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 It's true, we're all a little, insane Δ Rhaena

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SUR TH DEPUIS : 06/10/2015
MessageSujet: It's true, we're all a little, insane Δ Rhaena   Ven 4 Nov 2016 - 20:53

It's true, we're all a little, insane
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Glisser le mot entre deux doigts, composer ce même numéro : rien. Le brun tentait, pour la troisième fois de la joindre dans la journée, la première fois – lorsqu'il trouva le message au petit matin - il ne laissa pas de message, accusant une absence. La seconde fois, durant sa pause du midi il préféra opter pour un message simple « tu serais aimable de me rappeler », le brun n'allait pas vanter sa sympathie. La dernière entrevue fut « cordiale » et rien de plus, puisqu'elle avait ramené sa belle petite gueule de pétasse en talons pour venir demander de façon officieuse, des noms de mutants pour son ex-employeur. Voilà, pourquoi il pensait ne jamais trouver un message à son cabinet à son attention. Cela expliqua, qu'il respecta la règle du « jamais deux sans trois » et retenta, alors qu'il était 20h et qu'il comptait quitter son boulot avec cette même appréhension au bout des doigts : pourquoi ? Rhaena était un sacré numéro, un numéro qui se nommait « double jeu », et qui fit d'elle sans doute un dommage collatéral à la suite de la chute du maire. Elle voulait sa mort, le brun le savait et il n'avait jamais révélé ce secret qu'il avait usurpé dans ses rêves de façon peu délicate. Il ne tenta jamais, de faire pression sur elle, de gagner de l'argent ou d'abuser d'une chose sur sa personne. Il se demandait, si elle avait conscience de cela en laissant un vulgaire morceau de papier sur la porte de celui qui n'avait révélé à la principe intéressée qu'elle était grillée depuis longtemps. La relation purement physique entre eux, était au placard depuis des mois, nombreux mois écoulés. La demoiselle ne revenait certainement pas pour cela, et autant elle aimait se pavaner de talons : tous n'étaient pas des anciens mutants, et ils devaient être nombreux à croire à cela – chose plutôt logique.  Ce n'était pas par curiosité malsaine, par moquerie, par domination ou tout simplement par connerie, mais bel et bien par inquiétude sincère qu'il se rendrait au lieu demandé par la brune. Jek' n'était pas un adepte de l'abandon, même pour une fille dont il ne connaissait finalement presque rien. Il claqua la porte de son cabinet, fermant à clé pour prendre la direction d'un motel dans un but inconnu, si ce n'est celui de répondre à une demande.

Ce ne fut pas particulièrement avec plaisir, qu'il se retrouva en plein mois de novembre à devoir se garer devant un motel. Quittant son véhicule en glissant ses mains dans sa veste en cuir avec une certaine curiosité dans le regard. Où était son argent ? Celui qui avait visiblement baigné toute sa vie, puisqu'il se souvenait encore des vêtements ornés d'une marque dans un coin. L'idée de se cacher dans un motel faisait penser à un mauvais film d'horreur, ou pour les plus gentils à un film d'Hitchcock, mais cela était un cas particulier qui avait du mérite. Le jeune homme extirpa le morceau de papier avec le numéro de la chambre, en ne se donnant pas la peine de passer par l'accueil puisqu'il mettrait sa main à couper que mademoiselle n'avait pas donné son vrai. S'avançant en observant quelques personnes : des fumeurs, des voitures de luxe, des voitures de merde, enfin bref la diversité d'un motel qui pouvait aussi bien un mari infidèle qu'une toxicomane en manque de cocaïne. Se laissant porter jusqu'au numéro de la chambre. Le brun toqua, s'adossant au mur en prenant soin de s'écarter du judas pour ne pas laisser à mademoiselle le plaisir de l'observer par ce dernier. « C'est Jekyll, le pigeon voyageur s'est perdu en chemin. » Après tout, elle serait bien capable de l'attendre derrière la porte.



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rancune n'est pas pardon
dans la nuit, il n'existe ni repère, ni lumière, mais le calvaire de vos prières bafouées. La plainte est la poésie de vos vies, perpétuelle et formelle. de ceux, qui ne pensent qu'à eux..
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MessageSujet: Re: It's true, we're all a little, insane Δ Rhaena   Mar 22 Nov 2016 - 18:24

It's true, we're all a little insane
— jekyll & rhaena —

The more I fight, the more I work. The more I dig into the dirt To be fed up, to be let down. To somehow turn it all around But then fate knocks me to my knees And sets new heights beyond my reach. Below the earth, below concrete, The whole world shackled to my knees. — antigravity

Installée sur le lit de la chambre de motel, elle zappe les chaînes de la télé sans vraiment prêter attention. Son esprit est ailleurs, ses doigts serrant doucement un verre de rhum sur glaces... à se demander si le Stevenson a bien reçu son message. Y'a longtemps qu'elle n'a pas passé une soirée banale comme celle-ci. Jusqu'à ce qu'elle retrouve son compte secondaire, elle n'a pratiquement pas d'argent donc elle n'a pas trop le choix. On lui a enlevé des millions d'un seul coup et elle croit bien savoir qui a pu faire ça. Y'a personne d'autre que la Wolstenholme pour avoir pu pénétrer si facilement ses précautions informatiques. Et elle compte bien se venger. Pour le moment, elle doit se débrouiller pour contacter ses "associés" à Londres pour renflouer ses coffres. Un travail dur et laborieux qui l'oblige à être souvent au téléphone. Sans parler qu'avec tout cela s'ajoute les chasseurs de plus en plus présents autour d'elle, comme s'ils étaient des requins prêts à la dévorer. Quand elle voit ça, elle est encore plus dégoûtée par ces tueurs. Elle n'est pas mutante donc techniquement - et s'ils sont si vertueux qu'ils le prétendent - ils ne devraient pas s'en prendre à une simple humaine comme elle. L'angoisse, la rage, sa vengeance toujours à des lustres d'être assouvie, Rhaena ne sait plus où elle en est. Loeven est parti, Jay est morte... Tout autour d'elle s'effondre et elle est complètement impuissante pour combattre ce moment karma. Est-ce trop demandé que de calmer cette violence qui dicte son coeur depuis sept ans ? Le poids du deuil de son père qu'elle n'arrive pas à soulever. Mérite-t-elle vraiment de perdre absolument tout ce qui est bien dans sa vie ? Est-elle une si mauvaise personne ? Les remises en question qui pointent le bout de son nez dans l'esprit de la ténébreuse vipère.

C'est peut-être pour cela qu'elle a contacté Jekyll. Le psychologue a étudié la brune quand elle est arrivée en ville, peut-être qu'il pourra l'aider à se remettre les idées en place. Elle se dit que c'est de son opinion professionnelle qu'elle a besoin. Que c'est pour cela qu'elle lui a laissé un mot. Elle aurait pu prendre rendez-vous à son bureau mais par les temps qui courent, elle préfère disparaître de la circulation. C'est alors qu'on cogne à la porte et qu'elle lève le nez dans cette direction. Déposant son verre sur la table de chevet, elle saute sur ses pieds et alors qu'elle approche de la porte, elle entend la voix familière du Stevenson derrière le bois. « C'est Jekyll, le pigeon voyageur s'est perdu en chemin. » Quelques secondes plus tard, elle ouvre la porte et aperçoit le jeune homme appuyé sur le mur d'à côté. « Très drôle. » dit-elle, sans émotions dans la voix. Ni mépris, ni amusement. D'un signe de tête, elle lui fait signe d'entrer. « Désolée de tout ce mystère, tu dois vraiment te demander ce que tu fais ici. » Surtout qu'ils ne sont pas à proprement parlé des amis. Que des connaissances, avec quelques avantages à une époque qui lui semble appartenir à une autre vie.

Elle lui laisse la tâche d'entrer et refermer la porte derrière lui alors qu'elle se dirige vers la télévision pour l'éteindre. Une fois que c'est fait, elle se retourne vers son ancien amant et plante son regard bleu dans le sien sans rien ajouter pour le moment. Elle l'observe de la tête aux pieds et se demande si elle peut lui faire confiance. Depuis leur dernière rencontre, elle a un drôle de pressentiment à son égard. Se peut-il qu'il voit son vrai visage malgré tous ses efforts pour cacher sa violence ? Faire appel à son aide à lui, plutôt que quiconque, est la preuve que la belle est complètement démunie. Elle n'arrive plus à avancer seule, à supporter tous les malheurs qui lui tombent dessus sans lui donner de répit. Jekyll, c'est son dernier recours. « Avant que tu le demandes, j'vais te le dire tout de suite, je sais même pas moi-même pourquoi je t'ai fait venir. » Ce n'est pas vrai, elle sait très bien pourquoi il est là. Elle a besoin d'aide. Elle a besoin de chasser l'impression qu'elle a d'étouffer. Mais pour une fille qui se croit bien toute seule, qui est trop orgueilleuse pour avouer avoir besoin d'aide, il lui est impossible de se l'avouer... alors encore moins de le dire au jeune homme. Mais comme il est psy, peut-être qu'il a déjà deviné... « Mais c'est pas pour baiser même si prendre rendez-vous dans un motel peut avoir l'air de ça. » De toute façon, elle ne s'est pas habillée de manière à séduire. Elle n'est qu'à peine maquillée, porte des jeans tout simple et a attaché ses cheveux d'ébène en queue de cheval sur sa tête. « J'ai peut-être juste besoin... de trouver un allié... Un verre ? » Elle lui pointe le mini frigo de la chambre de motel. Il reste encore un peu de rhum et de vodka. Ou du jus de pomme aussi qu'elle n'a pas touché. Elle se fiche un peu du coût. En ce moment, elle est paumée mais elle ne compte pas rester ainsi longtemps. Donc Jekyll peut se servir comme il le désire. C'est la moindre des choses vu le fait qu'il a accepté de la rencontrer alors qu'il aurait pu totalement se ficher d'elle.
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MessageSujet: Re: It's true, we're all a little, insane Δ Rhaena   Mer 23 Nov 2016 - 19:12

It's true, we're all a little, insane
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.


Elle daigna ouvrir la porte rapidement, ne se donnant même pas la peine de se faire attendre. Le brun s'attendait à pas mal de choses, mais admirer « mademoiselle en talons » dans cet état, lui fit presque mal coeur – presque. Rhaena ne fut pas un exemple de patiente « longue durée » puisqu'il s'agissait plus de définir un profil, que de réellement résoudre des problèmes psychologiques. Malheureusement, pour sûr, elle en avait la petite demoiselle perchée sur ses petites chaussures. Le brun n'avait jamais rien dit, sur son double jeu, s'amusant même avec elle en dehors de la relation strictement médical, mais cela fut court de par la distance naturelle entre les deux. Elle était une fille qui s'aimait trop, lui de même. Deux égoistes, cela ne pouvait pas marcher et elle ne semblait pas plus adepte des histoires d'amour que lui. Mademoiselle sembla moins piquante, venant donner le ton de la conversation. Il ne répondit donc pas, se contentant de rentrer lorsqu'elle lui proposa de le faire. Le brun se glissa dans la chambre, observant méthodiquement la demoiselle puis son appartement. Elle n'était pas spécialement à son avantage, et la chambre n'allait certainement pas la mettre en valeur. La décadence ? Il fallait toujours se méfier, parce qu'il existait une facilité maladive chez les gens de jouer les victimes quand ils n'étaient en réalité que des manipulateurs. Les excuses ne faisaient que remettre en cause la « bonté » de la demoiselle. Jekyll préféra se taire, ne surtout pas trop rentrer dans son jeu, sans pour autant s'en exclure. « Je suis ici par curiosité, mais la raison de ta demande est une autre histoire. » Il y avait une nuance : pourquoi elle voulait qu'il soit là. Lui ? Il était là pour répondre à la question du pourquoi. Rhaena ne fut jamais une amie, la dernière rencontre ne fut nullement agréable, étant prête à toutes les saloperies pour satisfaire son ancien employeur. Le brun s'avança dans la pièce, ne loupant pas les détails, et venant se poser la question : comment se fier à une fille qui était prête à tout pour se venger. Il ne pouvait pas, et il ne le ferait pas.

La brune vint mettre cartes sur la table – selon elle : elle ne savait pas pourquoi il était là. Le brun se promenait dans la pièce, ne posant pas tellement son regard sur celle qui adorait pourtant se sentir attirante. Rhaena ne l'était pas spécialement dans l'état actuel des choses, mais la dernière fois, elle ne le fut pas non plus. Le brun s'était fixé sur cette relation, et il ne bavait pas sur le passé : il avançait et traçait sa route.  « Parce que ma voix est apaisante, les séances avec moi te sont restées en mémoire, peut-être. Ou alors, tu savais que je serais assez gentil pour me déplacer et que j'ai une patience de fer. » Jekyll n'allait pas faire une course aux devinettes, il avait passé l'âge et il ne comptait pas s'embêter avec un jeu ridicule qui se composerait de questions et de réponses toutes négatives. Elle allait devoir parler, d'une façon ou d'une autre. Le jeune homme allait appuyer là où il pourrait obtenir des réponses et ne comptait pas rentrer dans un long blabla totalement ridicule qui viendrait l'ennuyer et lui faire perdre son temps. La suite des remarques de la jeune femme le fit doucement sourire alors qu'il posait à nouveau son regard sur la demoiselle. Ne lui laissant pas le temps de répondre alors qu'il se perdait dans l'analyse de ses gestes et de son regard, il déplaça simplement ses pupilles en direction du mini bar en observant celui que la demoiselle avait déjà entre ses mains. Le brun s'adossa au mur en fixant la demoiselle avec un sourire en coin, face à cette carcasse qui jouait peut-être une toute autre mascarade. « Si je pensais que tu voulais juste baiser, je ne serais pas venu. » Le brun avait un plan cul, il le gardait ou le virait, mais ne le reprenait pas des années plus tard. « Non merci pour le verre, tu sembles en avoir plus besoin que moi. » Désignant le verre d'un simple geste de la tête avec un petit regard moqueur. La jaugeant de haut en bas, exagérant presque volontairement en plissant légèrement le regard. « Un allié ? Je pensais mademoiselle pourtant bien entourée, dans mes souvenirs tu semblais plutôt heureuse. La fille tellement indépendante s'est envolée ? » Jekyll était invité, et il ne comptait pas lui faciliter la vie, après tout : elle devait se douter du risque en prenant le temps de le contacter lui. « Toi et moi ne devons pas partager les mêmes objectifs de vie, même si je suis surpris d'entendre parler de toi quand je vois que le maire a disparu de la scène politique et que tu semblais aimer ton travail. T'offrir une oreille attentive, ça je peux. » Il voulait l'aider, mais s'allier avec elle ne s'envisageait même pas.



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MessageSujet: Re: It's true, we're all a little, insane Δ Rhaena   Jeu 19 Jan 2017 - 23:44

It's true, we're all a little insane
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The more I fight, the more I work. The more I dig into the dirt To be fed up, to be let down. To somehow turn it all around But then fate knocks me to my knees And sets new heights beyond my reach. Below the earth, below concrete, The whole world shackled to my knees. — antigravity

Il est extrêmement rare de la voir garder un contact avec ses anciens amants. Elle utilise les hommes pour ensuite les jeter sans aucune considération. Même chose au travail, utilisant les services d'employés seulement pour arriver à monter plus haut. De voir Jekyll ici, c'est une vision bien rare en sachant que c'est elle qui lui a demandé de venir. « Si je pensais que tu voulais juste baiser, je ne serais pas venu. » Elle ne répond rien, et se contente de soulever un sourcil. Ça aussi c'est une première, qu'un homme n'en redemande pas plus. D'ordinaire, elle les tient dans la paume de sa main, et nombreux sont ceux qui l'ont découvert de façon fatale. Ses charmes comme une arme, la séduction comme coup de grâce. Décidément, Jekyll est toujours plein de surprises. Si il était une de ses proies, il aurait le mérite de ne pas être déjà mort. Bien vite, elle chasse la surprise de ses paroles pour revenir au vif du sujet. « Faut pas se fier aux apparences. Je détestais mon travail. Et je suis bien heureuse de ne plus devoir faire semblant  d'lécher le cul de Lancaster. » Elle soupire et s'installe sur son lit. Elle commence à regretter de l'avoir fait venir. Elle le savait... Elle ne peut compter sur personne. Elle est seule dans ce monde de merde, à vouloir venger un père depuis longtemps enterré. Contrairement à ce que le jeune homme peut croire, elle ne joue absolument aucun jeu. Y'a rien à gagner, juste le besoin de ne pas se sentir complètement seule contre le monde entier. Lui raconter toute sa vie ne faisait pas partie de ses plans et elle est loin de se douter qu'en réalité, il sait déjà qu'elle n'était pas fan de Lancaster.

Tout de même, elle cherche ses mots pour en dévoiler un peu plus. Sachant qu'avec tant de mystères, c'est normal qu'il soit méfiant, ou du moins qu'il ne comprenne pas ce qu'il fait ici. « Disons seulement... que c'est compliqué. Et n'ris pas mais j'aurais besoin d'un... ami par les temps qui courent. » Dire "ami" lui donne l'impression de s'brûler la langue. Ça fait sept ans qu'elle a oublié c'est quoi avoir de vrais amis. Elle a coupé ceux de sa jeunesse depuis longtemps et depuis, elle n'a que des employés, des collègues ou des alliés. Mais des amis ? Non... Elle ne sait plus trop ce que veux dire ce mot. Loeven a bien réussi à percer la coquille de la belle, faire battre son coeur alors qu'elle le croyait mort mais il est parti et elle ne s'est jamais sentie plus seule que maintenant. En y repensant, elle se demande bien pourquoi elle a le sentiment qu'elle peut faire confiance à Jekyll mais elle se fie à son instinct. Et elle se trompe rarement. Certes, elle a pas de pouvoir magique comme les transmutants mais elle n'aurait pas survécu dans ce monde de fou sans avoir un peu de perspicacité. « Étrangement, j'ai toujours eu l'impression que tu sais des trucs sur moi alors que j'en avais jamais parlé. Une sorte de pressentiment si on veut. » Il est peut-être un psychologue vraiment doué. Ou même un télépathe à son insu. Dans le monde actuel, ce ne serait même pas étonnant. Quant à elle, elle a beau être qu'une humaine, elle sait analyser sur la surface les gens. Jekyll a toujours eu ce drôle d'aura autour de lui et surtout depuis leur dernière rencontre, elle a l'impression qu'il en sait plus sur elle qu'elle ne le laissait voir. À présent, elle doit en avoir le coeur net. « Est-ce que je me trompe ? » Se peut-il que son masque de glace n'a jamais fonctionné avec le Stevenson ? Et si oui, pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle a manqué de faire pour garder les apparences ?
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MessageSujet: Re: It's true, we're all a little, insane Δ Rhaena   Ven 27 Jan 2017 - 22:54

It's true, we're all a little, insane
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Prétendre détester son travail, sans raisons La demoiselle, perchée dans son luxe, ses talons et ses apparences, se perdait toujours dans un jeu qu'elle ne maîtrisait pas, qu'elle ne maîtrisait plus. Faire tomber Lancaster, fut un choix et non pas une punition divine, elle était la propre investigatrice de son malheur et nullement elle était en droit de venir détester cela. Le brun en savait assez, trop sans doute. Elle évoquait, néanmoins, ce qui avait résumé toutes les séances avec Jekyll : faire semblant. Elle était douée, la demoiselle, il fallait le lui reconnaître et même la féliciter pour cela d'ailleurs. L'ennemi de l'intérieur, elle pouvait s'en vanter, se pavaner et même faire péter une bouteille pour son double jeu qui fut toujours un franc succès. Pourtant, elle était désormais là, en train de dépérir comme une fleur sans lumière. Le psy n'était pas devenu son ami, mais il était doté d'une grande compassion – c'était son métier. Compatir sans jamais s'investir, c'était son rôle et il avait toujours réussi à s'en sortir à ce niveau-là. Le brun se contenta donc de hausser les sourcils avec un rictus en coin : il ne comptait pas feindre la surprise face à cette nouvelle. Il savait, qu'elle n'aimait pas le maire. La question, la seule vraie question qui finirait par retomber sur Jekyll si la vérité venait à se révéler : pourquoi, avoir validé la demoiselle ? Parce qu'il avait plus d'un tour dans sa manche et qu'il n'était pas un assassin, peut-être tout simplement parce qu'il n'aimait pas le maire ou encore parce qu'il savait qu'elle finirait par se faire prendre. Il existait des hypothèses, nombreuses et toutes plus folles les unes que les autres. Le brun, n'était pas là pour répondre à cette question, mais pour la demoiselle qui semblait bien en souffrance. Le jeune homme esquissa un sourire en hochant la tête face à sa remarque : un ami ? Drôle d'idée de le présenter de la sorte. « Un bien grand mot, cela m'aurait fait plaisir si tu avais été capable de prononcer ce mot durant nos séances. » Les séances ne furent jamais sur ce sujet, mais la stabilité sociale de la demoiselle fut bien évidemment un sujet. Il préférait, rire avec elle, plutôt que de rire d'elle. Le brun voyait cela comme un accomplissement, et peut-être que la jeune femme allait enfin réaliser qu'affronter le monde, était parfois plus simple que d'affronter ses propres peurs.

La suite de la conversation vint à le perturber, croisant les bras en observant la demoiselle qui venait faire une drôle de déclaration. Le jeune homme vint à la fixer quelques secondes tandis qu'elle tentait de mettre des mots sur les propres raisons, du pourquoi il était là. Le savait-elle au fond ? Le brun n'en savait rien, il venait à croire que oui et qu'elle n'était pas totalement déséquilibrée en cette triste soirée. Il ne répondit pas à la demoiselle, lui laissant le loisir de profiter d'un échange de regards. Jekyll était un bon menteur, et d'autant plus que désormais vidé de sa mutation : il était blanc comme neige. Le gosse, avait donc la chance, d'être écarté des dérives de sa mutation. Finalement, elle vint à poser la question fatidique : elle voulait connaître la vérité. La vérité, celle qui ne serait jamais absolue, mais qui selon elle viendrait apaiser ses tourments. Hautaine au point de se croire intouchable ? Non, cette question reflétait bien plus l'humanité de la demoiselle qu'elle ne pourrait l'imaginer. Le brun soupira alors en retirant sa veste en cuir pour la déposer sur une chaise. « Ton corps parle plus que tu ne le crois, tout comme le son de ta voix ou encore si tu regardes les gens dans les yeux ou non. » Le ténébreux laissa un sourire vétir son visage en venant s'installer sur le lit aux côtés de la demoiselle. « Tu sais, au début quand tu es entrée dans mon bureau, j'pensais que tu étais droite, fidèle et quelques autres qualités. Tu faisais du bruit avec des talons, défaut majeur donc. » Le brun esquissa un sourire en observant la demoiselle qui faisait peine à voir, et le psy ne cachait pas sa tristesse de l'observer dans cet état. « Tu étais trop lisse, ton visage l'était. Personne, n'est capable de cacher toutes les vérités. Tu pouvais, te vêtir de tous les sourires. Des robes les plus agréables à regarder. Moi, j'étais payé pour passer au dessus des apparences. » Le brun passa une main sur la joue de la demoiselle avec compassion. « Et c'est pour ça, qu'aujourd'hui encore, je ne vois pas une faible. J'peux être ton ami ce soir, et demain aussi si tu arrêtais de chercher ce que je sais plutôt que de m'expliquer ce que je ne sais pas sur ce qui explique ton absence totale de vitalité. » Jekyll était fait pour l'amitié, pas pour l'amour et il continuerait de le prouver.



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