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 What goes around comes around [ft. Isolde]

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MessageSujet: What goes around comes around [ft. Isolde]   Dim 18 Sep 2016 - 14:57



– what goes around comes around –
ISOLDE ET GRAYMAN /The cycle that never ends, It begins and starts again, Trapped like mice inside a maze And bereft of our own grace ; We pray and bend our feet, We will not admit defeat To a god we put our fate And to the ones that sell deceit ; We never doubt their words, Forever gripping our swords We conform and we bend down, Nail the thorns into the crown – ORPHANED LAND.



Depuis qu’il était arrivé à Radcliff, Grayman avait eu le temps de se faire quelques liens çà et là dans différents milieux de la ville. Pourtant, certains s’étaient plus renforcés qu’il ne l’aurait cru au premier abord, et lui qui avait tendance à ne pas s’engager car trop poussé sur le voyage et le vagabondage avait accepté l’offre d’Isolde pour devenir garde de nuit à la mairie et, parfois, dans les environs de chez elle. Ca le changeait grandement de tous les combats clandestins et des autres travaux illégaux qu’il avait pu produire pour gagner sa vie, mais il ne s’en plaignait pas. Après ces derniers mois plus éprouvants que prévus, un peu de tranquillité n’était pas de refus. Ca lui permettait de faire le point, de mettre les choses à plat une bonne fois pour toutes, et de se préparer au moment où il partirait du Kentucky pour des cieux qui seraient, il l’espérait, plus clément. Il n’avait pas envie d’abandonner Kaisa et Aspen, mais il se connaissait : il n’était pas du genre à rester en place très longtemps, et qu’il ait vécu au même endroit plus d’un an était plutôt curieux. Certes, sa convalescence post vaccination et les mois de recherches pour retrouver Aria l’avaient fortement ralenti, mais si le vent continuait à souffler dans le même sens, il ne tarderait probablement pas à reprendre la route. Il ne savait pas quand exactement, puisqu’il pouvait s’agir de mois, voire d’une autre année avant qu’il ne se décide à partir, mais il était sûr d’une chose : il n’était pas fait pour être sédentaire, et tôt ou tard, il faudrait qu’il annonce son départ à ses colocataires. En attendant, il profitait de ce que la vie lui offrait, sans doute en compensation de ce qu’elle lui avait fait subir depuis la mort de son ancienne compagne, ou bien peut-être était-ce pour lui faire baisser sa garde et mieux le surprendre d’un nouveau coup dur. Dans tous les cas, il serait prêt à accueillir ce qui pourrait lui tomber dessus, qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle ou d’une mauvaise.

Déplaçant sa silhouette massive dans les couloirs obscurs de l’hôtel de ville, Grayman gardait un œil et une oreille attentifs à ce qu’il aurait pu apercevoir dans la pénombre ou ce qu’il aurait pu entendre dans le lointain. Il doutait que qui que ce soit tente réellement de s’introduire dans ces lieux alors que la sécurité était particulièrement soignée, d’autant plus depuis la série d’attentats qui avaient émaillé les débuts du mandat d’Isolde, mais on n’était jamais trop prudent, et mieux valait en faire trop que pas assez. Il n’aurait plus manqué que les chasseurs trouvent un moyen de se faufiler jusqu’au bureau de la mairesse qui, ce soir, travaillait particulièrement tard, et tous les efforts, tout le travail qu’elle avait abattu aurait été réduit à néant d’une balle dans la tête ou d’une lame glissée entre ses côtes. Mais pour le moment, pas d’intrus, pas d’assassin, pas même un animal qui se serait glissé dans le bâtiment désormais totalement reconstruit.
Le géant se surpris à penser qu’il s’agirait d’une nouvelle nuit calme, mais un hurlement plus loin dans le corridor souffla immédiatement cette idée ; sans se mettre à courir, il pressa grandement le pas et ses immenses jambes le portèrent rapidement devant la porte du bureau de la jeune femme. Il ne pouvait se tromper sur la source du bruit – après tout, ils n’étaient pas nombreux à être encore là à une heure pareille, et il doutait que les autres gardiens puissent pousser leur voix aussi haut dans les aigus. Ouvrant la porte à la volée, sa longue dague déjà dans sa main libre, il balaya la pièce du regard, à la recherche de ce qui pouvait bien s’en prendre à la petite blonde. Mais lui qui s’était attendu à se trouver face à un agresseur suffisamment coriace pour la mettre en difficulté malgré sa force surhumaine ne vit absolument rien qui puisse justifier une telle crise de panique. Ou bien l’intrus était devenu invisible, mais ils étaient peu nombreux, les mutants qui se battaient contre les leurs. Légèrement inquiet et surtout parfaitement dubitatif, le vacciné entra dans le bureau.

- Isolde ? Tout va bien ?

Il connaissait déjà la réponse à cette question – après tout, on hurlait rarement ainsi pour le simple plaisir de le faire – mais il espérait obtenir quelques explications quant à la drôle de situation dans laquelle ils avaient l’air de se trouver.



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MessageSujet: Re: What goes around comes around [ft. Isolde]   Dim 25 Sep 2016 - 19:25

you think that you are safe.
— david grayman & isolde saddler —

••••••••••••••••••••••••••••••••••••

La journée avait été longue, comme d’habitude et Isolde avant hâte de rentrer chez elle pour pouvoir se reposer. Là-bas, elle savait qu’elle retrouverait au moins Cesare, parce qu’à l’heure qu’il était, sans doute qu’il se serait déjà chargé de mettre leur fille au lit et qu’elle serait une bien mauvaise mère si elle se contentait de réveiller Clara juste parce qu’elle avait envie de la serrer dans ses bras. Elle faisait enfin ses nuits, alors mieux valait éviter de la réveiller cette pauvre enfant. Sans doute qu’elle, elle devait préférer ce rythme, parce qu’à l’époque où Cesare n’avait pas été là, il avait bien fallu qu’elle s’adapte aux horaires de sa mère. Ça avait été rare quand même qu’elle rentre aussi tard, parce qu’elle ne pouvait pas abandonner Clara à la crèche avant l’heure de fermeture. Mais il lui était arrivé parfois, d’aller la chercher, de la ramener au boulot, pour pouvoir continuer ce qu’elle avait commencé et de la réveiller après, pour rentrer à la maison et la recoucher là-bas. Au moins maintenant, elle devait être bien contente de ne pas être transbahuter partout. Mais elle avait bien aimé quand même, Isolde quand elle avait eu sa fille à portée de main, même dans ce bureau. Enfin, elle ne voudrait surtout pas retourner en arrière, à l’époque où Cesare et elle ne se voyaient que quelques soirées, de temps en temps pour se séparer pendant une durée indéterminée. Maintenant, il vivait avec elle, même si ça avait dû se faire après qu’il se soit fait poignarder, maintenant, il était avec elle et c’était des millions de fois mieux que ce qu’ils avaient eu avant. C’était plus simple maintenant et elle avait hâte, soir après soir de rentrer à la maison pour retrouver Cesare. C’était plutôt efficace pour la motiver lors des journées chiantes que de ce dire qu’au moins, même si la journée était pourrie à souhait, quand elle rentrerait chez elle tout rait mieux, parce que Cesare serait là. Parce qu’à l’époque où ça n’avait pas été le cas, après une journée de merde, quand elle rentrait chez elle pour se retrouver toute seule, ça n’avait jamais beaucoup aidé.

Ce soir, elle en avait bien besoin. Y avait des jours comme ça où rien n’allait.  Normalement, quand elle allait à son cours de cuisine le soir, c’était pour oublier Radcliff le temps d’une heure, pour avoir la paix et se détendre un peu, le tout entouré de nourriture, ce qui en principe, suffisait à la motiver. Mais ce soir, y avait rien qui s’était passé comme elle l’aurait voulu et elle ne pouvait même pas rentrer chez elle après le cours parce qu’elle avait laissé toutes ses affaires au bureau, y compris son téléphone portable, sans lequel elle ne pouvait même appeler Cesare pour lui demander si y avait pas moyen qu’il vienne la chercher. Elle n’avait pas envie de prendre le bus ou de passer vingt minutes à attendre un taxi. Y avait des moments comme ça où elle se disait qu’il allait vraiment falloir qu’elle repasse son permis et que cette fois, elle le réussisse. Comme ça, ce serait forcément plus simple de rentrer chez elle. Quand elle avait habité en plein centre-ville, ça n’avait pas posé trop de problèmes elle avait été à quelque chose comme cinq minutes à pieds du commissariat où elle travaillait à l’époque, alors elle n’avait clairement pas eu besoin de voiture pour aller travailler. Maintenant, elle était à quelque chose comme vingt minutes en voiture. Alors, c’était bien, d’avoir choisi une maison excentrée de la ville, une baraque au milieu de nulle part, là où elle pensait que personne ne pourrait venir l’emmerder. Mais tout autant que cette baraque était un avantage, ça avait parfois des inconvénients. C’était bien de se dire qu’y avait probablement personne qui aurait l’idée d’aller la chercher là-bas tant c’était loin de la ville, mais en même temps pour rentrer à la maison, c’était toujours galère. Elle y penserait après, quand elle aurait récupérer ses affaires. La mairie semblait déjà bien déserte à cette heure-là, y avait bien eu que le bruit de ses talons contre le sol pour l’accompagner jusque dans son bureau. Les talons, elle voulait s’en débarrasser, le tailleur aussi, c’était chiant de devoir être 'bien’ fringuée en tant que maire de la ville. Encore un truc qui la gavait ce soir.

Dans son bureau, elle ne tarda pas à commencer à réunir ses affaires, à commencer par son portable et puis elle s’apprêtait à attraper son ordinateur portable quand elle se stoppa net dans son geste, le sang glacé, avant de reculer de quelques pas, c’était vraiment pas sa soirée. Elle la fixait, la bête noire contre son ordinateur, maudite araignée. Elle pouvait gérer des hunters sans le moindre souci, mais des araignées, non. C’était ridicule, elle en avait conscience à chaque fois qu’elle se retrouvait complètement paralysée contre l’une de ces créatures. Elle ne savait pas quoi faire, elle pouvait pas laisser son ordinateur là et puis même, elle ne pourrait pas rentrer dans ce bureau le lendemain, sans savoir où est-ce que ce monstre était passé. Son portable en main, elle avait tapé un message, pour demander à Cesare de venir jusqu’à son bureau, qu’elle avait besoin de lui, le truc bien dramatique qui aurait pu laisser supposer qu’elle était vraiment en danger immédiat, mais elle avait fini par l’effacer sans l’envoyer, conscience que là, elle allait l’inquiéter pour ce qui en réalité n’était pas grand-chose. Est-ce qu’il lui en voudrait, s’il se pointait à son bureau, persuadé qu’elle était en danger de mort, pour finalement juste la trouver en face à face avec une araignée ? Elle ne savait pas mais mieux valait éviter de tenter. Ce serait mieux pour eux deux. Elle pouvait bien s’en débarrasser toute seule. Elle soupira avant de prendre son courage à deux mains, cherchant un objet assez long pour ne pas avoir besoin de s’approcher trop de l’araignée quand même. Elle attrapa une règle avec laquelle elle avait entrepris de dégager l’araignée, mais cette dernière bougea quand elle approcha la règle et elle s’était barré rapidement, assez pour arracher un cri  à la blonde, la poussant à reculer en balançant la règle à travers la pièce. Merde, elle était où maintenant cette connasse d’araignée ? Elle sursauta quand la porte de son bureau s’ouvrit, ne s’attendant pas à voir Grayman débarquer, mais oui, elle venait de crier comme une tarée, alors il ne faisait que son boulot. Merde, elle se sentait vraiment ridicule maintenant. « Oui, oui ça va. » Elle esquissa un léger sourire gêné avant de passe ses mains le long de sa jupe, comme pour se redonner contenance. « C’est rien, c’est juste. » Elle pointa du doigt l’endroit vers lequel elle avait vu filer la fameuse araignée. « Y avait une araignée, elle est partie par là-bas. » Elle laissa échapper un léger soupire avant de croiser nerveusement les bras sur sa poitrine. « Ça t’ennuierai de vérifier ? » Pendant qu’il était là après tout, pourquoi pas hein ? Peut-être que ça lui donnerait un peu moins l’impression d’être venue pour rien et elle, elle se sentirait forcément mieux s’il trouvait cette araignée et qu’il s’en débarrassait.

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You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: What goes around comes around [ft. Isolde]   Lun 26 Déc 2016 - 2:29



– what goes around comes around –
ISOLDE ET GRAYMAN /The cycle that never ends, It begins and starts again, Trapped like mice inside a maze And bereft of our own grace ; We pray and bend our feet, We will not admit defeat To a god we put our fate And to the ones that sell deceit ; We never doubt their words, Forever gripping our swords We conform and we bend down, Nail the thorns into the crown – ORPHANED LAND.



Habitué à courir le monde par monts et par vaux, Grayman n’avait jamais eu de « vrai » travail. Il n’avait jamais signé de contrat, jamais travaillé dans un bureau, jamais fonctionné comme un membre que la société considérait comme normal. Mais la normalité n’était pas pour lui – il n’y avait qu’à le regarder pour le réaliser. Assoiffé de découvertes et d’aventure, il avait toujours tout fait pour être le plus libre possible. Et son éthique plus que malléable lui avait permis d’accepter des emplois qui auraient fait se dresser les cheveux sur la tête des gens bien pensants. Il avait vendu ses services en tant que mercenaire, en tant que combattant clandestin, en tant que passeur, en tant que gardien, et il avait toujours réussi à s’en aller lorsqu’il en avait assez, usant de persuasion et de sa mutation maintenant perdue pour s’en sortir sans y laisser des plumes. Lorsqu’il s’était installé à Radcliff, ne pensant pas y rester plus de quelques mois, il n’aurait jamais pu imaginer la suite d’évènements qui le toucheraient sans qu’il puisse rien n’y faire pour s’en dépêtrer. Il avait rencontré Aria pour mieux la perdre, il avait vu son don disparaître sous l’effet d’un vaccin monstrueux, il avait évacué sa colère dans des clubs illégaux, infligeant à autrui une douleur qui ne semblait pas vouloir s’en aller. Il avait même fini par se résigner et se dire que cette frustration ne le quitterait plus jamais. Sanguin, il ne l’était pas vraiment, mais lorsque les limites de sa patience étaient franchies, alors rien ni personne ne pouvait l’arrêter.
Et pourtant, encore une fois, le vent avait tourné ; Kaisa et Aspen avaient réussi à lui donner un chez-lui où il avait envie de rentrer, et Isolde – quelle drôle d’amitié que celle-là – lui avait donné un emploi de confiance qu’il prenait grand soin de réaliser à la perfection. Après tout, il savait très bien que la tête de la jeune mairesse était mise à prix et, s’il ne doutait pas de sa force colossale pour se défendre, il savait aussi qu’elle n’était pas invincible, et pour l’avenir des mutants de la ville et d’une partie de l’Etat, mieux valait que ce soit lui qui soit blessé à sa place en cas d’intrusion spontanée.

Aussi avait-il accouru lorsqu’il l’avait entendue hurler, persuadé qu’un nouveau contingent de chasseurs était venu la cueillir dans son bureau pour mieux la renvoyer à l’hôpital – voire six pieds sous terre pour régler leur problème une bonne fois pour toutes.
Au lieu de cela, il trouva la jeune femme seule dans la pièce, face au grand meuble où reposaient ses affaires de travail. La situation était tellement étrange qu’il ne put s’empêcher de demander si tout allait bien. Un hurlement pareil avait de quoi inquiéter, surtout à une heure aussi avancée, mais que la menace soit tout bonnement inexistante avait de quoi surprendre encore plus. Tournant son regard ambré vers la petite blonde, il attendit des explications.
Et il ne put s’empêcher d’arquer un sourcil en les recevant. La seule phobie qu’il possédait concernait la lumière, et encore : c’était surtout une question de pur inconfort plutôt qu’une peur réelle. Alors, il ne comprenait pas la terreur qui avait pu envahir la miss Saddler lorsqu’elle avait vu l’araignée cavaler sur ses affaires. Suivant des yeux la direction qu’elle lui désigna, il se demanda un instant s’il était réellement garde du corps ou s’il servait simplement d’exterminateur. Enfin, mieux valait cela qu’une véritable attaque. Lâchant la poignée de la porte, le géant attrapa un verre vide sur le bureau de l’ancienne policière et se dirigea vers l’autre bout du bureau. L’endroit était chichement meublé, aussi eut-il simplement besoin de déplacer un petit meuble pour voir cette pauvre araignée recroquevillée dans le coin de la pièce. S’accroupissant, il tendit les bras et, d’un geste vif, attrapa la bête entre le verre et sa main. Il risquait probablement de se faire piquer. Tant pis : il s’en remettrait – ce n’était pas une mygale ni une autre de ses semblables venimeuses, et au pire des cas il en récolterait quelques morsures qui s’estomperaient rapidement.
Se redressant, le vacciné s’approcha et désigna la fenêtre d’un geste de la tête.

- Pourrais-tu l’ouvrir ? J’ai peur d’avoir les mains prises.

Il sourit, tenté l’espace d’un instant de faire mine de lâcher la bête sur Isolde par pure mesquinerie amicale, mais plus vite l’animal serait dehors, plus vite la jeune femme retrouverait un niveau de stress normal. Lorsque la fenêtre fut ouverte, il retira sa paume et laissa choir l’araignée qui se pressa vers le rebord. Le basané referma rapidement pour s’assurer que l’insecte ne change pas d’avis et sourit à la jeune femme.

- Et voilà, tu es libérée du démon qui te tourmentait.

S’approchant du bureau, il remit le verre désormais vide sur le meuble, et il s’apprêta à prendre congé lorsqu’une photo dans un cadre attira son attention. A l’instant où il reconnut le visage masculin entouré de boucles noires, son sourire se fana et il se figea net. Difficile d’oublier le frère de son ancienne compagne, surtout lorsque leur rencontre avait été aussi mouvementée. Que faisait-il là, sur le bureau d’Isolde ?

- Tu le connais ?

A croire que la colère, la surprise et une curiosité presque fébrile le poussaient à énoncer les lieux communs. Et sa voix avait beau être calme, quelque chose de grave s’entendait dans les notes chaudes et rocailleuses venues du fond de sa gorge. Quelque chose d’inquisiteur et presque menaçant, mais pas envers Isolde : envers Cesare qui l’avait traité comme le monstre de l’histoire alors que lui aussi avait perdu quelqu’un de cher.




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MessageSujet: Re: What goes around comes around [ft. Isolde]   Dim 1 Jan 2017 - 17:10

you think that you are safe.
— david grayman & isolde saddler —

••••••••••••••••••••••••••••••••••••

Isolde était ce genre de femme qui se voulait forte et indépendante. Elle l'avait toujours été, loin de la pauvre fille en détresse qui avait toujours besoin qu'on lui vienne en aide. Elle avait appris à se débrouiller, peut-être parce qu'elle n'avait pas toujours eu le choix, y avait que son père et elle et des fois son père avait été obligé de bosser pendant des heures et des heures en la laissant toute seule. Elle ne le lui avait jamais reprocher à son père, après tout, elle savait qu'il aimait son boulot et que c'était grâce à ça qu'elle ne manquait de rien. Elle l'avait aimée en plus son indépendance et elle avait eu la chance - clairement, elle elle voyait ça comme une chance - d'être dotée d'un don lui offrant une super force. Alors elle avait souvent eu l'impression de n’avoir besoin de personne pour s'en sortir, même dans les situations les plus compliquées. Elle avait eu tort, évidemment. Elle l'avait bien remarqué récemment alors qu'elle était bien contente que Cesare ait traîné vers la mairie le jour des élections, il avait été là pour lui sauver la vie. Elle avait été soulagée également, qu'il vienne, avec Leda et Aldrich pour la secourir quand elle avait été prisonnière d'un transmutant décidé à la torturer. Alors finalement elle avait beau être forte, très forte même et capable - bien souvent - de se débrouiller toute seule, elle avait quand même bien souvent des autres. Il lui était difficile de le nier aujourd'hui alors qu'en plus des expériences récentes qu'elle avait pu connaître, elle avait cette sensation d'avoir toujours besoin de Cesare et de sentir l'absence de sa meilleure amie peser sur son cœur bien plus qu'elle ne l'aurait voulu. Elle était comme tout le monde sans doute, elle avait besoin des autres, pas seulement pour l'aider à survivre dans cette ville de fous qu'était Radcliff, mais aussi pour donner du sens à sa vie.

Fallait croire que même pour les trucs débiles elle avait besoin des autres. Pourtant y avait des trucs qu'elle préférait que les autres - même ses amis - ignorent. Il en allait de sa réputation après tout. Elle ne s'en vantait pas, bien entendu, de sa peur des araignées. Cesare l'avait su avant de l'entendre hurler à cause d'une de ces horribles créatures parce qu'un jour elle avait été obligée de négocier avec lui, une information que peu de gens savaient sur elle contre une chanson. Alors elle lui avait dit qu'elle avait une peur bleue des araignées, se justifiant avec cette histoire d'araignée géante qu'elle avait croisée lors de son seul séjour en Australie, dans la famille de sa mère alors qu'elle n'était qu'une gamine. Mais la plupart des autres personnes de son entourage ignoraient cette crainte qu'elle avait. Il lui semblait à Isolde que c'était très bien comme ça. Elle avait conscience après tout que c'était complètement ridicule après tout, comme on disait si bien, c'était pas la petite bête qui allait manger la grosse. Ça n'empêchait que les araignées avaient ce quelque chose de répugnant qu'elle avait du mal à expliquer mais qui la dérangeait elle. Chacun son truc après tout, y en avait d'autres qui avaient peur des transmutants et ça n'avait pas de sens ça à ses yeux à elle. Cela dit, elle avait honte mine de rien, d’avoir hurlé à travers la mairie comme une cinglée au point d'en alerter Grayman. Mieux valait sans doute que ce ne soit qu'une araignée et pas un hunter venu pour la tuer, au moins y aurait pas de blessé ;  à part peut-être son égo, mais elle finira bien par s'en remettre. Le ridicule ne tuait pas de toute façon. Heureusement sinon elle serait morte sur place là face à  Grayman. Elle ne put s'empêcher de grimacer quand il le vit récupérer la bestiole là, dans la paume de sa main. Elle ne pouvait pas imaginer elle, se retrouver avec ça dans la main. C'était impensable pour elle. Au moins c'était l'araignée qui avait de la chance parce qu’Isolde elle, elle l'aurait plus facilement écrasée que libérée. Mais puisque c'était Grayman qui gérait elle voulait bien se soumettre à son plan alors, elle ouvrit la fenêtre avec prudence, le bras tendu pour en être le plus loin possible, sait-on jamais si l'araignée décidait de se jeter sur elle. Elle lâcha bien vite la fenêtre pour reculer de quelques pas, encore dans une volonté de sécurité sans doute inutile, mais bon.

Elle laissa échapper un petit ricanement, plus nerveux qu'autre chose, aux propos de Grayman, avant de passer ses mains sur son tailleur comme dans une volonté de se redonner contenance et l'allure un peu moins pitoyable que celle de la pauvre fille hurlant pour une araignée. « Merci. » Elle esquissa un léger sourire. « Elles sont … bizarres et pas rassurantes. » Qu'elle déclara comme dans une volonté de se justifier, même si ses propos n'avaient pas beaucoup de sens. Elle n'avait de toute façon pas d'explication à fournir sur sa haine des araignées. Elle gérait mieux les hunters de toute évidence. Au moins maintenant cette sale bête était dehors, alors elle allait pouvoir récupérer ses affaires et rentrer chez elle. Pourtant elle s'arrêta dans sa lancée alors qu'elle avait tout juste ramassé son ordinateur et quelques papiers qu'elle avait remis dans son sac, arquant un sourcil face à la réaction de Grayman devant la photo de Cesare qu'elle avait mise sur son bureau. « Non, j'aime bien encadrer des photos de parfaits inconnus pour les mettre sur mon bureau. » Elle laissa échapper un léger rire, même si ce n'était pas franchement très drôle. « Oui, je le connais. On est ensemble. » Elle n'allait pas lui mentir. Cesare et elle était en couple et y avait aucune histoire qu'elle pouvait inventer pour justifier qu'elle ait une photo de lui sur son bureau. « C'est le père de Clara. » Une conclusion à laquelle il aurait pu arriver tout seul dans le fond, en sachant qu'ils étaient ensemble, parce que Clara les tenait bien de quelqu'un ses yeux sombres et ses cheveux noirs. « Pourquoi tu me demandes ça ? » De toute évidence, il le connaissait aussi, sinon il n'aurait pas posé la question. Mais d'où est-ce qu'il le connaissait ? Parce qu’Isolde elle, elle n'avait pas entendu Cesare lui parler de Grayman et vu le ton employé par le jeune homme il semblait bien qu'il ne le portait pas dans son cœur et elle était bien curieuse d'avoir les détails de cette histoire, après tout, ce qui concernait Cesare, la concernait aussi non ? Après tout, si quelqu’un avait un problème avec Cesare, il en avait aussi un avec Isolde, c’était inévitable et elle était d’ores et déjà prête à le défendre contre toute attaque éventuelle, parce que c’était ça aussi l’amour après tout, pas question de laisser quelqu’un penser du mal de l’homme qu’elle, elle aimait.

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