'assurer de ses propres yeux qu'il va bien.

Quand elle entre dans la chambre, elle le voit... assoupi, plongé dans le sommeil dans ce lit d'hôpital. Son coeur se sert à cette vision mais s'emballe aussi de voir ses traits si beaux, même dans un état malade. Darian est tellement beau. Il l'a toujours été bien qu'elle n'osait pas trop avoir ce genre de pensées pour son meilleur ami aux débuts. Maintenant, elle ne peut mentir. Elle fond littéralement pour ce visage parfait. Venant s'asseoir à ses côtés, elle l'observe, l'esprit tiraillé d'un millier de questions. La nuit est tombée, pourtant elle ne veut pas entrer chez elle. Et l'irlandaise fait bien puisqu'une heure plus tard, elle aperçoit Darian qui s'agite un peu. Puis peut distinguer son prénom. Il l'appelle, et le coeur de la belle fait un bond. Elle se redresse et le voit qui se réveille lentement. « Ça va ? » Quand la machine se met à biper plus vite, la Kovalainen s'empresse de poser ses mains contre l'épaule de son meilleur ami pour l'amener à se calmer. « Calme-toi Darian. Tu es à l'hôpital. Tout va bien. Je suis là. » Elle le laisse ensuite assimiler la situation... « Tu... tu te rappelles pourquoi t'es ici ? » Elle craint le pire. Elle craint qu'il la repousse, la traite de monstre. Elle craint qu'il la blâme pour ce fichu baiser empoisonné. Les traits de la belle sont déformés par l'inquiétude mais elle tente malgré tout de paraître rassurante. Pas trop réussi...
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Mer 20 Juil 2016 - 11:01

Voir le visage d'Alana aurait dû le rassurer. Cela aurait dû permettre à Darian de s'apaiser, d'observer calmement que son environnement actuel n'est plus le zoo mais effectivement une chambre d'hôpital, sans pour autant paniquer. Tout ça, il aurait pu réussir à le faire s'il n'avait pas perçu l'inquiétude dans le regard de sa meilleure amie. “A l'hôpital ?”, qu'il reprend dans un souffle. Il n'arrive pas à réaliser complètement. L'idée lui semble si irréelle qu'il ne peut pas la cautionner sans éprouver une certaine angoisse inexplicable. “Pourquoi ?” Il reprend sans plus la regarder, cherchant encore et toujours à se rehausser dans ce lit qui lui semble inconfortable et bien trop étranger. Sans doute que sa tentative est même de s'en échapper pour de bon. La question d'Alana recoupe avec la sienne. Croisant de nouveau ce regard qui l'inquiète tant, l'adolescent secoue doucement la tête. “Non, je... Quoi ? Alana, qu'est-ce qui se passe ?” Elle doit lui dire la vérité. Est-ce qu'il a fait quelque chose de stupide ? Pour l'impressionner peut-être ? Si c'est ça, il ne s'en souvient pas. Il ne se souvient de rien qui puisse être aussi incroyable, à part le baiser qu'ils ont échangé, une chose si innocente que le jeune Segelbacher ne peut s'imaginer une seule seconde que ce moment qu'il a attendu durant si longtemps est aussi celui qui mettra un terme à tout le reste. “Ils ont prévenu ma famille ?”, qu'il s'enquiert soudain. Ce n'est pas le regard d'Elsa qui l'inquiète. Ce n'est pas son jugement qui le panique, ni sa présence dans les locaux de cet hôpital. Ce qui le rend nerveux, c'est de savoir qu'ils ont peut-être croisé Alana, qu'ils l'ont de suite considérée comme la cause de son mal alors que c'est faux, qu'ils vont déterminer cette sortie au zoo comme la dernière sortie qu'il pourra faire, avec ou sans elle, car ce n'était pas prévu. Sa mère, ses oncles, leurs amis proches, toutes ces personnes qui voient en lui une personne qu'il ne veut pas être. Être cloué dans ce lit d'hôpital, ça signifie que Darian va récolter leur déception plutôt que leur fierté de le voir honorer l'accord qu'ils ont passé – et c'est la pire chose qui pouvait arriver. Une nouvelle fois, le moniteur à sa droite fait résonner un bip désagréable à ses oreilles. Détournant la tête en direction de la jolie Kovalainen pour tenter de l'oublier, sa main vient serrer l'une de celles qu'elle a posés sur son épaule, dans l'espoir de pouvoir croiser ses doigts aux siens pour se couper du reste du monde.
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MessageSujet: Re: ≈ it was perfect while it lasted (fst - alarian)   Mer 14 Sep 2016 - 17:19


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Le voir dans ce lit d'hôpital lui fait plus mal qu'un milliard de poignards plantés dans sa chair. Elle voudrait tellement changer de place avec lui, ne plus sentir cette culpabilité qui la ronge. Il a failli mourir à cause d'elle. D'un baiser auquel elle a tant rêvé et qui s'est retourné contre eux. Qu'a-t-elle fait de mal à l'univers pour qu'on s'acharne ainsi sur elle. D'abord, elle ne connait jamais son père, maintenant, elle tente enfin de savourer les lèvres du jeune homme puis c'est la mort qui attend au détour. Une mort qu'ils ont évité de peu. Elle est surprise qu'il ait survécu. De justesse... Elle n'ose imaginer ce que sa vie serait sans lui. Son meilleur ami, le seul qui compte vraiment pour elle sauf sa mère. Il l'aime, elle est folle de lui et elle ne comprend même pas complètement ce que son coeur lui hurle depuis tout à l'heure. Du mieux qu'elle peut, elle essaie de le calmer mais elle-même n'arrive pas à retrouver un semblant de tranquillité d'esprit. De savoir que la famille du jeune homme aussi n'est pas loin la rend nerveuse. Et s'ils découvrent que c'est sa faute ? Non... Elle ne veut pas y penser. Darian semble si désorienté, elle voudrait tant pouvoir le rassurer. Tout ce qu'elle arrive à faire c'est rester plantée là, devant lui à l'intimer de rester étendu.

Quand il approche ses doigts des siens pour les serrer, elle se retire précipitamment. Elle ne veut pas reproduire ce qui est arrivé au zoo. Elle fait même un pas vers l'arrière, croisant ses bras de chaque côté de son corps. Personne ne doit la toucher, personne ne doit s'approcher. Et même si la seule envie qu'elle a est de se jeter au cou de Darian et ne plus jamais le lâcher, c'est l'inverse qu'elle fait. Son coeur se brise ainsi un peu plus. Un instant, elle garde le silence, incapable de regarder l'allemand. « Je... On s'est embrassé... au zoo, tu te souviens ? » Le souvenir de cet instant - le plus heureux de sa jeune vie - lui serre les entrailles car quelque part, elle sait que ce sera le dernier. Jamais plus, elle ne sentira son coeur battre pour elle dans une tendre étreinte. La magie de ce premier baiser... brisé par le drame... la mort qui a failli le prendre. « Puis... c'est comme si tu avais fait une réaction allergique à... à moi. » C'est ridicule à dire... mais c'est l'impression qu'elle a. Comme les gens sont allergiques aux chats, eh bien Darian, il est allergique à elle. L'ironie de la situation lui tire même un rire nerveux puis, c'est d'une voix brisée, exaspérée qu'elle ajoute ; « Je t'ai empoisonné, j'en suis sûre. Je sais pas comment c'est arrivé... mais... je suis dangereuse. » Elle peut sentir encore les effluves de poison qui s'échappent d'elle. Ça la rend nerveuse et elle doit absolument se calmer si elle ne veut pas causer encore plus de mal autour d'elle. « Ta famille est partie à la cafétéria je crois... Ils ne savent pas ce qui est arrivé. Les médecins non plus... mais je sais que c'est ma faute. » Tout ce qu'elle veut maintenant c'est fuir. Ne plus le mettre en danger par sa simple présence. Au fond d'elle, elle est incapable de regretter leur baiser... au moins, elle a eu le temps - pour un court instant - de profiter de ses lèvres contre les siennes.
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