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 (calista|xmas), all i want for christmas is you

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MessageSujet: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 5 Déc 2016 - 2:14



some souls are bound together
- CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH -
it is not always love at first sight, it almost never is. but one way or another, he always falls for your quiet humor, your unwavering spirit and you for the way his eyes dance when he laughs, for the shuddering strength in his hands. before long, you do not remember how it was to not be his.


Il voulait faire les choses bien, Alec ; déjà à Elizabethtown, ils s’l’étaient dit, Calista et lui, qu’ils feraient en sorte de construire leur histoire dans l’ordre, de prendre leur temps, et de profiter de toutes les perspectives d’avenir qu’ils avaient devant eux. Le Lynch, pourtant, il se retrouvait à évoluer dans un territoire totalement inconnu : quelle était la tradition déjà, pour tout ce qui était rencard amoureux ? A la période de Noël, après tout, ils semblaient faire tâche tous les deux, à essayer de jouer les amoureux. Il se souvenait surtout de cette période-là, autour du mois de décembre, comme de célébrations en famille : des petites tranches de bonheur désuet, desquelles le jeune homme s’était passé depuis quatorze longues années maintenant. Ce soir, il ne venait pas rendre visite à Calista pour fêter le réveillon – il lui semblait qu’il se pointait chez elle pour quelque-chose de beaucoup plus compliqué à appréhender : quelque-chose qui ne concernait qu’eux, et qu’ils n’avaient même pas eu le temps d’explorer encore. Paradoxal, quand on savait qu’ils avaient partagé la vie l’un de l’autre pendant trois longs mois : une période durant laquelle le temps n’avait pas été au bonheur idéal, ni aux rendez-vous amoureux, ni aux soirées reposantes. Ils avaient largement de quoi faire mieux, alors, que tout ce qu’Alec gardait dans sa mémoire – il était temps de tourner la page, et c’était bien pour ça, qu’il avait passé la porte de l’immeuble de la Wolstenholme, s’engouffrant dans l’ascenseur pour emprunter ce chemin qu’il connaissait comme le dos de sa main. La dernière fois qu’il était venu ici, ç’avait été pour la raccompagner, après leur retour d’Elizabethtown – il avait trouvé un prétexte bien à lui, pour n’pas passer la porte, se contentant de la promesse qu’ils feraient quelque-chose, qu’ils s’organiseraient quelque-chose très prochainement. Prochainement, ça voulait dire en cette période-là ; et partout autour, il y avait des guirlandes, des couronnes de Noël et des sapins illuminés de mille feux : n’importe quel couple qui sortirait comme eux ce soir, se rendrait surtout au marché de Noël organisé à Radcliff pour l’occasion. Mais n’importe quel couple, aussi, n’se retrouvait pas à osciller entre un passé douloureux, un présent dans lequel ils tâtonnaient, et plein de sujets de conversation à couvrir. Ils pourraient toujours y aller, plus tard… Peut-être. De toute manière, Calista elle devait bien se douter, qu’elle n’avait pas choisi le meilleur compagnon pour avoir des rencards parfaits et idéaux : peut-être aurait-il dû venir avec des fleurs, ou des chocolats pour faire bonne impression – avait-il vraiment besoin de faire encore bonne impression auprès de la blonde, de toute manière ? – mais il était venu les mains malheureusement vides. Et le cerveau totalement vide également.

Tout c’qu’il avait réussi à faire à peu près correctement, c’était se mettre sur son trente-et-un comme bien rarement ; une décision qu’il regretterait bien assez tôt, s’ils allaient devoir marcher dans la neige toute fraiche à Radcliff. Il se sentait idiot de toute manière, des pieds à la tête, s’aventurant dans un terrain totalement inconnu : foutez lui un arc et des flèches dans les mains, des transmutants par centaine en face de lui, et probablement que son cœur n’pulserait pas d’une façon aussi désespérée contre ses côtes, malgré tout. Pourtant, s’il y avait déjà eu quelqu’un qui avait pu voir et côtoyer les côtés les moins flatteurs d’Alec Lynch, c’était probablement Calista : elle avait affronté sa part colérique, rancunière, impitoyable, froide – et pourtant, le miracle voulait qu’elle ait accepté ce rendez-vous. Et qu’ils se soient déjà engagés à bien plus que ça, parce qu’évidemment, ils faisaient tout dans un ordre bien à eux. Alors pourquoi se sentait-il si nerveux ? Faire les choses dans les règles de l’art, ç’avait un côté pompeux totalement déstabilisant : d’aussi loin qu’il s’en souvenait, Alec, il n’avait jamais eu à organiser de rendez-vous comme ça, avec qui que ce soit. Et techniquement, il n’en avait pas eu besoin non plus avec Calista, pour qu’elle tombe sous son charme – quel qu’il soit – et qu’ils grillent déjà bien des étapes. Non, tout ça, il le voulait – il voulait être avec elle, de la bonne façon, en prenant son temps ; et ce, même si ça le foutait dans des situations de c’genre. Se fustigeant donc intérieurement pour la moindre hésitation l’ayant rattrapé, rien que par fierté, rien que vis-à-vis de petits détails insignifiants, Alec hissa enfin sa main pour venir frapper à la porte de chez la jeune femme. Il avait beau ne pas avoir de bouquet sous la main ou de beau cadeau pimpant, il venait la chercher – c’était déjà plus que c’que d’autres auraient fait. Et de toute manière… de toute manière voilà, c’était bientôt Noël, elle aurait irrémédiablement d’autres cadeaux, de sa part à lui. Plus tard. Et puis, techniquement, est-ce que beaucoup de gens offraient des cadeaux à leur partenaire, dès le premier rendez-vous ? C’n’était pas une inconnue, c’était Calista – une information qui avait laissé croire au Lynch que d’toute façon, il serait incapable de trouver un cadeau simple et idéal pour elle. Elle aimait des trucs dont il n’avait jamais connu l’existence avant de la rencontrer, par exemple. Il se rattraperait, au pire. A peine ce songe eut-il fait un chemin logique dans sa tête, manquant de peu d’apaiser ses pensées tournant à mille à l’heure, la porte s’ouvrit sur Calista, ramenant Alec à ses doutes ; il se sentait con, indéniablement, de n’pas avoir quelque-chose pour commencer la conversation. « Hey. » il dit donc, dans une entrée en matière bien moins directe que quand il s’était pointé chez elle, exigeant qu’elle plie ses bagages pour l’accompagner à quelques centaines de kilomètres de là pour traquer Rhaena Dryden. « Tu es-... » son regard naviguant des pieds à la tête de la blonde, les mots lui manquèrent : s’il n’avait jamais été très bavard – surtout sur ses sentiments – il était encore moins poète et talentueux avec les mots. Et pour ses précédents rencards, il avait plus facilement lâché le mot ‘sexy’ que quoique ce soit de plus recherché. Son regard, sans doute, le silence au bord de ses lèvres, le sourire qu’il lui offrit – peut-être bien que c’était des attentions plus loquaces que n’importe laquelle des phrases poétiques qu’il pourrait trouver. Encore une fois, elle avait dû s’en douter depuis le début. « Est-c’que… est-c’que t’es prête ? J’peux attendre, sinon hein. » heureusement qu’il pouvait attendre, il n’allait pas y aller tout seul. Et puis ‘les filles avaient toujours besoin de temps pour se préparer’ – fort heureusement, il retint cette phrase, un nouveau sourire trahissant sa nervosité : « Avec la neige… tout ça-… faut faire attention au froid. » faire attention au froid en hiver, pour sûr Calista avait eu besoin de lui pour se souvenir de ça.

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she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 5 Déc 2016 - 12:34


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alec lynch & calista wolstenholme

Un rencard. Fallait quand même avouer que ça faisait un moment que Calista n’en avait pas vu. Le dernier en date, sans doute que ça avait été celui avec Alec, celui qui s’était transformé en chasse au transmutant. Mais après celui-là, les choses étaient allées beaucoup trop vite pour qu’ils aient le temps de s’organiser un vrai rencard. Elle s’en sentait rouillée Calista, alors que depuis qu’elle avait quitté le boulot et pris sa douche, elle avait essayé une bonne partie de sa garde-robe sans jamais être satisfaite de ce qu’elle avait sur le dos. Du coup, y avait des fringues qui trainaient un peu partout sur le lit, et elle, elle n’avait toujours rien sur le dos, alors que l’heure tournait à toute allure. C’était décembre, il faisait froid et il avait neigé toute la journée, alors peut-être qu’elle devrait mettre un pantalon. Cela dit, c’était un rancard, pas question de se mettre en jean pour un  rencard. Elle avait quand même tout un tas de robe plus adaptée à ce genre de moment. Alors, elle y avait passé des heures et des heures, à trouver la tenue idéale, au pire, le collant, c’était bien pour éviter le froid et ça lui permettait de mettre une robe. Mais en même temps, les bas, ça avait la même efficacité que le collant et c’était plus sexy. Finalement au bout du compte, sa chambre ressemblait tellement à un champ de bataille que sexy ou pas de toute façon, elle ferait mieux de ne pas envisager de ramener Alec chez elle après ce rencard. Pourtant, même s’il semblait bien que c’était leur premier rendez-vous en amoureux, ils avaient dépassé le stade du petit bisou et on se dit au revoir. Elle aimait noël et les fêtes de fin d’année, mais clairement là, ça compliquait ses affaires. Elle avait quand même réussi, au bout d’un certain temps – une éternité – à trouver la tenue idéale.

Heureusement sans doute qu’elle était moins chiante avec la coiffure et le maquillage, sinon, la prochaine fois qu’elle aurait à se préparer pour un rencard il faudrait qu’elle y passe la journée entière. C’était débile dans le fond. C’était Alec et il l’avait déjà vue dans des accoutrements qui lui donnaient l’allure d’une clocharde, du genre le pyjama du dimanche qu’elle avait porté toute la semaine à cette époque où même s’habiller était un véritable défi. Mais qu’importait, elle avait envie d’être parfaite et au moins, une fois sortie de sa salle de bain, elle était assez satisfaite du résultat. Elle était prête, des pieds jusqu’à la tête en passant par la manucure. Elle s’installa quelques minutes dans le canapé, son portable dans les mains à fixer l’heure comme une idiote, avant de lâcher un soupire de balancer son portable plus loin et de faire le tour de son appartement. Cette histoire la rendait vraiment idiote. Elle prit le temps de ramasser une boule de noël pour la raccrocher dans le sapin, son chat se faisant plaisir à jouer avec les décorations de noël. Un jour elle allait rentrer et il lui aurait bouffé sa guirlande électrique. Fallait croire que lui, il n’aimait pas trop cette période de l’année. C’était beau pourtant, les rubans, les paillettes et tout ce qui allait avec et Calista, elle aimait bien ce moment où elle commençait à décorer son appartement et que la ville brillait de plein de lumière, qu’y avait des pères-noël un peu partout. Ça donnait à Radcliff une allure un peu déprimante que d’ordinaire. Elle sursauta, quand des coups contre la porte se firent entendre. Elle laissa échapper un léger soupire, angoissée pour rien du tout, avant de s’arrêter devant un miroir une dernière fois et d’aller ouvrir cette maudite porte. « Salut. » Qu’elle lui répondit, un sourire sur les lèvres, avant de laisser son regard se balader sur le jeune homme, le costume c’était vraiment sexy quand même. Une idée qu’elle s’efforça de chasser de son esprit alors qu’elle relevait le regard vers le sien. « Ouais, toi aussi. » Il n’avait pas fini sa phrase, mais quoi qu’il ait pu vouloir dire lui aussi ça allait bien. Parce qu’il était sexy et qu’elle avait fait en sorte de l’être, parce qu’il était élégant, beau, attirant et que ça aussi, elle espérait bien l’être. « Ouais c’est bon, je suis prête. » Heureusement, après tout le temps qu’elle y avait passé, mieux valait éviter de lui laisser le temps de se changer encore une fois. Elle attrapa quand même un manteau, son sac à main et le portable qu’elle avait laissé sur le canapé, avant de rejoindre Alec. Elle ne put s’empêcher de lâcher un léger rire à la réplique d’Alec. « Hmhm, t’inquiète pas, j’ai pris sa en compte en me préparant. » Elle avait vingt-huit ans quand même elle n’avait plus besoin qu’on lui rappelle ce genre de trucs, quoi que vu son style vestimentaire, ses jupes souvent bien courtes, on pouvait se poser la question. Mais elle avait prévu là au moins, entre les collants, les chaussures assez hautes pour éviter la neige et le manteau, elle était parée.

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I'll protect you from the hooded claw, Keep the vampires from your door. When the chips are down I'll be around With my undying death defying love for you. Envy will hurt itself, Let yourself be beautiful Sparkling light, flowers and pearls and pretty girls. Love is like an energy Rushing in, rushing inside of me. The power of love A force from above Cleaning my soul.



Dernière édition par Calista Wolstenholme le Lun 5 Déc 2016 - 18:03, édité 2 fois
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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 5 Déc 2016 - 14:53



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Il ne savait pas si c’était une bonne idée, ou au contraire la tournure d’histoire la plus ridicule qui soit. S’il y avait dans l’immeuble de Calista, des voisins incapables de se concentrer sur autre chose que la vie des autres, ils s’en poseraient, des questions : pourquoi est-c’qu’ils se retrouvaient là maintenant tous les deux, anxieux à l’idée de partager – quoi, au juste ? – un repas, une soirée ensemble, alors même qu’ils avaient vécu l’un avec l’autre pendant trois mois ? Ces mêmes voisins qui avaient probablement aussi entendu les éclats de voix qui les avaient séparés, et la scène de ménage sur laquelle il avait quitté l’appartement. Peut-être bien qu’ils pouvaient espérer, Calista et lui, avoir la paix en pleine période de Noël, alors que les familles étaient, elles, trop occupées à préparer les fêtes, à organiser les cadeaux et les décorations pour que tout soit parfait. C’était tout ce qu’il voulait pour ce soir, Alec ; que Calista et lui soient tranquilles, au-delà même du fait qu’aucun transmutant n’débarque pour attaquer le restaurant dans lequel ils seraient – les commères, les faux lutins au coin des rues qui demanderaient de l’argent pour une association caritative : pour ce soir, le Lynch avait bien envie d’être égoïste, et de même complètement oublier ce qui avait fait leurs vies à tous les deux, derrière les apparences. Ils ne travaillaient plus pour Lancaster aujourd’hui, et les chasseurs devaient être trop occupés à s’assurer qu’aucune autorité ne pourrait remonter jusqu’à eux, pour s’occuper de quoique ce soit d’autre : au moins pour le temps d’un rencard, ils pouvaient espérer être tranquilles. Au-delà du schéma d’inquiétude qui avait fait tourner sa vie dans un sens unique pour les trois derniers mois, Alec essayait désormais de construire quelque-chose ; fallait croire que leur passage à Elizabethtown avait remis quelque-chose en route, dans la tête du Lynch. Il s’était trouvé un appartement, dans lequel il n’emménageait que lentement mais sûrement – puisqu’il fallait plus ou moins qu’il reparte de zéro, la plupart de ses affaires disparues quand les hunters avaient pris d’assaut son précédent appartement, alors qu’il avait été enlevé. Le simple fait qu’il ait fait l’effort de visiter des trucs dans le coin, de signer un contrat avec quelqu’un, d’investir dans quelque-chose d’aussi concret à nouveau, était déjà un grand pas, par rapport à ce qui avait fait sa vie jusque-là. Il n’en était pas encore à aspirer à la normalité comme n’importe qui aujourd’hui, à foutre des guirlandes partout, à s’acheter un beau sapin de Noël pour son salon, qu’il prendrait le temps de décorer avec des rubans, des boules de Noël pleines de paillettes et des trucs du genre : déjà ça, il n’l’avait pas fait quand il avait été plus jeune, laissant ces tâches-là à sa mère, qui avait toujours eu une affection particulière pour toutes ces traditions et les fêtes de fin d’année. De Noël, il avait surtout profité de l’ambiance, lui, des cadeaux hors de prix qu’on lui faisait, et des séjours clinquants à la montagne, où parfois, il avait plus profité des filles que de la neige. Pour cette année, non, largement, l’appartement à lui tout seul était déjà un pas de géant – c’était mieux que l’entrepôt dans lequel il avait logé jusque-là, et où Rhaena l’avait trouvé, malgré tout ; au moins, il créchait dans un endroit avec du chauffage, maintenant.

Ses exigences et attentes vis-à-vis de Noël désormais, avaient bien diminué : ce serait un jour comme les autres, cette année sûrement aussi, comme pour les quatorze derniers mois de décembre qu’il avait connus. S’il était assez ‘chanceux’ à vrai dire, il vivrait assez longtemps pour voir les stupides modes autour des célébrations changer, et s’éteindre : peut-être que tôt ou tard, on remonterait aux sources des fêtes, et on se souviendrait du Petit Jésus plutôt que de se contenter de croire au Père Noël, à ses elfes et à ses rennes : rien que par orgueil aujourd’hui, Alec doutait volontiers d’avoir été aussi crédule, enfant. Tôt ou tard, pourtant, il allait bien falloir qu’il se laisse prendre au jeu, rien que parce qu’il avait envie de marquer un peu l’événement, au moins avec Calista, même si ça n’devait être qu’en lui offrant un cadeau : ils avaient encore de nombreux jours devant eux avant ça – ce soir, ils n’sortaient pas pour fêter Noël, pour une occasion quelle qu’elle soit, autre que juste un rendez-vous entre eux, un moment qu’ils avaient voulu, qu’ils avaient attendu, rien que pour passer du temps ensemble. C’n’était pas faute d’en avoir passé pourtant plein, du temps ensemble : ils n’avaient pas besoin de passer par toutes les phases de discussion habituelle entre deux personnes qui tâtonnaient dans leur premier rendez-vous. Tant et si bien qu’honnêtement, le Lynch se demandait ce qu’ils allaient bien pouvoir se raconter, tous les deux : ils n’pourraient même pas pousser le vice à s’imaginer nus l’un l’autre pour faire disparaître la nervosité – ils avaient déjà eu de bien nombreuses occasions de se voir sans vêtements. Sans doute était-ce pour ça, qu’Alec se sentait là, face à Calista, aussi gauche et dangereusement maladroit qu’un éléphant trop imposant, au milieu d’un magasin de porcelaine. Le sentiment était-il réciproque ? Il le saurait bien assez tôt, puisque la blonde elle-même, excellait particulièrement pour manifester sa nervosité en des phrases spontanément déplacées. C’était lui qui venait de se foutre dans une situation stupide, pour l’heure ; un fait qu’il remarqua à la réplique de la jeune femme – ou plutôt, à son ricanement, qui lui fit pincer les lèvres dans un vague rictus. Tout ce qu’il trouva à faire, c’est hausser les épaules, pour mieux se reprendre : « Je parie quand même, que c’est comme ça qu’on marque des points, dans un rencard. » l’ironie lui fit lever les yeux au ciel, dans un léger rire – Calista se doutait-elle seulement d’au combien il était novice, dans ce domaine ? Il avait sa réputation de coureur, ouais, volage et insatiable – c’n’était pas pour autant qu’il s’était souvent donné la peine de faire les choses si bien avec les autres, qu’il essayait de les faire avec elle. Et maintenant quoi ? Il se posa la question un instant, craignant qu’il se retrouve lui aussi, à être bêtement spontané comme elle, lâchant cette phrase à haute voix ; devaient-ils s’embrasser ? C’n’était pas comme s’ils ne l’avaient pas déjà fait. Devaient-ils juste partir, et ‘ne pas griller les étapes’ comme ils ne l’avaient que trop fait ? Le chasseur parvint à sortir une de ses mains de ses poches, pour la tendre à Calista, qu’elle vienne la prendre pour le suivre, alors qu’enfin, il parvenait à relever le regard vers ses yeux clairs. « J’espère que t’as faim. » dit-il d’un air mielleux, une fois qu’ils arrivèrent à la hauteur de l’ascenseur ; il n’savait pas vraiment, si habituellement, cette phrase était bonne à avoir un sens macho, du genre ‘j’espère que j’en aurai pour mon argent’ – il espérait quand même que quoiqu’il en soit, la Wolstenholme le connaissait assez pour ne pas interpréter les choses comme ça. C’avait beau être juste leur premier vrai rencard, ils se connaissaient déjà bien plus que ça.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 5 Déc 2016 - 18:00


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alec lynch & calista wolstenholme

Noël, c’était une période de l’année qui était romantique à elle toute seule. Y avait les décorations de noël partout, installées au quatre coin de la ville, ça donnait à Radcliff un nouvel éclat, loin de problèmes habituels qu’elle pouvait rencontrer. On en oublierait presque cette histoire de meurtre, qui pourtant n’était pas anodine. Une histoire qui ne la concernait pas, Calista, alors malgré sa curiosité elle avait lutté pour ne pas aller jeter un coup d’œil dans les dossiers de la police pour en savoir plus. En cette période de fêtes, le mieux, c’était encore de penser à autre choses qu’aux problèmes de Radcliff ou du reste du monde. Elle avait de toute façon bien assez à faire au sein de son entreprise pour ne pas se mêler en plus des histoires de la police ; elle n’en faisait plus partie de toute façon. Elle voulait s’en éloigner de toutes ces histoires, tout comme elle cherchait à prendre du recul vis-à-vis du conflit entre les hunters et les transmutants. Elle ne voulait plus prendre parti à présent, ni pour un camp, ni pour l’autre. Ce soir encore plus que d’habitude dans doute, alors que tout ce qu’elle attendait de cette soirée, c’était de pouvoir passer un moment tranquille avec Alec, un moment comme ceux qu’ils n’avaient jamais réussi à avoir pendant le temps qu’ils avaient passé ensemble, parce qu’y avait toujours eu un problème pour venir se mettre entre eux. Pour l’heure, y avait toujours le problème Rhaena, mais fallait croire qu’elle prenait son temps ou peut-être qu’elle revoyait ses plans depuis qu’ils étaient allés jusqu’à Elizabethtown pour s’emparer d’informations sur elle. Alors, pour l’instant, elle ne donnait pas signe de vie, tant mieux, autant en profiter, sans pour autant se dire que c’était le bon moment en attendant que les choses ne se compliquent à nouveau. Non, Calista, elle ne voulait plus penser comme ça à présent.

C’était décembre, c’était une année qui s’achevait, une nouvelle qui allait commencer le meilleur moment sans doute pour aborder la vie d’une nouvelle façon, une meilleure façon. Là en plus, avec la neige, les guirlandes de noël, les lumières, et tout ce côté un peu féérique qu’on pouvait facilement attribuer aux fêtes, c’était particulièrement facile de se montrer optimiste face à l’avenir. Calista, elle n’avait pas envie de perdre ça, pas une seconde fois. Si elle pouvait faire un vœu pour la nouvelle année, ce serait ça, ne plus jamais avoir besoin de sombrer dans le désespoir. Cela dit, elle ne croyait pas plus aux vœux, qu’ils soient balancés à un anniversaire, prononcés à la nouvelle année ou espéré sur une étoile filante, qu’elle ne croyait au père-noël. Mais elle avait quand même les moyens d’y croire à tout ça. Ce rendez-vous avec Alec, ça semblait bien une bonne preuve que c’était possible, de faire les choses avec un peu plus d’espoir qu’auparavant. « Je sais pas. Y a peut-être des gens qui croiraient entendre leurs parents. » Elle grimaça légèrement avant de retrouver son sourire. De toute façon elle, c’était clairement pas son père qui avait eu l’habitude de lui faire ce genre de réflexion, sa mère à la limite, qui s’était bien assuré que ses gamins soient couverts, du bonnet jusqu'aux gants en passant par le gros manteau, avant de sortir, histoire qu’ils ne tombent pas malade, mais elle n’était plus de ce monde depuis tellement longtemps, que c’était difficile de s’en souvenir. Alors, pour d’autre ouais, ça pourrait sonner comme une réflexion digne d’un parent, pour elle, pas du tout. Elle verrouilla la porte de son appartement, avant de mettre ses clés dans son sac et d’attraper la main d’Alec pour le suivre.  « Toujours. » Elle haussa légèrement les épaules. Elle travaillait beaucoup plus qu’avant en plus, alors le midi, elle mangeait rapidement et bien souvent quand elle rentrait chez elle, elle avait tellement pas le courage de faire les courses qu’elle faisait les fond de placard, alors elle avait faim, pas de souci pour ça. Ni pour ce qui était points à gagner, dont il avait pu parler plus tôt, il devait bien le savoir après tout, qu’il n’avait aucun point à marquer auprès d’elle pour la conquérir, c’était déjà fait depuis longtemps ça. Elle l’aimait, elle lui avait déjà dit et elle avait bien l’intention de le répéter aussi souvent qu’elle en aurait l’occasion. Une fois l’ascenseur arrivé au rez-de-chaussée, ils purent quitter le bâtiment pour se retrouver dehors, là où le sol était recouverte d’une épaisse couche de neige, peu habituelle dans le Kentucky, même carrément pas normal, mais peu importait, c’était cool d’avoir de la neige. « Alors, on va où ? » Elle irait n’importe où avec lui sans doute, ce n’était pas pour rien après tout qu’elle l’avait accompagné jusqu’à Elizabethtown sans poser de question ; un choix qu’elle était vraiment très loin de regretter.  

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 5 Déc 2016 - 23:41



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C’était quand même bizarre, fallait bien l’admettre, la tournure des choses entre Calista et lui, ce soir. Il ferait l’effort, pour sûr, de faire les choses bien, quitte à ce qu’ils poussent le vice à se quitter les yeux plein d’hésitation, à n’pas savoir quoi faire, à n’pas oser franchir les derniers centimètres les séparant d’un baiser : c’était après tout, comme ça que les choses se faisaient, dans les traditions des rendez-vous romantiques. Et c’était à peu près aussi loin, qu’allait la culture du chasseur dans ce domaine-là : le genre de cliché qu’on voyait dans n’importe quel film romantique, ceux-là même qui faisaient juste ensuite, somnoler le jeune homme. Pour lui, ç’avait toujours été facile de trouver une femme à même de le suivre dans son lit, sans se faire prier : il n’avait pas eu besoin d’être excessivement flatteur, ou patient, il n’avait même pas eu besoin de la couvrir de cadeaux ou d’attendre que ‘les choses soient assez sérieuses’ pour ça. La dernière fille qu’il avait emmené dans un rencard, il lui avait probablement offert des chocolats, à défaut de pouvoir faire mieux, parce qu’ils n’avaient pas vraiment été en âge de faire beaucoup plus : des expériences qu’il vaudrait mieux qu’il ne parle pas avec Calista, sans doute. Elle avait beau avoir parcouru sa vie en quelques clics sur internet, ou même d’avoir laissé assez trainer ses oreilles pour savoir de quoi il en retournait, du point de vue ‘réputation’ autour du Lynch, la façon dont il pourrait raconter les choses, sa propre expérience, ne ferait qu’aggraver son cas. Le fait était là, pourtant ; en amour, Alec ne s’était jamais véritablement investi – il avait plutôt été du genre nonchalant, assez charmant et assez conscient de l’être, pour entourlouper n’importe qui en quelques sourires et autres œillades : il y avait eu des filles qui avaient eu pleinement conscience de sa nature de joueur, de volage, et elles, elles avaient été les chanceuses qui avaient fini avec lui en toute connaissance de cause. Et puis, il y avait eu les plus innocentes, qui lui avaient filé leur numéro après, ou s’étaient attendues à pouvoir se réveiller à ses côtés le lendemain, pour quelques câlins en prime. Quoiqu’il en soit, Calista, elle devait déjà savoir qu’elle défiait toutes les lois qui avaient écrites ses histoires d’avant : il avait déjà accompli avec elle et pour elle, bien plus d’efforts qu’il n’en avait jamais faits en amour. Et pour les fois où ils avaient partagé une nuit ensemble, il n’s’était pas envolé au milieu de la nuit, sans laisser de trace, ou avec une fausse promesse pour pouvoir mieux s’échapper. Et si fondamentalement, on pourrait croire que c’était juste parce qu’ils avaient été des partenaires, promis à se revoir bien assez tôt, que le Lynch avait toujours pris autant de précautions avec la blonde, cette idée ne faisait plus sens, maintenant qu’ils n’étaient plus vraiment ces deux chasseurs qui travaillaient en équipe, au service de Lancaster.

Non, chaque acte bizarrement spontané qu’il accomplissait, Alec, quand c’était avec elle, c’était parce qu’il en avait envie. Ils s’étaient plantés déjà, et peut-être bien que l’option de facilité aurait été de faire comme si ces erreurs étaient un point final impossible à effacer entre eux deux : mais ce soir, alors qu’ils se retrouvaient, en cette période de Noël, l’habituelle période des fêtes de famille, qui rassemblaient tout le monde, appelaient à la générosité et au pardon, il était question de surpasser tout ça, d’aller de l’avant. D’aller correctement de l’avant. Alors même s’ils se connaissaient bien tous les deux – et encore, hein, il voulait bien croire, lui, qu’ils avaient tout un tas de sujets de conversation un peu débiles, qui semblaient anodins, qu’ils n’avaient pas couvert jusque-là – ils avaient toutes les raisons du monde d’être un peu nerveux, ce soir. « J’suis assez généreux pour n’pas relever tes phrases bizarres, les trois quarts du temps. Alors si tu pouvais éviter de me friendzoner dès que j’dis un truc maladroit, ça m’arrangerait. » il se rattrapa quand même, avec même une toute nouvelle expression qu’on n’pouvait apprendre que sur internet ou les réseaux sociaux. Pourtant, il eut l’impression Alec, de surtout se ridiculiser un peu plus ; il s’en fichait au fond, que Calista se couvre de la tête aux pieds, avec trente bonnets, une grosse écharpe et d’épaisses chaussettes ; il avait déjà vu pire, d’elle. Quant à l’opposé, ce serait à elle d’assumer, de sortir à poil dans la neige, avec le froid du mois de décembre qui s’était installé plus lourdement que les années précédentes, à Radcliff. Peut-être était-elle particulièrement frileuse, Calista, un trait de sa personnalité qu’il découvrirait, alors même que le climat était souvent clément au Kentucky. Sans compter le fait que au moins trois cent-soixante jours par an, qu’il pleuve, vente, grêle, la Wolstenholme se baladait toujours avec ses jupes et ses hauts escarpins. Ça choquait presque, de la voir habillée différemment : ce soir, elle s’était tirée à quatre épingles, un peu comme lui d’ailleurs. Ils avaient fait bien des efforts, décorés comme les rues de Radcliff, où les lumières brillaient de mille feux. Guirlandes, rubans, et sapins de Noël chargés de paillettes – c’était à en oublier que toutes les grandes célébrations comme ça, à Radcliff, avaient tendance à tourner à la catastrophe : qui alors, allait avoir cette année, l’idée de faire exploser le marché de Noël et tous les gens qui s’y trouvaient ? Des transmutants ou des hunters ? Pourtant, encore aujourd’hui, Alec avait bien du mal à savoir s’il aimait l’opportunité de rester neutre dans cette situation, ou si la chasse lui manquait. Son seul vœu possible et imaginable, était d’être débarrassé de sa mutation ; mais ça encore, ça paraissait être aussi fou que d’croire au Père Noël. « Ce soir, on va commencer par un restaurant… pas très loin. On peut y aller à pieds, si tu veux profiter des décorations de Noël dans la ville. » après tout, peut-être que c’était romantique, hein. C’n’était pas comme qui que ce soit, avait pu en profiter un tant soit peu l’an dernier par exemple, après la fête des Fondateurs, la fête de l’hiver, avec le couvre-feu et l’omniprésence de menaces palpables partout dans les rues. Peut-être que tout ceci, cette année, n’était qu’une imprudence stupide, qui éclaterait bien assez vite en mille morceaux – une impression que le Lynch ne pouvait s’empêcher d’avoir – sans doute était-ce pour ça alors, qu’il s’était toujours tenu le plus loin possible de ce fameux Marché en plein cœur de la ville. « J’me suis dit qu’à cette heure-ci, y’aurait encore trop de monde vers le Marché de Noël, là-bas… On pourra toujours y aller plus tard. Si tu veux. » si elle y tenait. Encore une fois, peut-être que ce serait romantique, hein ; ou peut-être que ce serait juste Noël, avec plein d’enfants poussant tout le monde, l’odeur un peu dégueu du lait de poule planant dans l’air, et trop de gens pour qu’ils s’entendent parler. Il n’savait pas, au fond, Alec, si en quatorze ans, la ‘passion’ pour les fêtes s’était envolée, ou si au contraire, il était habité par un genre de déni, pour masquer la nostalgie.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mar 6 Déc 2016 - 12:29


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Elle ne savait pas trop pourquoi, Calista, l’idée d’un rencard avec Alec pouvait l’angoisser comme ça. Ce n’était pas son premier rencard et elle devait admettre qu’elle avait déjà eu un premier – et dernier – rendez-vous avec des types tellement bizarres que franchement sortir avec Alec ne devrait rien avoir de particulièrement stressant, parce que lui au moins, elle le connaissait bien et elle savait qu’y avait aucune chance pour qu’elle soit déçue ou qu’elle fasse quelque chose qui le fasse fuir en courant. S’il était encore là aujourd’hui, c’était que de toute évidence, il s’y était fait à son côté bizarre à elle. Mais c’était Alec et elle avait tellement envie que les choses se passent bien entre eux, qu’elle avait été complètement nerveuse, au fond de son appartement à trouver la tenue idéale et à se poser tout un tas de questions qui n’avaient probablement pas lieu d’être parce que c’était Alec et quand bien même ça avait des allures de premier rencard, ils se connaissaient trop bien pour que les choses se passent mal. De toute façon, au bout du compte, quand les choses se passaient mal entre eux, c’était parce qu’y avait un élément extérieur pour venir les emmerder, entre les transmutants qui avaient kidnappé Alec et son père qui l’avait vaccinée, maintenant, ils avaient assez donné et ils avaient bien le droit à une soirée tranquille. C’était Noël qui approchait en plus, une période de fête qui méritait bien de se dérouler sans problèmes. Si y avait bien un mois dans l’année où tout devait bien se passer, c’était le mois de décembre après tout. Alors tout se passerait bien ce soir, y avait pas besoin de stresser pour rien, qu’elle essayait de se dire Calista. Si elle avait le droit de faire un vœu, ce serait bien un truc du genre, qu’on leur foute la paix, un peu à Alec et elle. Que la vie aille s’acharner sur quelqu’un d’autre, pour changer un peu.

De toute façon, même les fouteurs de merde devaient bien avoir des trucs à faire, qu’ils aillent acheter leurs cadeaux de noël ou qu’ils s’amusent à décorer leurs sapins ou foutre des paillettes partout, peu importait, qu’ils restent bien chez eux ce soir, avec leur lait de poule et leurs chocolats, ce serait plutôt sympa de leur part, en plus il devait bien y avoir une tonne de films de noël très intéressants à la télé, alors qu’ils restent concentrés là-dessus, ce serait mieux pour tout le monde et ça leur permettrait, à Alec et Calista de se défaire de cette nervosité stupide dont ils étaient victime ce soir. Elle ne put s’empêcher de lâcher un nouveau ricanement à la réplique d’Alec. « Friendzoner. » Qu’elle répéta en rigolant, comme si ce mot dans la bouche d’Alec sonnait bizarrement, fallait dire que les connaissances d’Alec dans les trucs nouveaux, c’était pas terrible, c’était lui après tout qui lui avait demandé d’imprimer des papiers parce qu’il ne pouvait pas lire sur un écran hein. « Désolée. Promis, je ne te friendzone pas. » C’était bien trop tard de toute façon pour le friendzoner, après tout ce qui avait pu se passer entre eux. Et puis, il avait raison, hein, il faisait froid dehors, avec la neige tout ça. Heureusement qu’elle n’était pas frileuse au point d’avoir besoin de bonnet et de gants parce que ça aurait probablement tué tous les efforts qu’elle avait fait ce soir. Elle avait l’habitude du froid après tout, ses tenues habituelles la forçait à avoir les jambes découvertes quel que soit le temps. La neige quand même, ça méritait bien un collant et des bottes, parce qu’elle n’avait pas envie quand même de se retrouvait les pieds frigorifiés. « Okay. Ce sera mieux à pieds ouais. » Parce que les décorations avaient un côté romantique, mais aussi parce que d’un point de vue pratique, la voiture en ville alors qu’il neigeait, c’était pas terrible. Elle avait galérait à sortir la sienne ce matin pour aller bosser. « Le marché de noël, pourquoi pas. » Elle haussa les épaules. « J’ai pas encore eu l’occasion d’y aller cette année. » Après le boulot, elle avait quand même plus facilement tendance à vouloir rentrer chez elle pour se poser devant la télé, avec un plaid bien chaud sur les épaules – à défaut de ne pas avoir de cheminée devant laquelle se poser. Ce soir c’était différent bien entendu, parce qu’y avait aucun plaid bien chaud, aucun programme télé qui aurait pu lui donner envie de rester chez elle. Avec Alec, peut-être qu’ils auraient même pu aller au fond d’un bar pourri, ça aurait forcément été mieux que le programme de ses soirées toute seule. Parce qu’être avec lui, ça devait bien suffire à rendre la soirée parfaite – tant que personne ne venait les emmerder, bien évidemment.  

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mar 6 Déc 2016 - 19:23



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Peut-être était-ce difficile à imaginer pour Calista, ou pour n’importe qui le connaissant aujourd’hui à Radcliff, mais Alec, il avait plutôt été à la pointe de la technologie, plus jeune. En tant que gars populaire, fils d’une famille riche, il avait par exemple été un des premiers à avoir un téléphone portable – ces espèces de vieux blocs aussi lourds qu’une bûche, qui n’écrivaient qu’en majuscules et dont l’écran n’était qu’en noir et blanc. Ses parents n’avaient jamais lésiné sur les moyens : d’aussi loin que remontaient ses souvenirs, par exemple pour ses anniversaires ou Noël, il avait toujours eu les cadeaux dont il pouvait avoir envie – et même plus encore. Il était le type qui avait eu une voiture le lendemain de son permis, ayant même l’autorisation de sécher les cours pour qu’un de ses parents l’embarque chez un concessionnaire pour qu’il choisisse sa bagnole dernier cri. C’était surprenant, presque, qu’il ne soit pas vraiment dépensier aujourd’hui, du genre à vivre largement au-dessus de ses moyens : il avait, après tout, eu tout le loisir de découvrir au combien les officiers de police étaient sous-payés, pour toute la paperasse chiante qu’ils faisaient à longueur de journée. Pendant des années, il s’était contenté du strict minimum : là où ses exigences n’avaient jamais diminué, ç’avait par exemple été au niveau de ses munitions – l’arc duquel il avait été armé pour la chasse, avait par exemple été un modèle hautement réputé, et les matériaux utilisés pour ses flèches, particulièrement résistants. Non, clairement, Alec n’avait jamais appris à être un ange pendant tout le mois de décembre pour que le Père Noël vienne lui amener les meilleurs cadeaux qui soient : si ses souvenirs étaient bons, d’ailleurs, il n’avait pas cru bien longtemps en un papa Noël, sur son traineau, avec ses rennes – il n’avait pas eu besoin de beaucoup de fêtes de Noël chaque année pour se rendre compte que c’était précisément c’qu’il demandait à ses parents, qui atterrissait sous le sapin. S’en était suivie, l’habituelle période des caprices et des chantages en tous genres : difficile, somme toute, d’imaginer qu’Alec Lynch ait pu passer du jeune homme particulièrement chiant, dépensier et excessif, à cet être froid que Calista avait toujours connu. Et il avait plutôt bien joué son jeu, puisque jamais la Wolstenholme n’avait soupçonné les montants exorbitants qu’il avait eu sur son compte en banque – du moins, pas avant qu’elle ne fouille dans sa vie, retourne toutes les propriétés qui étaient en son nom, et ne découvre son passé, de A à Z. Pourtant, malgré tout ça, Alec avait encore l’intime conviction que s’ils devaient se retrouver tous les deux à un rencard, comme ce soir, ils auraient encore beaucoup de choses à se dire : comme il le lui avait dit, trop sévèrement la dernière fois, c’n’était pas parce qu’elle avait appris toute sa vie derrière un écran d’ordinateur, en pianotant sur son clavier, qu’elle le connaissait, lui, parfaitement. Elle connaissait l’Alec chasseur, celui qui avait toujours habité à Radcliff – l’Alec déshumanisé, qui grappillait des moments sympathiques avec les autres ; celui qui avait été humain, avec ses mauvais côtés et ses meilleurs côtés tout à la fois, il était resté à Elizabethtown. C’était pourtant, bien ces parts-là qu’il voulait essayer d’ramener à lui, au moins un peu ; sans quoi, le chasseur voulait bien croire qu’il n’serait bon qu’à se concentrer sur les épreuves, les obstacles, les galères, entre la chasse et les mutations.

Il avait été plus que ça, à certaines époques de sa vie. Plus aussi que juste un gamin trop demandeur, qui utilisait les périodes comme Noël pour se faire particulièrement chiant. Après tout, il voulait bien croire que s’il était devenu plus raisonnable avec le temps, c’n’était pas à cause de la mort de ses parents, ou parce qu’il était devenu un hunter, mais juste parce qu’il avait trente-quatre ans désormais, et non pas vingt seulement. Tout le monde était au moins un peu con, à vingt ans. Selon la tournure des choses, alors, peut-être que le mot friendzoner ne semblait pas si étranger à son habituel vocabulaire ; la réaction de Calista, sembla le surprendre d’ailleurs, tandis qu’Alec la dévisageait sans pouvoir empêcher ses paupières de se plisser, dans un faux air vexé – juste avant que d’un sourire à la commissure de ses lèvres, il n’hausse les épaules. Il était quand même presque sûr de n’pas avoir mal utilisé le terme, et au moins, ça devait bien laisser entendre à la blonde qu’il faisait des efforts d’un certain genre. Après la mort subite et prématurée de son dernier ordinateur – sans doute à force qu’il s’énerve dessus en appuyant sur toutes les mauvaises touches – il voulait bien essayer de s’améliorer dans le domaine. Tout comme il voulait essayer de s’améliorer dans le domaine du romantisme : « Pourquoi, t’y vas toutes les années, toi ? » il ne put s’empêcher de demander à Calista, alors qu’ils étaient dehors, et qu’il avait un peu lancé l’idée du Marché de Noël au hasard. Sans quelqu’un avec qui y aller, ça n’avait jamais été très plaisant pour le Lynch, l’idée de voir tout un tas de familles avec leurs enfants se rendre là-bas – et puis, il n’était pas assez fan du lait de poule, du froid glacé, ou des traditions pour y aller. Si elle connaissait déjà l’endroit, Calista, il n’y aurait sûrement pas grand-chose de féérique ou de nouveau à y aller une nouvelle fois, que ce soit avec lui ou avec n’importe qui : c’était parfaitement ce genre d’actions cycliques et répétitives qu’Alec n’pouvait pas comprendre, par exemple. Il n’aimait pas les rituels, quels qu’ils soient – peut-être bien quelque-chose que les informations sur internet n’avaient pas dites à la Wolstenholme ; et même une part de sa personnalité qui n’sautait pas aux yeux, quand on le côtoyait – surtout, dans le cadre d’une relation comme ce qu’ils avaient eu pendant des années. « Tout c’que j’peux dire, c’est que j’sais pas si c’est un miracle, ou une idée complètement folle, qu’il soit encore installé cette année. » il dut bien admettre. « T’en fais pas, c’est pas si loin, le restaurant. » releva-t-il alors qu’ils marchaient sur les trottoirs couverts de neige et que le froid passait bien assez vite sous les vêtements pour s’incruster partout sur la peau – la question aurait pu être légitime, dans la tête de Calista, alors qu’elle avait probablement passé tout un temps à se préparer. Ce serait dommage que le froid d’hiver ruine tout, ou que ces couches de neige imprévues rendent leur rendez-vous plus compliqué qu’il ne le serait déjà.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 7 Déc 2016 - 0:04


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Les Wolstenholme, ils avaient toujours été assez à cheval sur les traditions pour que Noël ait son importance. C’était sûr, fallait pas compter sur Alistair Wolstenholme pour raconter de belles histoires sur ce monsieur en rouge qui se décarcassait avec ses lutins et ses elfes pour offrir des cadeaux à tous les gamins du monde juste pour faire rêver ses gosses. Calista, elle avait bien souvent reçu des chèques à noël comme  pour ses anniversaires et elle n’allait pas s’en plaindre au moins, ça lui avait permis de s’offrir à elle tout ce qu’elle voulait, mais bon, des fois ça avait quand même donné l’impression qu’il se contentait de signer de chèques pour pas avoir à se poser des questions sur ce qui pourrait faire plaisir à sa fille. De toute façon, Alistair, il n’avait jamais vraiment pris le temps d’essayer de la connaitre ou de la comprendre. Alors même qu’Alec, il avait dit qu’elle était un peu comme un livre ouvert ; c’était dire à quel point son père n’avait jamais fait le moindre effort la concernant. Le réveillon de Noël en famille, ça avait fini par ressembler à une réunion de famille chiante, avec la dinde et la bûche, que Calista, elle se débrouillait pour esquiver quand elle en avait la possibilité, quitte à faire ensuite quelque chose juste avec Lorcan et Aspen, leur anniversaire tombait deux jours après noël, alors c’était l’occasion de faire quelque chose. Mais malgré tout ça, Noël ça restait une belle période de l’année et Calista, elle avait toujours aimé faire des cadeaux, au moins à ses frangins et puis les décorations, c’était joli, fallait bien l’admettre. Elle avait quand même de bons souvenirs de Noël, quand bien même ils n’étaient pas nécessairement avec son père. De toute façon, des bons souvenirs avec celui-là, elle était prête à parier qu’elle n’en avait pas un seul, ça ne servait à rien de creuser dans sa mémoire à la recherche d’un truc pareil.

Elle n’avait jamais eu à rester chez elle de toute façon, à Noël comme une malheureuse avec son lait de poule et ses chocolat comme seule compagnie. Elle avait eu des amis avec qui fêter l'événement, y avait eu les Lecter aussi des fois, pour les grandes réunions de famille et puis elle avait eu Aidan, leur histoire avait été assez longue pour qu’ils passent plusieurs noël ensemble, rien que tous les deux où avec sa famille à lui, peut-être avec la sienne à un moment, elle ne savait plus trop ; mais le fait était qu’elle avait des éléments en tout cas, pour se réjouir de la période des fêtes, même si sa famille, ce n’était pas forcément la famille la plus idéale du monde ; surtout – uniquement même – à cause de son père. Au final, elle aimait bien le mois de décembre et tout ce qui allait avec, quand bien même elle était certaine de préférer l’été à l’hiver, le soleil à la neige. Malgré tout, le marché de noël, il l’avait toujours attiré pour bien des raisons, parce que c’était noël, parce que c’était beau, parce que c’était – au moins un peu – divertissant. « Bha, tu sais, avant qu’y ait des explosions toutes les deux semaines, Radcliff c’était une ville tranquille, alors y avait des trucs comme le marché de noël, la fête de l’hiver ou celle des fondateurs qui sortaient un peu du quotidien. Si tu loupais ces trois trucs là, tu loupais tous les événements de Radcliff. » Ce n’était pas une ville populaire, c’était juste un petit coin paumé dans le Kentucky, alors avant, en tout cas, ce marché, ça avait été le truc qui sortait un peu de l’ordinaire. « Et puis je m’en sors pas aussi mal qu’on pourrait le croire sur des patins à glace. » Elle haussa légèrement les épaules. Ça pouvait être difficile à croire, parce qu’elle était maladroite, pas sportive et tout ce qui allait avec, mais le patin, elle maîtrisait. Après tout elle passait bien les trois quarts de ses jours montée sur des escarpins et elle ne s’était jamais rien cassé en tombant lamentablement. « Peut-être qu’ils ont juste envie de rappeler aux gens, qu’avant Radcliff c’était ça, une petite ville tranquille qui s’illuminait sous les décorations de noël et pas sous le feu des explosions. » Mais c’était un pari risqué, c’était certain, parce que ça, c’était avant ; maintenant la ville s’était surtout les explosions qu’on retenait. « Quand j’étais plus jeune, je trouvais ça vraiment cool, les lumières, les familles qui venaient ici, les enfants qui venaient pour voir le père-noël. C’était l’endroit sympa où venir avec des amis, pour échapper à tout ce qu’y avait chez moi. Mon père trouvait toujours un moyen de ruiner noël. » Pas volontairement sans doute, tout comme, il n’avait pas gâché sa vie récemment, avec la seule volonté de gâcher sa vie, quand bien même ça n’excusait rien aux yeux de Calista. « Au moins, il peut pas ruiner le marché de noël. Quoi que peut-être que juste pour m’faire chier c’est lui le prochain qui ira poser une bombe pour tout faire exploser là-bas. » Elle osait quand même espérer qu’il avait mieux à faire de sa vie quand même, que de faire exploser une partie de la ville, enfin, mieux valait être prudent avec un type pareil. « Ce serait horrible quand même, de faire exploser ce truc. Noël c’est censé être magique, plein d’espoir, après tout ce qui s’est passé en ville, les gens méritent bien de pouvoir garder ça. » C’était comme ça qu’elle voyait les choses et c’était bien ça qui l’attirait, année après année sur ce marché de noël, qui était loin d’être gigantesque, mais ça dégageait ce truc joyeux et magique, qui faisait du bien parfois. Peut-être bien qu’heureusement qu’il n’était pas si loin que ça le restaurant, parce qu’elle commençait déjà à parler trop et pour vendre la magie de noël en plus, elle avait dû en faire fuir plus d’un de types à des premiers rencards, à parler autant. Quoi que, y avait bien qu’avec Alec qu’elle pouvait évoquer comme ça sa famille, parce qu’il la connaissait déjà assez bien, même si c’était un premier rencard, il connaissait déjà les dysfonctionnements des Wolstenholme, alors au moins, y aurait rien de surprenant dans ce qu’elle disait.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 7 Déc 2016 - 3:28



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Depuis tout le temps qu’il était à Radcliff, Alec n’avait jamais particulièrement essayé de s’incruster dans la ville, et de s’y faire une vraie place. Sûrement était-ce pour ça, qu’il n’avait par exemple, jamais été le type à la recherche de l’amour, de l’histoire concrète et stable à même d’apaiser son quotidien, au milieu de toutes ces histoires de chasse. Il n’avait jamais vraiment essayé non plus, d’être un collègue apprécié de tout le monde au poste de police : aux alentours du mois de décembre, y’en avait eu certains, qui venaient dans le coin avec des petits cadeaux sous le bras pour fêter Noël au bureau. Alec, il avait toujours été celui qui avait eu une bonne bouteille, un espèce de truc ‘rigolo’ à mettre sur son bureau, ou une boîte de chocolat comme moindre politesse, parce que personne ne le connaissait vraiment. Ça faisait bien longtemps, que lui, il avait perdu son entrain à l’idée de fêter le réveillon : après tout, quand on n’avait pas vraiment de famille avec qui le célébrer, et que partout où on sortait, on voyait des troupes de gens, parents et enfants sortir gaiement, la moindre volonté d’au moins essayer s’envolait assez vite. Avec les années, alors, Alec avait de moins en moins tenté l’expérience : il n’se souvenait plus vraiment ce que ça faisait, alors, de faire la fête en grandes pompes, avec plein de gens, une grosse dinde au milieu de la table, et une bûche en dessert. Dans ses placards, il n’avait jamais eu de décorations de Noël, du genre guirlandes ou boules à accrocher à un gros sapin. Et lui, il avait été le genre de collègue à ne rien amener à personne. Pas même à Calista : Noël, avec le temps, c’était devenu cette zone intouchable dans sa vie, cette priorité aux membres de la famille – compte-tenu du fait qu’il avait été le dernier représentant des Lynch, alors, il avait conservé un genre d’exclusivité autour de son réveillon à lui, choisissant de le célébrer en solitaire. Et avec le temps, tout désespoir à cette idée s’était envolé : y’avait même eu des époques où il avait poussé le vice jusqu’à aller chasser, alors que d’autres festoyaient la naissance du petit Jésus et attendaient la venue d’un père Noël qui n’avait jamais existé.

Avec le temps, il avait vu les fêtes défiler à Radcliff : les événements s’organiser, et puis passer sans qu’il n’y foute le moindre pied. L’année dernière, il n’avait été à la fête des Fondateurs que pour y retrouver Calista, et ça n’avait été qu’en tant que flic et chasseur, qu’il avait été présent à la fête de l’Hiver : la preuve en était, sûrement, le flingue qu’il avait eu à la ceinture, et l’acte bien célèbre qui l’avait rendu si réputé dans la ville, ennemi préféré des mutants. Depuis belle lurette, alors le Lynch n’arrivait plus à comprendre comment le désir d’oublier, pouvait transformer les gens de Radcliff en de crédules idiots : se rendaient-ils à chaque événement maintenant, avec l’espérance que celui-ci, serait l’exception à toutes les catastrophes qui s’enchainaient maintenant dans le quoi, depuis près d’un an ? Même si on lui disait que le vrai Père Noël, en cher en os, avec ses rennes, son traineau était descendu du pôle Nord pour exaucer les vœux de tout le monde avait débarqué au centre de la ville, Alec éviterait soigneusement, tout ce qui rassemblait plus de dix habitants de Radcliff dans un même endroit. Ça faisait si longtemps, d’toute manière, qu’il avait abandonné toute vision aussi innocente et crédule du monde… il était adulte, maintenant, il n’avait plus de raison à croire au Père Noël, ou en un petit bébé né le vingt-cinq décembre et soi-disant plus miraculeux que les autres, et il n’avait plus de famille avec qui fêter quoique ce soit. Pourquoi se donner la peine, alors ? S’il devait faire un sapin, avec des tonnes de rubans trop colorés et de paillettes trop éclatantes juste pour ses beaux yeux à lui, il préférait largement n’pas s’encombrer de l’effort. C’était une vision bien pragmatique des choses, il en avait conscience, Alec ; une façon de voir le monde bien plus proche de ce qu’Alistair Wolstenholme devait penser, que Calista elle-même, d’après ce qu’elle disait. C’n’était pas pour autant que le jeune homme eut un tant soit peu l’idée ou l’envie de défendre le patriarche des Wolstenholme : ça, c’était le cadet de ses soucis. Mais après tout, puisqu’ils étaient assez fous, Calista et lui, pour se donner rendez-vous, ou même pour s’être épris l’un de l’autre, autant qu’ils le fassent en toute connaissance de cause : « J’suis presque sûr que dans ma famille, j’étais celui qui avait la réputation de ruiner Noël. » il admit dans un ricanement, chargé d’un trop-plein de nostalgie : ses parents ne le lui avaient jamais dit ouvertement, bien sûr, mais Alec avait assez de souvenirs embarrassants en tête pour s’faire une nette idée de ce qu’ils avaient dû penser. « Noël, pour mes parents, c’était toujours l’occasion de-… se montrer généreux avec les gens influents du coin. Et j’avais pas beaucoup d’intérêt pour tout ça. » s’il se souvenait bien, y’avait probablement eu plus d’une soirée caritative organisée au nom des Lynch, qui avait été interrompue par les flics, parce que leur délinquant de fils s’était fait arrêter pour diverses raisons. Pourtant, la pire année, celle durant laquelle il avait senti la rancœur de ses parents se faire la plus palpable, ç’avait été quand il avait jugé avoir mieux à faire, et qu’il avait complètement disparu à l’époque du réveillon de Noël pour aller faire du ski, avec une bande de mannequins. Cette année-là, il avait fêté Noël au champagne et dans une nuit très intéressante ; des bons plaisirs qui n’avaient pas eu la moindre importance, quand il avait réalisé que quoiqu’il en soit, y’avait des choses qui ne se remplaçaient pas et des attitudes qui ne s’excusaient pas, en ces périodes-là. Il dut arrêter ses pensées bien assez tôt, Alec, alors qu’il se reconnectait à une mélancolie qui pouvait trop facilement le prendre aux tripes : penser à ses parents, parfois, ça le poussait à penser à la solitude qui l’entourait – celle qui l’avait entouré pendant ces années. Et il pensait à Calista… au moins de décembre, il n’aurait resté que quelque-chose comme deux mois avant qu’elle accouche, et le Noël d’après dans leur vie aurait été-… totalement différent. « Au pire, y doit sûrement y avoir un marché de Noël beaucoup plus grand, et rempli de beaucoup plus de gens à Elizabethtown. Tant que tu fais du patin à glace toute seule, j’suis sûr que là-bas, même ton père pourra rien ruiner. » il eut un sourire, tant bien que mal ; peut-être bien que pour ce soir, ils méritaient surtout d’pouvoir complètement oublier l’existence d’Alistair Wolstenholme, et les ondes de choc qu’il continuait de répandre dans leurs vies. Restait plus qu’à espérer quand même, qu’ils n’aient pas besoin de parcourir des centaines de kilomètres pour ça.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 7 Déc 2016 - 23:14


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La famille ça semblait être au cœur des traditions de noël, parce que c’était cette fête où on offrait des cadeaux, où on laissait les enfants se plonger dans un monde féérique, dans lequel le père noël venait pour rendre heureux tous les gamins du monde, parce que toute l’année durant, il avait bien galéré, avec l’aide de ses elfes et de ses lutins pour confectionner plein de jouets pour les enfants partout dans le monde. Et il débarquait le vingt-cinq décembre à minuit pile sur son traîneau avec ses rennes et sa grosse hotte pour passer par la cheminée et déposer tout un tas de cadeaux. Et ça les faisait rêver les enfants, au moins, ça leur permettait d’imaginer un monde meilleur sans doute. Y avait ces grands repas de famille aussi qui définissait bien cette fête, avec la dinde, la bûche et les décorations partout. La famille ça semblait bien important en cette période du mois de décembre. Pourtant chez les Wolstenholme ce serait sans doute pas le truc au cœur de l’événement, alors même que le père de famille avait essayé de tuer deux de ses enfants durant l’année et techniquement, il avait tué son petit-fils, ou sa petite-fille, bien avant qu’il ou elle n’ait l’occasion de venir au monde. Alors la famille évidemment, elle ne serait pas complète cette année. Elle voulait bien faire quelque chose avec Lorcan et Aspen, mais certainement pas avec leur père, alors faudrait faire un choix de toute évidence, c’était elle ou Alistair et elle espérait bien que Lorcan, il serait de son côté, après tout c’était lui qui avait bien manqué de se prendre une balle entre les deux yeux, parce qu’il était un transmutant. Forcément, la famille chez les Wolstenholme, c’était une notion bien compliquée. Mais c’était parce qu’Alistair lui-même avait décidé de tout foutre en l’air. Maintenant, il ne pouvait plus s’en vouloir qu’à lui-même pour cette division que connaissait la famille.

Heureusement, le réveillon de noël ne tombait pas demain, ils avaient encore le temps de s’organiser tout ça et Calista, elle avait bien, dans tous les cas, l’intention de demander à Alec s’il voulait faire ça avec elle, avec eux, si jamais les jumeaux Wolstenholme préféraient passer Noël avec elle plutôt qu’avec leur père. Ouais, ça ressemblait presque à un concours aux yeux de Calista, à se demander qui est-ce que ces frangins choisiraient. Sans aucun doute, ça la vexerait, de les voir partir vers leurs père. Mais qu’est-ce qu’elle y pouvait hein ? Après tout Aspen, il semblait bien qu’y avait rien qui pourrait la rendre déloyale envers leur père. Peut-être que c’était bien pour elle ; au moins, elle avait un père. La famille, c’était toujours un sujet compliqué de toute façon. Alec, il n’en parlait pas beaucoup de sa famille. Elle comprenait très bien pourquoi. Ce qu’elle en avait vu l’autre fois à Elizabethtown, elle savait que ça avait été bien difficile déjà pour lui. Le reste de ce qu’elle savait, c’était ce qu’elle avait pu trouver sur internet dans elle avait passé sa vie au peigne fin à la recherche d’une indication qui pourrait lui donner une idée d’où le trouver. C’était mieux quand il en parlait que quand elle fouillait, c’était certain. D’autant plus que ses recherches, elles n’avaient servies à rien. « C’est le genre de truc qui n’a pas l’air très adapté aux jeunes ça. » Elle haussa les épaules, c’était pas difficile d’imaginer un Alec d’à peine vingt ans qui cherchait à éviter les soirées pompeuses comme ça. Ils n’avaient pas eu la même jeunesse du tout, ils le savaient bien, mais même elle, elle aurait trouvé un moyen de se barrer de là si on lui avait pondu ce genre de soirée ; sans doute pas pour aller picoler avec des potes quelque part, plus pour aller dans un coin où elle pouvait trouver une connexion internet pour passer le temps. « J’crois que j’ai toujours préféré le nouvel an à noël perso. » Le nouvel an c’était le jour parfait pour avoir une bonne excuse pour se bourrer la gueule et déjà plus jeune, elle en avait profiter pour sortir avec ses amis et au fil des années qui s’étaient écoulées, elle pouvait quand même admettre qu’elle en avait vraiment profiter pour faire le fête en bonne et due forme, parce qu’elle avait beau être une geek elle avait quand même le gout de la fête. « Oh, si c’est une invitation, je l’accepte avec grand plaisir. » Elle n’allait pas dire non à une escapade avec Alec de toute évidence, et ils n’étaient pas obligés d’aller à Elizabethtown après tout, ça lui rappelait probablement trop de mauvais souvenirs. « Cela dit, je sais pas si j’ai envie d’aller faire du patin à glace toute seule, qui est-ce qui va me rattraper si je tombe ? » Certainement pas un inconnu de la patinoire, elle préférait autant que ce soit Alec. Et oui, elle avait dit qu’elle s’en sortait pas mal sur des patins, ça supposait qu’elle tenait bien debout, mais bon, si fallait utiliser ce prétexte pour essayer de faire monter Alec sur la glace pourquoi pas, elle pouvait même faire exprès de tomber pour qu’il la rattrape. « Ou on pourrait aller plus loin qu’Elizabethtown, quelque part où il neige beaucoup, pour faire du ski, quelque part dans le Colorado. » Elle avait plus facilement tendance à vouloir partir au soleil Calista, passer l'hiver à faire bronzette, ça pourrait être sympa. Mais le ski, pourquoi pas, c’était plus dans l’ambiance là. Cela dit, elle était certaine d’être plus sexy à faire bronzette à la plage qu’en combinaison de ski, mais bon, le Colorado, c’était réputé pour ses stations de ski et c’était quand même plus attrayant qu’Elizabethtown.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 8 Déc 2016 - 2:35



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Ils avaient beau se connaître depuis de nombreuses années, Alec et Calista, ils n’avaient jamais vraiment partagé grand-chose de l’esprit de Noël jusque-là. Leur lien, à vrai dire, il avait semblé exister dans son propre monde, un univers rien qu’à eux deux, fait parfois uniquement de regards, de quelques discussions qui n’payaient pas de mine, vues de l’extérieur ; et ils avaient souvent été loin, bien loin des traditions de tous les rapports humains, quelles qu’elles aient été. A n’en pas douter, chaque réveillon de ces derniers années, la blonde ne les avait jamais passés seule, toujours à rejoindre sa famille, à faire la fête avec les siens, et à offrir de son temps comme elle devait balancer les cadeaux aux autres. Elle avait cette façon d’être généreuse, Calista, envers et contre tout : le genre de jeune femme qui n’avait que trop de fois pardonné à son père, par exemple, et sûrement celle qui faisait une tonne d’achats pendant le mois de décembre pour un maximum de gens. Lui, Alec, de son côté, il n’avait plus eu de famille avec qui partager quelque repas ou même juste un bon verre de lait de poule sous un grand sapin, la mélancolie au bord de l’esprit. Les parents de sa mère étaient morts quand elle avait été bien trop jeune pour les perdre, et ceux de son père avaient lentement succombé à cause de l’âge, avec le temps : des Lynch, il ne restait qu’Alec – et si ça faisait belle lurette qu’il n’croyait plus aux fantaisies de ces temps, comme le Père Noël avec son grand traineau et ses elfes, il avait aussi perdu de tout le côté ‘normalement adulte’ de Noël. C’n’était pas comme si la perspective de festoyer en solo, aurait pu avoir quoique ce soit de plaisante, de toute manière : ils faisaient pourtant désormais, dans les supermarchés ou même chez les traiteurs, des dindes ou des bûches pour une seule personne – les désespérés qui n’trouvaient vraiment personne pour leur tenir compagnie. Alec, il avait préféré abandonner plutôt que de tenter quoique ce soit : quoiqu’il en soit, l’année qui avait suivi la mort de ses parents, il n’avait tout simplement pas eu envie de célébrer quelque occasion spéciale que ce soit – Noël comme anniversaires, ou quoique ce soit d’autre. Il avait tout oublié, tout jeter dans l’oubli, sans concession et sans demi-mesure. Et puis, au bout d’un moment, l’idée d’un grand arbre au beau milieu de son appartement, foutant des aiguilles partout, et couvert de boules et de guirlandes clinquantes lui avait de moins en moins manqué. Il n’avait jamais eu trop besoin de cadeaux non plus, ou de la générosité de qui que ce soit : alors même dans la vie si lumineuse de Calista, il avait toujours été l’élément froid, un peu difficile à cerner. Il avait réussi à s’laisser apprivoiser, à s’ouvrir avec elle progressivement, mais il avait toujours semblé que Noël, la famille, le personnel comme ça, appartenait à un autre univers, loin de celui dans lequel ils gravitaient. Sans doute était-ce pour ça, alors, que l’adaptation brutale entre cette façon-là d’être, et une vie de couple où ils partageaient leur vie de tous les jours, un appartement, des habitudes, et cent pour cent de leurs existences, avait été si chaotique et destructrice. Il n’avait jamais douté, pourtant, le Lynch, que dans les ténèbres où il s’était perdu depuis belle lurette, Calista, elle avait eu l’allure d’une étoile qu’il aurait bien eu envie de suivre, vers la surface, vers l’espoir, vers l’envie d’reconstruire un peu de son humanité.

Elle avait cette façon d’faire, cette façon d’être qui pourrait motiver n’importe qui : Alec, il avait bien du mal à comprendre comment quelqu’un pouvait finir dans une pièce avec elle, la voir, lui parler, l’entendre, et vouloir la blesser. Comment des gens, à Radcliff ou ailleurs, l’aient déjà fait : Alistair Wolstenholme ou l’inconnu qui avait propulsé la blonde dans un lit d’hôpital – il pouvait y avoir tout un tas d’gens, à même de n’pas comprendre ses motivations à lui ; lui, c’était ça qu’il n’comprenait pas. Lui, il n’avait jamais eu envie de blesser Calista, d’compliquer les choses, de n’pas être à la hauteur ou de n’pas savoir la protéger. Finalement, leur propre monde à eux, où ils n’avaient été que tous les deux, où ils n’avaient pas laissé les commodité des autres parts de leurs vies, les arrêter ou entamer leur relation, il n’avait pas été si mal. Maintenant, tout ça s’était envolé ; parce qu’ils n’étaient plus des chasseurs, qu’ils n’en avaient même plus la croyance, et que même si ça devait être le cas, par quelque miracle que ce soit, Lancaster était en taule, et Isolde Saddler était désormais maire. Fondamentalement, ils restaient pourtant les mêmes, tous les deux ; et c’était indéniablement pour ces raisons, qu’ils étaient là ce soir, les pieds dans la neige, à avoir fait tant d’efforts pour s’arranger un rendez-vous romantique, rien que tous les deux. Beaucoup diraient sûrement, que c’était idiot, cet aller-retour dans leur histoire – à Elizabethtown, ils avaient grillé bien des étapes, et voilà qu’ils jouaient les imbéciles, comme s’ils n’étaient qu’à leur premier rencard, et qu’ils s’rencontraient tout juste. Après tout, pourtant, le contexte en lui-même semblait délier les langues : il n’savait plus vraiment c’qu’il avait encore à cacher à Calista désormais, Alec. Elle avait appris tout ce qu’il y avait à savoir sur sa vie, que ce soit à travers des pages internet, ou en pénétrant dans la maison où il avait vécu, et où il restait encore des traces de son autrefois. Pas besoin d’en rajouter une couche, à se comporter comme des enfants, en prétendant que cette nuit-là, en plein cœur de sa vie à lui, de ces parts si intimes de son histoire, de sa famille, n’avait pas existé. « Adapté ou non, j’suppose que j’aurais pu trouver un meilleur moyen d’occuper mon temps. » il releva alors, dans une légère moue, critique envers lui-même : elle n’avait franchement pas besoin d’lui chercher quelque prétexte que ce soit, Calista. Il avait fait sa paix avec c’qu’il avait été, plus jeune, depuis bien longtemps déjà : il n’avait jamais été le fils idéal pour ses parents, celui qui remplissait tous leurs vœux et toutes leurs exigences à la lettre – il avait été l’opposé parfait, d’ailleurs. Lui, il avait juste trouvé n’importe quel prétexte plus ou moins viable pour faire la fête, toujours dans les extrêmes, et en considérant la réputation qu’il avait eue à l’époque, ç’avait été la seule part de sa personnalité qu’on avait retenu. Maintenant, ces temps étaient bien loin : bien plus loin qu’il n’s’en était rendu compte, dans sa fuite en avant. Son brusque retour aux sources, quelques temps plus tôt seulement, avait eu le don de lui sonner les cloches et d’lui remettre les pendules à l’heure. « Bien sûr que c’est une invitation. » dit-il avec un sourire – à vrai dire, ç’avait surtout été de l’ironie au début, un moyen de faire comprendre à Calista, que si un truc aussi extrême qu’Alistair Wolstenholme voulant faire exploser une partie de la ville juste pour lui pourrir la vie à elle, il serait là. Evidemment, ç’avait été en partant du principe que le père de la jeune femme n’aille pas aussi loin. Mais-… mais fallait admettre, qu’à regarder Calista, qu’à l’écouter, comme toujours, y’avait quelque-chose, dans le peut-être, projeté dans le futur, qui lui plaisait, à Alec. Corps et âme. « Mais même avec une bonne dose de chantage affectif comme ça, t’arriveras quand même pas à me faire monter sur des patins à glace. » il rit doucement, haussant les sourcils comme si c’était une assurance inébranlable : fallait bien qu’il garde un peu de sa fierté. « Si on doit pousser le vice à penser à des régions plus lointaines, on peut toujours aller au Canada, hein… c’est là-bas qu’y’a les meilleures pistes. » quitte à devoir coller à l’humeur, avec la neige, le froid, la montagne, il n’avait jamais eu pour habitude, Alec, de faire les choses à moitié, quand c’était pour ces domaines-là. « Sauf si en fait, t’as peur. Et t’es un peu comme tous les sudistes des Etats-Unis, pour qui tenir sur des ski est déjà un miracle. » gentiment sardonique, il ricana : fallait quand même admettre qu’il avait du mal à imaginer Calista sur des skis, en grosse combinaison, à faire du sport d’une manière aussi intense pour de longues heures dans la journée. Elle qui râlait quand ils allaient dans une salle pour deux heures dans une journée. Fallait quand même admettre, alors, qu’il avait au moins un peu raison de penser pouvoir blaguer sur ça.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 8 Déc 2016 - 15:08


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Ce dont elle était sûre Calista pour Noël cette année, c’était qu’elle n’avait pas envie de voir la sale tronche de son père pour venir gâcher les fêtes. Ça faisait depuis cette fois à l’hôpital, quand Aspen était sortie du coma, qu’elle ne l’avait pas vu son père et c’était très bien comme ça. Elle avait tellement l’impression qu’il était indifférent à tout ce qui lui était arrivé, par sa faute, que ça avait le don de l’agacer encore plus Calista quand elle y pensait. Alors maintenant, elle s’en foutait de lui, elle ne voulait plus le voir, plus lui offrir l’importance qu’elle avait pu lui accorder pendant de trop nombreuses années de sa vie. Il pourrait bien revenir la voir, les bras chargés de cadeaux que ça ne changerait rien. Elle avait bien trop l’impression Calista, d’avoir commis une erreur ce jour-là, en ouvrant la porte à un Alistair Wolstenholme qui pour la première fois de sa vie lui avait semblé au moins un peu, inquiet de son sort. Malgré ça, il l’avait piquée avec une dose de vaccin dès qu’il en avait eue l’occasion. Elle n’avait jamais eu l’occasion de savoir s’il avait eu vent de ce qui l’avait poussée à être hospitalisée et de cette histoire qui voulait qu’elle se soit tirée elle-même dessus parce qu’elle était une transmutante, ou s’il était venu juste parce que sa fille s’était pris une balle. Bizarrement, elle n’avait aucune difficulté à penser que c’était la première hypothèse la bonne et que depuis le moment où il était entré dans son appartement, il n’avait eu qu’une seule idée en tête, celle de vacciner sa fille, en se fichant bien des conséquences qu’elle devrait essuyer après ça. Elle avait beau être de retour sur ses jambes, en bonne santé et en plus en train de reconstruire convenablement sa vie, elle n’arrêtait pas d’y penser aux conséquences de ce fameux vaccin.

Elle continuait de compter les mois, les semaines qui auraient dû la séparer du moment où elle serait devenue mère. Elle continuait de se demander à quel point son ventre serait gros, si jamais elle n’avait pas perdu le bébé et si ça aurait été une fille ou un garçon. Il aurait eu les cheveux blonds, les yeux bleus, comme il avait dit l’autre fois Alec. Noël prochain, ils auraient pu le passer avec un gamin d’une dizaine de mois qui ferait peut-être ses premier pas dans un salon avec un beau sapin et des décorations partout pour l’occasion et ça aurait eu une allure bien différente. Elle y pensait Calista, tous les jours, toutes les nuits avec une tonne de regrets qui ne semblaient pas encore prêts à s’envoler. Elle faisait avec, ce n’était pas comme si elle avait le choix, elle avait déjà trop longtemps laissé la peine s’emparer d’elle, maintenant, elle faisait en sorte de ne plus être uniquement focaliser là-dessus. Parce qu’y avait des trucs bien dans sa vie quand même. Y avait Alec, qui revenait à ses côtés après trois mois de silence et ça, elle n’avait pas envie de le perdre. C’était le plus cher de ses vœux maintenant, que sa relation avec Alec puisse se dérouler, sans problème, sans complications nouvelles à venir s’ajouter à la liste de celles qu’ils avaient déjà. Franchement, si y avait un père-noël quelque part, qui pourrait débarquer sur son traîneau tiré par des rennes, elle n’avait qu’une chose à lui demander, ce serait une solution à la mutation d’Alec, qu’ils puissent se débarrasser de ça et être enfin défaits de tous leurs problèmes. Mais bon, c’était comme les miracles du petit jésus ou les souhaits balancés sur les étoiles filantes, ça n’allait pas arriver dans un claquement de doigt malheureusement. « Sans doute oui. Mais t’étais jeune. » Ça n’excusait pas tout sans doute de juste dire ‘t’étais jeune’ mais ça voulait au moins dire que c’était pas si grave que ça non plus, avec un peu moins de maturité en stock tout le monde faisait des conneries, plus ou moins grosses certes, mais bon. « Le genre d’invitation que je ne peux pas refuser. » Elle n’en avait pas l’envie après tout, passer un peu de temps avec lui loin de Radcliff, c’était vraiment tentant comme idée. « Oh et moi qui pensais qu’aucun sport ne pouvait te rebuter. » Qu’on vienne pas lui dire que le patin à glace ne pouvait pas être considérer comme un sport, parce que bon, y avait bien des mecs qui faisaient des figures hyper complexes sur la glace et d’autres qui faisaient du hockey ou des trucs comme ça, alors, c’était sportif. « Le canada, c’est encore plus tentant qu’Elizabethtown. » Elle n’avait jamais mis les pieds au Canada Calista, alors c’était une expérience plutôt tentante. « Tu serais surpris de voir que mes habitudes de sudiste et mes capacités sportives quasi-inexistantes ne m’empêchent pas de tenir sur des skis. » Elle ne parlait pas de descendre des pistes compliquées, elle pouvait skier, elle l’avait déjà fait à un petit niveau digne d’un touriste, mais c’était déjà ça. Fallait pas trop lui en demander et peut-être bien que depuis le temps qu’elle n’était pas partie en vacances sous la neige, il lui faudrait quelques chutes avant de se remettre dans le bain, mais quand même, tant qu’on lui demandait pas trop, elle pouvait s’en sortir.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Ven 9 Déc 2016 - 23:02



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Par habitude, sans doute, Alec avait commencé depuis quelques années maintenant, à de moins en moins noter les différences dans les mois qui passaient. Décembre avait eu pour lui, la même allure que les autres périodes de l’année ; il avait presque semblé que les autres fêtaient Noël, s’envolant dans un monde où le Père Noël existait pour les enfants et où les vœux pouvaient se réaliser pour les adultes, pendant que lui, il restait dans l’univers bel et bien réel. Celui où les gens mouraient quoiqu’il arrive, parfois même en des occasions sorties de nulle part, à cause d’étrangers comme Lewis Duncan. Ou Alec Lynch lui-même. Il l’avait toujours eue, lui, cette clairvoyance assassine palpitant dans ses veines ; il était devenu un tueur, au moment où il avait décidé de rejoindre les hunters, et il n’avait pas fait les choses à moitié, lésinant sur les moyens, reculant face à l’adversité, ou déposant les armes le temps des fêtes de fin d’année. A la fin, ce qui avait été une nouveauté, était devenue un cercle de traditions inhérentes à la vie du chasseur : sa dévotion pour la chasse aux transmutants n’avait pas eu de limite, et lui avait fait parfois atteindre des extrêmes qu’il questionnait presque trop, aujourd’hui. Des songes que le Lynch gardait pour lui, majoritairement, comme un brouhaha permanent duquel il allait devoir se faire : ce ne serait pas des cadeaux à la fin de l’année, un peu de neige dans les rues, ou même un bon moment passé avec Calista, qui lui permettraient de complètement échapper aux conséquences de ses actes. Et quelque-part, il semblait bien qu’il n’y avait aucune circonstance mieux placée que ça, que la présence de Rhaena Dryden en ville, sa volonté d’se venger après lui. Elle aussi, elle n’devait pas particulièrement célébrer Noël, ou offrir quoique ce soit à qui que ce soit – certainement pas à ses ennemis. Les décorations dans les rues, alors, scintillant de mille feux, avaient toujours plus semblé être pour les autres à Alec : c’n’était pas comme s’il pouvait avoir envie de festoyer autour d’une dinde ou de faire un grand sapin au milieu de son salon, juste pour lui-même. Ce qui lui avait manqué, ç’avait été sa famille, surtout – au début en tout cas, une peine lancinante qui se rappelait à lui à chaque occasion de c’genre – ou chaque jour, même, dans les pires périodes. Force était de constater, quand même, qu’en quatorze ans, c’était aussi devenu une telle habitude, qu’Alec, il savait comment faire avec maintenant.

Alors tout autant que Calista s’était retrouvée assez vite à parler de sa famille à elle, il avait parlé d’la sienne à lui ; un sujet de conversation bien nouveau entre eux, qui était pourtant arrivé au bord des lèvres du jeune homme plus vite qu’il n’l’aurait imaginé. C’était bien la première fois, qu’il laissait entrevoir quoique ce soit de la mélancolie qui pouvait l’habiter, à ses souvenirs d’un Noël envolé de ses pratiques habituelles, depuis bien longtemps. Il était passé de tout à rien, en trop peu d’temps : chez les Lynch, on avait toujours eu la possibilité et l’envie de faire les choses à fond – dans le grand manoir qu’elle avait visité quelques semaines plus tôt Calista, y’avait toujours eu le plus grand sapin possible, couvert de haut en bas de guirlandes lumineuses, de boules ou de rubans. Et cet arbre n’avait presque été que le petit détail au coin de la pièce, alors que toujours, toujours, chaque élément du décor avait été tendu à quatre épingles, comme si toute la maison pouvait littéralement s’transformer, juste parce que c’était Noël. Sûrement que s’il avait fait l’effort de s’en donner la peine, à une époque, Alec aurait pu apprendre que cette période-là était toujours la préférée de sa mère, ce qui expliquait irrémédiablement la quantité incroyable d’efforts qu’elle mettait à décorer de paillettes tout ce qu’elle touchait. Bien souvent, ces genres d’introspection dans l’autrefois, étaient un bon moyen pour le jeune homme de se rappeler au combien il n’avait pas été le fils idéal, combien ses parents avaient même dû être déçus de lui, selon ses attitudes ou ses choix. Ils n’avaient jamais perdu la foi, la volonté, l’ambition pour lui – mais il n’leur avait certainement jamais facilité la tâche. Tout ce qu’il eut à répondre alors, Alec, à la réplique de Calista, fut un ricanement, entre ses lèvres pincées : pour elle, l’histoire d’Alec Lynch le gamin rebelle et provocateur n’était qu’une page internet qu’elle avait lue. Aussi surprenantes ces informations avaient-elles été, elles n’avaient été que des informations, que de l’autrefois, alors que vivre ça au quotidien, ç’avait été autre chose. Il avait remonté la pente, au moins, maintenant ; c’était c’qu’il essayait de se dire de plus en plus régulièrement : c’n’était pas facile, d’appréhender un nouveau stade de son existence, alors même qu’il n’savait pas vraiment dans quoi il se lançait. Il n’était plus un chasseur, mais il n’allait pas pour autant rembobiner jusqu’à ses vingt ans, et redevenir cette personne-là. Il avait tout juste un appartement, où il n’y avait même pas encore tous les meubles, mais il n’avait pas de job à proprement parler. Et ce soir, il avait un rendez-vous, avec la femme qu’il aimait, la seule qui existait à ses yeux, mais uniquement parce qu’ils avaient déjà foiré leur histoire, parce qu’ils s’étaient déjà plantés, et qu’ils essayaient de faire les choses mieux. « Oh je vois, t’appelles faire du patin à glace sur une flaque d’eau de quinze mètres carré, remplie d’enfants qui crient, faire du sport – c’est sûr alors que deux heures en salle t’épuisent. » il ne se retint pas de rire, haussant les sourcils ; il était plus dans le côté extrême des sports, Alec et Calista était bien placée pour le savoir : il avait fait du tir à l’arc qui avait été son loisir depuis bien longtemps, une arme meurtrière – et sa constitution physique à elle toute seule, laissait entendre le temps qu’il pouvait bien passer à dépenser son énergie. Et Calista, elle les connaissait bien, ses muscles, pour savoir : « J’suis sûr que t’es capable de tenir sur des skis. » sourit-il, la commissure de ses lèvres se retroussant avec une certaine tendresse, avant qu’il ne se reprenne : « Faut juste voir combien d’temps tu tiens. » il devait quand même admettre, lui, qu’il avait du mal à imaginer Calista sur des skis, emmitouflée dans une grosse combinaison, à se lâcher sur une piste bien pentue. Mais bon, elle l’avait déjà surpris dans d’autres domaines, alors il gardait l’esprit ouvert : « Au pire, y’a le coin luge, sans doute. Ou le ski de fond, avec les vieux. » ponctua-t-il dans sa moquerie, d’un air généreux : il savait bien que Calista ne manquait pas de le taquiner ou de lui faire des petites remarques sardoniques sur sa vitesse d’écriture sur un clavier, ou son incapacité totale à faire quelque-chose derrière un écran. Il avait ses avantages, elle avait les siens, et ils ne manquaient jamais une occasion de juste s’amuser de ça.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Sam 10 Déc 2016 - 20:41


i am there to stay and i'll be yours to keep.
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Noël, c’était censée être magique, c’était cette période où il semblait bien que tous les vœux pouvaient se réaliser. Quand on était jeune au moins, ça semblait possible tout ça, tout autant qu’un père-noël travaillant d’arrache-pied dans un atelier avec des lutins et des elfes pour fabriquer des jouets dans le but de les offrir aux enfants du monde entier une fois le vingt-cinq décembre arrivé. Mais tout ça dans le monde des adultes ça ne marchait pas aussi bien. En grandissant, noël perdait sans doute un peu de sa valeur, même si les traditions restaient bien imprégnées dans certaines familles. Chez les Wolstenholme y en avait toujours des importantes. Mais il était bien tard maintenant pour qu’elle puisse croire dans toutes les fantaisies possibles et inimaginables et ça n’avait jamais vraiment été au gout du jour dans sa famille. Mais noël, ça avait quand même était cette période, pendant un moment où elle avait cru qu’elle pouvait au moins s’autoriser à rêver un peu. Maintenant, les années avaient passées et malgré le beau sapin dans son salon qu’elle avait pris le temps de décorer avec plein de boules de noël et de guirlandes en tout genre, elle savait bien que noël n’apportait pas plus de miracles que les autres jours de l’année. Cependant, c’était une belle période, avec les décorations, le marché noël qui était sympa, même pour une petite ville comme Radcliff. La neige aussi, c’était beau, alors, ce n’était difficile de voir quelque chose de particulier dans les fêtes de fin d’années, même quand on était adulte et qu’on ne croyait plus en tous les trucs liés à cette fête. Alors elle aimait tout ça Calista, l’ambiance et compagnie, surtout quand elle pouvait passer un bon moment avec sa famille – excluant son père – ou ses amis. Ou une soirée comme celle-là, avec Alec. Marcher dans les rues enneigées de la ville, avec toutes ces lumières, ça avait quand même un côté romantique.

Alors, il semblait bien que c’était pas mal pour un premier rencard. Ça commençait bien comme soirée, fallait bien l’avouer. D’après elle en tout cas, l’ambiance y était complètement. De toute façon quelques soient les conditions, elle était certaine que ça aurait un excellent rencard, puisque c’était avec Alec et que cette fois au moins, y avait peu de chance pour que le rencard se transforme en une chasse aux transmutants cette fois. Ça ne faisait après tout pas parti des plans annoncés par Alec et de toute façon, même lui aujourd’hui il n’était plus vraiment un hunter et clairement, y avait rien de romantique dans la chasse et quand même, quitte à s’organiser des rencards, fallait bien y mettre un peu de romantisme. Elle aurait presque pu jurer sur le coup qu’un peu de patinage sur la glace ça aurait pu être très romantique, si jamais Alec ne trouvait pas un moyen de démonter ça en un rien de temps, parce qu’évidemment, ce n’était pas un sport à la hauteur pour un type comme Alec. Fallait dire qu’elle avait du mal à imaginer que les tablettes de chocolat d'Alec lui vienne du patin sur glace. « Evidemment que c’est du sport, faut avoir de bonnes jambes quand même pour pas tomber. » Patiner quelques minutes sur une petite patinoire entourée de gamins c’était pas hyper sportif, mais quand même, de son point de vue à elle ça restait clairement plus sportif que ce qu’elle avait l’habitude de faire. Elle arqua un sourcil d’un air faussement vexé, suite aux propos du jeune homme avant de laisser sa main s’battre bien faiblement contre le torse d’Alec, dans une tape qui ne ressemblait pas à grand-chose, surtout contre un torse aussi bien musclé que celui d’Alec. « J’peux faire mieux qu’un gamin ou qu’un vieux quand même. Pas aussi bien qu’Alec Lynch, bien évidemment, mais quand même, ne me sous-estime pas trop. » Il avait probablement tous les droit de la sous-estimer vu comment elle était douée pour les activités sportives, de la même façon qu’elle pouvait se moquer de lui et de ses capacités en informatique. « Tu sais pas en plus, si ça se trouve je me suis mise au sport de façon intense ces derniers temps. » Elle haussa les épaules comme si c’était vraiment possible. Evidemment, qu’il savait Alec, qu’elle ne s’était pas lancée là-dedans, après tout, il la connaissait assez  bien pour savoir que c’était loin d’être son truc le sport et y avait peu de chance pour que ça ait changé plus durant les trois derniers mois que pendant les vingt-huit ans de son existence.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Sam 10 Déc 2016 - 22:40



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- CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH -
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Après vingt ans passés à ne penser presque qu’à lui, Alec luttait aujourd’hui pour faire sa paix avec la moindre fête, ou quelque occasion que ce soit de profiter d’un peu de son temps. C’était ironique, et le chasseur était bien incapable d’vouloir savoir si c’n’était que la maturité grandissant en lui, ou plutôt le résultat désastreux de la mort de ses parents. Mais son dernier rencard avec Calista, le faux rendez-vous qu’il avait arrangé pour la pousser au beau milieu du danger, il n’y avait pas à douter que ç’avait été une telle catastrophe, si étrangère à son esprit à lui, parce que la chasse, justement, elle avait fait partie intégrante de sa vie depuis si longtemps. Maintenant, c’était reconquérir le reste de son existence qui s’avérait compliqué : il n’avait pas célébré son anniversaire depuis quatorze ans déjà, alors Noël, pour sûr, avait fait partie des grandes célébrations bien vite écartées du quotidien du Lynch. Avec l’habitude, le mois de décembre était devenu comme les autres, de la même manière que de n’pas mettre son cœur en jeu dans une relation amoureuse, avait été le choix le plus judicieux. Les sentiments qu’il avait eus pour Calista au fil du temps, ceux qu’elle avait eus pour lui, et l’avaient poussée elle à croire à ce rendez-vous entre eux, en leur chance de s’laisser une place à quelque-chose d’intime et réel, il n’en avait pas eu conscience, lui. Et il n’savait que trop bien, que la manipulation inconsidérée des sentiments de la jeune femme, laissait encore aujourd’hui assez de stigmates, pour être présente au bord de l’esprit. C’n’était pas parce que leur séparation datait de l’époque où Calista avait été celle qui se sentait avoir failli que chaque petit défaut de leur histoire jusque-là, ne retombait que sur elle : il y avait aussi eu ce faux rencard amoureux, la déception cuisante avec laquelle il avait laissé la blonde se débrouiller dans une situation bien désastreuse – ses multiples disparitions à lui, volontaires ou non, et le reste, encore si frais à leurs esprits, qu’ils n’avaient pas besoin d’en parler. Peut-être était-ce une bonne chose alors, que ce soir, les pensées d’Alec ou celles de Calista n’soient pas exclusivement rattachées au réveillon, au Marché de Noël, à leurs familles ou au cadeaux qu’ils pourraient s’offrir. Lui, pour le coup, il voulait bien vivre dans le maintenant, le présent, juste là ; l’opportunité qu’il avait crue avoir si souvent perdue, d’retaper sa relation avec la jeune femme, pour construire de nouvelles bases, plus stables que ce qui les avait déjà faits s’ébranler. C’n’était pas parce que les familles lambda étaient, elles, concentrées sur les fêtes de fin d’année, à décorer leurs sapins et à laisser croire aux enfants qu’ils devaient être sages pour que le Père Noël vienne pour eux, que les amoureux comme eux deux, s’devaient d’arrêter de vivre ; au fond, bien heureusement que l’année n’était pas divisée en fragments d’obligations, qui empêchaient tout le reste de vivre – c’était comme ça qu’il avait vécu, lui, Alec, pendant quatorze ans, laissant progressivement la chasse bouffer son temps, chaque petit moment de ses jours, des mois et des années qui étaient passées.

Y’avait probablement eu quelques années dans cette période, d’ailleurs, où il s’était réveillé un beau matin, pour réaliser que Noël était passé, ou que son anniversaire était le lendemain. Ça n’avait pas beaucoup d’importance, d’penser à des trucs comme ça, quand c’était des informations si mineures et inutiles dans c’qu’il avait pu vouloir de sa vie. Désormais, avec Calista, prendre son temps, irrémédiablement, ça devait pouvoir dire plein de choses : il avait été chez Insurgency à l’époque de son anniversaire, mais pour sûr que si la jeune femme avait dû l’avoir sous le coude autour du treize avril, elle n’aurait pas manqué la date, elle. Et elle aurait été la première personne à s’en souvenir, en des années et des années ; les Lecter, eux, ils n’avaient jamais été sa famille à part entière, et de toute manière, Alec n’avait jamais eu à cœur d’remplacer les parents qu’il avait perdus. Alec, si cette année, il avait dû vouloir s’acheter un sapin, il aurait découvert qu’il n’avait ni guirlandes, ni boules ou pas le moindre ruban fantaisiste à accrocher dessus. Comme il l’avait déjà dit à Calista elle-même, il n’était pas du genre à s’encombrer de choses qui pouvaient avoir trait à une vie qui n’était plus la sienne. Elle devait s’en douter, quand même, de tout ça, qu’elle marchait là dans la rue avec un type qui n’avait pas eu de rencard depuis belle lurette, n’avait pas en tête de célébrer la naissance du petit Jésus ou d’attendre quoique ce soit. Au moins, ça faisait de lui quelqu’un de n’pas particulièrement exigeant, aussi surprenant ce trait de caractère soit-il, venant de lui, dans la vie de tous les jours : sur le terrain, en chasse, quand ils avaient été des partenaires, il avait toujours été impitoyable, n’pardonnant aucune erreur, ne tolérant pas le moindre pas de travers. La chasse, il n’pouvait pas mentir, ça lui avait tenu à cœur – aux tripes, à la volonté, à l’esprit ; tout comme ce soir lui tenait à cœur. Le fait d’être avec elle, le fait d’avoir ces chances-là à nouveau : c’était aussi exceptionnel que l’fait qu’il neige à Radcliff, par exemple. Aussi exceptionnel qu’Alec Lynch en train de faire du patin à glace, ou même d’apprécier son passage dans un truc aussi exposé et festif que le Marché de Noël, organisé par Isolde Saddler, en plein milieu du centre-ville. De toute manière, est-ce qu’on aimerait l’y voir, là-bas ? C’n’était pas comme si son visage était particulièrement rattaché à de bons souvenirs des grands événements comme ça. Il aurait pu facilement répondre par ça, des sujets graves, des réponses chargées d’une réalité à laquelle ils n’avaient que si rarement l’occasion d’échapper. Mais s’il n’y connaissait pas grand-chose en traditions dans les rencards amoureux, il n’avait quand même pas envie d’aborder de tels sujets avec Calista. Pas ce soir. Ils le faisaient déjà si souvent, dans d’autres contextes. « J’t’avouerais que comme je n’ai jamais vraiment eu trop d’intérêt pour le patinage, je n’sais même pas ce dont on peut avoir besoin, pour tenir sur des patins. » admit-il quand même, avec un peu de sérieux : il aurait pu ajouter, qu’il n’avait pas manqué de voir au combien les patineuses avaient de belles jambes galbées et musclées, mais c’n’était probablement pas le sujet. Ni quelque-chose à aborder là maintenant, à un rendez-vous amoureux, même si Calista n’hésitait pas à lui balancer des tapes : ‘Ow’ il marmonna d’ailleurs, quand bien même il aurait fallu la force de mille Calista pour vraiment lui faire mal, dans de telles conditions. « Enfin-… comme ça fait quelque-chose comme quatorze ans que j’suis pas monté sur des ski, peut-être qu’on aura besoin d’reprendre des cours tous les deux. » il reconnut, haussant les épaules : « Mais si on doit vraiment aller faire du ski, c’est le Canada, et nulle part ailleurs, c’est pas négociable, ça. » les paysages, l’accueil des gens, l’étranger, l’ambiance, la neige là-bas – sans conteste, même le Colorado faisait pâle figure à côté. Aussi sérieux avait-il été sur cette dernière réplique, pourtant, il ne put s’empêcher de ricaner aux mots de la blonde, levant les yeux au ciel : « Du sport de façon intense, vraiment ? Et lequel ? » quitte à lui laisser le bénéfice du doute, au moins montrer un intérêt dans les progrès de Calista : « Et même si ça devait être le cas, j’serais quand même vexé que tu présumes n’plus avoir besoin de moi comme coach personnel. » il admit, d’un faix air désolé. Il fallait quand même admettre que dans leurs moments difficiles, même, ces quelques heures rien que tous les deux avaient été amusantes, et aujourd’hui, il n’y avait pas de limite, pas de non-dit ou de temps imparti dont ils pourraient avoir besoin pour les empêcher de se voir. Au contraire, c’était l’idée, passer du temps ensemble sans pour autant s’presser, ou se sentir pressés par les circonstances.

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