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 (callahans) memories tend to just pop up

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SUR TH DEPUIS : 15/03/2015
MessageSujet: (callahans) memories tend to just pop up   Ven 5 Aoû 2016 - 1:13

Au début, Noeh n'avait pas envie de venir. Voir son père dans un chouette vêtement orange, la barbe possiblement mal rasée et le regard épuisé, c'est pas vraiment le délire auquel il veut être confronté, même pas une fois dans sa vie. Et si, en plus de ça, on considère qu'il lui a été déconseillé de venir le voir par sa propre mère, dans un sms bref et concis, ça donne plus vraiment envie de faire d'effort. Toutefois, quand le Callahan a appris que sa jumelle allait faire le déplacement, il n'a pas manqué cette occasion de pouvoir passer un peu de temps avec elle. Les choses commencent à aller mieux, et il est vrai qu'ils auraient pu partager un autre moment bien plus sympathique que celui-ci à la place, mais Noeh a supposé que la laisser aller voir seul leur père en prison, ça n'était pas une bonne idée. Lui, il sait que ça ne lui fera pas grand chose ; Sam en revanche, il n'en est pas sûr. D'où sa présence devant la prison où se trouve Alexander Callahan, sa légère hantise de voir Matthias débarquer d'un moment à l'autre sur les épaules, à attendre que sa sœur pointe le bout de son nez. Les mains dans les poches de son jean, le pianiste courbe l'échine face à la légère brise qui vient caresser son cou. Appuyé contre le mur de la bâtisse, il observe une dernière fois les alentours avant de se décider à sortir son portable de la poche interne de sa veste noire. Il veut juste s'assurer que sa jumelle n'a pas annulé sa venue, pour une raison ou une autre. Puis, dans le même temps, il peut au moins s'assurer que personne d'autre n'a envoyé de message.

L'écran reste vide. Pas de Sam. Pas de nouvelles de Pietra non plus. Pas de message miracle d'Aspen. Pas de sms annonciateurs de tempêtes de la part d'Elspeth ou de Lorcan. Noeh reste accroché à des espoirs qui ne se matérialisent pas, en ce moment. Les yeux rivés sur l'écran abîmé, comme si faire ça allait faire apparaître comme par magie des messages sous ses yeux, Noeh redresse brusquement la tête lorsque des pas se font entendre près de lui. A la vue de sa jumelle, un sourire étire ses lèvres. Cherchant à ne pas trop la brusquer, même si leur relation s'est légèrement améliorée depuis qu'ils se sont dits tout ce qu'ils pouvaient avoir sur le cœur, le pianiste avance d'un pas tranquille vers elle. - Ça va ?, qu'il s'enquiert, histoire de s'assurer que l'état d'esprit de sa sœur est compatible avec une visite en prison de leur père. Ses prunelles scrutent les siennes, avant qu'il ne désigne d'un geste de la main la porte d'entrée de la prison à quelques pas d'eux. - Allons-y. Noeh prend soin de lui ouvrir la porte avant de repasser devant elle pour s'avancer vers l'accueil de l'endroit. - Bonjour, nous souhaiterions voir Alexander Callahan. Son petit sourire en coin ne semble pas plaire plus que de raison à la personne en face ; le regard sombre que se prend Noeh en retour fait légèrement reculer ce dernier, qui en profite pour jeter un coup d'oeil à sa jumelle. Si son père est confronté à ce genre de types depuis qu'il est arrivé ici, un moindre sourire dans le paysage ne devrait pas lui faire de mal.

Un bruit sourd se fait entendre à leur droite. Noeh reporte son attention sur l'homme de l'accueil, qui a enfin terminé de pianoter sur son clavier, sans doute pour vérifier et demander toutes les autorisations nécessaires, homme qui lui désigne d'un signe de la tête la porte qui vient de s'ouvrir. - C'est par là. Lui adressant une mimique tout aussi moqueuse que crispée, le jumeau Callahan signe son départ d'un petit geste de la main avant de s'avancer à la suite de Sam dans le couloir menant à la salle des visites. - Merci !, qu'il taquine même, d'une voix enjouée, bêtement, avant de suivre les ordres des gardes suivants. Rechignant d'abord à laisser tomber ce portable dont il a besoin, de plus en plus, Noeh concède finalement à le donner, de même que la montre en argent qu'il arrive dorénavant à se mettre seul sans trop de difficulté au poignet gauche et enfin son porte-feuille. Délesté de toutes ses affaires, le Callahan s'assure que sa sœur suive toujours la cadence avant de pénétrer le premier dans la salle des visites. Fourrant les mains dans les poches de son jean, un certain malaise s'écrase soudain sur ses épaules – et il comprend tout d'un coup le sentiment que peut éprouver sa sœur à venir jusqu'ici. C'est glauque, hyper particulier. C'est pas commun du tout, Noeh s'en doutait n'imaginait pas que ça serait autant. Vers le fond de la salle, leur père les attend. A première vue, il va bien. Noeh aimerait ne pas éprouver un soulagement aussi immense que celui qui vient de l'envahir, mais il ne le contrôle pour une fois pas. S'avançant à la suite de sa jumelle, il ne met plus longtemps à se retrouver assis devant son aîné. - Je pensais pas que le orange t'irait aussi bien, que Noeh le salue avec un air amusé sur les traits. Il ne peut décemment pas le louper sur ça, connaissant son père, il n'en aura pas cent fois l'opportunité.

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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Lun 12 Sep 2016 - 12:14

Ça faisait longtemps qu'elle n'avait plus emprunté ce chemin, Sam. Cette route devenue trop familière lorsqu'il s'agissait de rendre visite au patriarche des Lecter, lui qu'elle avait déjà eu tant de mal à aller voir la première fois, cette époque de sa vie lui semblant désormais être à des années-lumières. Les souvenirs revenaient, inévitablement, alors qu'elle tournait machinalement à droite. Le nombre de fois où elle avait pu suivre cette même direction, le coeur lourd de savoir Noeh à l'hôpital, la traque d'Adriel pour seule motivation et le besoin maladif de recevoir les conseils de son parrain, le plus éloigné et le plus à même de poser un regard neutre sur toute cette histoire. C'était pas franchement agréable, de se garer sur le parking, de poser un pied à terre après quelques longues minutes de réflexion dans la voiture, à s'assurer que sa mine était convenable alors que ses traits n'avaient de cesse de se décomposer. Son père était là, enfermé entre ces murs, et si l'information était restée bien présente dans son esprit depuis qu'elle l'avait appris, cela n'avait jamais été aussi clair qu'à cet instant précis. Et pourtant, encore et encore, elle prenait de la distance, se murait derrière cette carapace censée la protéger des coups que la vie n'avaient de cesse de lui porter au coeur. Ce recul, elle en avait besoin si elle ne voulait pas s'effondrer lorsqu'il arriverait dans la salle, dans cette sale posture qui ne pouvait être la sienne, pas dans les yeux de sa fille unique. Elle avait toujours eu les prunelles débordantes d'admiration envers son père, et ce depuis toujours, à se l'imaginer invincible, à ne jamais trembler pour lui lorsqu'il partait en chasse, certaine qu'il ne lui arriverait jamais rien. Il était intouchable, son père, il l'avait été tout du moins jusqu'à ce que sa mère lui apprenne la nouvelle et que tout semble s'effondrer. Elle ne pouvait pas le digérer, de le savoir emprisonné sans plus de cérémonie qu'un vulgaire criminel. Elle n'avait pas réussi à connaître les motifs exacts de son incarcération, tentant même d'approcher Matthias sans que celui-ci ne sache lui apporter de réponses, et chaque jour tiraillait davantage l'impatience d'aller lui rendre visite elle-même, de se rendre compte de ce qui arrivait au lieu de se laisser aller dans ce déni bien plus facile à supporter. Elle lui devait bien ça, après tout ce qu'il avait pu faire pour elle depuis qu'elle était gamine. Tout comme elle se devait désormais de faire les choses bien. De retrouver ce chemin qu'il avait tracé pour elle, en reprenant l'entraînement avec véhémence, prête à reprendre les armes, la rage au ventre.

Trouver Noeh dans son champ de vision, ça la délesta d'un poids durant au moins deux minutes, le temps de le rejoindre en tâchant de rester impassible. Dans le fond, elle était totalement rassurée de voir qu'il avait fait le déplacement, l'idée qu'il soit avec elle dans ce moment terrible regonflant légèrement ce courage qui se faisait doucement la malle. « Ouais, ça va. » Un hochement de tête qui se voulait convainquant alors que son sourire peinait à répondre à celui de son frère, une main nerveuse passée dans ses cheveux, et Sam venait sans doute de retirer tout le poids que pourraient avoir ses paroles. « Merci d'être venu. » Après une hésitation, parce qu'elle savait mine de rien qu'il n'aurait jamais pris l'initiative de venir si ce n'était pour elle, et elle lui en était bien trop reconnaissante pour ne pas le remercier. Allons-y. Elle n'avait vraiment plus envie d'y aller, tout à coup. Heureusement que son frère engageait déjà le pas pour qu'elle n'ait plus qu'à s'y greffer, ou elle aurait sans doute été capable de rester plantée là encore dix minutes. Et ça l'énervait un peu plus encore, de peiner à trouver le cran d'y aller alors que l'appréhension ne cessait de monter dans son ventre. Laissant Noeh prendre les choses en main, le regard qu'on lui adressa la crispa davantage, renvoyant sur l'homme un oeil tout aussi noir. Comme si c'était déjà pas assez chiant de se trouver là, il fallait en plus recevoir l'air condescendant du premier type croisé. Captant le regard de son frère en secouant brièvement la tête de toute son exaspération, la brune reporta son attention sur l'homme en croisant ses bras sur sa poitrine. Elle était déjà suffisamment angoissée pour ne pas avoir la patience de supporter ce genre de personnage, prison ou non, et s'en éloigner semblait être la meilleure option. Un rire moqueur vint même secouer ses côtes en observant les conneries de son jumeau, lui filant un coup de coude pour qu'il se tienne alors qu'ils venaient à croiser un nouveau gardien et son regard glacé. « Je me sens encore plus à l'aise d'un coup. » Voix basse portant ses mots à l'adresse de son jumeau en lâchant un soupir, alors qu'elle se contentait de retirer sa montre pour passer la sécurité.

Chaque pas semblait plus lourd que le précédent, alors qu'ils arrivaient enfin dans la salle des visites. Il lui fallut un effort considérable pour ne pas se décomposer sur place, son regard se posant sur son père. Elle avait eu beau anticiper depuis une semaine, c'était encore plus difficile que tout ce qu'elle avait pu s'imaginer. Et elle en avait pourtant vu, des images affreuses traversant son esprit, à s'imaginer son père dans un état lamentable. Ce n'était pas tant son état finalement qui était le plus difficile à supporter, parce qu'il n'avait pas l'air si différent que la dernière fois où elle l'avait vu. C'était vraiment de le placer dans ce décor à l'atmosphère lourde qui freinait ses pas. La sensation que sa détresse s'écoulait de son regard sans qu'elle ne puisse camoufler la peine de le voir installé là. Elle avait l'impression d'être si petite tout à coup, en voyant le héros de sa vie bousculé de son piedestal. Subitement, elle n'avait plus du tout envie d'être là, de continuer à le regarder et de s'ancrer cette image indélébile dans le crâne, et pourtant son pas mécanique n'avait de cesse de l'approcher de cette table, de ces quelques instants à partager avec lui avant de le laisser retourner à sa solitude. Une réprimande du gardien lui apprit rapidement qu'il n'était pas question d'établir de contact durant le parloir, pas avant les aurevoir, et le geste esquissé dans la direction de son père se stoppa net alors que ses bras ouverts retombaient misérablement le long de son corps. La colère battit ses côtes d'un nouvel élan désespéré alors que ses prunelles incendiaires balayaient la pièce pour se poser sur l'importun, ses lèvres se pinçant pour éviter que leur bref tremblement ne soit décelable. « Bonjour, p'pa. » Ce furent les premiers mots à sortir, alors qu'elle baissait à nouveau ses iris orageux sur lui, la tendresse s'y infiltrant alors qu'elle prenait place en face de lui, la remarque de son frère peinant pourtant à lui alléger le coeur. Elle ne savait pas comment il faisait pour tenter une pointe d'humour, et elle l'enviait presque soudainement de savoir se montrer si détaché alors qu'elle semblait de son côté tendue de la tête aux pieds. « Comment ça va ? Tu tiens le coup ? » Posant ses mains bien à plat sur la table comme pour ne pas flancher, la brune braqua son regard dans celui de son paternel en tentant de sonder ses iris, sachant pertinemment que c'était peine perdue. « Ça se passe comment, ici ? T'as une... une cellule pour toi ? » Ses dents manquèrent de grincer alors qu'elle reprenait la parole, camouflant tant bien que mal ses difficultés à s'exprimer sur ce sujet qui l'angoissait terriblement. « On n'a rien pu savoir de ce qui s'est passé. Même maman dit rien. » Les mots sortaient dans le désordre alors qu'elle venait appuyer son dos bien droit contre le dossier inconfortable de sa chaise, revenant au silence en essayant de calmer la panique de son coeur. Elle avait des choses à dire, beaucoup, et pourtant le principal peinait à s'exprimer, coincé derrière ses lèvres de gamine paumée.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Lun 26 Sep 2016 - 18:16

La prison, beaucoup diraient qu’il l’avait mérité, parce qu’il était un hunter, un tueur, il avait du sang sur les mains. Le sang de nombreux dégénérés. De son point de vue à lui, il n’avait fait que son devoir, il avait sauvé des vies plus qu’il n’en avait détruites. Ils étaient dangereux les transmutants et si personne ne faisait rien pour les arrêter, il donnait pas cher de la survie de l’humanité. Heureusement qu’il y avait des hunters pour empêcher les transmutants de faire tout et n’importe quoi. Y avait encore trop peu de monde pour s’en rendre compte de tout ça. Alexander, il avait quand même cru que s’il devait un jour se retrouver en prison, ce serait pour ça, soit disait parce qu’il avait tué des gens. Mais non, ce n’était même pas de ça qu’il était accusé, même pas pour ça qu’on l’avait enfermé dans une cellule et qu’il attendait bien sagement d’être jugé. Plus il y pensait, plus il se disait que le dossier qu’on était en train de monter contre lui était bidon et si son avocate n’était pas trop nulle – ce dont il doutait bizarrement – il devrait s’en sortir pas trop mal. On l’accusait de kidnapping d’enfant. Quelque chose qu’il pouvait facilement démentir alors que Sloane lui avait confié sa fille en pensant qu’il pouvait l’aider. Elle avait signé des papiers d’admission pour un centre de soin qui, de toute évidence, n’avait pas fait de mal à l’enfant, ils n’avaient fait que contenir son don, parce qu’il avait été hors de contrôle. Il n’avait kidnappé personne, c’était juste Sloane qui avait été assez conne pour faire confiance au premier venu, qu’est-ce qu’il y pouvait lui ? Et puis, Willow était encore en vie, elle pouvait s’en estimer heureuse la McNally, alors qu’entre les mains de n’importe quel autre hunter, la gamine n’aurait pas eu autant de chance. On l’accusait aussi d’avoir truqué des procès pour les remporter, mais qui le disait ça ? Il pouvait facilement parler d’espionnage industriel lui et faire tourner cette histoire à son avantage. Il aurait peut-être mieux fait de se défendre lui-même plutôt que de se payer une avocate tellement jeune qu’on se demandait si elle avait déjà gagné un procès avant de venir s’occuper de son cas.

Il ne savait pas combien de temps ça allait lui prendre cette affaire, mais il savait que s’il avait laissé Melissa tout gérer, il serait déjà sorti de prison depuis un moment maintenant. Il ne doutait pas des talents de sa femme pour le sortir de là, elle avait été avocate pendant des années, maintenant elle était procureur, il savait qu’elle aurait pu le sortir de sa cellule en deux en trois mouvements. Mais un Callahan en prison, ça suffisait largement, si son épouse venait se mêler de tout ça, les soupçons qui pensaient déjà sur le reste de la famille ne seraient que confirmer et il était hors de question que le reste de la famille prenne le moindre risque pour le sortir de sa cellule. Il préférait que les policiers, la justice et tous les autres, restent loin de sa femme et de ses enfants. Si pour ça, il fallait qu’il accepte sa sentence et reste en prison aussi longtemps qu’il le faudrait pour qu’on évite de trop s’intéresser au reste de la famille. Avec la petite Byers comme avocate, il avait tendance à penser qu’il allait y rester longtemps derrière les barreaux. Au moins, y avait peu de chance pour qu’on l’accuse d’avoir usé de son fric pour se sortir de taule, parce que cette fille, elle devait pas être l’avocate la plus chère de la région. Il ne savait pas quand est-ce qu’il pourrait sortir de là, ça faisait plusieurs semaines maintenant qu’il était enfermé là-dedans, souvent blasé par tous les types avec qui il était enfermé. Il avait forcément l’impression d’être mieux que la plupart de ses camarades, peut-être qu’il avait un problème d’égo surdimensionné, après tout, en tant que Callahan, on lui avait souvent dit qu’il valait mieux que toute les crapules de la ville et c’était, principalement avec ceux-là qu’il se retrouver enfermé. Les jours étaient incroyablement longs et on pourrait facilement dire que c’était l’occasion de se remettre en question, mais de son point de vue à lui, y avait rien du tout à remettre en question. Il savait ce qu’il avait fait et pourquoi il l’avait fait et quand bien même il nierait la plupart des faits au tribunal, pour pouvoir sortir de là, il n’avait aucun regret, si ce n’est, celui de payer pour les imbéciles trop imprudents qu’il avait passé sa vie à défendre, peut-être qu’à l’avenir, il en défendrait moins, des petits hunters aussi stupides que leurs pieds, ça lui éviterait de se retrouver de nouveau derrière les barreaux.

De nouveaux, si seulement il en sortait. Il y croyait, mais le temps commençait à être vraiment long. Il n’avait pas eu beaucoup de visites pour le moment, notamment parce qu’il avait dit à Melissa de ne pas venir dans les premiers temps et de s’arranger pour que les enfants en fassent autant. C’était mieux pour eux comme ça, peut-être pas pour lui, mais il pouvait bien prendre son mal en patience quelque temps, il savait que c’était la meilleure chose à faire. Mais là, ça faisait déjà un moment, alors, quand on lui annonça qu’il avait de la visite, il ne put s’empêcher d’être soulager. Il était fort et endurant, mais y avait quand même des moments où il se demander s’il n’allait pas finir aussi timbré que les autres détenus à force de rester enfermé. Il suivit le gardien jusqu’au parloir, là où on lui retira finalement les menottes, vu le nombre de gardiens dans la pièce, y avait peu de chance pour qu’il s’attaque à quelqu’un de toute façon. Faudrait être complètement débile pour croire qu’y avait moyen de s’échapper de là de toute façon. Il esquissa un léger sourire en voyant les jumeaux débarquer, se voulant aussi rassurant que possible, parce qu’aller rendre visite à leur père dans un lieu pareil ça ne devait pas franchement être la joie, heureusement pour eux, ils n’étaient pas des grands habitués des prisons. Il esquissa une légère grimace désolée, alors que Salomé venait de se retrouvée coupée dans son geste par le gardien. Mais, il pouvait au moins apprécier le fait que Noeh n’avait pas perdu son sens de l’humour. « Toutes les couleurs me vont bien de toute façon. » Il haussa légèrement les épaules. En vérité, il n’était pas sûr que l’orange vif comme celui des tenues de prison lui aille si bien que ça, mais bon, fallait bien faire avec. « Ça va. » Qu’il répondit simplement à la question de sa fille. Il allait bien, il tenait le coup, il allait s’en sortir, c’était certain. Il en avait marre, mais bon, ça allait quand même. « Et vous deux ? » Il croisa les bras sur sa poitrine, avant de répondre à la suite des questions de Salomé. « Non, j’ai un compagnon de cellule, pas le type le plus agréable du monde, mais pas le plus chiant du coin. » Moins ils se parlaient avec son compagnon de cellule, mieux ils se portaient de toute façon, au moins, y avait un accord commun, ils ne s’étendaient pas dans de longues discussions sur leurs vies respectives et ça lui allait très bien à Alexander. « J’ai dit à votre mère de vous tenir à l’écart de tout ça. c’est mieux pour tout le monde. » Mais maintenant que le temps était passé et que le procès allait finir par avoir lieu, c’était impossible de continuer de les maintenir loin de ces histoires. « On m’accuse d’avoir kidnappé, séquestré et conduit des expériences sur une enfant et de fraude à la justice. » Il n’allait pas mentir, quand bien même ça ne peignait pas un portrait des plus flatteurs pour lui. Mais les premières accusations étaient, complètement erronées. Les secondes, en revanche, il pouvait difficilement les nier, même s’il trouverait de quoi faire pendant le procès. « J’ai jamais kidnappé, séquestré et conduit d’expériences illégales sur des enfants, bien entendu, quant au reste, c’est idiot, est-ce qu’on peut vraiment reprocher à un avocat de mentir durant un procès ? » C’était dans le contrat d’emploi de savoir bien mentir, manipuler et tout ce qui allait avec, falsifier des preuves, c’était une autre histoire dont il se dépatouillerait le moment venu, avec l’aide de son avocate. « Et dehors, tout se passe bien ? » Il n’était pas trop au courant de ce qui pouvait se passer à Radcliff et dans le monde, il n’aimait pas trop être là, impuissant face à ce qu’il pouvait lire dans les journaux, il en avait déjà parlé avec Caesar, qui était lui aussi enfermé dans cette prison, le seul type avec qui il communiquait vraiment, mais au-delà de ce qu’il lui avait dit, il ne savait pas grand-chose de ce qui se passait en dehors de cette fichue prison.

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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Dim 9 Oct 2016 - 17:36

La réplique de son père arrache un petit rire à Noeh. - Bien sûr qu'elles te vont toutes, qu'il se moque, avant de jeter un coup d'oeil à Sam. Il n'aime pas la voir comme ça, il ne veut plus la voir comme ça. Au fond, il n'est pas heureux d'être là. Il affiche un sourire à toute épreuve et une attitude désinvolte, mais c'est simplement pour masquer le fait que se retrouver dans une prison pour aller voir son père, c'est un truc qu'il aurait jamais pensé faire. Au départ, il était pas chaud pour faire le déplacement, il s'était dit que son père sortirait dans pas longtemps et qu'ils pourraient tous les deux se voir après la case prison de Monsieur le chef de famille... puis l'idée qu'il puisse y rester plus longtemps avait traversé son esprit. Et si c'était un truc plus grave qui lui était tombé dessus que ce qu'il n'osait imaginer ? D'où sa présence aujourd'hui aux côtés de sa jumelle. Noeh est à la fois là pour l'épauler mais aussi pour essayer de comprendre, à sa façon, ce qui a bien pu arriver pour que son père soit foutu derrière les barreaux. Non pas qu'il pense son père innocent sur tous les plans, mais quand même : avoir son parent en prison, c'est perturbant, même pour lui. Il aura beau dire ce qu'il veut, Noeh, il tient à son père. Ces derniers temps, il y tient même bien plus qu'à sa mère, à qui il ne veut plus adresser la parole depuis leur dispute au Manoir, avant qu'il ne prenne ses cliques et ses claques et se barre pour de bon de cet endroit trop plein de souvenirs. Quand sa sœur évoque d'ailleurs cette dernière, qui a refusé de lui dire le moindre truc au sujet de leur père – comme par hasard – le jeune Callahan se rend compte qu'il ne lui a vraiment pas adressé la parole depuis un bon moment. Et qu'il ne s'en porte pas plus mal, sachant qu'elle n'en a plus rien à foutre de lui depuis aussi loin qu'il ose s'en souvenir.

Les révélations de son père font froncer les sourcils à Noeh. C'est pas possible. Dans quel monde on se fait accuser d'un tel truc ? D'où on accable un gars, comme ça, en prétendant savoir qu'il a kidnappé, séquestré et conduit des expériences sur une gosse ? Mais dans quel... C'est quoi cette famille ? Le jumeau Callahan les savait tordus, quand il était plus jeune, même après qu'il ait décidé de faire l'affront à ses parents et à sa famille toute entière de ne pas suivre le chemin hunter tout tracé pour lui, mais alors là, c'est un peu la cerise sur le gâteau. La nervosité qui gagne Noeh manque presque le faire ricaner, après l'aveu incroyable qu'il vient d'entendre. Et ouais, sinon, dehors, est-ce que tout se passe bien ? Son regard meurt d'envie de dériver vers celui de sa jumelle pour qu'ils se mettent d'accord sur un truc commun à répondre – est-ce que ça va bien ? mieux ? est-ce que c'est encore en construction ? Il veut pas s'avancer... - avant que son esprit ne divague de nouveau vers une réponse enjouée à servir à son vis à vis. - Ça va..., qu'il élude, en jetant un coup d'oeil à la pièce qui les accueille aujourd'hui pour cette petite discussion familiale. - Ton fils aîné se prend pour le roi du monde, sa grosse tête va bientôt plus passer les portes, rien d'inhabituel quoi. Un petit tacle à Matthias, ça fait jamais de mal, toujours du bien. Puis ça faisait longtemps que Noeh se l'était pas permis, signe que les choses commencent peut-être vraiment à s'arranger pour lui, au moins en ce qui concerne tout son traumatisme. Il veut pas s'étaler non plus sur tous les progrès qu'il a fait dernièrement, de sa jambe qui accepte de se démerder toute seule comme une grande à sa main qui se délie peu à peu, il veut embêter personne avec ça, alors il passe dessus en se jouant d'une petite note d'humour – un brin malvenue, certes.

Toutefois, Noeh n'y tient plus. Il a pas mal de questions qui lui tournent en tête à présent, des questions auxquelles il ne peut pas partir d'ici sans avoir eu de véritables réponses. Parce que son père, il est bien gentil à prétendre qu'il a rien fait, son fils ne veut pas non plus remettre toute ses paroles en cause, mais c'est louche. Il peut pas dire le contraire. - T'es sûr que tu l'as pas fait ?, que le jumeau souffle en se penchant un peu vers son père. Il a pas non plus envie que les gardiens entendent si son père passe aux aveux... genre vrais vrais aveux. Face aux regards de son père et de sa sœur, le pianiste reprend sa place initiale. - J'demande ! Il lève les deux mains en l'air, un fin sourire aux lèvres... Avant de recommencer, incapable de tenir sa langue, en se doutant que s'il continue sur cette route, soit son père va lui en vouloir, soit Sam, mais il vaut mieux ça que de ne rien savoir du tout. Ils ont besoin de comprendre, lui et sa sœur, il n'est pas question qu'ils repartent bredouille. Venir dans cette prison est déjà une épreuve supplémentaire à ajouter à leurs Cvs, des souvenirs peu heureux qui s'ancrent dans leurs mémoires plus ils restent dans ces locaux, alors si en plus ils n'ont pas droit à un minimum de vérité, où va le monde ? Et où va la famille Callahan ? - Ils peuvent pas sortir ça de nulle part, ils sont bien allés le chercher quelque part... Non ? Penchant la tête sur le côté, c'est un peu comme si Noeh était en train de faire la morale à son père. Ses suspicions sont simples : qu'est-ce qu'il a trafique, encore, pour qu'au moins une personne dans ce monde puisse croire à sa culpabilité dans une telle histoire ? Le Callahan a bien une idée, une toute petite idée, qu'il distille, l'air de rien... - T'avais peut-être un peu trop bu sur le coup et tu te souviens plus très bien de ta soirée ?

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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Dim 20 Nov 2016 - 14:21

Un regard sur son père, puis sur son frère, et la voilà qui roulait des yeux non sans qu'un sourire amusé n'anime ses lèvres. C'était plutôt rassurant d'assister à ce petit échange, le genre de truc familier qui faisait descendre la pression une fraction de seconde. Un coup de coude bourrant les côtes de Noeh pour la forme, alors qu'il évoquait Matthias, avant que son air faussement réprobateur ne tienne plus la route. « Ouais, bon, c'est vrai que c'est pas la fête à la maison. Au moins tu peux être sûr qu'il a bien pris les rennes en ton absence, je crois que je l'ai même vu sourire trois fois depuis qu'il gère tout ça, c'est pour dire. » Elle ne s'en voulait même pas de prendre la suite de Noeh allègrement, elle qui ne parlait pas vraiment de son aîné de la sorte devant son père en temps normal. Mais là, il fallait avouer que ça l'agaçait un peu de le voir se pavaner comme le nouveau roi en ville, les pleins pouvoirs enfin dans les mains en l'absence du paternel. Et ça l'inquiètait, aussi, de savoir qu'il songeait sans doute avoir tous les droits sur elle aussi, qu'il pouvait exiger qu'elle se pointe au Manoir sur commande alors qu'elle avait tout mis en oeuvre pour se tenir loin de lui. Il valait mieux noyer l'angoisse dans le sarcasme, et c'était avec un petit air moqueur non feint que la brune avait renchéri. « Mais ça va, sinon. » Même s'il n'était pas là. Ses lèvres se scellèrent avant que les mots ne passent ses lèvres, pouvant rapidement sembler accusateurs, et ce n'était vraiment pas ce qu'elle voulait Sam, d'accabler son père. Parce que ça ne pouvait pas être de sa faute, s'il était ici, là où n'était certainement pas sa place. C'était forcément les autres qui l'avaient piégé, d'une manière ou d'une autre, mais il ne pouvait pas être responsable de quoique ce soit, pas lui. Ou alors, il serait parvenu à s'en tirer. La théorie du complot, c'était la seule chose en laquelle elle croyait. Ses oreilles se firent donc bien plus attentives, lorsque leur père commença ses explications.

Là, elle peina à contenir ses émotions, la Callahan. A ne pas lever les yeux au ciel en entendant ce dont on l'accusait, parce qu'il fallait vraiment aller la chercher loin, cette histoire. Le type qui avait lancé cette info ne devait pas manquer d'imagination, et de sadisme. Comme si son père était de ce genre-là. Elle hocha la tête alors qu'il affirmait ne jamais avoir rien commis de tel, sans avoir à se forcer pour avoir l'air totalement persuadée de son honnêteté. Elle n'avait jamais douté de lui, pas la moindre seconde en vingt-six ans, et en était certainement incapable. Elle croyait en son père plus qu'en toute autre chose, et s'il leur disait que c'était faux, c'était que ça l'était, point. Et la réaction de Noeh, en notant à quel point celui-ci lui demandait sérieusement s'il ne l'avait pas fait, elle ne pouvait pas l'accepter. Le regard outré qu'elle braqua sur lui, alors qu'il poursuivait, s'accompagna d'une oeillade désolée dans la direction de leur père. Elle avait presque cru qu'il plaisantait - le genre de blague très déplacée, certes, mais pas surprenante quand elle sortait de sa bouche à lui - mais là, là elle ne pouvait pas laisser passer ça du tout. « Mais t'es con, ou quoi ? » Baissant le ton pour que personne ne soit témoin de la scène, ses iris tempétueux s'ancrèrent dans ceux de son jumeau, alors qu'elle y lisait finalement une véritable incertitude. De celle qui ne pouvait qu'être communicative, même si elle n'avait vraiment pas envie qu'il poursuive sur ce sujet. Pour ce qui était de la fraude, rien de bien grave, en fait, parce que leur père le reconnaissait de manière détournée et que la brune savait très bien quels avantages ils pouvaient tirer de la position de leurs parents dans le milieu. C'était une protection garantie, en cas de problèmes, d'être l'enfant des Callahans, et par extension pour les hunters qui agissaient sous leurs ordres. Pour ce qui était de l'enfant, en revanche, l'hypothèse que leur père leur mente à ce sujet, c'était plus difficile. Sûrement la raison pour laquelle elle dirigea ses airs réprobateurs vers Noeh, dans un premier temps. « C'est vachement constructif, ce que t'avances là. » Soupirant sans pourtant détourner ses yeux dans la direction du paternel, incapable de le regarder en sentant un doute dont elle ne voulait pas s'immiscer au fond de ses tripes, ses sourcils se froncèrent légèrement. « T'aurais peut-être pu t'arrêter avant de commencer à raconter de la merde comme ça. » Parce que malgré tout, elle n'aimait pas ses airs désobligeants, cette insolence envers lui en évoquant la boisson. Une fois que ce fut dit, la brune se révéla pourtant incapable de rompre la discussion, d'embrayer sur la question de leur père en ce qui concernait l'extérieur. C'était ce qu'elle voulait faire, pourtant, mais y'avait ce quelque chose qui titillait sa curiosité et emballait lentement ses craintes, celles qui ne s'étaient pas exprimées jusqu'ici car l'idée qu'il soit coupable était inimaginable. Un battement de cil reporta son regard sur leur père, alors qu'elle marquait une hésitation. Mais maintenant que Noeh avait réussi à semer le doute dans sa tête, elle avait besoin de demander elle aussi, même si ça serait sur le ton de celle qui n'y croit pas du tout, qui pose la question quand même. « C'est quoi toute cette histoire. Qui est venu porter de telles accusations ? Comment des gens ont pu créer de toute pièce une histoire aussi tordue ? » Elle s'en voulait, en bonne fille qu'elle était, de remettre sa parole en question. Parce que les mots n'étaient peut-être pas les bons, l'accusation trop forte, mais qu'il y avait peut-être bien un fond de vérité, même si ce n'était pas grand chose.

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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Dim 18 Déc 2016 - 22:06

Il s’en sortirait Alexander. Il le savait, il n’en doutait pas une seule seconde, il allait sortir de cette prison et reprendre le cours de sa vie. Il avait plus d’un tour dans son sac et il était avocat, il savait à peu près tout ce qui pourrait être utilisé contre lui et il prenait de préparer sa défense point à point. Il avait tout le temps pour ça au fond de sa cellule, il ne risquait pas d’avoir quelque chose de beaucoup plus passionnant de prévu. Il aurait presque pu se représenter lui-même, si jamais ça avait pu être une bonne idée. Enfin, il ne savait pas si l’avocate avec laquelle il se retrouvait était vraiment une bonne idée aussi. Elle devait bien savoir faire son boulot dans le fond, mais elle était jeune, maladroite et elle avait un air tellement innocent qu’on se demandait pourquoi elle avait un jour décidé de devenir avocate. Faudrait qu’il lui pose la question un jour, pourquoi avocate, parce qu’elle n’en avait pas franchement le physique. Mais bon, comme on disait souvent, l’habit ne fait pas le moine et il attendait encore de voir comment la petite Byers allait bien réussir à le surprendre. Il avait du mal à avoir confiance en elle, parce qu’il avait du mal à avoir confiance en quelqu’un qui ne portait pas le nom de Callahan (ou Lecter à la limite, Wolstenholme, Caesar, peut-être), mais bon, il voulait bien au moins lui laisser le bénéfice du doute à son avocate, après tout, c’était pas terrible de juger quelqu’un sur son apparence et si Adelaïde avait choisi Jessalyn pour lui servir d’avocate, il devait bien y avoir une raison. Au moins, il lui faisait confiance à sa femme, puisque, après tout, elle, elle portait bien le nom de Callahan.

« T’inquiète pas Noeh, c’est dans les gènes Callahan. » Qu’il répliqua, un léger sourire sur les lèvres. Non, y avait rien dans les gènes Callahan qui faisait qu’ils avaient l’air bien dans toutes les couleurs, si bien qu’au final, ce orange criard, il avait de plus en plus de mal à le supporter Alexander. Au moins, dans le reste de Callahan, il semblait que ça allait à peu près, d’après les propos des jumeaux. Même si évidemment, il n’était pas surpris d’entendre ces quelques attaques envers Matthias. Fallait croire que son fils aîné ne faisait pas l’unanimité chez ses cadets. Il doutait que ce soit juste parce qu’ils n’avaient pas la même mère. Tous les trois après tout, ils avaient un caractère bien à eux. C’était souvent tendu dans les fratries après tout. Quoi que, lui avec sa sœur, ça s’était toujours relativement bien passé, m’enfin, y avait quand même eu des moments où ils s’étaient tapés l’un l’autre sur le système, fallait pas se mentir. « Soyez gentils avec votre frère, je suis sûr qu’il fait de son mieux. » Il n’en doutait pas, c’était Matthias après tout. Il était toujours à la hauteur de toutes les tâches qu’on lui confiant, peut-être était-ce parce qu’il avait toujours été plus exigeant avec lui qu’avec Salomé et Noeh, comme si ça avait été plus important de bien le former, à cette époque où il venait de perdre sa première épouse et qu’il en avait ressenti une immense haine à l’égard des transmutants. Il s’était peut-être un peu relâcher au fil des années, ce n’était pas forcément une mauvaise chose, même s’il aurait aimé mieux former Noeh, pour lui éviter de se faire avoir par le premier transmutant passant dans le coin. Enfin, pour le moment, ils allaient bien tous les trois et c’était bien le plus important. Il voulait que ça reste comme ça et si pour ça il devait passer le restant de ses jours en prison, ce serait une sentence qu’il serait prêt à accepter.

Il laissa échapper un léger soupire aux propos de Noeh, prêts à répondre, avant d’être coupé par l’intervention de Salomé, au moins, elle, elle ne doutait pas de lui. Pourtant, les accusations venaient bien de quelque part. Il aurait pu nier tout ça, mentir avec facilité pour prétendre que ça sortait de nulle part. Il l’avait dit quelques secondes plus tôt mentir, c’était une grande partie de son boulot. Mais là, il n’était pas dans un tribunal, il était en face de ses enfants, alors il lui devait bien la sincérité, de toute façon, il continuait de penser qu’il avait essayé d’aider Sloane à la base, même si ça avait pris une proportion un peu plus compliquée que ça. « J’avais un laboratoire, avec des médecins, des scientifiques. Un truc pour la recherche sur les transmutants. » De toute façon, ça finirait par devenir officiel et tout le monde le saurait qu’il avait fondé un laboratoire comme ça. Mais au moins, on saurait que ça n’avait jamais été dans un but mal intentionné. « C’était pas dans le but de faire du mal à qui que ce soit. » Ça avait été pour essayer de comprendre mieux, d’aider. Y avait pas de vaccin à l’époque, alors il avait employé des scientifiques pour bosser là-dessus et sur un moyen de contenir un peu les pouvoirs les plus dangereux. Un moyen de résoudre le problème à la source plutôt que de perdre des hommes face aux transmutants. « Y avait cette fille, une collègue. Sa fille, elle était – elle est, télépathe. » Elle l’était toujours télépathe et toujours en vie, alors pas besoin d’utiliser le passé pour parler d’elle. « Elle avait besoin d’aide, la gamine ne maitrisait rien, elle se faisait du mal à elle-même et du mal aux personnes autour. Alors, sa mère elle l’a faite admettre dans ce centre. » En remplissant des papiers, en les signant et compagnie, du coup, l’accuser de kidnapping, c’était quand même exagéré. Il ne lui avait pas forcé la main après tout. Sloane, elle avait pris la décision elle-même. « Elle était complètement hors de contrôle, alors les médecins, ils l’ont plongée dans un genre de coma artificiel, pour éviter qu’elle souffre. » Y avait pas d’expérience menée sur elle au-delà de ça, et franchement il l’avait vu la gamine, elle avait été dans un état terrible à percevoir les pensées de toutes les pensées du monde autour et ça avait été difficile pour les autre, d’avoir l’impression d’avoir quelqu’un dans leur crâne, la preuve étant que sa propre mère ne l’avait pas supporté. « Maintenant, sa mère et son père, me tiennent responsable de l’état de leur fille, qui est apparemment toujours dans le coma, plus vraiment artificiel. » Plus du tout même. Il ne savait pas si elle était réveillée depuis, ou si y avait des séquelles. « Et puis les médecins ont essayé de descendre l’équipe de police qui est intervenue pour récupérer la gamine, du coup, ça peut être assez mal interprété comme situation. » Mais ce n’était qu’une question de point de vu, on était aux états-unis après tout, ils avaient le droit d’avoir une arme et ils ne s’attendaient pas à voir des policiers et évidemment ça donnait l’impression d’un secret à protéger et y en avait bien entendu, parce qu’y avait pas eu que Willow dans ce laboratoire, y avait eu Bucky aussi, mais lui, c’était une autre histoire que personne ne découvrirait, il s’en était assuré Alexander. « C’était pas un truc très officiel ce labo. » Ça posait problème, bien évidemment, enfin, concernant Willow, il n’était pas plus responsable de ses malheurs que sa propre mère, ou la génétique qui l’avait martyrisée avec un don pareil. Il n’avait donc aucun mal à se voir lui comme le gentil de l’histoire qui avait essayé d’aider et ouais, il avait menacé Sloane de tuer sa fille si elle ne l’aidait pas avec certaines affaires, mais il n’avait jamais blessé la gamine et puis, elle aurait bien du mal avec cet argument devant un tribunal Sloane, parce qu’y avait aucune preuve de tout ça, puisqu’il n’avait pas blessé cette gosse et que même réveillée, Willow ne le reconnaîtrait pas parce qu’elle avait dû le voir deux ou trois fois seulement à tout casser. « J’ai essayé d’aider et ça a pris des proportions compliquées. Y avait pas de vaccin quand elle a perdu le contrôle et quand bien même y en a un maintenant, ça lui aurait probablement fait plus de mal que bien. » Il avait bien vu les effets que ça avait eus sur Bucky après tout, ce vaccin. Elle souffrait déjà la gamine, pas la peine d’en rajouter une couche.
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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Sam 21 Jan 2017 - 11:06

Un sourire amusé envahit le visage de Noeh quand il entend son père défendre Matthias. C'est fou à quel point ce dernier a toujours été le petit protégé de leur père, alors qu'il n'en a franchement pas besoin. Un mystère pour le jumeau Callahan, qui préfère, une nouvelle fois, ironiser les choses. - Je ne suis que bienveillance et gentillesse avec Matthias depuis que je suis né, je peux pas faire mieux. Néanmoins, cette petite aparté ne dure pas plus. Noeh s'est essayé à une dédramatisation de la situation présente, dans laquelle son père se retrouve tout de même emprisonné, qui n'est pas du tout bien passée du côté de sa jumelle. Sa première question fait lever les yeux au ciel à Noeh, avant qu'il ne lui accorde toute son attention en se tournant vers elle, un air blasé collé au visage. - Ça va, moi aussi j'me pose des questions, ça sert à rien que j'les garde pour moi alors qu'on est enfin devant papa... Faut toujours qu'elle trouve le moyen de le reprendre. Souvent, Noeh se dit qu'elle se prend pour leur mère quand elle fait un truc comme ça. C'est fortement agaçant. L'orde des choses a toujours été ainsi, entre eux, par moment, mais c'est tout aussi normal, tout aussi logique, ils sont jumeaux après tout, ils sont là pour se mesurer l'un l'autre et peser dans la balance pour façonner un équilibre bien à eux. Un équilibre qui les définit.

Le regard de Sam veut dire beaucoup. Pour le coup, Noeh rentre presque la tête dans les épaules. Ok, il a merdé, il s'y est mal pris. Les flammes qui passent dans les prunelles de sa moitié lui font pousser un soupir. L'assistant du lycée avoue qu'il n'a qu'une seule envie : continuer ce combat de regard pour prouver à Sam qu'elle n'aura pas le dernier aujourd'hui ni maintenant... mais au final Noeh craque. Il réalise qu'il n'a pas très bien présenté les choses, et que son père n'a sans doute pas besoin de ça dans un tel moment. Mais, après tout, Noeh n'a jamais été très doué pour laisser entrevoir ce qu'il a sur le cœur. Là, toute cette situation le meurtrie, au fond, le bouscule dans une sorte d'incertitude croissante et une crainte pour son père qu'il ne pensait pas ressentir un seul jour, d'où son besoin de tout masquer derrière une gouaille de mauvais goût. De très mauvais goût.

Le jumeau Callahan finit par planter son regard dans celui de son père, brièvement. - Désolé. Il ne va plus parler à présent, juste écouter et se taire. C'est sans doute ce qu'il y a de plus compliqué à faire pour lui, mais c'est également la meilleure attitude à adopter. Surtout quand les explications de son père arrivent enfin, et qu'elles ne sont pas aussi détachées et « sympathiques » que ce que Noeh a pu laisser entendre juste avant. Au contraire.

Durant toute la prise de parole de son père, Noeh ne se tourne pas vers Sam. Il ne la regarde pas, il garde une respiration lente, maîtrisée. Il ne fait aucun geste dans sa direction, même si sa main a bien envie de trouver la sienne, juste pour la rassurer. Juste pour lui assurer qu'il est là, que ce qu'a vécu cette gamine à la mutation écho de la sienne, elle ne l'aurait jamais vécu de la main de leur père et ne le vivra jamais. Malgré lui, ses muscles se tendent légèrement. Imaginer sa jumelle dans un état autre, second, voire même si lointain qu'il lui serait impossible de lui parler, un peu comme ce qu'elle a vécu quand lui-même était dans le coma provoqué par Adriel, c'est une idée terrifiante. Une vision des choses qui le terrifie, et qui force Noeh à ne pas lâcher son père du regard, une fois ce dernier relevé dans sa direction.

Toute cette histoire, elle fout une grosse claque au jumeau Callahan. Parfois, sans le vouloir, il oublie les origines de sa famille. Il méprend toutes ces histoires de chasseurs, d'héritage, de devoir, dans le prolongement logique de son choix de ne pas se consacrer à la chasse, comme sa jumelle, ou son demi-frère, ou ses parents. Il oublie presque trop facilement, encore plus depuis sa rencontre avec Adriel et son accident. Les étroites relations entre chasseurs et mutants, il aimerait pouvoir les éliminer de sa mémoire pour ne plus jamais en être affecté. Malheureusement, à entendre son père livrer son récit, Noeh sent la douche froide s'abattre sur sa carcasse. Au final, il appartiendra toujours à ce monde, qu'il le veuille ou non. Il aura beau nier la monstruosité qui coule dans ses veines, celle créée au fil des décennies par des aînés et des ancêtres prêts à tout pour faire disparaître les personnes dotées du gêne mutant, cette monstruosité continuera à le hanter. Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse.

Un instant silencieux, Noeh finit par se racler la gorge. Il faut bien répondre quelque chose à son père, après tout, plutôt que de perdurer dans un silence de mort qui ne servira pas. Encore plus si Sam ne trouve pas les mots pour répondre à cette mise en situation des plus affreuses. - Je vois..., que le jumeau Callahan souffle, jetant un petit coup d'oeil à sa jumelle. C'est à ce moment précis que Noeh se rend compte que les battements de son cœur se sont emballés, malgré tout. - Et t'as... tu sais si tu vas pouvoir sortir d'ici bientôt ? Maman peut te défendre ?


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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Dim 2 Avr 2017 - 21:29

L'agacement instantané qu'avait fait naître Noeh dans son regard déjà chargé des émotions de se tenir là, assise en face de son père en tenue orange, fut fugace. Elle crut un instant que sa patience à son égard allait s'envoler alors qu'il rétorquait sur un même ton, crispant imperceptiblement ses mains sur la table. Mais non, et son jumeau finit même par s'en excuser auprès de leur père. Elle n'en attendait pas tant, et la surprise détendit légèrement ses lèvres sans qu'aucun mot supplémentaire n'en sorte. Se reconcentrant sur son père, sur les questions qu'elle avait également à poser, la question plus exactement qui la taraudait. Le coeur battant alors que ses traits regagnaient leur impassibilité naturelle, malgré l'anxiété qui grignotait ses nerfs, la brune scella ses lèvres alors qu'il commençait à leur donner des explications, de véritables explications. De celles qu'elle n'oublierait jamais, qui allaient se graver fermement dans son esprit et y resurgir sans relâche dans les temps à venir. Au départ, cette histoire de laboratoire, ça semblait surprenant, mais pas tant que ça finalement. C'était plutôt logique de s'intéresser à la source même de ce mal qu'ils cherchaient à éradiquer. C'était sûrement plus propre, moins dangereux aussi, de s'intéresser dans l'ombre à ce qui pouvait se produire dans ces génomes anormaux. Comprendre comment une simple mutation comme il en existait des milliards pouvait subitement rendre un être lambda si dangereux, hors de contrôle. A force de côtoyer Joachim Cunningham, la brune avait plus ou moins compris que tant que sa prudence à l'égard de sa propre dégénérescence ne faiblirait pas, elle ne serait pas comme eux. Que tant qu'elle restait consciente de pouvoir à tout moment basculer, se laisser dévorer par cette part d'elle contre-nature, elle ne perdrait pas pied, ne deviendrait pas une dangerosité. Qu'est-ce-qui faisait basculer le monstre, alors, réellement ? Du mal, elle en avait déjà fait, à repousser le monde et à blesser certains de ses proches, Matthias, Aspen, et même Noeh, mais jamais encore la télépathie qui logeait dans son crâne n'avait blessé quiconque. Personne, si ce n'était elle. Mais peut-être que ça arriverait, peut-être bien qu'un jour, elle infligerait la douleur de sa présence dans les pensées de quelqu'un, aussi fort qu'elle pouvait la ressentir elle, à se broyer le crâne, à se demander si elle n'allait pas finir par se cramer les neurones. Où étaient les limites de cette horreur qui ne faisait plus d'elle une humaine, tout au plus une dégénérée précautionneuse ? C'était le genre de question qui la tiraillait déjà en temps normal, à peu près une fois par jour, si ce n'était plus.

Alors, lorsque le mot télépathe retentit dans la voix de son père, quelque chose se fissura dans sa poitrine. A lui en couper le souffle quelques secondes. Suspendue à ses paroles, le temps semblait s'être brutalement arrêté sur ce terme, sa propre mutation énoncée par son père, l'horreur ronronnant au fond de ses entrailles. Elle avait la sale impression d'être partie trop loin dans ses pensées, d'avoir un instant rêvé ce qu'il venait de dire. Pourtant, elle était bien consciente de ce qui était en train de se produire, alors que ses traits restaient de marbre, qu'elle acquiesçait machinalement de temps à autre, le sang pulsant de plus en plus fort dans ses veines. Ce qu'il décrivait là, elle aurait mieux aimé ne pas l'entendre, parce que c'était tout juste ce qui lui fichait une trouille d'enfer en s'imaginant le jour où ça déraperait. Recevoir les pensées de trop de monde en même temps, elle l'avait vécu, plusieurs fois, jusqu'à ne plus être en mesure de réfléchir par elle-même, presque incapable de reprendre possession de son corps et de son esprit. Ce jour-là, elle s'en souvenait trop bien, se demandant parfois ce qui serait arrivé si Jekyll n'avait pas été là pour la ramasser, la remettre sur pied. Si elle aurait fini comme un légume,  dans cette souffrance sourde, permanente. Celle dont son père avait essayé de délivrer la gamine, semblant causer plus de tort encore. Détachant ses paumes de la table pour venir les comprimer entre ses jambes serrées, elle essayait de camoufler le tremblement qui venait  de s'y inviter, qu'elle ne maîtrisait pas vraiment. C'était un peu trop à supporter, tout à coup. Le fait que les médecins aient essayé de tuer des flics, c'était presque accessoire à côté de la panique qui écrasait sa cage thoracique. Et puis, l'entendre parler du vaccin, aussi. C'était quelque chose qu'elle s'était déjà demandée, forcément, ce que ferait son père s'il l'apprenait, pour elle. Pas le vaccin, alors, ça s'inscrivait aussi dans son crâne. Il avait épargné la môme malgré cette tare qu'elle portait en elle. Trop d'informations et la Callahan ne savait plus comment calmer ses pensées. Une chance que quelques gouttes de nh24 se trimballaient encore dans ses veines pour éviter qu'elle ne déraille, ce qui n'aurait sans doute pas manqué d'arriver, sinon.

« Tu pensais bien faire. T'aurais pu l'éradiquer, leur gamine, là t'as essayé de l'aider malgré qu'elle soit dégénérée. » Un murmure seulement audible d'eux trois, bien loin de la portée des oreilles qui traînaient. Sur le ton du constat, autant pour lui que pour elle-même, mesurant ce que son père avait fait, finalement. « C'est tout à ton honneur, ça change pas grand chose, mais moi j'trouve que t'as bien fait. » S'humectant les lèvres en détournant vaguement le regard, faisant mine de s'intéresser au garde et au fait qu'il se trouve toujours à distance. Bien sûr qu'il avait bien fait, de ne pas l'éliminer ni même de la vacciner. C'était tout l'égard qu'elle aurait souhaité pour elle, le coma artificiel en moins, et encore, ça dépendait de l'état dans lequel elle se serait trouvée. Elle avait bien senti le regard de Noeh sur elle, et était complètement incapable de le regarder, de peur que ses yeux ne la trahissent et qu'elle ne parvienne à retrouver une contenance après. Alors, elle se contenta d'embrayer sur ce qu'il avait dit, lui. « Oui, m'man peut pas faire quelque chose pour t'aider ? » Reportant son regard sur son père, espérant que l'air perturbé qui montait sur ses traits passerait pour de l'inquiétude à son sujet. « Tu as choisi qui, comme avocat ? » Plus ou moins certaine qu'il allait lui indiquer un nom connu, un de ceux qui travaillaient dans son cabinet. « Il a plutôt intérêt à assurer sinon il aura à faire à moi. » Un maigre sourire en coin, au milieu du malaise qui ne la quittait pas, comme si elle pouvait douter des capacités de ceux qui travaillaient avec lui, ce qui était loin d'être le cas. C'était assez ironique, finalement, parce qu'il n'y avait pas de doute à avoir sur leurs capacités à le défendre. Tout dépendait maintenant des cartes qu'avaient en main ceux qui l'accusaient.

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MessageSujet: Re: (callahans) memories tend to just pop up   Lun 1 Mai 2017 - 16:47

Tuer des transmutants, c’était ce qu’il faisait depuis qu’il était gamin. Il avait été entrainé dès qu’on avait jugé qu’il était prêt et dès lors, on ne l’avait plus considéré comme un enfant, mais comme un homme qui avait entre ses mains le destin de l’humanité. Il avait appris que c’était son devoir de protéger les humains contre la menace des transmutants et qu’il fallait bien qu’il le fasse, parce que personne d’autre ne le ferait. Chez les Callahan, c’était une mission qu’on acceptait avec honneur. Il l’avait fait Alexander, pendant longtemps, presque toute sa vie. Il s’était juste permis de mettre ça entre parenthèses le temps de faire ses études, de construire ce qui aujourd’hui représenté une grande fierté pour lui, une profession à laquelle il tenait. Cette pause dans la chasse, il l’avait payée très chère. Sa femme était morte et il avait bien du mal à passer l’éponge, même maintenant, après des années et des années. Alors peut-être que ça aurait pu être facile pour un type comme lui de se dire que les transmutants méritaient tous de mourir, fin de l’histoire. Mais y avait des exceptions pour lui et Willow et Bucky en avaient fait partie. Il ne savait même pas s’il avait eu tort ou non, puisque maintenant, il était là en prison, pour cette histoire avec la petite McNally et non pas pour les cadavres qu’il avait laissés derrière lui au cours de sa vie. Ça avait presque quelque chose d’ironique, quand on y pensait.

Il s’était contenté de lever les yeux au ciel, suite à la remarque de Noeh sur son frère aîné, il avait l’impression que c’était une cause perdue ça, Matthias et Noeh ne s’entendaient pas et ça aurait presque pu être normal qu’ils se chamaillent étant jeunes, mais maintenant, ça semblait trop tard pour eux deux. Enfin tant qu’ils ne s’entretuaient pas c’était déjà un bon début. Il ne pouvait rien faire, surtout depuis sa cellule pour faire en sorte que ses fils arrêtent de se tirer dans les pattes, alors il préféra se concentrer sur l’histoire qu’il avait à raconter. Ce qui faisait qu’il était en prison. Il avait parlé du laboratoire, de Willow, de ce qui était arrivé à la gamine en omettant peut-être qu’il avait fini par profiter de la situation pour faire chanter la mère de la gamine, mais ça ce n’était qu’un détail que personne ne pouvait prouver de toute façon. C’était la parole de Sloane contre la sienne et il se disait que croire une femme qui a confié volontairement sa fille à un laboratoire, ça pouvait être difficile. Quand on y réfléchissait bien, il pouvait facilement se faire passer le gentil de l’histoire. Ce qu’il était, au moins de son point de vue à lui. Au moins, Salomé semblait voir les choses comme lui. « Merci. » Qu’il répondit à l’adresse de sa fille. L’avoir de son côté, c’était rassurant, il n’avait pas envie que ses propres enfants se mettent à le détester pour ce qu’il avait pu faire. « Faut croire que l’ancienne méthode reste la plus efficace. » Un commentaire qu’il ne put retenir. L’ancienne méthode comme il disait pour ne pas parler ouvertement de meurtre dans une cellule, c’était ce qu’il avait appris plus jeune, ce qu’il avait transmis à ses enfants. Tuer les transmutants, point final. S’il avait tué Willow, il n’en serait peut-être pas là aujourd’hui.

Il ne savait pas trop quoi en penser et pourtant, il avait toutes ses journées pour réfléchir au sens de sa vie à présent. Il en utilisait une grande partie pour essayer de trouver un moyen de sortir de là. C’était son métier après tout et il avait toujours été très doué en tant qu’avocat alors au moins, à force de creuser, il se trouvait des pistes pour se sortir de là, c’était plus raisonnable que de se demander si oui ou non, il avait bien agit dans cette histoire avec Willow. Il savait lui qu’il préférerait savoir sa fille dans un coma artificiel, plutôt qu’en train de souffrir à cause d’un don non maitrisé, ou de faire du mal aux autres, ou juste morte. Mais Willow, ce n’était pas sa fille à lui, heureusement sans doute. « Non, je préfère pas la mêler à tout ça. Ce serait trop facile pour les avocats d’en face de se servir de notre mariage contre nous. » Ouais, ce serait facile de les décrédibiliser si Adelaïde se mêlait de l’affaire. Il l’aurait fait lui, à place des avocats d’en face, pointer du doigt ce mariage tant pis si ça devait après rebondir sur leur couple ou sur leur famille. « J’ai pas vraiment choisi. » Il soupira en pensant à son avocate, il se disait que ce n’était qu’une question de temps avant qu’il la vire celle-là. « Jessalyn Byers. Elle est tellement jeune qu’elle doit sortir tout juste de la fac. En plus elle est … » Il soupira encore, difficile de décrire Jessalyn. « On dit que l’habit de fait pas le moine, mais on dit aussi que les avocats, ils ont l’ai de requins. » Ou quelque chose dans ce gout-là, un truc qui faisait peur, qui avait des dents et qui pouvait faire mal. « Elle serait plutôt du genre … je sais pas, l’animal le plus inoffensif de la planète. » Il ne savait pas c’était lequel lui l’animal qui correspondait le mieux à cette description, mais ça lui irait bien à Jessalyn, cette image, parce qu’elle avait cet air innocent sur ses traits et le sourire au bord des lèvres. Elle n’était pas du tout crédible. « Elle aura sûrement à faire à toi alors. » Il n’avait pas confiance en son avocate c’était clair, il jugeait peut-être un peu vite. Après tout, avec cette fameuse bouille qu’elle avait, peut-être qu’elle avait des chances d’attendrir le jury.


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