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 don't you know that you're toxic ? (helael)

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MESSAGES : 286
SUR TH DEPUIS : 13/06/2016
MessageSujet: don't you know that you're toxic ? (helael)   Dim 25 Sep 2016 - 0:26

Helen embrasse tendrement le front de son fils. Réajustant une dernière fois son petit blouson, elle lui adresse un nouveau sourire. - Tu es sage, aujourd'hui, comme les autres jours, et ça va très bien se passer... Josh se dégage de l'emprise de ses mains sur son vêtement, avant de jeter un coup d'oeil en arrière. - Josh... Le petit garçon se retourne vers sa mère en levant les yeux au ciel. - Oui maman ! Interpellé par l'un de ses camarades de classe au loin, le mini-Smedry commence à s'éloigner d'Helen, qui cherche à le retenir encore un peu auprès d'elle. - Et mon bisou ?! Josh se retourne en écarquillant de grands yeux et en ouvrant même un peu la bouche. Bon, très bien, elle a saisi, elle est embêtante. Et même s'il ne connaît pas encore ce mot – normalement, la brune ne sait pas ce que lui apprend son père quand elle arrive à les laisser seuls ensemble – il doit exactement savoir ce que ça fait de trouver quelqu'un « chiant ». Car avec lui, Helen l'est le plus souvent. Le couvrir de bisous et de câlins est l'une de ses activités favorites, au grand damne de son enfant qui subit le plus souvent – bien qu'elle parvienne, au bout d'un moment, à obtenir un sourire et même un rire. Tout son pouvoir de maman est là : transformer la mauvaise volonté de son fils en une bonne humeur communicative. Peut-être est-ce là aussi le pouvoir de Josh : rendre chacune de ses journées plus ensoleillée que la précédente depuis maintenant 6 ans.

Se relevant sur ses jambes, la mère de famille jette un coup d'oeil circulaire aux autres parents présents pour déposer leurs enfants. Elle reconnaît beaucoup de visages familiers, de la mère de famille nombreuse au père célibataire, elle adresse des dizaines de sourires ravis et faux, des œillades encourageantes pour apporter son soutien fictif à toutes ces personnes qu'elle méprise au plus profond d'elle, avant de se détourner. Dans un mouvement ample de ses cheveux, la chasseuse rejoint sa voiture de sa démarche chaloupée. Perchée sur ses hauts talons, elle prend place derrière le volant, calcule à l'aide de son téléphone le temps qu'elle va mettre à rejoindre sa nouvelle destination et se met en route dès que cette information se trouve entre ses mains. En partant de l'école, il lui faut au maximum dix minutes. Une aubaine. L'un des avantages évidents d'être mère au foyer exemplaire et de pouvoir faire toutes les activités qui l'enchantent durant le reste de la journée jusqu'à ce qu'il soit l'heure d'aller récupérer Josh à la sortie de l'école. Sa couverture s'est si bien rodée au fil des six dernières années que la belle Smedry n'a pas besoin de trop en faire. Plus maintenant. Un signe de la main aux connaissances plus ou moins proches, une présence régulière lors des événements importants en ville et une réputation de femme courageuse qui lui colle à la peau, délaissée par un mari qui revient à peine et qui ne semble pas encore s'être refait à la vie de famille, et le tour est joué. Helen n'a pas besoin de plus pour avoir tout le loisir de mener sa petite vie comme elle l'entend.

Arrivée à destination, la jeune femme ne prend pas la peine de se garer paisiblement. Après avoir relevé brusquement le frein à main, un petit regard dans le rétroviseur interne lui indique que sa mise en beauté est toujours aussi naturelle et impeccable. De quoi la rende crédible et renvoyer cette fameuse image de femme parfaite qu'elle adore tant. Une fois hors de sa voiture, Helen prend la direction de la maison devant laquelle elle s'est établie. Ses talons crissent sur les graviers, les marches du perron grince sous son poids pourtant maigre et, de nouveau, ses chaussures annoncent son arrivée éminente derrière la porte d'entrée. Serrant le poing droit, il ne lui reste plus qu'à cogner trois fois pour finaliser son approche. Ce qu'elle fait, avant d'attendre. Les bras croisés, Helen hausse un sourcil alors qu'elle observe plus en détails cette maison qu'elle a déjà visitée plus d'une fois par le passé – même si exemptée de la présence de la personne qu'elle désire voir aujourd'hui. Alors que son regard s'est perdu dans le paysage calme qui borde l'imposant habitacle, la porte s'ouvre derrière elle. Dans un volte-face maîtrisé, la mère de famille ne met pas longtemps à adresser un sourire charmeur à l'homme qui se tient elle. - Bonjour Rafael. Helen se met à l'observer durant plusieurs secondes, le regard à la fois pétillant et mystérieux, avant de se détourner brusquement. Passant une tête à l'intérieur de la maison, la chasseuse se permet d'y pénétrer sans y avoir forcément été invitée. - Je ne pensais pas vous revoir vivant un jour..., qu'elle finit par avouer, après avoir fait un bref tour du propriétaire du regard. Ne l'avait-elle pas prévenu de certaines choses, au sujet de sa femme ? N'avait-il pas insinué qu'elle racontait n'importe quoi ? Un fin sourire aux lèvres, la jeune femme reporte enfin toute son attention sur le DeMaggio. - Je ne vous dérange pas ? J'aurais besoin d'un petit service et vous êtes le plus apte à pouvoir m'aider.

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MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic ? (helael)   Dim 2 Oct 2016 - 23:21

don't you know that you're toxic ?
Rafael & Helen



Sur le bord du lavabo gisait les restes de bandages couverts de sang coagulé, une traînée rougeâtre tranchait avec la blancheur de la vasque, et une bouteille d'alcool était posée sur le rebord, près du miroir. Avec une grimace, il décolla la dernière bande de gaze de son flanc et la jeta avec les autres. Maudit soient les mutants, Maudites soient Gabriela et sa mère... Son corps était déjà marbré de cicatrices plus ou moins anciennes, des marques de coups de couteau, des balles qui étaient venues se loger à différents endroits, marquant à vie son corps de chasseur. Pourtant, chaque nouvelle blessure entamait un peu plus son honneur et sa fierté, chaque douleur le confortait un peu plus dans l'idée que sa mission était juste. D'un coup de dents, il arrache l'emballage stérile d'une nouvelle bande de gaze, fixa trois compresses avec du sparadrap et entoura son abdomen avec le tissu pour maintenir la cicatrice en place et bien fermée.Si Kaisa n'avait pas été là, aurait-il pu regagner l'hôpital à temps ? Sûrement pas. Sans sa petite dernière, il serait probablement mort au milieu d'une ruelle, exsangue, aussi était-il bien plus reconnaissant envers la jeune fille qu'envers qui que ce soit d'autre. Malgré la panique et l'urgence de la situation, elle était restée stoïque, calme et extrêmement professionnelle. Les blessures avaient été nettoyées, les balles retirées et les plaies recousues puis pansées. Seulement, la douleur était toujours là : chaque mouvement nécessitant l'usage de ses muscles abdominaux lui arrachait une grimace, et il ne pouvait tenir une arme de la main droite sans trembler sous l'effet de la douleur. Il savait qu'en quelques semaines, il irait mieux, que son état s'arrangerait, mais ça ne le calmait pas pour autant. Il était en colère, de jour comme de nuit, sans nouvelles de Cesare qu'il soupçonnait de plus en plus d'être parti, et ne supportait plus de devoir attendre d'être remis pour aller demander des comptes à Eleazar, le père de Gabriela.

Une fois la blessure de son flanc nettoyée et bandée, il s'attaqua à l'épaule en adoptant le même schéma. La brûlure de l'alcool lui arracha un frisson, mais pas un son ne franchit ses lèvres. Le manoir était étrangement silencieux, étrangement vide, aussi. Il n'y avait plus Isabela ni Arya, Cesare avait disparu, et l'imposante bâtisse semblait bien trop grande pour un homme seul. Aveuglé par la haine et la colère, il ne ressentait plus ni la mélancolie, ni la tristesse. Pourtant, il était humain, il avait besoin de présence, de contacts humains... Il était bien trop hors de lui pour s'accorder une quelconque discussion avec qui que ce soit. Pour l'heure, il semblait calme. Menaçant, mais posé. Pourtant, ce n'était que la partie émergée de l'iceberg, car il aurait suffit d'une contrariété pour qu'il explose.

Après s'être débarrassé des bandages usagés, il enfila un t-shirt pour cacher la misère et descendit se préparer un café. Il accompagna la noirceur d'un expresso sans sucre ni lait de ses anti-douleurs et s'apprêtait à régler dans la joie et la bonne humeur la paperasse de son entreprise de vente d'armes, lorsqu'on frappa à la porte. Allons bon... Quel abruti pouvait bien venir l'emmerder dès le matin ? Un instant, il fut tenté de faire comme s'il n'avait rien entendu, mais la curiosité fut plus forte que sa mauvaise humeur. Les deux dernières personnes à avoir mis les pieds dans ce manoir étaient Cesare et Isolde... Qui donc pouvait bien être pire, après tout ?

La main posée sur la crosse d'un revolver glissé sous sa ceinture, Rafael déverrouilla la porte et se retrouva nez à nez avec... Helen Smedry ? C'était bien la dernière personne qu'il s'attendait à voir sur le pas de sa porte...

« Helen... Je peux savoir ce que vous foutez ici ? Vous vous êtes perdue ? Les réunions tupperware ne se font pas chez moi... »

Le mépris, l'arrogance, voilà bien des choses qui caractérisaient Rafael lorsqu'il était en colère. A vrai dire, il ne s'était pas attendu à revoir Helen de si tôt, pas après qu'elle soit venu le trouver, comme une fleur, pour lui dire que sa femme prévoyait de se débarrasser de lui parce qu'elle le tenait pour responsable de la mort d'Arya. Sur le coup, Rafael avait envoyé promener, ne croyant pas un mot de ce que disait cette quasi inconnue. Pourtant, il s'était alors méfié, et lorsqu'il s'était avéré qu'elle disait vrai, il était prêt. Quelque part, c'était grâce à Helen qu'il était encore en vie et avait pu mettre sur pieds un plan tordu mais Ô combien solide pour expliquer la disparition d'Isabela et l'innocenter par la même occasion. Rafael aurait dû se montrer plus reconnaissant envers Helen, il aurait même dû l'accueillir à bras ouverts... Mais ça n'était clairement pas le moment, et lorsqu'il la vit s'inviter chez lui, il fut tenté de l'attraper par le col pour la mettre dehors avant de lui claquer la porte au nez.

« Si vous vouliez être certaine que j'y reste, vous n'auriez pas dû m'avertir... Qu'est ce que fichez là, pour la deuxième fois ? »

Il n'aimait pas le fait qu'il s'impose, pas plus qu'il n'aimait ce sourire accroché à ses lèvres. Elle avait dû en faire chavirer, des cœurs, avec ses yeux de biche et son visage angélique... Elle avait dû en amadouer plus d'un en se faisant passer pour une jolie demoiselle en détresse... Pourtant, il suffisait de l'avoir vue une fois en action pour savoir que c'était une chasseuse remarquablement efficace. Le DeMaggio était bien obligé de lui concéder cela : elle était douée, impitoyable, et bien qu'il ne l'avoua pas, il avait du respect pour cette femme. Seulement, ce respect s'arrêtait sur le pas de sa porte.

« Me déranger ? Ooh non, pensez-vous ! C'est pour ça que je vous ai si gentiment conviée à entrer ! »

L'ironie pour ne pas lui dire immédiatement de foutre le camp, c'était une technique comme une autre. Il referma finalement la porte et croisa les bras, la toisant de haut.

« Un service ? Quel genre de service ? Je suppose que vous venez chercher votre dû pour le... Service que vous m'avez rendu ? Je ne suis peut-être pas franchement disposé à vous aider, mais je paye mes dettes. Je vous écoute. Et faites vite. »

Passant devant la jeune femme, il lui fit signe de passer au salon, où crépitait un feu dans la cheminée. Aux murs étaient toujours accrochés quelques clichés réalisés par le chasseur, et le vaisselier dont la vitre avait été brisée pendant son altercation avec Cesare avait été recouvert d'un drap blanc. C'était à croire que cette pièce, d'ordinaire destinée aux échanges et à la convivialité, servait davantage aux combats, depuis quelques temps. S'installant dans un fauteuil près de l'âtre, Rafael fit signe à Helen d'en faire de même.
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MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic ? (helael)   Lun 24 Oct 2016 - 22:48

Quand Helen entend le ton avenant avec lequel l'accueille Rafael, un certain soulagement l'envahit. Ils ne se sont pas croisés tant de fois que ça durant les années où la Smedry a fréquenté la femme de ce dernier, à grands renforts de dîner entre amies et d'après-midi dans le même style, mais elle a toujours remarqué cet air distant et ces mots plus acerbes que sympathiques. Non pas que cela la dérange, Helen, loin de là même, puisqu'elle a un exemplaire propre de ce type d'homme chez elle, désormais. Le ton bourru et les termes fleuris, elle connaît. De là à dire qu'elle peut réussir à s'y habituer... Un petit rire amusé lui échappe quand elle entend la dernière partie de son intervention. Se retournant vers le maître des lieux, la brune se permet d'hausser un sourcil provocateur. - Je sais bien. Votre salon est bien trop petit pour ça. Sa tête penche sur le côté, assez longtemps pour maintenir un certain contact entre leurs deux regards, assez pour que Rafael comprenne qu'il n'a pas intérêt à trop s'appuyer sur la corde du macho de bas étage s'il désire la voir rester cordiale, avant de reporter son attention sur l'immense demeure qui se dévoile sous ses yeux. Helen aura beau plaisanter à ce sujet, cet endroit n'a rien de petit. Au contraire, elle est prête à parier que sa piètre maison du quartier sud loge toute entière dans la pièce où elle se trouve. Elle n'en soufflera simplement pas mot au DeMaggio, loin d'elle l'idée de l'entendre de nouveau se moquer ouvertement.

A la place, Rafael se remet à user de sarcasme et de ce petit air défiant qui pousse Helen à sourire de plus belle. Décèle-t-elle l'agacement dans sa voix ? Bien évidemment. Va-t-elle partir dès à présent, pour lui éviter une syncope, due à un trop-plein d'émotions négatives ? Bien sûr que non. Pour le moment, la jeune femme a besoin qu'on lui rende service – que Rafael DeMaggio lui rende service. Lorsque ce sera fait, elle partira, le sourire aux lèvres, aussi simple qu'elle est apparue à sa porte. Elle ne l'embêtera plus et le laissera vivre sa vie comme il l'entend. Au fond, Helen n'est pas ici pour l'embêter, juste pour obtenir une légère faveur et prendre un peu la température. S'assurer que la perte de sa femme n'a pas rendu Rafael encore plus crétin qu'auparavant, ou que cette dernière n'a, au contraire, pas fait naître chez lui une tristesse qu'il n'est pas capable de gérer. Il ne l'avouera sans doute jamais, mais la brune est douée pour lire entre les lignes et percevoir entre les mots. - Quel charmant homme vous êtes..., s'amuse-t-elle de sa nouvelle question, si semblable à la première. Lorsqu'il s'empresse de l'interroger sur le fameux service dont elle vient de lui parler, Helen l'observe passer devant elle d'un pas rapide, jusqu'à s'avancer vers la pièce suivante : le salon.

Faisant résonner le bruit de ses talons sur le sol massif, la mère de famille se remet à croiser les bras une fois arrivée près du fauteuil lui étant désigné par son hôte. - Vous êtes pressé ?, qu'elle s'enquiert, prenant soin de détailler du regard une grande partie du salon, avant de se décider à prendre place sur son fauteuil. Fixant Rafael durant plusieurs longues secondes, dans un silence qui l'amuse sans doute plus à elle qu'à lui, Helen finit par murmure un : - Un rendez-vous ?, accompagné d'un petit mouvement pour remettre ses longs cheveux en place, bien derrière son épaule. Lorsqu'elle constate que sa petite blague fait mouche, n'arrachant rien de plus qu'un visage fermé au chasseur, la trentenaire laisse échapper un petit soupir, soupir lui dérobant sans mal une partie de son sourire au passage. - Très bien, très bien... Levant les yeux au ciel, la brune prend le loisir de laisser son dos échouer contre le dossier massif du siège. Elle fait encore durer un peu le plaisir de l'attente en croisant lentement les jambes, histoire de faire regretter Monsier de la traiter avec autant d'impolitesse, alors qu'elle aurait pu le laisser crever des mains de sa femme, si elle l'avait voulu. Parfois, Helen se dit qu'elle se montre bien trop clémente au quotidien. Peut-être devrait-elle songer à revoir un peu cette qualité qui lui fait manifestement du tord. - J'aurais besoin d'une nouvelle arme, voire deux. Les miennes commencent à se faire vieillissantes et je sais que vous êtes un marchand plutôt correct à ce sujet. Elle fait exprès d'insister sur le « correct », histoire qu'il se souvienne qu'il n'est pas le meilleur. Loin de là, surtout quand il se comporte comme le pire crétin de son espèce. - Je suppose que vous pouvez faire ça pour moi, pas vrai ?, souligne une Helen dont le papillonnement de cils n'a jamais été aussi évocateur que maintenant. Il est obligé de lui fournir tout ce dont elle a besoin, car elle a réussi à faire une chose que peu de personnes auraient eu l'idée de faire pour lui : elle lui a sauvé la vie. Et ça, ça n'a pas de prix.

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MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic ? (helael)   Dim 27 Nov 2016 - 20:15

don't you know that you're toxic ?
Rafael & Helen



Rafael DeMaggio était un homme méfiant, qui aimait généralement qu'on lui foute la paix, et qui avait tendance à très vite se laisser aller à la mauvaise humeur face aux insolents. Or, la Smedry faisait comme chez elle, ne semblait pas s'offusquer du ton désagréable et agressif de son vis à vis, et donnait même l'impression d'être une touriste en visite dans le coin. Tout ce qu'il fallait pour l'agacer. Comment avait-il pu un seul instant se dire qu'elle était une des rares chasseuses à éventuellement mériter son respect ? Son salon ne serait en aucun cas trop petit si elle voulait qu'il repeigne les murs avec sa cervelle. Il soutint son regard sans ajouter un mot. Il ne la connaissait pas assez pour pouvoir appréhender ses réactions, et sa raison parvint à grand peine à contenir la fougue du macho qui menaçait d'envoyer paître la jeune femme. Il savait qu'il avait besoin d'alliés, maintenant plus que jamais, et il avait tout intérêt à garder Helen dans son camp plutôt que de s'en faire une ennemie. L'ennui, c'est que Rafael était bien plus doué pour s'attirer les foudres de ses congénères que pour entretenir des amitiés ou, à défaut, des relations cordiales. Il était agacé, et ses paroles le trahissaient, sans qu'il cherche à réellement les temporiser. Pourtant, il l'invita à s'asseoir et à lui dire rapidement ce qu'elle lui voulait, tout ça pour pouvoir rapidement la mettre dehors et retourner vaquer à ses occupations. Rafael ne faisait plus confiance, il devenait paranoïaque depuis quelques temps, et ne laissait plus que Kaisa ou Alejandro l'approcher, car il avait su avec les années s'assurer de leur loyauté. Mais Helen... Pouvait-il lui faire confiance ? Pouvait-il courir le risque d'entretenir le fragile partenariat qu'ils avaient instauré sans vraiment le vouloir lorsqu'elle était venue dénoncer Isabela ? Après tout, elle lui avait prouvé qu'il pouvait la croire, elle lui avait en quelque sorte sauvé la vie... Pourquoi immédiatement penser à une manœuvre perfide de sa part ?

Un soupir et un regard froid accueillirent la petite plaisanterie de la jeune femme. Il n'était pas particulièrement pressé, il n'avait aucun rendez-vous... Il n'avait simplement pas prévu de la recevoir chez lui pour discuter échanges et dettes. Si Rafael avait beaucoup de défauts, il avait pour habitude de régler ses dettes et de ne jamais refuser une vente d'armes honnête. Si tant est que vendre des armes puisse sembler honnête, au moins sur le plan moral. Des armes, Rafael en possédait de tous les genres, de tous les types, et de toutes les époques. Si sa spécialité était les armes à feu modernes, il possédait aussi de superbes colt anciens et même quelques poignards dont la datation remontait au Moyen-Âge. Aucun doute, sa fascination pour tout outil capable de tuer avait quelque chose de macabre mais pas si étonnant quand on connaissait un peu le personnages.

« Des armes, j'en ai. Tout dépend de ce que vous voulez... Un ordinaire 9mm est certes plus discret qu'un HK416, mais il ne fait pas les mêmes dégâts... »

Qu'avait-elle donc à abattre, pour venir lui réclamer une arme et non se rendre chez un armurier du centre-ville ? Avec une retraite d'ancien membre des SAS, son mari devait pourtant toucher suffisamment pour offrir à sa jolie petite femme de quoi perforer des crânes de mutants, après tout. Il fallait croire que tout ça devait rester secret... Ou qu'elle voulait profiter du fait que Rafael ne pourrait lui faire l'affront de lui demander de payer ladite arme, après ce qu'elle avait fait pour lui. Finalement, ce qui agaçait le plus Rafael était de se dire qu'elle était loin d'être bête. Le chasseur se leva, farfouilla dans l'une de ses poches à la recherche d'une clé, et fit signe à Helen de le suivre.

« Suivez-moi... Je n'édite pas de catalogue d'armes comme on le fait à Noël, alors le mieux serait que vous veniez voir ce que j'ai. Et pas de panique, je ne vous emmène pas à la cave pour me débarrasser de vous... »

Un rictus moqueur se peignit sur ses lèvres alors qu'il insérait une petite clé dans un boîtier métallique, lequel s'ouvrit sur un détecteur rétinien devant lequel il se pencha pour activer la reconnaissance. Dans un cliquetis, la porte du sous-sol s'ouvrit, et Rafael commença à descendre l'étroit escalier qui menait à un impressionnant arsenal, lequel aurait fait pâlir de jalousie – ou d'angoisse – la plupart de ses adversaires. Il y avait pour tous les goûts ! Du pistolet d'appoint à la mitrailleuse semi-automatique en passant par le lance roquette. C'était à se demander s'il ne possédait par également quelques explosifs bien moins légaux, même sur le territoire américain.

« Qu'est-ce que vous cherchez ? Fusil ? Revolver ? Manuel ? Automatique ? »

En affaires, Rafael était honnête. Il ne plaisantait pas avec la marchandise, pas plus qu'il ne se serait permis d'escroquer quiconque serait prêt à mettre le prix pour s'offrir ses services. S'approchant d'un panneau mural sur lequel étaient accrochés plusieurs revolver presque identiques, il en pris un, y inséra un chargeur de quinze balles, et le tendit à Helen.

« C'est un Glock, vous avez sûrement déjà dû en manier un... Assez commun, mais il est léger et plutôt efficace. Vous n'avez qu'à l'essayer, si vous voulez. »

Il lui désigna une cible placardée dans un coin isolé du sous-sol.

« Après, si vous voulez quelque chose de plus exotique, j'en ai aussi... Juste... Pourquoi ce besoin soudain ? Vous avez une cible particulière en vue ? »

Car s'il le fallait, des armes sans numéro de série, il en avait. Être honnête en affaires ne signifiait pas pour autant qu'il respectait la loi et laissait n'importe qui tracer les armes qu'il revendait.
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MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic ? (helael)   Lun 26 Déc 2016 - 16:35

Le sourire d'Helen se décuple lorsqu'elle entend la réponse positive de Rafael. Elle savait bien qu'il ne la laisserait pas repartir les mains vides ; il n'en a après tout pas le droit. Elle l'observe se lever de son siège et lui indiquer de le suivre, ce que la mère de famille s'empresse de faire dans la seconde qui suit la proposition. - Avec plaisir. Sa voix mielleuse ne se fait entendre que pour agacer un peu plus l'homme qui marche devant elle ; Helen ne se permettrait pas d'être agaçante pour rien, loin de là. Elle trouve les circonstances juste intéressantes et idéales pour se permettre un peu de plaisanter. Puis, si ça peut dérider un peu Monsieur Colère, pourquoi pas ! D'ailleurs, son petit manège semble fonctionner au-delà de ses espérances, puisque Rafael se met à presque se lancer dans l'humour à son tour. - Même si vous le désiriez ardemment, vous n'y arriveriez pas. On ne se débarrasse pas d'elle comme ça. La preuve, aurait sans doute soufflé Marvin en se désignant égoïstement s'il avait été présent. C'est avec un sourire sincère aux lèvres que la Smedry suit le propriétaire des lieux jusqu'à sa cave. Et, effectivement, les questions qu'il lui pose une fois qu'ils sont tous deux arrivés en bas font écho à sa petite plaisanterie. - Manuel, qu'Helen rétorque finalement. Elle s'avoue intérieurement estomaquée par ce qu'elle voit. Les armes se suivent mais ne se ressemblent pas et, au final, peut-être que son « correct » balancé un peu plus tôt, elle aurait dû le taire avant qu'il ne fasse le malin. Rafael finit par lui tendre une première arme, dont la chasseuse se saisit avec un regard brillant. - Merci. La question suivante fait relever ce fameux regard pile dans celui du maître des lieux. Elle reste ainsi durant plusieurs secondes, plusieurs longues secondes, dans l'idée qu'elle pourrait peut-être réussir à sonder elle-même ce qui se cache derrière cette curiosité toute simple. Puis elle se détourne brusquement, sans répondre. La chasseuse n'a pas envie de rentrer dans les détails tout de suite, car d'abord, elle va se défouler un peu. Sous couvert de l'essai de l'arme qu'elle a entre les mains, ça ne peut passer qu'inaperçu.

Pourquoi ce besoin soudain, Helen ? La Smedry prend place à bonne distance de la cible, dans un alignement parfait avec cette dernière. As-tu une cible particulière en vue ? Le visage de Marvin vient se calquer naturellement au niveau de la cible. Helen relève sa main soutenant l'arme devant elle, sa seconde paume vient se placer en appui sous cette dernière. Ses muscles se tendent, son port de tête est travaillé, peaufiné. On sent toute la concentration qui s'échappe de ce petit manège. La chasseuse cherche à s'apaiser. L'idée qui lui trotte dans la tête est celle de s'en prendre à Rafael. Rafael et ses questions mal placées, Rafael et son insolence, Rafael et sa méchanceté gratuite, envers elle, alors qu'elle n'a rien fait, au contraire. Ça l'agace, à Helen, de se sentir aussi méprisée, ça la met purement et simplement sur les nerfs, alors elle fait tout son possible pour ne pas laisser libre-court à son désir premier. A la place, elle tire. Une balle forte, massive, un tir réussi, pile au milieu de la cible plus loin. Une sourire satisfait étire ses lèvres pulpeuses. Sans bouger d'un poil, la mère de famille réitère son geste. La deuxième détonation offre une seconde mélodie appréciable à la pièce, ce qui replace Helen dans une certaine bonne humeur -espérons-le- communicative. Se retournant pour faire de nouveau face au DeMaggio, la brune penche la tête sur le côté. - Efficace, c'est le mot. L'arme est rendue à son actuel propriétaire. - Mettez-le moi de côté. Helen ne prend pas la peine de le regarder en s'adressant à Rafael ; comme ça, il comprendra ce que la méprise peut engendrer comme sentiment désagréable chez la personne qui subit. Les prunelles à la fois émerveillées et curieuses de la Smedry se posent sur les armes idéalement alignées sur les murs et établis de l'endroit.

Après quelques pas l'ayant menée loin de Rafael, la brune reprend la parole. - Mon mari a demandé le divorce. Il veut obtenir la garde de mon fils. Je préfère me préparer à me montrer... dissuasive, dirons-nous, s'il lui venait à l'idée de mettre ses menaces à exécution. Pourquoi tout lui avouer ? Excellente question. Mais pour tirer le meilleur de cette entrevue, Helen sait très bien qu'elle doit se livrer un peu, rien qu'un peu, pour convaincre le marchand d'armes plus loin qu'elle est encore bel et bien digne de confiance.

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MessageSujet: Re: don't you know that you're toxic ? (helael)   Dim 22 Jan 2017 - 21:33

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Rafael & Helen



Il fallait bien reconnaître qu'Helen Smedry était l'une des personnes qui agaçait le moins Rafael. C'était une chasseuse extrêmement douée, issue d'une famille de chasseurs très réputés, et une femme qui savait bien manier le verbe et la manipulation que le couteau. Seulement... Seulement, parfois, elle lui donnait l'envie de l'étrangler, tout simplement. Cette façon de lui répondre d'une voix mielleuse en papillonnant des yeux telle une biche donnait simplement envie à Rafael de la mettre dehors. C'est qu'il avait mauvais caractère, le chasseur, et qu'un rien l'énervait ! Ça ne faisait absolument pas partie de son charme, ça le rendait tout simplement insupportable. Elle devait probablement s'en rendre compte, étant donné la malice qui brillait dans son regard, et peut-être n'avait-elle absolument pas peur de lui, pour se foutre royalement de l'idée de le mettre en colère. Pourtant, alors qu'il descendait les marches menant à la cave en agrémentant son discours d'une subtile remarque pleine d'humour noir, la réflexion d'Helen le fit sourire.

« Croyez-moi, Helen, quand je veux quelque chose, je l'obtiens. Surtout si c'est une tête ! La vôtre étant mieux sur vos épaules sur un mur en guise de trophée, rassurez-vous. »

Le sérieux reprenant le dessus, le chasseur parcouru les armes qu'il possédait à la recherche d'un modèle qui pourrait convenir à la jeune femme. Rien de trop lourd qui détournerait la trajectoire, rien de trop léger qui serait imprécis, et un modèle manuel de qualité, voilà ce qu'il lui fallait. Oui mais qu'il lui fallait pour quoi ? La question posée, il reçu pour toute réponse un long moment de silence allié à un regard si insistant et profond qu'il se demanda un instant si elle n'hésitait pas à retourner l'arme contre lui et à lui vider le chargeur dans le crâne. Par réflexe, sa main glissa doucement vers sa ceinture, où nichait le pistolet qui ne le cachait jamais, mais Helen se détourna si vite qu'elle ne sembla pas le remarquer. Paranoïaque, Rafael, bien trop paranoïaque. Chassant sa méfiance, il se contenta d'observer la jeune femme. Il avait été instructeur pendant les quelques années qu'il avait passé dans l'armée, et il se souvenait avoir aboyé bien des ordres aux petits bleus tétanisés, qui pensaient défendre leur pays en tenant maladroitement un fusil et qui n'étaient pourtant même pas capables de bien se placer. Face à Helen, il n'y avait rien à redire. Sa position était parfaite, son assurance impeccable, et avec un regard aussi déterminé, elle ferait mouche, sans aucun doute. Pourtant, il y avait quelque chose de belliqueux dans son regard, une lueur de rancoeur qui laissait penser au chasseur que la cible impersonnelle dans laquelle elle tira sans jamais la rater avait un nom et un visage, dans son esprit. Le choix d'une nouvelle arme n'était pas anodin. En bon chasseur, bon militaire et surtout paranoïaque chronique qu'il était, Rafael savait reconnaître les gens qui s'apprêtaient à tuer. Lui-même y était préparé à chaque instant de la journée, ce qui aurait probablement poussé n'importe quel psychologue à le diagnostiquer sociopathe au mieux. Il tiqua alors qu'elle lui rendait l'arme sans même lui accorder un regard, fronça les sourcils mais ne broncha pas. Elle voulait jouer ? Très bien.

« Très bien, je vous le garde, dans ce cas. Vous voulez des munitions avec ? Vous pourrez trouver des munitions ordinaires dans toutes les armureries, mais j'en ai quelques unes un peu plus... Sophistiquées. »

Comme des balles renforcées, plus susceptibles d'abîmer la carapace d'un mutant capable d'adapter sa peau, ou encore les macabres balles explosives qui projetaient de petits éclats de métal partout autour de l'impact, provoquant de multiples blessures graves. Se détournant, Rafael entreprit de nettoyer le chargeur vide des restes de poudre avant de ranger l'arme dans sa boîte. Lorsque Helen reprit, il se figea un instant puis se redressa.

« Un paraplégique qui demande le divorce... Soit il fait preuve d'un masochisme hors du commun, soit, et je me doute que cette idée vous aura effleurée, il a trouvé quelqu'un d'autre pour vous remplacer. »

Il n'y avait pas de méchanceté gratuite dans ces propos, simplement une maladresse légendaire. Rafael ne savait pas enrober ses propos de sucre ni avoir l'air faussement compatissant. Il avait même l'air plutôt neutre quoi qu'un peu agacé, sans trop savoir pourquoi. Lui aussi avait subit, en quelque chose, la trahison de son épouse. Lui aussi savait ce que l'on pouvait éprouver quand un mariage volait en éclats.

« Je vous avoue que j'ai du mal à vous suivre, Helen. Je ne vous connais pas bien, je ne connais votre mari que de vue et de réputation, mais... Vous menaceriez un homme qui vous fait du mal tout ça pour le garder auprès de vous sous la contrainte ? »

Il était souvent cynique et désagréable, le DeMaggio, mais il lui arrivait tout de même de se montrer plus... Compréhensif et agréable. Helen était jeune, elle était belle, nul doute qu'elle aurait pu trouver une dizaine d'autres hommes plus à même de la combler que ce parvenu de Smedry qui semblait la faire tourner en bourrique. Certes il ne connaissait rien de leur couple, et peut-être était-elle invivable au quotidien, mais il préférait prendre la défense de la chasseuse que de l'handicapé, question de principe.

« Vous l'aimez, n'est-ce pas ? La vraie question qui se pose c'est... Mérite-t-il que vous jetiez votre existence au feu en le faisant disparaître ? »

Se débarrasser d'un mutant anonyme avec lequel elle n'aurait eu aucun lien, c'était une chose. Tuer son mari, que tout le quartier devait avoir vu avec elle, dans une petite ville, c'était autrement plus suspect. Dans un claquement, Rafael referma la boîte contenant l'arme, l'étiqueta au nom d'Helen et lui tendit le petit carton indiquant le modèle et surtout le prix.

© Grey WIND.

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