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 (mason, fst) • hold on to the old days.

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MessageSujet: (mason, fst) • hold on to the old days.   Lun 12 Sep 2016 - 15:41

mason leinster & letha castellanos
Watching the dust go clear.
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We took the wrong way down. You see just one side now, Guess that’s what life’s about What you remember, What we remember. There’s only one thing left It’s what we tell ourselves The little lies they help us to remember How we remember. Heaven help the ones who fly away, Heaven help the ones who have to stay and place the blame. Maybe what you think of me won’t change But I still Hold on, hold on. Hold on to the old days.  — old days.

Alexander Callahan était un problème de moins pour la petite ville de Radcliff. Pour le moment en tout cas. Il faisait partie de ces types assez puissants en ville pour trouver un moyen de sortir de prison rapidement. Radcliff semblait avoir sa propre façon de fonctionner et quand bien même ça semblait aller mieux depuis le changement de maire, y avait encore plein de problèmes à gérer ici. Au moins, y avait plus de quarantaine, ça donnait à Letha l’envie d’attraper Nerea et les jumeaux pour s’en aller de cette maudite ville et rentrer à Washington. Elle aurait pu sans doute, mais ça l’aurait obligée à quitter son poste à laisser tomber du monde et ça elle n’en était pas capable Letha, elle était bien trop loyal, trop appliquée dans son travail peut-être trop idiote aussi. Enfin, elle ne pouvait de toute façon pas forcer sa fille à quitter cette ville. Elle n’allait pas agir comme son père l’avait fait huit ans plus tôt, l’obligeant à tout laisser derrière elle sans lui demander son avis, sans lui expliquer le pourquoi du comment. Alors, elle allait probablement rester un moment à Radcliff, parce qu’elle n’avait pas l’intention de partir d’ici sans sa fille, elle l’avait perdue pendant trop longtemps, maintenant, elle coulait restée auprès d’elle pour le restant de ses jours. Elle voulait être là si elle avait besoin d’aide, elle voulait être là pour voir ses deux petits-fils grandir, quand bien même elle n’était pas encore certaine d’être complètement faite à l’idée d’être déjà grand-mère. Elle voulait reconstruire cette famille qu’elle avait perdu depuis trop longtemps parce qu’Absalon s’était octroyé le droit de lui voler tout ça. Elle lui en voulait toujours à Absalon, elle lui en voudrait toujours c’était certain, quand bien même au fil des mois, elle avait réussi à lui adresser la parole, sans lui sauter à la gorge. Maintenant, ils allaient divorcer et peut-être qu’elle réussirait à tourner la page.

Elle aurait dû écouter Mason, lui il avait toujours su que si Absalon était en vie quelque part, il l’avait bien prise pour une conne et tout ce qu’elle avait fait elle, ça avait été de repousser Mason et de se condamner à rester toute seule, persuadée qu’elle ne méritait pas mieux de toute façon. Elle regrettait son geste, elle regrettait les regards que Mason pouvait poser sur elle depuis ce jour-là et la façon dont leur relation avait tournée. Peut-être qu’ils n’étaient que des collègues à présent, elle n’en savait rien, elle n’avait pas cherché à comprendre. Depuis le jour où Mason s’était pointé chez elle, la gueule amochée en lui demandant des renseignement sur Callahan, elle s’était contenté de faire de son mieux pour l’aider et elle n’avait jamais cherché à se mêler de ses affaires, comme il le lui avait explicitement demandé. Elle avait essayé d’agir plus comme une amie que comme une simple collègue, elle avait fait ce qu’elle pouvait, au milieu du chaos qui s’était répandu à Radcliff et s’était une découverte récente du coup, qu’il avait une fille, qu’elle avait été enfermée dans un laboratoire entre les mains d’un cinglé. Fallait croire qu’ils avaient plus en commun qu’ils n’avaient voulu le croire ces derniers temps tous les deux. Maintenant, il avait retrouvé sa fille, elle était en vie, c’était déjà ça, mais dans quel état ? Elle n’était peut-être pas à sa place dans cet hôpital. Elle n’était pas de la famille après tout, elle ne savait même pas ce qu’elle était pour Mason, mais elle savait ce qu’il représentait pour elle et ça l’avait empêchée de quitter cet hôpital. Elle voulait savoir comment ça allait pour lui, pour sa fille, pour la mère de cette dernière. Alors elle était restée un moment, des heures à naviguer entre la machine à café et la salle d’attente, avant qu’on ne l’autorise enfin à aller jusqu’à la chambre de la petite fille et sans doute que le badge accroché à sa ceinture avait été la seule raison pour laquelle on ne l’avait pas renvoyé dans la salle d’attente. Elle avait pris le temps d’aller chercher deux cafés avant de toquer à la porte de la chambre, elle poussa la porte pour y trouver seulement Mason. « Hey … » Elle esquissa un léger sourire avant de lui tendre un des gobelets qu’elle avait dans la main. « Tiens, il est encore pire que le café du commissariat, mais bon. » Elle haussa les épaules, elle avait pourtant cru que c’était difficile de faire pire que celui-là, mais bon Radcliff trouvait toujours un moyen de surprendre. « Comment elle va ? » Elle posa son regard sur la petite fille dans son lit, profondément endormie. Qu’est-ce que les médecins avaient pu dire quant à son état ? Est-ce qu’elle allait s’en sortir ? Elle l’espérait sincèrement, cette pauvre gamine n’avait, de toute évidence rien fait pour mériter un tel sort.
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MessageSujet: Re: (mason, fst) • hold on to the old days.   Mar 13 Sep 2016 - 2:32


- IN A PLACE AND TIME WE NEVER KNOW -
in a memory of things yet unseen
i'd remember all that we've never been
and you'd have forever now to think
coz i believe what wasn't meant to be
letha & mason
☆ ☆ ☆

Willow dormait encore. Et le temps semblait long, et s’allonger plus encore, comme un élastique qu’on essayerait d’épuiser jusqu’à la cassure. Mason, il se sentait épuisé maintenant : l’adrénaline était retombée, en un brusque choc lui retombant sur le coin de sa tête. Sur la chaise à quelques pas de là, juste à côté du lit, Sloane s’était déjà endormie, à moitié avachie sur le lit de leur fille, alors que rien ne changeait : ni le silence dans la pièce, ni les bips réguliers de la machine qui contrôlait tous les signes vitaux de leur fille encore profondément perdue dans ce coma artificiel dans lequel on l’avait gardée captive pendant-… Pendant combien de temps, au juste ? A chaque fois qu’il essayait de calculer le temps qui avait couru – les jours, les semaines, et puis les mois – le Leinster menaçait d’en perdre la boule. Alors il désirait plus que jamais s’concentrer sur le plus important : cette chambre d’hôpital, ici et maintenant, le fait que la McNally n’ait pas été complètement récalcitrante au fait qu’il reste dans les parages, jusqu’à ce qu’ils aient au moins un signe, indiquant que leur fille allait sortir de son sommeil glacé. Le fait que c’était une opportunité qu’il n’pouvait pas gaspiller : et pour quoi, d’toute manière ? User de son badge d’agent pour aller péter la gueule de Callahan dans sa cellule ? L’envie était là, tordant les entrailles du mutant ; mais à quoi ça servirait ? Comme quoi, fallait croire qu’après trente-sept ans d’vie de merde, d’idées débiles et de réactions disproportionnées, il avait appris à faire avec la part de lassitude qui s’était fait toute une place en lui. Il avait fait sa paix avec bien des choses, Mason ; des trucs qu’il n’pouvait plus contrôler depuis belle lurette maintenant, et dont l’histoire était écrite dans le marbre. Comme les douze années depuis lesquelles il s’était barré de Radcliff, abandonnant Sloane et leur fille derrière lui. Ou toute cette histoire avec Letha : peut-être bien que tout c’qu’y lui restait à faire, c’était au moins de n’plus lui en tenir rigueur à chaque regard qu’il lui adressait, chaque moment qu’il passait avec elle dans les parages. Il n’savait pas… ce soir, alors que se bousculaient trop de sensations dans son crâne, Mason était prêt à jurer qu’il pourrait faire trente mille efforts, et changer bien des choses dans sa façon d’être : mais combien d’fois avait-il prouvé que la pratique était infiniment plus difficile que la théorie ? C’était sans doute pour ça qu’il était encore le cul vissé sur sa chaise, à fixer d’un air morne la petite fille endormie, plutôt qu’à essayer quoique ce soit : d’toute manière, après être sortie de sa poignée de minutes de somnolence, Sloane avait dit qu’elle avait besoin d’prendre l’air, de boire un verre d’eau, de manger un truc. Un peu tout à la fois : et pour le temps que ça durerait, il était hors d’question que Mason quitte cette pièce. Et à quoi bon, hein ? Y’avait aucun endroit où il devait être, autre qu’ici.

Il fut surpris, alors, quand la porte s’ouvrit par-dessus son épaule, et qu’en se retournant, il ne reconnut non pas Sloane, mais Letha. Comme une énième matérialisation de ces pensées qui tournaient, sévères comme des vautours dans sa tête : orgueilleusement, encore aujourd’hui, Mason il n’aimait pas devoir quelque chose à Letha. Il n’aimait pas devoir quelque chose à qui que ce soit tout court ; mais l’animosité avait pendant si longtemps été l’armure favorite du Leinster quand il s’était retrouvé face à la rousse, que maintenant, il n’savait plus quoi faire d’autre. Et il était trop fatigué pour même y penser vraiment. Alors quand elle lui tendit un café encore chaud et frais, il ne se posa pas beaucoup de question, attrapant le gobelet en carton pour tourner à nouveau son attention sur une Willow qui n’avait pas bougé d’un pouce, ni donné le moindre signe de vie plus concret. Il soupira alors – de frustration, plus qu’autre chose – à la question qu’elle posa : mais pour une fois, cette frustration ou l’ardeur de ses sentiments n’étaient pas dirigées contre elle. Mais contre tout le reste, surtout. « Techniquement, elle va bien. Mais faut-… juste attendre qu’elle se réveille pour en savoir plus. » il avait marmonné d’un ton morne, parce qu’il avait l’impression d’avoir répété ça et de s’être fait répéter ça mille fois au cours de la soirée déjà. Parce qu’en attendant, sa fille n’ouvrait pas les yeux, ne faisait rien d’autre qu’être là, inerte entre des draps blancs qui en devenaient oppressants. Et quand bien même il aurait bien eu besoin de caféine, Mason n’avait pas encore bu une seule gorgée du café que Letha lui avait ramené : il l’observa, d’ailleurs, un long moment, avant que le courage ne le prenne : « Merci. » articula-t-il enfin. Dans l’allure générale des choses, on pouvait s’demander s’il n’remerciait pas sa tasse de café d’lui tenir compagnie. Mais non, c’était Lehta qu’il remerciait, même si ça lui écorchait la gorge, même si lui parler, la regarder, exprimer quoique ce soit de personnel avec elle, lui donnait l’impression d’ouvrir les valves vers une vulnérabilité qu’elle avait déjà bien piétiné sans remord. Il avait toujours appris à n’pas refaire deux fois les mêmes erreurs, tant le monde avait été cruel avec lui au moindre signe de faiblesse. Et la Castellanos n’avait pas été différente. Alors rien que par orgueil, il s’demandait presque pourquoi elle n’était pas rentrée chez elle, déjà : elle pourrait être tranquillement en train de pioncer. Ou elle pourrait retourner auprès de sa famille, tout ce qu’elle avait à Radcliff, tout ce qu’elle avait tant poursuivi, tout ce à quoi elle s’était tant accrochée. Et blablabla. C’n’était pas le jour de parler comme ça. « Et pas pour le-… » il leva légèrement le café qu’elle lui avait ramené, avant d’enfin s’armer d’assez de volonté pour la regarder : « Merci pour-… ce soir. Et tout ça. » et elle n’pouvait pas attendre de lui qu’il formule mieux ses phrases, il était lessivé ; et il restait Mason. Indéniablement, pourtant, si Willow était là, intacte et en vie, c’était grâce à Letha peut-être plus encore que grâce à lui. Alors malgré tout ce qui était arrivé entre eux, elle les méritait bien, ses remerciements : pour Willow. Parce que hein, c’était aussi ça, être un parent – c’fameux rôle qu’il avait fui avec tout le reste, douze ans plus tôt.
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MessageSujet: Re: (mason, fst) • hold on to the old days.   Mar 13 Sep 2016 - 14:27

mason leinster & letha castellanos
Watching the dust go clear.
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Letha n’avait jamais souhaité que les choses entre elle et Mason deviennent aussi compliquées qu’elles l’étaient à présent. Elle avait passé tellement de temps toute seule à poursuivre son mari en pensant que c’était la bonne chose à faire, elle avait cru qu’elle n’avait pas le droit de refaire sa vie avec qui que ce soit avant d’avoir retrouvé son époux et qu’elle ne méritait pas d’être heureuse, tant qu’elle ne saurait pas ce qui était arrivé à sa fille. Ça avait été une façon de penser bien particulière et ça l’avait poussée à rejeter Mason quand les sentiments étaient venus se glisser dans son cœur et qu’elle avait pensé qu’elle ne pouvait pas se laisser aller à tout ça, qu’elle avait des responsabilités et des devoirs et que ce n’était pas juste d’oublier tout ça pour une histoire d’amour. Aujourd’hui, elle savait, que ce qui n’avait pas été juste, c’était l’exact opposé. Elle n’aurait pas dû se priver de sa chance d’être heureuse avec quelqu’un, parce que son mariage était mort depuis tellement longtemps que c’était débile d’y rester accrochée comme elle l’avait fait. Elle savait aussi que Nerea ne lui aurait pas reproché de s’être un peu écartée de sa quête pour reconstruire sa vie. Tout aurait été beaucoup plus simple si Absalon ne s’était pas barré comme ça, si seulement ils avaient fait comme les couples normaux, un divorce en bonne et due forme plutôt que lui, s’en allant sans un mot en embarquant leur fille avec lui. C’était injuste ce qu’il avait fait et elle continuait de le blâmer pour ça, elle continuer de le tenir responsable de ses malheurs, quand bien même elle savait que vis-à-vis de Mason, c’était elle la seule responsable de leur rupture. Elle n’avait pas assuré et elle continuait d’espérer que Mason finirait par lui pardonner, parce que cette relation dans laquelle ils étaient tous les deux, elle n’avait rien d’agréable. Malheureusement, y avait un jeu d’égo, qui les avait bien souvent empêchés d’essayer de régler les choses de la bonne façon.

Ce n’était pas pour qu’il la pardonne qu’elle avait accepté de l’aider avec tout ça. Ce n’était pas pour essayer de se racheter auprès de lui qu’elle avait descendu ce type au fin fond de ce laboratoire pour aider la fille de Mason. Elle l’avait aidé parce qu’il lui semblait que c’était la chose la plus juste à faire, quand bien même ça s’était fait sans tenir compte de la façon dont ils étaient censé faire leur boulot, mais ils étaient à Radcliff alors dans le fond, ils n’avaient fait qu’agir comme le reste des personnes de cette ville et elle ne le regrettait pas Letha. Callahan était là où il devait être, derrière les barreaux et Mason avait récupéré sa fille. Elle espérait maintenant que la gamine allait se réveiller et qu’elle n’aurait pas trop de séquelles. Elle espérait que tout s’arrange pour elle et sa mère, pour Mason aussi. S’il elle avait dû perdre son job pour tout ça, elle l’aurait probablement accepté, parce qu’elle savait qu’ils avaient bien agit, même si ça avait été fondé sur des dossiers et des informations qu’elle n’aurait jamais dû sortir du commissariat. « Je suis vraiment désolée. J’espère sincèrement que ça va aller. » Elle avait une fille, elle savait ce que ça faisait de craindre de perdre son enfant, elle avait eu peur des fois, de ne jamais retrouver Nerea et finalement ne jamais perdre complètement espoir, ça l’avait aidé à tenir bon, jusqu’au jour où enfin, après huit longues années, elle avait pu serrer de nouveau sa fille dans ses bras. Elle esquissa un léger sourire avant de hocher la tête, suite à ses remerciements, il n’avait pas à la remercier pour ça. « Mason Leinster qui me remercie, je vais aller marquer ça dans mon calendrier. » Elle plaisantait, bien entendu, comme si ça pouvait détendre l’atmosphère, mais ils avaient leurs différents tous les deux, ils le savaient très bien. « Je rigole. » Elle espérait que ce ne soit pas nécessaire de le préciser quand même. « Y a pas de quoi et si t’as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas. » Parce que leurs différents dans le fond, qu’est-ce qu’ils étaient à présent ? Sa fille était dans le coma, elle s’en fichait de toutes les fois où il avait pu mal lui parler ou la fixer comme si elle était la pire personne au monde. Après ce qu’ils avaient pu vivre tous les deux, ils pouvaient peut-être se permettre d’enterrer la hache de guerre.
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MessageSujet: Re: (mason, fst) • hold on to the old days.   Lun 17 Oct 2016 - 3:42


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letha & mason
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C’était fou, la créativité dont l’esprit pouvait faire preuve pour créer tout un tas de questions sa réponse, de préoccupations sans issue. Elles tournaient dans la tête de Mason depuis ce qui lui semblait être une éternité : et il n’savait même pas en théorie, depuis quand elles étaient là, d’ailleurs. Depuis qu’il avait quitté Radcliff, douze ans plus tôt ? Depuis encore avant, quand il était revenu de la guerre, avec tous ces démons lovés dans son âme ? Depuis qu’il était revenu ici, avec la pleine conscience des douze ans qui étaient passés ? Et tout c’qu’y avait dans son crâne, ça n’semblait pas avoir le moindre sens : parfois, ça n’semblait même pas avoir la moindre connexion avec le réel palpable sur lequel il pouvait avoir une prise. Il s’demandait comment il pouvait réécrire ces douze années ; c’temps perdu dans des causes vaines, comme son histoire avec Letha, son job qui n’avait plus aucun sens aujourd’hui, ou la fuite presque désespérée qui l’avait conduit à des milliers de kilomètres de ses devoirs les plus élémentaires. Comment est-c’que Willow avait grandi, pendant tout ce temps sans lui ? La question l’avait atteint, parfois, jusqu’à Washington ; par instinct de survie, il l’avait enterrée très profondément sous des préoccupations quotidiennes et répétitives, d’la paperasse et des affaires à régler pour le FBI. Là, elle était martelée, martelée contre sa tête à chaque ‘bip’ des battements du cœur de sa fille. Est-c’que Willow avait souffert de son absence ? N’était-elle qu’une petite fille, à moitié équilibrée, à cause de lui ? Il savait, lui, qu’il avait tout un gouffre noir à la place de ses souvenirs d’enfance, parce que celle-ci avait été ruinée par ses propres parents – l’fait qu’ils l’aient abandonné. A la fin, il n’avait pas fait mieux, et le petit corps de sa fille ne le lui rappelait que trop bien : qu’est-c’qu’il en serait de son regard ? Du moment où elle jetterait une première œillade sur lui en n’sachant que trop bien qui il était ? Evidemment, il n’pouvait pas s’permettre de douter – et il ne doutait pas – de la capacité de Sloane à élever leur fille en une âme indépendante et débrouillarde, heureuse dans bien des aspects. Mais-… mais elle avait été toute seule, ouais, comme elle l’avait souvent dit. Elle avait été toute seule, à cause de lui ; comme souvent, il avait été tout seul, à cause de Letha, ou d’ses parents. Au bout d’un moment, il semblait bien qu’tout l’monde portait une grosse quantité de culpabilité sur les épaules, la source des insécurités et des faiblesses des autres – et Mason, lui, il avait fui pendant trop longtemps les personnes à qui il avait causé le plus de tort.

Pourtant, même après douze ans comme ça, Sloane et lui s’en sortaient mieux que Letha et lui. Paradoxalement, la brune était plus encline à pardonner que lui : sûrement que ça faisait de lui une enflure trop fière et rancunière plus qu’autre chose. Il aurait dû, à un moment donné, sortir de cette chambre d’hôpital ou saisir une opportunité pour aller voir Letha et lui parler lui-même ; mais il n’l’avait pas fait. Parce que pour sûr, le Leinster avait causé bien plus de tort à la McNally que Letha n’lui en avait causé : peut-être était-ce une question d’fraicheur de la plaie – mais même, ça faisait longtemps déjà, qu’il aurait dû tourner la page, d’son histoire trop éphémère et trop superficielle d’avec la Castellanos. Il n’put qu’avoir un vague sourire, alors, à la blague de la jeune femme, encaissant le coup sans broncher ; s’il n’l’avait jamais remerciée, elle n’s’était jamais excusée pour bien des choses – p’tètre que ça faisait qu’ils étaient quittes, même s’ils n’y pensaient pas vraiment. Ca partait d’là, hein, l’fait de passer à autre chose : n’pas compter, ne pas s’mettre à pinailler sur des trucs comme ça. Il n’avait pas à hésiter, s’il avait besoin de quelque-chose. Vaguement, il s’en retrouva à hocher la tête d’une façon bien distraite ; plus par fatigue que par une quelconque rancœur. C’est aussi pour ça, parce qu’il avait bien du mal à faire l’tri dans ses pensées, qu’il mit un certain nombre de secondes avant de répondre quoique ce soit, écoutant les petits bruits dans la pièce, reniflant l’odeur du café qui commençait à lécher les murs. « Le truc c’est que-… j’sais pas vraiment ce dont j’ai besoin. » rien des trucs qu’il pouvait maîtriser. Il avait besoin que Willow s’réveille ; pas pour lui, mais pour elle évidemment. Il avait besoin d’avoir des réponses à tous les doutes qui tournaient dans sa tête : vis-à-vis de l’état de santé ou de l’état mental de sa fille. Vis-à-vis de l’avenir, du passé, et du présent. Il avait besoin d’trouver un moyen que Callahan n’sorte jamais de sa prison d’merde. Il avait besoin d’mettre de l’ordre dans tout le bordel qu’avait été sa vie, sans qu’il n’s’en rende compte. Egoïstement, il avait besoin que Willow ouvre les yeux, et soit une meilleure personne que lui ; qu’elle arrive à l’accepter dans sa vie, pour qu’il ait tout l’temps du monde pour se rattraper. Et il avait aussi besoin de dormir, sans doute, quand bien même il doutait avoir enfin atteint cet état de paix qui lui permettrait d’avoir une vraie nuit de sommeil réparateur. Ça faisait bien des années, qu’il n’avait plus eu d’ça. « J’suppose que le café, c’est un bon début. » il n’y avait pas pensé lui-même, c’est dire. Pourtant, à bosser des heures entières sur de la paperasse au FBI ou ici, il en avalait, des quantités de caféine. Là, rien n’avait importé, à part rester sur cette chaise, comme si ça pouvait être utile. Quel con. Enfin, il regarda Letha, le temps d’lui faire un vague signe pour avaler une gorgée de café, sans se plaindre du goût ou de la qualité du truc.
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MessageSujet: Re: (mason, fst) • hold on to the old days.   Dim 13 Nov 2016 - 16:05

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Letha, elle avait toujours été très attachée à son boulot, très professionnelle. Elle avait toujours voulu s’en sortir au moins dans ce domaine-là et pourtant elle avait fini ici, à Radcliff à effectuer un boulot qui était bien loin de toutes les ambitions qu’elle avait pu avoir à un moment. Elle l’avait fait pour de bonnes raisons, pour Nerea et elle ne le regrettait pas. Tout ce qu’elle avait fait dans sa vie, ça avait pour Nerea. Parce qu’un jour, elle avait disparu de sa vie de façon brutale et que ça avait brisé son cœur. Ce jour-là, elle avait perdu sa fille et son mari et ça avait été la chose la plus compliquée du monde. Elle n’avait pas bien géré les événements, elle ne s’était pas permis de passer à autre chose, parce qu’elle avait été persuadée qu’elle ne le méritait pas. Alors, ouais, son histoire avec Mason avait été compliquée et elle pouvait bien justifier tout ça parce que son mari avait disparu et sa fille au passage, parce qu’il lui semblait bien que ça pouvait tout justifier. Mais ce n’était pas le cas. Letha, elle avait définitivement passé beaucoup trop de temps dans sa vie à tout justifier par ce qui lui était arrivé. Maintenant, avec le recul elle pouvait bien le dire qu’elle avait eu tort pour d’agir comme elle l’avait fait, avec Mason comme avec d’autres personnes. Elle le savait qu’elle avait fait des erreurs, mais ça faisait partie de ces trucs compliqués à admettre. Elle n’avait jamais réussi à l’admettre en face de Mason, tout comme elle avait été incapable de lui dire qu’il avait raison à propos de son mari. Mais l’admettre, c’était aussi rendre les choses plus réelles et bien voir, qu’elle avait foutu huit longues années de sa vie en l’air, pour un type qui de toute évidence n’en valait pas la peine.

Absalon l’avait trahie et même si aujourd’hui, communiquer avec lui était beaucoup plus simple qu’auparavant, ça n’effaçait pas toute la rancœur qu’elle avait à son égard et sans doute que ce qu’elle avait fait pour Mason, ça n’effacerait pas tout ce qu’il pouvait ressentir à son égard, la façon dont elle l’avait éjecté de sa vie, comme si ça avait été complètement justifié. Elle ne l’avait pas fait pour ça de toute façon. Les dossiers qu’elle lui avait passés sur Callahan, le tir qu’elle avait effectué pour sauver sa fille, jamais elle ne l’avait fait dans une quelconque volonté de rédemption. Elle l’avait fait parce que c’était la meilleure chose à faire, parce qu’elle avait voulu l’aider, parce que ça faisait partie de son job et qu’elle pouvait encore faire les choses de façon professionnelle. Le reste, ce qui s’était passé entre elle et Mason, c’était une histoire qui appartenait à un autre temps, une autre discussion, plus tard. Parce que Mason, il avait des choses plus importantes dont il devait s’occuper que d’elle et des histoires qu’elle avait pu apporter dans sa vie. Sa fille avait besoin de lui, maintenant. Sloane, avait besoin de lui aussi et sans doute qu’il n’était pas trop tard pour rattraper des années d’absence. Il n’avait pas été trop tard pour elle, avec Nerea. « Tu devrais commencer par une bonne nuit de sommeil et une douche peut-être. » Elle savait qu’il était là depuis un moment, alors franchement tout ça, ça lui ferait du bien. Il avait aussi besoin de souffler, même si ça pouvait être dur comme situation. « Le café, ça aide toujours. » Même quand il avait un gout pas forcément terrible, parce qu’il venait d’une machine à café toute pourrie au fin fond d’un hôpital. « Quelque chose de plus fort aussi, parfois. » ça faisait aussi parti des trucs qui pouvaient aider, pas forcément une grosse cuite, mais un bon verre, ça ne faisait de mal à personne non plus. « J’sais que c’est compliqué, quand il s’agit des enfants et j’ai pas de bon conseils à donner. Juste, fait attention à toi. » Elle avait cru sa fille disparue, peut-être morte et elle avait cherché pendant huit longues années, alors elle était bien placée pour savoir que ça pouvait être dur, de rester là à attendre, sans savoir la suite des événements, elle savait aussi que faire attention à soi-même, ça ne pouvait pas être une mauvaise chose, elle le savait parce qu’elle ne l’avait pas fait elle, alors qu’elle aurait dû, au moins, ils n’en seraient peut-être pas là, si elle avait su plus tôt que c’était important, de faire attention et de pas se laisser bouffer par la peine.
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MessageSujet: Re: (mason, fst) • hold on to the old days.   Lun 13 Fév 2017 - 22:08


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letha & mason
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S’il n’avait jamais été un croyant, que très peu un gamin ayant eu le droit de rêver, Mason avait au moins vécu en s’disant sûr des décisions qu’il prenait. Peut-être était-ce l’égo qui fonctionnait comme ça, ou peut-être était-ce l’expérience : il avait toujours cru avoir raison dans les choix qu’il faisait, aussi difficiles étaient-ils. Maintenant, il découvrait que c’que lui il avait interprété comme une histoire qu’il écrivait, d’autres avaient vécu tout ça comme les décisions d’un type égoïste, qui entrainait avec lui-même le reste de l’univers. Tous les fous qui lui faisaient un tant soit peu confiance. Une réalité qui lui pesait sur les entrailles, maintenant, quand il regardait Sloane, quand il écoutait les récits de la jeune femme ou quand il observait Willow profondément endormie dans ce lit : tout ça, c’était d’sa faute. Parce qu’il avait réprimé son côté transmutant, et qu’il n’en avait jamais parlé à la femme avec qui il avait passé des années à construire un couple ; parce qu’il avait passé la porte de leur appartement sans se retourner, l’abandonnant elle à à peine plus de vingt ans, avec un bébé sur les bras. Parce qu’il était lâche comme ça, et qu’il s’était toujours cru brave, pourtant. Quelle connerie ; sûrement qu’il ne méritait pas alors que sa fille se réveille, qu’elle soit si généreuse et douce au point de l’accepter dans sa vie, de le vouloir dans son présent et dans son avenir. Peut-être qu’il méritait, quelques années de merde et de circonstances lui faisant payer les conséquences de ses actes : l’injustice pourtant voulait que Sloane se blâme pour ce qui était arrivé à Willow plus qu’elle n’le blâme lui. Comment est-c’que la vie pouvait-elle prendre une tournure aussi désastreuse ? A la fin, le Leinster s’retrouvait à manquer de mots, d’arguments, de bonnes paroles réconfortantes pour aider la brune. D’une certaine façon, il était juste là ; et il avait déjà fait comprendre à Sloane qu’il n’était pas revenu par choix, pour elle ou pour Willow. Il était trop con pour ça, et ça semblait être un trait de caractère tant ancré en lui désormais, qu’il n’pouvait pas s’en défaire. C’était la vérité pourtant, aussi cruelle était-elle : était-il un trouillard, ou juste droit dans ses bottes, en accord avec les sacrifices qu’il avait décidé de faire à l’époque ? Mason n’pouvait pas se targuer d’être une bonne personne dans la vie de sa fille, ou dans la vie de qui que ce soit tout court : il était trop pragmatique, trop froid, trop impétueux, trop rancunier, trop prompt à n’penser qu’à lui-même. Des défauts qu’il reprochait aux autres, aussi ; à Letha, par exemple. Et si Sloane avait trouvé un moyen de lui pardonner c’qu’il avait fait, d’accepter les circonstances de leur histoire au point d’avoir une conversation posée et optimiste avec lui, qu’est-c’qu’il était censé faire, lui, vis-à-vis de la rousse ?

Elle avait juste esquinté son égo, il dirait, après quelques mois d’histoire, pas plus. Qu’est-c’qu’on devait dire, sur l’homme qui abandonnait la femme qui l’aimait et leur enfant encore bébé, du jour au lendemain ? Sloane avait eu confiance en lui, plus qu’il n’avait jamais eu confiance en Letha ; elle avait été vulnérable, elle lui avait ouvert son cœur, lui avait confié toutes les tristes histoires de sa vie. Et il en avait fait ça. Définitivement, il n’avait pas l’droit de demander quoique ce soit de qui que ce soit ; il avait compris le message, il avait compris la leçon que le destin, le bon dieu ou la vie essayait d’lui inculquer. Et pourtant, il était là, à fuir du regard le moindre contact visuel avec la Castellanos ; parce qu’il avait encore une putain d’arrogance qui avait ses propres lois, et qu’il restait Mason, au fond. Le silence fut sa réponse aux paroles de la jeune femme ; il aurait pu répliquer qu’il n’savait pas comment il serait censé dormir, tant que sa fille n’aurait pas ouvert les yeux. Et pourtant, pendant au moins onze ans, il avait pioncé confortablement – souvent, au moins – tout en n’sachant pas comment allait le bébé qui était né de l’amour qui l’avait lié à Sloane. Il avait très bien vécu, à des centaines et des centaines de kilomètres de sa fille, pendant de longues années : est-c’que ça n’faisait pas de lui un hypocrite fini, alors, de s’préoccuper de Willow maintenant qu’elle était juste là ? Loin des yeux, loin du cœur – il n’voulait pas croire en ce dicton : il n’avait jamais oublié Willow, mais force était de constater qu’il avait été un père de merde. Juste un spectre, qui avait probablement rendu sa fille malheureuse plus qu’il ne l’aurait voulu. « J’en sais rien. » qu’il confia enfin, après avoir tourné sa langue sept fois dans sa bouche, serrant et desserrant les mâchoires à la recherche des mots qui pouvaient faire écho avec le chaos qu’il y avait dans son crâne. « J’dirais que j’ai passé pas mal de temps… genre douze ans, à faire attention à moi. » alors même s’il devait rester douze ans encore à limiter sa vie aux murs de cet hôpital, peut-être que ça en valait la peine, et que c’était c’qu’il méritait. « Et regarde où ça m’a mené. » il ne put s’empêcher de marmonner à la fin, levant son café dégueulasse dans un geste leste, pour vaguement désigner ce qu’il y avait autour de lui. Il était de retour à Radcliff, un simple fait qu’il haïssait. Il veillait au chevet de sa vie, en n’sachant que trop bien qu’elle ne le connaissait pas, qu’il n’était même pas important dans l’équation, à cause de choix qu’il avait faits lui-même. Et il venait d’avoir une conversation avec la femme à qui il avait brisé le cœur, avant de s’retrouver maintenant dans la même pièce que celle qui avait brisé le sien : résultat, il était seul, paumé de nouveau dans sa ville natale, et pas même capable de s’dire que le boulot qu’il avait accompli pour en arriver là, en avait valu la peine.
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MessageSujet: Re: (mason, fst) • hold on to the old days.   Mar 14 Fév 2017 - 14:32

mason leinster & letha castellanos
Watching the dust go clear.
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We took the wrong way down. You see just one side now, Guess that’s what life’s about What you remember, What we remember. There’s only one thing left It’s what we tell ourselves The little lies they help us to remember How we remember. Heaven help the ones who fly away, Heaven help the ones who have to stay and place the blame. Maybe what you think of me won’t change But I still Hold on, hold on. Hold on to the old days.  — old days.

Elle n’avait pas envie de juger le comportement de Mason, Letha, ce qu’il avait fait, des années plus tôt, quand il avait quitté cette ville en laissant derrière lui tout un tas de trucs. Elle aurait presque pu pourtant, se mettre à la place de son ex, elle qui avait connu uns histoire similaire, son mari qui avait décidé un beau jour de la laisser tomber sans se retourner, sauf que lui, il avait embarqué leur fille avec lui. Elle aurait pu lui dire que c’était lâche comme comportement, égoïste et qu’il n’aurait jamais dû faire ça. Mais elle savait trop bien qu’elle n’était pas en droit de dire quoi que ce soit. Pas seulement à cause de son histoire avec Mason, le fait qu’elle ait fini par l’envoyer balader après plusieurs mois d’une histoire qui aurait pu marcher, si elle, elle n’avait pas été lâche et égoïste. Mais c’était surtout qu’elle n’avait pas sa place dans tout ce qui avait pu se passer douze ans plus tôt entre lui et Sloane ou même dans sa tête pour qu’il prenne une décision pareille. Elle était certaine en plus que ce n’était pas le moment qu’elle ou que n’importe qui sur cette planète se permette de lui faire des reproches, alors même que ça se voyait très bien qu’il était déjà en train de se les imposer à lui-même les reproches. Tout ce qui avait pu la séparer de Mason, c’était une histoire qui ne concernait qu’eux deux et qui n’avait rien à faire entre les murs de cet hôpital. Elle ne savait pas ce que ça faisait d’elle pour lui aujourd’hui. L’ex petite amie qui l’avait jetée comme ça, sans crier gare comme une cinglée hystérique décidée à poursuivre le fantôme de son mariage, ou bien juste comme une collègue, une parmi tant d’autres. Tout ce qu’elle voulait être, là maintenant, c’était une amie, quelqu’un de présent s’il en avait besoin, s’il le voulait aussi, parce que sa peine mine de rien, elle pouvait la comprendre.

Elle aussi, elle avait perdu de vue sa fille pendant longtemps, que ce soit de sa faute ou pas, ce n’était pas vraiment la question. Mais quand elle était revenue dans la vie de Nerea, elle avait pu constater de tout ce qui n’allait pas pour elle, de sa vie qui avait pris une allure tragique, alors qu’elle avait eu des problèmes de drogues et qu’elle avait été enceinte de jumeaux, malgré son jeune âge. Elle se demandait souvent, si ça aurait été différent, plus facile même, si elle avait été aux côtés de Nerea pendant ces dernières années. Cette question, elle devait bien lui traverser l’esprit aussi à Mason. Est-ce que s’il était resté, douze ans plus tôt, il aurait pu éviter ce qui était arrivé à sa fille ? Peut-être bien. Tout comme elle, elle aurait pu, possiblement éviter à sa fille les erreurs qu’elle avait pu commettre. Mais l’un comme l’autre, ils n’auraient jamais de réponse à ces questions, parce qu’y avait pas moyen de rembobiner l’histoire pour faire les choses autrement. « Tout ça, c’est pas de ta faute Mason. » C’était ce genre de phrases dans doute que tous les deux, ils avaient déjà répété des millions de fois, aux gens avec qui ils étaient en contact dans leurs boulots, parce que Mason, n’était pas le premier type à se blâmer pour ce qui était arrivé à sa fille. « La vie serait beaucoup plus simple, si on pouvait savoir à l’avance quand on faisait un truc qu’on allait regretter un jour. » Elle le savait bien Letha, que sa vie à elle, elle aurait été plus simple si elle avait pu savoir tout un tas de trucs à l’avance, mais le monde n’était pas fichu comme ça, à part peut-être pour ceux qui avaient le pouvoir de voir l’avenir. « T’as jamais pris la moindre décision en sachant que ça te mènerait là. » Alors, c’était pas de sa faute à lui, malgré ses choix, malgré ses erreurs, il n’avait rien fait avec l’idée en tête de voir un jour sa fille dans le coma. « Quelqu’un d’autre l’a fait et il va être jugé pour ça. » C’était peut-être une maigre consolation, mais là encore, l’un comme l’autre, ils devaient bien savoir que c’était déjà-ça, alors qu’ils avaient passé une bonne partie de leurs vies à faire à essayer d’apporter ce genre de maigre soulagement à des familles brisées par des meurtriers. « Elle va s’en sortir, garde espoir. » L’espoir, c’était un bon tremplin pour avancer même quand on avait l’impression d’être au fond du trou. Elle y avait cru elle, malgré la peine, la douleur, les moments difficiles où ça aurait été plus simple de baisser les bras et de juste se laisser abattre, elle avait tenu bon, elle y avait cru, qu’elle finirait par retrouver sa fille et c’était chose faite à présent.
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(mason, fst) • hold on to the old days.

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