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 Wake me up before you go ~ [Kaidan]

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SUR TH DEPUIS : 09/08/2016
MessageSujet: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Lun 26 Sep 2016 - 16:23



Où suis-je ? Qui suis-je ?
Et dans quelle étagère ?
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Il entendait parfois une voix dans le noir. Une voix qui lui disait de remonter à la surface. Sortir de l’ombre. Ouvrir les yeux. Mais cette voix lui paraissait si lointaine et il s’enfonçait un peu plus à chaque fois. C’était comme être pris dans une avalanche, tous les repères se trouvaient inexistant.
Parfois il voyait des visages anonymes qui lui souriaient, l’entraînant dans des rêves sans but ni fin.
Il se souvient même d’avoir voulu en finir, à un moment. Rongé par une culpabilité sans nom, une haine sans visage. Juste lâcher prise et s’enfoncer. Oublier sa douleur ainsi que cette immense tristesse. Cependant, il avait comme une impression d’abandon. D’oublier quelque chose d’important, qu’il ne pouvait décemment pas laisser derrière lui. Une absence qui laissait un grand vide. Comme un trou béant sans chaleur, impossible à combler et n’ayant de cesse de rappeler sa présence. Cependant il n’arrivait pas à savoir quoi. Mais peut être qu’il était déjà mort ?

Bip…

Quel était ce son entêtant ? Qu’il cesse donc et le laisse en paix. Des images dansaient devant ses yeux. Formes blanches et vibrantes qu’il ne parvenait à identifier. Une lente douleur s’installait sous son crâne, tandis que l’homme sentait une légère chaleur l’envahir.

Bip…

Des bruits de pas se firent entendre, résonnant à l’intérieur de sa boite crânienne. Ils étaient sept… Comment pouvait-il le savoir sans les voir ?
- « Ici vous trouverez la partie des comateux. Certains sont là depuis plus ou moins longtemps. Comme celui-ci.
- Ses constantes sont bonnes. Vous pensez à le débrancher ?
- Peut être respirera-t-il tout seul… Mais ici vous avez le parfait exemple du cas délicat, sans famille et sans visite.
- Il pourrait se réveiller…
- Et bien, commencez à prier. Mais sachez que si vous voulez survivre dans le métier, il faudra apprendre à se détacher. Par ici pour la suite les internes. »

… Toutes ces voix lui paraissaient si lointaines, comme s’il avait la tête dans un aquarium. Mais celles-ci lui semblaient bien plus réelles que les autres. Il pouvait identifier jusqu’aux émotions, vibrants sur des tonalités différentes. Pitié, fausse empathie, désintérêt profond… Et ce type qui causait comme s’il avait affaire à de veilles cafetières défectueuses pompant trop d’électricité. Réduisons la facture, débranchons la prise on verra bien comment ça se passe. Rassurant…

Bip. Bip…

V’là le bruit qui s’accélère. Vas-tu te taire ? Pas besoin d’un perroquet pour savoir que son cœur bat. Peut être un peu fort. Ça irradie dans tout son être. Combien de temps ce sont passé ?
Y a un type, un peu fatigué, qui passe dans le couloir poussant un chariot cahotant de façon infime sur le carrelage. D’ailleurs il tire un peu à gauche.

Bip. Bip…

Les paupières s’ouvrent lourdement. Chacune pèse une tonne, c’est dur de les maintenir comme ça. La lumière réfléchit par le damier blanc est aveuglante. Quelqu’un ne voudrait pas tirer les rideaux ? C’est quoi cet endroit ?...
… Tiens donc, cette tâche ne ressemblerait-elle pas à un lapin ?

Bip. Bip. Bip…

Tiens, s’est-il de nouveau endormit ? Sa conscience vacille, ne parvenant pas à se fixer sur quoi que ce soit. Ses yeux cherchent le lapin… Ah… Le voilà avec ses grandes oreilles. Ses yeux tournent dans leur orbite sans but réel, observant son environnement sans vraiment le voir. Toutes ces choses qui l’entourent n’ont aucun sens. La seule chose de sûr c’est que ça fait un bruit de machine, et que c’est terriblement oppressant. D’ailleurs celle au dessus de sa tête se met à émettre un son de plus en plus aigue et rapide, faisant échos au battement de son cœur cognant comme s’il allait s’éjecter de sa poitrine. Et la sensation n’était pas des plus agréables. Presque douloureuse. La panique n’est pas vraiment le sentiment dans lequel on apprécie tout particulièrement d’être englué au réveil. Encore moins lorsque le tapant n’a pas l’air de vouloir tenir le choc.
Le tintamarre du moniteur cardiaque finit par alerter deux infirmières, se précipitant dans la chambre l’air étonné et affolé. On lui braqua rapidement une lampe dans les yeux, ce qui l’aveugla prématurément et lui fit perdre le peu de repère qu’il avait.
- « Apportez le chariot de réa ou on va le perdre ! »
Mais est-ce que ce n’était pas plus mal finalement ? Qu’il le laisse définitivement partir ? C’est la réflexion qu’il se fit, avant qu’un voile noir ne se lève de nouveau sur sa conscience vacillante.

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii……

Il entendit de nouveau des voix autour de lui. Cependant, elles se trouvaient bien top loin pour qu’il puisse discerner quoi que ce soit de concret. Et à vrai dire il s’en fichait. Il voulait juste qu’ils se taisent. Sa tête lui faisait un mal de chien. Combien de temps s’était écoulé depuis tout à l’heure ? Les voix se turent, et les pas s’éloignèrent. Enfin…
Ses paupières se rouvrirent tout aussi péniblement que la première fois, se fixant sur la tâche au dessus de sa tête. Son esprit partait un peu à volo, ne comprenant toujours pas sa position ni son état. La panique commença à s’insinuer de nouveau, comme si c’était bien là le seul sentiment qu’il était capable de ressentir pour l’instant. Son palpitant s’emballa de nouveau, la machine marquant son rythme.
Finalement cette tâcha ne ressemblait pas tant que ça à un lapin…

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Dernière édition par Aidan Hamilton le Sam 15 Oct 2016 - 17:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Mer 5 Oct 2016 - 22:53

Wake me up before you go
Aidan & Kaisa



Le travail ne manquait pas, une fois de plus. La jeune femme avait l'habitude maintenant. Un rythme qui lui convenait plutôt bien. Mais aujourd'hui, un évènement particulier la mettait de bonne humeur. Le réveil de l'inconnu sans famille. Celui de la chambre 2546. Un soulagement en soit, car certains médecins commençaient déjà à parler de la possibilité de le débrancher. Elle entendait encore le discours d'un des titulaires lorsqu'ils faisaient la visite pour les nouveaux internes. Apprendre à se détacher. Oui, certes, mais il fallait aussi garder une par d'humanité. Ne pas considérer les patient comme de simples meubles un peu casser qu'il fallait réparer. Faire de son possible pour sauver des vies tout en évitant l'obstination déraisonnable en somme. Une ligne assez fine et difficile à suivre certaines fois.

L'alarme stridente de son bipeur la fit se précipiter vers la chambre de cet homme dont elle ne connaissait toujours pas le nom. Une crise cardiaque. Déjà, des gestes formés par l'habitudes prenait place. Les ordres fusaient, méthodiques, d'un calme olympien. Elle devait se débrouiller seule jusqu'à ce qu'un titulaire n'arrive, dans peu de temps normalement. Heureusement, il ne s'enfonça pas trop, malgré la frayeur qu'il avait pu faire aux infirmières. La Finnoise croisa le regard satisfait de son supérieur et se retint de froncer les sourcils. Merci d'annoncer sa présence hein. Enfin... Maintenant qu'il était là...

-On peut lui enlever le respirateur, non ? Son électroencéphalogramme est normal, son coeur a repris un rythme correct, aussi.
-Tu sais comment faire le geste ? Oui ? Bien. Tu t'en occupes.

Mais il ne quitta pas la salle pour autant, continuant d'observer celle qu'il considérait comme son poulain. Elle devait s'entraîner, et il ne serait pas toujours au dessus de son épaule, et ce même si elle aurait encore de longues études pour obtenir son diplôme.

Quelques heures plus tard, les machines s'emballèrent de nouveau, ramenant Kaisa dans la chambre. Au moins pour vérifier qu'il n'enchaînerait pas un nouvel infarctus. Les yeux ouverts du patient la rassurèrent sur se point.

-Bonjour monsieur, je suis le docteur Makinen.

Niveau crédibilité, avec sa petite stature et son jeune âge, il faudrait repasser. Toutefois, sa voix comportait l'assurance nécessaire. Elle se rapprocha de lui, toujours avec des gestes doux, mesurée, sachant parfaitement à quel point son réveil devait être déroutant.

-Est-ce que vous pouvez parler ?

Un calme olympien, toujours. Tant qu'elle pouvait éviter de le stresser, elle le ferait. Il avait besoin de calme, d'une certaine stabilité.

-Pouvez vous me dire votre nom ?

Une question épineuse qui l'avait fait paniquer lors de son propre réveil. Sauf qu'il fallait qu'elle essaie. Une étape qu'elle ne pouvait négliger. Son regard clair ne quittait pas les siens, attendant patiemment ses réponses. Il avait été assez fort pour revenir à lui, la jeune femme espérait juste que les effets secondaires ne soient pas trop violent.
© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Sam 15 Oct 2016 - 17:15



Où suis-je ? Qui suis-je ?
Et dans quelle étagère ?
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Son cœur cognait avec une certaine force contre sa cage thoracique, comme un demeuré tambourinant sur une porte pour qu’on lui ouvre. Ça commençait à devenir assez douloureux d’ailleurs. Et faire un autre arrêt, si proche du premier, n’était pas souhaitable. Enfin proche… L’était-il vraiment ? Combien de temps était-il resté inconscient ? Ou même mort ?
Tout lui échappait, le temps, l’espace, le haut, le bas… Les seules choses de certaines étant que la lumière l’aveuglait un peu trop, et que le bruit des machines commençait vraiment à lui taper sur le système. Elles se trouvaient bien trop oppressantes pour son esprit vacillant. Et pourquoi faisait-il tant une fixette comme ça sur le fait que cette maudite tâche soit un lapin ? En était-ce vraiment un ? C’est la réflexion qu’il s’était faite en rouvrant les yeux. Cependant ça semblait lui évoquer quelque chose, sans qu’il puisse mettre le doigt dessus. Ce souvenir qui semblait s’être envolé comme tous les autres. Est-ce que sa tête se trouvait vide, seulement parce qu’elle n’était pas totalement au terme de ses capacités ? Ou bien il ne lui restait définitivement qu’un immense trou noir, en guise de vie passé, occupé par un mal insidieux ? Ses paupières se refermèrent sur ses yeux rougis, sa respiration sifflante tentant de retrouver un rythme à peu près calme. Dans ces circonstances, c’était dur de le rester.
Les images blanches pulsèrent de nouveau dans le noir. Le tintamarre de sa machine avait attiré quelqu’un. Un pas léger, mais assuré. Quelque peu hâté néanmoins, sans doute animé par la peur qu’il ne s’enfonce à nouveau.
Les fenêtres de chair s’ouvrirent, fixant le damier blanc lui faisant office de ciel de lit, avant de s’ancrer dans des iris portant la même teinte que les siennes. Sa voix était douce, assurée, bien que sa phrase sonnait faux sortant d’une bouche si jeune. S’il avait été au mieux de ses faculté, sans doute qu’il en aurait rit. Mais la seule chose qu’il put lui offrir fut un regard où se mêlait la fatigue, l’incompréhension, l’appréhension, néanmoins une certaine intelligence. Un regard qui lui disait qu’il était là. Là sans l’être vraiment. Une infime parcelle de son esprit avait cette capacité de pouvoir la regarder avec l’âme d’un chien battu, le reste se trouvait encore perdu dans les limbes d’une semi conscience, peu capable de réflexion.
Lui-même ne savait pas s’il la comprenait vraiment. Les mots sonnaient à ses oreilles, les vibrations que provoquaient sa voix se répercutaient dans son crâne, animant de drôle de forme sur ses rétines, néanmoins le sens semblait lui échapper. Du moins en partie. Du coup parler lui était impossible. Bien que ses lèvres sèches se décollèrent l’une de l’autre, comme un reflexe instinctif. Cependant, mis à part un râle rauque rien n’en sortit.
Sa tête se tourna dans les oreillers avec une lenteur déconcertante, tandis qu’elle se rapprochait de son chevet. Ses yeux étaient incapables de quitter les siens, comme s’il craignait de tomber si jamais il regardait ailleurs. Ce visage inconnu se trouvait être le premier qu’il voyait vraiment depuis… depuis… Il n’en savait rien…
Depuis combien de temps était-il là ? Et pourquoi était-il là ? Et où était-il d’ailleurs ? Tant de questions et aucune réponse. Néanmoins, la dernière de la jeune femme parut le faire réagir plus que les autres.
Son nom ? Ça c’était facile. Son nom c’était… Et bien son nom c’était… Son nom…



Le vide… Un vide insondable, immense et froid… La douleur… Rien… Toujours la douleur… Pas même son nom… La douleur… Plus il tentait de solliciter sa maigre conscience et plus la douleur se faisait intense. Cette douleur c’est vraiment tout ce qu’il lui restait.
Son cœur rata un battement pour s’emballer de nouveau. S’il ne lui restait rien, pas même son nom, alors à quoi bon ? Et si ça trouve, il ne pourrait plus jamais bouger de ce lit. Prisonnier de son propre corps…
L’inquiétude monta de nouveau, irradiant tout son être. Il avait chaud et froid à la fois. Son palpitant frappa aussi fort qu’un batteur fou entonnant le solo de sa vie, le moniteur cardiaque le suivant dans un concert macabre. Sa respiration se perdit en même temps que le contrôle de lui-même. Pouvait-on faire un arrêt respiratoire suite à une crise d’angoisse ? Son cas répondait à la question. Et pour la seconde fois, il s’enfonça. Finalement il allait le retrouver son tube…

Et l’affaire se répéta une nouvelle fois… Les mires s’ouvrant sur un plafond immaculé. Cette fois-ci, elles lui semblèrent bien plus lourde que d’habitude, peinant à rester ouvertes. Combien d’heures s’étaient encore écoulées ? La lumière le dérangeait un peu moins. Peut être qu’il faisait nuit ? En tout cas le jeune médecin ne se trouvait pas dans la pièce. L’homme tenta de prendre une profonde inspiration, mais quelque chose l’en empêchait. Ce maudit tube l’étouffait plus que tout autre chose, en plus de lui faire mal à la gorge, chaque fois qu’il tentait de déglutir. Il s’en serait bien débarrasser, si seulement son corps pouvait bien lui répondre. Seulement ses muscles paraissaient encore plus endormis que la moitié de son cerveau. Et s’ils n’étaient pas que endormis ?
Un gémissant de frustration s’échappa de sa gorge, alors qu’il fixa de nouveau la tâche. Non… il devait se calmer. Qui sait ce que son cœur pourrait encore supporter avant de lâcher définitivement. Et ce que lui pourrait supporter avant de décider ne plus s’accrocher. Etrangement l’idée du lapin lui apportait un certain réconfort. Il devait vraiment y avoir quelque chose de bon associé à cette bestiole. A force de se concentrer sur la tâche du plafond, tout son être se calma de lui-même. Il n’avait même plus conscience de rien. Le bruit des machines devenant absent de ses oreilles. Le comateux ne pensait à rien d’autre qu’à ce lapin.
Au bout d’un moment, il eut un flash. Une musique en bruit de fond, mais tellement lointaine qu’il arrivait à peine à la discerner, puis une peluche… Celle d’un lapin bleu d’une taille assez conséquente. Un lapin qu’il tendait à quelqu’un. Mais il ne parvint pas à voir son visage. Juste cette fichue peluche et cette musique qu’il entendait à peine.
Agité par un spasme, ses doigts se mirent à bouger sous le drap, le remmenant dans une réalité dans laquelle il n’avait pas hâte de retourner. Néanmoins cet éveil de ses extrémités anima une nouvelle étincelle dans son crâne, et réactiva par la même occasion son palpitant. Et plus ses doigts remuaient, même contre sa volonté, plus les sensations revenaient, comme des milliers de fourmis lui courant sous la peau. Sa respiration s’accéléra de nouveau, rendu sifflante à cause de la gêne du respirateur. Mais ce coup-ci il n’avait pas l’intention de partir. Pas encore une fois. Tout ce qu’il souhaitait c’était le calme et le silence de tous ces foutus bips et autre connerie oppressante, lui donnant uniquement l’impression d’être une enveloppe vide. Juste un tas de chair à peine consciente. Surtout qu’il avait plus l’impression d’étouffer qu’autre chose. Alors dans un élan juste dicté par un instinct primaire de survie, son bras se redressa et empoigna ce maudit tube qui l’empêchait de respirer. D’un coup sec il l’arracha. Sans doute mal, car le gout âpre du sang emplit sa bouche, tandis qu’il respira comme si sa tête sortait enfin de l’eau. Ce geste fit s’emballer une nouvelle fois tout les moniteurs, mais l’homme n’en avait pas finit avec eux. Animé d’une volonté propre, sa main arracha de façon désordonnée tout ce qu’elle pouvait attraper.
Attiré par son agitation nouvelle, le personnel soignant envahit de nouveau la pièce. Sauf que, malgré leur parole, il ne parvenait pas à se calmer. Son esprit c’était perché dans d’autres strates, et c’est son corps qui partait à volo. Des infirmiers durent même se prendre quelques coups, et la seringue qui finit par apparaitre dans son champ de vision ne l’aida absolument pas à rester serein…

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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Lun 12 Déc 2016 - 17:10

Wake me up before you go
Aidan & Kaisa



Malgré le silence, son regard lui prouvait qu’il était bien là. Que son réveil n’était pas qu’un mirage. Alors elle se rapprocha, lui parlant calmement. Pour ne pas trop le brusquer. Sauf que, malheureusement, il y avait des questions qu’elle devait lui poser. Comme son nom. Pour ne pas continuer à l’appeler John Doe. Sauf qu’à nouveau, les machines s’emballèrent alors qu’il s’enfonçait. Une nouvelle crise  La petite brune retint un juron, et s’affaira à le stabiliser alors que quelques infirmières la rejoignaient au pas de course.

Comme quoi, pas besoin de montagnes russes pour avoir des montées d’adrénaline. Il suffisait de bosser à l’hôpital. Toutefois, lorsque son bipeur sonna une fois de plus pour sa chambre, elle fronça les sourcils, inquiète. Qu’est-ce qu’il se passait ? Est-ce qu’il décompensait une fois de plus ? Elle savait bien que l’on ne pouvait pas sauver tout le monde, et l’avait appris de la plus difficile des manières. Mais lui, il avait des chances de s’en sortir, et il avait bien réussi à faire mentir son titulaire en amorçant la phase de réveil.

-Teresa recule.

Un ordre émit d'une voix calme, mais qui ne souffrait d'aucune réplique. Pas questions que la jeune infirmière se prenne elle-même une dose de sédatif. Ca n'arrangerait les affaires de personne.  S'il y avait une personne bien  placée pour savoir à quel point on pouvait être désorienté après un coma, c'était elle. Et techniquement, elle avait eu le temps de distribuer plusieurs ecchymoses ainsi qu'un œil au beurre noir avant d'entendre raison. Plus un nez cassé. Le tout, en ayant une carrure de crevette et des côtes dans un sale état. Autant dire que le blond pouvait faire bien plus de dégâts qu’elle n’en avait causé dans le passé. Son année de comas n’effaçait en rien la force dû à la détresse et à l’instinct de survie.

Enfin, la petite brune savait bien qu’elle allait se prendre un savon par son amie, une fois hors de l’hôpital. Un foutu instinct de protection trop développé. Enfin… Là, elle pourrait aussi contrecarré les argument de l'infirmière en pointant la seringue comme seule fautive. Le tout avec un chocolat chaud viennois pour se faire pardonner.

La Finnoise aida à le maintenir sur le matelas en prenant la place de la rousse, et accrocha rapidement son regard. Des yeux clairs où dansaient la panique et l'incompréhension. Le miroir de son propre passé. Ca lui pinça le coeur. Pas de pitié, jamais. Mais de la compréhension. De la compassion.

-Calmez vous, personne ne vous fera de mal....

Kaisa tachait de se montrer apaisante. Du moins, aussi apaisante que possible au vu de la situation. Inconsciemment, ses accents se faisaient plus doux encore. Subtil, certes, mais cela n’échappa pas à Teresa qui surveillait la scène, prête à endormir l'homme si cela s'avérait nécessaire. D'habitude, il n'y avait bien qu'avec les enfants qu'elle se montrait aussi... Tendre. Enfin, si cela pouvait calmer le patient, la rousse ne s’en plaindrait pas non plus.

-Je suis le docteur Makinen. Je m’occupe de vous depuis le début de votre réveil. Vous vous trouvez à l’hôpital de Radcliff.

Elle savait qu’il la comprenait. Il avait beau être désorienté, sûrement effrayé même, mais la lueur dans son regard lui confirmait qu’il était parfaitement là. Et la finnoise espérait qu’il la reconnaîtrait, que ça l’apaiserait un minimum. Les patients récalcitrants ?  Elle savait gérer. Les crises des enfants en pédiatries ? Aucun problème. Mais là, ça atteignait un tout autre niveau.

-Il faut que vous vous calmiez, vous risquez de vous blesser sinon.

Même s’il était trop tard pour le dernier point. Arracher des perfusions n’avait pas arrangé son état. Les gouttes de sang qui perlaient sur son bras pouvait en attester.

-Je vais vous lâcher, les infirmiers aussi. Il faut que je vous soigne ça, d’accord ?

Pour lui montrer que rien de mal ne lui arriverait. Du moins, pas par le personnel soignant. Il n’avait rien à craindre de leur part, elle pouvait l'attester.
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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Lun 2 Jan 2017 - 22:45



Où suis-je ? Qui suis-je ?
Et dans quelle étagère ?
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Fuir… Ne pas rester là… Partir coute que coute… C'était trop dangereux de rester… Il devait la retrouver… Ne pas la laisser seule… Jamais… Continuer à courir… Mais pourquoi ? Qui ? Et où ?
Son instinct lui hurlait de ne pas faire de vieux os en ce lieu, et sa raison lui demandait pourquoi. Mais elle était bien trop étouffée par l'angoisse pour qu'il l'entende. Et s'apercevoir que ses jambes ne fonctionnaient plus n'arrangeait en rien les choses. Malgré tout il devait essayer.
Sa vision partait à volo. Ses yeux voyaient tout ce qui l'entourait, sans vraiment le voir, se superposant à une autre perception des choses qu'il n'était pas censé voir. C'était inexplicable, incontrôlable… Et ça le rendait fou…
Le temps que les infirmiers interviennent, ses mains avaient déjà arraché tout ce qui le reliait à la moindre machine, dans une frénésie échappant à tout contrôle, ajoutant un véritable tintamarre à la cohue déjà présente.
Le premier homme qui tenta de le maîtriser, en le maintenant par les épaules, pour le plaquer au matelas, fut mit hors service en un rien de temps. Si depuis le départ son corps n'était animé que par des gesticulations désordonnées, là elles furent aussi vives que précises, mué seulement par sa mémoire corporelle et des réflexes appris et maîtrisés depuis fort longtemps. Le second, quant à lui, allait sans doute ressembler, un peu plus tard, à un panda. Et quand l'infirmière fit apparaitre la seringue dans son champ de vision, les deux hommes qui le maintenaient manquèrent bien de finir assommés.
Ce fut la voix de la jeune femme qui commença à l'adoucir, dès l'instant où elle chemina à ses oreilles. Il la connaissait cette voix. Il l'avait déjà entendu, et pas au début de son réveil, non, bien avant… Pendant son coma...
Ses yeux s'ancrèrent dans les siens lorsqu'elle vint à son chevet, comme s'il allait de nouveau sombrer s'il la lâchait un seul instant. Pour la première fois, il voyait vraiment quelqu'un. Et son jeune visage lui rappelait une personne chère, sans parvenir à se souvenir de qui. L'homme n'avait absolument pas fait attention au sang qui lui coulait lentement le long du bras. A vrai dire, c'était un peu la dernière de ses préoccupations. A côté de l'ouragan qui se passait sous son crâne, sa gorge malmenée par l'extraction du tube, et tout le reste, ce n'était rien. Alors lorsqu'elle le mentionna, il ne daigna même pas regarder, histoire de constater de lui même.
Sans lâcher son regard, il tenta de se calmer, sans trop de succès apparent. Les mots de la jeune femme peinaient a se frayer un chemin cohérent à travers la brume de son cerveau. Il n'entendait pas grand chose, à part cette peur irrationnelle qui l'assaillait par vague déferlante. Sa dernière phrase prit néanmoins plus de sens. Etrangement. C'est surtout qu'il n'avait pas une grande envie de se faire sédater…

Bien qu'encore agité de léger tremblement, et la respiration fortement saccadé, son corps s'apaisa doucement, mais pas franchement son esprit. Sentant la pression se relâcher, il aurait put en profiter pour leur en coller une, juste par principe. Mais il n'en fit rien. Puis ça l'aurait pas avancé à grand chose, à part se retrouver ficelé au plumard comme un rôti. A la place, il se redressa d'un coup, et ses bras se resserrent autour des épaules de la jeune femme. Lui même n'aurait sût dire ce qui lui prit. Pourquoi il s'accrochait à elle comme à une bouée de sauvetage ? En cet instant sa conscience faisait bien ce qu'elle voulait. Puis valait mieux une étreinte, aussi inexpliquée soit elle, qu'il ne la frappe ou ne cherche à l'étrangler.
Les autres hésitèrent entre les séparer derechef, ou laisser faire. Au final ils semblèrent opter pour la seconde option, bien qu'ils restaient tout de même sur le qui-vive.
Le comateux n'aurait sût dire combien de temps il resta comme ça. La notion du temps se trouvant encore être, pour lui, un concept abstrait. Se détachant finalement d'elle, il se laissa retomber dans les oreillers. Pas franchement serein, mais un peu plus calmé. Ses instincts lui disaient qu'il pouvait avoir confiance en cette fille, mais uniquement elle. Les autres qui tentèrent de l'approcher ne reçurent qu'un léger grognement, digne d'un animal blessé. Et vu la facilité avec laquelle il avait mit les infirmiers ko, ça leur suffit comme avertissement.
L'homme acceptait de rester un minimum docile, néanmoins il n'acceptait pas n'importe qui à son chevet. Elle allait l'apprécier comme patient la gamine. Même si elle avait dû tomber sur plus chiant que lui.

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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Mar 14 Fév 2017 - 23:42

Wake me up before you go
Aidan & Kaisa



L’étreinte la prit de court. Au point ou elle se figea quelques secondes, tendue comme un arc. Pourtant elle ne se dégagea pas. Ne le repoussa pas. Son cerveau s’était mis sur pause l’espace d’une seconde, avant que ses muscles ne se relâchent et que ses bras entourent le blond. Toujours avec douceur. Comme ces cocons rassurants. Kaisa ne le bloquait en rien dans ses mouvements, loin de là même. L’homme pourrait s'éloigner dès qu’il le souhaiterait. Elle entendit les infirmiers reculer sagement, pour ne pas envenimer la situation. Et elle leur en fut reconnaissante. Il s’apaisait tout juste, ce n’était clairement pas le moment de le faire repartir en vrille. La jeune femme ne compta pas les minutes, patiente, encore et toujours. Et lorsqu’il consentit à la relâcher et se repositionner correctement dans son lit, elle lui adressa un sourire. Pas de pitié, ni quoi que ce soit du genre. Un simple sourire amical.

Mais le grognement qu’il adressa à ses collègues manqua de la faire soupirer. Oui… Clairement, ça s’annonçait compliqué tout ça. Le fonctionnement de l’hôpital ne lui permettrait pas d’être la seule personne s’occupant de lui. D’autant plus qu’elle n’était qu’une interne. D’accord, elle se débrouillait, savait gérer pas mal de choses, mais elle n’avait pas encore les compétences d’un titulaire. Enfin… Ca passerait pour le moment.

La finnoise fit signe aux autres soignants de sortir de la chambre pour leur laisser de l’espace. Et aussi, elle demanda à Teresa si cette dernière pouvait s’occuper des deux pauvres hommes qui allaient ressembler à des picassos dans peu de temps. Elle compatissait. Leur inconnu avait une sacrée droite.  Des réflexes foudroyants, qui lui rappelait irrémédiablement son père avec ses entraînements plus que rigoureux.Ainsi que les multiples bleus qu’elle se récoltait à la fin de chacune de ces sessions.

-J’ai besoin de vous ausculter, pour vérifier vos réflexes et aussi désinfecter les plaies sur vos bras. Je peux ? Ca risque de s’infecter, si je ne fais rien. Ce ne sera que des compresses et de l’antiseptique, pour la première partie.

Approcher. Le toucher. Elle avait besoin de son accord. Parce que clairement, elle n’allait pas le forcer en quoi que ce soit. Ca le braquerait net en plus d’être parfaitement contre-productif. Le maître mot restait douceur.

-Mais avant, vous aimeriez un peu d’eau ?

Il devait avoir la gorge sèche. Le blond devait l’avoir malmenée en ayant arraché le tuyau du respirateur, d’ailleurs. Pas sûr qu’il n’arrive à parler directement, après son année de silence.

Les autres questions d’usages, dont celles concernant son identité, attendraient encore un peu. Au moins le temps qu’elle puisse voir le reste calmement. Et déjà elle attrapait des compresses ainsi que du désinfectant pour les poser en face de lui. Qu'il puisse les inspecter s'il le désirait. Comme s’il n’avait pas faillit assommer deux de ses collègues quelques minutes plus tôt. Qu’il ne présentait aucune menace à son encontre. S’il avait voulu lui faire du mal, elle serait déjà au sol depuis un moment.

Elle l’observa quelques secondes, attendant sagement sa réponse. Qui n’avait pas vraiment l’air de venir. Malaise…. Et le regard désapprobateur qu’elle lança à l’inconscient qui tentait de rentrer dans la pièce en disait long. Surtout, qu’il ne brise pas tout ses efforts. Elle galérait suffisament comme ça, merci bien.
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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Ven 10 Mar 2017 - 0:02



Où suis-je ? Qui suis-je ?
Et dans quelle étagère ?
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L’étreinte qu’elle lui offrit en retour suffit à l’apaiser pour de bon. Ce n’était pas grand-chose. Juste un contact, peut être pas sincère, un peu imposé, mais les sentiments importaient peu. Quand on passe un an entier plongé dans l’inconscience la plus totale, seul dans une obscurité souvent ponctué par des images fugaces. Des images que l’on voudrait toucher du doigt, mais qui s’évaporent dans un écran de fumée dés qu’on les approche. Tombant dans un oubli qui étreint et emporte un peu plus. Quand on vie cette solitude, même le plus froid et insensible des hommes recherches le contact. La chaleur d’un corps qui est réellement là. Qui n’est ni un mirage, ni une voix perdue dans le lointain, finissant par s’estomper, laissant de nouveau aussi seul qu’au premier jour.
Alors oui il s’était accroché à elle, comme un naufragé s’accroche à une bouée. Comme un amant s’accroche à son amour. Comme un père s’accroche à sa fille. S’il avait put, il ne l’aurait pas lâché. Jamais. Mais il avait bien fallut.
En contrepartie, il ne pouvait pas la lâcher des yeux, callant sa respiration sur la sienne, s’efforçant de rester calme. Cependant c’était dur de conserver son calme dans de pareilles circonstances.
Le bruit entêtant des machines l’obsédait. Il aurait bien voulu qu’elles les éteignent, pour qu’elles se taisent une bonne fois pour toute. Ses yeux étaient suspendus à ses lèvres, se concentrant sur chacun de ses mots. Le comateux comprenait ce qu’elle lui disait, cependant tout avait du mal à trouver un sens. Les autres aides soignant finir par sortir de la pièce, et ça valait mieux comme ça. Tout ce monde le rendait nerveux, c’en était oppressant. Tous ces regards… Il n’était pas une bête de foire.
Sa respiration parvint enfin à se faire quelque peu plus calme. Du moins, jusqu’à ce qu’elle parle de l’ausculter. Machinalement, son bras se recula et ses doigts tremblant se portèrent à ses blessures. Là où il avait tout arracher sans le moindre ménagement. Pourquoi y avait-il vraiment besoin de tout ça pour une simple égratignure ? D’ailleurs ça ne saignant déjà plus… Ses doigts se resserrèrent  autour de son bras pour les empêcher de trembler. Pourquoi ça ne s’arrêtait pas ?
Le sang lui coula de nouveau entre les doigts, lui  collant à la peau. D’instinct l’homme les observa sans vraiment comprendre. Comme si ce phénomène n’était pas naturel. Et pourtant c’est bien de quoi est constitué le corps en grande majorité non ? Ce simple évènement, pour le moins anodin semblait l’obnubilé un peu trop. Comme si avoir du sang sur les mains était quelque chose qui l’effrayait. Ou peut être qu’il avait l’impression que c’était une chose dont il avait un peu trop l’habitude. Une habitude que personne ne devrait avoir d’ailleurs.

Relevant les yeux vers elle, l’homme s’accrocha au siens et réprima un mouvement d’humeur. Celui de tout envoyer valser. Elle, et ce qu’il y avait sur ce maudit plateau. Qu’on le laisse en paix !
Toutes ses émotions se trouvaient trop contradictoire. D’un côté il ne voulait pas qu’elle parte, parce qu’au fond il crevait de trouille de s’enfoncer à nouveau, et de retourner dans le noir, et de l’autre il voulait rester tranquille. La seule présence de ces foutus machines lui était déjà bien suffisante.
Cependant, il n’eut pas le temps de parvenir à se décider, ou même de réaliser qu’il n’avait pas, de quelques manières que ce soit, répondu à sa question, que la jeune femme fut appeler a l’extérieur. Et malgré les regards qu’il lui offrit, elle n’avait pas franchement le choix. La gamine pouvait bien lui promettre de revenir, ce n’était pas dit qu’on la laisse faire. Le patient était peut être un vieux machin, qui ne semblait plus avoir toute sa tête, néanmoins, il avait encore une très bonne ouïe. Visiblement les nouvelles remontaient vite ici, et on ne laissait pas une jeune comme elle, seule, avec un patient violent. Qu’on tente de l’approcher tiens, ils allaient être reçu comme il se doit.

Durant les minutes qui précédèrent son départ, il en avait vu des têtes passer par la porte. Tous eurent le droit au même traitement : regard réprobateur, grognement et mouvement de recul évident. Certains eurent même le droit à des lancés des rares objets qui se trouvaient à sa porté.
Au bout d’un moment le personnel dû finir par admettre qu’il se calmerait mieux tout seul. Car le défilé fut enfin interrompu. A moins qu’ils n’attendent qu’il ne s’endorme pour le sédater et l’attacher au lit… Certainement pas… De tout façon, dans son état, ou pourrait-il bien aller ?

Finalement, le laisser seul avec lui-même n’était peut être pas la meilleur des choses. Ses yeux fatigués fixaient le plafond, son esprit voguant vers des horizons qui lui étaient inconnu, se raccrochant à la seule image que sa mémoire défaillante lui avait octroyée.
Mais sa tête lui faisait mal, les bruits revenaient l’assaillir, et tout s’entrechoquait, même derrière ses paupières closes. Son cœur s’accéléra de nouveau, accélérant encore le bruit infernal. Il ne pouvait pas rester plus longtemps ici. Il ne voulait pas. Tous ces sons, toutes ces visions qui l’oppressaient. Au final le silence était peut être mieux.
Ses mains attrapèrent tout ce qu’il n’avait pas encore arraché, faisant ainsi tout taire dans la pièce. D’un geste vif il repoussa la table, qui s’en alla rouler contre le mur, puis les couvertures. L’homme se rendit compte à quel point il était maigre et diminué, à quel point ses muscles avaient fondu comme des fruits secs. Mais peut lui importait. Ça n’ôtait rien à sa détermination. Jetant or du lit les deux cure dent qui lui faisait office de guibole, le comateux ne tint pas rigueur du fait qu’il ne sentait même pas la froideur du sol sous ses pieds. Tentant de se lever, ce fut sa tête qui eut tout le loisir de se rendre compte à quel point la froideur du pavé pouvait être percutant, à la fois pour la chair que pour son égo. Lâchant un cri de rage et de frustration mêlé, le blond envoya valser tout ce que ses doigts pouvant encore attraper.
Et comme il fallait s’en douter, son remue ménage rameuta une nouvelle fois du monde dans la chambre. Du monde que l’homme n’était pas du tout enclin à voir ni à laisser l’approcher. Quitte à rester par terre à gueuler comme un beau diable, il s’en foutait.
- « Bon sang. Siffla un infirmier, tendis qu’il se faisait une nouvelle fois repoussé. On aurait dû l’attacher celui-là, il va nous causer que des problèmes.
- Va falloir rappeler le docteur Makinen si ça continue on va pas avancer comme ça. Il est trop désorienté. »

C’était peu dire. Question position dans l’espace c’était pas encore ça. Et se rendre compte que ses jambes se trouvaient or service n’aidait pas à le rendre plus calme non plus. Après tout, il ne savait pas ce qui lui arrivait, et encore moins ce que lui était arrivé. Tout ce qu’il connaissait de sa situation, c’était tout ce que sa compréhension lui octroyait maintenant. Autrement dit rien, à par un immense trou noir, la douleur, et l’invalidité, il ignorait tout.

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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Mer 21 Juin 2017 - 22:12

Wake me up before you go
Aidan & Kaisa



Ses bras se refermèrent autour de lui, avec douceur. L’une de ses mains traçait des cercles entre ses épaules dans une caresse apaisante. La brune se détendit totalement. Elle ne cherchait pas à s’échapper, à fuir le contact. Elle commença à lui murmurer de douces paroles, occultant totalement les autres personnes dans la chambre. Et lorsqu’elle le sentit plus calme, elle relâcha lentement son emprise autour de lui, sans pour autant s’éloigner totalement. Tant pis si elle prenait plus de temps, la jeune femme se fichait bien de finir un peu plus tard. Une heure de plus ou de moins, avec son cycle de sommeil complètement détraqué, ça ne changerait pas grand-chose. Ou si. Elle aurait peut être le luxe de pouvoir éviter les cauchemars.

Sauf qu’une fois de plus son bipeur la ramena à la dure réalité de l’hôpital. La jeune femme s’excusa du bout des lèvres, avant de filer au pas de course. Et de se retrouver occupée pour plusieurs heures. La brune n’avait pas le temps de remonter vers la chambre d’Aidan qu’on l’accaparait. Mais lorsqu’on finit par l’approcher pour s’occuper de son cas, elle n’en fut, malheureusement, pas étonnée. Et son interlocuteur avait eu le malheur de manquer de tact.

-Quoi?! Je vous demande pardon  ?

Sa langue natale avait fusé avant qu’elle ne reprenne sur celle que l’infirmier comprendrait mieux. Kaisa n’avait pas crié, loin de là. Elle savait se tenir dans les couloirs de l’hôpital. Mais l’homme avait bien compris ce que cela signifiait. De l’agacement. Surtout de la façon dont on venait de parler de son patient. Un dragon miniature. Il le savait, pourtant, qu’elle avait été dans un cas similaire. Il avait vu son collègue revenir avec un bel œil au beurre noir, au réveil de la jeune interne. S’occuper d’un cas qui touchait personnellement le soignant n’était pas conseillé. Loin de là. Le risque de trop s’attacher, de se perdre soi même n’était jamais loin. Sauf qu’il avait pu voir la Makinen batailler pour cet homme qu’elle ne connaissait pas, réussir à l’apaiser, le ramener un peu à la raison. Et malgré les risques, ils ne pouvaient pas l’abandonner non plus.

La brune se retrouva une fois de plus dans la chambre de son inconnu. Son regard scanna rapidement la pièce avant de se stopper sur Aidan, demandant aux infirmiers de s’éloigner un peu. De ne pas le brusquer. Kaisa s’accroupit face à lui, veillant à ne pas cacher ses mains. A le laisser scruter le moindre de ses gestes, et surtout pour ne pas s’en prendre une, elle aussi. Si l’entraînement que lui prodiguait son père et ses réflexes, elle pourrait sans sortir avec le minimum de dégâts sans soucis, elle préférait éviter qu’il ne se retrouve attacher sur le lit. Ou avec une seringue de calmant. Sortir d’un comas, ainsi qu’une amnésie déstabilisait suffisamment, merci bien.

-Je peux les faire sortir, si vous le désirez.

Les chuchotements derrières lui firent comprendre que non, les deux hommes n’en avaient pas la moindre intention. L’interne n’était pas bien costaude, hors de question de la laisser avec ce patient qui se montrait plutôt dangereux. La jeune femme fronça les sourcils et leur lança un bref regard d’avertissement avant de revenir sur l’objet de son inquiétude. C’était gentil de leurs parts, très consciencieux, même. Mais ça n’arrangeait pas ses affaires. Ni l’humeur du blond allongé par terre.

-Je vais me rapprocher un peu, il faut que je regarde l’état votre front. Je n’ai pas d’aiguille, de fil ou de seringues, d’accord ? Il faut juste que je vérifie tout ça, puis je vous aiderai à remonter sur votre lit, ou dans un fauteuil. Et ça prouvera à ces messieurs qu’ils n’ont pas besoin de vous surveiller de peur que vous ne m’envoyez dans un autre lit d’hôpital. Je suis un bon médecin, mais pas une très bonne patiente.

Elle parlait, dans un rythme fluide, un sourire aux lèvres. Non, elle n’avait pas peur de lui, ni de ses points. Pas de sous estimation là dedans. Kaisa avait vu de quoi il était capable. Mais elle connaissait tout autant ses capacités d’esquives, et il s’agirait là d’un jeu du chat et de la souris aussi inutile pour l’un que pour l’autre. Là ou les autres se méfiait de lui, elle préférait lui tendre la main. Lui laisser une chance. Deux. Voire même plusieurs. Le chemin de la guérison n’était jamais le plus simple, et personne n’avait les mêmes réactions.

-Ethan, tu pourrais me chercher un fauteuil roulant s’il te plaît ?
-Je reviens vite.

-Merci.

Son regard n’avait pas quitté celui d’Aidan, toujours emprunt de curiosité et de douceur. De compréhension.

-Vos jambes ne sont pas encore assez solide pour vous permettre de marcher. Votre comas a duré un an, vos muscles ne sont donc pas assez puissant pour le moment. Mais avec de la rééducation, cela va s’améliorer. Il faudra être patient.
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MessageSujet: Re: Wake me up before you go ~ [Kaidan]   Mar 15 Aoû 2017 - 1:09



Où suis-je ? Qui suis-je ?
Et dans quelle étagère ?
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Son étreinte, ses gestes doux, sa voix, son odeur, sa chaleur… L’amnésique se raccrochait à chaque parcelle de sentiment que pouvait lui offrir la jeune femme, aussi infime soient-ils. Il buvait chacun de ses mots comme parole d’évangile, attentif à tout ce qu’elle pouvait lui dire. Il avait l’impression de la connaitre, comme s’il l’avait rencontré auparavant. Cette voix dans la nuit, dans cette obscurité où il avait l’impression d’y être resté une éternité. A l’image d’un nouveau né abandonné seul, par une nuit noire et hivernale. Sans étoiles et sans lune. Le malade se sentait totalement désemparé, désorienté, et profondément diminué. Un oisillon à la merci du moindre prédateur, nécessitant une protection permanente. C’était un peu dur à accepter pour le grand vieux machin qu’il était. Cependant il n’était à présent qu’une marionnette entre les mains des soignants. On aurait put lui raconter tout et n’importe quoi qu’il l’aurait cru. Après tout, son esprit se trouvait totalement vierge, près à être modelé par n’importe qui voulait s’y risquer. Un disque vide, si tant est qu’il sache encore ce que c’était…
La jeune femme savait parfaitement lui parler, apaisant son corps et son esprit de façon instantané. Comme si elle savait, comme si elle comprenait mieux que tous les autres, qui ne demandaient uniquement qu’il se calme et les laisse en paix. Tout seul, ou par la manière forte. Cependant l’amnésique n’était enclin à rien. Il se trouvait à l’image d’un enfant capricieux, tapant du pied pour ne pas aller se coucher. Lui ne voulait pas se calmer, parce qu’il ne comprenait, et une part de lui-même ne semblait pas vouloir pas comprendre. Ne voulant pas se rendre compte que sa vie n’était pour lui qu’un trou noir, jusqu’à son propre nom. Que ses jambes refusaient de le porter, pour un temps indéterminé. Qu’il allait se retrouver bloquer ici comme l’anonyme qu’il était. Abandonné à l’image d’un chien galeux.
L’homme ne souhaitait blesser personne, cependant personne ne semblait vouloir prendre le temps de l’aider. De l’aider à comprendre ce qu’il se tramait. Même si eux ne devaient pas savoir tout ce qu’il se passait dans sa propre tête. Pourquoi il savait que quelqu’un s’approchait sans même la voir. Pourquoi il y avait toutes ses images dans sa caboche, qu’il ne parvenait pas à arrêter. Pourquoi ses souvenirs n’étaient qu’un immense trou noir, parsemé de vision qui lui échappait totalement. Tout lui échappait d’ailleurs. La compréhension des visages, des sons, de l’espace et du temps… La seule et unique chose qui lui semblait vraie, depuis qu’il avait ouvert les yeux sur cette tâche, ressemblant vaguement à un lapin, c’était cette jeune femme. Cette gamine qui aurait put être la sienne, si elle avait vécu…

L’homme vivait sa solitude comme un abandon. Bien que ce soit de son unique faute, si personne n’osait de nouveau s’aventurer dans son antre, faisant s’éloigner le personnel par sa violence et ses grognements. Il aurait put simplement fermer les yeux, se rendormir, étancher la fatigue qui lui écrasait les paupières. Cependant il avait cette crainte de sombrer de nouveau, et pour de bon. Cette crainte qui le poussait à rejeter tout le monde, sauf elle. Elle qui lui avait offert cette douceur dont il semblait avoir manqué, inconsciemment. Sans doute que si l’homme avait été lui-même, il se serait donner des baffes, pour s’être laisser aller dans cet élan d’affection. Sauf qu’il n’était pas lui-même. Et sans doute ne le serait-il plus, après s’être retrouvé. C’était toutes ces questions qui tournaient dans sa tête qui le rendait dingue. Ajoutant à ça la douleur qui lui labourait le crâne, ainsi que le bruit de ces machines qui n’en finissaient pas. Le comateux aurait voulait savoir pourquoi il se trouvait ici, pourquoi il ne se rappelait de rien, pourquoi la moitié de son corps ne lui répondait plus. Néanmoins, il n’était même pas sûr d’avoir atteint ce niveau de compréhension, dans son réveil.
Tout ce que le blond comprenait, alors qu’il gueulait par terre comme un beau diable, c’était qu’il était estropié. Une chose que son esprit parvenait, étrangement, à ne pas très bien encaisser. Le sang qui coulait de son arcade ne se trouvait pas là non plus pour l’apaiser.
Les infirmiers ne savaient plus vraiment quoi en penser. S’ils avaient put lui tirer dessus, avec une fléchette, comme un animal, très certainement qu’ils l’auraient fait. Ça leur aurait épargné quelques mauvais coups supplémentaires.

Son regard se posa sur la brune, dés l’instant où elle put vraiment capter son attention. Ce qui n’était pas réellement chose aisé. Il analysa ses mains, puis la jeune femme en elle-même, comme si elle consistait une réelle menace pour lui. L’homme ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul, lorsqu’elle s’approcha, néanmoins elle sut tout de même le calmer. Bien qu’il ne semblait pas vouloir quitter sa mine renfrogner et ainsi que son air buté. Cependant, lorsqu’elle mentionnant le fait qu’il aurait put la blesser, toute son agressivité retomba à l’image d’un vieux soufflé. La simple idée de risquer de lui faire du mal, à elle, semblait cheminer de façon étrange dans son esprit. Et la blesser, il en serait bien incapable. Bien qu’il devait, sur le moment, donner l’impression d’un tueur fou, avec ses cheveux hirsutes, sa barbe mal taillée, ainsi que le filet de sang qui n’en finissait pas de couler de son arcade.
L’inconnu se redressa quelque peu, posa son dos contre le lit et secoua la tête. Le seul signe de compréhension qu’il pouvait réellement donner pour l’heure. Ses mains se levèrent également, dans un reflexe conditionner depuis bien des années, en signe de capitulation. Il réfléchissait comme un enfant, et à ses yeux, les autres étaient méchants, alors il serait aussi méchant avec eux. Elle, elle était gentille avec lui. Donc il ne souhait pas lui faire de mal.
Il fut attentif à ce que la doctoresse lui dit, même s’il ne semblait pas vraiment comprendre. Dormir pendant un an… Etrangement ça lui paraissait quelque chose d’improbable et pourtant. Comment pouvait-il être si fatigué s’il s’était reposé tout ce temps ? Et ses jambes… Elle semblait dire que c’était à cause de son coma qu’elles ne le portaient plus. Il espérait que ce ne soit que pour ça. Qu’il ne soit pas réellement invalide, ou qu’il le soit devenu, suite à ce qui lui était arrivé. Et que lui était-il arrivé d’ailleurs ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête, se battant presque pour franchir ses lèvres en premières. Seulement ça lui octroyait que du mal. Puis une seule idée vint balayer tout le reste. Primaire, mais plus forte. Il avait soif. Terriblement soif. Ses lèvres étaient sèches, sa gorge aussi. Il voulu ouvrir la bouche pour le dire, seulement aucun mot ne semblait vouloir se former. Les mots lui échappaient, comme s’ils se formaient naturellement dans sa tête, mais que sa langue ne savait pas les prononcer. Puis l’homme revint avec la chaise à roulette. Qu’est ce que ça pourrait y changer qu’il soit sur ce lit ou sur ce siège ? Il restait bloquer là, avec des inconnus…
****
En réalité ça changeait tout… Le lit le condamnait à regarder inlassablement le plafond, l’obligeant à tourner la tête pour voir autre chose. Le lit l’empêchait de se mouvoir autrement que comme un infirme. Une vraie larve humaine, et il détestait ça. Le fauteuil en revanche… Une fois que l’homme avait réussit à enregistrer comment ça fonctionnait. En réalité il ne l’avait pas quitté depuis qu’on l’avait hissé dedans, tant bien que mal. Sa main avait pointé la fenêtre, et depuis il n’en avait pas bougé, se contentant d’observer dehors. Ça lui avait fait oublier sa fatigue, et même sa soif. L’homme avait observé la course du soleil dans le ciel. Se coucher, puis se lever de nouveau, sur une journée tout autant vide de sens. Oui il n’avait pas bougé de là depuis qu’on l’y avait mis la veille. Refusant catégoriquement d’en bouger, refusant également qu’on l’approche, encore. Il s’était montré assez docile avec la gamine, la laissant le soigner, l’apaiser, pour au final l’abandonner là. Cependant ce n’était pas plus mal, en un sens, il pouvait penser à autre chose, se vider la tête. Surtout ne plus penser à rien. S’imaginer à quoi pouvait encore ressembler le souffle du vent, ou l’odeur de l’herbe. Pouvoir sentir autre chose que son propre souffle sur la vitre, et la senteur aseptisé de l’endroit. Un parfum qui lui semblait un peu trop familier à son gout. Mais pas que du fait qu’il y ait passé une année entière. Non, il avait déjà séjourné dans de ce type d’endroit, seulement dans des situations plus précaires. Il le savait, sans même s’en souvenir…
Le nez collé à la vitre, renvoyant le reflet d’un homme qu’il ne connaissait pas, le comateux ne lâcha ni un mot, ni un regard pour la personne qu’il devina dans son dos. Têtu il était et têtu il resterait, non il ne bougera pas de là, il était hors de question qu’il retourne dans ce fichu lit une seconde de plus.

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