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 underneath the skin there's a human (joachim)

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SUR TH DEPUIS : 29/04/2014
MessageSujet: underneath the skin there's a human (joachim)   Dim 17 Juil 2016 - 12:25

And despite everything I'm still human
but I think I'm dying here.

Son coeur avait cessé de s'affoler et son souffle de se disperser en vain, chaque geste se précisant, son ouïe s'affinant en compensant cet aveuglement auquel elle avait fini par s'habituer. C'était un exercice qu'elle avait maîtrisé par le passé, qu'elle avait sous-estimé lorsque Joachim le lui avait proposé, après des années sans s'y être entraînée. C'était la spécialité de Matthias, la cadette ayant toujours soupçonné son aîné de tirer un malin plaisir d'ainsi l'handicaper, frappant sans négligence jusqu'à ce qu'elle parvienne à anticiper, à se mouvoir plus rapidement pour éviter à ses os de nouvelles poussées lancinantes. Et elle avait peiné à s'y remettre, à se créer de nouveaux repères dans l'obscurité d'un vieil entrepôt, s'agaçant de ne plus se rappeler, d'avoir perdu ses vieux reflexes là où elle songeait pourtant les avoir rudement regagné. Elle n'avait plus laissé de place au relâchement et aux fausses excuses, galvanisée d'une rage nouvelle en perdant Kingsley, cet ami qui à de trop nombreuses reprises avait été évincé par la crainte de se voir percée à jour. Il avait été là pour la remettre dans les rails, lui rappeler l'importance de cette formation qu'elle avait reçu, et elle ne s'en était pas détournée lorsqu'il avait disparu. Allant jusqu'à réquisitionner parmi les plus convainquants des entraîneurs. Cela avait sonné comme une évidence, en servant Joachim au bar dans les semaines ayant suivi les attentats de juillet. Il y avait trop de colère, trop de peine qui ne parvenaient à s'extérioriser lorsqu'elle avait appris la fin tragique de celui qui avait volé la place de Matthias sans avoir à fournir le moindre effort. Trop de frustration de ne parvenir à passer les portes du Manoir sans sentir un poids s'abattre au fond de sa poitrine, incapable d'expliquer à ses parents où s'en trouvait ce tableau de chasse qu'elle n'avait plus jamais rempli. Et il y avait Joachim, lui qu'elle avait pu suivre par le passé durant ses expéditions malgré les maugréations de Matthias à leurs côtés, le regardant de ses yeux admiratifs de jeune recrue en ayant l'impression de prendre part aux grandes choses, enfin. Joachim qui, comme ceux qui l'avaient côtoyé dans sa détermination féroce et sous l'oeil fier de son père, avait pu s'interroger sur ce recul pris envers les hunters. Si certains des amis de sa famille avaient pu faire preuve d'une insistance répétée en ce qui concernait cette mise en retrait qui persistait depuis plus d'un an, le hunter faisait partie de ceux dont les questions n'avaient jamais rendu la compagnie déplaisante, arrachant ses sourires en la laissant presque oublier le danger d'ainsi le côtoyer à nouveau. Toujours sur ses gardes, à éviter de le rejoindre en entraînement lorsque sa mutation filait hors de son contrôle sous les effets secondaires du vaccin, la Callahan redoublait d'efforts lors de ces heures éprouvantes tant physiquement que psychiquement, s'employant tant à retrouver de sa vigueur et de  son agilité qu'à brider les points de passage de sa télépathie.

« C'est tout ce que t'as à donner, Jo ? J'suis un peu déçue, là. Je croyais que t'avais parlé de m'entraîner, mais j'ai dû mal entendre. Tu voulais peut-être dire, se promener ensemble ? Jouer à cache-cache ? » Un sourire sarcastique aux coins des lèvres en attendant avec une certaine nervosité le coup qui tardait à s'annoncer, la brune avait fini par s'habituer à l'obscurité totale, discernant quelques mouvements tout au plus, les poings montés en garde pour contrer une éventuelle attaque, un plaisir certain à cet affrontement invisible. Avec lui, il n'y avait jamais eu d'accident, comme elle nommait ces intrusions forcées dans l'esprit d'autrui. Cela faisait plus de trois semaines que le nh24 imprégnait ses cellules, et elle risquait tout au plus de capter quelques pensées volées, sans le moindre risque de le laisser entendre les siennes. Cependant, comme elle avait pu le noter dans la douleur durant ce dernier entraînement, la théorie n'avait en réalité rien à voir avec  la pratique. La seconde s'avérait plus complexe, plus imprévisible. Et tandis que ses l'incendie se répandait le long de ses bronches, que son sang pulsait à ses tempes dans un rythme effréné, à s'évertuer tant et si bien de reprendre le dessus sur son mentor improvisé, Salomé en avait oublié de faire attention. A retrouver ces montées d'adrénaline familière, cette tension tiraillant ses muscles alors qu'elle pivotait sur elle-même, à l'affut d'un nouveau coup à éviter, à se sentir de nouveau normale, elle s'était égarée. Parce qu'elle n'était plus normale depuis longtemps, que ces moments d'insouciance pouvaient se payer cher, et que malgré ces sensations familières, elle ne serait jamais plus une simple hunter pouvant se permettre de concentrer toutes ses forces sur la chasse. Alors qu'à défaut de se défendre, la brune s'osait à l'offensive, frappant juste avant de reculer non sans satisfaction, son sourire s'invitait plus fortement sur ses lèvres, désormais totalement détachée de la contrainte de ses pensées qu'elle ne réprimait plus, n'ayant aucune conscience de ce qui était en train de se produire, lien invisible établi pour la première fois dans la tête de Joachim. Qu'est-ce-que t'as à dire de ce coup, hm ? Il l'a pas vu venir, maintenant n'abaisse pas ta garde, il va venir par la gauche, tourne-toi, reste concentrée, et fonce avant qu'il n'ait eu le temps de se lancer. Consignes mentalement élaborées, alors que ses sourcils se fronçaient légèrement en ne notant plus aucun mouvement autour d'elle, ne discernant plus sa position. Mais qu'est-ce-qu'il fait ? Non, parle pas, l'appelle pas, ou il va en profiter. Tais-toi, Sam. Surtout, ne dis pas un mot.

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MessageSujet: Re: underneath the skin there's a human (joachim)   Lun 8 Aoû 2016 - 9:28


Underneath the skin there's a human
Salomé & Joachim


Rare était les fois où je ne faisais pas quelque chose pour moi, ou qui faisait partit d’une suite logique qui déboucherais, un jour ou l’autre, sur un but que je me m’étais donné et qui, bien entendu, me serais bénéfique. Rare était les fois où je n’utilisais pas la personne qui se trouvait devant moi à des fins mesquines et purement égoïstes, et pourtant je ne manipulais en aucun cas la jeune chasseuse qui me faisais face. Je désirais simplement l’aider et même si je savais au fond que cela émanait d’un sentiment sincère, ça sonnait atrocement faux venant de moi. Je ne me rappelais même plus la dernière fois qu’une telle chose c’était produite, oui puisque le gamin innocent s’en était allé il y a très longtemps de cela, mais je croyais que c’était pour le mieux. J’avais tout simplement appris à vivre dans ce monde cruel et froid, j’avais appris que je ne pouvais avoir confiance qu’en moi-même et de ce fait je trahissais souvent les autres avant qu’ils ne puissent eux-mêmes le faire. Ce qui rendait Salomé aussi spécial c’était tout simplement le fait que je la connaissais depuis très longtemps maintenant, que je l’avais rencontré durant une période différente où j’avais toujours l’espoir au cœur, et puis, nous étions dans le même camp après tout. Je me rappelais toujours de ces débuts, beaucoup plus honorables que les miens, et avec le temps elle était devenue une chasseuse redoutable. Qu’est qui avait bien pu la pousser à décider d’arrêter ? C’est ce que je me suis demandé lorsque j’avais appris, en m’installant ville, qu’elle ne chassait plus aujourd’hui, et j’ai bien cru durant un moment qu’elle aurait pu s’enticher d’une de ces choses inhumaines, qu’il lui aurait lavé le cerveau avec ces belles paroles de paix et d’harmonie sur la Terre, alors qu’il faut être débile pour croire une seule seconde que la paix n’est pas qu’un conte de fées, un mythe ; si cette guerre prend un jour fin, une autre naîtra des cendres, du sang et des cadavres qu’à laisser sur sa route la précédente et il n’y avait aucun moyen de s’y opposer.

La brune n’était pas tellement proche de moi, et je ne l’étais pas non plus tellement d’elle, mais cela ne voulait pas dire que de la retrouver parmi les ennemis ne me ferrais n’y chaud n’y froid. Si je me devais de mettre fin à ces jours, je le ferais sans hésitation -il y a très peu de gens à qui je tiens suffisamment pour en être incapable après tout- mais je préférais l’éviter si je le pouvais, puisque ça serait une corvée plus qu’autre chose. Alors si je pouvais l’aider à retrouver le droit chemin… Trop de chasseurs perdaient la raison et bien que j’aimais l’idée de tuer tous les mutants de mes propres mains je savais que c’était impossible. Je ne dis pas que j’aurais la foi de m’occuper d’une armée entière tout de même, mais ça ferra déjà une que nous n’aurons pas perdue. J’ai donc commencé par les bases, parce que bien que nous négligeons souvent celles-ci, elles font en sortes que le tout ne s’effondre pas, telles de solides piliers, et comme la brune c’était arrêtée depuis plus d’un an je jugeais cette phase nécessaire. Je ne m’investissais pas souvent, enfin si, mais pas lorsque ce n’étais pas pour ma propre cause, sauf que lorsque je le faisais je ne le faisais pas à moitié. Ce soir c’est plus éloigné parmi les vieux entrepôts que j’avais décidé de lui donner rendez-vous, et je dois dire qu’elle se débrouillait plutôt bien même si je pensais qu’il lui fallait encore un peu de temps et beaucoup de travail avant de retrouver la forme, la rapidité et le flaire qu’elle possédait avant, bien qu’elle reprenait doucement de l’assurance, sauf que trop n’était pas non plus l’idéal, l’arrogance nous nuisait plus souvent qu’il ne nous était bénéfique. Provocatrice, elle me lance une pique à laquelle je ne réagis pas, ça serait lui rendre la tâche beaucoup trop facile à mon goût. Je l’aperçois à peine pivoter sur elle-même, ayant vu quelques reflets de lumière contre ces mèches brunes venant de cette lune discrète qui ornait le ciel en cette soirée. Alors qu’elle ne s’y attendait plus, je contre-attaque finalement, l’atteignant à l’estomac. Je ne désirais pas la blesser non plus, alors je frappais juste assez fort pour que la douleur persiste un moment, après quoi elle l’oubliera et pour cause ; une nouvelle attaque de ma part. Presque aussitôt, elle se lance à nouveau, son poing s’écrasant sur le bas de ma mâchoire. Je recule à peine d’un pas, mais je l’avance à nouveau quelques secondes à peine plus tard, maintenant un peu plus énervé, sauf que quelque chose m’empêcha de répliquer ; la voix de Salomé résonna à nouveau et il me faut un court instant pour réaliser que je ne l’avais pas proprement entendu, que je l’avais durant un moment eut ancré dans la tête. Elle avait d’ailleurs eu une résonance légèrement différente qu’à la normale. Je sers les mâchoires, glissant une main sous ma veste de laquelle je sors un couteau discret mais assez imposant pour se permettre de se montrer menaçant sans inspirer l’éclat de rire -je ne sortais jamais les mains complètement vides. En un rien de temps, mon pied gauche s'accroche au sien dans le but de lui faire perdre l’équilibre et cette fois je ne faisais plus du tout dans la dentelle. J’utilise la puissance et la rapidité avec laquelle j’attaquais mes victimes et c’est durement que le dos de la brune cogne contre le sol. « Dégénérée » crache-je simplement alors que ma lame se pose contre son cou et s’y appuie, mais pas assez y laisser sa signature -pas encore. Tout prenait sens maintenant ; ce n’était pas un mutant qui l’avait influencé, c’était la mutation en elle-même qui s’était immiscer et l’avait ébranlée, ayant fait naître le doute. Du moins, c’est ainsi que je le voyais pour l’instant, je ne pouvais pas m’empêcher de me méfier d’elle pour le moment, ne sachant pas ces réelles intentions. Désirait-elle toujours chasser, ou m’avait-elle mené en bateau durant tout ce temps? Cette question n’arrange en rien la colère qui faisaient déjà presque s’enflammer mes membres ; je détestais qu’on me prenne pour un idiot et ça se payait cher, très cher. Des yeux méfiants et coléreux fixe ma nouvelle apprentie -et peut-être ma futur cible et ennemie- dans l’obscurité même si je ne discernais que très peu les traits de son visage, attendant une réaction de sa part pour réagir au mieux.
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MessageSujet: Re: underneath the skin there's a human (joachim)   Ven 19 Aoû 2016 - 12:34

And despite everything I'm still human
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Le silence était retombé sur l'entrepôt et nul frémissement ne venait troubler l'air tendu, l'empêchant de repérer la position de son adversaire. La douleur qu'il avait fait naître au beau milieu de son abdomen s'estompait au fil des secondes, n'y laissant qu'une pulsation sourde, résonnance de son coeur qui s'accélérait lentement. La brune n'eut pas le temps de reculer en le sentant plus proche qu'elle ne le songeait, levant sa garde sans prêter attention à ses pieds. Et en un instant, elle chutait, équilibre bouleversé sans qu'elle ne parvienne à se rattraper à quoique ce soit. Ses reins percutèrent le sol avec brutalité alors qu'elle retenait un grognement douloureux, son échine achevant de s'étaler contre la pierre violemment. Elle n'avait pas anticipé ce type d'attaque, trop concentrée sur ces poings et ces parades à dégainer dès que les coups s'avançaient. Il l'avait prise par surprise, elle avait commis une erreur, voilà tout ce qu'elle se disait. Il avait décidé d'arrêter de la ménager, d'entrer dans le vif du sujet, et malgré la supplique de ses os, la brune n'en était pas fâchée. Mais avant qu'elle n'ait pu rouler sur le côté, ou même songer à esquisser le moindre mouvement, il était déjà là, à la maîtriser, sans qu'elle ne puisse se débattre. Pas en sentant la glace épouser son cou, tendre la chair alors que son souffle se coupait instantanément. Elle n'esquissait pas le moindre mouvement, pas la moindre tentative de renverser la situation à son avantage, ce qu'elle aurait fait sans réfléchir s'il n'avait pas décidé de sortir sa lame, de changer les règles avec violence alors que l'explication était crachée dans un mot. Un seul mot, laissant la brune assimiler ce qui était en train de se produire, quel piège s'était refermé sur elle dès qu'elle était entrée ici. Comment avait-il su ? Quand ? Son sang battait ses tempes à lui en faire mal, tumulte jaillissant dans ses veines en éveillant tous ses sens, puisant dans ce foutu instinct de survie qui paniquait derrière ses côtes meurtries. L'avait-il entendue, était-ce ce foutu vaccin qui avait refait des siennes ? Les questions se bousculaient dans son crâne sans qu'aucune réponse ne s'y dessine, cette terreur latente se ranimant, laissant éclater sa réalité, cette réalité qui ne tenait plus qu'à un fil depuis plus d'une année. Elle avait baissé sa garde, à se dire qu'elle faisait ce qu'il fallait pour se racheter envers elle-même, envers sa famille, envers tous ceux qu'elle avait trahi sans qu'il n'en ait la moindre conscience. Joachim en faisait partie. Joachim avait compris. Tant pis pour ce comment, qui fouillait son esprit, à la recherche de ce qui avait pu la révéler à son oeil averti. Tant pis. Raidissant chaque parcelle de son corps en réponse à la menace qui imprégnait son cou de sa morsure silencieuse, son coeur s'était figé à la seconde où l'injure avait été  proférée, la meurtrissant au plus profond de ses entrailles, alors qu'une sueur froide pétrifiait son échine. Dégénérée. C'était la seconde personne à l'appeler ainsi. Dégénérée. La première était morte, toute aussi dégénérée qu'elle, et le corps du mutant déchiré sous sa lame traversa son esprit, cette insulte qu'il lui avait murmuré faisant irruption dans son esprit, laissant le souvenir planer une seconde, passer de son esprit à celui de Joachim. Ce soir, elle se tenait du mauvais côté, de celui qui se trouvait acculé, face contre terre et gorge comprimée. Et c'était le cauchemar qui prenait vie, celui qui n'avait eu de cesse de la hanter durant ces mois d'agonie à se débattre contre une vérité qu'elle n'avait jamais acceptée. Cette place logique qu'elle trouvait finalement, placée naturellement dans le rang des proies par la déviance de son ADN. Impossible. Impossible de mourir maintenant, ici, pas alors qu'elle avait le sentiment de retrouver un semblant de vie, malgré cette tare qui lui bouffait les gènes. Pas maintenant que l'idée de faire ce qu'il fallait, d'en finir elle-même, s'était totalement évaporée de ses perspectives d'avenir, pas maintenant qu'elle avait enfin relevé la tête et tout mis en oeuvre pour se s'exempter de ces torts qu'elle n'avait pu maîtriser. Clouée au sol, la Callahan tentait de ne pas se laisser paralyser par ces secondes de latence durant lesquelles Joachim n'ajouta aucune parole, calmant sa respiration pour éviter de venir d'elle-même écraser sa chair contre son arme. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouvait ainsi désarmée, à devoir puiser au fond de ses ressources pour reprendre l'ascendant, pour achever celui qui avait commis le faux pas de la jeter à terre, de mettre sa vie en péril. C'était elle, la menace, elle qui ôtait les derniers souffles sans merci, élève des plus grands, ayant patiemment appris. Ce n'était pas elle, qui devait se vider sur le sol crasseux d'un entrepôt, traitée comme une moins-que-rien, ce n'était pas elle qui devait répondre de cette naissance l'ayant rendue inhumaine. Le regard vaguement accoutumé à l'obscurité discernait indistinctement les traits, cette expression qu'elle avait elle-même porté à de si nombreuses reprises, qui la glaçait un peu plus encore, lui donnait envie de vomir. Joachim savait. L'information résonnait encore dans sa tête, au milieu de toutes ces esquisses de solution qui se voyaient rejetées les unes après les autres. Parce qu'il n'y avait pas de solution. Il n'y en avait jamais eu, pour les gens comme elle, pour ceux qui se trouvaient sous la lame d'un Matthias, d'un Joachim, et fut un temps d'une Salomé. Fermant le poing pour y éteindre les tremblements naissant au bout de ses doigts, la brune se mit à le fixer avec ténacité, arrachant la hargne des tréfonds de la détresse, allant chercher au milieu de sa propre rage, de sa propre haine envers l'ignominie. « M'appelle pas comme ça. » Articulant avec soin en prenant garde à ne pas bouger, n'ayant que ses mots pour se défendre, des mots qui devraient être choisis avec soin le temps de déceler une faille, de pouvoir riposter sans prendre le risque de se faire égorger. « J'suis pas comme eux. » C'était des mots prononcés  avec fermeté, celle tant perfectionnée à force de se le répéter elle-même, de tracer mentalement tout ce qui la distinguait de ceux qui s'étaient un jour retrouvés au milieu de ses cibles. Elle n'était pas comme eux, elle ne pouvait pas se laisser avoir, et encore moins par Joachim. Joachim qui ne baissait jamais sa garde. L'espoir était mince, presque trop pour s'y attacher. Que ferait-elle, si elle parvenait à se dégager ? Allait-elle tuer un homme, pour se protéger ? Allait-elle se comporter comme eux, à arracher la vie à un être parfaitement humain, pour se mettre à l'abri ? La réponse était déjà toute tracée dans son esprit. Elle ne pouvait pas. Il savait, et elle ne pouvait rien faire pour l'empêcher de lui nuire. Effleurer l'amitié qu'il lui portait, la mettre de son côté pour gagner du temps, peut-être, c'était sans doute la seule issue, et la brune se fit violence pour ne pas laisser une nouvelle montée de panique l'envahir. « Pourquoi tu crois que j'suis là, hein ? Pourquoi tu penses que je t'ai demandé de m'entraîner à nouveau ? » Tentant de capter son regard, plissant les yeux en fronçant les sourcils alors que son coeur martelait avec violence sa cage thoracique. « J'me suis assez éloignée de la chasse à cause de ça, j'ai repris parce que je le voulais, j'en avais toujours autant besoin, je voulais faire les choses bien, les choses à notre manière. » Le ton était lent, ne se pressant pas pour prendre le temps de peser chaque parole, de les prononcer de sa voix la plus convaincue, sachant pertinemment que le mot de trop presserait douloureusement contre sa gorge. « Je prends le nh24. J'utilise jamais ça volontairement. J'ai pas oublié ce que je dois faire. J'ai pas oublié qui j'étais avant. J'ai pas changé. Je suis toujours la même personne. J'ai mis du temps pour en être sûre. Pour être sûre de prendre la bonne décision en continuant. » Plaidant son innocence dans le seul langage auquel elle le pensait possiblement réceptif, camouflant cette crainte qui se glissait au fond de sa chair en ayant une parfaite conscience de la lame toujours appuyée de manière menaçante. « Mais maintenant je sais que je peux continuer, sans nuire à personne. Personne sauf ceux qui le méritent. Qui l'ont toujours mérité. » Mais moi je le mérite pas. Je croyais le mériter et j'aurais fait ce qu'il fallait si j'en avais été certaine. Mais je mérite pas de me faire égorger comme un animal. Je suis pas comme eux. Je sais ce qui est juste, et je suis pas comme eux. Et j'peux pas mourir. Plus maintenant. Plus maintenant que je le veux plus.

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MessageSujet: Re: underneath the skin there's a human (joachim)   Mar 22 Nov 2016 - 17:01


Underneath the skin there's a human
Salomé & Joachim


Ce qui nous liais surtout, Salomé et moi, c’était la chasse, la haine des mutants. Cette nuit, dans l’ombre de cet entrepôt, j’apprenais qu'on avait beaucoup d’autres choses en commun. Finalement, nous n’étions pas si différents que cela, même que je n’avais encore jamais rencontré quelqu’un qui était dans la même situation que moi avant elle. Peut-être que je l’ai fait, sans m’en rendre compte, puisqu’ils devaient savoir camoufler leurs mutations habilement tout comme je le fais moi-même. La brune n’en était pas rendue là, elle s’y prenait très mal. Le nh24 n’était pas la solution. Je ne savais pas dans quels circonstances elle avait découvert sa mutation, mais en tout cas je voyais bien qu’elle n’avait pas du tout sut quoi en faire. Je reste silencieux un long moment, puisqu’il était délicat de décider de croire ou de ne pas croire. Est-ce qu’elle avait la force d’accepter pleinement qui elle était ? De ne pas se laisser submerger par ce déficit comme l’avait fait tant de mutant qui c’était retrouver sous ma lame et sous la sienne ? Mon arme s’appuyait ce soir sur sa gorge et maintenant il me fallait prendre une décision. Ce qui était le plus prudent c’était de la tuer, là, maintenant. J’en étais capable, elle le savait et cela devait se voir dans mes yeux qui la regardait maintenant d’une façon totalement différente, qui la regardait comme si elle n’était rien de plus qu’un déchet. Il n’y aurait pas de risque, c’était un endroit calme, faire le ménage serait facile et vu sa famille il faudrait le faire correctement. Sauf qu’en y réfléchissant bien, je me rend compte que je n’avais rien à perdre, personnellement. Certes, je détestais me tromper et si je lui donnais une chance et qu’elle me montrait que j’avais eu tort de le faire, cela ne me mettrait pas en joie. Si elle fait ensuite une erreur, si elle se détourne du bon chemin, il serait ensuite beaucoup plus incommodant de trouver une manière rapide et sécuritaire d’en finir avec elle, aussi, mais c’était Salomé. Je la voyais encore toute jeune, voulant apprendre, suppliant qu’on l’apporte avec nous. S’il y avait une chance qu’elle puisse sortir de cette mauvaise passe, grâce à mon aide, ne serait-il pas stupide de ne pas la saisir ? Alors j'écoute ce qu'elle avait à me dire, même les mots qu'elle pensait mais ne prononçait pas. J'étais toujours méfiant, même si mon instinct me disait que ce n'était pas de la manipulation. Si elle aurait pu, elle n'aurait jamais dévoilé sa mutation de cette manière, alors il était normal de penser qu'elle ne contrôlait plus, pour le moment, ce qu'elle m'implantait dans le crâne. Cela dit, la seule idée de faire confiance à une télépathe me faisait frisonner de dégoût.

Après quelques minutes de silence, de réflexion et d’hésitation, ma lame se veut pourtant moins insistante sur la peau de son cou, gardant, cela dit, un air sévère. Si seulement je ne l'avais pas connu aussi bien, si seulement je ne pouvais pas être convaincu qu'elle se détestait pour être ainsi faite, défaillante. J’étais toujours méfiant, par contre, et j’étais toujours prêt à réagir si elle m’y obligeait. Je ne baissais que très rarement ma garde et vu la situation il n’y avait absolument aucune chance que je me détendre une seule seconde en sa compagnie avant très, très longtemps. « Foutu télépathes » crache-je ensuite par pur besoin physique. L'aider avant de lui avoir montré que ça me dérangeait, ça serait trop d'un coup. Même que seulement l'aider était contre tout ce que j'étais. Qu'est que je pouvais détester les télépathes... Je n’avais aucune dent contre eux en particulier, mais leurs dons étaient très agaçants. Je détestais qu’on puisse avoir accès à mes pensées et dès ce jour je me promis de faire plus attention en sa présence. J’avais beaucoup de secrets que je refusais qu’elle découvre. Je n’aurais jamais cru prendre en charge une apprentie, ce n’était pas dans mes ambitions de formé quelqu’un à mon image, mais rien ne me disait que Salomé le voulait et je ne pouvais lui faire entièrement confiance, c’est pourquoi je la menaçais toujours de mon arme. Je ne pensais pas possible de lui faire entièrement confiance, même si je finis par ranger mon couteau et la remettre sur ces pieds. « Le nh24, c’est du poison. Sois tu t’en débarrasses pour de bon, soit tu l’endosses, tu la contrôle. » Je ne croyais même pas au vaccin permanent, je pensais que même sans la mutation il te restait forcément des résidus. Alors même eux, parfois, n’étaient bons qu’à être éliminé. « Sauf qu’avoir la force de dompter sa mutation, de ne pas la laisser prendre le dessus, n’est pas dû à tout le monde. C’est dû à personne, si tu veux mon avis. » Personne sauf moi. Elle venait de ne le dire, d’ailleurs, elle doutait, au début. La mutation ça te joue dans la tête jusqu’à ce que tu ne sois plus toi-même, peu importe à quel point tu savais ce que tu avais à faire sur cette Terre, mais Salomé avait tout de même décidé de reprendre l’entraînement, alors qu’à ce stade elle aurait encore pu choisir de retourner sa veste, elle n’était pas menacé comme elle l’était maintenant. Elle sait qu’elle ne peut plus prendre un autre chemin, puisque je serais là pour l’arrêter avant même qu’elle puisse y poser le pied. « Mais si tu arrivais à être suffisamment en contrôle, alors tu deviendrais une chasseuse redoutable. » Je détestais l’effet néfaste que son don pourrait avoir sur ma propre vie, mais si la brune utilisait se défaut à son avantage, elle pourrait repérer facilement les mutants, elle deviendrait une ennemie dangereuse. Ce n’est pas ce qu’elle a toujours voulu ? En tout cas, elle savait très bien que, peu importe sa décision, si elle ne réussissait pas à surmonter ce problème, je serais prêt à m’occuper d’elle, sans aucun scrupule. Qui tu étais avant ne compte pas, si qui tu es aujourd’hui trahis complètement toutes les convictions auxquelles tu croyais d’antan. Nous avions été tous les deux élevé de la même manière, elle savait ce qu’on devait faire, lorsqu’un proche s’éloignait du droit chemin, ce que j’aurais déjà dû faire et pourtant elle respirait toujours, même après cette monstrueuse révélation. Si je n’étais pas celui qui l’entraînait ce soir, elle se viderait déjà de son sang impur sur ce sol, et juste pour ça, elle devrait déjà comprendre que j’étais de son côté, tant et aussi longtemps qu’elle restait du bon côté en retour.
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MessageSujet: Re: underneath the skin there's a human (joachim)   Mer 14 Déc 2016 - 20:05

And despite everything I'm still human
but I think I'm dying here.

L'estomac en vrac et le coeur en panique, la Callahan demeurait strictement immobile, à maudire son sang-froid de demeurer si instable  après ces mois à baisser sa garde au profit d'une paranoïa grandissante. Elle y était, à ce fameux moment où cette merde finirait par la mettre en danger. Ce qu'elle avait redouté dès qu'elle avait compris, dès qu'elle s'était arrachée aux griffes du déni pour regarder la vérité en face. Elle ne serait jamais en sécurité avec cette erreur dans les gènes. Jamais. Elle avait pourtant pris des mesures drastiques pour se mettre à l'abri dans un premier temps, à fuir tous les hunters de son entourage, allant jusqu'à repousser sa famille, et même sa meilleure amie. Mais elle avait décidé de sortir de l'ombre, de ne plus se priver de leur compagnie. D'aller jusqu'à se reprendre en main, à commencer par sa condition physique, pour embrayer sur la chasse par la suite. Elle ne s'était jamais trahie, que ce soit avec Kingsley, Parrish ou Joachim. Hommes devenus dangereux, qu'elle côtoyait en oubliant presque qu'elle tenait en équilibre sur un fil, qu'elle ne contrôlait qu'à moitié les choses malgré le vaccin qui avait imprégné ses veines durant des mois. Peut-être que ç'avait d'abord été par ce furieux penchant pour l'auto-destruction qui l'avait habité une année durant, à tanguer sur la corde raide en laissant l'incertitude planer sur son sort. Mais plus maintenant. Pas quand son instinct de survie s'animait tant et si bien que toutes ses forces se concentraient sur l'intonation de son ton, sur les formes qu'elle pouvait mettre à expliquer pour quelles raisons il ne devait pas presser la lame un peu plus sur sa chair. Les lèvres sèches après ces tirades qui venaient du fond de ses entrailles, la brune se tut, attendant le verdict de cet ami devenu menace en un battement de cil. Respirant de manière superficielle pour éviter que sa gorge ne vienne mordre l'acier, son regard ne se détachait pas du sien, s'employant à le fixer,à être bien sûre qu'il ne détournerait pas les yeux. Parce qu'elle se doutait que ç'aurait été plus simple en oubliant qui elle était, que Joachim n'aurait fait preuve d'aucune merci face à une autre personne. C'était à l'espoir de cette amitié qu'il lui pourtant, aux souvenirs qu'il pouvait avoir d'elle plus jeune, lorsque ses yeux se portaient sur lui avec admiration, que Salomé se raccrochait.

Et lentement, la glace libéra ses muscles tendus, la laissant respirer sans craindre de s'entailler plus profondément. Aucune once de soulagement ne s'incrusta dans ses prunelles, gardant ses émotions pour elle alors qu'elle demeurait sur ses gardes. Foutus télépathes. Et son échine se crispa un peu plus encore alors que ses iris s'assombrissaient. Un sourire amer au coin des lèvres, sans aucune envie de rire, la réponse sortit entre ses dents serrées.« A qui le dis tu. » Fronçant les sourcils alors que le dégoût qui n'avait cessé de l'habiter depuis la première pensée interceptée au vol se ranimait dans sa poitrine, ses traits tirés par la honte de ce qu'elle portait en elle s'affaissèrent un peu plus encore. « T'as pas idée. » A quel point c'était affreux de disposer de telles capacités, de capacités inhumaines, monstrueuses. A quel point elle était bien consciente de l'abjecte anomalie, comme elle n'appréciait guère qu'on vienne le lui rappeler. Elle avait eu assez du regard de son jumeau pour s'assurer de ne jamais oublier comme ça pouvait l'écoeurer d'être dégénérée, dégénérée psychique qui plus est. Les lèvres tordues et le regard ailleurs, elle en oublia presque l'arme qui reposait contre sa carotide, qui quitta brutalement sa peau. Regarder sa mutation en face, accepter d'y penser sérieusement sans se mentir, c'était encore trop douloureux. Faire face à la répulsion qu'elle pouvait attiser chez ses pairs, c'était pire encore. Au point qu'elle ne supporte bientôt plus son regard sur elle. Qu'elle éprouve juste la cruelle envie de quitter les lieux, de se tapir dans un coin pour sortir de son champ de vision, parce que c'était réellement intolérable. Se relevant avec son aide, elle en oubliait presque la grâce qu'il lui accordait en la libérant. Son esprit s'enfonçait déjà dans le ruminations cruelles concernant cette condition qu'elle n'accepterait finalement jamais. Déglutissant en reportant un regard en biais sur lui, incapable de relever la nuque, comme si contempler le sol en se faisant oublier allait faire passer la douleur qui lui rongeait le coeur, Sam l'écouta parler de contrôle en haussant les épaules. « J'crois que le nh24 a empiré les choses, alors. » Quite à être honnête, autant l'être jusqu'au bout. « C'est presque pire avec, c'est à cause de ça que tu m'entends. C'était pas à ce point avant. J'entends pratiquement plus les gens mais c'est eux qui m'entendent. » Tâchant de décrire les choses le plus précisément possible, elle vint à secouer la tête en détournant vaguement le regard. « J'arrête pas d'essayer de contrôler le truc et que ça arrête de se manifester. J'ai à peu près compris comment faire pour l'arrêter, quand ça commence, mais c'est pas encore tout à fait ça. » Tellement obnubilée par son cas qu'elle relevait à peine la manière qu'il avait d'en parler, Joachim. Comme suggérer de contrôler la mutation, exprimer à quel point c'était difficile, ça ne lui ressemblait pas le moins du monde. Il avait toujours eu des manières radicales, et quelque chose ne collait pas. Alors peut-être que c'était parce que c'était elle, qu'il l'épargnait en exprimant le seul moyen de tolérer la vérité. Mais ça restait étrange, et elle y réfléchirait sûrement plus tard.

Ce furent ses dernières paroles qui la poussèrent à relever la tête, à le dévisager comme si elle le voyait pour la première fois. Celle-là, elle ne s'y attendait pas. Pas du tout, même. Et surtout pas venant de lui. « Tu veux dire que j'utiliserais ça pour chasser ? Volontairement ? » Là, ses traits achevèrent de se décomposer pour de bon. Utiliser la télépathie, la déclencher de son plein gré sur demande d'un hunter, c'était la chose la plus absurde qu'elle avait entendue depuis qu'elle en était dotée. Elle ne s'y était pas attendue, et ça devait se voir clairement sur son visage, à chercher une confirmation, être certaine d'avoir bien compris. C'était de plus en plus étrange à mesure qu'il parlait, qu'il disait ces choses qui ressemblaient de moins en moins aux films qu'avait pu se faire Salomé à ce sujet. Elle n'aurait clairement pas imaginé qu'un chasseur allait lui proposer d'utiliser sa mutation pour chasser, et encore moins lui. « C'est vraiment ce que tu penses ? » Le ton neutre, l'espoir perçait cependant au fond de sa voix, à contempler cette solution qu'elle semblait envisager sérieusement pour la première fois. « Que j'pourrais m'en servir pour les chasser ? » Comme si ça allait racheter le fait qu'elle puisse être dégénérée en premier lieu. Comme si l'utiliser à cette fin là pourrait compenser le reste. Le regard plongé dans le sien, tenue en haleine par la réponse qu'il allait lui donner, ses épaules se redressèrent insidieusement à mesure que cet instant de faiblesse s'éloignait. Que le mépris qu'elle ressentait envers elle-même s'effaçait au profit des mots de Joachim.

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help me remember: not everything in life is a battle. ✻✻ i don’t need to carry a knife everywhere i go. help me learn: how to shed my armor without shedding tears. how to open up my arms without raising my fists. help me understand: i can be vulnerable, and still be strong. i can be made of steel, and still be soft. help me realize: if life is a battle, i don’t have to fight it alone.
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