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 (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.

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MessageSujet: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Lun 15 Aoû 2016 - 17:38

Bad day ? Well I promise you a better night.
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Croisant ses jambes fines en laissant une cuisse fendre le tissu noir, repoussant délicatement une lourde boucle brune pour dégager ses traits poudrés, la brune pivota légèrement sur son haut tabouret pour pouvoir balayer la salle principale du regard. S'emparant de manière faussement distraite de sa coupe à cocktail - non alcoolisée, comme à son habitude - elle devait avoir tout l'air de l'une de ces âmes solitaires brûlant de se laisser aborder, de se faire offrir un verre. Avec ses longs cils qui battaient la mesure au gré de ce charme qu'elle dissipait, on l'avait déjà abordée trois fois, et trois fois le déclin s'était laissé entendre d'une voix douce, d'un ton courtois, presque désolé. C'était un petit jeu qu'elle avait mené depuis si longtemps, désormais, que les efforts n'étaient pratiquement plus nécessaires. Elle savait exactement de quel miel enrober ses paroles, le doser savamment pour demeurer suffisamment attrayante et mystérieuse, sans tomber dans l'excès, sans que l'on n'ose se laisser aller aux gestes déplacés sans son accord. Le masque se modifiait au gré des cibles, le rôle s'adaptait, jusqu'à ce que les années l'aient dotée d'une panoplie de personnages divers et variés assez conséquente. Si le plus récurrent était sans nul doute celui qu'elle tenait depuis son arrivée à Radcliff, depuis qu'elle avait infiltré les hunters et qu'elle n'avait de cesse d'évoluer dans leurs rangs, de s'adapter aux membres qu'elle pouvait rencontrer, ce n'était pas là la seule étendue de son talent. Talent forgé depuis longtemps, depuis qu'il avait bien fallu se départir de ses airs de sale gosse et de voleuse chevronnée, depuis qu'elle avait compris que l'art du mensonge pouvait la porter plus haut encore que son agilité légendaire. C'était en se retrouvant seule que la brune avait revu ses ambitions à la hausse. Et c'était en se trouvant de nouveau accompagnée que ça s'était concrétisé. Que les visages s'étaient métamorphosés, que Lexington était devenue la scène de chacune de leurs arnaques, de cette rencontre qui aurait pu ne s'avérer qu'explosive si chacune n'avait pas trouvé en l'autre une partenaire parfaite. Faith était arrivée dans sa vie au moment où elle en avait eu le plus besoin, après des mois d'errance à tenter de mener sa vie comme si Priam allait revenir d'un jour à l'autre. C'était elle qui avait traîné son cul en dehors des bas quartiers, elle qui l'avait aidée à relever la tête et à employer son énergie sur un tout nouveau terrain de jeu. Et ç'avait été foutrement bien, tout le temps que ça avait duré, à se sentir en vie, enfin, après cette période de léthargie. Ça l'avait marquée profondément, la voleuse, jusqu'à ce qu'elle ne parte elle aussi. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve à poursuivre seule ce jeu, qui n'avait plus pour seul moteur que cette colère qui faisait battre son coeur.  Ce jeu qu'elle poursuivait ce soir, parce qu'il lui semblait que c'était ce qu'elle faisait de mieux, que c'était la seule chose dont elle était encore capable, désormais que sa vie n'avait plus vraiment de sens à nouveau. Depuis qu'il avait refermé la porte sur lui une fois de plus, une fois de trop.

Chaque seconde s'égrènait dans la lenteur, lui laissant tout le temps d'assimiler les regards insistants des trois piliers de bar qui se tenaient sur sa gauche, de remarquer les coups d'oeils discrets de ce type à demi écroulé sur sa table, et de garder un oeil sur le seul pour qui elle se tenait là, le seul pour qui elle s'était moulée dans une robe qui lui comprimait les côtes et meurtrie les pieds dans une paire d'escarpins. Sans compter la brosse à mascara qui s'était à nouveau retrouvée écrasée contre son oeil alors que sa paupière se refermait inopinément. Autant dire qu'elle en avait sacrément chier, Octa, pour retrouver une certaine allure après ces semaines à ne plus se lancer sur le ring. Elle ne savait pas si c'était le bon soir, si elle n'avait pas plutôt envie d'aller se défouler contre Parrish, de recevoir quelques coups dans l'estomac pour oublier ce foutu vide que Priam avait laissé dans son sillage. Pourtant le timing semblait parfait, et sûrement qu'elle aurait dû attendre quelques semaines de plus avant de pouvoir le coincer. C'était un type qu'elle gardait dans sa ligne de mire depuis des mois, le genre de quadra chez qui elle aurait pu cambrioler sans vergogne en étant certaine d'y trouver quelques oeuvres d'art à revendre pour un bon prix. Le mari exemplaire, avec le genre de nana qui semblait apprécier de se coiffer pour être parfaitement raccord avec son caniche. Le chef d'entreprise pour qui tout semblait aller à merveille. Qui occupait ses dimanche entre partie de golf et chasse avec ses amis. Chasse aux mutants. Chasse à ceux qui ne semblaient qu'un divertissement de plus aux yeux de celui qui avait déjà tout. Tout et une foutue lassitude qui le poussait à traîner les bars de temps à autre, à aller sauter une de ces idiotes qui se laissait séduire par le personnage et la grosse montre à son poignet.  Le genre d'idiote que la brune incarnerait certainement jusqu'à ce qu'ils se soient suffisamment éloignés, avant de lui donner le coup de grâce. Son sang ne faisait qu'un tour dès que ses yeux de biche se reposaient sur lui, lui qui l'avait bien remarquée, qui venait de lui faire offrir un verre. Ses nerfs étaient si tendus, qu'elle ne s'était pas encore lancée. A se demander ce qui lui arrivait, franchement. Elle n'était pas censée laisser son sang chaud dicter sa conduite, elle était méthodique, prudente et appliquée en ce qui concernait le travail, elle l'avait toujours été. Peut-être qu'elle s'était relancée trop tôt. Peut-être qu'elle pensait bien trop à ce qui lui serrait le ventre depuis que Priam avait disparu de sa vie, et que cette seule évocation fugace suffisait à la troubler, à lui donner envie de chialer, là, tout de suite. La cloche de la porte retentissait déjà, alors qu'elle se laissait aller à y jeter un regard perdu. Et à nouveau, son échine se raidit, ses mains se crispèrent. Bordel. Ses lèvres articulèrent en silence, alors qu'elle ne détachait pas ses yeux de la nouvelle arrivante. Elle ne pouvait pas être là. Pas maintenant. Elle ne pouvait pas redébarquer une fois de plus sans prévenir, sans lui laisser le temps de se préparer à ce bordel qui se ranimait dans son crâne à simplement la voir là, à l'entrée de ce bar. Surtout pas lorsque son regard lui apprenait qu'elle n'était pas là pour le plaisir du lieu, elle non plus. Et ses prunelles sombres continuaient de la fixer avec ténacité, à s'y brûler la rétine, à s'y faire mal dans la poitrine. Parce qu'elle n'était pas prête, la brune, à se confronter à nouveau à sa blonde.

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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Lun 15 Aoû 2016 - 21:15




minor setback ? guess we’ll


make a major comeback  





Retirant son soutien-gorge en se retournant, venant délicatement déposer ce dernier sur son lit, alors qu'elle glissait ses jambes dans une combinaison-short en v qui venait épouser ses formes et mettant en évidence sa poitrine. Elle observait l'ombre quitter la pièce, s'enfoncer dans le couloir décrépis et glauque- illusion, fantasme, mensonge et allégorie. La perte de poids fut virulente, mais Faith récupéra sa forme physique, bien que cela ne fut pas une partie de plaisir. Elle ne tarderait pas à récupérer son corps, encore deux ou trois semaines et cela aurait raison de sa chute drastique qui faisait d'elle presque une anorexique. Replaçant le décolleté, illuminant ses courbes et ravivant les couleurs de la mutante. La saison devenait froide, mais elle ne comptait pas se laisser manipuler par la météo. La blonde quitta la chambre, baladant ses pieds sur le sol, pour tourner vers la salle de bain. Sur tous les miroirs, se trouvait un cache misère, serviettes, draps parfois simplement retiré, déposé au sol et face contre terre. La mutante se retrouva alors face à une serviette, l'observant quelques secondes, pour venir la retirer d'un geste brusque, comprimant le tissu entre ses doigts et supportant son propre reflet. Ce fut face à un visage coiffé, habillé, mais ne portant aucune trace de maquillage, qu'elle fit face. Ses longs cheveux blonds épousaient ses épaules. Ce ne fut pourtant que l'ombre de son mentor, perpétuellement perdue dans le regard de la mutante, qui sembla l'obséder. Observant ce visage ensanglanté, cette gorge tranchée et ces yeux crevés, qui ne cessaient de l'épier, comme le poids de son passé qui venait lui remémorer son passé, sans cesse, encore et toujours. La demoiselle  vint pourtant se saisir de son maquillage, et comme si de rien n'était, comme si cette illusion était devenue tellement simple, qu'elle n'offrait plus rien : ce n'était qu'un souvenir de plus qui devenait une banalité. La mutante se retrouva donc face à cette même femme qu'elle ne cessait de revendiquer : la parfaite demoiselle, belle et qui avait une jolie voix, avec des longues boucles blondes qui faisaient rêver les pubs pour Fructis. L'égarée resta silencieuse face à ce reflet, observant toujours son mentor en prenant néanmoins soin de ne pas se crever un œil. Esquissant un sourire en voyant le reflet lentement se transformer en celui d'ezekiel, et avec une voix brisée, un regard égaré, elle vint à inspirer, lentement, avec l'innocence la gamine qu'elle fut avant de se retrouver à se battre avec ses démons depuis l'incident avec son frère. « ce n'est pas réel. » Et elle se retourna d'un mouvement lent, pour de nouveau se retrouver face à sa salle de bain lumineuse, le couloir lui, était inondé de lumière tant la blonde semblait incapable de dormir dans la pénombre totale depuis l'incident, ou même tout simplement de se glisser dans ses draps. Il n'était pas là, il était loin, il était ailleurs, tout cela n'était qu'un leurre, tout ceci n'était que le raisonnement des sombres heures à supplier son esprit de l'achever. Soupirant alors, la mutante vint à mater son propre reflet dans un geste de dédain, déposant sa main sur le verre, et alors l'objet se brisa de l'intérieur, venant lentement créer une fissure, qui venait nourrir les molécules, se brisant, s'aliénant, venant briser ce reflet, éparpillés sur les morceaux de son image. Et brusquement, ce fut le miroir qui semblait se briser, imploser et venir flotter en l'air, comme une pluie immobile, venant empoisonner l'air. Faith sentait son don se nourrir, non plus de sa haine, mais d'elle, alors qu'une ecchymose de plus venait creuser ses hanches couvertes de tissu fin. Quittant la pièce en éteignant la lumière, récupérant sac, arme blanche et attrapant ses talons. La porte claqua, les morceaux de verre, eux, flottaient toujours comme abandonnés dans une tour d'ivoire.

Profitant du paysage de la ville, la mutante resta de marbre, croisant les regards, observant cette ville minable qui se noyait dans des problèmes ridicules. La demoiselle attrapa finalement un dossier papier, ouvrant ce dernier avec le nom d'un hunter en première page, quelques informations et des photos. Faith était peut-être sortie du système de chasse durant une période discutable sur la notion d'importance, mais il était presque impossible de perdre des habitudes aussi vieilles. La blonde venait pour des informations, sur quelques gros noms, mais sur un éventuel lien avec son frère. L'homme ressemblait à un idiot, une espèce de débile qui pensait avec sa bite lorsque se présentaient des seins. La blonde resta de marbre, observant les détails, puis redressant le regard lorsque le taxi termina sa course, il fit signe à Faith de sortir de ses sordides pensées. La mutante tira deux billets de son sac au chauffeur en indiquant de garder la monnaie. Rentrant son porte monnaie, claquant la porte et se dirigeant vers ce bar qui se perdait dans la classe moyenne, ni populaire, ni bourgeoise. Un lieu de rencontre, un lieu à risque puisque Faith ne connaissait que vaguement l'endroit malgré deux soirées à espionner les visiteurs de l'intérieur. La blonde n'était pas dupe, elle n'était pas une enfant de choeur et elle n'était pas au bord du gouffre : son esprit était atteint, mais elle restait sereine, la peine ne dévorait ses veines que lorsqu'elle s'engouffrait dans les réflexions individuelles. Arrivant près d'une poubelle, sortant un briquet et embrasant le dossier qui n'était qu'une copie, et le laissant tomber en prenant soin de ne pas faire s'enflammer le contenu du récipient. Ce n'est qu'une fois cela fait, qu'elle poussa la porte du bar, avec un sourire narquois en coin, perchée sur des talons dont elle avait trop l'habitude, et les pupilles méprisantes malgré son désir de joie qui devait briller sur son visage pour parfaire le personnage. La blonde promena rapidement son regard dans la pièce, tombant sur la cible qui noyait sa minable petite vie de monsieur chef d'entreprise dans un verre qui ne cessait de se remplir. La mutante commença à avancer en direction du bar, l'asile offert par son frère n'altérait en rien sa capacité à marcher en talons et à se prendre pour une fille supérieure. La blonde détourna rapidement le regard pour finalement tomber sur un visage connu, Faith sembla vivre un ralentissement cinématographique, presque ridicule lorsqu'il était dans sa tête. Détournant son chemin à la dernière minute, faisant un léger détour pour continuer sa route de façon naturelle, presque enfantine avec ses longs cheveux blonds et son air de fille facile. La mutante déplaça son regard vaguement en arrière, observant un serveur au loin, près du bar tenant un plateau, et qui, sembla trébucher lorsqu'il prenait direction d'une table. Un fracas profond s'installant, faisant taire les parleurs et venant détourner le regard de tous en direction du pauvre malheureux, qui serait malheureusement la diversion du soir de la mutante. Profitant de la situation pour s'installer à la droite de son ancienne amie, de son amie, mais malheureusement il était difficile d'en certifier la sincérité. « Il existe autant de chance que cet homme tombe par accident, que de chance que toi et moi soyons dans cette ville, dans ce bar, pour la même raison. » Affichant un sourire en coin en venant observer son ancienne camarade. Le dernier souvenir en sa compagnie était langoureux, et Faith voulait préserver ce moment précieux à ses yeux. « C'est donc véridique : les jolies filles le deviennent plus avec l'âge. Bonsoir, Octavia. »












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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Jeu 18 Aoû 2016 - 23:31

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Le fracas attira son attention le temps nécessaire pour que la voix de Faith à ses côtés la prenne par surprise, Octavia se désintéressant du serveur pour reporter son attention sur elle. « T'appelles ça une chance.. » Légèrement acide avec cette esquisse de sourire moqueur en coin, sans préciser ce dont elle pouvait bien parler. De cette chute calculée, ou de leurs chemins qui ne semblaient pas décidés à arrêter de se croiser. La brune secoua vaguement la tête en observant brièvement Faith, presque incapable de la regarder alors que celle-ci la saluait, crispant sa main sur le pied de son verre. « Putain de merde, je rêve. » C'était sorti à haute voix, dans un souffle, alors qu'elle ne savait clairement plus où se mettre, hésitant entre la porte de sortie et celle des toilettes. Ses émotions lui envoyaient des signaux contraires, la perdant dans des réflexions qui ne faisaient aucun sens, si bien que son attention finit par se focaliser sur un seul et unique point. « De tous ceux qui traînent dans le coin, fallait que ce soit le même. Putain. Mais tu crois que.. » Se retenant à temps d'hausser le ton en jetant un bref regard autour d'elles pour s'assurer que tout le monde était toujours occupé avec le serveur, Octa se rappela de garder la tête haute et les épaules bien droites, de conserver les apparences avant de reprendre la parole. « ... tu crois que j'vais te laisser l'approcher ? C'est mort. Mort, tu m'entends ? J'étais là avant toi. C'est moi qui m'en occupe. » Débitant ses mots en fixant les bouteilles qui se trouvaient présentées sur les étagères, la brune peinait à venir à bout de l'état de nervosité dans lequel Faith la plongeait. Comme si ça ne suffisait pas de se trouver dans la même pièce, il fallait en plus qu'elle vienne s'installer à côté d'elle, trop près, et qu'elle se mette à la saluer avec nonchalance... et même plus si affinités, comme si tout était normal. « J'suis sérieuse, j'me suis pas déplacée pour qu'il me passe sous le nez. » Et c'était pas peu dire, étant donné l'effort qu'avait nécessité le-dit déplacement. Ce qu'elle avait dû mobiliser comme ressources pour ne pas se désagréger à chaque fois qu'une silhouette apparaissait au fil des rues, enchaînant les ruelles en retenant son souffle dès qu'un nouveau pas se greffait au sien. C'était à peu près toujours la même chose, à craindre de le croiser autant qu'à se révéler déçue lorsque les visages inconnus finissaient par se dessiner à la lueur des réverbères. Et maintenant, Faith. Comme si tout avait décidé de contrecarrer ses plans. Si c'était ce foutu karma qui était sur toutes les langues, elle aurait au moins aimé savoir ce qu'elle avait pu foutre pour mériter un tel acharnement. Après tout, elle était plutôt exemplaire, dans son genre. Malgré tout, la blonde se tenait bien à côté d'elle. Ce qui n'avait pas l'air de l'emmerder, elle. Elle semblait même prendre les choses de manière détendue, alors que la brune peinait à tenir en place, et encore plus à la regarder depuis que sa voix avait commencé à s'élever à ses oreilles. C'était plus simple d'aller à l'essentiel. Ce type, Burrows, et le fait qu'elle n'avait jamais été tendre lorsqu'on s'aventurait sur son territoire. Pourtant, c'était encore autre chose qui s'était greffé aux tourments qui lui retournaient le ventre, quelque chose qui ne demandait qu'à exploser depuis qu'elles s'étaient retrouvées pratiquement nez à nez, quelques mois plus tôt. Ça n'avait pas été tendre entre elles, lorsque la rancoeur d'Octa s'était mêlée à la nostalgie d'antan. Lorsque le sujet uprising était venu s'incruster dans le tableau déjà étrange de cette rencontre inattendue. Le ton n'avait pas manqué de monter, ce qui ne manquait pas de soulager la voleuse en temps normal, de décharger ses batteries pour la laisser apprécier ensuite un soupçon de calme. Pourtant, c'était avec une sale amertume collée aux tripes qu'elle était rentrée chez elle, qu'elle n'avait plus revu Faith, qu'elle ne l'avait pas vraiment cherchée. Que la blonde était devenue une nouvelle ombre à appréhender, autant qu'à espérer recroiser. Jusqu'à ce soir. Jusqu'à ce qu'elle la prenne de nouveau au dépourvu, et la voleuse n'avait jamais aimé les surprises. C'était que la blonde semblait bien plus apte à improviser dans ce genre de situation.

Il lui fallut quelques secondes et une gorgée de ce verre que lui avait offert Burrows pour reprendre la parole dans une vague grimace. « Ce connard doit vraiment manquer de confiance en lui, dans l'fond, pour m'offrir un truc aussi corsé. » Nul doute que Faith se souviendrait de l'aversion profonde de la brune envers les boissons alcoolisées, alors que celle-ci se décidait enfin à poser ses prunelles sur elle en retrouvant de son aplomb. Désormais que ce qui ressemblait aux formalités d'usage dans le jargon d'Octavia avaient donné le ton, il était temps de passer aux choses bien plus complexes. « Bonsoir, Faith. »  Des mots qu'elle n'aurait plus songé prononcer à nouveau, un prénom qu'elle avait tenté d'oublier, sans y être jamais parvenue. C'était déstabilisant et agréable à la fois, alors que l'adrénaline commençait à ronronner au fond de ses artères, inévitablement éveillée par sa présence, par les souvenirs qui s'y mêlaient. Le sourire qui se dessina au coin des lèvres d'Octavia était familier, lui revenant comme le fantôme de ce qu'elles avaient été, de ce qu'elles avaient accompli, de cet attachement qui avait été si difficile à rompre en la laissant s'en aller. Elle ne s'abandonnerait plus à la faiblesse, elle se l'était ancré dans le crâne au départ de Priam, une première fois, et avait failli à cet engagement en laissant la mutante entrer dans sa vie, pour s'y casser des dents à nouveau. Elle ne baisserait plus sa garde, elle se l'était promis encore, alors que son ami de toujours disparaissait à nouveau. A regarder Faith, à finir par lui répondre comme s'il n'y avait rien de plus naturel, elle dansait sur la corde raide, sachant qu'il aurait été plus aisé de se détourner, de ne surtout plus la laisser approcher. Il fallait croire qu'elle n'était pas si forte qu'elle l'espérait, qu'à se sentir trop seule sa chère solitude elle-même avait fini par lui peser. « T'es pas mal non plus. » Une fossette qui s'attarda sur sa joue alors qu'elle replongeait ses lèvres dans sa coupe, faisant mine d'en savourer une gorgée avant de lever son verre dans la direction de Burrows en guise de remerciement. Quelques mots s'échappèrent dans un sourire, camouflant leur sens aux yeux de quiconque pourrait les observer à cet instant. « Mais c'est pas pour ta belle gueule que je vais te le laisser pour autant. » Ne détachant pas son regard du sien, la voleuse sentait pourtant à quel point son assurance se retrouvait mise à mal depuis quelques minutes. Retrouver Faith à cet instant précis, ça retournait franchement le couteau dans la plaie, à lui rappeler l'éloignement de Priam, ces milliers de questions qui ne cessaient de la hanter de l'aube au crépuscule. Et puis, c'était franchement étrange de la voir, de lui parler. Elle n'avait jamais été douée pour les retrouvailles, Octa, pour gérer les sentiments qui pouvaient s'éveiller en se retrouvant confrontée à ce qu'elle songeait perdu. Et puis, il y avait ces promesses d'aventure qui se dessinaient sous ses yeux, cette liberté et la part belle à sa témérité qui étaient toujours allées de pair avec Faith, avec ce danger qu'elles avaient apprivoisé à deux, à rouler les plus coriaces et à filer les poches pleines, à s'en tirer in extremis, les coeurs battants à tout rompre, défiant les menaces en déambulant avec nonchalance au bord des précipices. C'était peut-être le pire moment, pour que la blonde revienne dans sa vie. A ce moment précis où la prudence et la réflexion étaient déjà mises à mal par ce besoin de ressentir quelque chose. Si bien que Burrows n'était plus son unique problème, malgré ce qu'elle pouvait laisser paraître. C'était même le cadet de ses nombreux soucis.

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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Ven 19 Aoû 2016 - 18:16




minor setback ? guess we’ll


make a major comeback  


Elle s'était éprise d'une surprise,vivante, bluffante lorsqu'il fallait mentir. Une surprise, qui parfois, reflétait la noirceur de l'âme, la crainte de l'autre et la surprise tragique de croiser son ennemi, futur ami, ancien partenaire, qu'importait, la surprise était le reflet du vécu. Faith était une surprise, diablement détestable, mais affreusement désirable. Un avis, toujours, était chuchoté sur la demoiselle qui persistait à venir emmerder son monde. Le tir dans la tête ne fut pas encore enclenché, elle viendrait se le donner de bon cœur dans quelques semaines, sur ce même plancher qui observa son innocence devenir carcasse, et ses valeurs devenir malheurs. Octavia, pouvait prétendre que croiser Faith n'était pas plaisant, mais si cela était sincèrement le cas : la conversation serait déjà terminée. Son auto-suffisance et son surplus de prestance faisaient de Faith une personne détestablement intéressante, mais cela n'était qu'une apparence et Octavia pouvait se vanter de connaître une partie de ce qui se trouvait sous la surface, les souvenirs fugaces d'une vie ancrée dans les fantasmes utopiques de deux gamines. Le passé n'était pas toujours acide, contrairement au comportement d'Octavia qui passait pour une grand-mère austère. La brune ne semblait pas apte à garder son sang froid, quand Faith, elle était plutôt étrangement de bonne humeur – sans aucun doute l'idée de jouer avec une vieille amie ne faisait qu'éveiller en elle des souvenirs drôles. L'humaine semblait ne pas parvenir à se sortir de sa panique, pourtant futile, ce n'était pas Faith le danger de cette pièce. La brune ressemblait à une bombe avec une jolie robe qui aimait mettre du rouge à lèvres, et il serait intelligent de sa part de venir cesser cette crise de retrouvailles ridicule qui ferait perdre du temps à tout le monde : Faith était patiente lorsqu'elle le voulait, et seulement, lorsqu'elle le voulait. La brune tenta de se mettre à la place de Faith, d'imaginer ses pensées, ce qui la fit sourire alors qu'elle balayait la salle avec un petit sourire enjôleur et un air faussement perdu. La blonde ne perdant pourtant pas une miette des paroles de la brune, qui tentait d'argumenter de façon assez grossière, presque risible, mais cela ne pouvait que mettre du baume au cœur chez la mutante, par mélancolie, et elle l'assumait en silence. La blonde soupira alors en penchant sa tête vers Octavia avec un rictus en coin, ne laissant rien paraître pour rester dans son rôle de greluche. La mutante fixa son regard sur son ancienne camarade. « Tu es sérieuse, wahou, ça change tout ! je vais fuir comme un homosexuel face à un vagin. » Roulant des yeux en laissant échapper un rire légèrement moqueur et en venant déposer un pousse sur le rebord de ses lèvres, venant bien rapidement le retirer, simulant simplement une réflexion aussi brève qu'une blonde en était capable dans l'idée commune. « Donc, plutôt que de monter sur ton poney, tu vas redescendre deux secondes, j'suis pas là pour jouer à la gu-guerre avec toi. Tu crois que je suis là par plaisir ? » La mutante crispant son sourire, tentant de mimer une simple incompréhension : son visage semblait parler, mais ces lèvres étaient contradictoires avec ses mots. Le jeu de manipulation n'était fait que pour ceux et celles qui jouaient dans la cour des grands, maintenant. Octavia jouait avec la mauvaise personne, et plutôt que de venir remuer un conflit qui commençait à dater, elle ferait mieux de sourire et de relativiser sur le comique de situation. La blonde n'était pas convaincue qu'un fantôme de plus dans ses cauchemars lui était nécessaire.

La blonde observa Octavia boire ce verre comme-ci lui faisait plaisir. Le visage hautain de la blonde s'évapora, venant peindre la peine que la mutante ressentait face à ce carnage, et imaginait les papilles de la brune venir la haïr de ce qu'elle venait de faire. Néanmoins, cet élan de compassion sembla bien vite s'envoler face à la réflexion de la brune. Faith plissa légèrement les lèvres en venant observer le bar d'un air innocent, passant une main dans ses cheveux. « Ou alors, il veut te voir ivre morte, ou alors monsieur a caché de la drogue dans ton verre et que ça passe toujours mieux avec de l'alcool fort.  » La mutante déplaça donc rapidement son regard vers Octavia, avec un sourire conquérant et le sourcil arqué avec cet air tellement prétentieux qui faisait d'elle une personne atypique.  « Ce connard manque de sécurité, en tout cas, pour ce qui est du reste, je préfère te laisser t'occuper de ça, tu étais là avant après tout. » Faith ne buvait jamais les verres, et lorsqu'elle osait le faire, elle ne tardait pas à se faire vomir, par habitude et sans doute parce que se faire souffrir calmait ses peines, qu'endurer la souffrance de quelques minutes suffisait à lui faire oublier ce qu'elle était au fond, et qu'elle parvenait à réellement se nourrir de ses forces même dans la douleur primitive et fugace.  Faith mima la surprise alors face à la formule de politesse de son ancienne camarade, qui daignait enfin offrir un autre mot que son petit côté blasé habituel. « Tu me fais l'honneur de me saluer, ça me touche tu sais. » Ironie bien évidemment, alors que la mutante déplaçait son regard furtif sur la cible, mais bien vite la mutante préféra trouver la direction de l'accident du pauvre serveur, observant le jeune homme finir de ranger et passant maladroitement le balais. Il ne semblait pas méchant, mais Faith avait besoin de se servir de quelqu'un et sa tête de victime ferait l'affaire pour le moment. La blonde avait encore des tâches à confier au jeune homme.  Puis Octavia décida d'offrir de l'attention à la mutante, qui détourna son regard pour croiser le regard crépusculaire de l'humaine qui jouait la comédie avec passion, elle semblait mettre du coeur à l'ouvrage et cela serait presque triste de la part d'Octavia de tomber aussi bas, même si Faith était la reine à ce jeu là : l'humaine se débrouillait. Faith soupira alors en penchant la tête avec une moue triste, quelques secondes, alors que son visage retrouvait cet air froid et sarcastique qui caractérisait la blonde, mais qui n'avait rien de hautain pour une fois et il était assez rare que cela arrive pour le souligner. « Fort heureusement, ma belle gueule n'a pas besoin de l'autorisation de mademoiselle pour faire ce qui l'amuse. » La demoiselle vint à jouer avec une mèche de sa chevelure comme une enfant. « Nous sommes deux pour une seule et même personne, il existe des nombreuses options, mais je te propose un compromis audacieux, un truc sympa qui pourrait arranger tout le monde. Moi, je veux juste lui poser une question, s'il a un lien avec un mec un peu con et puis le reste je m'en fous.  » Faith semblait afficher un regard presque heureux de cette hypothèse. « Donc, si par la suite tu veux le tuer, lui arracher les globes oculaires ou même l'apporter au Ku Klux Uprising Klan, pas de soucis, moi je m'en fiche. Disons que ça, c'est l'option la plus simple pour tout le monde, mais... » Faith plongea son regard sur la cible avec un léger sourire en coin. « Si tu refuses mon aide, je peux tout aussi bien lui planter un couteau dans le ventre tout en restant au loin pour observer la scène. Je ne suis pas là, pour te mettre des battons dans les roues, mais si tu tiens temps à te prendre pour meilleure que moi, alors je présumerai que le respect que j'ai pour toi est vain. » La franchise, amère et douce.


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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Jeu 25 Aoû 2016 - 15:53

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Scrutant Faith de son regard inquisiteur, ses mots manquaient d'attiser ce sourire naissant au bord de ses lèvres, à se retrouver à apprécier à nouveau son franc parler, celui qui aurait pu la faire bondir de la part de n'importe qui d'autre. Elle s'en amusait presque, de cette manière de lui répondre, c'était ce qui avait capté son attention en premier lieu lors de ces premières rencontres au hasard des bars, des ruelles, avant qu'elles ne deviennent inséparables. Jusqu'à ce que certains mots ne finissent pourtant par fâcher, froissant ses traits presque détendus. « Du respect pour moi, c'est nouveau ça ? »  Le sourire était mielleux, le ton amer, alors que le regard se détachait dans une vague secousse de tête, s'arrachant à la contemplation de son - ancienne ? - amie et partenaire de crime, faisant mine de s'intéresser aux personnes qui évoluaient dans le bar. La rancune était sans merci, et c'était les plaies de ce coeur de vingt-deux ans qui se réouvraient à la proximité de Faith, au souvenir de cet aurevoir qui sonnait comme un adieu, qu'elle n'avait pas vu venir une fois de plus. C'était la rancoeur de cette séparation forcée dont elle n'avait pas voulu, se trouvant de nouveau seule face à la solitude, incapable de la retenir, de lui dire qu'elle avait peut-être besoin d'elle malgré ses grands airs d'invincible. Elle l'avait laissée partir non sans froncer les sourcils, les mots pourtant bloqués à ses lèvres timides qui ne daignaient jamais exprimer ses ressentis. Elle n'en avait jamais été capable, avec qui que ce soit à l'époque. A Radcliff, il n'y avait peut-être que Malachi qui avait été capable de la cerner bien plus rapidement qu'elle ne l'aurait voulu, trichant en usant de ce don que la nature lui avait donné, incapable de se camoufler derrière ses pirouettes astucieuses pour échapper à la clairvoyance du motiopathe. Elle s'était arrachée quelques mots, avec lui, lorsqu'aucun d'entre eux n'allaient bien, sans jamais parvenir à puiser au fond même de sa cage thoracique, à en extirper ces émotions qui ne s'exprimaient qu'en silence. Et puis, il y avait eu cette soirée, cette nuit, portant Priam dans son appartement. Cet instant où elle s'était livrée, plus qu'elle n'avait pu le faire dans l'entièreté de son existence. Ou les mots avaient fini par l'étouffer, l'empêcher d'aller plus loin, alors que les paroles de son ami s'enroulaient autour de sa nuque à lui en couper le souffle. Littéralement. Jusqu'à ce qu'elle en ait mal dans la poitrine, physiquement. Jusqu'à ce qu'elle comprenne que ce n'était pas pour rien, qu'elle s'était toujours tue. Supporter la présence de Faith éveillait la douleur, l'empêchait de détendre ses muscles et de tenir son objectif. Elle ne pouvait  l'ignorer, cette étincelle d'excitation qui s'insinuait sous son épiderme, lui rappelant les heures folles, les heures libres, lui rappelant comme Faith avait un peu atténué les supplications du myocarde, les tourments de l'esprit. Comme cette époque avait pu être salvatrice, au milieu du désordre qu'était devenue sa vie. Étouffant la terreur, les incertitudes, la torture d'une vie mise sur pause en attendant son retour à lui. Il n'avait jamais quitté son esprit, pas une seconde ne s'écoulant sans que son être ne la tiraille à son souvenir. Le temps que Faith traverse le chaos de sa vie et de ses pensées, les choses étaient devenues moins insupportables, la voleuse ayant l'impression de meubler ces heures vides, de construire quelque chose, quelque chose dont il serait fier le jour où il reviendrait. Mais la belle s'était envolée, et tout s'était à nouveau assombri. Sa vie depuis n'avait été qu'une succession de nuances de gris, s'obscurcissant au fil de ces mois d'absence, la traînant de force dans cette pénombre qui lui seyait si bien, par le passé.  Et elle ne savait pas bien, Octavia, si d'accepter de rester au contact de Faith durant cette soirée l'aiderait à oublier à nouveau, pour quelques heures, ou ne ferait qu'embrumer un peu plus encore ses derniers points de repère. A penser à Priam, un peu trop fort, c'était cette colère qui battait ses tempes en sourdine, surpassant cette envie de piquer la mutante, de lui rappeler les dégâts laissés dans son sillage. Ce fut sans doute ce qui dicta ses mots, alors qu'un battement de cils ramenait ses prunelles dans les siennes. « Tu te fais des films si tu penses que je te sous-estime. » Parce que la brune était loin de se sentir supérieure à sa vieille amie, s'étant toujours placé sur un même pied d'égalité, sans doute ce qui lui avait tant plu, ce qui avait fait leur petit succès. L'une contre-balançait l'autre, et il n'y avait pas besoin de chercher son équilibre au sein de ce binôme. Les choses avaient ainsi toujours semblé simples, à l'époque. Déposant sa main sur le comptoir avec délicatesse, Octa se positionna bien en face d'elle, la détaillant en se perdant un instant dans ses pensées. Non, elle ne la sous-estimait pas aujourd'hui non plus, et ne doutait pas un instant de sa capacité à tuer sa cible avant qu'Octa n'ait même pu y songer un peu trop fort. C'était peut-être tout ce qui aurait dû lui importer, après tout. Qu'il se retrouve éliminé, purement et simplement. C'était pourtant bien plus complexe, au fond des iris d'Octavia. Là où ronronnait cette fureur qui ne demandait qu'à se répendre, pour alléger un peu ses veines de ces maux douloureux qu'elle ne parvenait à dompter. Elle avait besoin de plus, de l'achever elle-même, finalité inéluctable de ces mois de recherches. Besoin de se prouver qu'elle y arrivait encore, que le temps ne l'avait pas affaiblie, pas plus que le passage de Priam ne l'avait fait. « Ça m'a l'air raisonnable. En souvenir du bon vieux temps, hein. » Un soupir aux lèvres en détaillant Faith, un sourire se dessinait déjà alors qu'un sourcil s'arquait. « J'ai plus l'habitude, des numéros à deux. J'espère que j'suis pas rouillée, et qu'toi non plus. » L'adrénaline entêtante se dispersait déjà dans ses veines, alors qu'elle pivotait sur son tabouret pour se retrouver face à la salle, glissant une main légère dans ses cheveux. Elles en avaient joué des tas, des duos improbables, dans le but d'obtenir ce qu'elles désiraient. A en juger l'apparence de Burrows, ce regard qu'il leur adressait depuis qu'elles s'étaient mises à discuter, il n'y avait visiblement pas de quoi réfléchir durant des heures. « Et en même temps, ça risque d'être facile. » Glissant une main autour du pied de son verre, avant de mêler ses doigts à ceux de Faith comme dans une vieille habitude, la brune quitta son siège en adressant un sourire à l'homme qui se tenait toujours à sa table, aux signaux plus qu'aisés à comprendre, s'avançant dans sa direction sans lâcher Faith pour prendre place à son tour. « Me voilà accompagnée, j'espère que ce n'est pas un problème. » Un battement de cil déposant délicatement son regard de biche dans celui, vitreux, de l'homme qui leur faisait face. La question semblait rhétorique. Personne ne s'était jamais, jamais plaint de les voir toutes les deux, et la brune jeta un regard amusé à sa blonde, dans un gloussement qui deviendrait sa marque de fabrique du soir, vieux rappel de toutes ces heures à jouer les idiotes entre deux regards entendus.

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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Dim 28 Aoû 2016 - 14:05




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« Et ta connerie c'est nouveau ça ? » Question rhétorique, les mots furent trop forts, ce besoin maladif de lui hurler que jouer avec Faith était voué à l'échec. Venir se promener sur la fièvre qui abritait la demoiselle était une belle tentative, et il en faudrait peu pour faire remonter la colère qui caractérisait si bien la mutante ces derniers temps. Octavia fut une belle rencontre, une belle époque, celle tendre qui parviendrait à faire sourire la blonde dans n'importe quelle situation, même la plus dramatique. Son ancienne partenaire vivait dans la rancœur de la séparation, qui fut la cause de Faith, mais pour le bien être des deux amies. Le dernier geste d'affection fut sans doute trop fort, venant brûler d'autant plus l'amertume dans ces adieux, mais Faith quittait rarement une époque de sa vie sans jouer sur le dramatique, comme un dernier geste venant sceller une vie. Cela fut le cas pour la fin de son enfance, pour la fin de la Cause, et sans doute que la courte époque avec Octa fut marquée par la plus pure tendresse dont la mutante fut longtemps capable. Il fallait remettre les choses dans le contexte, et si Faith n'était pas partie : où seraient-elles aujourd'hui ? Faith aurait été dévorée par son absence de combat pour les mutants, et Octavia serait devenue un vulgaire dommage collatéral dans ce triste conte épique. La pouf de service avait mieux à faire que de jouer au chat et à la souris avec une ancienne amie, la mutante avait en effet déjà fort à faire avec ses anciens démons, et Octavia devrait faire de même. La colère de la brune pouvait se comprendre, mais il était trop tard pour venir s'excuser, d'autant que Faith ne serait pas sincère si elle faisait cela. La blonde voulait une seule information : connaissait-il Joachim Cunningham. La réponse était oui ou non, les doutes de la mutante ne se basaient que sur des possibilités, elle n'avait pas le temps de patienter, ce n'était nullement de l'impatience, mais bel et bien les minutes qui s'évaporaient trop promptement. Octavia avait peut-être du temps, peut-être que ces tocards avec qui elle prétendait s'allier avaient le plaisir de lui offrir des missions sur un plateau, de ne jamais la condamner et de toujours la protéger lorsqu'elle risquait de chuter. La brune pouvait peut-être se payer bien des luxes, mais cela ne regardait pas la blonde qui elle, travaillait toute seule et qui ne pouvait compter que sur quelques informateurs triés sur le volet. La mutante se moquait du nouveau mode opératoire de son ancienne partenaire, mais celui de Faith était limité et il était hors de question de tout perdre aussi facilement. S'il fallait supporter des tensions, la terroriste préférait laisser la voleuse à ses occupations et revenir un autre soir pour obtenir ce qu'elle voulait, et si ce pauvre type venait à crever de la main de son ancienne amie… cela ne ferait que rendre la tâche à Faith plus simple. Plutôt que de vérifier, elle compterait sur son ancienne camarade pour tuer aveuglement et cela serait finalement plutôt une bonne nouvelle et un superbe gain de temps.


Octavia sembla apaiser les tensions d'une simple phrase, de quelques mots prononcés, ils ne voulaient rien dire, ils semblaient presque innocents. La blonde plongeant son regard azur dans celui de l'humaine. Faith resta silencieuse, observant son ancienne camarade dans un vide, se remémorant ces adieux, ces mots douloureux, cet moment venant atrophié le coeur de celle qui passait pour la méchante et qui devait porter ce rôle pour le bien être de tout le monde, pour le sien comme celui des autres.  « Fut un temps je devinais facilement ce que tu pensais, je le fais moins bien qu'avant. » Oui, elle ne savait pas quoi répondre, mais il fallait prononcer des mots, évacuer la peine et les maux, et toujours porter le rôle de celle qui restait droite par son orgueil et son mépris envers les autres. Cela fit doucement écho à cette idée que cela serait en souvenir du bon vieux temps, quand elles étaient jeunes et qu'il était encore possible de croire que changer de vie était possible : il était trop tard, trop de sang déversé, trop de gens détestés, trop d'amour renié. La blonde laissa s'échapper un sourire narquois en secouant légèrement la tête en laissant finalement se dessiner un sourire d'une grande hypocrisie pour se plonger dans ce personnage qui pourrait presque se confondre avec sa propre personnalité. « Tu peux voir ça comme un dernier grand tour de piste, la rouille ne ronge que les os, pas le talent.  » La modestie de Faith avait presque autant de force que son orgueil. La mutante tourna la tête à l'instant même ou Octavia vint à saisir sa main, entraînant un sourire chez Faith qui se perdait dans son visage de comédienne. « Au moins les habitudes ne se perdent pas.   » Après tout, le geste de main n'était pas nécessaire même s'il contribuait à rendre la relation de deux co-connes plus crédible encore que cela n'était nécessaire. La blonde se laissa guider avec un sourire idiot, avançant derrière sa camarade qui se décida à prendre la parole la première. La mutante fut imperturbable, restant totalement dans son rôle lorsqu'il invita les jeunes femmes à s'installer à sa table tel un soulagement. « C'est gentil, je ne veux pas m'imposer. Mon nom est Rose.  » La mutante laissa échapper un petit rire innocent, avec un air faussement timide alors qu'elle s'installait en croisant les jambes de sa combinaison, jouant avec une mèche qui traînait alors qu'il fit venir un serveur en un claquement de doigt en remarquant que Faith était dénuée d'une boisson. Invitant la jeune femme à commander – wouhou il voulait alcooliser deux filles – alors que le serveur lui tendait une carte. La blonde remercia avec délicatesse et finesse alors qu'elle venait observer la carte. La main jouant avec ses mèches abandonna ces dernières pour glisser sur sa lèvre inférieure pour mimer une réflexion de quelques secondes accentué d'un son de réflexion digne d'une comédie américaine.  « Je voudrais une boisson sans sucres parce que ça abime les dents, euh vous auriez aussi un truc avec pas trop de calories ? Un jus de papaye sans papaye ?  Et non pas un coca light j'ai lu dans femme actuelle que y avait tout de même des calories. » La demoiselle hocha la tête en fermant les yeux de manière crédule.« Et même qu'une youtubeuse à confirmée la rumeur dans sa vidéo du mois d'août.  » Le serveur sembla incapable de réellement lui répondre alors qu'elle l'observait avec un sourire candide et il lui répondit simplement : de l'eau. « C'est fou ça, à chaque fois on me propose de l'eau c'est parfait. Mon régime va aller à une vitesse folle.  » La cavalière avançait, prochain joueur.








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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Sam 4 Fév 2017 - 14:38

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C'était étrange, comme c'en était presque devenu routinier à l'époque, comme les mécanismes s'imbriquaient à nouveau un à un sans peine. A croire qu'il y avait des gens destinés à s'entendre encore et toujours, malgré des années d'absence, malgré l'aigreur des adieux. C'était ce qui plaçait Faith parmi les rares personnes à avoir compté pour la brune, face auxquelles elle baissait sa garde plus aisément qu'avec les autres. Non sans quelques piques d'échauffement, malgré tout. C'était les doigts entremêlés et les derniers mots de sa vieille amie dans la tête que la brune tâcha de laisser de côté l'inconfort que lui causait pourtant cette situation. Si Priam avait été le premier instigateur de sa crainte pour l'abandon - et son père avant lui, probablement, ce que la brune n'admettrait probablement jamais cependant, pour n'en garder que de vagues souvenirs - Faith avait été la seconde à tourner les talons, à la toucher en plein coeur alors que sa silhouette s'éloignait. A croire que l'accalmie n'était toujours que temporaire dans son existence, même lorsque celle-ci prenait des allures de chaos alors que les deux jeunes femmes foulaient les rues de Lexington côte à côte. Qu'elle finirait toujours pas en revenir à la solitude du quartier, à ces mêmes visages qu'elle ne voyait plus vraiment lorsqu'elle les croisait, à ce grand vide qui creusait toujours un peu plus profondément au fond de ses entrailles. Ce qui faisait tant de mal, bien plus que le reste encore, et qu'elle se retrouvait finalement à éluder de quelques mots, comme si l'idée de la retrouver suffisait à combler le désastre qu'elle avait laissé derrière elle. Elle se ramollissait, c'était ce qu'elle s'était dit à de trop nombreuses reprises ces derniers mois, à se défier de recommettre la même erreur, de laisser à nouveau un fantôme du passé refaire irruption dans sa vie. Et que faisait-elle précisément ? A s'installer à ses côtés, à ciller légèrement en l'entendant se présenter d'un nom qui lui aurait presque filé la nausée, à minauder comme elle le faisait si bien lorsque le rôle l'exigeait. A sentir cette putain de nostalgie envahir ses veines, reporter son regard sur elle pour oublier un instant Burrows alors qu'elle la détaillait, notait les changements physiques s'étant opérés depuis la dernière fois qu'elle l'avait vue.  

La brune n'avait que trop rarement su se lier, d'autant moins aux femmes. La plupart du temps, leurs préoccupations la dépassaient tellement qu'elle ne parvenait à leur trouver d'intérêt, à de rares exceptions près. Elle n'essayait pas vraiment, aussi, fallait dire. C'était sans doute une des raisons qui avait rendu Faith si particulière à ses yeux, à se retrouver projetée sur la même longueur d'onde sans se forcer, sans se donner un genre. A s'entendre avec elle, à se savoir appréciée sans avoir à museler cette grande gueule qui lui faisait trop souvent défaut. Hochant la tête d'un air totalement d'accord, une moue aux lèvres à l'évocation de la youtubeuse, un air outré traversa cependant ses traits alors que sa main se posait sur celle de Faith, comme pour la ramener à la raison. « Arrête, honey, t'es parfaite et t'as pas besoin de régime. Où iraient tes jolies fesses si tu passes au pain sec et à l'eau, hm ? Elle prendra un mojito. » Un sourire colgate aux lèvres en lançant la commande au serveur qui semblait satisfait de cette réponse, Octavia agita une fois de plus ses cheveux en reportant son regard sur l'homme de la soirée. « Moi, c'est Alexis. Alex, pour les intimes. » Un sourire enjôleur alors qu'elle prennait tout son temps pour l'observer, de cet air carnassier qui se dessinait toujours rapidement lorsqu'elle passait à l'attaque, résonnant de ces pulsions assassines qui vibraient au fond de sa poitrine, que ces idiots prenaient toujours pour autre chose. A croire que son désir pour cette justice qu'elle rendait depuis des années était bien plus fort que le désir pour la chair, celui qu'elle n'avait finalement jamais éprouvé au cours de sa vie. Que c'était ce dernier qui semblait transparaître là où ses pensées étaient à tout autre chose. « Le plaisir est pour moi, Rose, Alex. Jack Burrows. » Le nom sonnant comme une évidence sur les traits de la voleuse, qui donna un petit coup de coude pas discret du tout à son accolyte, l'air de dire "t'entends ce que j'entends ? Jack Burrows ?". En soi, le nom ne l'aurait pas franchement fait réagir si les recherches à son sujet ne lui avaient pas appris son métier, c'était loin d'être une célébrité locale, malgré ce qu'il semblait en penser. Pas comme s'il dirigeait l'une des groses entreprises du coin, non plus, la brune n'aurait pas pris le risque de le rencontrer à découvert si l'on pouvait retracer sa présence dans ce bar. Hors, le dénommé Jack camouflait suffisamment ses escapades nocturnes pour que personne ne s'en doute, parmi ses proches. Très bien, Jack. La tâche n'en était que facilitée, alors que le sourire se faisait plus aguicheur. « Et qu'est-ce-qu'un homme de votre envergure fait ici, à boire du mauvais whisky ? » La langue se déliait un peu trop, peut-être, alors que l'attaque se faisait mielleuse, flattant l'égo alors que l'aversion que la brune éprouvait pour l'homme demeurait enfermée au fond de sa gorge. C'était plus difficile, depuis quelques temps, de rester à cette place que l'on attendait d'elle, lorsqu'elle se lançait sur le ring. D'assumer les battements de cils durant des heures en ne tenant que par l'envie d'en finir, la perspective de la lutte qui s'ensuivrait. L'homme sembla légèrement surpris, l'alcool le grisant suffisamment pour qu'un rire gras finisse par s'élever de sa gorge. « Un homme de mon envergure a besoin de souffler, aussi, des fois. De boire du mauvais whisky dans un bar qui n'paye pas de mine. C'est toujours là que se trouvent les plus jolies filles, apparemment. » Les plus désespérées, peut-être, songea la voleuse dont l'expression se faisait compatissante, comme si tout ce qu'il pouvait dire la touchait en plein coeur. Un sourire un peu plus franc se dessinant alors qu'il les qualifiait de jolies filles, la brune s'humectant les lèvres alors que son ton se faisait plus charmeur encore. « Si l'on peut rendre votre soirée plus agréable, Monsieur Burrows, tout le plaisir est pour nous. » C'était à gerber, franchement, mais l'état d'alcoolisation de leur interlocuteur lui permettait d'aller plus vite, de ne pas faire dans la finesse, langage que le goujat ne maîtrisait de toute évidence pas suffisamment pour que la conversation s'éternise. Et puis, y'avait le fait d'avoir Faith à ses côtés, un regard qui la connaissait à proximité, qui noterait l'impatience qui résonnait dans ses mots, l'urgence qui la brûlait alors que tout s'emmêlait. Elle ne pouvait plus jouer des heures, pas depuis que sa concentration se faisait la belle toutes les dix secondes pour mieux retourner aux maux du coeur, ramenant Priam dans son crâne et la colère qui l'accompagnait.

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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Sam 4 Fév 2017 - 20:21




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A force de l'entendre, cela sembla comme une évidence : Faith était belle. Cela sonnait comme, une mauvaise blague de venir prétendre le contraire. Depuis toujours, il fut dit que Faith « était belle » et pire encore « qu'elle ne pouvait être que belle une fois devenue femme ». La blonde fut donc éduqué à cette idée, qu'elle était belle, mignonne à l'époque, mais la fin du cocon familiale vint à donner une dimension à sa beauté être. Une beauté morale douteuse, et une beauté qui allait devoir se sexualiser pour devenir utile. Son arme, dans son désespoir, fut sa belle gueule, sa poitrine et ses longs cheveux blonds. Cela était évident, et pourtant durant des mois, Faith vint à se trouver laide à bien des égards. On lui avait dit, qu'elle était belle et elle fit le choix de se complaire dans cet état. On vint un jour lui dire qu'elle était laide, et elle fit de même : se complaire dans l'idée que les autres ne voyaient rien de plus que son physique. Ce fut pourtant le choix de se complaire dans une beauté artificielle, qui l'emporta sur la laideur qui émanait de son coeur. Octavia, était belle à sa manière. Plus sauvage, que Faith ne pourrait jamais l'être. Moins fatiguée que la blonde, peut-être. Plus formée, à évoluer et à grandir. La mutante, elle, en était toujours dans ses états les plus sombres, avec les mêmes poids. Ce poids, se nommait Joachim ce soir. Il était, la seule raison de la présence de Faith, de ce retour dans ses vieux habits de prostituée et cette posture tellement provocatrice. Au fond, elle voulait laisser son visage se décomposer, rien qu'à l'idée qu'Ezekiel pourrait la croiser dans cet état. Ezekiel, sans doute qu'il ne voulait plus entendre parler d'elle, mais il hantait les actions de la demoiselle. Parfois, elle imaginait la tête qu'il ferait en voyant sa garde de robe. Parfois, elle voulait fondre en larmes, et demander pardon. Souvent, elle imaginait lui faire la promesse qu'elle changerait, que ce n'était pas elle, mais cela serait mentir. Au fond, elle n'avait que ça qui était vrai : elle était belle maquillée, point barre. Ce soir, elle était belle pour des informations, ce n'était qu'une tache sur la longue liste des choses à laquelle son mascara servait.

La main d'Octa sur celle de la blonde ne changea pas son regard, mais fut presque insupportable. Les souvenirs, revenaient la hanter. La mutante se demandait, à quand remontait la dernière fois qu'une fois avait éprouvé le besoin de saisir la main de la terroriste pour autre chose que tenter de la tuer. Se tenant néanmoins de rire face à la remarque sur ses fesses. Cette partie, était celle dont la mutante se moquait le plus. Cela pouvait surprendre mais elle accordait autant d'importance à ses épaules qu'à son cul – donc pas beaucoup. Laissant alors un soupir s'exprimer en baissant légèrement la tête et en hochant la tête l'air triste. Faith fut toujours douer pour jour les cruches et elle abusait clairement du jugement rapide sur sa chevelure. Octavia avait donc le rôle de la meneuse, tandis que la blonde jouait la compagne. Cela pouvait paraître surprenant, mais elles étaient bonnes comédiennes et cela était plutôt crédible. Alors qu'elle mimait la surprise face au nom, accentué par le geste de son ancienne amie, la mutante vint à effectuer un petit geste de la main en l'air en prenant l'air sérieux. « Vous savez, Jack, j'vous aie adoré dans Pirate des caraïbes. Sans la perruque, on vous reconnaît pas.  » Faith avait un humour particulier, mais il fallait bien l'avouer : lorsqu'elle jouait l'idiote, son humour était vraiment nul à chier. Cela fut sans doute pour cela qu'elle écouta la réfection de son ami sur l'alcool en hochant la tête en venant jouer avec une mèche de cheveux : la conversation devait s’enchaîner, naturellement – parce qu'il fallait bien avouer que sa blague n'était pas merveilleuse.


« Rose » continua de jouer l'innocence, alors qu'il venait parler d'envergure et hocha la tête comme si elle approuvait. Faith n'en avait profondément rien à foutre de son envergure. Elle voulait simplement savoir s'il connaissait Joachim, si cela n'était pas le cas : le sujet serait clos. Joachim payait tous ses hommes de main et ne travaillait sans doute avec personne de façon égale. La mutante avait donc simplement une question à poser et la sincérité de la réponse se décrypterait en fonction de sa réaction face à l'écoute du nom du frère de la blonde. Pourquoi Octavia avait-elle besoin de lui ? Aucune idée, la mutante s'en foutait en apparence. Pourtant, elle venait à se demander si son ancienne amie n'avait pas des problèmes, des vrais. La mutante vint à détourner son regard quelques secondes alors qu'elle secouait ses cheveux. Observant une table, occupée par une hallucination qui fixait la mutante. A cette table, se trouvait Elijah, le visage parfaitement constitué avec un costume et un charme dont il avait le secret. Banale, certes, mais cela le fut moins en réalisant qu'en face se trouvait Ezekiel. Comme une discussion anormalement réelle, entre deux hommes qui avaient des raisons de la haïr autant que de l'aimer, que de vouloir la posséder. Observée par les deux hommes marquants de sa vie après son père, cela sonnait comme la fin du jeu de la connerie : il allait falloir augmenter la cadence, de suite. Retrouvant le fil de la conversation avec un sourire niait tandis que l'hallucination ne semblait pas cesser de la fixer. Le serveur arrivant alors au moment de déposer les verres et alors, le tableau sembla se renverser comme par magie. Un verre venant se briser et humidifier le sol, tandis que les deux autres venaient se déverser sur « Alexis » et l'autre tâche. Simulant un cri de surprise aigu, la mutante agita ses mains de manière frénétique.  « Oh my gosh, je suis renverso-phobe, vous pourriez faire un peu attention. » Insistant sur chaque mot, comme si cela était une évidence tandis qu'il s'excusait. La mutante tapotant l'épaule d'Octavia d'un geste délicat.  « Tu devrais aller nettoyer ça avec monsieur Jack. Tu es douée pour éviter les tâches inappropriées. » Affichant un sourire un peu bête en coin en déposant son coude sur la table en tapotant de sa main sur la table. « Moi j'vais prendre l'air, ce flux d'émotion, j'me sens toute chaude c'est atroce. J'vais évacuer tout ça. » Faith et Octavia, cela ne datait pas d'hier alors il était simplement question de le faire sortir de la pièce pour laisser la possibilité à la blonde d'évacuer la pièce.












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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Dim 19 Fév 2017 - 20:50

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Lorsque son regard se reportait sur Faith, la brune se surprenait à noter le moindre frémissement modelant ses traits, d'un battement de cil plus marqué, d'un iris qui se teintait de surprise, de la fraction de seconde élevant son sourire. Masque familier qui revenait se déposer délicatement sur ses traits, chaque détail rappelant un souvenir à l'esprit de la brune, l'informant de ses intentions là où nul de ceux les entourant n'était apte à déceler le changement. C'était subtil, détecté par la seule habileté de ses prunelles posées sur elle parce qu'à de très nombreuses reprises situation identique avait été éprouvée. Il n'y avait plus fallu grand chose, à l'époque, pour que l'une et l'autre comprennent ce que leur acolyte avait en tête, à en juger par leurs postures respectives, ces minimes changements qui voulaient dire tant de choses. Alors, elle l'observait Octavia, de l'air de celle qui buvait les paroles d'une amie en ayant l'air tout aussi futée qu'elle, à tortiller ses boucles entre ses doigts ou à glousser façon gallinacée toutes les cinq secondes. Nul n'était susceptible de comprendre ce qui se jouait réellement au fond des pupilles de la voleuse, de cette nostalgie qui envahissait de plus en plus de place sous ses traits de porcelaine. La connerie que débita Faith d'un air des plus candides tomba sans doute à pic, alors que le sourire se crispait un peu trop sur les lèvres de l'humaine, à trop tenir cette mimique qui lui donnait des crampes aux zygomatiques. Sa mâchoire aurait pu se décrocher alors qu'elle jetait un coup d'oeil à Burrows, l'air tout aussi abasourdi qu'elle. Damn, Faith. La brune sentait un rictus lui chatouiller le coin des lèvres alors que le type finissait tout bonnement par éclater de rire en venant passer ses deux mains sur son visage, l'air de se rafraîchir les idées  avant de reprendre la parole. « J'ai laissé la perruque avec l'reste du costume, ce soir c'est incognito, v'voyez. Mais j'vous la montrerai, en privé, si vous voulez. » Reportant son regard lubrique sur la blonde, Octavia crispa légèrement sa main sur sa cuisse alors qu'un rire totalement con s'extirpait de ses lèvres. Faisant mine d'essuyer ses cils, comme si l'échange était à se gausser durant des heures, la conversation se poursuivit alors que Rose resserrait doucement sa poigne sur la carcasse alcoolisée qui leur faisait face. Gagner son intérêt, c'était presque acquis, restait à savoir comment, où l'emmener pour faire les choses proprement. Si jouer de ces charmes qu'on lui trouvait lorsque le maquillage gommait ses airs effrontés et adoucissait son regard, que les robes avantageaient sa silhouette loin des banalités  habituelles, ce n'était pas un problème, bien que lassant, à la longue. Donner du poids à ses paroles, rapprocher les corps et capturer les lèvres, elle en était foutrement incapable, en revanche. Si ça ne l'avait jamais enchantée, les choses s'étaient un peu plus corsées depuis que Priam était en ville, pire encore depuis la dernière nuit, et la voleuse ne parvenait à laisser le moindre geste s'égarer sans que le sang ne se mette à marteler ses tempes à lui en filer le vertige.

Faith anticipa alors que le fracas du verre arrachait un sursaut démesuré à Octavia, avant qu'un petit cri strident ne s'échappe de ses lèvres alors que l'alcool ruisselait sur sa robe. « Oh. Mon. Dieu. » « Merde, 'pouvez pas faire attention, non ?! » Le serveur se confondait en excuses, promettant de leur apporter de nouvelles boissons pour compenser, s'inquiétant des jérémiades des demoiselles, un peu plus encore des prunelles assassines de monsieur. Un simple aperçu de cette expression arborée par le dénommé Jack suffit à propulser l'adrénaline jusqu'au fond des veines de la voleuse, éveillant un intérêt des plus mordant au fond de ses yeux alors qu'elle le contemplait, encore et toujours, avec une insistance qui acheva de reporter son regard sur elle. Les mots de Faith en commentaire parfait sur l'instant, alors que les dents de la voleuse se refermaient sur sa lèvre inférieure, comme incapable de se décrocher de cette vision pseudo-virile - totalement minable - que leur offrait Burrows. « Évacue, évacue, chérie, qu'tu ne nous fasses surtout pas une surchauffe. T'es complètement intenable quand ça t'arrive. » Venant claquer une bise d'encouragement sur la joue de Faith, l'air franchement inquiet, la brune suivit le mouvement alors qu'elle se levait, faisant mine de s'offusquer de l'état dans lequel se trouvait sa robe. « Et moi, j'suis complètement trempée. J'te jure, j'comprends pas que ce type ait encore le droit d'approcher un plateau. » Elle avait envie de lui dire, Octa, de faire vite, de rapidement déblayer les lieux pour qu'elles en finissent. De ne pas laisser trop de temps à Jack de rester seul avec elle, pas alors qu'elle avait les nerfs à fleur de peau, qu'à le voir se lever à son tour en semblant savourer chacune de leur parole parfaitement calculée, elle doutait de sa capacité à ne pas lui éclater le crâne sur le bord du lavabo. Les lèvres légèrement pincées alors qu'elle remettait de l'ordre dans sa tenue, son regard s'accrocha une dernière fois à celui de Faith, bien loin des manigances, alors que le masque tombait à nouveau, qu'elle incitait le type à la suivre d'un sourire en coin.

Dix minutes, quinze peut-être, que sa comparse ait le temps nécessaire pour le grand ménage, étirant les secondes à la force de son ingéniosité, à mesure que l'impatience croissait sous sa peau, ce ne fut que lorsqu'elle eut estimé que Faith avait eu le temps de faire sa part - ou bien s'était-elle franchement ramollie - que la brune se décida à reprendre la direction de la salle. Une main accrochée à la chemise de Burrows, l'attirant à sa suite non sans en rajouter des tonnes - visiblement, c'était encore ce qui fonctionnait le mieux avec lui - Octavia sentait sa gorge se nouer un peu plus à chaque pas, son coeur peser bien trop lourd derrière ses côtes. En faire des caisses, c'était le seul moyen de couvrir le dégoût qui se promenait sur sa langue, à manquer de l'étouffer alors que derrière elle se refermait  définitivement la salle d'eau, et ce qui avait pu se passer pendant ce temps-là. C'était que c'était long, un quart d'heure, trop pour s'en sortir en faisant mine par trois fois de laisser tomber les feuilles de papier éponge qui lui servaient à tamponner les vêtements de Burrows, pour éviter ses lèvres in extremis. Bien trop long, pour meubler en faisant la conversation, tout en tâchant de conserver son intérêt pour l'empêcher de chercher à aller retrouver Alexis et ses bouffées de chaleur. L'échine raidie par la brûlure qu'y avait laissé ses mains baladeuses, la brune darda un regard sans équivoque sur la mutante, de ceux qui voulaient dire, maintenant, maintenant ou jamais.

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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Mar 21 Fév 2017 - 20:03




minor setback ? guess we’ll

make a major comeback  



Elle ne se souvenait pas, pourquoi elle était partie cette fois-là. Une nouvelle fois, sur la route à faire du stop, à voler des voitures, à braquer des petits distributeurs sur les autoroutes. Elle se demandait, pourquoi le temps lui avait volé les raisons de ses départs. Une première fois, une seconde, puis vint une suite endiablée, l'enfermant dans une solitude dont elle aimait se complaire. Son père lui avait juré l'enfer, lucifer vient lui refuser la requête d'un air fier. Elle fut offerte aux limbes de la sa propre existence, seule responsable de son propre malheur. Ce besoin maladif de fuir, en oubliant presque qu'elle fuyait. Cela fut le cas, avec Octavia : elle avait oublié bien trop tôt que la chimère de son passé voulait la récupérer. Trop vite, elle fut absorbée par une autre âme, venant lui faire oublier qu'elle avait un passé à fuir. Ce fut le doute de sa sécurité, la peine de son corps, ses terreurs de la nuit ou tout simplement son égoïsme prononcé qui vinrent à réveiller en Faith le besoin maladif de s'enfuir à nouveau sans venir crier au loup. Ce fut pourtant, le goût méprisant de la blonde pour sa capacité à jouer, à se vêtir du plus beau sourire qui vint à la pervertir. De son image, était né un reflet, ce reflet devenant lui-même un individu à part entière. Elle ne pouvait que se regarder dans la glace, se taire et implorer le ciel de venir achever ses malheurs quand l'enfer avait refusé de prendre part au calvaire de la jeune femme. La foi, se veut être mise à l'épreuve. Mais quand, la foi « c'est moi », comment se réveiller et mettre en lumière la différence entre la misère du ciel et le calvaire de l'enfer ? Cela n'existe pas, elle ne s'en souvient pas, et au fond la demoiselle ne le veut pas. Bienvenu dans l'entre deux, ce monde où les pieux font des aveux et où les démons sont abandonnés de la passion. Bienvenue dans un monde, où le rire n'était qu'une illusion. Décadence, dans un monde où se dire la bienvenue n'était qu'une vulgaire phrase hypocrite pour mieux s'amuser des miséreux. La mise en scène, n'en était guère créative. Un accident, juste un moment de déraillement mêlé à la manifestation totalement désirée d'une moquerie totalement assumée. Sans doute que fut un temps, cela serait devenu presque une farce de jouer ce double jeu, cette double vie, cette double mort. Octavia ne se tapait pas le mauvais rôle, Faith non plus. Simplement, le talent d'acteur n'était réel chez aucune des deux. Il fallait devenir l'archétype supposé du physique. Faith était blonde, et une blonde avec une robe moulante était naturellement conne. La mutante était bonne joueuse, parce qu'elle ne faisait que rendre l'image qu'elle laissait supposer. Faith s'était longtemps intéressée au cinéma, pour être derrière la caméra et non pas devant. Aujourd'hui, elle savait pourquoi elle ne fuyait pas : elle ne l'abandonnerait pas, lui. Elle ne partirait pas sans lui. Elle était là parce que pour la première fois, Faith n'avait pas la force de lutter sans des bras où elle aimait se glisser parfois.

Ce fut donc avec un regard reprenant brutalement son ton froid et hautain qu'elle vint à observer Octavia prendre la direction de la sortie, les murmures devenaient des bruits sourds et la blonde ne voulait connaître qu'une seule information et cela serait d'ailleurs rapide. Dans le silence du moment, dans la souffrance de la solitude dans ce bar bondé, la mutante se redressa finalement parfaite. Droite et fière avec un visage fade et livide. La question était désormais de savoir comment mettre dehors tout ce petit monde sans déclencher l'alarme incendie qui viendrait nécessairement mettre jack sparrow dans la confidence. La mutante vint alors à naturellement promener son regard vers les tables, à la recherche d'une idée, d'un fragment d'idée ou tout simplement d'une excuse. La jeune femme sur deux hommes assez forts en muscles, vêtus de noirs qui avait pour le seul effet d'attirer l'attention. La mutante, avança finalement, laissant tomber ses chaussures sur le sol d'un air assuré pour mieux s'avancer vers la table en question. Le regard ailleurs alors que subitement, c'était la voix de son mentor, parfaitement installé à la table d'en face en compagnie de son amour perdu. La mutante entendait les os craqués, les fiertés voler et le courage s'évaporer sous la haine qui venait l'habiter. S'arrêtant brusquement, le visage attristé à l'idée de toujours s'enfoncer dans ce qu'elle faisait de mieux : tuer.  « Rien de tout ceci n'est réel. » S'avançant finalement vers la table en laissant une larme couler sur sa joue tandis que la mutante vint à saisir le crane du premier individu pour le fracasser sur le verre de la table, venant faire voler brutalement les morceaux de verre au sol, tandis que sa seconde main venait se saisir d'un couteau transporté avec attention pour se planter dans la main de l'autre sans état d'âme. Laissant un cri de douleur s'échapper de l'enfourché alors qu'il tentait de venir retirer l'objet qui avait traversé la chair et le bois. Les regards attirés vers elle, tel un spectacle de foire qu'elle était une fois de plus. Laissant l'autre redresser son visage fracassé sous le verre en effectuant quelques pas reculés sur les morceaux éclatés. Ce fut le mutation, qui porta le reste. Les bouteilles vinrent à se briser dans sa chair, massacrer son visage, exploser l'alcool contre ses yeux, réveillant la douleur à chaque nouvelle interaction. La mutante ne bougeait pas, tandis que le seconde venait à souffrir à petit feu, dans un enchaînement douloureux qu'elle finira par achever en récupérant planter dans la main du second pour l'enfoncer dans la gorge du premier. Laissant le sang couler et éclabousser le visage de la mutante. Se retournant finalement vers le second, qui vint à quitter la table avec sa main en sang. Le reste du public, restait terrifié, jugeant la demoiselle qui avait fière allure dans cette tenue inutilement sexy et son air froid. Passant un doigt sur ses lèvres avec un sourire glacial. « Dehors, tous. » Ne laissant pas le temps de réponse alors que la porte venait à brutalement s'ouvrir, tandis que les meubles eux venaient à se craquer, se briser et à se déplacer dans la pièce comme des plumes. Tous vinrent à partir, dans une forme de silence non conventionnelle. La police ne tarderait pas, le temps s'écoulait déjà. La pièce fut libérée de ses spectateurs alors qu'il ne restait que Faith et ses démons, ses fantasmes et ses hallucinations qui l'observaient avec un regard conquérant. Elle ne changerait jamais.

Ce fut dans coin prêt de la porte de la salle d'eau que la demoiselle patienta, laissant les deux individus sortir alors qu'une fois l'homme à travers ses capacités visuelles, elle vint à le saisir à l'épaule pour le projeter dans la pièce, ou rien ne touchait le sol, mais où tout se craquait et se brisait  de façon moléculaire. Elle poussait le vice jusqu'au bout. L'entendant atterrir sur le sol dans un violent fracas tandis que la mutante ne daignait observer son ancienne compagne de galère. « S'il connaissait celui que je cherche, il aurait déjà tenté de me livrer. » La mutante laissant sa main se lever vivement dans la direction de l'individu. « Il est tout à toi, j'ai juste facilité les choses.  »




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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Jeu 6 Avr 2017 - 21:45

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Le craquement des os, le supplice de la chair, le tintement suraïgu du verre, la brune n'en avait rien entendu. Sûrement que Burrows non plus. Fallait peut-être remercier l'architecte du bar pour la savante insonorisation. Ou simplement le sang qui pulsait avec véhémence aux tempes de la brune et qui semblait avoir abandonné les neurones de l'homme. Peut-être qu'elle aurait mieux fait de laisser sa blonde se charger de le divertir, plutôt que de tenter le diable une fois de plus. Ce besoin maladif de sentir qu'elle pouvait tenir la gent masculine sous sa coupe, jouer de ces charmes qu'on lui prêtait, qu'elle avait appris à exploiter en notant à quel point ça pouvait  lui être utile. Utile, ouais. C'était foutrement utile de cacher ses traits de petite frappe des bas quartier derrière de longs cils et des lèvres d'un rouge qu'on n'oubliait pas. Ce corps à de trop nombreuses reprises malmené derrière une robe qui ne laissait retenir que l'essentiel, s'élevant un peu plus haut encore sur ses longues jambes perchées sur des talons qui mutilaient les orteils. C'était douloureux, d'être belle, c'était ce qui se disait communément. C'était sûrement vrai, elle qui n'avait jamais songé à se décrire en tant que telle, s'imaginant que ça devait être réel une fois ses artifices bien en place et les regards des hommes s'attardant sur elle. C'était sûrement déjà le cas à l'époque où les clients de sa mère qui défilaient devant leur porte lâchaient une remarque lubrique à son sujet, à se demander quand elle prendrait du service. Elle avait l'impression que ça n'énervait pas qu'elle, Octavia, parce que la darone avait l'air furieuse quand ce genre d'écart tintait à ses oreilles. Au final, ça la faisait juste se sentir vieille, lorsqu'on semblait réclamer les faveurs de sa môme au lieu des siennes. L'idée que sa fille puisse un de ces quatre se retrouver coincée entre leurs quatre murs, au détour d'une ruelle, parce que c'était une fille de putain et qu'elle devait sans doute écarter les cuisses pour un rien, ça ne lui faisait rien. Peut-être la raison pour laquelle tout le monde semblait trouver ça normal de lui rappeler les fonctions maternelles, lui arrachant des rugissements enragés dès qu'on osait attarder un oeil sur elle ou l'effleurer. Elle ne supportait pas le contact, jamais. Y'avait bien que Priam, qui avait réussi à l'approcher d'aussi près. Ces bras dans lesquels elle s'abandonnait sans même s'imaginer que ça pouvait être déplacé, tant ç'avait été naturel depuis ses premiers jours sur cette Terre. Jusqu'au point de non retour. Jusqu'à croire que ce qui consumait ses côtes à l'en étouffer pouvait prendre forme, pouvait s'apprivoiser dans un baiser. Et en le perdant lui, elle avait tout perdu.

Son pas martelait le couloir, les talons rompant le silence de mort qui avait envahi les lieux. La vision que lui offrait la mutante électrisa son épiderme et frappa son échine d'un frisson, le genre qu'elle ne put réprimer, tendant tous les muscles de son buste alors que sa nuque se faisait un peu plus droite encore. L'adrénaline qui ne demandait qu'à foutre un bordel monstre sous sa peau, la colère des minutes passées, la peur aussi, le soupçon d'appréhension qui ne la quittait jamais dès qu'elle se retrouvait seule, seule avec un homme. Et Priam. Priam qui prenait trop de place dans son crâne. Priam qui n'était plus là, ne le serait peut-être plus jamais, qui ne voulait pas d'elle. Burrows s'éleva dans la pièce et la traversa dans une vitesse fulgurante, alors que ses mâchoires se crispaient et tiraient ses traits dans un froid glacial. Les prunelles étaient enflammées, embrassant l'espace avant de retomber sur son acolyte, possédée par l'appel à la violence qui rythmait chaque battement de son coeur. Nul amour pour la Coleman, nul répit. La rage pour moteur de chaque acte de sa vie. « T'as toujours été mon idole en matière de spectacle, putain. » Un compliment d'une sincérité sans nom, premiers mots qui franchirent ses lèvres alors qu'elle ne parvenait à se calmer, que ses doigts tremblaient le long de son corps. Ce n'était pas la première fois que Faith la verrait en colère, mais peut-être la seule où elle la verrait enragée. Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait Faith user de sa mutation, mais peut-être la seule où elle la verrait si emportée. Valait mieux flatter et se montrer au naturel que de s'attarder sur les années qui les séparaient, qui les avaient changées. « T'ouvres la voie et j'suis sur tes pas. » C'était ce qu'elle aimait lui lancer, à l'époque, cette phrase qui lui revenait des tréfonds de sa mémoire, le genre où elle n'était plus allée fouiller depuis un bail, enterrant les souvenirs qui menaçaient de la rendre nostalgique. « J'espère que tu trouveras celui que tu cherches. » Quelques mots en suspens, l'orage cessant de résonner quelques secondes avant que son regard ne se pose sur  Burrows, que sa main n'attrape au vol l'une des bouteilles flottant à sa proximité, le verre tremblant dans sa main dangereusement. C'était les traits qui se détendaient déjà imperceptiblement alors qu'elle s'avançait d'un pas lent, savourant la brutalité de l'impatience qui creusait un gouffre dans son estomac, luttant contre ces pulsions viscérales qui s'évaderaient bien assez tôt.

Se penchant vers lui en empoignant son menton sans douceur, son regard scrutait le sien sans mot dire, le dernier regard qu'il verrait, portant la mort en son sein, prête à s'abattre sans prévenir. Elle cherchait à y lire ce qui faisait de lui ce qu'il était, la lâcheté de celui qui souffrait de ses os déjà brisés mais qui s'accrochait encore bien trop à ses convictions. Ses lèvres formaient des lettres que son souffle ne laissait pas passer, pourtant la brune lisait sur ses lèvres le terme énoncé. « Bordel. T'es foutrement con, putain. » Le relâchant pour mieux enfoncer ses ongles dans sa gorge, l'attraper à lui en écraser la trachée, c'était toujours le même mot qui revenait, dans sa bouche, dans son regard. « Ta femme, tes mômes, y'a pas un péquenaud du coin qui retrouvera ton corps, et tout c'que tu trouves à faire de tes dernières secondes, c'est d'parler d'elle, la dégénérée ? » Les lèvres tremblantes sur ce terme qu'elle aborrhait, ses doigts creusaient les muscles de plus belle, le regard braqué dans ses yeux exhorbités. « C'est pas la dégénérée qui te tue ce soir, sale enfoiré. » Enfonçant son genou dans sa cage thoracique alors que son poing s'abattait dans sa mâchoire, l'homme reprenant une inspiration désespérée, entravée par le poids sous lequel ployaient ses côtes. Frapper. Encore. Oublier la bouteille brisée qui l'aurait achevé d'un coup net. Elle ne s'arrêtait pas. Elle ne pouvait faire ça proprement. Pas quand les coups s'alignaient encore et encore, bien après son dernier souffle, sans même réaliser qu'il était déjà mort.

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MessageSujet: Re: (fst - faith) minor setback ? guess we’ll make a major comeback.   Sam 15 Avr 2017 - 14:22




minor setback ? guess we’ll

make a major comeback



En échange d'un amour, d'un jour, d'un retour sans détour. Que fallait-il avouer, dénoncer, crier, et hurler pour s'offrir un temps de repos. Le renoncement ne fut pas sans douleur, pourtant elle devait se rappeler son labeur, ses promesses d'un temps : ne pas s'amouracher, poursuivre sa quête, guider son être tout entier vers la mort et ne pas s'éprendre, mais toujours jouer avec la corde qui deviendrait celle dont elle userait pour se pendre. L'idée farfelue, saugrenue, qu'elle parviendrait à préserver ce que l'humanité nommait empathie, joie, affection et partage. Faith ne partageait que ce qu'elle reflétait, cette image divine de celle qui maîtrisait sa vie, en laissant pourtant toujours transparaître cette sensation d’inéluctable, paradoxalement à son inconscience bercée dans un sourire hypocrite et glissée dans des robes dont elle n'osait même plus regarder la valeur pécuniaire. Faith s'était enlacée avec l'arrogance, dansant avec le diable au clair de lune sans se saisir que l'ennemi d'aujourd'hui, n'était en rien celui de demain. Lutter contre le monde, ne fut pas son objectif premier. Des années, ce fut une guerre qu'elle mena contre elle-même, traînant dans son sillage la mort des uns et des autres, des deux camps sans se soucier réellement de qui perdrait la vie au nom d'une cause. La guerre, elle l'avait vécu pour un autre. L'apprentissage de la guerre, pour un autre. Désormais, elle se retrouvait avec sur ses douces épaules, à mener une guerre par amour vain, devenu haine. La blonde, endossait ce rôle avec vacuité, celui de celle qui se perdait désormais dans le désarroi. Elle était là, pour trop de raisons. Pour Ezekiel, pour tuer Joachim, pour fuir son reflet, pour se chercher et pour en réalité, garder l'espoir de ne jamais se trouver à force de perdre la mémoire sur ses méfaits du passé. Faith ne s'en souvenait pas, de ce passé lointain, de cette enfance et elle se souvenait encore moins, du comment elle était devenue aussi forte à ce jeu-là, celui de n'être jamais réellement là, partout ailleurs à la fois, sans jamais baisser son sourire, ni lever les bras sous une joie qu'elle ne contrôlerait pas. Aujourd'hui, le passé se mêlait à demain, face à Octavia, qui acclamait la mise en scène de la mutante. La ligne, entre paix et haine, dans cette scène outrageusement onirique. La force de Faith, subissait elle aussi, le poids de sa mutation et viendrait la rendre intouchable, plus qu'elle ne le voudrait.

Alors que la blonde, semblait perdue dans un équilibre incertain, Octavia ne cachait en rien la haine qui se dessinait sur son visage et sur son corps tout entier. La mutante, l'observant du coin de l'oeil, incapable de venir réagir, de bouger alors qu'elle assistait impuissante à une rencontre entre ses démons, une amie du passé et ce besoin maladif de traquer celui qui risquait de briser son avenir. Elle se contenta d'un bref sourire à ces mots venus du passé, qui venaient attendrir l'atmosphère déjà complexe et pesante. Faith, la mutante écouta alors Octavia, avec un air mélancolique face à deux destins qui se séparaient à nouveau. La blonde ne voulait pas s'occuper de la quête de celle qu'elle avait abandonné de façon dégueulasse, par peur et nullement pour une autre raison. La blonde se retrouvait alors avec ce lourd poids venant la bouffer et cette sensation de chemin croisé qui venait à nouveau à se séparer lui offrait une scène rare d'au-revoir avec un être aimé. « J'espère que tu trouverais les informations que tu cherches. » Parce qu'elle ne pouvait répondre que cela en s'éloignant finalement de la pièce pour prendre la direction de la sortie vers un monde froid et austère comme à son habitude. L'une s'avançant vers la sortie, l'autre vers la victime. Faith n'écoutant qu'une seule phrase de son ancienne partenaire, pour finalement sortir et se retrouver vers le monde extérieur, dans l'enfer, chez les autres, parce qu'ils sont l'enfer d'une associable. La mutante tournait un dernier regard vers la brune alors que la pièce abandonnait la symphonie télékinésique. Faith s'enfonça alors dans le froid, venant à retirer ses chaussures dans la rue, découvrant avec une sensation désagréable le sol imparfait sur lequel d'habitude elle avait l'habitude de marcher en talons. L'image, elle s'en moquait en cette nuit où ils pourraient la regarder qu'elle ne prendrait pas le temps de se retourner. Le regard fixe, alors que sur son corps, elle sentait des marques se créer comme presque à chaque fois qu'elle abusait de ses aptitudes. La mutante inspira, marchant droite jusqu'à finalement se glisser dans son immeuble en portant ses talons à une main. Ce même regard hautain, face à un visage lassé, quand un hurlement de douleur viendrait pourtant s'arracher une fois la robe retirée et son visage lavé de toute sa superficialité. Aimer quelqu'un ne voulait pas dire s'aimer.








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THE END.

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