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 (altaïr) • forever running wild.

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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: (altaïr) • forever running wild.   Dim 18 Sep 2016 - 20:42

we can be bad as we can be good.
— altaïr downer & isolde saddler —

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Un soupire passa les lèvres d’Isolde alors qu’elle refermait son dossier. Elle aimait bien son boulot, toutes les opportunités que ça lui apportait, le pouvoir que ça lui offrait et le respect que ça pouvait lui permettre d’obtenir, parce qu’elle était madame la maire de Radcliff. Mais y avait des moments où elle avait quand même l’impression de ne pas faire grand-chose d’autre que de rester assise à son bureau toute la journée à traiter des affaires qui ne l’intéressait qu’à moitié. Certes, c’était beaucoup mieux que de se faire torturer par le premier hunter un peu mécontent de la ville, mais quand même, y avait des moments où travailler dans la police, ça lui manquait. Insurgency aussi ça lui manquait des fois, elle n’y passait plus beaucoup de temps, elle avait l’impression de tout superviser mais seulement de loin et Isolde, elle était une fille engagée, motivée, impliquée et la mairie, ça l’avait poussée à faire des choix qu’elle ne regrettait pas forcément, mais ça n’empêchait que des fois, y avait des choses qui lui manquait et le dossier qu’elle avait dans les mains, il appartenait à Insurgency, pas à la mairie. La logique voudrait qu’elle se contente de refiler tout ça au shérif de la ville et qu’elle retourne à ses occupations de maire à gérer des problèmes qui pour l’heure n’avaient – d’après elle – rien de franchement capital. Avec le mois de novembre qui approchait, le plus important, ça semblait la fête des fondateurs, parce que malgré la bombe – qu’elle avait posé – qui avait mis fin aux festivités, personne n’était prêt à renoncer à cette fête, c’était historique après tout, ça faisait partie de l’histoire de cette ville, de ses racines et les habitants de Radcliff y tenaient vraiment. Mais franchement, organiser une fête, c’était pas son truc à elle, elle préférait largement laisser ça à quelqu’un qui saurait quoi faire, de toute évidence, elle avait prouvé l’an passé qu’elle était meilleure pour tout gâcher que pour tout préparer. Déléguer, ça faisait du bien après tout. C’était pas ce qu’on lui conseillait souvent de faire, au lieu de croire qu’elle devait tout gérer toute seule quitte à s’épuiser et à mettre le reste de sa vie entre parenthèse ? Peut-être bien ouais.

Après un nouveau soupire, elle avait attrapé le dossier sur cette fameuse fête, quittant son bureau pour aller charger quelqu’un d’autre de s’en occuper. Elle avait eu le temps de repérer, qui parmi ses collègues étaient le plus enthousiaste à propos de cette fameuse fête et elle lui avait laissé le dossier, et le feu vert pour faire absolument tout – en prenant en compte les finances disponibles – ce qu’il voulait pour cette fête. C’était déjà ça de moins à régler et maintenant, elle aurait pu rentrer chez elle en se disant qu’elle avait bien travaillé, qu’elle avait géré tout ce qu’elle avait à gérer pour aujourd’hui et que maintenant, il ne lui restait plus qu’à rentrer chez elle. De retour dans son bureau, elle avait enfilé sa veste, récupéré ses affaires et son sac, prête à rentrer, mais y avait ce fameux dossier, qui ne la concernait pas vraiment en tant que maire. Un dossier qui concernait la police. Un type qui avait tué d’autres types, c’était le boulot des flics, pourquoi est-ce qu’on lui avait filé ce dossier d’abord ? Parce qu’y avait des histoires de hunters et que ça la concernait, au moins en tant que leader d’Insurgency ou peut-être aussi en tant que maire qui s’intéressait beaucoup aux problèmes causés par les hunters. Elle laissa échapper un soupire avant de récupérer le fameux dossier l’ouvrir de nouveau, vérifier les adresses qui pouvaient y figurer et le glisser dans son sac. Peut-être bien qu’elle allait la regretter cette histoire, mais elle ne pouvait pas résister à l’envie d’aller le voir ce type. Pourquoi est-ce qu’un hunter avait pu tuer d’autres hunters ? Elle allait pas pleurer pour quelques hunters décédés, mais, si elle filait ce dossier à la police, le type allait finir en prison et il le méritait d’un point de vue purement judiciaire. Mais, elle voulait savoir, tout autant que ça l’avait rendue folle à une époque de ne pas comprendre pourquoi Cesare tuait des transmutants en en étant un – bien qu’en réalité, il n’avait plus été un hunter, mais elle l’avait cru – elle s’était aussi posé la question avec Alec et maintenant, y avait ce type et merde, elle avait un gros problème de curiosité peut-être, ou une volonté de mieux comprendre tout ce qui pouvait se passer dans cette maudite ville pour mieux gérer les choses. Elle ne savait pas vraiment ce qui pouvait la pousser à aller voir ce type, mais elle ne pouvait pas s’empêcher. De toute façon, qu’est-ce qu’elle risquait ? C’était elle qui y allait, elle savait très bien à quoi s’attendre, elle savait se défendre et faudrait quand même être sacrément con, pour buter la maire de la ville en pleine journée, sur son lieu de travail.

Ça faisait combien de temps qu’elle avait pas fait autre chose que traiter des dossiers derrière son bureau hein ? Trop longtemps, fallait bien qu’elle fasse de temps en temps autre chose. Fallait croire que quoi qu’elle fasse de toute façon, elle serait toujours plus flic que maire de cette ville. Y avait peut-être des habitudes dont elle ne se déferait jamais et puis y avait pas de raison, tout se passerait bien. Est-ce qu’on pouvait pas gérer un truc, dans cette fichue ville, sans s’entretuer ? Elle avait passé assez de temps à être complètement paranoïaque, à sursauter au moindre bruit pour se laisser happer de nouveau dans ses craintes, comme si dès qu’elle devait croire qu’on allait lui sauter à la gorge dès qu’elle quittait son bureau. Ce type il avait tué des hunters, pourquoi ? Elle avait besoin de réponse, alors elle faisait ce qu’elle avait toujours fait, elle allait les chercher à la source. Y avait peut-être un peu d’espoir en elle que ce soit un hunter ayant décidé de retourner sa veste et ça, c’était un atout non négligeable pour tout ce qu’elle voulait pour cette ville et puis, elle avait prouvé avec Cesare qu’elle était assez douée pour convaincre des types complètement endoctrinés à changer de voie. Peut-être qu’elle pouvait faire pareil avec ce type et au pire, si c’était juste un psychopathe, elle le jetterait aux flics, elle n’était peut-être pas en droit d’arrêter des types, c’était pas son job, mais elle savait toujours bien y faire. Si elle devait agir comme ça, on risquait de l’engueuler, en lui demandant ce qu’elle foutait, qu’elle était plus dans la police, blablabla, elle pouvait déjà entendre le shérif lui râler dessus, mais bon elle s’en remettrait, elle avait l’habitude de toute façon et puis apparemment, si on en suivait l’exemple de Lancaster, être maire de la ville, ça donnait absolument tous les droits. Arrivée au garage, elle l’avait vite reconnu, le fameux Altaïr. Elle hésita quelques secondes, elle savait se défendre, elle avait une arme dans son sac, si ça devait mal se passer, elle pouvait gérer. Elle laissa échapper un soupire, fallait arrêter de partir du principe que tout aller mal se passer, comme si c’était toujours une évidence dans cette ville. Peut-être bien que dans les nombreuses raisons qui faisaient qu’elle avait bougé jusqu’ici, y avait aussi le besoin de se le prouver, que des fois, les choses ne se terminaient pas en séances de torture ou en coups de couteaux. Elle  envoya un message à Cesare quand même, juste  histoire de le prévenir qu’elle rentrait bientôt, comme ça si jamais il lui arrivait quelque chose – ce qui n’arrivait pas – et qu’elle rentrait pas, il saurait que quelque chose était arrivé et elle avait précisé aussi, qu’il fallait qu’elle aille voir un type au garage, pour Insurgency, mais qu’il n’avait pas à s’inquiéter, elle l’appelait dès qu’elle avait fini. Peut-être bien que ça ne lui plairait pas cette histoire, mais elle était maire de la ville, leader d’Insurgency et y avait des moments où elle avait envie de faire autre chose que de gérer Madame truc qui venait se plaindre à la mairie que le chat de Monsieur Bidule il venait chier dans son jardin et qu’elle en avait marre. Et puis au pire, s’il était trop inquiet, il pouvait toujours venir faire le pied de grue devant  le garage pour la surveiller et être sûre que personne n’essayait de la tuer, elle avait dit où elle était et puis s’il lui faisait confiance, il saurait que si elle lui disait que c’était pas la peine de s’inquiéter, c’était pas la peine de s’inquiéter. Elle faisait ce qu’elle faisait. Pourquoi elle le faisait, c’était une autre histoire, mais bon, au pire hein, elle faisait rien de plus que la même chose qu’elle aurait fait si elle avait été encore flic, alors elle savait très bien ce qu’elle faisait. Elle rangea son téléphone dans sa poche avant de venir franchir la distance qui la séparait du type en question. « Altaïr Downer ? Est-ce que je peux vous poser quelques questions ? » Il pouvait toujours lui dire non et qu’elle pouvait aller se faire voir, enfin, techniquement, c’était mieux pour lui si c’était elle qui venait plutôt que quelqu’un qui était vraiment dans la police.

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You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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MessageSujet: Re: (altaïr) • forever running wild.   Dim 25 Sep 2016 - 4:36



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ALTAÏR ET ISOLDE / Cut me free, Bleed with me, Oh no, One by one, We will fall, down down, Pull the plug, End the pain, Run'n fight for life, Hold on tight, this ain't my fight ; Deliver me from this war, It's not for me it's because of you, Devil's instant my eternity, Obey to kill to save yourself – NIGHTWISH.


La vie était un fleuve houleux qui ne s’arrêtait jamais de couler, peu importe les vagues qui pouvaient l’agiter, peu importe le calme des flots qui à tout instant pouvait se retrouver perturbé par une pierre jetée là par la main du destin, d’une divinité malfaisante ou simplement par les aléas de l’existence qui survenaient trop souvent lorsqu’on les attendait le moins. Le fleuve d’Altaïr avait eu des vagues aussi violentes que celles d’une mer en pleine tempête ; le jeune homme avait été malmené, balloté par des eaux qui avaient bien failli l’engloutir pour de bon si seulement la chance n’avait pas été de son côté. A quelques minutes près, Jim et Elias n’auraient rien pu faire pour lui, et il serait allé rejoindre Jai au cimetière. Au final, il s’en était sorti – de justesse et le cœur meurtri d’une plaie qui ne guérirait jamais vraiment, mais il était vivant. Et les vivants ne pouvaient pas décemment passer leur seconde chance à maudire le destin et se lamenter cloitrés chez eux. Ce n’était pas le genre du jeune homme de toute façon, et sa discussion avec son employé avait grandement aidé à le remettre un minimum d’attaque. Il n’était pas encore revenu à son état normal, bien entendu, et il était encore un peu trop détaché, un peu trop accroché à son deuil pour être en pleine possession de ses moyens ; ses pensées agitées ne l’aidaient pas non plus à revenir à son état normal. Beaucoup de choses avaient été remises en cause, beaucoup de ses certitudes ébranlées dans leurs fondements, et il se disait qu’il avait peut-être fait de très mauvais choix en pensant faire les bons. Quand il réfléchissait à ses raisons d’être chasseur, il réalisait qu’il s’agissait surtout d’une affaire de famille qui lui avait permis de se sentir un peu plus proches de ces gens qui l’avaient adopté. Ses « parents » n’en avaient jamais rien su, bien sûr, puisqu’il avait découvert ce monde sous l’égide de son oncle et de quelques uns de ses cousins, mais il ne savait pas ce qu’ils auraient pensé de ses activités s’il leur avait tout avoué. A dire vrai, il n’était même pas sûr que leur avis ait eu un poids quelconque dans sa décision, puisque lorsqu’il avait commencé à traquer les transmutants, il avait eu l’impression d’avoir une place et une utilité pour la première fois de sa vie. Au fil des ans, il s’était raccroché à cette impression avec toute la force du désespoir, vagabondant d’un Etat à l’autre, ne restant jamais au même endroit bien longtemps, avant de finalement échouer à Radcliff et d’être rattrapé par son passé et ses erreurs. Aurait-il pu sauver Janis s’il avait choisi une autre voie ? A quoi aurait ressemblé son existence s’il avait décidé de rester en dehors de cette guerre discrète qui minait le monde entier ? A ces questions, il n’aurait jamais de réponse. Il lui faudrait faire avec ce qu’il avait et ce que l’avenir lui réservait désormais. Cependant, à trop tourner et virer dans son appartement, il avait eu l’impression de devenir fou, incapable de faire taire le flux incessant de pensées qui tournaient en boucle à l’intérieur de son crâne. Alors, plutôt que de continuer à se torturer inutilement, il avait fait la seule chose qui lui avait paru évidente dès qu’il fut suffisamment en état physiquement pour tenir le rythme : il était retourné au travail.

Assis sur un tabouret d’acier, encore incapable de se plier de trop pour pouvoir travailler sous les machines, Altaïr s’occupait d’une grosse moto dont le propriétaire avait eu un accident – un chauffard ivre l’avait percuté et avait manqué le tuer. Pendant qu’il s’occupait de poursuivre son quasi meurtrier en justice, le mécanicien, lui, s’était attelé à réparer tout ce qui avait été endommagé dans la collision, soit les trois quarts de la moto. Il allait sûrement y passer un très long moment, mais au moins, les deux mains dans le cambouis et entouré par un environnement familier qui n’était pas chez lui, il se sentait mieux. Se concentrer sur autre chose que les semaines passées n’était pas pour lui déplaire, d’autant qu’il avait recommencé à chasser – mais pas du tout des mutants. A dire vrai, avec le soutien de Jim, il avait traqué et abattu les assassins de Jai les uns après les autres. Ils n’étaient pas encore tous morts, mais c’était un détail qu’il comptait bien régler rapidement.
Il ne releva pas tout de suite la tête en entendant du bruit provenir de l’entrée ; il était seul dans le garage, mais il savait que d’ici une heure ou deux, Elias et Jim seraient de retour. En attendant, il n’allait pas fermer l’endroit aux clients. Haussant un sourcil lorsqu’on prononça son nom, il consentit à se redresser et se tourna vers la voix … pour se retrouver nez à nez avec la mairesse. Ca pour une surprise, c’était une surprise de taille. Et le grand brun doutait qu’il s’agisse d’une bonne surprise. Après tout, quelle raison pouvait bien trouver madame Isolde Saddler, dirigeante de Radcliff et chef de file d’Insurgency, pour venir le cueillir sur son lieu de travail ? Ca n’était certainement pas pour faire la causette, et ça ne se terminerait probablement pas bien du tout pour lui. Après tout, son nom était connu parmi les chasseurs de la région grâce à sa sœur aînée qui avait fait un passage remarqué dans les environs. Autant dire qu’il n’était certainement pas dans les bonnes grâces de la petite blonde.

- J’ai pas spécialement l’choix, je suppose ?

Il n’avait pas haussé le ton, n’était pas particulièrement agressif, mais sa méfiance se lisait sur tous les traits de son visage encore couvert des marques de l’attaque qui avait failli lui coûter la vie et avait fauché celle de son ombre. Ses yeux bleus dévisagèrent Isolde un moment, puis il se pencha à nouveau sur sa moto. De toute façon, si elle décidait qu’elle voulait le coffrer, elle en avait tous les droits et tous les pouvoirs, alors autant s’occuper intelligemment tout en parlant.

- Qu’est-ce que vous voulez savoir ?






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MessageSujet: Re: (altaïr) • forever running wild.   Mer 19 Oct 2016 - 0:06

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Le boulot de maire il apportait à Isolde tout un tas de trucs, beaucoup de satisfaction alors même qu’elle bénéficiait d'un pouvoir qu'elle appréciait beaucoup. Fallait pas se mentir, elle l'aimait le pouvoir qui lui venait de son nouveau boulot. Y avait plein de d'avantages dans son boulot, mais la paperasse elle n'en faisait définitivement pas partie. Ça finissait rapidement par la gaver. Au moins dans la police elle n'en avait pas eu tant que ça de la paperasse, à part quand elle avait été trop enceinte pour faire autre chose que de rester à son bureau le nez dans les dossiers. Maintenant elle en avait plein de la paperasse et elle ne pouvait pas y échapper. Fallait le faire elle n'avait pas le choix alors elle le faisait sans trop râler. Mais c'était du coup difficile de ne pas sauter sur l'occasion quand elle avait quelque chose d'un peu plus intéressant à faire que de gérer les problèmes de madame truc et d'organiser le concours de la plus grosse citrouilles à halloween parce que monsieur truc avait travaillé dur à son jardin pour le remporter ce concours. Alors peut être qu'aller voir un hunter comme ça, c'était pas l'idée de l'année, mais bon elle en avait vu d'autres au cours de sa vie et elle avait tendance à se dire qu'elle avait appris de ses erreurs et de ses imprudences. Elle savait se défendre et elle était quasiment certaine qu'elle frappait plus fort que la totalité des hunters de la ville, qu'importait qu'ils fassent le double de sa taille et de son poids. C'était l'avantage de son pouvoir. On ne la voyait pas venir avec sa carrure, ses yeux bleus et ses cheveux blonds qui lui donnaient des airs innocents. L'effet de surprise ça marchait plutôt bien. En plus c'était pas écrit sur son front qu'elle était transmutante. Quand on la voyait comme ça elle était juste la maire de Radcliff, pas nécessairement la fille qu'il serait le plus stratégique d'abattre alors que ce serait difficile de balancer son corps dans un fossé sans que personne ne s'en rende compte. Si lui, il décidait de la tuer en plus y aurait bien du monde pour le savoir et pas seulement Cesare à qui elle venait d’envoyer un message alors franchement la buter ici et maintenant ce serait l'idée la plus débile du monde et y aurait bien qu'un imbécile qui pourrait penser autrement.

Alors, elle ne craignait rien, ou pas grand-chose. Fallait quand même admettre que c'était moins risqué que d'aller chez DeMaggio pour lui casser la tronche comme elle avait pu le faire quelques mois plus tôt après avoir reçu le doigt d’Anthea. Peut-être qu'elle se disait tout ça pour se rassurer ou pour préparer ce qu'elle pourrait dire à Cesare qui, elle le savait, verrait le truc comme une connerie ou encore une de ses idées suicidaires. Fallait croire qu'aimer ça rendait aussi complètement parano. Elle savait bien de quoi elle parlait, alors que depuis qu’il était chez elle, chez eux, à la suite de cette blessure, elle avait l’impression qu’un rien pouvait rouvrir les plaies, ou lui faire mal, alors elle comprenait le sentiment. Mais elle ne partait pas du principe qu’il allait lui arriver quelque chose, simplement parce qu’elle allait causer avec un type dont le nom laissait fortement évoquer les hunters. Après tout, elle était allée parler avec Lynch aussi, et y avait des millions de raisons de se méfier de ce type-là. Parce qu’elle ne l’appréciait pas tant que ça, parce qu’elle l’avait gardé dans un cachot à Insurgency pendant plusieurs longues semaines et que du coup, elle n’était probablement pas en top liste des personnes qu’il aimait non plus. Et lui en plus, elle savait qu’elle aurait beau le frapper avec toute la force qu’elle possédait, il se relèverait toujours et ce sans la moindre égratignure. Ouais Alec, dans le fond, elle avait vraiment des raisons d’avoir peur de lui et techniquement, elle aurait facilement pu comprendre qu’il ait envie de lui foutre son poing dans la tronche quand elle s’était pointée devant lui. Mais il ne l’avait pas fait et malgré leur relation qui avait toujours été compliquée, ils avaient parlé comme deux personnes complètement civilisées, si bien qu’ils avaient réussi à trouver un terrain d’entente. Alors rien n’était impossible de toute évidence. Elle ne savait pas trop ce qu’elle venait chercher ici cela-dit. Des réponses à des questions qu’elle n’avait jamais réussi à trouver nulle part, quelqu’un qui pourrait ressembler à un allié, derrière ses apparences de hunter, elle ne savait pas trop, mais elle n’avait pas eu l’intention de reculer de toute façon. Alors une fois devant ce garage, elle était allée à la rencontre du type qu’elle cherchait en arrêtant de se posant mille et une question, ce serait mieux comme ça de toute façon.

Elle haussa les épaules à la suite de la question du fameux Altaïr. « Vous pouvez toujours me dire d’aller de me faire foutre. Je suis pas de la police. » Après tout, elle n’avait aucun droit de les poser ses questions, elle n’avait pas l’autorité, normalement pour ce genre de trucs. Elle l’avait eue, à une époque dans la police, mais maintenant, elle avait beau être maire de la ville, ça ne lui donnait certainement pas le droit de conduire des interrogatoires. Mais il avait l’air plutôt conciliant pour le moment en tout cas. Alors autant en profiter. « Est-ce que c’est une habitude chez vous de tuer des hunters ? Avec un nom pareil ça semble pas très naturel. » Autant entrer dans le vif du sujet, elle venait de le dire, elle n’était pas dans la police, ça avait beau lui manquer des fois, au moins, elle n’avait plus besoin de mettre la forme dans ses questions. Dans la police, on ne parlait pas de hunters ni de transmutants, ça avait toujours été plus compliqué que ça. Trop compliqué parfois alors que tout ce qu’elle faisait ça n’avait eu de cesse d’être contré avec des ‘laisse tomber Isolde, ce sera plus prudent’. Maintenant, elle faisait bien ce qu’elle voulait et si elle avait envie de demander cash à un type s’il était un hunter, elle pouvait y aller. « Pour l’instant, le dossier qui m’a amenée à cette conclusion, il est juste entre mes mains. Et j’vous assure que j’ai aucun micro ou quoi pour obtenir des confessions. J’m’en fiche, j’veux juste essayer de comprendre. » Elle n’allait pas le coffrer pour ce qu’il avait fait, ou essayer de confirmer ce qu’elle pensait, quelques hunters morts, c’était qu’à moitié son problème. Peut-être bien qu’elle avait parlé de justice pour tout le monde dans ces discours pour la mairie, mais fallait quand même avouer que le monde se portait mieux avec quelques hunters sur terre et puis, dans une certaine mesure, est-ce que ce qui leur était arrivé n’était pas justice pour leurs victimes ? C’était une notion compliquée, la justice, dans une ville comme Radcliff, mais concrètement, avec des hunters en moins pour tuer tout le monde et n’importe qui, Radcliff ne pouvait que se porter mieux.

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MessageSujet: Re: (altaïr) • forever running wild.   Lun 26 Déc 2016 - 13:20



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Le nom de famille d’Altaïr n’était pas le sien – enfin, pas vraiment. Officiellement, il était un Downer, comme stipulé sur les papiers d’adoption, mais officieusement il n’avait jamais réussi à se sentir à sa place. Il n’avait pourtant jamais été mis à l’écart, jamais traité différemment que les autres membres de la fratrie dans laquelle il avait été accueilli alors qu’il n’avait que quelques mois à peine, mais rien n’y avait fait : il n’avait jamais trouvé sa place, jamais pu se sentir lié à ces gens qui lui avaient pourtant donné une seconde chance alors qu’il aurait pu passer des années en orphelinat sans jamais trouver famille aimante pour s’occuper de lui. Mais de ces doutes, de ces pensées et ces hésitations, il n’en avait jamais rien dit à quiconque, à l’exception de Jai, et elle était partie dans la tombe en emportant ses secrets avec elle. Cela dit, cela n’empêchait pas les autres de le considérer comme un Downer à part entière, et si une partie d’entre eux était des citoyens tout à fait normaux et ordinaire, une autre part de ce petit clan était assez réputée dans le monde des chasseurs. Il n’y avait qu’à voir la réputation de sa sœur Isobel pour s’en rendre compte : le peu de temps qu’elle avait passé à Radcliff avait suffi à marquer les esprits, suffisamment en tout cas pour qu’on le place sous surveillance lorsque Thaddeus avait été évincé du pouvoir et qu’on avait commencé à enquêter sur les hunters et les meurtres étranges qui avaient pris place au cours des mois qui avaient précédé la chute de l’ancien maire. Cette filature n’avait pas duré longtemps puisqu’il avait préféré la jouer discrète plutôt que de risquer sa liberté et, les lois du Kentucky aidant, sa vie elle-même pour une question d’orgueil. Et avoir retrouvé sa meilleure amie avait grandement calmé ses ardeurs de tueur – à croire qu’il avait été trop occupé à apprécier leurs retrouvailles qu’à se jeter corps et âmes dans une cause qu’il s’était imposée pour se donner l’impression d’avoir un but et une utilité. Depuis le meurtre de feue la jeune MacLeod cependant, la donne avait drastiquement changé. Ebranlé dans ses convictions, le jeune homme avait réalisé qu’il ne croyait pas vraiment au mantra de la chasse aux mutants. A dire vrai, leur sort lui était aussi indifférent que celui du reste de l’humanité. Mais il s’était forcé à les voir comme des dangers, comme des monstres qu’il fallait éliminer pour protéger ceux qui ne pouvaient le faire, et tout ça pour quoi ? Pour que ses confrères et consœurs les prennent en embuscade, lui et Janis, pour mieux les abattre sous prétexte qu’elle avait, bien longtemps auparavant, possédé un don hors du commun, et qu’il était forcément sympathisant à sa cause pour la fréquenter comme il le faisait. Soudainement, plus aucune loyauté ne comptait, plus aucun enseignement, plus aucune ligne de conduite rigoureusement respectée depuis qu’il avait pointé une arme pour la première fois sur l’un de ses semblables. Ne comptait plus que son désir virulent de vengeance.

Cependant, il doutait que des explications pareilles arrivent à convaincre la créatrice du mouvement mutant le plus vindicatif du Comté. Après tout, Isobel n’avait pas fait très bonne impression auprès d’Insurgency et, comme beaucoup le pensaient, les chats ne faisaient pas des chiens. Et avec sa mine peu avenante et son côté trop taciturne pour être honnête, il savait très bien qu’il devrait se battre pour prouver sa bonne foi – chose dont il n’avait pas spécialement envie. Il savait ce qu’il avait fait, il savait ce qu’il valait et il savait ce qu’il ferait par la suite. Si on devait le jeter en prison pour avoir vengé son reflet, alors soit. Il irait sans se battre. Mais hors de question de finir derrière les barreaux tant que sa tâche n’était pas terminée.

- On envoie pas chier le maire, paraît qu’ça aide pas à faire avancer les dossiers.

Le nez dans la carrosserie sous laquelle il était en train de travailler, le grand métis prenait garde à la moto qu’il réparait tout en gardant une oreille attentive à ce que pourrait lui dire Isolde. Il ne comprenait pas vraiment ce qu’elle lui voulait ni pourquoi elle était là si ce n’était récolter les dernières informations qu’il lui manquait pour le faire abattre par ses sbires. Il ne manqua pas d’ailleurs de plisser les yeux en entendant sa remarque. Il avait raison : c’était son nom de famille qui lui porterait préjudice dans l’affaire, bien plus que les morts qu’il avait semé derrière lui ces dernières semaines.

- Pourquoi, y a un souci avec mon nom d’famille ?

Durant une seconde, son regard d’un bleu intense se tourna vers la petite blonde avant de se poser sur les câbles qu’il tenait entre ses doigts. Oui, la branche de chasseurs de sa famille était réputée, oui il en avait fait partie, non il ne voulait plus en entendre parler. Son introspection était déjà suffisamment délicate à gérer sans qu’en plus on vienne lui mettre le nez dans ses erreurs passées et des choix qu’il regrettait pour une bonne partie d’entre eux. Si elle continuait sur cette lancée, cette conversation ne manquerait pas de le mettre en colère – cette rage qui constituait le moteur même de son existence.

- Comprendre quoi ? J’ai buté les hunters qui ont tué ma meilleure amie parce que c’était une vaccinée et que c’était pas suffisant pour eux. Avant qu’vous posiez la question : non, c’est pas moi qui l’ai vaccinée. Et non, j’en ai pas encore fini avec eux.

Trois noms, c’était tout ce qu’il restait sur sa liste. Trois noms qu’il n’avait pas encore barré, trois noms qui ne tarderaient pas à être gravés sur des tombes où reposeraient les corps de ses ordures.
Resserrant un écrou d’un tour de clé, Altaïr se redressa sur son tabouret et vrilla ses yeux clairs dans ceux de la demoiselle Saddler.

- Et maintenant qu’vous savez ça, vous allez me coffrer ? Ou vous allez me laisser faire parce que ça vous arrange bien qu’on tue des hunters ?

Au diable l’amabilité : la subtilité n’avait jamais été son fort, et autant jouer cartes sur table puisque la jeune femme désirait tant comprendre ses motivations.






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MessageSujet: Re: (altaïr) • forever running wild.   Sam 28 Jan 2017 - 18:53

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— altaïr downer & isolde saddler —

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Elle aurait pu rentrer chez elle, Isolde, peut-être qu’elle aurait dû, histoire de retrouver le confort de sa maison, la présence de Cesare ainsi que celle de Clara et ainsi se défaire de tous les trucs qui pouvais alourdir son quotidien dès qu’elle était au boulot. Sa vie était forcément plus facile dès qu’elle rentrait chez elle et qu’elle pouvait passer des instants tranquilles, en famille. Mais il était clair qu’elle se voyait mal un jour pouvoir ne se satisfaire que de ça. Elle aimait Cesare, elle aimait Clara, elle aimait le fait de les avoir enfin tous les deux à ses côtés, mais elle ne pouvait pas s’imaginer un jour devenir une femme au foyer, rien que pour pouvoir rester tranquillement à la maison, dans cette bulle où elle avait l’impression que le monde était bien plus beau et plus facile à appréhender qu’à l’extérieur. Pourtant, elle en avait besoin de son job et si elle n’avait pas été maire de la ville à essayer de reconstruire tout ce que Lancaster avait détruit, elle serait encore dans les forces de police de la ville – ou d’une autre, si jamais elle avait perdu les élections – alors, elle n’était pas prête de s’en défaire, du quotidien parfois pesant qu’elle se coltinait au boulot. Elle ne pouvait pas imaginer sa vie sans ça et puis, il fallait bien payer les factures, assurer un avenir à Clara alors, elle y tenait vraiment à son job. Elle était assez impliquée dans ce qui se passait dans la ville de Radcliff, pour faire des heures supplémentaires en allant voir un mec qu’elle ne connaissait pas, pour comprendre pourquoi il avait tué du monde. C’était complètement insensé, peut-être qu’elle était complètement cinglée de faire ça et qu’il allait la prendre pour une pauvre fille bonne à interner, mais elle ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher. Peut-être qu’elle avait vraiment un problème dans le fond et qu’elle avait bien besoin d’un psy, mais tant pis.

Si elle devait être folle, alors elle la vivait plutôt bien sa folie et puisqu’elle savait plutôt bien se défendre, ça ne semblait pas être jouer avec le feu que d’aller voir un type qui pouvait facilement être dangereux. Elle en avait vu d’autres, des comme lui. Cesare lui-même, peut-être qu’il faisait partie de la même catégorie de personne, ce genre de types qui avaient passé une bonne partie de leurs vie à être des hunters et qui se retrouvaient contre leurs camps, pour des raisons qui leur étaient propres. Un choix qui n’avait rien de regrettable, d’après Isolde. Indéniablement, si elle devait prendre Cesare comme exemple, il était mieux là où il était, qu’auprès de son père, de sa famille et de ses racines ; tout ce qui avait fait de lui un tueur pendant une grande partie de sa vie. Elle la connaissait l’histoire de Cesare. Evidemment, il ne s’était jamais livré en confession à lui raconter chaque détail de son passé, chacun des meurtres qu’il avait pu commettre au cours de sa vie, mais elle avait une très nette idée de ce qu’il avait pu faire, après tout, elle en avait déjà rencontré des hunters, elle en avait déjà affronté aussi. Ce qu’elle savait maintenant Isolde, c’était que Cesare, il avait changé et il était clair que quand elle le voyait, elle ne s’attardait plus sur les aspects les plus sombres de sa vie, bien au contraire, elle, elle voyait l’homme qu’il était devenu, celui qu’il essayait d’être, loin des histoires de sa famille et c’était sans aucun doute, le plus important. Si Cesare avait été capable de changer, c’était que malgré tout, malgré les démons, l’endoctrinement et tout ce qui allait avec, c’était pas impossible d’un jour comprendre que tuer les transmutants ça n’allait pas sauver le monde. L’inverse était vrai aussi, après tout, y avait eu une époque où elle, elle avait cru que tuer les hunters serait la meilleure des solutions. Alors forcément que ce dossier sur son bureau, il l’avait intriguée et il l’avait poussée à vouloir le rencontrer ce type. Après tout, elle croyait en la justice tout autant qu’elle voulait croire à la rédemption. Peut-être bien que ça faisait partie de la longue liste des idées d’Isolde Saddler, mais, bornée comme elle était, c’était pas demain la veille qu’elle pourrait en arriver à une telle conclusion.

Au moins, à première vue, ce type était quelqu’un de raisonnable. Elle pouvait au moins lui accorder ça, puisqu’il semblait que malgré sa présence dans son garage, le fait qu’elle venait l’emmerder sans y être techniquement autorisée, il n’avait pas l’intention de l’envoyer chier. Ça faisait déjà un bon point pour lui, après tout, y en avait bien qui s’en serait donné à cœur joie que de l’envoyer balader. « Non en effet. » Elle ne pu dissimuler une légère surprise, peut-être justement trop habituée à ce qu’on essaie de lui mettre des bâtons dans les roues pour un oui ou pour un non. Ça faisait plaisir de temps en temps, quelqu’un capable de reconnaitre ça. Mais, sa seconde de fierté passée, elle pouvait revenir à ce qui importait et donc aux raisons de sa présence dans ce garage. « Soyons honnêtes, votre nom n’a pas la réputation d’être porté par des saints. » Il n’était pas le seul, y en avait à la pelle, des noms comme le sien, que tout le monde savait coupable, sans que personne ne puisse rien y faire. Celui de Lancaster pour commencer, en passant par les grandes familles de la ville. Elle croisa les bras sur sa poitrine, un sourcil légèrement haussé suite aux propos du jeune homme. « Au moins l’honnêteté à l’air de bien marcher. » Elle aurait presque pu ajouter qu’elle aimait ça. Elle ne savait pas si ça venait de sa position de maire ou quoi, mais ça faisait plaisir. « Vous savez c’qu’on dit : ‘les ennemis de mes ennemis sont mes amis» Elle haussa légèrement les épaules, amis était peut-être un peu fort comme terme, mais allié, ça pourrait le faire, peut-être. « Je comprends vos motivations, on a tué ma meilleure amie aussi. Elle était juste humaine. » S’ils en arrivaient à tuer des humains, les hunters, alors évidemment que leur vaccin débile ne suffisait pas, elle ne savait même pas quel était le but de se fichu vaccin dans le fond. « Mais quand j’ai eu une arme pointée sur celui qui a fait ça, j’ai juste, pas tiré. » Rafael était encore en vie, Anthea était morte, son père aussi et en plus, Cesare s’était fait poignardé et avant manqué de mourir, ce qui ne serait jamais arrivé si elle avait tiré ce jour là. « J’ai pas l’intention de vous arrêter, vous avez raison, ça m’arrange, c’que vous faites. » Il avait été honnête avec elle, elle pouvait bien en faire autant, elle avait parlé de justice aux élections, mais c’était encore une notion bien floue, même si elle était maire, alors quelques hunters de moins dans la ville, ça ne pouvait pas faire de mal. Elle tira finalement ce fameux dossier de son sac pour le tendre au garagiste. « La police fonctionne pas encore très bien. J’fais de mon mieux avec ça, mais pour le moment, un dossier manquant, ça choquera personne. » Après tout, quand Lancaster avait été au pouvoir, c’était par dizaine qu’ils avaient disparu les dossiers. « C’est à peu près tout ce qui peut mener à vous, à votre place, je le détruirais. » Elle, elle s’en fichait, à part lui et Insurgency, personne ne savait qu’elle avait eu ce dossier entre les mains, si personne de pouvait remonter jusqu’au Downer, personne ne remonterait à elle. Peut-être qu’elle le regretterait un jour, pour l’instant, elle avait juste l’impression de faire le bon choix ; une impression qu’elle avait bien souvent, avant de s’en mordre les doigts, mais elle avait bien le droit, de pouvoir, encore une fois, croire qu’elle avait raison.

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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