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 (elisan) save you.

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SUR TH DEPUIS : 29/05/2016
MessageSujet: (elisan) save you.   Mer 14 Sep 2016 - 3:48

i wish i could save you. i wish i could say to you,
i'm not going nowhere. i wish i could say to you,
it's gonna be alright, it's gonna be alright.

saveyou@kellyclarkson

« Ça ne devrait plus être bien long. » Tu es là, assise dans le salon avec Eli qui te regarde l'air un peu perturbée, et la baby-sitter assise à côté de ton fils, les bras bien positionnées sur ses cuisses alors qu'elle t'offre un sourire poli. Il y a déjà près d'une heure qu'elle est arrivée et pourtant, tu es encore là. Assise dans ton salon, avec ta robe qui te semble soudainement trop courte ou trop serrée, tu t'imagines encore que malgré le temps qui est passé, quelqu'un viendra frapper à ta porte. Ce n'est pas le genre d'Elias pourtant, d'être en retard. Mais en même temps, tout ce que tu connais vraiment d'Elias et de sa ponctualité, c'est celle qu'il démontre lors de vos rendez-vous professionnels. Pour les rendez-vous galants, tu es loin de savoir quel est la norme. Tu es loin de savoir comment il est, comment il est agi, ce qu'il considère respectueux ou non. Tu ne peux pas t'empêcher de te poser un million de questions. Ton esprit part dans absolument tous les sens, et ça n'a rien de rassurant. Tu te demandes s'il a oublié. Ou alors s'il regrette tout ce qui s'est passé récemment. Tu te demandes s'il a changé d'idée et que cette idée de rendez-vous était complètement stupide. Tu en viens même pendant quelques secondes à te demander si tu n'as pas complètement tout inventé dans ta tête. Cette soirée au garage avec lui, ces baisers échangés. Tu te demandes si tu n'as pas inventé ce sentiment de bien-être, cette paix intérieur que tu as ressenti lorsque tu t'es endormie dans ses bras, collés sur ce divan comme si pendant l'espace d'un instant, vous n'étiez plus qu'un. Il y avait tellement longtemps que tu ne t'étais pas sentie ainsi, tu avais du mal à croire que tu aurais pu l'inventer de rien. Ton regard croise une fois de plus celui de ton fils qui te fait des gros yeux en mode non seulement tu m'obliges à avoir une baby-sitter, mais en plus, ton prince charmant est même pas foutu de te sortir pour la soirée. Tu échappes un soupir suivi d'un rire nerveux, parce que tu tournes encore en rond dans ta tête, et soudainement tu ne peux pas arrêter de t'imaginer que quelque chose de grave lui est arrivé. Peut-être qu'il a eu un accident sur cette foutue moto, ou alors quelque chose est arrivé au travail, et puis bordel, il a même pas de portable alors comment tu es censée faire pour savoir que tout va bien? Sans plus attendre, tu te lèves brusquement, faisant sursauter ton fils et la jeune fille en même temps. « Je, j'vais y aller. Hm. » Tu as l'air complètement ridicule, et tu peux voir dans les yeux de ton fils qu'il se retient pour ne pas se moquer de toi. « Je n'sais pas encore vers quelle heure je vais rentrer. Ça devrait pas être trop tard. » Et puis comme ça, sans préavis, tu sors de la maison. Sans savoir où tu vas vraiment. Sans savoir si tu es en train de faire une erreur ou non. Sans savoir, tout simplement.

Une fois dans ta voiture, tu te demandes vraiment si c'est une bonne idée. Et sans te poser la question plus longuement, tu démarres la voiture et te dirige vers cette grande maison que tu connais si bien. La route n'est pas longue de ta maison à celle d'Elias, et tu échappes un soupir lorsque tu aperçois la moto du jeune suédois ainsi que le camion du grand-père de ce dernier bien stationner dans l'espace à cet effet sur le côté de la maison. Ça te confirme qu'au moins, il est à la maison. Tu restes dans ta voiture encore quelques secondes, quelques minutes, tu ne sais pas trop avant de finalement éteindre le moteur et sortir de la voiture. La soirée est avancée maintenant, l'air frais frottant contre tes jambes dénudées. Tu te dis que tu aurais peut-être dû te changer avant de venir jusqu'ici, mais ça n'a pas vraiment d'importance après tout. Tu serres ta veste contre toi alors que tu te diriges vers la porte d'entrée de la grande demeure. Tu frappes quelques coups contre la porte, sans succès. Sans trop réfléchir, tu retournes vers l'arrière de la maison, là où tu es rentrée la dernière fois et tu frappes à nouveau, sans réponse. Et comme si c'était quelque chose de complètement naturel, tu ouvres la porte qui étonnamment n'est pas barrée et tu te laisses toi-même entrer dans la maison. « Elias? » Ta voix résonne partout dans la maison, et tu avances tranquillement, à la recherche d'un moindre signe de vie. C'est silencieux, et pourtant, tu demeures persuadée qu'il est là. « Je sais que tu es là Elias, ta moto était dans l'entrée. » Tu tentes de faire en sorte que ta remarque ne sonne pas trop comme un commentaire négatif, mais il y reste un peu de ce ton désobligeant. Parce que tu ne sais pas du tout à cause tu es censée t'attendre soudainement. « Si tu voulais plus sortir, t'avais qu'à me le dire. Pas besoin de te cacher ici! » Tu sonnes presque familière, peut-être un peu trop pour ce qui était censée être un premier rendez-vous. Mais ta relation avec Elias, elle ne date pas d'hier après tout. Après deux ans, tu prends quelques plis, c'est plus fort que toi et peut-être que tu devrais te retenir, mais ce n'est pas le cas. Parce qu'à chaque pas que tu fais et que tu ne le vois et que tu ne l'entends pas, ton niveau de panique augmente. Et puis tu te rends au salon, et tu l'aperçois, d'étendu de tout son long sur le divan, les yeux à moitié fermés, l'air complètement épuisé. Et sans attendre, tu es à genou devant lui, un main sur son front et tu remarques qu'il est chaud, brûlant même. « Oh Elias. Qu'est-ce qui se passe? »

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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Jeu 15 Sep 2016 - 23:22

Quand Elias s'allonge dans le canapé, un râle de douleur lui échappe. Battant l'air froid et silencieux de la maison, ce dernier s'évanouit doucement. A présent, il ne doit plus bouger, pour ne plus rien ressentir. Il doit juste chercher à oublier, respirer sans trop se brusquer et réussir à s'endormir. Il doit aussi arrêter de penser à Susan. Susan qui doit être déçue, Susan qui doit être énervée, Susan qui doit lui en vouloir. Une idée qui comprime le cœur du mécanicien d'un mal supplémentaire, bien plus difficile à encaisser et contrôler que la douleur physique qui le cloue dorénavant sur son canapé, dans le noir, seul, isolé, souffrant et sans doute un peu triste. L'Åkerfeldt est incapable de décrire ce qu'il ressent. Il ne comprend pas cette envie qui lui déchire l'esprit de se lever quand même, de s'avancer dans sa chambre pour trouver une tenue potable, moins que celle qu'il avait déjà sur le dos quand il a dû aller aider Altaïr à aller mieux à la demande de Jim, beaucoup moins présentable que cette chemise qu'il a fait l'effort d'acheter pour l'occasion, pour cette première soirée passée avec la chercheuse, rien que tous les deux. Comme la dernière fois au garage, mais dans un contexte encore plus officiel, un moment à part et un peu mieux organisé que le précédent. Au final, sa chemise, elle est couverte d'une fine pellicule de sueur, elle colle à son dos et à ses bras massifs, elle est défaite de plusieurs boutons pour éviter au géant d'avoir l'impression d'étouffer. Un mouvement non-réfléchi, malheureux, et une contraction de ses muscles abdominaux et de ses épaules comme conséquence, tendent à une nouvelle et brève grimace sur ses traits. Les bleus doivent être en train de se former. Ici et là, les stigmates de son aide à Altaïr s'impriment à même son épiderme. Au niveau des côtes, dans le prolongement de ses épaules, sur plusieurs parcelles de son visage. Là où sa mutation a trouvé des échos brisés et mal en point chez son patron, Elias arbore dorénavant la preuve de l'utilisation trop brutale et excessive de son ostéokinésie. Chose qui n'est arrivée que rarement dans sa courte vie, si ce n'est une fois pour aider l'un de ses frères à réparer un pauvre doigt cassé ; ce jour-là, sa main avait pris une teinte violacée, sans qu'il n'ait plus à s'inquiéter. Et si ce soir les choses avaient été semblables, il aurait tout fait pour être auprès de Susan à cet instant précis.

Seulement, Elias n'a pas pu se résoudre à se rendre à leur rendez-vous dans cet état. Il a refusé de tout gâcher, de la paniquer ou de l'obliger à s'énerver pour leur premier tête à tête. Une pointe de mal-être le gagne, encore. Encore, car le blond est agacé de ne pas avoir pu la rejoindre. C'est tout bête, mais cette première pour le grand Suédois, elle comptait énormément, comme chacun des moments passés avec Susan. Plus encore depuis leurs baisers au garage. La plus petite seconde passée en compagnie de la jeune femme est un instant privilégié dont Elias a de plus en plus de mal à se passer. Si ce soir il a fait une entorse à cette règle, au mauvais moment, le mauvais jour, le mauvais soir, c'est parce que l'estime qu'il a pour Altaïr a joué dans la balance. Celle qu'il a pour Jim également. Et, pour une fois, ne pas sentir dans la voix de ce dernier la plaisanterie ou la bêtise a suffi à le décider à croire en ses paroles nerveuses et bafouillées. L'état de son patron était même pire qu'annoncé, quand Elias fut rendu sur place. La vision de ce dernier allongé, épuisé et abîmé restera à jamais gravé dans sa mémoire. Un événement que le géant n'aura pas à inscrire sur du papier pour s'en souvenir, sachant pertinemment que cela fait partie des choses qui ne s'oublient pas. Malheureusement. La voix de Susan sort le propriétaire des lieux de ses pensées. Ses yeux s'écarquillent, il cherche à se relever un peu, pour être certain de ne pas avoir entendu de voix, pour s'assurer qu'il n'est pas en train de délirer. Occupé à réfléchir à tout ce qui vient de se passer, le géant n'a pas entendu la voiture se garer. Et quand les trois coups ont résonné contre sa porte d'entrée, il n'a pas eu le courage de répondre. Au fond de lui savait-il peut-être qui se trouvait derrière. Dans tous les cas, de la force lui manque pour faire le moindre mouvement. Sa respiration s'accélère quand les premiers pas de font entendre dans l'habitacle, non loin de lui, trop proche de lui. Elle évoque la moto. Elias sent le reproche dans sa voix. Elle lui en veut. C'est normal, c'est évident, mais c'est douloureux.

Dans l'espoir de l'entendre finalement faire marche-arrière et quitter les lieux, le mécanicien réussit à se saisir de la couverture qui se trouve à ses pieds. L'initiative ne se fait pas dans la joie ni dans la paix, la plupart des douleurs qui parsèment son corps se réveillent instantanément, mais Elias sait qu'il doit masquer au moins le haut de son corps, s'il ne peut pas le faire avec son visage. Sa chemise ouverte de façon partielle dévoile l’œdème imposant qui s'est étalé sur ses côtés, autour de son cœur aussi, elle laisse deviner ce qui se développe sur toute la périphérie de ses épaules, Susan ne doit pas voir ça. Elle est au courant, il en a parlé brièvement durant les séances de tests, mais elle n'a jamais vu le résultat en vrai. Elle n'a jamais constaté de ses propres yeux l'effet secondaire négatif de l'utilisation de sa mutation, elle n'a pas encore aperçu ce que l'utilisation trop intensive de sa mutation fait à Elias. Ce dernier espérait juste qu'elle ne verrait pas tout ça si tôt, si vite. Il avait même envie qu'elle ne le découvre jamais, pour ne pas l'inquiéter ou l'effrayer, tout simplement. La douceur de la couverture apaise un peu le tourment du mutant. Le timing est même parfait, alors que les derniers mots de la jeune femme lui font l'effet d'un coup de poing dans le ventre, les pensées, et qu'il secoue la tête doucement, étendu sur son canapé et en mauvais été, pour contredire ce qu'elle dit et pense certainement. Il ne se cache pas. Jamais d'elle. Il ne pouvait juste pas se présenter dans cet état.

Quand la chercheuse l'aperçoit, le mécanicien n'a pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elle est auprès de lui. Le mécanicien peut déjà sentir le changement de ton de sa voix, ces traits paniqués qui remplacent ceux toujours souriants et bienveillants qu'elle peut avoir d'habitude. Ses doigts contre son front génèrent un frisson qui parcoure l'ensemble de son corps. Sa question lui fait fermer les yeux. Il ne peut pas constater sa préoccupation plus longtemps, il ne peut pas s'imaginer tout lui avouer maintenant. Elle ne mérite pas ça, pas après qu'il l'ait abandonné alors que cette soirée était supposée être la leur. - C'est rien, Susan. Son murmure s'accompagne de son regard se reposant dans le sien, faible mais désireux de ne pas plus l'inquiéter encore. - Je te le promets, tout va bien.
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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Ven 16 Sep 2016 - 3:01

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Tu avais essayé de rester calme. De rester zen. De ne pas te faire trop d'attentes vis à vis de la soirée que tu étais censée passer en compagnie du jeune suédois. Et plus tu te répétais ces mots dans ta tête, plus tu peines à rester calme, zen et en contrôle de cette situation. Il y avait tellement longtemps que tu n'avais pas eu à gérer avec quelque chose d'aussi trivial qu'un rendez-vous que tu te sentais revenir en arrière d'au moins quinze ans. Dans le temps où c'était approprié de sentir le stress t'envahir au complet, de ressentir ses papillons dans le creux de ton ventre, de frémir d'impatience dans l'attente de voir cet homme qui est en train de chavirer ton univers complètement. Et c'est ce qui était en train de se passer, même si tu ne voulais pas complètement l'admettre. Ta routine, tes responsabilités, ton horaire, tout de ta petite vie était bien rangée, bien organisée et tu ne laissais pas beaucoup d'espace pour le superflue. Il y avait un moment déjà que tu ne faisais plus de place pour l'amour dans ta vie. Depuis la mort d'Adam, tu avais rempli le vide laissé par ce dernier avec ton fils, avec ta famille, avec le travail même quand le vide était trop difficile à gérer. Mais jamais par un autre homme. Jamais par cette chose si ancienne et si nouvelle que tu ressentais à nouveau lorsque tu pensais à Elias. Alors cette soirée, c'était pour toi un recommencement. Une nouveauté avec un drôle de déjà-vu. Et tu essayais si fort de ne pas comparer l'homme que tu avais épousé, celui que tu avais perdu il y a de ça tellement longtemps il te semble, avec ce nouvel homme qui se fait tranquillement un chemin dans ton coeur. Mais c'était plus fort que toi, parce que de toute ta vie, tu n'avais connu l'amour qu'auprès d'un homme mort et tu ne savais pas si tu étais encore en mesure de ressentir ce que tu avais pu ressentir dans tes jeunes années. Les sentiments que tu sais maintenant éprouvés pour le suédois, tu comprends que ça n'a rien à voir avec ce qu'il y a eu autrefois entre Adam et toi. Votre histoire n'est pas la même, tu ne suis pas les mêmes pas, tu n'imagines pas non plus une même fin, ou du moins, un même dénouement. Mais c'est la base, la naissance de tout ça, les sensations que ça provoque qui te figent sur place, qui te font peur. Alors oui, les attentes c'étaient faites. Oui, tu avais laissé ton imagination traîné ici et là, à tenter de voir à quoi aurait pu ressembler cette soirée. Et clairement, tu n'avais pas laissé ton imagination aller assez loin, parce que jamais tu n'aurais pu prédire que la soirée prenne un tel virage.

Tu penses revenir sur tes pas lorsque tu entres dans la maison plongée dans l'obscurité, mais quelque chose te pousse à continuer d'avancer sans trop savoir de quoi il s'agit. Tu es certaine pourtant qu'il est là alors que tu partages ta théorie à voix haute, sans trop savoir s'il y a des oreilles non-loin qui entendent ce que tu dis. Sauf que tes pas te guident jusqu'au salon et ton attention est tout de suite porté sur les mouvements subtiles et minimes que tu perçois sur le canapé. Ça ne te prend que quelques secondes pour te retrouver devant le jeune homme au visage tiré et épuisé. Tout de suite, tu devines que quelque chose ne va pas. Et cela est confirmé par ta main qui se pose sur son front, détectant une température corporelle plus qu'élevée chez le jeune homme. Il ferme les yeux et tu peux voir encore plus facilement la fatigue qui semble le clouer sur place, lui que tu vois toujours comme en train de s'activer ici et là, que ce soit au garage ou sur les travaux de la maison. « C'est rien Susan. » Il ouvre les yeux de nouveau, son regard se voulant rassurant alors qu'un léger sourire se forme sur ses lèvres, mais tu n'en crois rien. Tu lui fais des gros yeux, le même genre que tu offres normalement à ton fils lorsque tu devines trop facilement qu'il te ment, et tu ne peux t'empêcher d'échapper un soupir. Tu ne sais pas pourquoi tu es le plus exaspérée présentement; parce qu'il n'a pas pris la peine d'annuler votre rendez-vous en sachant qu'il ne va pas bien ou bien qu'il essaye de te cacher le fait qu'il ne va pas bien justement. Dans tous les cas, tu n'as pas l'intention de le laisser s'en sortir aussi facilement. « Je te le promets, tout va bien. » « Promets pas des choses que tu peux pas respecter Elias. » Ton regard est sérieux, tes yeux ne quittent pas les siens. Tu veux qu'il comprenne que tu ne niaises pas, que ce n'est pas le temps de plaisanter, que ce n'est pas le temps de faire genre j'ai pas mal, c'est juste un hasard que je n'ai pas bougé du canapé depuis que tu es arrivée et que j'ai manqué notre rendez-vous. Y'a une toute petite partie de toi qui te dit que tu t'emballes trop rapidement, que tu devrais te calmer avant de lui faire peur, mais tu tais cette fois dans ta tête tellement rapidement que tu en oublies complètement ce qu'elle a dit. Au plus grand désespoir du jeune homme devant toi. « Et surtout, ne me ment pas. » Décidément, c'est tout comme de gronder Eli. Et tu oublies trop facilement que justement, ce n'est pas le même contexte. Et que tu ne devrais peut-être pas. Oups. « Parce que soit tu as volontairement manqué notre rendez-vous et t'as pas eu assez de couilles pour m'appeler et annuler. » Et ça, même si ça te fait peur, tu ne peux pas y croire, tout simplement. Pas après la nuit au garage. Après ces baisers échangés, ces échanges électrifiant que tu aurais envie de vivre encore et encore. « Ou bien, il t'est arrivé un sale truc qui t'as mis dans cet état et tu veux tout simplement pas me dire c'est quoi. » Il n'y a même pas l'ombre d'un sourire sur tes lèvres. Tu parles vite, trop vite. Mais tu ne peux pas t'en empêcher. C'est le mélange de la colère et de l'inquiétude qui t'emmène à être ainsi. « Alors c'est quoi Elias? » Tu patientes, tant bien que mal. Plutôt mal pour être vraiment honnête, alors que tes bras se croisent sous ta poitrine et ton visage demeure le plus neutre possible. Vraiment pas le genre de soirée que tu t'étais imaginée.

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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Lun 19 Sep 2016 - 22:47

Le regard de Susan qui se plonge dans le sien, bien moins agréable qu'il ne l'était la seconde précédente, il ne laisse aucune place au doute dans l'esprit du mécanicien. Elle lui en veut. Beaucoup. Elle n'a pas besoin de l'exprimer à voix haute, il devine dans ses prunelles focalisées sur les siennes un mélange d'inquiétude et d'agacement qu'il n'a encore jamais rencontré chez elle. Le suédois espérait que ses mots la rassureraient. Il avait commencé à réfléchir à la façon dont il pourrait se rattraper après cette soirée désastreuse, mais il n'avais pas songé à devoir le faire aussi vite. A présent, il est au pied du mur. La chercheuse l’accable dans son pauvre canapé presque trop petit pour lui, et elle a bien raison. Si les rôles avaient été inversés, Elias se serait montré inquiet pour elle aussi. Plus qu'inquiet, sachant désormais la place que prend la jeune femme dans son cœur. Dans sa voix, les prémices d'une colère évidente se font sentir, se laissent entendre, si bien que l'ostéokinésiste ne répond d'abord rien. Il se contente de la regarder. Il ne détourne pas le regard et la contemple en silence, submergée par cette beauté qu'il a une nouvelle fois l'occasion de côtoyer de près. Il ne répond pas, aussi, car il n'en a pas le temps. A sa différence, quand Susan se trouve dans une situation où le stress et la nervosité la submergent, l'engloutissent lentement, elle parle. Elias, lui, reste silencieux, encore plus ce soir car il sait parfaitement qu'il n'a rien à dire pour sa défense, mais surtout qu'il n'a jamais vécu une situation similaire. Tout ce qui se déroule est nouveau pour lui, des blessures si douloureuses de son squelette et de ses os blessés pour ceux d'Altaïr au sentiment d'être impuissant face au malaise de Susan. Le mécanicien ne sait plus quoi dire ou faire pour l'apaiser, si ce n'est rester silencieux. Bercé dans ce silence qui lui donne juste l'air d'un enfant qui a commis une bêtise plus grosse que lui.

Il ne promet pas des choses qu'il ne fera pas, il ne ment pas. Le géant garde la bouche fermée, l'attention toute dirigée vers ce que va bien pouvoir lui dire la jolie chercheuse. Toutefois, quand elle suppose qu'il a volontairement manqué leur rendez-vous, il secoue la tête avec précaution. Si son cou ne le faisait pas autant souffrir, il répéterait ce geste à l'infini et avec véhémence. Il n'aurait raté leur rendez-vous pour rien au monde ; ou presque. Elias n'a fait que suivre son devoir, son désir d'être reconnaissant envers l'une des personnes qui l'a aidée lorsqu'il est arrivé à Radcliff. Altaïr avait besoin de son aide et il n'a pas hésité une seule seconde avant d'accepter de lui donner, bien qu'au départ il n'ait pas pu s'empêcher de penser à une énième blague futile de la part de Jim. Cette aide précieuse qu'il a apportée à cet homme important pour lui, il lui apporterait jusqu'à la fin. Susan peut le comprendre, pas vrai ? De plus, elle insiste pour savoir. Elle veut comprendre ce qui s'est passé et Elias sait peu mentir comme peu cacher la vérité. Il est parfois sans filtre comme il peut être trop réfléchi. Détournant le regard, le géant s'efforce à prendre appui sur les bords du canapé de chaque côté de son corps. Ses traits se tordent sous la douleur vive que cette simple et minuscule action réveille, mais il poursuit jusqu'à se retrouver en position assise. La couverture avec laquelle il s'est acharné à vouloir masquer une partie de son corps tombe sur ses jambes, sa chemise blanche et collante n'est plus un secret. A travers cette dernière, on peut apercevoir les hématomes, même si la couleur en est atténuée grâce au tissu fin. A cet instant précis, Elias n'ose pas regarder Susan pour la première fois de sa vie. - J'ai aidé mon patron, qu'il répond d'une voix rauque. - Mon collègue a appelé, quelqu'un devait commencer à le soigner. Il s'est pris des coups au visage et dans les côtes, dans le dos aussi.

Lentement, sa main droite vient défaire les derniers boutons de sa chemise. Cette dernière n'est plus que mauvais souvenir, il ne la remettra pas, tant pis. Quand les manches tombent sur ses avant-bras malmenés, une nouvelle vague de douleur le parcoure. Le mécanicien serre les dents pour ne rien laisser paraître, même si cela devient de plus en plus complexe à gérer. Au final, la chemise rejoint le même emplacement que la couverture. La peau abîmé d'Elias est dorénavant une carte grandeur nature dont Susan est la malheureuse lectrice. Son dos, ses épaules, ses omoplates, ses côtés, ses mains, son visage, chaque petit os ayant aidé à la reconstruction de ceux d'Altaïr a marqué l'épiderme du suédois. Comme à chaque fois qu'il use de sa mutation. D'habitude, ce n'est pas aussi impressionnant, la jolie Anderson a même pu le vérifier d'elle-même durant ses recherches et les batteries de test. Seulement, l'ostéokinésiste a dissimulé une part de vérité. Sa mutation ne s'arrête jamais. Elle veille, attend et intervient quand il ne s'y attend pas, par moment, si bien que les blessures de Downer n'ont pas permis au mutant de résister. En étant bien trop nombreuses et impressionnantes, elles n'ont pas laissé Elias libre de canaliser ce besoin de réparer, briser, casser et améliorer pour à son tour cesser de souffrir. La mutation du géant a toujours fonctionné de la sorte, en écho. Son squelette se veut reflet de ceux qui se trouvent non loin et aucune échappatoire n'est possible. Seule une bonne maîtrise peut endiguer les choses ; et encore, pas tout le temps. Pas ce soir. - Je pouvais pas le laisser dans cet état, qu'Elias murmure finalement. Après une brève inspiration, ses poumons écrasant bien trop ses côtes pour lui permettre une bouffée d'air bien méritée, le mécanicien se remet à observer la chercheuse. - Demain je sentirai plus rien, Susan, ne t'énerve pas.
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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Mer 21 Sep 2016 - 0:39

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saveyou@kellyclarkson

Le silence est lourd et tu aimerais dont qu’Elias soit un peu plus bavard, ne serait-ce que pour une fois. Parce qu’à l’instant, tout ce que tu entends, c’est ta voix qui s’élève encore et encore, cette panique qui te gagne, l’inquiétude qui prend le dessus. Tout ce que tu entends, c’est la folie qui s’empare de toi alors que ta respiration se fait de plus en plus difficile même si tu es loin d’être la blessée entre vous deux. Tu es immobile, là, à genoux devant lui alors qu’il ne bouge pas d’un poil, silencieux et attentif à tout ce qui peut sortir de ta bouche. Tu dois prendre une grande respiration, ne serait-ce que pour tenter de rester calme, mais tes yeux ne quittent jamais ceux du suédois devant toi. Parce que c’est dans le regard de ce dernier que tu le comprends le mieux. Ça, tu as pu l’apprendre à force de travailler avec lui. Toujours discret, limite timide mais avec un franc parler, tu as vite saisi qu’Elias n’aime pas parler pour rien dire. Mais son regard, il parle pour lui, probablement plus qu’il ne le réalise lui-même, et tu peux lire dans ces yeux cette douleur qui traverse son corps. Bien qu’à ce moment précis, tu n’as pas encore réalisé l’étendu des dégâts. « J’ai aidé mon patron. » Tu fronces des sourcils, incapable de comprendre comment de l’aide au travail ait pu le mettre dans cet état. Alors pour une fois depuis ton arrivée, tu te contentes de regarder patiemment le jeune homme et attendre le reste de l’information sans le presser davantage, même si tu meurs de curiosité et d’inquiétude au fond de toi. « Mon collègue a appelé, quelqu’un devait commencer à le soigner. Il s’est pris des coups au visage et dans les côtes, dans le dos aussi. » Ta bouche s’ouvre, mais se referme aussitôt lorsque tu réalises que tu ne sais toujours pas quoi dire, l’incompréhension se lisant trop facilement sur ton visage. Tu cherches tes mots, tu cherches les bonnes questions à poser, mais soudainement, tout est flou dans ton esprit. C’est un gros tourbillon et tu y cherches des réponses que tu ne possèdes pas. À ce moment précis, c’est à peine si tu comprends réellement la question. « Elias je.. » Et puis la couverture qu’il tenait si fortement contre lui fini par tomber alors qu’il tente de s’asseoir et tu peux apercevoir l’étendu de cette douleur que tu voyais au fond de ses yeux. La chemise colle contre son corps, détrempé, laissant percevoir au travers un grand étendu d’ecchymoses se frayant plusieurs chemins sur la peau du jeune mutant. Dans des mouvements qui semblent difficiles pour le jeune homme, il se débarrasse du morceau de tissus devenu plus embarrassant qu’autre chose alors qu’une main se pose instinctivement sur ta bouche. « Oh mon dieu. » Tes yeux défilent le long du corps du jeune homme, sur ses bras, son torse, jusque dans son cou et même un peu sur son visage et tu n’oses même pas t’imaginer de quoi peut avoir l’air son dos à l’instant même. Et tout ce que tu trouves à faire à cet instant, c’est prendre une grande respiration. Pour ne pas te mettre à paniquer davantage. Pour ne pas l’effrayer, pour ne pas t’emporter. Respirer pour ne pas réagir trop fort, trop vite.

« Je pouvais pas le laisser dans cet état. » Tu hoches de la tête, mais c’est à peine si tu l’écoutes. Parce que tu es en train de comprendre. En train d’analyser l’étendu de cette situation. En train de faire un plus un pour comprendre comment tout cela a pu arriver au jeune suédois assis devant toi. Tu saisis un peu plus que tout ça, ça découle de quelque chose que tu connais. Quelque chose que tu es censée maîtriser à la perfection. Quelque chose que tu analyses, que tu étudies si fort depuis si longtemps déjà que tu te sens complètement conne. Totalement conne de ne pas avoir compris avant. De ne pas avoir deviner, de ne pas avoir saisi. « Je, j’savais pas. » Tu le dis plus pour toi que pour lui alors que la réalisation te frappe si fort que tu as presque mal à ton tour. Et pendant quelques secondes, tu lui en veux de ne t’avoir rien dit. Mais la colère, elle disparaît dans le temps que ça te prend pour poser ton regard sur le corps amoché du jeune homme. « Demain je sentirai plus rien, Susan, ne t’énerve pas. » S’il y a bien une chose que tu n’aimes pas te faire dire, c’est de ne pas t’énerver, surtout lorsqu’il y a matière à t’énerver et dans le cas présent, il y a en masse de matière. Tu échappes un grand soupir, ton regard s’assombrissant à nouveau à l’égard d’Elias. « Tu ne veux pas que je m’énerve? Clairement, tu ne t’es pas vu pour dire ça. » Tu te lèves soudainement, incapable de rester en place plus longtemps alors que tu te mets à tourner en rond dans le salon du jeune homme, tentant de faire du sens de toutes les pensées qui t’assaillent et te harcèlent en même temps. Tout ce que tu sais, tout ce que tu comprends vraiment, c’est que tu aurais dû savoir. Tu aurais dû être au courant de cet aspect de sa mutation. Il y a tellement de choses que tu aurais pu faire, ou du moins essayer. Tellement de choses que tu aurais pu mettre en place pour prévenir une telle situation. « Tu aurais dû me dire, pour ta mutation. Tu aurais dû.. » Tu ne le regardes même pas alors que tu t’exclames, prise au dépourvue par cette situation qui est tellement loin de ce que tu imaginais, de tout ce que tu aurais pu t’imaginer. « J’aurais pu chercher pour des moyens de rendre ça plus facile, je.. j’aurais pu t’aider Elias! Je suis là pour ça. » Et soudainement, tu ne peux pas t’empêcher de remettre en doute toute l’efficacité de ce que tu as fais dans les dernières années. Comme si ça ne comptait pas. Comme si ce n’était que du vent à côté des véritables capacités du don du jeune homme. « J’vais aller chercher de la glace. » Tu pars sans lui donner la chance de répondre, et une fois dans la cuisine, tu ne peux t’empêcher de te trouver un peu idiote de te mettre en colère pour tes recherches alors qu’Elias est dans un état lamentable dans la pièce d’à côté. Tu te dépêches donc à prendre un ice pack dans le congélateur du mutant avant de l’enrouler dans une serviette pour finalement retourner auprès de lui. Tu reprends ta place initiale, assise devant lui, et tu lui offres enfin un regard qui se veut plus doux, plus délicat. « Je suis désolée, je.. je suis inquiète pour toi. C’est tout. » Tu mordilles ta lèvre inférieure, signe qui témoigne trop fortement de cette nervosité qui ne te quitte jamais vraiment lorsque tu es près de lui. « Dis-moi où tu as le plus mal, j’vais mettre la glace en alternance sur tes différentes blessures. Ce sera pas miraculeux, mais ça ne peut pas nuire. »

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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Dim 25 Sep 2016 - 0:13

La réponse de Susan ne tarde pas. Elias a beau croire qu'elle tardera, le temps qu'elle se laisse rassurer par ce qu'il vient de dire, il a beau espérer que les choses se passent bien, calmement, que la réaction de la jeune femme lui fait baisser la tête. Ses mots durs le frappent de plein fouet, même s'il comprend. Il saisit l'inquiétude qu'elle peut ressentir ou la frustration de ne pas comprendre totalement ce qui se passe. L'ostéokinésiste n'a jamais abordé ce sujet. Sa mutation touche à une part masquée du corps humain, évoque des sensations et des possibilités inimaginables. S'il n'en parle pas, on ne le devine pas. Et comme Elias ne s'est jamais retrouvé lui-même face à une réaction aussi massive et déstabilisante de la part de sa mutation, et s'il sait assumer sa mutation depuis toujours, les premières fois où il s'est retrouvé confronté au grand regarde de la jeune femme, il n'a pas été capable de tout lui expliquer. Il s'est persuadé que le temps allait faire son œuvre, mais les mots ne sont jamais sortis. Ce soir, le mécanicien se retrouve face à son erreur, et à la colère compréhensible d'une Susan dépassée par les événements. Oui, il aurait dû lui dire. Il sait qu'il a brisé cette promesse de lui livrer toutes les subtilités de sa mutation pour ses recherches, pour qu'elle puisse le comprendre également, mais... dès le départ, Elias s'est dit que c'était trop. Trop impressionnant, déstabilisant, voire effrayant. De la même façon, elle n'aurait même pas pu visualiser correctement... jusqu'à ce soir. Jusqu'à se retrouver face à cette vérité difficile à encaisser, alors que le mécanicien ne voulait pas qu'elle en soit témoin.

Quand elle s'éloigne pour aller chercher de la glace, le géant laisse échapper un soupir. Il ose la suivre du regard, et bêtement sa mutation se met à vérifier, comme à sa grande habitude, si elle, elle n'a rien. Une grimace pointe alors le bout de son nez sur ses traits, son squelette ne pouvant supporter de s'imposer d'être l'écho de nouveaux os ce soir, si bien que le blond se met à lutter pour enfin éteindre toute trace d'éveil de sa mutation. Ce n'est pas le moment de se blesser un peu plus, encore moins à cause – bien qu'elle ne soit maîtresse de rien – de Susan. Cela ne ferait que renforcer ce sentiment d'impuissance qu'elle doit éprouver, qu'Elias éprouve aussi par la même occasion, quand il constate qu'il ne sait pas trouver les bons mots pour la rassurer. Quand elle se rassoit face à lui, l'Åkerfeldt laisse son regard retrouver le sien. Même s'il y décèle encore des traces de préoccupation ou de colère, il peut aussi y deviner une attention agréable, douce, presque rassurante. Et, étrangement, il en a besoin à cet instant précis. Pour contrer ces douleurs lancinantes qui parcourent sans cesse son corps depuis qu'il a quitté Altaïr et Jim, quoi de mieux qu'une Susan touchante et embêtée de son état ? Elias ne sait même pas comment elle parvient à garder son calme. La seconde précédente, elle a commencé à lui laisser entrevoir une certaine fureur quant à son « secret » et son silence radio durant cette soirée qu'ils étaient supposés passer ensemble, et à présent elle réussit à rester devant lui sans plus démontrer de remontrances. Quand elle dit être désolée, le trentenaire se met à secouer la tête. - Ce n'est pas à toi d'être désolée, Susan..., qu'il la reprend, d'une voix un peu plus reconnaissable mais toujours faible.

Inspirant doucement, Elias continue de la regarder quand elle propose de déposer la glace sur ses différentes blessures. Il n'ose d'abord pas répondre, incapable d'éprouver l'envie de la voir faire ça pour lui. Il garde le silence le temps de méditer un peu tout ça, avant de réaliser que la jeune femme n'acceptera pas de partir d'ici avant qu'il ne se soit un peu remis. Il ne sait pas pourquoi mais il le sent. - Au niveau de mes épaules. Un aveu encore plus douloureux que ce qu'il ressent sur le moment, quand il pense aux fêlures qui parcouraient les os de Downer il y a encore peu de temps. A présent que la chercheuse ne se trouve plus devant lui, Elias tente un léger mouvement pour l'apercevoir une dernière fois derrière lui, mais ce dernier est avorté par la douleur qu'il réveille instantanément le long de son dos et de son cou. Serrant les dents, le mécanicien se résout à oublier son idée. Un frisson dévale son épiderme lorsque la glace entre en contact avec. - Tu n'es pas obligée de faire ça, Susan. Elle ne lui doit rien. Pire, si elle est en colère contre lui, elle n'est pas obligée de rester avec lui. Elle a le droit de partir et de le considérer comme l'idiot qu'il est. Il n'a pas prévenu car Elias vit un peu à contre-temps, depuis longtemps, il n'a pas osé non plus, par peur de percevoir une déception non-dissimulée au fond de sa voix. Maintenant, il a le sentiment qu'elle se force à être à ses côtés alors qu'il a gâché leur soirée. Un nouveau frisson, une nouvelle grimace de douleur, une partie différente de sa peau qui est en contact avec le froid, et le mutant ouvre à nouveau la bouche. Pour une fois, il ne peut pas rester silencieux. Il va à l'encontre de qui il peut être en temps normal sans même en avoir conscience. - J'étais en route pour venir quand Jim m'a contacté. Un soupir lui échappe, preuve de sa déception. - J'ai acheté cette chemise pour ne pas arriver en t-shirt. L'Åkerfeldt ne sait pas si révéler ses efforts l'aidera à se faire pardonner ou non, mais les mots sortent comme ils ont été pensés, avec sincérité et sans filtre. Dans un nouvel effort, Elias tente d'apercevoir un peu Susan derrière lui, sans succès toujours. - Je suis désolé.
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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Dim 25 Sep 2016 - 10:13

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Quand quelqu’un te tient à coeur, tu n’arrives pas à faire dans la demi-mesure. Quand tu es inquiète, il est drôlement facile pour toi de devenir fâchée, de devenir triste, de laisser l’anxiété prendre le dessus sur toutes les autres émotions qui se chamaillent dans ton esprit encombré. Quelqu’un qui te connaît bien sait que tu passes facilement d’une émotion à une autre, que tu as cette mauvaise tendance à tout vouloir contrôler, tout vouloir comprendre trop rapidement, à materner même quand la situation n’est pas nécessairement appropriée. Sauf que tout ça, Elias,le Elias qui t’invite à un rendez-vous, il n’a pas encore eu la chance de l’observer, de le comprendre. Et puis merde, le Elias qui t’invite à un rendez-vous, il n’a même pas encore eu la chance de te sortir en dehors de cette maison ou du garage. Alors en attendant, vous ne connaissez qu’une certaine version des personnes que vous êtes. Le mutant et la chercheuse. Cette relation professionnelle qui n’en est plus vraiment une depuis tellement longtemps que tu n’es même pas certaine de savoir à quel moment le déclic s’est réellement fait. Alors de marcher, de t’éloigner un peu de la situation, ça te permet de te recentrer. D’oublier un peu de cette colère que tu ressens à l’encontre du jeune suédois par rapport à sa mutation pour te concentrer sur cette douleur qui prend le dessus. C’est la seule chose à laquelle tu penses lorsque tu reviens, ton regard se voulant plus doux se reposant sur le corps ecchymosé du géant. « Ce n’est pas à toi d’être désolée, Susan.. » Tu lui offres un sourire, parce que tu n’as pas envie de t’acharner sur le sujet. Parce que pour le moment, tu n’as pas envie de te prendre la tête sur le comment du pourquoi il n’a pas penser que ça voudrait sûrement la peine de te parler de cet aspect plutôt fondamental de sa mutation. Alors tu te contentes de poser ta main libre sur l’une des siennes, surprise de la chaleur dégagée par l’homme. « Je crois que ta soirée a été assez éprouvante comme ça, sans que je n’en rajoute. » Tu restes là, quelques secondes, ton regard plongé dans le sien, et tu essayes d’être rassurante, réconfortante pour le jeune homme. Tu n’as pas beaucoup de contrôle, mais ce que tu peux faire, ce que tu es en mesure de faire pour aider le jeune homme, tu vas le faire. Et si ça consiste simplement à mettre de la glace sur son corps endolori, so be it. « Au niveau de mes épaules. » Tu te relèves rapidement, contournant le canapé pour te retrouver derrière le jeune homme, installant lentement la glace sur l’épaule droite du jeune homme, laissant le froid agir quelques secondes avant de changer d’épaule et ainsi de suite. Tu le remarques qui bouge légèrement et tu peux entendre un petit grognement de douleurs qu’il tente toutefois de cacher, mais qui ne passe pas inaperçu à ton oreille attentive. « Est-ce que je te fais mal? » Tu reprends la glace, attendant un signe du jeune homme avant de la replacer cette fois-ci dans son dos, là où la peau est le plus bleuté, où tu présumes que les douleurs sont les plus importantes.

« Tu n’es pas obligée de faire ça, Susan. » Tu continues de déplacer la glace, tassant d’un revirement de la main les paroles du Suédois. Même si ce n’est pas ce que tu avais imaginé de cette soirée, tu ne pourrais tout simplement pas t’imaginer partir maintenant. Le laisser seul avec cette douleur, ça te semble tout simplement inimaginable. « Sois pas idiot Elias. Je vais pas te laisser seul maintenant. » Soudainement, le silence ne te dérange plus. Tes doigts s’attardent encore et encore sur cette carte de douleur et de violence qui se dessine entre les côtes d’Elias, mais tu ne passes aucun commentaire malgré les questionnements qui fusent dans ton esprit. Tu te demandes qui a bien pu faire ça à son patron, comment tout a pu autant dégénéré. Mais pour le moment, tu ne veux pas te mêler de tout ça. Tu ne veux qu’il se sente obligé de partager avec toi des choses qu’il ne sent pas prêt à te dire. Alors en attendant, tu prends la place qu’il t’offre et tu profites de sa présence. Parce que vraiment, c’est le maximum que tu puisses faire. Autant pour lui que pour toi. « J’étais en route pour venir quand Jim m’a contacté. » Tu hoches négativement de la tête, sans trop te rendre compte que placer comme tu es, il ne peut pas te voir. « T’es pas obligé de t’expliquer je.. » Tu t’arrêtes au beau milieu de ta phrase, incertaine de comment la terminer, alors tu laisses le silence parler pour toi. La serviette se fait de plus en plus froide sous tes doigts, mais tu continues encore et encore de placer la glace un peu partout dans le dos du jeune homme, revenant occasionnellement sur les épaules. « J’ai acheté cette chemise pour ne pas arriver en t-shirt. » Tu échappes un petit rire, réellement touchée par l’attention du jeune homme. Tu tasses légèrement ton visage, le passant par dessus l’épaule du jeune homme, t’assurant toutefois de ne mettre aucune pression sur cette dernière mais t’avançant juste assez pour qu’il voit te voit. Vous êtes soudainement très rapprochés l’un de l’autre, mais depuis cette nuit au garage, la proximité te rend moins gênée, moins nerveuse. Bien qu’il y ait toujours cette excitation au fond de toi, ces papillons dans ton ventre. Tu lui offres un sourire, un qu’il peut voir cette fois, alors que tu vas même jusqu’à déposé un baiser sur sa joue. « J’aurai adoré te voir dedans. Avant tout ça. » Tu caresses légèrement sa joue, là exactement où tu viens de déposer un baiser, et tu retournes derrière lui. Tu ne reprends pas la glace immédiatement, laissant tes doigts filer le long des ecchymoses, en une caresse que tu espères sans douleur pour le jeune homme. « Je suis désolé. » Tannée de parler à son dos, tu reprends la glace dans tes mains alors que tu reviens devant lui, l’installant cette fois-ci sur son torse. « T’en fais pas Elias. C’était qu’une soirée. Il y en aura d’autres. J’espère. » Tu pèses légèrement sur le j’espère, sans même t’en apercevoir. Parce que même si ce n’est jamais comme tu ne peux te l’imaginer, les soirées auprès du jeune mutant ont toujours un petit quelque chose de particulier. Un petit quelque chose dont tu ne peux plus te passer. « Est-ce que tu veux que je reste? Je, je peux partir si tu préfères. » Tu n’as pas envie de partir, mais tu ne veux pas non plus lui imposer ta présence. Tu es sur le point de te lever lorsque tu sens ton portable vibrer dans ta poche. Tu ne prends même pas la peine de vérifier de qui ou de quoi il s’agit, mais ça te donne une petite idée. Tu le sors, le montrant au jeune homme comme s’il s’agissait d’un nouveau jouet super tendance. « Tu sais, un de ces trucs, ça aurait pu éviter quelques malentendus ce soir. » Tu l’agaces, mais vraiment, ça te rassurait de pouvoir le rejoindre en cas de besoin et qu’il puisse en faire de même lorsqu’il a besoin.

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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Sam 8 Oct 2016 - 17:46

Le regard tourné vers le sol, Elias ne tressaille à peine quand la glace laisse contre sa peau une traînée fraîche. Il cherche à se faire aussi transparent qu'il le peut. Il ne sait pas si c'est la honte qui parle, il ne sait pas si c'est la colère qu'il éprouve envers lui-même qui le dépasse, il sait toutefois qu'il ne veut pas faire plus de peine à Susan qu'il ne lui en a déjà fait. Elle n'a peut-être pas crié, elle n'a peut-être pas laissé sortir tout ce qu'elle a sur le cœur, mais l'Åkerfeldt n'a pas besoin de l'entendre pour savoir. Il devine que les choses sont encore moins faciles pour elle, et c'est pour cette raison qu'il espérait ne pas la voir ce soir, au moins le temps que, physiquement, les choses reviennent à la normale. Elle ne s'énerve pas, et pire, l'aide. Un comportement qui dépasse le mécanicien. Toute la gratitude qu'il éprouve envers elle n'est pas quantifiable, loin de là, si bien que sa nouvelle question n'obtient qu'un petit - C'est supportable. supposé aider Elias à se faire pardonner. En adoptant un ton discret, en se cachant derrière cette carapace immense qui le symbolise tant, il se dit qu'il arrivera peut-être à ses fins. Il espère bien trop fort, à cet instant précis, alors que la jeune femme revient se placer devant lui. Son baiser sur la joue d'Elias a laissé place à de petits picotements à même sa peau. Il est un peu pataud, le géant, quand il s'agit de réagir ou de comprendre les marques d'affection, et il se contente de se focaliser sur la chercheuse dont le regard perce à travers la légère pénombre de la pièce. L'espoir qu'elle évoque dans la supposition de futurs rendez-vous, Elias l'acquiesce d'un mouvement de la tête approbateur. Il y en aura d'autres. Au moins un, pour tenter de palier à celui qu'il a fichu en l'air ce soir. La sincérité qui se dégage de son regard bleuté ne peut qu'appuyer cette envie qui existe chez lui aussi. La glace contre son torse lui arrache une nouvelle grimace.

Néanmoins, quand Susan parle de s'en aller maintenant, pour le laisser, la légère douleur le fait réagir immédiatement. Il se met à secouer la tête, avant d'échapper un - Je veux que tu restes, mais... coupé par une vibration qu'Elias n'identifie pas de suite. Fronçant les sourcils, il n'a pas le temps de poursuivre pour signifier à la chercheuse que, si c'est réellement ce qu'elle désire, partir, il ne l'en empêchera pas. Il attendra le temps qu'il faudra pour avoir le droit de la voir à nouveau et il ne s'en plaindra pas. Il prendra seulement son mal en patience, sans lui en souffler un mot. Lorsque le portable qu'elle avait dans sa poche se retrouve dans son champ de vision, le mécanicien relève une mine suspicieuse vers Susan. Ses traits s'apaisent à l'instant où il saisit où elle veut en venir. Là, alors, il se met à reconsidérer l'objet qu'elle a dans la main. Même si le ravissement n'est pas de mise sur le visage d'un Elias plutôt réfractaire à toute nouvelle technologie, il fait l'effort de s'en saisir pour l'observer de plus près. Ses doigts qui frôlent ceux de Susan sont gagnés d'un frisson. - J'arriverais jamais à m'en servir. L'Åkerfeldt n'arrive pas à dépasser le cap. Déjà approcher le téléphone au garage le terrifie et le place dans une situation de mal-être profond, mais savoir qu'un des semblables de ces machines pourrait se trouver h24 dans sa poche, c'est une idée qui le laisse confus. C'est pour cette raison qu'il joue de cette mauvaise foi caractéristique quand il s'agit de remettre en question sa décision de ne pas avoir de téléphone portable. Toutefois, quand il comprend que ça rassurerait Susan, il garde le silence durant plusieurs minutes, sans arrêter de la regarder.

C'est une manie qui commence à prendre de plus en plus de place chez lui, cette impossibilité à détacher son regard de ses traits gracieux, de son regard captivant. - Mais si tu le veux vraiment, je vais faire un effort. Ce n'est pas « je peux », ce n'est pas autre chose, c'est « je vais ». Elias est prêt à arrêter de se borner à ne pas vouloir se mettre un peu à la page, si ça veut dire pouvoir avoir en contre-partie des nouvelles de Susan quand il en a envie. Tant qu'il a son numéro à elle, le reste compte peu. - Il faudra juste que tu m'apprennes comment ça marche. Initiant un léger mouvement des épaules, le blond tente de faire bonne figure, malgré la vague de douleur qui vient de traverser l'ensemble de son dos. - Susan..., qu'Elias reprend vite, pour éviter d'être assailli de nouvelles questions quant à ses blessures et bleus. Déposant le portable à côté d'elle sur le canapé, il plante ses prunelles dans les siennes pour l'empêcher de se détourner, ou de lui mentir. - Tu as le droit de m'en vouloir. C'est pas parce que je- Un bref coup d'oeil à son état actuel, et le mécanicien préfère ne rien ajouter de plus. - Que tu ne dois rien me dire. Je comprendrais que tu m'en veuilles. Ce n'est pas normal qu'elle ne soit pas plus énervée, ce n'est pas normal car il a manqué à sa promesse pour la première fois et a menti au sujet de sa mutation, et ce sont des choses qu'il n'était pas censé faire. Pas à Susan. - Ton fils ne va pas s'inquiéter ?, qu'il finit par demander, sa main venant se déposer doucement sur la sienne, occupée à maintenir la glace contre sa peau.
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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Mer 12 Oct 2016 - 21:57

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Tu n’étais plus une habituée des rendez-vous. Tu ne savais plus comment deviner les attentes de l’autre. Il te semblait même que tu avais une difficulté folle à décider de tes propres attentes face à cette soirée. Le moins qu’on puisse en dire, c’est que ce qui se passait sous tes yeux était loin de tout ce que tu aurais pu imaginer, et même si tu étais légèrement déçue de ne pas avoir pu passer la soirée avec Elias comme vous en aviez discuter, tu étais légèrement rassurée de savoir qu’il allait bien, du moins, aussi bien qu’on puisse aller après une utilisation extrême de mutation aux effets jusqu’à maintenant non-identifié. Tu continues d’appliquer la glace, ici et là sur le corps ecchymosé du jeune mutant, et tu ne peux t’empêcher de t’inquiéter sur son niveau de douleur. Après tout, tu veux l’aider, pas lui nuire. « C’est supportable. » Tu ne peux empêcher un sourire de se placer sur tes lèvres, parce que si tu sais une chose du jeune homme, c’est qu’il n’admettra jamais l’étendu du mal qu’il ressent. Tu continues d’appuyer très doucement la glace sur les différentes régions du torse du jeune homme, vérifiant toujours son visage pour t’assurer que ça ne lui fait pas plus de mal que de bien. Tu es beaucoup plus calme qu’à ton arrivée, complètement concentrée sur les blessures du jeune homme, et tu en oublies facilement ce silence qui prend place entre vous deux. De toute façon, tu ne sais pas quoi dire. Tu n’es pas là pour lui faire la morale, encore moins pour le culpabiliser de ce qui s’est passé. Tu es rassurée de le voir hocher de la tête lorsque tu mentionnes un prochain rendez-vous, tes yeux ne se décrochant pas des siens pendant quelques secondes, et soudainement, tu te sens molle. Comme une gamine incapable de résister devant son crush. « Je veux que tu restes, mais.. » Le jeune homme est interrompu par la sonnerie de ton téléphone, et tu es un peu découragée du timing. Ta main plonge dans ta poche pour en ressortir le petit appareil électronique, et tu ne peux t’empêcher d’avoir un sourire un peu triste à la lecture du message. « C’est Evie. Elle se demande comment est ma soirée. » Tu le refermes sans même répondre, soudainement un peu mal à l’aise d’avoir pris la peine de spécifier de quoi il s’agissait. Tu décides plutôt de faire comme si de rien était, montrant l’appareil à Elias et tentant de le convaincre que d’en avoir un en sa possession ne serait peut-être pas une mauvaise chose. « J’arriverais jamais à m’en servir. » Ton sourire s’étire en un petit rire, aucunement surprise de la réticence du jeune homme. Après tout, tu as eu la chance de l’observer à quelques occasions dans les dernières années, mais la technologie et Elias, ça fait réellement deux. « Faut jamais dire jamais. » Tu continues de déplacer la glace, t’attardant désormais sur les épaules du jeune homme.

« Mais si tu le veux vraiment, je vais faire un effort. » Tu lèves tes yeux vers ceux du jeune homme, surprise de ce qu’il vient de dire. Soudainement, tu te sens presque mal à l’aise à l’idée qu’il puisse se procurer un téléphone portable seulement pour toi. « Oh, sens-toi pas obligé. J’disais juste ça comme ça. » Tu échappes un petit soupir, témoignant de ton malaise, et tu baisses les yeux à nouveau sur la serviette dans laquelle tu as enroulé la glace. Cette dernière commence à être mouillée, et tu décides de l’emballer à nouveau de façon à poser des bouts de serviette secs sur la peau du jeune homme. « Il faudra juste que tu m’apprennes comment ça marche. » Tu hoches positivement de la tête, plus contente que tu ne devrais l’être à l’idée que le jeune homme s’équipe d’un peu de technologie portative. « Je pense que ça pourrait se faire. » Tu penses à lui montrer tout de suite avec le tien, mais tu te retiens, te contentant plutôt de te concentrer sur la glace et la serviette. Tu ne peux t’empêcher de te demander aussi s’il souhaite réellement que tu restes puisque sa réponse a été coupé par un message de ta sœur, mais tu n’oses pas aborder la question de nouveau, laissant plutôt le silence prendre sa place entre vous deux. Tu es légèrement perdue dans tes pensées lorsque sa voix te ramène dans l’instant présent. « Susan.. » Tu lèves les yeux dans sa direction et tu peux tout de suite voir la culpabilité qui prend place du regard du jeune suédois. Tu lui offres automatiquement un sourire que tu veux doux et rassurant, mais ça ne semble pas convaincre le géant. « Tu as le droit de m’en vouloir. C’est pas parce que je.. » Il baisse le regard, faisant référence aux nombreuses ecchymoses qui parsèment désormais sa peau d’une teinte normalement claire. « Elias, arrête. » Tu n’as pas envie qu’il se préoccupe de toi pour le moment. Comment tu te sens vis à vis de la situation, ça n’a pas d’importance. L’important, c’est qu’il se repose un peu et qu’il aille mieux le plus rapidement possible. Le reste, ça peut attendre. « Que tu ne dois rien me dire. Je comprendrais que tu m’en veuilles. » Tu roules des yeux, de manière que tu espères taquine alors que tu viens t’asseoir à côté du jeune homme, la glace traînant toujours sur l’épaule gauche du jeune homme que tu tiens à une main. « J’vais pas m’énerver ce soir, mais si tu veux, j’prends en note d’être en colère contre toi pour m’avoir rien dit au sujet de ta mutation. J’vais m’reprendre à notre prochaine rencontre dans mon bureau si ça peut te faire plaisir. » Tu lui offres un autre sourire, alors que tu te fais une note mentale de préparer des tests avant votre prochaine rencontre pour tester l’intensité et l’extension du pouvoir d’Elias. Parce que la manifestation de ce soir, c’est quelque chose que tu n’as pas vu venir. Quelque chose pour laquelle tu aurais dû être préparée, et pourtant. « Ton fils ne va pas s'inquiéter? » Tu hoches négativement de la tête et lève la tête vers l’horloge qui orne un des murs du salon. Passé 21h. Normalement, il devrait déjà être lit, endormi dans le meilleur des mondes. « J’ai la baby-sitter pour la nuit. » C’est seulement après avoir dit la phrase que tu réalises ce qu’elle sous-entend, et tu fais une grimace de malaise avant de baisser les yeux. En appelant la baby-sitter, tu n’avais pas été en mesure de lui donner un approximatif de la soirée puisqu’il s’agissait techniquement de votre premier rendez-vous, alors tu avais préféré prévoir plus longtemps que pas assez, mais dit de cette façon, ça pouvait peut-être témoigner de certaines attentes de ta part. Des attentes que tu n’étais même pas certaine toi-même d’avoir. « J’veux dire hm. J’savais pas à quelle heure je rentrerai alors j’ai pas pris de chance.. » Tu n’oses même plus regarder Elias, tes yeux concentrés sur la main du jeune homme qui a pris place sur la tienne, et tu peux sentir ton coeur qui bat trop fort contre ta cage thoracique. Il te fait dire n’importe quoi, absolument n’importe quoi. « Eli est couché. Il m’attend pas. » Et j’ai réellement envie de rester avec toi..

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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Sam 19 Nov 2016 - 19:10

Quand il entend qu'il doit arrêter, Elias n'écoute pas. Il n'a pas de raison d'écouter Susan, pour le coup. Il sait qu'elle est déçue. Il sait que cette déception n'a rien à faire ici, elle ne devrait pas être là, surtout pas le soir où ils étaient supposés passer leur première soirée ensemble, rien que tous les deux, sous couvert de cette relation naissante entre eux. Le géant n'écoute pas car il s'en veut. Il ne comprend pas le calme de la jeune femme, il ne peut pas croire qu'elle ne lui en veut pas, qu'elle n'en a rien à faire de savoir qu'il n'était pas à leur rendez-vous mais plutôt en train d'user de façon démesurée de sa mutation... Son sourire doux lui serre le cœur, et accapare également toute l'attention du Suédois. Il voit dans ce dernier plus de tristesse qu'il n'y a en a peut-être. Silencieux, Elias ne peut que se sentir rassuré quand Susan consent enfin à réagir avec plus de véhémence à ce qu'elle vient de voir et de faire la prochaine fois qu'ils se verront. Un autre sourire étire ses lèvres, sourire auquel le mécanicien tente de répondre comme il peut. Néanmoins, s'il y a bien une personne qui réussit à faire naître ne serait-ce qu'un prémisse de sourire sur le visage du Suédois, c'est bien Susan, il faut le lui accorder. Ses doigts se resserrent alors sur ceux de la chercheuse, tandis que ses mots ne font pas comprendre à Elias le moindre sous-entendu. Tout ce que ce dernier perçoit, c'est le regard un peu troublé de la jeune femme en direction de leurs mains jointes, et le temps d'un instant le trentenaire se demande s'il n'a pas fait une nouvelle erreur en osant ce geste intime. C'est qu'il n'a pas l'habitude, et qu'il n'est pas très doué non plus. Il n'a aucune idée de la façon dont doivent se dérouler les choses entre deux personnes qui semblent éprouver les mêmes sentiments l'un envers l'autre, Elias n'ayant jamais ressenti quelque chose d'aussi fort, il doit bien l'avouer, tenter de le comprendre, pour qui que ce soit.

Au final, Susan lui confie qu'elle n'est pas attendue. Un soulagement se diffuse dans tout le corps du géant, son regard continuant de contempler ce visage si ravissant. - D'accord. Elias ne sait pas quoi répondre d'autre. Il cherche un moyen de ne pas embarrasser la chercheuse tout en ne lui donnant pas l'impression d'être l'être le plus étrange foulant le sol de cette planète. C'est que, quand il ne sait pas faire comme tout le monde, Elias fait un peu les choses à part. Ou pas. Quoi qu'il en soit, il aura beau en penser ce qu'il veut, ce qu'il ressent n'est pas comparable avec tout le reste quand il se trouve aux côtés de Susan. Sa présence amène quelque chose de réconfortant et de plaisant dans sa vie, un petit rayon de soleil qu'il semble avoir attendu depuis longtemps et qu'il a désormais à portée de main... Doucement, sans faire attention aux différentes douleurs qui se réveillent dans son dos à son mouvement non-prévu, le mécanicien avance son visage de celui de la jeune femme. Il ne réfléchit plus vraiment lorsque ses lèvres se trouvent à un ou deux millimètres des siennes, se freinant un peu, juste le temps pour lui de s'assurer qu'elle n'a pas envie de le fuir tout de suite. Quand il constate qu'elle ne se recule pas, l'Åkerfeldt dépose timidement un premier baiser sur ses lèvres. Histoire de se faire pardonner, de ne pas la brusquer. Ses épaules le tirent anormalement, ses os grognent de part en part mais le mutant décide de ne pas y prêter plus d'attention. Plutôt que d'écouter le cri de détresse de son corps, Elias choisit d'écouter le cri de détresse de son cœur en déposant de nouveau ses lèvres sur celles de Susan, de façon plus prononcée cette fois. Le grand adolescent la remercie d'être là, la remercie d'être aussi patiente, d'être aussi belle à ses yeux. Il ne sait pas vraiment ce qu'il fait mais il profite de ce moment tous les deux pour oser faire un pas vers elle. Lui qui d'habitude n'ose jamais, ou rarement.

Quand il se recule, toujours lentement, son regard cherche celui de Susan. Il veut être certain qu'il n'a pas faire n'importe quoi, que la douleur ne l'a pas fait commettre un impair qui sera encore plus difficile à faire oublier. Ses doigts exercent une nouvelle pression sur les siens. Se raclant la gorge, Elias tourne avec difficulté la tête en direction de la cuisine dans leur dos. Il ne sait pas si la nouvelle idée qui vient de lui traverser la tête va l'enchanter, mais peut-être qu'il s'agit d'une alternative à laquelle ils n'ont pas encore songé... - Est-ce que ça te dit qu'on prépare quelque chose ensemble ? Jaugeant la réaction de Susan avec toujours cette même petite appréhension dans le regard, le mécanicien décide de se lever enfin pour marcher jusqu'au coin cuisine. Sa démarche est plus douloureuse que jamais mais Elias ne dit rien. Sur le chemin, il serre les dents, jusqu'à pourvoir déposer une main sur l'un des plans de travail. Après avoir soufflé un grand coup, il se retourne en direction de Susan. - J'ai des choses dans le frigo, on peut... Il désigne ce dernier d'une main, refusant de laisser entrevoir à la chercheuse qu'à l'intérieur, une grande partie de son être lui hurle de s'asseoir sur-le-champ. - C'est- Elias hausse les épaules. - C'est pas un restaurant mais j'ai pas envie que tu restes sans manger.
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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Dim 20 Nov 2016 - 8:42

i wish i could save you. i wish i could say to you,
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Ce n’était pas la soirée à laquelle tu t’attendais. Loin de là même. Tu avais imaginé le rendez-vous de tous pleins de façons. De belles façons, où vous passiez la soirée à discuter de tout et de rien, tu réussissais même à le faire rire quelques fois et il se confiait un peu sur ses voyages alors que tu jalousais un peu cette vie de nomade qu’il a mené jusqu’à maintenant. Tu as aussi imaginer des scénarios où la soirée était un échec total. Où vous n’aviez absolument rien à vous dire et vous vous contentiez de manger votre repas dans un silence des plus lourds et des plus inconfortables. Et tu avais imaginé tous les scénarios entre ces deux extrêmes. Tu avais imaginé une fin de soirée ensemble, une fin de soirée séparée, tu étais même allée jusqu’à imaginer votre prochaine rencontre au bureau, tellement gênante si votre rendez-vous s’était mal déroulé. Tu avais pris en considération beaucoup de facteurs dans tes scénarios et pourtant, aucun ne te menait à cette soirée que tu vivais réellement avec le jeune homme, et ça avait quelque chose d’assez particulier. Parce que cette soirée n’avait rien du scénario parfait ni du scénario catastrophique, même si Elias avait l’air de penser que cette soirée était plutôt gâchée même si à ton sens, ce n’était pas réellement le cas. Après tout, oui, tu avais été inquiète, et oui, tu avais été légèrement fâchée mais au final, tout ce qui comptait le plus pour toi, c’est qu’il était correct et que vous étiez ensemble. Le reste, ça ne comptait pas. Comment vous étiez arrivés à ce résultat, ça ne comptait pas non plus. Alors la soirée parfaite au restaurant, ce n’était que ça, un scénario. Une rêverie soudainement longtemps et sans importance. « D’accord. » Tu lui offres un sourire alors que vos yeux ne se quittent pas. Tu sens ses doigts sur les tiens, cette caresse petite mais si évocatrice de ce que cette soirée veut dire, malgré tout. « D’accord. » Ta voix est douce, posée, comme la sienne et comme ça, le silence s’installe entre vous deux, mais c’est confortable. Pendant quelques secondes, il n’y a que vous deux, vos regards perdus l’un dans l’autre, cette intimité qui se place. Il est proche, beaucoup plus proche qu’il ne l’est normalement, et tu aimes particulièrement cette proximité nouvelle. Tu analyses chacun de ses traits, la manière qu’il a de te regarder, la manière que ses lèvres se placent lorsqu’il t’offre ce sourire en coin. Tu remarques sa mâchoire carré, son air toujours aussi sérieux, la structure de son visage et sa barbe qui date de quelques jours et tu réalises que tu apprécies chaque petit détail, chaque petite chose que tu découvres et que tu vois du jeune homme. Tu vois son visage qui se rapproche du tien et ton coeur se met soudainement à battre encore plus vite alors qu’il vient finalement déposer ses lèvres sur les tiennes, en un baiser qui est d’abord doux et court, avant qu’il ne revienne à la charge, avec un baiser soudainement plus passionné, et ta main libre vient automatiquement se poser derrière sa nuque, en un mouvement doux avec la simple intention d’intensifier l’échange. Que vos lèvres se séparent à nouveau, tu sens le rouge qui te monte aux joues alors que ta main reprend sa place le long de ton corps et tu échappes un soupir de bonheur. Parce que clairement, tu n’as pas besoin de plus que ça.

Tu sors de la lune lorsqu’Elias se râcle la gorge et tu lui offres un sourire alors qu’il se tourne difficilement vers la cuisine. « Est-ce que ça te dit qu’on prépare quelque chose ensemble? » Tu fais signe que oui de la tête, mais sans même que tu n’aies le temps de réagir, il tente de se lever et automatiquement, tu as envie de l’empêcher, mais tu ne le fais pas. Il se dirige lentement vers la cuisine, et même s’il ne le laisse pas paraître, tu sais que ça doit lui faire un mal atroce, de demander à tout son corps en même temps autant d’effort. « Elias, assis-toi. » Tu te lèves aussi, te met derrière lui, mais il s’entête jusqu’à ce qu’il s’arrête sur l’un des plans de travail, prenant finalement le temps de s’arrêter. Il te fait dos, mais tu peux l’entendre qui prend un grand souffle, et tu devines qu’il essaye de faire descendre la douleur qui doit irradier dans son corps entier en ce moment. « J’ai des choses dans le frigo, on peut.. » Il te pointe le frigo, te faisant toujours dos, et tu décides de passer de l’autre côté de lui pour finalement pouvoir lui faire face. « Elias. » Ta voix est plus sérieuse, ton ton plus dur alors que tu cherches à avoir son attention. Tu n’es pas du tout contre l’idée de concocter un petit quelque chose, malgré l’heure avancée de la soirée. Tu n’as pas souper et tu présumes que lui non plus, avec ce qui s’est passé. Mais tu n’as pas non plus envie qu’il se fasse mal inutilement comme il est en train de le faire. « C’est.. C’est pas un restaurant mais j’ai pas envie que tu restes sans manger. » Tu lui offres un nouveau sourire, ta main venant se placer doucement sur son torse. C’est à peine si tes doigts le touche, mais tu veux tellement éviter de lui faire mal que tu n’exerces aucune pression. Tu te mets sur la pointe des pieds pour venir embrasser sa joue, et sans plus attendre, tu te retournes pour faire glisser un des tabourets, le plaçant juste devant le jeune homme. « Seulement si tu assoies tes fesses sur une chaise et que tu me laisses m’en charger. Ton corps doit pas apprécier la pression que tu exerces dessus en ce moment. » Tu lui pointes le tabouret et tu te retiens pour le forcer à s’asseoir, te disant que tes mains sur ton corps ne ferait que lui faire plus mal en ce moment, même si c’est pour lui que tu veux qu’il s’assoit. Tu te contentes de le regarder, effaçant difficilement le sourire sur tes lèvres pour avoir l’air un peu plus sérieuse, peut-être même un peu plus autoritaire, même si ce n’est pas un look qui te réussit vraiment. « Et essaye pas de me mentir. Y’a eu assez de cachettes pour la soirée, tu penses pas? » Tu ne le dis pas comme un reproche, même si tu te doutes que ça peut un peu sonner comme tel. Tu lui offres à nouveau un sourire alors qu’il prend finalement place sur le tabouret et tu te diriges vers le frigo, analysant le contenu de ce dernier. Tu devrais sûrement être gênée de fouiller ainsi, mais tu ne l’es pas du tout. Peut-être parce qu’avant Elias, tu venais toujours dans cette maison pour préparer des plats pour son grand-père, lui tenir compagnie tout en continuant l’échantillon de tests qu’il te laissait faire même quand sa santé se détériorait. C’était tellement naturel de te tenir là et de penser à ce que tu pourrais préparer. Et tu ne pouvais pas t’empêcher de t’ennuyer du vieil homme, même si c’était grâce à lui qu’Elias faisait désormais partie de ta vie. Tu remarques les légumes dans le bas du frigo et tu en sors quelques uns – salades, piments, céleri et autres – que tu déposes devant le jeune homme. « Parfait. Tiens, tu peux préparer une salade et je.. » Toujours sans gêne, tu ouvres l’armoire, et lorsque tu vois le paquet de pâtes, tu te souviens avoir vu dans le frigo un pot de sauce à spaghetti. « J’vais faire des pâtes. Ça te va? Les choses sont toujours à la même place? » Mais tu ne le laisses même pas répondre à ta question que tu ouvres les différents cabinets, sortant un chaudron ainsi qu’une planche à découper, un couteau et un grand bol que tu places devant le jeune homme sur le plan de travail. Il y a tellement de souvenirs qui te reviennent en tête, tellement de soirées que tu as passé ici. « Dans les derniers mois avant le décès de ton grand-père, je venais souvent lui faire à manger. C’était plus difficile pour lui de venir à mon bureau, alors je faisais les tests ici et j’en profitais pour lui tenir compagnie. » Un sourire traverse ton visage à se souvenir. Il y a tellement de choses similaires entre les deux hommes, tu te demandes s’il le sait, à quel point l’homme serait fier de le voir aujourd’hui. « C’était vraiment un homme bien. Pleins d’histoires à raconter. Il m’a beaucoup parlé de ta famille. »

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MessageSujet: Re: (elisan) save you.   Lun 26 Déc 2016 - 15:32

Le premier réflexe d'Elias est de refuser la proposition -la condition, voire l'ordre- de Susan. D'un mouvement négatif de la tête, il nie ce qu'il vient d'entendre. Comme s'il allait s'asseoir lui et la laisser tout faire, elle. Quelle idée. Pourtant, s'il y a bien une personne dans cette pièce qui semble plus têtue que le propriétaire des lieux à cet instant précis, c'est la jolie Anderson. Ce n'est pas parce qu'il a apprécié ce baiser qu'elle vient de déposer sur sa joue qu'il doit se plier à sa bêtise, ce... Son argumentaire est plutôt bon, même très bon. Il est vrai qu'il y a eu assez de secret pour aujourd'hui. Le regard bleuté d'Elias se pare d'une fin voile de tristesse, une émotion si claire et lisible tout d'un coup que même le géant le ressent, vraiment. Cette pointe de mal-être, elle s'évanouit doucement lorsqu'Elias prend place sur le tabouret qui lui a été désigné. Un - Ouais. murmuré passe ses lèvres, tandis que son regard n'ose plus croiser celui de la chercheuse. Si elle dit ça, c'est qu'elle a été bien plus affectée qu'elle ne veut bien l'admettre. Certes, elle a promis de juger correctement cette histoire lorsqu'ils seront tous les deux dans son bureau, mais... mais il y a un mais. Au fond d'elle, Susan doit éprouver une déception qu'elle ne pourra pas masquer bien longtemps. Peut-être qu'Elias n'est pas le meilleur pour exprimer ce qu'il ressent lui, en revanche, il sait observer ce qui se passe chez les autres. Il n'a pas souvent besoin qu'on lui explique les choses pour les comprendre ; ce qui s'avère être d'un soutien essentiel comme un poison évident.

Le sourire de Susan attire l'attention du suédois. Même si ce dernier ne s'est retrouvé qu'au creux d'une partie infime de son champ de vision, il l'a remarqué. Et c'est ce qui fait redresser la tête à Elias. Après tout, maintenant que la chercheuse a accepté de rester avec lui, il doit lui faire honneur. Susan cherche ce dont elle a besoin dans le frigo, comme il lui a montré plus tôt, avant de disposer ce qui va l'aider dans sa tâche à lui sous les yeux. Un sourire rapide délie le visage du grand blond. Au moins, il va quand même pouvoir servir à quelque chose. La proposition de la jolie rousse le fait acquiescer la seconde suivante. - Ça me va. C'est la première fois qu'ils vont partager un repas. Enfin, un vrai repas. Un simple sandwich avant l'un de leurs rendez-vous au bureau de la chercheuse ne peut pas être considéré comme tel. Du moins, Elias ne l'a jamais considéré de la sorte avant. Peut-être qu'à partir d'aujourd'hui les choses changeront. A la question de savoir si les choses sont toujours au même endroit, le suédois confirme d'un nouveau signe de la tête. Il n'a pas changé grand chose quand il est arrivé, Elias, il a préféré modernisé une ou deux choses, mais l'endroit était encore en bon état. Grâce aux personnes venues pour aider son aïeul, des personnes comme Susan, attentionnées et douces, bienveillantes.

D'ailleurs, au moment où Susan se met à évoquer Andrew, de façon spontanée, sans que le petit-fils qu'est le suédois n'ait à lui en parler, une certaine surprise se lit sur les traits de son visage.  - Vraiment ? Susan a déjà dû lui conter cette histoire, mais l'entendre à nouveau gonfle une nouvelle fois le cœur du géant d'un souffle de gratitude infini. Si elle n'avait pas été là... qui l'aurait été ? Cessant de couper l'un des aliments tendus par la jeune femme, Elias se met à la regarder en silence. Il ne dit rien durant plusieurs longues secondes, avant de reprendre la parole. - On ne venait pas le voir souvent. J'ai dû le voir deux fois en tout dans ma vie. Dans un haussement d'épaules, l'Åkerfeldt se replonge dans sa tâche. Il se demande si cette conversation, peut l'affecter ou non, comme à chaque fois qu'il se surprend à évoquer son grand-père en présence de Susan. - Il nous en voulait ? Ou à ma mère ?, qu'il quémande alors. S'arrêtant de nouveau dans sa tâche, Elias cherche cette fois-ci de façon évidente le regard de Susan. - Merci d'avoir été là pour lui, Susan. Il n'arrête pas de lui répéter depuis qu'ils se sont rencontrés, mais le mécanicien se dit honnêtement qu'il n'aura pas assez d'une vie pour le lui dire, encore et encore. - Ça va comme ça ? Elias n'est pas un grand cuisinier dans l'âme. Il se fait le strict minimum quand ça ne le concerne qu'à lui ; il connaît les basiques, les recettes apprises par sa mère mais également au fil des rencontres durant ses voyages. Il doit même en avoir noté quelques-unes sur l'une des lettres cachées dans sa chambre. Rien de plus, rien de moins. Alors, si Susan considère que ses compétences ne méritent pas un Oscar, elle aura plus que raison. L'Åkerfeldt ne demande qu'à s'améliorer. Son regard cherche celui de la jeune femme, avant de se reposer sur son travail.
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