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 (gabriela) • all the pain of yesterday.

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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: (gabriela) • all the pain of yesterday.   Sam 13 Aoû 2016 - 15:59

it's always darkest Before the dawn.
— gabriela rivera & isolde saddler —

••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Elle n’avait pas réussi à dormir. Depuis que Cesare avait quitté la maison, Isolde, avait essayé de trouver le sommeil en se disant qu’au moins, endormie, elle n’aurait pas besoin de penser à tout ça et peut-être que quand elle se réveillerait, Cesare serait là, à ses côtés. Alors, elle était restée un long moment dans son lit, à essayer de dormir. Elle avait presque cru que ça venait à un moment, mais son portable avait vibré contre la table de nuit, Cesare la prévenant que ce serait plus long que prévu, qu’ils allaient essayer de récupérer le fameux fils de sa cousine avant qu’il ne soit trop tard. A partir de ce moment-là, dormir était devenu d’autant plus compliqué. Elle n’avait pas envie de fermer l’œil alors qu’elle ne savait pas quand est-ce que Cesare reviendrait, si toute cette affaire se passerait bien. Elle avait dû répondre quelque chose du genre ‘ok, bonne chance, je t’aime’ avant de quitter son lit et de se rhabiller pour retourner au rez-de-chaussée et chercher à s’occuper l’esprit en faisant tout et n’importe quoi, son portable dans la poche de son jean histoire d’être sûre de ne pas louper un potentiel appel ou un message. Elle avait passé un certain temps devant la télé à zapper plus qu’à regarder quelque chose en particulier, avant de récupérer son ordinateur pour se concentrer sur ce qu’elle avait abandonné quelques heures plus tôt quand elle s’était disputée avec Cesare. Mais rien à faire, elle n’arrivait pas à se concentrer assez pour bosser, alors l’ordinateur, il retourna bien vite sur la table basse, là où elle l’avait trouvé. Elle passa un certain temps seulement assise sur le canapé à écouter les secondes qui passaient depuis l’horloge. De longues minutes, seule avec ses craintes et ça ne l’aidait pas franchement. Heureusement sans doute que Clara avait pleuré, la tirant de ses songes dans un sursaut. Elle était rapidement allée s’occuper de la petite, presque déçue quand cette dernière fut rendormie, presque une heure plus tard, la laissant de nouveau toute seule, avec son esprit qui tendait à encore et toujours imaginer le pire. Finalement, elle eue l’impression d’être vraiment tombée très bas quand elle commença à faire le ménage, elle qui détestait ça, elle pouvait bien admettre qu’au moins, ça permettait de bien resté occupé et puis ça ne faisait pas de mal un peu de ménage de temps en temps, elle n’était pas maniaque, loin de là, mais son côté bordélique avait des limites et puisqu’elle vivait dans une maison au milieu de nulle part y avait personne pour la faire chier parce qu’elle passait l’aspirateur à trois heures et quelques du matin.

Finalement, c’était plutôt propre quand enfin son téléphone sonna. Elle se jeta sur l’engin comme une folle, répondant à l’appel comme si sa vie en dépendait et aux propos de la fille qui lui parlait, ça semblait bien ne plus être qu’une impression. Elle aurait presque cru que son cœur s’était arrêté de battre et de tout ce que la personne au téléphone lui disait, tout ce qu’elle était capable de retenir, c’était ‘Cesare’ et ‘Hôpital’ deux mots qui dans une même phrase ne passaient pas du tout. Finalement elle avait presque juste raccroché au nez de cette fille, la cousine de Cesare sans doute. Peut-être que ça faisait partie des trucs qu’elle avait pu dire dans cette conversation au téléphone qu’elle avait écouté d’une oreille seulement. C’était pas franchement important pour l’instant. Elle ne savait pas trop quelle heure il était, mais tant pis, elle avait téléphoné à Aldrich pour qu’il vienne la chercher et la conduise jusqu’à ce fichu hôpital. Il allait vraiment falloir qu’elle envisage de passer son permis de conduire un jour, histoire de pouvoir se débrouiller toute seule. Plus tard, peut-être, là elle s’en fichait. Elle avait réveillé Clara, pas franchement contente que sa mère la dire de son sommeil alors qu’elle s’était rendormie peu de temps avant, mais pareil, elle s’en fichait bien de ce que Clara pouvait avoir à redire pour le moment. Quand c’était elle qui la réveillait plusieurs fois par nuit, après tout, elle ne râlait presque pas elle. Aldrich était arrivé, elle lui avait rapidement expliqué la situation, alors il l’avait déposé à l’hôpital avant de repartir avec Clara. Elle n’allait pas se trimbalé la petite fille dans les couloirs de l’hôpital, d’autant plus qu’elle s’était rapidement rendormie dans la voiture, ça aurait été dommage de la réveiller encore une fois. Aldrich pourrait s’occuper d’elle de toute façon. Il le faisait souvent, elle avait confiance en lui et elle avait vraiment besoin de savoir que Clara était quelque part où elle serait en sécurité. Elle appellerait plus tard, qu’elle signala avant de descendre bien rapidement de la voiture et de se précipiter vers l’hôpital. Elle avait besoin de savoir comment allait Cesare et comme elle n’avait pas franchement écouté tout ce qu’on lui avait dit au téléphone, c’était assez difficile de pouvoir tirer des conclusions. Elle imaginait le pire bien entendu, c’était si facile de toujours imaginer le pire. Enfin, elle était quand même certaine qu’on lui avait dit qu’il était à l’hôpital et pas mort. Si c’était ce mot en particulier qui était tombé dans la conversation, elle l’aurait retenu c’était certain. Non il était juste à l’hôpital, oui mais dans quel état ? Une question qui rendait chaque battement de son cœur particulièrement douloureux.

Arrivée à l’hôpital, elle ne savait même pas à qui s’adresser, après tout, la seule chose qu’elle savait de la cousine de Cesare, c’était qu’elle s’appelait Gabriela. Elle ne savait même pas si c’était sa cousine du côté de sa mère ou di côté de son père. Gabriela DeMaggio ou Gabriela … ? Elle ne savait même pas le nom de famille de la mère de Cesare, ce n’était pas comme si elle avait eu un jour une bonne raison de poser la question, elle détestait ce qu’elle connaissait de la famille de Cesare. Son père et sa mère quoi. Les autres, elle ne les avait jamais rencontrés. De toute façon, même si elle avait connu le nom de jeune fille de sa mère, si ça se trouve, Gabriela c’était la fille de la sœur de sa mère et d’un autre type avec un nom sans rapport avec celui de la mère de Cesare, alors dans le fond y avait juste zéro chance qu’elle puisse deviner le nom de cette fille et merde, elle s’en fichait complètement. Si elle l’avait appelée, c’était que Cesare avait bien dû lui dire deux trois truc sur elle, au moins son prénom et peut-être son nom. Y en avait pas cinquante des Isolde Saddler dans cette ville et ça tombait bien parce que c’était le nom du maire et le maire, sans doute que Gabriela l’avait déjà vue quelque part hein. C’était ce qu’elle espérait, que ce soit elle qui vienne vers elle, plutôt que l’inverse, parce qu’elle, dans les quelques personnes présentes à l’hôpital à cette heure tardive, elle ne pouvait pas deviner qui était Gabriela. Peut-être qu’elle pouvait éliminer les blondes aux yeux bleus, il devait bien y avoir un air de famille entre Cesare et sa cousine nan ? Elle soupira quand finalement elle repéra une fille qui avançait vers elle. Brune aux yeux foncés. Bonne pioche ? Elle n’avait rien à perdre à tenter le coup de toute façon. « Gabriela ? » La jeune femme en face d’elle acquiesça. C’était bien la fameuse cousine. « Cesare. Qu’est-ce qui s’est passé ? Comment est-ce qu’il va ? » Elle aurait pu poser mille et une autres questions, le tout à une vitesse pas croyable, comme les deux qu’elle venait de poser, mais elle s’arrêta là, au moins histoire de pouvoir respirer, ce qu’elle avait l’impression de ne pas avoir fait depuis une éternité.

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MessageSujet: Re: (gabriela) • all the pain of yesterday.   Jeu 15 Sep 2016 - 11:57

all the pain of yesterday
ISOLDE & GABRIELA

Assise dans le couloir de l'hôpital, ses vêtements encore tachés de sang, Gabriela attendait. Elle attendait qu'on vienne enfin lui donner des nouvelles de Cesare, qu'on lui dise qu'il allait bien, qu'il allait s'en sortir. Parce qu'il allait s'en sortir, l'autre option n'était même pas envisageable. Gabriela et Cesare ne se connaissaient que depuis quelques mois, mais en si peu de temps elle avait compris qu'il était du genre à s'accrocher, ne serait que pour emmerder le monde. À croire que c'était un trait de famille. Quand c'était Gabriela qui avait fini sur un lit d'hôpital après que Joren l'ait retrouvée mourante, elle aussi avait tout simplement refusé de mourir, parce qu'elle avait trop de choses pour lesquelles vivre. C'était pareil pour Cesare, il avait mille et une raisons de vivre. Ou alors, juste deux. Isolde et Clara. Ils ne parlaient pas beaucoup tous les deux, mais ils avaient fini par se faire confiance mutuellement, et Gabriela avait appris que son cousin avait fondé une famille. Tout ce qu'elle pouvait lui souhaitait, c'était que personne ne fasse de mal à ces deux femmes là. Personne ne devrait avoir à vivre ce qu'elle avait vécu ; la mort de son fiancé, l'enlèvement de James par ses propres parents. À cause de son ADN, Gabriela avait vécu un véritable enfer. Toute sa vie n'avait tourné qu'autour des mutants et des chasseurs, du jour de sa naissance jusqu'au moment où son père était enfin mort. Elle avait d'ailleurs du mal à le réaliser, c'était comme si elle avait été miraculeusement guérie d'un cancer en phase terminale. Eleazar Rivera était mort. De la main de sa propre fille, après qu'il lui ait endurer mille et un supplices, après qu'il lui ait arraché son enfant et froidement abattu sa mère. Il n'était plus là, plus jamais il ne ferait plus jamais irruption dans sa vie. Elle avait fini par la gagner, cette guerre qu'ils s'étaient livrée. Mais à quel prix ?

Si Gabriela et Cesare ne devaient avoir qu'une chose en commun, c'était le désamour éprouvé pour leurs paternels respectifs. Ils étaient mal tombés, certainement comme tous ceux qui avaient la malchance de naître dans une famille de chasseurs – et c'était sans évoquer leur gène mutant. Ils se connaissaient à peine, mais ça n'avait pas empêché Cesare de bien vouloir l'aider à récupérer son fils, et ça c'était quelque chose que la jeune femme n'oublierait jamais, elle avait une dette envers lui. Avec son cousin et Joren, ils avaient organisé leur plan d'attaque, conscient que Rafael et Eleazar devaient les attendre de pied ferme. Ce n'était pas un plan parfait, mais c'était toujours mieux que se jeter bêtement dans la gueule du loup comme Gabriela l'avait fait la dernière fois. Mai au final, la victoire était amère. Confrontée à son père, Gabriela avait fini par avoir l'avantage, et elle l'avait tué sans le moindre regret. Elle l'avait regardé mourir, les yeux dans les yeux, jusqu'à ce que la petite étincelle de vie disparaisse de son regard. Ça avait eu un petit quelque chose de très satisfaisant pour elle, le voir mourir en sachant que personne, absolument personne ne le pleurerait. Puis elle s'était détournée, sans lui accorder un dernier regard, et s'était précipitée dans la pièce où il gardait James. Elle avait trouvé son fils dans un simulacre de berceau, en train de hurler, probablement terrifié par le vacarme dans l'appartement. Et pour la première fois depuis qu'Eleazar le lui avait enlevé, elle l'avait pris dans ses bras. Elle l'avait serré contre elle, avait embrassé son front, l'avait bercé et l'avait rassuré ; c'est terminé, maman est là. Elle en avait eu les larmes aux yeux, et si elle n'avait pas entendu Cesare hurler de douleur, elle se serait sans doute mise à pleurer.

Évidemment. Évidemment, les choses ne pouvaient pas se passer comme ils l'avaient prévu. Il avait fallu agir vite, alors Gabriela s'était jetée sur son téléphone pour appeler Joren – qui n'était pas loin – et lui dire de venir récupérer James parce qu'elle devait conduire Cesare en urgence à l'hôpital. Elle aurait aimé rester avec son fils, profiter de lui, mais elle ne pouvait pas abandonner son cousin, pas alors qu'il avait mis sa vie en danger pour l'aider. Oh, Cesare avait râlé qu'il ne voulait pas aller à l'hôpital, mais Gabriela lui avait dit de la fermer – elle ne lui laissait pas le choix. Ils s'étaient précipités aux urgences, et rapidement le personnel médical avait pris Cesare en charge. Gabriela était restée debout dans le couloir un long moment, à faire les cents pas, à attendre qu'on vienne lui donner des nouvelles de son cousin. Puis finalement, elle avait pris la décision d'appeler quelqu'un, la fameuse Isolde dont Cesare lui avait parlé – et accessoirement le maire de Radcliff. Il lui avait donné son numéro, au cas où, et de toute évidence il avait bien fait. Au téléphone Gabriela avait gardé son calme malgré la gravité de la situation pour ne pas risquer de trop paniquer la jeune femme. Puis elle s'était assise, et elle avait attendu, en se persuadant que tout irait bien. Parce que si Cesare devait mourir parce qu'il l'avait aidée, elle porterait la responsabilité de sa disparition toute sa vie. Alors non, il n'était pas question qu'il meure, il allait s'en sortir. Il allait vivre, et à eux deux ils feraient regretter à Rafael sa barbarie. Ils avaient eu Eleazar, ils l'auraient lui aussi.

Quand Gabriela avait vu une jolie blonde débarquer, elle avait tout de suite reconnu la fameuse Isolde. Parce qu'elle ne la connaissait pas, ou simplement de nom, elle était allée à sa rencontre, et avait hoché la tête quand elle lui avait demandé si elle était bien Gabriela. Puis elle soupira doucement ; elle ne savait pas par où commencer pour lui expliquer ce qui était arrivé. Par le début, sans doute. D'un geste, elle invita Isolde à s'asseoir et fit de même. Elle croisa les bras, comme pour dissimuler le sang qui tachait ses vêtements. « Nous étions partis pour récupérer mon fils. Mon père me l'avait pris, pour me punir d'être née avec le gène mutant... » Gabriela haussa les épaules ; ce n'était pas le plus important aux yeux de la jeune Saddler. « Naturellement, mon père et celui de Cesare n'étaient pas d'accord. Nous nous sommes battus, parce qu'avec ces hommes là, il n'y a que la violence pour résoudre les problèmes. Je suis parvenue à avoir le dessus sur mon père, mais Cesare... » Elle serra les poings, sa mâchoire se crispa. « Rafael l'a poignardé à l'abdomen. » Plusieurs fois, mais Gabriela songeait qu'il n'était pas utile de le préciser, c'était une assez mauvaise nouvelle comme ça. « Les médecins ont dû l'opérer, pour stopper l'hémorragie et s'assurer qu'aucun organe n'a été touché. » Gabriela ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. Elle ne l'avait pas forcé à l'aider, non, mais il était tout de même au bloc opératoire parce qu'il avait voulu faire quelque chose pour elle. « J'attends que quelqu'un vienne me dire comment il va... » Gabriela savait que plus elle attendait, moins les nouvelles seraient bonnes. Mais elle essayait tout de même de se persuader du contraire, peut-être que les médecins souhaitaient simplement être aussi méticuleux que possible en s'assurant qu'il n'avait rien de trop grave. « Sans lui, je ne sais pas ce que mon père aurait pu faire à mon fils. Il a été capable d'abattre ma mère sans hésitation... Sans Cesare, je n'aurais pas pu le sauver. Je lui dois beaucoup... Je suis désolée, Isolde. Je suis sincèrement désolée.

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MessageSujet: Re: (gabriela) • all the pain of yesterday.   Mar 4 Oct 2016 - 19:32

it's always darkest Before the dawn.
— gabriela rivera & isolde saddler —

••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Elle avait connu des moments stressants dans sa vie Isolde. Elle avait de l'expérience dans ce domaine-là, peut-être que ça l'avait formée, les expériences qu'elle avait connues. Entre la mort de son père, insurgency et les bombes qu'elle avait posées, mais aussi sa grossesse qui n'avait pas été facile tous les jours, surtout à la fin, quand elle s'était retrouvée à accoucher dans la chambre de motel de Cesare au beau milieu d'une énième dispute. Elle avait stressé à en pleurer comme une idiote et ça ne s'était pas arrangé quand elle s'était retrouvée toute seule dans la salle d'accouchement. Elle se souvenait encore des sensations dans ses veines quand elle avait reçu le doigt de sa meilleure amie, la peur qui s’était emparée d’elle, teintée d’un espoir qui s’était vite envolé dans son face à face avec Rafael, le tout remplacé par une colère sans pareille. Elle avait stressé aussi pendant sa campagne électorale, puis quand elle s'était retrouvée dans les décombres de l'explosion avec un taré qui voulait la tuer. Elle avait été angoissée le jour où elle s’était réveillée attachée à une chaise, avec en face d’elle un hunter qui l’avait torturée pendant toute la journée et l’angoisse, elle ne s’était pas atténuée pendant les jours qui avaient suivis avant qu’elle ne s’envole en France en compagnie de Cesare et Clara. Ça avait été horrible aussi, quelques heures plus tôt, toutes les sensations qui s’étaient emparées d’elle quand elle avait réalisé que Cesare allait s’en aller. Elle avait eu peur, parce qu’elle allait se retrouver de nouveau toute seule, elle s’était inquiété pour lui, pour ce qu’il allait encore devoir subir s’il rentrait chez son père et puis elle avait eu cette appréhension dans ses tripes, parce qu’elle avait ignoré quand est-ce qu’elle le verrait pour la prochaine fois. Puis finalement, après la dispute qu’ils avaient eue, elle s’était fait à l’idée qu’il reviendrait dans à peu près deux heures, avant de recevoir un message qui n’avait fait que l’angoisser davantage, alors qu’il lui disait qu’il allait tenter un truc, avec sa cousine pour récupérer le fils de cette dernière. Mais le pire, c’était l’angoisse qu’elle ressentait dans chacune de ses fibres depuis que son téléphone avait sonné pour qu’on lui annonce que Cesare était à l’hôpital. Elle avait l’impression que son cœur battait trop vite, trop douloureusement dans sa poitrine, que chaque bouchée d’air qu’elle prenait lui brûlait la trachée et les poumons. Elle n’avait probablement jamais eu aussi peur que maintenant et pourtant, elle savait bien qu’elle en avait connu tout un tas, d’expériences stressantes.

Là, c’était effrayant, parce qu’elle ne savait pas comment il allait Cesare, ni ce qui s’était passé et surtout, s’il allait s’en sortir. Ce qu’elle savait en revanche, ce qu’elle savait malheureusement trop bien, c’était que Cesare, il détestait les hôpitaux. Elle le connaissait bien, elle savait qu’il ne serait jamais allé à l’hôpital de lui-même, alors s’il y était, c’était forcément que c’était grave, vraiment grave. Toutes les cicatrices qu’il avait sur le corps, celles qu’elle connaissait si bien à force de les voir, elles venaient de blessures qu’il avait soigné lui-même parce qu’aller à l’hôpital n’était jamais une option, parce que ses parents avaient dû lui dire qu’il ne devait pas faire confiance aux médecins et que de toute façon, c’était mieux comme ça. Ça leur évitait d’avoir à expliquer dans quelles circonstances ces blessures étaient arrivées là où elles étaient. Les explications, auraient probablement conduit les DeMaggio en prison, Cesare y compris. Alors, avec le temps, les années, les entrainements et tout ce qu’il avait dû subir dans sa vie, elle savait que Cesare, il n’irait jamais à l’hôpital, à moins qu’il ne soit même pas en état de dire quoi que ce soit. Alors y avait de quoi avoir peur. Elle avait eu l’impression de mourir à petit feu elle, en attendant d’arriver à l’hôpital, maudissant soudainement sa maison pour être autant excentrée de la ville, parce qu’il s’était passé de trop longues minutes, une demi-heure, trois quarts d’heure, peut-être même plus, entre le moment où elle avait reçu l’appel de Gabriela et le moment où elle était enfin arrivée à l’hôpital. Elle ne savait même pas à quoi elle ressemblait elle Gabriela, mais ce n’était même pas une question qu’elle s’était posée, au pire, elle aurait hurlé ce prénom dans l’hôpital jusqu’à ce que quelqu’un daigne lui répondre. Elle s’en fichait bien, au point où elle en était, de passé pour une grosse hystérique tout juste bonne à être internée en psychiatrie. Si jamais elle perdait Cesare ce soir, c’était certain qu’elle y finirait, en psychiatrie, parce qu’elle se sentait bien incapable de trouver la force de continuer si elle devait de retrouver toute seule. Y avait Clara aussi ouais, mais dans la liste de ses nombreuses craintes, y avait aussi le fait de ne jamais réussir à être à la hauteur de son rôle de mère et cette peur, la présence de Cesare l’atténuait au quotidien, mais si elle devait le perdre, elle reviendrait bien trop vite, l’accablant plus qu’elle ne le serait déjà.

Il ne pouvait pas mourir. Il était fort résistant et elle savait qu’il trouverait toujours les ressources nécessaires pour se battre et pour revenir vers elle. Elle voulait y croire, elle devait y croire, parce que sa vie, elle n’aurait plus aucun sens sans lui. Il ne pouvait pas mourir et pourtant s’il était dans ce maudit hôpital, c’était de toute évidence, parce que c’était critique. Au moins, s’il était à l’hôpital c’était qu’il n’était pas mort, qu’y avait du monde pour essayer de le tirer d’affaire et Isolde elle essayait de rester positive, mais c’était la chose la plus dure au monde en cet instant. Heureusement, il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour la trouver la fameuse Gabriela. Elle se laissa tomber sur la chaise la plus proche, heureusement qu’elle était là cette chaise, sans quoi elle se serait probablement effondrée par terre aux paroles de Gabriela. La phrase qui semblait ne plus vouloir quitter son esprit c’était ‘[i]Rafael l’a poignardé à l’abdomen[i]’. C’était forcément mauvaise signe ça. Il contrôlait le métal, comment est-ce qu’il avait pu se laisser poignarder comme ça ? C’était débile comme question, vite effacée au profit d’une forte envie de meurtre sur Rafael. Elle aurait dû le tuer quand elle en avait eu l’occasion. Pourquoi est-ce qu’elle était repartie de cette baraque en le laissant en vie hein ? Parce qu’elle faisait partie des gens bien ou une connerie de ce genre. En attendant, fallait croire que les gens biens, ils étaient voués à toujours perdre ceux qui les entouraient, sans jamais obtenir la moindre justice. Rafael, il avait tué son père, sa meilleure amie et puis quoi maintenant ? Cesare ? L’idée était insupportable. Elle avait envie de se lever de cette chaise et de se rendre au manoir DeMaggio pour en finir une bonne fois pour toute avec cet enfoiré et pourtant ses jambes refusaient de lui obéir, elle restait clouée sur place. « Et ton fils, il va bien lui ? » Elle ne savait même pas d’où elle lui sortait cette question, peut-être d’une simple volonté d’être sûre et certaine qu’au moins tout ça n’avait pas été pour rien. Ce serait déjà ça sans doute. Elle l’avait vu, le sang sur les vêtements de la jeune femme, qu’elle essaie de le cacher comme elle le faisait n’y changeait rien. Alors elle le désigna d’un geste de menton, son haut plein de sang. « Est-ce que … est-ce que c’est le sien ? » Elle parlait bien du sang et de Cesare, pas du t-shirt qu’elle portait de toute évidence, mais fallait sans doute pas s’appeler Einstein pour comprendre le sens de la question. Qu’est-ce que ça pouvait bien faire dans le fond que ce soit son sang à lui où celui du pape ? Pas grand-chose peut-être, mais fallait pas trop chercher le sens de ses questions, la logique de l’ordre dans lequel elle les posait, parce qu’y avait plus rien de logique au fond de son crâne, juste des doute, de la peur et une immense tristesse qui faisait déjà remonter les larmes jusqu’à ses yeux. Elle aurait peut-être pas dû le laisser partir ce soir, elle avait trop peur maintenant que le baiser qu’ils avaient échangés avant qu’il ne parte soit définitivement le dernier.

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MessageSujet: Re: (gabriela) • all the pain of yesterday.   Jeu 24 Nov 2016 - 13:56

all the pain of yesterday
ISOLDE & GABRIELA

Gabriela se sentait coupable, terriblement coupable. C'était de sa faute si Cesare se battait pour sa vie. S'il mourait, elle s'en voudrait toute sa vie et aurait à vivre avec la culpabilité de l'avoir conduit jusqu'à sa mort. C'était elle qui était venue à lui, elle qui avait réclamé son aide. Elle avait eu désespérément besoin d'aide, et malgré son caractère plutôt difficile, Cesare avait accepté de lui prêter main forte. Et à présent, il devait être ouvert sur une table d'opération, entourés de chirurgiens qui faisaient de leur mieux pour le maintenir en vie. Ce n'était pas ce que Gabriela avait voulu, elle avait cru qu'ils avaient une chance de battre leurs père à eux deux... De toute évidence, et même s'ils étaient sortis vainqueurs de la bataille, ils les avaient sous-estimés. Rafael s'en était sorti, mais Gabriela se promettait qu'il n'aurait pas le dernier mot. Il ne valait pas mieux qu'Eleazar, ils étaient tous deux de belles ordures... Eleazar était mort, mais c'était à peine réconfortant puisque Rafael courait toujours, lui. En poignardant son fils à deux reprises, il avait prouvé qu'il ne valait pas mieux que le frère de son épouse, et tout ce que Gabriela pouvait espérer pour son cousin, c'était que sa mère ait comme la sienne une "révélation" qui lui ferait comprendre qu'elle avait été dans le faux toute sa vie. Ou peut-être qu'elle aussi mourrait des mains de son époux, parce qu'elle le décevrait... Gabriela secoua la tête ; elle se fichait biens des problèmes de couple des DeMaggio, ce n'étaient pas eux qui étaient en train de lutter pour leur survie. Qu'ils aillent au Diable, eux et tous ceux qui leur ressemblaient. Elle avait souffert toute sa vie à cause de gens comme eux, et elle savait qu'elle était loin d'être la seule.

En regardant Isolde, Gabriela ne pouvait s'empêcher de se demander si elle et sa fille ne seraient pas de victimes collatérales de cette guerre familiale. Rafael était-il au courant de la relation qu'entretenait son fils avec la jeune mutante ? Gabriela n'en savait rien, elle n'en avait pas la moindre idée. Si elle savait qui était Isolde, c'était parce que Cesare en avait parlé plusieurs fois, mais en fin de compte elle ne savait pas grand chose d'elle, d'eux. Elle ne s'était pas permise de s'immiscer dans leur vie privée, et pour être tout à fait honnête, elle n'en avait pas eu grand chose à faire. Décidée à récupérer James coûte que coûte, elle avait été égoïste et ne s'était pas souciée des autres, à l'exception de Joren. Tout ce qui l'avait intéressée, c'était de sauver son fils... Et maintenant que c'était fait, que c'en était terminé des Rivera, elle se sentait perdue, presque vide. Elle ne savait tout simplement pas ce qu'elle ferait une fois sortie de l'hôpital ; elle aurait toute une vie à recommencer et elle devrait avant tout et surtout apprendre à être mère. James à peine sauvé, elle avait dû le confier à Joren pour pouvoir emmener Cesare à l'hôpital, alors que le serrer dans ses bras était tout ce dont elle avait envie. Elle se consolait en se disant qu'à présent, elle n'avait plus à s'inquiéter de ce que son père pourrait lui faire, en songeant qu'une fois qu'elle serait rentrée chez elle, elle n'aurait plus jamais à le laisser. Alors elle se forçait à prendre son mal en patience, parce qu'il le fallait bien. Après tout ce que Cesare avait fait pour elle, elle n'aurait pas pu se contenter de le déposer à l'hôpital pour disparaître ensuite comme une voleuse, quand bien même elle avait appelé Isolde pour la prévenir que l'homme qu'elle aimait se trouvait dans un état grave. La jeune femme savait-elle que c'était avec sa cousine que Cesare avait eu rendez-vous ce soir là ?

« Quoi ? » La question d'Isolde l'avait surprise. Elle lui demandait si son fils allait bien, alors que Cesare était lui dans un sale était. Le genre d'altruisme auquel Gabriela était si peu habituée que ça la choquait presque. « Oui, il va bien... Il est un peu secoué, mais il va bien... » Par miracle, le bambin était ressorti indemne de l'affrontement. Du moins physiquement... Psychologiquement, Gabriela craignait que le petit James souffre de quelques troubles, il avait vu et vécu des choses qu'aucun enfant ne devrait avoir à endurer. Épuisée par cette nuit d'horreur qui n'en finissait plus, elle se rassit sur le banc inconfortable du couloir. La seconde question d'Isolde la fit grimacer, et elle baissa les yeux sur son vêtement. « Je crois... Je l'ai porté jusqu'ici... Il n'avait pas spécialement envie de venir à l'hôpital, mais je ne lui ai pas vraiment laissé le choix. Il n'était pas en état de discuter, de toute façon. » Un petit sourire étira ses lèvres, puis elle releva les yeux vers Isolde. « Mais ça peut aussi être celui de mon père. Ou celui de Rafael. Peut-être même le mien... Ces bâtards ne se sont pas laissés faire, mais nous non plus. » Le sourire de Gabriela se fit plus dur, plus sévère. Après tout, Cesare et elle avaient été élevés pour être des chasseurs sans pitié. Ils savaient se battre, et ils l'avaient démontré à leurs maudits paternels. Gabriela fit la grimace lorsqu'elle remarqua que les siens d'Isolde brillaient de larmes, et elle l'invita à s'asseoir à côté d'elle en lui prenant doucement la main. « Je suis sincèrement désolée, Isolde. J'aurais aimé pouvoir te rencontrer dans d'autres circonstances... Ce que Cesare a fait pour moi... Je ne pourrais jamais assez le remercier. Je lui serai éternellement redevable... Alors quoi qu'il arrive, si vous avez un jour besoin de moi, je serai là. » Gabriela ne promettait pas les choses à la légère. Cesare l'avait aidée à retrouver ce qu'elle avait de plus précieux au monde, c'était une dette qu'elle ne serait jamais en mesure de repayer. Mais si elle pouvait faire quoi que ce soit pour lui et sa famille, elle le ferait. Elle soupira, et remarqua qu'elle n'avait pas lâché la main d'Isolde. « Tout ira bien. » Elle hocha la tête, comme pour s'en convaincre elle même. « Il le faut, pour nos enfants. Clara et James méritent qu'on se batte pour eux, pour leur futur. »

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MessageSujet: Re: (gabriela) • all the pain of yesterday.   Dim 18 Déc 2016 - 23:24

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— gabriela rivera & isolde saddler —

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Isolde, elle n’était pas du genre à croire au karma où en ce genre de trucs, mais plus tôt dans la soirée, quand elle s’était disputée avec Cesare, elle avait été terrorisée à l’idée qu’il puisse partir et ne jamais revenir parce qu’il lui serait arrivé quelque chose et qu’elle, elle n’en saurait rien. Elle les avait besoin longtemps ces inquiétudes, mais elle ne les avait jamais exprimées de la même façon que ce soir. Avec tout ce qui s’était passé avant qu’ils ne partent en vacances, elle n’avait pas pu s’en empêcher. Elle n’avait pas eu envie qu’il parte, qu’il se retrouve au cœur du danger dans cette famille de timbrés, parmi les hunters, alors qu’il était un transmutant. Alors quand elle l’avait vu habillé de la tête aux pieds, semblant prêt à partir sans crier gare, elle avait paniquer Isolde, ça les avait poussé à se disputer et elle lui avait dit qu’elle avait peur qu’il lui arrive quelque chose et qu’en plus, si ça devait arriver, elle n’en saurait rien. Elle lui avait dit tout ça et comme par hasard, Cesare avait été blessé, il était à l’hôpital alors ça voulait dire que c’était grave. Mais au moins on l’avait prévenu. Alors ça ressemblait bien en ce que les gens appelaient le karma ça. Comme si on lui disait qu’elle aurait mieux fait de se taire et de ne pas lui faire tout une histoire, plus tôt dans la soirée, parce que maintenant, ils en payaient les conséquences tous les deux. Elle savait que c’était complètement débile comme façon de penser et pourtant, elle ne pouvait pas s’en empêcher, comme si elle avait besoin de se blâmer pour ce qui était arrivé. C’était facile de s’en vouloir à elle-même, au moins, elle avait le coupable idéal juste sous la main. Pourtant, ce n’était probablement pas ses mots, ni ses craintes qui avaient poussées Cesare à se retrouver à l’hôpital ce soir.

Ça avait été son père, Rafael, qui l’avait poignardé. Même en se disant ça, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle aurait dû le tuer celui-là, au moment où elle en avait eue l’occasion. Pour venger son père, pour venger Anthea, il l’aurait bien mérité après tout. Mais non, Isolde, elle n’avait pas eu le courage de le tuer. Et si Cesare devait mourir ce soir, elle aurait encore perdu quelqu’un d’autre à cause de Rafael DeMaggio. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas imaginer ce que sa vie pourrait être sans Cesare. Elle l’aimait de tout son cœur, plus qu’elle n’avait cru pouvoir aimer quelqu’un un jour. Elle voulait être avec lui, elle voulait rester à ses côtés pour toujours. L’avenir sans lui, c’était impensable. Y avait Clara, elle le savait bien Isolde, mais elle savait aussi, qu’elle avait toujours pensé qu’elle ne serait jamais à la hauteur si elle devait s’occuper de Clara toute seule et elle l’avait fait pourtant, pendant quelques mois, mais maintenant qu’elle avait Cesare, c’était tellement plus simple, tellement plus évident, qu’elle était persuadée qu’elle ne s’en sortirait pas s’il fallait qu’elle se retrouve toute seule. Non, elle ne pouvait pas imaginer un monde dans lequel elle serait définitivement séparée de Cesare. Ce serait trop injuste, alors que toutes les épreuves qu’ils avaient connu jusque-là auraient pu avoir raison d’eux. Parce qu’elle avait voulu le détester, elle avait voulu le rayer de sa vie définitivement, persuadée qu’il l’avait trahie et maintenant et malgré ça, ils étaient encore ensemble aujourd’hui, ce serait trop injuste, de les séparer comme ça alors qu’ils venaient tout juste de se retrouver. Elle aurait dû le retenir ce soir, elle aurait dû se taire, elle aurait dû en finir elle-même avec Rafael. Un tas de trucs qu’elle pouvait se dire autant qu’elle le voulait mais qui ne sauveraient pas la vie de Cesare ce soir.

Y avait que les médecins qui pouvaient faire ça. Ils le devaient, parce que ce soir, Cesare avait mis en jeu sa vie et tout ce qu’il avait, pour aider à sauver un enfant. Ça faisait de lui un héros techniquement, un type bien, quelqu’un qui méritait qu’on le sauve. Quoi qu’il arrive, il serait toujours son héros à elle et elle avait vraiment besoin qu’il soit à ses côtés. Elle adressa un léger sourire à Gabriela suite à sa réponse, au moins, son fils allait bien, tout ça, ça n’avait pas été pour rien. « C’est bien alors. Je suis contente pour toi et pour lui. » Contente, c’était peut-être un peu fort comme mot alors qu’elle ne ressentait aucune joie pour l’instant, juste un immense chagrin, une trouille monstrueuse mais, un léger soulagement malgré tout, parce qu’elle avait été attristée quand même d’apprendre ce qui était arrivée à la cousine de Cesare et à son fils. Quand bien même elle ne les connaissait pas, c’était tellement injuste, qu’elle n’avait pas pu être indifférente à cette histoire, alors c’était bien si le gamin était sauvé et elle espérait que Gabriela puisse être heureuse avec son fils. Elle laissa échapper un léger ricanement aux paroles de la jeune femme, les paupières battant trop vite alors qu’elle luttait contre les larmes. « Ça m’étonne pas de lui ça. Il aime vraiment pas les hôpitaux, je crois qu’il fait pas confiance aux médecins, comme si on pouvait lui faire plus de mal ici. » C’était un peu bizarre comme façon de penser. Personne sans doute n’aimait les hôpitaux, mais Cesare, il avait à l’égard des médecins – et du reste du monde – une méfiance assez importante. Il ne serait jamais venu dans cet hôpital s’il avait été en position de discuter, elle en était certaine Isolde. Elle s’installa doucement aux côtés de Gabriela alors que cette dernière venait de lui prendre la main pour la pousser à s’asseoir. « Moi aussi. Y a finalement un bon côté dans sa famille. » Elle esquissa un nouveau sourire. Gabriela, elle avait l’air d’être une fille parfaitement normale contrairement au reste de la famille. Y avait sans doute eu Aria aussi, du bon côté de la famille, mais elle n’avait pas eu la chance de connaitre la cadette de Cesare. « Merci, c’est gentil. » Qu’elle continua, alors que la brune disait qu’elle serait là, si jamais ils avaient besoin d’aide, un jour. En espérant que Cesare et elle, puisse encore être un ‘ils’ après ce soir, et pas juste ‘elle’ non elle ne pouvait pas le perdre. Entre le nom de Clara, ce fut peut-être le truc de trop, alors que la phrase de Gabriela était peut-être censée la rassurée, elle la fit fondre en larmes. « Clara, elle a besoin de lui. J’pourrais jamais m’en sortir toute seule. » C’était bizarre ce genre de phrases dans la bouche d’Isolde, alors qu’elle l’avait bien souvent répété, qu’elle n’avait besoin de personne, qu’elle s’en sortait très bien toute seule. Elle l’avait probablement balancé à la tronche de Cesare lui-même à un moment. Mais voilà, aujourd’hui, la simple idée de perdre Cesare la faisait s’effondrer complètement, c’était bien la preuve qu’elle ne pouvait pas s’en sortir sans lui, qu’elle avait besoin de lui. Elle ne voulait même plus être toute seule. Elle voulait être avec Cesare, il était tout ce qu’elle voulait. Il avait changé sa vie et ses assurances, il ne pouvait décemment pas l’abandonner maintenant, ni elle, ni Clara. Fallait qu’il s’en sorte, il n’avait pas le choix, il devait bien le savoir non ? Qu’il le devait, parce que Clara et elle, elles avaient vraiment besoin de lui. Evidemment qu’il le savait, elle l’avait su elle, qu’il avait besoin d’elle, quand on l’avait torturé, pendant des heures, et ça avait fait partie de ces idées qui l’avait fait tenir bon, malgré la peur, la douleur et tout ce qui allait avec ; si elle en avait été capable, Cesare aussi, il en était capable.  

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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(gabriela) • all the pain of yesterday.

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