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 (Valentina) | I´d kill them all to save my own

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MessageSujet: (Valentina) | I´d kill them all to save my own   Mer 16 Nov 2016 - 18:32

I´d kill them all to save my own
William & Valentina



En laissant Sorcha pour morte, William s'était juré de ne plus jamais se laisser avoir, de ne plus laisser quiconque lui dicter sa conduite ni accepter d'être un monstre. Il avait égorgé son ancien lui pour mieux renaître, pour mieux panser ses blessures avec son propre sang et prendre un nouveau départ. Au contact de James, il avait appris à aimer sa nature de mutant, à reprendre son don en mains, à tel point qu'il partageait aujourd'hui son sentiment de supériorité vis à vis des humains ordinaires et dépourvus de mutation. S'il affichait bien moins ce racisme que son ami, William peinait souvent à ne pas regarder ses semblables non mutants comme des créatures faibles, non achevées, comme des spécimens à qui il manquaient quelque chose pour être complètes.

Mais en faisant une croix sur ce qu'il avait été, William avait radicalement changé. Il n'était plus ce jeune homme apeuré et éperdument amoureux d'une femme qui l'avait brisé, il ne chassait plus les mutants... Il menait une guerre farouche aux hunters. Pour cette raison, il aurait dû se rasséréner en voyant qu'elle était en ville. Il aurait dû passer son chemin, accepter qu'il avait mérité le traitement qu'elle lui avait infligé par le passé... Mais ça lui était tout bonnement impossible, car Valentina Sandrelli était à Radcliff, et cette idée l'obsédait depuis deux jours.

Par le passé, elle l'avait capturé, torturé, et il ne devait sa survie qu'à une parfaite maîtrise de sa mutation et une couardise qui, à l'époque, lui avait permis de s'enfuir sans demander son reste. Cette fois, il était hors de question qu'il fuit, mais il n'avait pas l'intention de se battre pour autant. Du moins pas s'il était possible d'engager la conversation à la jeune femme ou de comprendre ses projets. Dire que cette découverte était partie d'une ridicule recherche internet... Il avait souhaité acquérir un ouvrage de botanique assez pointue, pour pouvoir parfaire ses talents de jardinier, et il était tombé sur cette adresse, cette librairie, ce nom. Ce nom qui avait résonné d'une façon plus que désagréable à ses oreilles, qui lui avait arraché une grimace et poussé à consulter un autre site, dans l'espoir qu'une autre librairie posséderait ledit volume. Seulement, le destin était un con farfelu, et il avait dû se rendre à l'évidence : Sandrelli était la seule à l'avoir à Radcliff, c'était presque une invitation indécente.

Alors, par cette froide soirée de novembre, William avait quitté son travail un peu plus tôt pour se rendre à la librairie. Pressant le pas afin d'arriver avant la fermeture, et avait passé la porte dans un tintement de clochettes. Derrière le comptoir, il n'y avait personne, rien qu'un fauteuil de bureau et un ordinateur qui affichait un écran de veille quelconque. Peut-être la tenancière des lieux était-elle en train de faire du rangement ou dans l'arrière boutique ? Serein, le mutant commença à arpenter les rayons, humant avec plaisir cette odeur de vieux papiers et d'encre qui régnait dans la librairie. Il aimait ce genre de lieu à peu près autant que les bibliothèque. Pour le calme et la connaissance qu'on y véhiculait. Lorsque enfin il fut parvenu au rayon botanique et herboristerie, il se met à fouiner un peu plus sérieusement. Après tout, il était avant tout venu pour trouver son livre ! Ce n'est qu'une fois l'ouvrage en main qu'il se dirigea vers la caisse en esquissant un sourire froid à l'adresse de la femme qui se trouvait maintenant derrière le comptoir.

« Miss Sandrelli... Comme le monde est petit... J'ignorais que vous aviez une passion pour les livres, quand vous ne vous amusez pas à torturer les gens... »

La meilleure défense, c'est l'attaque, disait un dicton. William accompagna ce dernier d'un nouveau sourire, tout en tendant l'épais volume de botanique qu'il avait dans les mains. Aucune agressivité, une violence dans ses gestes ni sa voix. Juste une rancoeur à peine dissimulée.
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MessageSujet: Re: (Valentina) | I´d kill them all to save my own   Dim 27 Nov 2016 - 20:34

Vivre à Radcliff s’avérait d’une simplicité étonnante. La ville avait beau être déchirée par des conflits – similaires dans tant d’autres bourgades des Etats-Unis profonds – Valentina avait réussi à y trouver une routine qui confinait presque à l’ennui. Cela détonnait tellement avec la vie qu’elle avait pu mener par le passé qu’elle avait trop souvent l’impression que rien, ici, ne pourrait plus jamais lui arriver. Il n’y avait qu’Insurgency qui ajoutait un peu de piment et d’imprévisible dans sa vie très bien rangée. A s’être créé une vie bien tranquille de libraire, sans aucune embrouille avec aucun de ses concitoyens, elle y avait gagné un calme olympien. C’était ce qu’elle avait recherché, elle ne se plaignait pas. Elle voulait garder derrière elle la violence et la mort – bien qu’Insurgency soit la petite entorse à son règlement personnel. Mais Insurgency, c’était bien léger face à ce qu’elle avait pu faire quand elle était encore au sommet de sa puissance, quand elle torturait à tour de bras pour ensuite laisser ses victimes à bout de force aux mains de ceux qui terminaient le travail. C’était bien fini, cette vie là. A Radcliff, elle se tenait à carreau et elle suivait les ordres. Et elle finissait par s’oublier un peu … La journée, elle était détendue, sereine. Elle ouvrait sa librairie, elle accueillait les clients, elle laissait son passé de côté. Valentina avait remarqué qu’elle avait tendance à baisser sa garde et à éteindre un peu sa vigilance, ce qui était très exaspérant. Elle tournait le dos à tous ceux qui passaient se même se demander s’ils n’allaient pas lui planter une lame entre les omoplates – un réflexe qu’elle avait pourtant gardé vivace depuis plus de vingt ans, mais qui s’était estompé à force de négligence.

Aujourd’hui ne faisait pas exception. La matinée se déroula ans anicroche, les clients se succédant sans que le monde extérieur ne vienne troubler la quiétude de la librairie. C’était un univers à part, où la politique et le racisme ne venaient généralement pas se mêler de leur tranquillité, et les gens semblaient plus sereins ici qu’ils ne l’étaient à l’extérieur. Dans l’après-midi, Tina se rendit dans son arrière-boutique pour récupérer la commande d’une cliente, laissant la librairie sans surveillance pendant quelques instants. Elle ne craignait absolument rien, et si un livre devait être chapardé par un adolescent pendant le court laps de temps où elle n’était pas là, tant pis. Tina ne tenait pas cette boutique pour faire du profit, mais pour son plaisir personnel, et sa recette à la fin du mois la laissait bien souvent de marbre. Elle entendit la clochette de la porte retentir quand elle était encore derrière, mais elle prit son temps pour emballer le livre avant de revenir. Elle encaissa la commande de la cliente, échangea quelques mots avec elle, et se tourna avec un sourire avenant vers le client qui se dirigeait vers elle. Elle le reconnu immédiatement, et son sourire se figea sur ses lèvres, une sensation désagréable s’insinuant soudain dans ses entrailles. Son petit univers paisible venait d’être fracturé en laissant pénétrer un intrus. Un de ceux qu’elle aurait du mener à la mort, bien des années plus tôt, mais qui s’était échappé. Il y en avait peu qui pouvaient se vanter d’y être parvenu, et encore moins qui auraient eu l’idée incongrue de revenir vers elle ensuite. « Miss Sandrelli... Comme le monde est petit... J'ignorais que vous aviez une passion pour les livres, quand vous ne vous amusez pas à torturer les gens... » Son sourire à lui était glacial, tout comme ses yeux. Elle jeta un regard rapide autour d’eux, s’assurant qu’ils étaient seuls. Elle n’avait pas peur de lui, mais plutôt qu’il ait amené avec lui quelques-uns de ses semblables pour s’occuper d’elle. Et puis, elle n’aurait pas voulu que ses clients entendent ça. Ca la fichait mal, pour sa réputation. Elle regarda avec scepticisme le gros volume qu’il avait déposé sur le comptoir. Qu’il ne vienne pas lui faire croire qu’il était juste venu acheter un livre ! « Monsieur Blackson. J’ignorais que votre passion à vous était le jardinage, il m’avait plutôt semblé que vous préfériez le massacre de vos pairs. » Voilà ce qu’elle avait tant détesté en lui, et qui avait décuplé sa rage quand il s’était enfui : il était mutant, au même titre qu’elle … Et il était hunter. Un mutant qui tuait ses semblables, c’était inadmissible. « C’est gentil de me rendre une petite visite. Je vous ai manqué, peut-être ? » Demanda-t-elle sans se départir de son sourire, alors que la clochette de la porte retentissait à nouveau. Elle se tendit immédiatement, mais elle reconnu une habituée de la librairie. « Ne bougez pas, je suis à vous tout de suite. » Ordonna-t-elle à Blackson d’un ton sucré avant de se diriger vers la cliente. Obligée de le quitter des yeux, elle déploya son pouvoir pour instiller en lui une légère vrille lancinante au creux du ventre. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était suffisant pour qu’il se souvienne qu’il n’aurait pas le dessus, quoi qu’il ait en tête. Elle s’occupa rapidement de sa cliente, tout en jetant de fréquents regards à Blackson, et quand la femme sortit enfin de la boutique, Tina se retourna vers lui et coupa son pouvoir. « Alors, que puis-je faire pour vous ? »

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MessageSujet: Re: (Valentina) | I´d kill them all to save my own   Dim 8 Jan 2017 - 0:34

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William & Valentina



William n'était pas foncièrement mauvais, mais c'était un homme extrêmement rancunier, qui pardonnait difficilement et rarement les erreurs. Le seul à qui il pardonnait ses écarts était Jimmy, mais c'était davantage par résignation qu'autre chose. Sorcha n'aurait jamais son pardon, et quant à Valentina, autant dire qu'il avait plus envie de punaiser son crâne au mur que de lui offrir un thé. Pourtant, Dieu sait à quel point il aimait le thé ! Aussi bien earl grey que darjeeling, mais il doutait que l'impudente mérite le moindre de ces parfums. Elle n'aurait fait que rendre les feuilles amer et l'arôme désagréable en bouche. Son livre de botanique en main, il la fixait avec un glacial et artificiel sourire, résistant à la tentation de lacérer ce si joli visage de ses ongles pour lui passer l'envie de le regarder droit dans les yeux. Elle était comme Sorcha, une pourriture, un insecte qu'il s'empresserait d'écraser sous sa chaussure dès que le moment serait le bon, une ennemie à abattre, et avec la quelle il comptait bien en découdre avant la fin de la soirée. Chacun à leur manière, les deux sorcières avaient détruit sa raison, à plus ou moins long terme. Inutile de dire que Sorcha avait laissé une empreinte bien plus indélébile et profonde que Valentina, mais la mutante avait su lui passer l'envie de goûter à sa mutation. Jamais aucune arme ni aucun mot ne l'avait fait plus souffrir que le don de la jeune femme, jamais personne n'avait pu lui arracher de tels hurlements, jusqu'à l'amener aux portes de la folie, jusqu'à ce qu'il la supplie de le tuer. Et elle avait obtempéré laissant la basse besogne à ses sbires, mais c'était sans compter le terrible instinct de survie du mutant, qui avait su trouver on ne sait où la force de se libérer pour s'enfuir. Cette fois, les choses seraient différentes. William n'était plus le jeune mutant terrorisé qui avait imploré la pitié de sa tortionnaire, et qui plus est, il n'agissait plus pour le compte d'un chasseur. Désormais, lui et Valentina défendaient les mêmes idéaux, mais ce n'était certainement pas ça qui allait arrêter le grand homme aux yeux de glace. Parce qu'il était rancunier, le Blackson, rancunier et vexé d'avoir perdu face à elle, vexé de n'avoir su prendre le dessus quelques années plus tôt. D'une voix ronronnante, il répondit à la provocation de la mutante.

« Que voulez-vous, les gens changent et les passions aussi... Quant à savoir si vous m'avez manqué... A peu près autant qu'une désagréable crise d'urticaire qui viendrait se loger à un endroit délicat... Ça vous va, comme réponse ? »

Le cynisme et la froideur étaient les marques de fabrique de William, et il poussa doucement le livre en direction de Valentina. S'il espérait bien prendre sa revanche, il comptait tout de même repartir avec son livre sous le bras. Aussi, lorsque la jeune femme le pria d'attendre pour pouvoir s'occuper d'une autre cliente, il tiqua mais se contenta d'un simple sourire, sourire qui se figea rapidement lorsqu'il sentit une douleur lancinante pulser dans son estomac. C'était comme s'il venait de manger le chili con carne le plus épicé de la création tout en se bourrant d'ibuprofène. Il avait l'impression qu'on lui perforait l'estomac avec des aiguilles et pourtant, il savait qu'elle n'en était qu'à l'échauffement, qu'elle était capable de bien pire et c'était ça qui l'inquiétait. Pourtant, il resta impassible, se contentant se broyer le bois du comptoir en s'interdisant le moindre gémissement de douleur.

Lorsque enfin la cliente fut partie et la douleur envolée, William lança un regard glacial à la mutante. Il se redressa, la toisant de toute sa hauteur.

« Je vois que vous n'avez rien perdu de votre... Talent pour torturer vos congénères... C'est à croire que vous y prenez plaisir, je connais nombre de psychiatre qui serait ravis de pouvoir vous euthanasier à grand renfort d'anti-psychotiques... »

Seulement, il n'était pas là pour la livrer à une quelconque autorité médicale, mais bien pour déguster sa vengeance, et l'heure avancée de la soirée était le moment rêvé pour dévoiler ses propres talents. Insidieuses, les ombres des étagères chargées de livres commencèrent à s'allonger, l'obscurité devint palpable, et l'ombre de la jeune femme sembla se détacher du sol et du mur.

« Nous savons l'un comme l'autre que je ne suis pas venu discuter... »

Avec une rapidité déconcertante, l'ombre de la jeune femme s'enroula autour de ses bras et la fit ployer jusqu'à ce qu'elle se retrouve le buste et le visage plaqués contre le comptoir. William se pencha doucement pour murmurer à son oreille.

« Quel dommage que j'ai depuis des années révisé mon jugement, maintenant que je défends haut et fort les couleurs des nôtres, nous aurions pu nous entendre... Mais j'ai l'irrésistible envie de vous rendre la monnaie de votre pièce... »

Sans la moindre douceur, il saisit ses longs cheveux et la força à se redresser pour plonger ses yeux dans les siens.

« C'est plus fort que moi, je règle toujours mes dettes... »

Et pourtant, ce n'était pas un Lannister.


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MessageSujet: Re: (Valentina) | I´d kill them all to save my own   Dim 22 Jan 2017 - 21:51

« Que voulez-vous, les gens changent et les passions aussi... Quant à savoir si vous m'avez manqué... A peu près autant qu'une désagréable crise d'urticaire qui viendrait se loger à un endroit délicat... Ça vous va, comme réponse ? » Valentina eut un sourire ravi, tout en sachant qu’elle n’aurait pas du trouver ça drôle. Après tout, il était un de ceux qu’elle avait torturé sans vergogne, déployant sur lui des trésors d’ingéniosité pour lui provoquer des douleurs insoutenables. Elle l’avait fait ployer et il avait supplié pour qu’elle abrège ses souffrances. Ca avait été un grand moment, elle adorait toujours quand ils finissaient par oublier leur orgueil et qu’ils s’abaissaient aux pires humiliations pour qu’elle daigne mettre fin à leur misérable existence. Il ne méritait pas mieux que ce sort avilissant, et il n’aurait pas du s’en sortir. Elle avait sans doute cessé ses tortures un peu trop tôt, sans quoi il n’aurait jamais pu s’enfuir : l’erreur était entièrement de son fait, elle le reconnaissait. Maintenant, il devait bouillir de rage envers elle, et sans doute couvait-il sa vengeance depuis un certain temps. Ce n’était pas le moment de rire, mais pourtant … Tina était sûre d’elle et de ses capacités, et la façon dont il la décrivait était délicatement imagée – elle adorait ça. Il avait eu le cran de revenir et elle n’allait pas l’épargner, bien que pour l’instant, elle attende encore qu’il fasse le premier mouvement. Elle n’attaquerait pas la première, et la vrille douloureuse qu’elle lui avait instillée n’était pas à ses yeux une attaque, juste une façon de le tenir bien sagement pendant qu’elle était occupée ailleurs. Sans avoir jamais goûté à sa propre médication, elle savait très bien doser son pouvoir. Ce qu’il venait de subir, ce n’était rien, rien du tout.  

« Je vois que vous n'avez rien perdu de votre... Talent pour torturer vos congénères... C'est à croire que vous y prenez plaisir, je connais nombre de psychiatre qui serait ravis de pouvoir vous euthanasier à grand renfort d'anti-psychotiques... » Il semblait furieux, le pauvre chéri. S’était-il vraiment imaginé qu’elle allait le laisser batifoler autour d’elle sans prendre quelques précautions ? Elle aurait cru qu’il la connaissait mieux que ça. « Oh non, je ne torture pas mes congénères, je ne fais jamais ça. » Répliqua-t-elle d’un ton léger. « Mais je prends un très grand plaisir à torturer ceux qui s’en prennent à mes congénères, je le reconnais. Vous voyez, je n’ai pas besoin de psychiatres, je suis tout à fait lucide ! Et vous, qui est-ce qui voudrait vous euthanasier ? Toutes les familles des mutants que vous avez massacrés ? J’en connais un bon nombre moi aussi. Ils seront ravis de savoir que vous êtes dans le coin. » Tout en parlant, elle vit l’obscurité gagner sa petite boutique, et elle fronça légèrement les sourcils. Il déployait ses pouvoirs lui aussi, et elle devait rester sur ses gardes. Il n’y avait aucune peur en elle, elle ne craignait rien de ce qu’il pourrait lui faire. « Nous savons l'un comme l'autre que je ne suis pas venu discuter... » Une force invisible la força soudain à se plier en deux, le visage plaqué contre son comptoir, les bras entravés par une ombre impalpable, mais pourtant d’une force peu commune. Valentina ne tenta pas de se débattre, mais elle montra les dents quand William se pencha vers elle pour lui parler. « Quel dommage que j'ai depuis des années révisé mon jugement, maintenant que je défends haut et fort les couleurs des nôtres, nous aurions pu nous entendre... Mais j'ai l'irrésistible envie de vous rendre la monnaie de votre pièce... » Il tira sur ses cheveux pour la tirer en arrière et la redresser tout en continuant de parler. « C'est plus fort que moi, je règle toujours mes dettes... » Elle le regarda bien en face et eut un rire bref, narquois. Comptait-il l’impressionner avec cette pitoyable petite démonstration ? C’était un échec cuisant, pour l’instant. « Vous, un défenseur des mutants ? Vous m’en direz tant ! » Elle n’y croyait pas un seul instant. Elle avait vu de ses yeux ce dont il avait été responsable, des années plus tôt, quand il chassait les mutants comme un vulgaire hunter, même s’il ne l’avait jamais touchée personnellement. Mais elle avait été mandatée pour le tuer et elle savait que ses commanditaires avaient toutes les raisons de le faire. Blackson était un monstre, bien pire qu’elle n’avait pu l’être pendant ses heures les plus sombres. Elle ne croyait pas en sa rédemption, mais elle voulait bien croire en sa vengeance. Et elle allait jouer avec, comme elle l’avait toujours fait.

Elle concentra son pouvoir sur les mains de son assaillant, jusqu’à ce que la brûlure qu’elle causait à ses chairs le fasse lâcher sa prise. « C’est trop tard pour faire amende honorable, ça ne fera pas revenir tous ceux que vous avez tués. » Elle s’écarta de lui, profitant du court répit qu’elle venait de s’octroyer, pour aller fermer la porte de la boutique et descendre le rideau en tissu qui boucherait la vue aux potentiels curieux. Elle se retourna ensuite vers Blackson, son rictus toujours collé aux lèvres. « Vous pourriez passer dix fois entre mes mains que ça ne paierait pas vos dettes. Mais si vous y tenez tant, on peut s’arranger. » Bien sûr, bien sûr, ce n’était pas à cette façon de payer ses dettes qu’il pensait, mais c’était la seule qui soit véritablement légitime aux yeux de Tina. Elle déploya à nouveau son pouvoir, le faisant partir de son crâne puis descendre le long de sa colonne vertébrale, s’insinuer à travers ses organes, et s’installer ensuite dans ses membres inférieurs. La douleur rongea ses muscles, s’insinua dans ses articulations tandis que Tina la faisait augmenter sans pitié, jusqu’à ce qu’il tombe à genoux devant elle. « Vous voulez vraiment qu’on recommence ce petit jeu ? » Elle éteignit la douleur le temps qu’il reprenne son souffle, et qu’il réponde, si cela lui chantait.

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MessageSujet: Re: (Valentina) | I´d kill them all to save my own   Sam 15 Avr 2017 - 18:44

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William & Valentina



La mutation de Valentina était fascinante. Un petit bijou de la nature, une capacité hors du commun pour supprimer la douleur ou au contraire l'exacerber à en rendre fou le plus stoïque des individus. En d'autres circonstances, William aurait été ravi de discuter avec elle de leur condition de mutant, de cette mutation formidable qu'elle possédait... Seulement voilà. William haïssait cette femme autant qu'il haïssait sa mutation. Il ne l'avait que trop subie, à en perdre la raison, à la supplier de l'achever. Aujourd'hui, il avait une occasion de prendre sa revanche, et il comptait bien lui faire comprendre que s'il avait radicalement changé de camp, son animosité à l'égard de la jeune femme restait inchangée. Il plissa les yeux, un léger sourire aux lèvres.

« Oh je suis persuadé que la plupart de ces familles me pardonneraient en sachant ce que je fais aujourd'hui... J'ai neutralisé plus de chasseurs en suivant mes convictions, j'ai racheté mes erreurs et fais aujourd'hui amende honorable, que vous vouliez bien l'admettre ou non. »

William ne cherchait pas la bénédiction de Valentina, simplement à laver sa conscience en œuvrant jour après jour pour la cause mutante. Seulement, faire une petite entorse à ses propres règles pour se venger ne lui posait pas plus de problème que ça. La main tenant fermement la chevelure de la blonde, William la fixait avec tout le dédain du monde dans le regard. Elle ne se démontait pas, c'était tout à son honneur, mais ça ne le rendait que plus virulent encore. Dans un sens, il était légitime de douter de l'honnêteté du mutant. Violent, colérique et capable d'une grande cruauté, il avait fait preuve d'une imagination débordante et effroyable lorsqu'il s'en était pris à ses congénères, tout ça pour l'amour aveuglant qu'il éprouvant à l'époque pour Sorcha. Dédaignant Valentina d'un regard glacial, William susurra :

« Il y a bien des façons de tenter d'obtenir le pardon, mais s'il y en a bien une que je n'ai jamais envisagé, c'est celle consistant à venir ramper à vos pieds en affirmant n'avoir été qu'une victime de toute cette mascarade. »

Pourtant, ce n'était pas si faux. William n'avait jamais éprouvé le moindre plaisir à tuer des mutants, et il gardait de cette époque des souvenirs douloureux qui revenaient le hanter dans ses cauchemars. La rage qu'il mettait dans la traque des hunters n'était qu'un exutoire, un brasier ardent dans lequel il projetait sa colère avec l'énergie du désespoir. Nulle tête de hunter ne rendrait au monde ces précieux mutants qu'il avait exterminé dans l'espoir vain de lire un peu d'amour dans les yeux de Sorcha. Il avait été faible, idiot, peut-être même fou, le Blackson. Ses aveuglants sentiments avaient coûté la vie à des innocents et, sans Jimmy, qui sait où cette croisade aurait pu le mener ? Les choses s'étaient inversées, William avait repris confiance en lui et à présent, il goûtait à la satisfaction de pouvoir regarder Valentina prise au piège par sa mutation. Seulement, cet instant de gloire fut de très courte durée. Il sentit une vague de chaleur picoter son épiderme, jusqu'à ce que la brûlure devienne si insupportable qu'il fut contraint de lâcher prise dans un juron. Il la regarda s'éloigner vers la porte pour protéger les curieux de leur altercation et s'appuya contre le comptoir.

« Oh je vous en prie... Il n'y a donc aucune place pour le pardon, dans votre pensée étriquée et arbitraire ? », railla-t-il dans un sourire.

Il se redressa pour lui faire face, loin de se démonter face à elle comme une dizaine d'années auparavant. Elle avait au moins pour elle d'avoir de l'audace, et il savait d'expérience qu'elle tiendrait cette promesse : elle ne le laisserait pas repartir sans quelques égratignures ou douleurs fantômes en plus. Il la connaissait, sa méthode, tout comme il savait qu'aucun entraînement ni aucune résistance ne pouvait venir à bout de cette insidieuse douleur qu'elle était capable d'infliger. William en était certain, elle aurait été capable de faire hurler de douleur un paralytique. Comme il s'y attendait, l'expérience fut tout sauf agréable. D'une douleur sourde nichée dans son crâne, il sentit le mal gagner ses os comme s'ils avaient été fait de lave en fusion, chaque muscle, chaque tendon lui sembla être à l'agonie, à la limite de la rupture et, lorsque la douleur gagna les articulations de ses jambes, il s'écroula à terre comme une poupée de chiffon, incapable qu'était son corps de lutter contre la souffrance. Pas un hurlement ne franchi la muraille de ses lèvres, mais tout son corps tremblait d'une douleur incontrôlable, chaque organe lui semblait être sur le point d'imploser, et les spasmes qui l'agitaient l'empêchaient de se remettre debout. Lorsqu'enfin la douleur cessa, son écho était encore bien présent, et William peina à se relever. Pourtant, il souriait, comme un dément.

« C'est tout ce dont vous êtes capable ? Allons... Vous m'avez déjà montré tout ça, Valentina. »

Elle voulait la guerre ? Elle l'aurait. William avait juré de ne plus ôter la vie d'un seul de ses semblables, mais il n'avait en aucun cas fait une croix sur une quelconque forme de torture. Sous son impulsion, son ombre s'étira jusqu'à Valentina, s'enroula autour de ses chevilles pour la maintenir au sol, et celle de la jeune femme sembla se tordre autour d'elle pour lui enserrer les membres dans une étreinte tout sauf agréable. Les ombres tirèrent sur les articulations, resserrèrent leur étreinte autour de son torse et bientôt, les côtes furent à la limite de la rupture. S'il y avait bien une chose qui les différenciait tout deux, c'était bien que Valentina pouvait provoquer des douleurs plus aiguës encore que William, mais lui pouvait briser des os et des organes sans avoir à bouger le petit doigt. Lorsqu'il tourna les yeux vers l'étagère de libres la plus proche, l'ombre de cette dernière commençait déjà à engloutir Valentina dans une aura de noirceur. Il jubilait intérieurement, le mutant. Il jubilait tant et si bien que toute sa concentration était dévolue à l'attaque et non à la défense. Il jubilait tant qu'il ne se rendit pas compte que comme à chaque fois où il usait trop de sa mutation, ce n'était pas du sang qui perlait à son nez.

« Je ne cherche pas à vous tuer, Valentina... Je veux simplement vous voir ravaler votre fierté. Dois-je vous laisser un instant de répit, ou pouvons-nous continuer ? »




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