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 (calista|xmas), all i want for christmas is you

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2014
MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Dim 11 Déc 2016 - 19:04


i am there to stay and i'll be yours to keep.
alec lynch & calista wolstenholme

Calista, elle n’était pas connue pour être particulièrement sportive, elle avait été très difficile à entrainer, si bien que son père avait fini par laisser tomber, la laissant dans son coin sans oublier de lui rappeler à quel point elle était nulle dès qu’il en avait eu l’occasion. Si elle avait réussi à un moment à être une chasseuse à peu près à la hauteur, ça avait été grâce à Lorcan, parce qu’il avait été plus patient avec elle que son père ne l’avait jamais été. Mais quand bien même elle avait été à peu près douée à l’époque, elle n’avait jamais été complètement à la hauteur, si bien qu’elle avait abandonné l’idée d’aller sur le terrain chasser des transmutants, dès qu’elle avait vu à quel point ça pouvait être dangereux. A ce moment-là, elle avait laissé tomber toute activité physique, mais aussi toute bonne volonté d’assurer à un quelconque entrainement que ce soit. Au bout du compte, elle avait fini par se dure qu’à force d’être vue comme un boulet, y aurait personne qui viendrait l’emmerder pour faire d’elle une vraie chasseuse et on la laisserait là où elle assurait le plus, c’est-à-dire devant un écran d’ordinateur. Ça avait plutôt bien marché et elle devait bien admettre que la situation lui avait plu comme ça. Les entrainements, le sport à outrance, ça n’avait jamais été pour elle de toute façon alors, elle l’avait vite perdu, son peu d’entrainement qui avait fait d’elle une chasseuse plus ou moins douée. Elle avait si bien laissé tomber tout ça que clairement aujourd’hui sportive était l’adjectif qui convenait le moins à Calista. Aujourd’hui, elle s’épuisait vite, quelques abdos et elle était claquée, l’autre fois avec Alec, l’escalier qu’ils avaient gravi ensemble lui avait semblé insurmontable et si elle était sortie du bâtiment sans se plaindre et sans être à l’agonie à force de courir, elle était certaine que ça avait été uniquement l’effet de l’adrénaline dans ses veines à ce moment-là qui lui avait permis de tenir le coup. Calista, elle serait toujours mieux devant sa télé qu’à la salle de sport, n’en déplaise à sa santé.

Mais avec le marché de noël, y avait la patinoire, et pour le peu qu’elle en faisait du patin à glace, elle n’était pas si nulle que ça. C’était pas demain la veille qu’elle deviendrait experte dans le domaine, mais elle tenait le coup et pour elle, ça pouvait être considéré comme un sport. De toute façon, elle serait bien capable de considérer le simple fait de monter des marches comme un sport à part entière ; ne serait-ce que pour se donner bonne conscience. Là, avec les fêtes, elle trouverait ça cool un peu de patin, mais toute seule, c’était certain que ce serait moins amusant. Tant pis, au pire y avait d’autre trucs cools au marché de noël. Les décorations de noël à admirer, le sapin rayonnant de mille couleurs et les stands qui vendaient des trucs du style beignets en tous genres, chocolats ou vin chaud, lait de poule. Des trucs qui allaient bien dans l’ambiance de ce mois de décembre. Ils pourraient peut-être même croiser le père noël, quand bien même c’était un truc qui ne les intéressait plus, ils avaient passé l’âge de penser que c’était lui qui apportait les cadeaux aux enfants. Mais ça donnait à ce marché de noël un côté mignon, d’après Calista en tout ça. La neige aussi, ça rendait les lieux plus agréable, elle aurait facilement pu se plaindre du froid, elle qui était une fille qui aimait rester enfermer chez elle, mais même pas, elle trouvait la neige vraiment sympa ; alors, s’ils devaient passer sur le marché de noël, elle trouverait bien un moyen d’apprécier tout ça, même si elle n’arrivait pas à faire monter Alec sur des patins. « J’en sais rien non plus, c’est pas comme si j’envisageai d’en faire un jour au niveau professionnel de toute façon. » Encore heureux sans doute, parce qu’à vingt-huit ans, c’était trop tard de toute façon et franchement ça ne faisait pas partie de ses rêves ça, son entreprise, c’était déjà plus raisonnable comme ambition. Elle leva les yeux au ciel, d’un air amusé, à la légère plainte d’Alec face à sa mini-tape. C’était pas comme si y avait des risques qu’elle lui ait fait mal. « On pourra toujours prendre des cours tous les deux pour se remettre à niveau alors. » Elle ne savait pas non plus quand est-ce qu’elle avait fait du ski pour la dernière fois, peut-être avec son ex-petit-ami, quelques années plus tôt. « J’aimerai bien aller au Canada de toute façon. » Elle haussa les épaules. C’était une occasion de voyager à l’étranger, ce qu’elle n’avait que trop rarement fait dans sa vie, alors pourquoi pas franchement ? Ils pouvaient bien se trouver quelques jours pour s'offrir un séjour au Canada, elle en serait ravie Calista. Même si elle n’était pas la fille la plus sportive du monde et qu’être une grande sportive ne faisait pas partie de ses vœux, ni pour cette année, ni pour celle à venir, ni pour jamais. Elle laissa échapper un léger rire aux propos d’Alec. « Tu sais, ceux qu’on peut pratiquer en allumant sa Wii. » Y avait tout un tas de connerie de jeux de sports là-dessus, auxquels Calista ne jouait presque pas en réalité et qui n’était pas franchement sportifs parce que bien souvent, agiter sa manette depuis le canapé ça suffisait. « J’aurai toujours besoin de toi comme coach personnel, t’inquiète pas. T’es le seul à savoir comment me réconforter quand j’ai l’impression d’être à deux doigts de la mort. » Elle exagérait bien entendu, mais fallait quand même admettre que lorsqu’ils avaient été faire du sport ensemble et qu’elle avait été essoufflée, fatiguée, avec l’impression qu’y avait plus aucune partie de son corps qui n’était pas douloureuse, Alec, il avait vraiment su comment la réconforter, alors y avait pas moyen qu’elle changer de coach sportif non ; y avait pas moyen que quelqu’un d’autre que lui n’arrive à lui faire faire du sport de toute façon.

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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 12 Déc 2016 - 0:39



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- CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH -
it is not always love at first sight, it almost never is. but one way or another, he always falls for your quiet humor, your unwavering spirit and you for the way his eyes dance when he laughs, for the shuddering strength in his hands. before long, you do not remember how it was to not be his.

C’était vrai qu’à y réfléchir, dans leur relation, Alec et Calista n’avaient pas eu le temps de grand-chose, avant de s’lancer dans une histoire de couple comme il n’en avait jamais connu, lui. Brusquement, comme ça, ils étaient passés de partenaires, camarades, amis, à deux personnes vivant ensemble, partageant des sentiments forts l’un pour l’autre, sans pour autant avoir pris leurs repères l’un avec l’autre. Mais si le Lynch avait vu ça comme un handicap quotidien pendant que la blonde avait progressivement plongé dans la dépression, il n’y avait que maintenant, alors qu’ils exploraient les débuts d’un couple qui s’organisait lentement, qu’il réalisait au combien ils avaient grillé des étapes. Peut-être était-ce aussi le meilleur moyen d’prouver une bonne fois pour toutes, qu’un bébé arrivant entre eux deux dans une telle situation, n’aurait pas été une bonne chose – et l’un comme l’autre, ils n’auraient jamais été capables d’offrir à cet enfant le meilleur environnement qui soit. A réévaluer les choses, remettre de l’ordre dans leur histoire, voilà que ce soir, ils avaient tout le loisir de découvrir ensemble qu’ils n’en étaient que là : à leur premier rendez-vous, rattrapés par une nervosité qui n’avait pas de sens – ç’avait été trop tôt, largement trop tôt, pour partager une vie quotidienne avec elle, d’envisager un avenir si concret avec elle, ou d’mélanger leurs existences comme ça, en espérant trouver un équilibre dans chaque aspect de leurs vies. Là, à parler de fêtes de fin d’année, à penser vacances, il découvrait que tout ça, ça n’avait pas eu sa place dans leur façon de vivre ensemble, quelques mois plus tôt. Les rares fois où il avait pensé à quitter Radcliff, ç’avait été par nécessité, pour prendre l’air, pour des raisons aussi graves que la vie de Calista étant mise en danger par quelqu’un d’autre ; encore et toujours, pour quatorze ans maintenant, l’existence d’Alec, d’toute manière, avait reposé sur des responsabilités, des instincts de survie plus que sur n’importe quel désir, pointant juste comme ça. C’n’était pas pour rien, alors que Noël ou les anniversaires avaient été abandonnés sur le chemin également : savait-il encore comment emballer un cadeau, s’il devait en faire un cette année à quelqu’un ? Il n’avait d’toute manière jamais été un expert dans le domaine, à sortir des beaux rubans pour faire des nœuds soigneux, mais il avait quand même au moins su comment plier le papier et où foutre le scotch. Il en était sans doute de même avec les guirlandes ou le sapin ; s’il devait se mettre à vouloir décorer quoique ce soit chez lui, il y avait fort à parier que le chasseur perdrait patience avant de faire quelque-chose d’un tant soit peu appréciable.

C’était comme ça, et à vivre en célibataire, ça n’avait pas été une histoire dramatique, perturbante ou traumatisante : avec le temps, le Lynch avait fini par s’dire que de toute manière, il était un adulte, il n’croyait plus qu’un père Noël allait descendre du pôle Nord pour le récompenser d’avoir été sage pour toute l’année – alors à quoi pouvait bien encore servir la magie de Noël, hein ? A eux deux, ces derniers temps, Alec et Calista avaient subi et engrangé de nombreux changements, plein de perturbations dans leurs vies ou leur façon d’exister jusque-là : c’était dur de se souvenir, où ils avaient été ou c’qu’ils avaient pu penser, l’année dernière, au mois de décembre aussi. C’était comme si c’était déjà une autre vie pour lui ; tout ce qui pouvait encore le consoler un tant soit peu, Alec, c’était l’assurance que si son cœur le ramenait toujours vers la Wolstenholme, malgré tout ce qui était arrivé, c’n’était pas sans raison. Ni pour de mauvaises raisons. Lui, il avait eu l’habitude, de tourner la page sur une histoire trop compliquée, ou même sur les femmes qui n’avaient pas d’importance dans sa vie : le simple fait, alors, qu’il soit là ce soir, en face de Calista, à toujours y croire, à toujours en vouloir, c’était bien qu’elle était sacrément exceptionnelle. Avec elle, alors, il n’avait aucun problème à s’imaginer prendre juste le temps d’avoir des vacances, que ce soit au Canada pour aller faire du ski sous des épaisses couches de neige ou au soleil ; partout, au fond, tant qu’il était avec elle, ça lui irait très bien. Des évidences sans doute, qu’aucun autre couple n’pouvait avoir au moment du premier rendez-vous : fort heureusement, l’un comme l’autre, ils n’se cachaient pas l’évidence des impressions de leurs cœurs, ou tous les sentiments qui les poussaient à rechercher si ardemment la présence de l’autre. « Faut voir alors. J’sais pas trop à quel stade d’une histoire de couple, les vacances ensemble peuvent se situer… mais j’suppose que ça peut être plus facile à envisager tant que j’ai pas de boulot. » autant parler sérieusement, hein, et non pas juste comme un vœu qu’ils formeraient chacun de leur côté, sans vraiment se le dire. Combien de fois exactement, est-c’que ‘ne pas se dire les choses’ leur avait coûté plus que la vérité ? Il pouvait même parier qu’ils s’amuseraient bien, parce qu’après tout, c’était bien le seul avantage du froid de l’hiver – le fait qu’il neige, quelque-chose qui arrivait très rarement dans le Kentucky : c’était bien pour ça qu’Alec avait tant d’expérience de ski au Canada, puisqu’aussitôt les vacances d’hiver bien installées, il pliait bagages avec toute une bande d’amis bien riches comme sa famille, pour fêter sans concession. Un autre temps – s’ils devaient y aller, Calista et lui, ils fêteraient de manière totalement différente, pour sûr, même s’ils n’avaient pas la prétention d’avoir des souvenirs très frais de leurs expériences au ski. Il voulait bien admettre, Alec, de toute manière, que le ski pouvait s’avérer plus marrant à pratiquer et apprendre, que de la musculation en salle : « De mes souvenirs, la Wii, c’est pas bien différent des autres consoles où t’as juste besoin de rester sur ton canapé. » il ricana, d’ailleurs, son expérience dans le domaine se limitant aux trois mois qui avaient fait sa relation avec Calista – il se souvenait aussi très bien que le fait qu’il n’y ait pas de fil reliant la manette et la console, avait provoqué de nombreux dysfonctionnements qui avaient très vite épuisé le peu de patience qu’il avait eu. « J’pourrais me demander de quel genre de consolation tu parles-… mais on va dire que c’est en général. » dans un rire nerveux, il haussa les épaules : Alec estimait quand même avoir su l’encourager sur le moment, et puis ouais, après, ils avaient généralement bien mangé. Et encore après, si elle avait dû se plaindre de douleurs musculaires ou autre, il n’avait pas vraiment hésité à lui faire un massage bien attentif – massage qui avait souvent dégénéré. Bref. « On y est. » sauvé par le restaurant ; d’une main trouvant l’épaule de Calista, il l’entraina vers un restaurant, bien décoré pour l’occasion, plutôt chic, sans pour autant être d’une ambiance pompeuse comme ce qu’il avait pu connaître, plus jeune, selon les occasions. La salle ne semblait pas trop pleine, sans doute grâce à l’approche du réveillon, alors que tout le monde avait la tête en plein dans les préparatifs pour Noël. Heureusement, comme ça, ils n’auraient pas besoin de se parler par-dessus le brouhaha ambiant.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 12 Déc 2016 - 18:06


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Calista et Alec, ils n’avaient pas eu une histoire des plus conventionnelles. Les choses étaient allées beaucoup trop vite entre eux deux. Ils avaient grillé toutes les étapes, pas parce qu’ils avaient été impatients ou trop enthousiastes à l’idée d’être ensemble qu’ils avaient été incapables de faire les choses dans le bon ordre, mais c’était parce que la vie s’était compliquée tellement vite qu’ils avaient dû griller des étapes. Ils n’avaient pas eu le temps de profiter de choses toutes simples, comme un repas en amoureux quelque part en ville, parce qu’il avait fallu qu’Alec reste caché pour ne pas que les transmutants ou les hunters ne le retrouvent ou plus tard parce qu’elle, elle n’avait pas eu envie de sortir, alors qu’elle avait été privée de ses jambes. Elle savait Calista qu’y avait bien une raison pour qu’elle n’ait jamais franchi l’étape du ‘on s’installe ensemble’ avec des hommes avec qui elle avait passé plus de temps qu’avec Alec, c’était que c’était le genre de décision qui devait prendre son temps, y avait plein que questions à se poser, de critères à mesurer avant de prendre une telle décision. Alec et elle, ils n’avaient jamais eu l’occasion de faire tout ça et inéluctablement, ça avait contribué à tout ce qui s’était compliqué entre eux deux. Là maintenant, ils prenaient leur temps, ils faisaient les choses bien, comme ils l’avaient dit quand ils avaient été à Elizabethtown et forcément, c’était mieux comme ça. Pour l’instant, tout allait bien – en dehors de la mutation d’Alec toujours présente en lui – que ce soit entre eux deux et concernant le reste du monde. Rhaena n’avait pas essayé de la tuer et le marché de noël n’avait pas encore explosé sous une énième bombe, posée par les transmutants ou les hunters, fallait croire que la période des fêtes étaient tellement miraculeuse qu’elle calmait presque les conflits, c’était peut-être la neige, les décorations, les lumières, un tout qui calmait les gens, tant mieux.

Au moins, il semblait bien qu’ils allaient pouvoir l’avoir leur soirée tranquille, sans aucun problème si caractéristique de la ville de Radcliff. Ils avaient bien le droit à un rendez-vous en amoureux sans que rien ne vienne les emmerder. Ils en avaient autant envie que besoin après tout ce qu’ils avaient traversé et si elle pouvait avoir un vœu facilement réalisable pour Noël, celui de passer une soirée tranquillement avec Alec, ça semblait quand même pas impossible. Des vacances avec Alec aussi, ce serait franchement pas mal, partir d’ici quelques temps, peut-être une fois le mois de décembre terminé, franchement, ce serait un joli cadeau de noël. Ça ne faisait de mal à personne quelques jours loin de Radcliff. Est-ce que partir ensemble loin de cette ville ce serait rompre leur promesse de faire les choses plus lentement ? Elle n’en savait rien Calista, ça avait beau avoir des allures de premiers rencard, ce n’était pas un moment où ils étaient là, à tâtonner à essayer de se connaitre. Ils avaient été amis depuis un moment quand même, alors il ne semblait pas qu’y ait un temps de latence avant d’envisager ça. Elle ne savait pas trop. Ils auraient l’occasion de se revoir après ce soir en plus, elle avait bien l’intention de l’inviter au réveillon de noël, quoi qu’elle puisse faire avec sa famille ce jour-là ; elle avait voulait y inclure Alec, après tout l’éloigner des Wolstenholme, c’était un des trucs qu’il lui avait reproché, une erreur qu’elle avait la volonté de réparer, alors s’il ne faisait rien ce jour-là, peut-être qu’il pourrait venir partager une dinde, une bûche et un bon lait de poule près d’un sapin orné de belles guirlandes et autres boules de noël, avec les gamins Wolstenholme. « Je sais pas non plus. Après, c’est juste des vacances, je pense que ça nous ferait du bien à tous les deux. » Des vacances après tout, c’était pas un genre d’étape particulièrement importante qui devait prendre son temps. Elle avait pu se sentir bien elle à Elizabethtown pour souffler un peu du quotidien, ça n’avait pas été le cas d’Alec, alors franchement, pourquoi pas ? Après tout ce qu’ils avaient vécu, ils en avaient bien le droit et ce n’était pas comme s’ils allaient improviser le truc en partant dans trois jours, ils pouvaient prendre le temps d’organiser ça calmement. « Les tricheurs restent sur leur canapé ouais, les autres font l’effort de bouger. » Quand elle jouait à just dance avec Aspen, elle perdait à coup sûr, mais au moins, elle se levait de son canapé et c’était quand même assez sportif mine de rien. « Tous les genres de consolations étaient parfaits et efficaces et y en a vraiment aucune dont je voudrais profiter avec un autre coach. » Sa place de coach personnel était sauvée, tout comme sa place dans sa vie de toute façon. Elle n’était pas passée à autre chose malgré leur rupture et elle n’en avait pas eu l’envie. Arrivés au restaurant elle lui adressa un sourire avant de s’arrêter, quelques pas à peine après être arrivée à l’intérieur du restaurant. « Attends. » Sans un mot de plus, elle l’embrassa avant de lever le doigt vers la branche de gui accrochée là. « J’peux pas passer à côté de cette tradition. » Si c’était une occasion de plus de l’embrasser, elle n’avait aucune raison de s’en priver après tout et puisque que c’était la promesse d’un amour qui marche et tout un tas de trucs qu’elle n’avait pas en tête hein, mieux valait ne pas passer à côté.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 14 Déc 2016 - 4:00



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Pour ce rencard avec Calista, ce soir, Alec n’avait pas vu les choses particulièrement en grand. Non pas parce qu’il était radin, ou parce qu’il était dans ce genre de semi-état, à n’pas savoir si sa partenaire ce soir allait lui plaire ou non – évidemment – mais parce qu’à y réfléchir, il s’était dit qu’il valait peut-être mieux commencer lentement, comme ils diraient. Combien de fois s’étaient-ils qu’ils s’étaient plantés, parce qu’ils étaient allés trop vite, d’une façon trop demandeuse, comme ça, sans crier gare ? Un repas, juste dans un restaurant, ça n’semblait pas être grand-chose alors, mais d’une certaine façon, c’était déjà bien différent que ce qu’ils avaient traversé, depuis qu’ils se connaissaient. Le Lynch osait croire qu’ils n’auraient pas besoin de combattre de transmutants dans ce restaurant où ils allaient, ou même des chasseurs ; des gens parmi leurs anciens alliés, qui auraient connaissance de sa nature de dégénéré à lui, et décideraient d’faire les choses en grand, entre la dinde encore fumante et le dessert. Après tout, ils étaient encore à Radcliff, alors on n’pouvait jamais savoir ce qui allait arriver : même pendant les périodes de Noël il se disait, Alec, tandis qu’il voyait presque avec effarement, la ville rabaisser ses méfiances au profit d’une fête qui paraissait presque désuète. D’ici peu, les meurtres suspects de citoyens innocents, s’ils devaient continuer, seraient recalés à la troisième page du journal local, alors qu’on parlerait partout de la neige si surprenante, ou du si joli, si sympathique Marché de Noël en plein cœur des rues. Radcliff, c’était quand même le meilleur endroit qui soit, fallait croire, pour que la réalité soit toujours là, au moins un peu présente, toujours prête à se rappeler comme les cloches du réveillon sonnant brusquement dans la nuit. Quelle catastrophe allait-il se produire, pendant ce mois de décembre ? Aussi désespéré ce songe était-il, il n’quittait pas Alec, quoiqu’il arrive. Il y avait après tout, toujours Rhaena quelque part dans ces rues ; et même si elle n’allait pas s’mettre à réduire Radcliff à néant juste parce qu’elle avait une dent contre lui, il n’avait certainement pas envie de laisser à la brune la moindre opportunité de frapper, et d’attaquer directement Calista. C’n’était pas cette pensée-là, heureusement, qui l’avait poussé à vouloir passer la soirée avec la jeune femme, malgré tout : c’était l’inverse, d’ailleurs, puisque c’était c’qu’ils s’étaient dits, c’qu’ils s’étaient promis, et ce à quoi ils s’étaient engagés, en quelque sorte, avec la promesse de redémarrer les choses à zéro. Pour ce soir, à la table de leur restaurant, il voulait partager un moment avec Calista, telle qu’il la connaissait, même si bien souvent dans leurs conversations, revenait l’évidence d’au combien ils pouvaient être différents.

Y’avait après tout, un dicton qui disait bien que les opposés s’attiraient ; ils pouvaient tout à fait être ça tous les deux, dans la tradition des couples qui se formaient sur des histoires explosives, en se taquinant, se cherchant un petit peu l’un l’autre. Lui, il estimait que tout était bon à prendre, et il n’avait pas envie d’reculer, pas envie d’hésiter – c’n’était donc pas ces sentiments-là qui guidaient la simplicité de ce soir : il n’avait pas sorti le grand-jeu du restaurant cinq étoiles, des grandes démonstrations de luxe ou de surprises, il n’avait pas payé un orchestre pour qu’on vienne jouer de la musique romantique juste à côté d’eux pendant tout le repas. Et il n’était pas venu les bras chargés de cadeaux, ou même de fleurs, ou de chocolats : était-ce un défaut ? Calista, elle, n’semblait pas lui en tenir rigueur, quand bien même il n’avait pas le prétexte de ne pas assez connaître ce qu’elle aimait ou de ne pas savoir la couleur de ses murs pour choisir quoique ce soit. Peut-être réserverait-il ça pour le deuxième rendez-vous : au moins, la blonde ne semblait pas s’en être fourvoyée. L’idée de vacances entières passées à des milliers de kilomètres de Radcliff, en compagnie de Calista d’toute manière, réussissait à effacer toute potentielle, possible, minuscule ombre au tableau : il en sourit naturellement à ses paroles alors, haussant les épaules, avant que son rictus ne retrousse le coin de ses lèvres, d’un air malicieux : « C’est pas moi qui suis chef d’entreprise, hein, alors… faudra que tu me tiennes au courant. » lui, il n’avait presque qu’à attendre, et en bon fils à papa qu’il était, il n’avait même pas besoin de fournir plus d’efforts que ça, pour sortir tout l’argent à même de lui offrir le meilleur séjour canadien qui soit. Là où la neige était parfaite, le ski délicieux et dans des paysages grandioses, avec un beau chalet, un bon feu de cheminée pour finir la journée. Le rêve paisible, auquel Alec n’avait pas goûté depuis bien longtemps maintenant. Parce que même s’il s’plaisait à l’embêter là, Calista, dans leur petite joute verbale, il n’doutait pas que si elle n’voulait pas faire de ski tous les jours, ou si elle n’voulait pas en faire du tout, ils trouveraient autre chose à faire. Ils étaient créatifs comme ça, à leur façon ; « Et donc, toi t’es chez les tricheurs ou les autres ? » demanda-t-il, au sujet des manettes et des consoles de la jeune femme – il espérait quand même que si c’était ce qu’elle aimait tant faire, elle s’en donne les moyens, d’faire au moins les choses bien. Si même les jeux-vidéos devaient la lasser, ce serait quand même dommage. Il l’avait déjà vue fournir plus d’efforts que bidouiller des boutons avec ses doigts, ou même secouer frénétiquement son poignet en l’air – il savait donc qu’elle ne était capable, Calista. Mais bien sûr, fallait savoir lui en donner envie ; tout le monde n’était pas sportif dans l’âme, il avait juste trouvé les bons arguments. Alec, lui, fallait admettre qu’il avait été trop récalcitrant vis-à-vis du Seigneur des Anneaux ou de tous ces films, pour que même Calista arrive à lui donner envie : comme quoi, elle avait presque fait preuve de plus de bonnes volontés que lui, il n’avait pas beaucoup d’mal à l’admettre. « Encore heureux. » il ne put s’empêcher de ricaner, dans un raclement de gorge entre le sarcasme et la fierté, pour répondre aux mots de la Wolstenholme. Il n’aimait pas tellement l’imaginer, se consoler avec un autre homme. Que ce soit sur certains niveaux très intimes, ou même pour le reste, en réalité… c’était comme un petit rituel, aussi simple avait pu être le fait de prendre un repas plutôt copieux après le sport, ç’avait été leur truc à eux. Lui non plus, il n’voulait pas imaginer faire ça avec quelqu’un d’autre – Calista, elle aurait toujours cette place dans sa vie. Et pour mieux fuir la conversation, la tournure un peu bizarre qu’elle pouvait prendre, Alec n’avait pas hésité à rejoindre la chaleur réconfortante du restaurant, ne remarquant pas la branche de gui à quelques pas de l’entrée, sous laquelle la blonde l’arrêta. Quelques secondes plus tard, et leur baiser l’aurait interrompu en pleine question ; au lieu de ça, il répondit sans hésiter à la tendresse de Calista, dans un doux baiser amoureux, qui abandonna à ses lippes un sourire tenace : « Ne passe jamais à côté, j’t’en prie. » rit-il doucement, se mordillant la lèvre pour un instant, en l’observant, comme s’il avait bien envie de s’y attarder, sous cette branche de gui, juste parce que ce serait facile comme ça, et qu’il aimait toujours autant les sensations créées par juste l’intimité, entre eux deux, leurs gestes d’affection, leur harmonie. Mais sa main toujours accrochée à celle de Calista, il l’entraina plus loin, passant devant le beau sapin décoré de guirlandes et de boules rouges et dorées, rejoignant le comptoir où on les accueillit, pour les conduire à leur table.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 14 Déc 2016 - 13:00


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Calista elle avait bien du mal à se remémorer la date de son dernier rencard, pas un qui avait fini en chasse aux transmutants, mais un vrai rencard. Elle avait bien dû essayer avec un type ou deux après la mort de son ex-petit-ami, sans que ce soit assez concluant pour que ça mène à quelque chose. Ces types-là, elle n’avait de toute évidence jamais cherché à les revoir, alors qu’ils l’avaient accompagnée à un rencard tout à fait normal. Alec lui, il l’avait envoyée chasser des transmutants, une déception certaine pour la blonde, puisque ce n’était ni romantique, ni ce dont elle avait eu envie, elle avait décidé de ne plus mettre les pieds sur le terrain, elle aurait juste voulu qu’on respecte cette volonté. Pourtant, quand bien même elle lui avait dit que ça avait été le pire rencard de sa vie et qu’elle l’avait assez méprisé par la suite pour qu’il pense qu’elle le détestait, Alec, il avait été différent des autres. Même dans cette période où elle lui avait probablement balancé tous les regards noirs qu’elle avait en stock et quelques réplique cinglantes pour montrer qu’elle était vexée, elle ne l’avait pas détesté, y avait toujours eu ce lien entre eux, cette attirance qu’elle pouvait avoir pour lui et qui expliquait probablement l’étendu de sa déception à ce moment-là. Finalement tout ce qu’il y avait eu entre eux, ça n’avait jamais disparu, malgré les épreuves qu’ils avaient pu traverser, les coups durs et les séparations, aujourd’hui, elle savait bien Calista, qu’y avait rien qui pourrait le détruire ce lien entre eux d’eux. Cette certitude, elle l’aidait à croire en l’avenir et en la possibilité que cette fois les choses se passeraient mieux entre eux et qu’en plus, ils réussiraient à soigner Alec de cette mutation qui lui sauvait la vie à chaque blessure, mais le condamnait à une éternité plus douloureuse.

Ils y arriveraient, ça ne faisait aucun doute à l’esprit de la blonde, quand bien même elle, plus tôt elle avait vite perdu espoir quand elle avait été en fauteuil roulant, cette fois, elle ne voulait pas baisser les bras et puis après tout, c’était Alec qui lui avait prouvé qu’abandonner n’était pas une solution envisageable. Maintenant qu’ils étaient là ensemble, à marcher dans la neige pour traverser les rues de Radcliff, après avoir été séparé pendant trop longtemps, c’était impossible de toute façon de ne pas y croire ce n’était pas juste parce que noël était la période idéale pour croire aux miracles en se disant qu’en y croyant fort, on verrait tous nos vœux se réaliser. Non, les fêtes n’avaient rien à voir là-dedans, c’était plus uns histoire de volonté, parce que Calista, tout ce qu’elle voulait c’était pouvoir rester avec Alec. Alors forcément, envisager de partir au ski avec lui, ça lui semblait être une bonne idée, quand bien même elle n’était pas la fille la plus sportive du monde. Tant qu’on la laissait aller à son rythme, elle pouvait s’en sortir. « J’aime quand les gens m’appellent comme ça. Chef d’entreprise. » Elle n’allait pas s’en cacher, mine de rien, c’était le genre d’appellation qui faisait du bien à l’égo, en plus elle s’en sortait pas trop mal, alors elle avait de quoi s’en réjouir. « Je regarderai ça et j’te dirais quand je suis libre. » Elle n’avait pas non plus un emploi du temps de ministre, alors elle devrait pouvoir se dégager quelques jours assez facilement, après les vacances de décembre, comme ça, y aurait moins de monde sur les pistes, les familles avec des enfants seraient bien obligés de rentrer chez eux après tout. « Moi je triche pas, je suis pas comme ça. » Pas aux jeux vidéo en tout cas. Pour le reste, c’était différent puisqu’elle n’hésitait pas à hacker tout et n’importe quoi pour se faciliter la vie. Mais c’était par passion, qu’elle répondrait volontairement à toutes les accusations de ce côté-là. Elle eut un sourire à la réflexion d’Alec, il n’avait pas de souci à se faire, elle n’allait pas le remplacer par qui que ce soit ; d’autant plus qu’y avait bien que lui et Lorcan à la limite qui pouvaient se vanter d’avoir réussi l’exploit de lui faire faire du sport à Calista. Y avait pas à dire, elle, elle préférait la chaleur de son appartement, son canapé et ses petites habitudes. Le restaurant dans lequel ils étaient arrivés, était parfaitement bien décoré pour les fêtes, entre le grand sapin, les guirlandes, les boules de noël, les lumières et les paillettes partout. Ils n’avaient, heureusement, pas oubliés la branche de gui pour les amoureux, l’occasion d’un baiser à ne pas manquer, comme le voulait la tradition. « Jamais, c’est promis. » Toutes les occasions étaient bonnes après tout, pour embrasser Alec, alors elle pourrait presque se mettre à inventer un tas de coutumes pour pouvoir le faire. Là avec noël, ils devraient peut-être envisager de s’embrasser à chaque fois qu’ils verraient un père-noël, ou des décorations typiques des fêtes. Enfin, pour l’heure, fallait bien laisser les baisers de côté pour s’installer à la table qu’on leur présenta, parce qu’après tout, ils étaient là pour dîner alors mieux valait se concentrer sur la dinde, le poisson, la bûche ou tout ce qu’ils pouvaient servir d’autre dans ce restaurant, parce que s’ils commençaient à trop s’embrasser, elle n’était pas certaine de pouvoir s’arrêter.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Ven 16 Déc 2016 - 3:35



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Il était parfois bien difficile de s’rendre compte que plus d’un an avait passé maintenant, depuis qu’Alec avait organisé leur faux rendez-vous qui s’était si mal terminé. L’eau avait coulé sous les ponts, depuis, dirait-il volontiers, juste en évaluant toutes les péripéties qui s’étaient précipitées dans leurs existences, depuis ce moment précis. Après tout c’qu’ils avaient vécu, les hauts et les bas, il était certain que Calista, elle ne lui tenait plus rigueur du plan qu’il avait dressé dans un coin d’sa tête, avec l’espoir que ça active quelque-chose dans les instincts de la chasseuse. Il avait eu tort ; non seulement d’essayer d’forcer le procédé de guérison de la jeune femme, après ce qui lui était arrivé. Mais aussi, pour avoir choisi pour elle, alors même qu’elle les avait faits depuis longtemps, ces choix. Il n’admettait pas facilement qu’il avait tort, le Lynch – et peut-être même qu’en de nombreuses reprises, la fierté se transformait même en déni : Calista cependant, elle n’lui avait jamais vraiment laissé l’occasion d’oublier sa part de responsabilité dans l’histoire, pendant les semaines qui avaient suivi l’incident. Alors même si plus d’un an était passé depuis, même si tout Radcliff semblait focalisée sur Noël aujourd’hui, ils étaient là ce soir, dans ce restaurant, tous les deux, pour réparer bien des maux. Non seulement ceux laissés par leur histoire d’il y a quelques temps à peine, mais aussi pour ça : c’était comme si ce soir, quoiqu’il arrive, aurait forcément une symbolique spéciale qu’eux seuls seraient à même d’identifier. Sans orgueil alors, sans fuite de leurs fautes respectives, Alec il n’avait pas envie de passer leur soirée à chercher leurs torts par-dessus leurs plats ; ils avaient déjà eu des conversations douloureuses et tendues, des paroles pleines de vérités. Ce soir, c’était un peu comme un miracle du moins de décembre – une trêve dans ce qui les avait tant préoccupés. C’était bien ça que représentaient les fêtes, non ? Ou même les croyances en des choses comme un petit Jésus né le vingt-cinq décembre dans une étable, ou le père Noël amenant des tonnes de cadeaux dans sa hotte : un bon moyen d’enjoliver la vie tout court, de chercher le positif dans des temps plutôt lugubres. L’hiver, après tout, c’n’était pas la saison la plus joyeuse qui soit – particulièrement s’il n’y avait pas de neige pour rendre le décor un peu plus féérique : les journées étaient courtes, froides, dénuées de soleil. Des songes qui avaient été totalement étrangers à l’esprit du chasseur qu’il était devenu, partagé entre la morosité constante et le devoir qu’il portait sur ses épaules depuis le moment où il avait pris les armes : en quatorze ans, cette année, c’était la toute première fois qu’il s’retrouvait au pied du mur ; là, aux alentours des fêtes, à n’avoir rien à faire. Que pourrait-il faire ? Prendre son arc et aller traquer Rhaena Dryden dans un effort d’éradiquer la menace au plus tôt ? Ironiquement, quand bien même ç’avait été si logique pour lui pendant quatorze longues années, il avait suffi juste d’un an, pour que tout soit revu différemment.

Fallait croire alors que ce soit, c’était une symbolique bien plus vaste qu’eux-deux, même : être là, face à Calista, en des circonstances infiniment similaires à ce qui avait créé tant de tensions par sa faute à la même période quelques temps plus tôt, ça l’ramenait à tout ça. Les temps où il avait eu encore foi en la chasse, en Lancaster, en les Lecter. Les temps où il n’avait pas été un transmutant. Cette année, clairement, elle n’serait jamais l’année qu’il aimerait chérir dans un coin de sa tête, pleine de souvenirs couverts de paillettes, de trucs clinquants et de joie. Y’avait eu son histoire avec Calista, l’aisance que ç’avait pu être avec elle, dans les bons moments ; mais en définitivement, c’était à peu près tout. Qu’y avait-il d’autre ? Leurs peines communes face aux déceptions qu’ils avaient eues à encaisser pendant toute l’année ? Leur deuil, inscrit dans leurs chairs jusqu’à ce bébé, duquel ils n’connaitraient jamais l’existence, ou même l’impact sur leurs vies ? Alec, il n’comprenait même pas pourquoi y’avait toujours cette peine lancinante en lui, quand il y pensait, ni même pourquoi il avait l’impression que cette douleur le poursuivrait pour toujours, quoiqu’il arrive. Il n’s’était jamais vu être père, bien avant d’avoir été un chasseur – il n’s’était jamais imaginé élever une troupe d’enfants dans les règles de l’art. Mais y’avait quelque-chose, dans l’inconnu, dans le doute, dans l’inachevé, qui était plus douloureux que n’importe quelle responsabilité qu’il aurait jugée trop difficile à encaisser. Il n’savait pas c’qu’il pouvait attendre de l’année prochaine, lui – c’était dans la tradition que de prendre des résolutions pour l’année à venir ; là maintenant, même avec Calista, le Lynch était incapable d’faire les choses comme ça. Pas parce qu’il doutait d’elle, d’eux deux – sans doute juste parce que cette année, elle leur avait bien appris qu’l’imprévu, c’était la pire des sensations. Etourdissant, assommant, décevant. Et même en cette période, aucun cadeau n’pourrait changer ça, aucun rencard non plus, aucun beau sapin clignotant de mille feux grâce à des guirlandes de toutes les couleurs : ce soir, c’n’était pas pour Noël, ou pour la bonne dinde qu’ils pourraient manger, qu’il était avec Calista. C’était pour elle ; parce qu’au fond, s’il devait garder une chose de l’année qui venait d’passer, s’il n’devait se fier qu’à une étoile dans l’horizon d’sa vie, ce serait elle. L’indéniable stabilité des sentiments qu’il éprouvait pour elle, aussi surprenants étaient-ils, pour un type comme lui. « Tu peux. Aimer qu’on t’appelle comme ça. » il ne s’empêcha donc pas de dire, l’observant avec un sourire. Il voulait bien croire, que c’était ses mots, qui avaient galvanisé Calista : ce qu’elle faisait maintenant avec tout ça, ça ne revenait qu’à elle, et ça ne relevait que de sa volonté à elle. « J’suis content pour toi. » admit-il donc, sa main enserrant tendrement celle de la jeune femme ; il n’s’était certainement jamais permis de douter des capacités de la blonde – surtout en informatique. Alors il n’était pas surpris, qu’elle ait trouvé sa voie, qu’elle fasse quelque-chose avec ses capacités, et c’était tant mieux. « Et si tu triches pas c’est encore mieux. J’espère que t’auras pas de compte off-shore et que tu feras pas du business sale. » en tant qu’ancien flic, il put même se permettre de lui envoyer un regard faussement suspicieux : il n’avait pas grand-chose à dire, lui, il n’était pas devenu flic par vocation, pour défendre la veuve et l’orphelin et arrêter les businessmen qui cachaient leur fric à l’autre bout du monde avait été le cadet de ses soucis. Ça ne lui donnerait pas envie de quitter la table à laquelle ils venaient tout juste de s’installer, au moins : de toute manière, il savait bien que ce ne serait pas le genre de Calista, et que peut-être même, au vu des noms associés aux grands organismes de Radcliff, elle serait la seule à avoir une entreprise clean et vraiment vouée à aider les gens. « Alors. Si tu veux que je t’embrasse de nouveau sous le gui quand on sort, on évite l’ail, hein ? » il plaisanta vaguement, indéniablement plus par nervosité que pour le vrai humour : il n’savait, après tout, pas en quoi il était le moins doué. En humour, ou en rendez-vous romantiques.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Ven 16 Déc 2016 - 19:06


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L’année qui arrivait à son terme  avait été des plus mouvementées. Avec tout ce qui avait pu se passer, y avait des moments où Calista se disait que c’était impossible que tout ça n’ait eu lieu qu’en une seule année. L’année n’avait pas été franchement très bonne, fallait bien l’admettre. Entre Alec qui avait été fait prisonnier par des transmutants, elle qui s’était faite tirée dessus avant de se faire vacciner par son père quelques semaines après. Tout ce que ce vaccin avait pu signifier dans leurs vies à tous les deux. Leur rupture, puis Elizabethtown. C’était sans parler de tous les événements qui avaient pu marquer la ville de Radcliff, entre les bombes qui avaient explosées à droite à gauche, les élections, les manifestations, les scandales, y en avait eu pour tous les goûts dans cette petite ville du Kentucky. Y avait qu’à espérer que la nouvelle année serait meilleure pour tout le monde, mais malgré le calme du mois de décembre, y avait de quoi en douter. Pour l’instant tout semblait bien aller alors que la neige recouvrait la ville et que les décorations suffisait à réchauffer le cœur des habitants, mais ça ne voulait rien dire sans doute,  c’était Radcliff après tout. Au moins Noël avait des allures de trêves et ce n’était pas  plus mal. Pas besoin de croire au père-noël déposant plein de cadeaux sous le sapin pour apprécier la paix que ça semblait apporter. Y avait fort à parier que les choses se compliqueraient bien vite dès que le mois de janvier arriverait et que les couronnes de noël disparaîtraient des portes en même temps que les guirlandes et les boules de noël accrochées ici et là. Mais pour l’instant, ça faisait partie des choses auxquelles Calista ne voulait pas penser. Radcliff serait ce qu’elle serait, elle, elle était bien plus concentrer à présent sur le bon déroulement de sa propre vie plutôt que sur les malheurs de Radcliff.

Il était grand temps après tout qu’elle s’intéresse à sa vie, à ce qu’elle voulait elle, après avoir passé de trop nombreuses années à se concentrer sur ce qu’on attendait d’elle, sur la chasse ou le fait d’aider les hunters à sa façon, parce qu’il avait été décidé que c’était ce qu’on faisait dans la famille, servir la cause des hunters. Maintenant elle gérait sa propre vie, loin de la chasse et de tout ce qui pouvait aller avec. Elle en était fière en plus de la vie qu’elle s’efforçait de construire ces derniers temps. Son boulot en faisait partie de ses fierté, tout autant que ce qu’elle essayait de reconstruire avec Alec, ce soir c’était bien la preuve que ça pouvait marcher entre eux, quand le monde ne décidait pas de les emmerder comme il l’avait trop souvent fait jusqu’à présent. Alors franchement, pour la première fois de sa vie sans doute, Calista elle avait l’impression que tout allait parfaitement bien dans sa vie. « Ouais, ça sonne bien après tout. » Chef d’entreprise, elle n’avait jamais imaginé qu’elle finirait par avoir sa propre entreprise et pourtant, elle y était maintenant. « Merci. J’en serai pas là sans toi. » Fallait bien l’avouer quand même, si elle avait le mérite d’avoir tout construit avec ses petites mains, elle n’aurait quand même jamais tenté sa chance si Alec ne l’avait pas poussé à le faire. Elle n’y avait jamais vraiment pensé avant qu’il n’émette l’idée de toute évidence. En plus, il l’avait aidée financièrement dans son projet et là encore, sans son aide, elle n’en serait pas là aujourd’hui. « Y a peu de chance quand même. Je suis la fille qui pique de l’argent aux autres pour le verser à des associations après tout. » Rhaena n’était qu’un exemple parmi d’autre, Calista ça n’avait pas été la première fois de sa vie qu’elle avait mis à sec un compte bancaire pour revirer le tout à une association. Elle n’en avait gardé pas le moindre centime. Elle était trop honnête pour ça et trop honnête évidemment, pour entretenir un compte caché à l’étranger. Assise à la table du restaurant, elle laissa échapper un léger rire aux propos d’Alec. « Ouais, faut jamais prendre d’ail à un rencard de toute façon. » Il semblait bien que c’était écrit dans les règles universelles du rencard et là encore plus puisque gui ou pas, Calista elle savait déjà qu’elle avait l’intention d’embrasser Alec au cours de cette soirée.  

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Dernière édition par Calista Wolstenholme le Dim 18 Déc 2016 - 18:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Dim 18 Déc 2016 - 3:08



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Pendant trois mois, tout ce à quoi Alec avait pu penser, ç’avait été au combien il était facile, de s’laisser prendre par la mélancolie quand il était avec Calista. Alors qu’elle était juste à ses côtés, elle-même prise dans la tourmente de son propre esprit, il avait encore et encore frôlé les abyssales impressions tristes liées à ce que leur histoire avait été à ce moment précis. Ils auraient pu devenir, des genres de partenaires, tout aussi misérables l’un que l’autre, à tourner en rond dans la fange de ce qu’était devenu leur quotidien, avec chaque difficulté, et chaque trop rare trêve. Probablement était-ce pour ça aussi qu’il avait eu besoin de temps, d’un fameux souffle d’air où il avait pu voir autre chose qu’une Calista qui tournait en boucle sur sa misère, et menaçait inconsciemment de l’emporter avec elle. Parce qu’il lui avait dit, ils s’l’étaient dit au moment fatidique de se séparer – ça n’avait pas été parce qu’il n’avait pas été dans ce fauteuil-roulant, lui, qu’y’avait pas eu tout un tas de choses pour peser sur ses épaules, à lui aussi. A la toute fin de leur romance bien courte, tout ce que le Lynch avait pu voir de la Wolstenholme, ç’avait été sa propension à toujours frôler les abords du gouffre, et l’aisance avec laquelle elle pouvait sombrer à nouveau – rien qu’à la prochaine difficulté. Ouais, peut-être avait-ce été une question de confiance, qu’il n’avait pas eue en elle quand elle avait dit qu’elle s’en sortirait : après tout, elle lui en avait servis avant, des beaux discours sur l’espoir, la volonté – des jolis mantras emplis de motivation qu’elle n’avait elle-même pas écoutés. Alors même si l’eau avait coulé sous les ponts, même si le but de ce rendez-vous était bel et bien de tourner la page et de passer à autre chose, faire table-rase du passé et commencer déjà à ériger de nouveaux bons moments sur une surface plane à nouveau, ils n’pouvaient pas juste nier leurs parts de responsabilités. Mais c’n’était pas juste de la générosité reliée aux périodes de Noël qui avait amené le chasseur jusque-là, à faire tant d’efforts et à avoir autant de nervosité en lui, vis-à-vis de ce rendez-vous qu’ils avaient pris, tous les deux. Il n’y avait rien ayant trait à la tradition des fêtes de fin d’années attisant sa bonne volonté ; décembre ou non, Alec aurait quand même pris la décision de s’donner cette seconde chance, avec Calista. Parce que c’était Calista. Et qu’au fond, quoiqu’il advienne, quoiqu’il s’passe, lui non plus, il n’pouvait pas se contenter de la conclusion que tout était fini, comme ça, juste au bout de trois petits mois, sans qu’ils n’aient le temps d’engranger beaucoup d’expérience.

Alors la jeune femme, elle n’avait pas de bonne étoile à remercier – ça n’avait pas été un vœu lancé désespérément dans l’air qui faisait qu’ils étaient là, tous les deux, à marcher sous la neige, tout droit vers la promesse d’un bon repas partagé dans un restaurant et une ambiance tout à fait romantique. C’était parce qu’ils en avaient l’envie, la volonté ; que ce soit totalement nouveau, Alec ne s’en cachait pas, et si elle le connaissait un tant soit peu, la blonde devait déjà le savoir. Il ne se serait vu tenter l’expérience comme ça, en grandes pompes, avec personne d’autre qu’avec Calista Wolstenholme. Et peut-être bien que ça, ç’avait surtout trait aux miracles du réveillon de Noël – ils auraient pu, s’contenter d’un moment passé ensemble dans l’intimité de l’appartement de la jeune femme, prétextant que ce serait plus simple, plus douillet, plus entre eux deux. Mais non, ils étaient là, se montrant au grand-jour, sans faire attention aux regards des autres – à vrai dire, depuis qu’ils avaient quitté l’immeuble de la jeune femme, Alec n’faisait plus attention à grand-chose d’autre qu’à elle. Les décorations réparties dans toute la ville, après tout, il pourrait les voir un autre jour, ou même l’année prochaine, ou même jamais – il n’y avait aucune guirlande pleine de paillettes, aucun beau sapin, pas même une branche de gui qu’il voudrait retenir dans un coin de sa tête, plus que Calista, là avec lui. La réalité bien palpable de la deuxième chance qu’ils se donnaient, d’manière presque officielle ce soir – bien plus officielle sans doute qu’à Elizabethtown, quand ils n’avaient été qu’eux deux, oubliés par le reste du monde, exilés du Radcliff dans lequel ils vivaient. « J’t’en prie. J’ai pas beaucoup hésité. » admit-il sans demi-mesure à Calista, dans un sourire qui revint étirer la commissure de sa bouche ; « J’me disais que ce serait un bon investissement. » il n’en avait jamais douté, quand bien même la Wolstenholme, elle, n’avait eu de cesse et n’avait encore aujourd’hui de cesse, de douter d’elle. Un trait de caractère qui n’avait pas grand-chose de surprenant, au vu de comment elle avait été élevée, enfant – pourtant, aux yeux des chasseurs, un des principaux handicaps de Calista. Bien plus qu’un fauteuil roulant, à n’en pas douter. Au moins, puisqu’il était en partie investisseur dans la petite entreprise de la jeune femme, peut-être que ça excuserait qu’elle prenne des vacances à ses côtés ; ou même qu’il ait autant son mot à dire, sur la façon qu’elle pourrait avoir de placer l’argent qu’elle gagnerait. Il n’doutait pas, de toute façon, qu’il viendrait à l’esprit de la blonde de faire plein de choses avec son argent, avant de jalousement le garder dans un compte secret caché dans un pays étranger. L’altruisme fallait croire, était une qualité née tout aussi naturellement en Calista que sa triste capacité à n’pas penser à elle-même. De toute manière, Alec n’avait pas l’intention d’parler business ce soir, et il n’aurait jamais l’intention de l’faire ; tout ça, c’était les ambitions de Calista, son choix de vie à elle, et il était bien mal placé aujourd’hui pour donner des conseils à qui que ce soit. C’n’était pas non plus sa seule année de droit à l’Université, qu’il avait faite en pointillés, qui lui donnerait assez de connaissances pour dire quelque-chose. Non, lui, pour l’heure, il avait juste la fortune de ses parents sous les doigts : sa seule fierté s’résumait au fait qu’il n’ait rien dilapidé imprudemment pendant tout ce temps – il lui manquait aujourd’hui pourtant, désespérément un job, une activité, quelque-chose. Clairement, ce soir, il n’avait pas envie d’penser à tout ça. « J’vais pas discuter. Je crois que pour cette fois, on est dans un domaine que tu maîtrises mieux que moi. » il ricana donc, tout simplement, haussant les épaules pour répondre à Calista, en l’observant. Et il n’voulait pas dire ça d’une façon péjorative ou moqueuse ; c’était juste une réalité, qu’il n’avait pas de mal à admettre, un peu comme l’indéniable supériorité de la Wolstenholme en informatique. « De toute manière, faudrait peut-être… faire genre des exigences adaptées à ce rendez-vous. Du genre… le plat tue-l’amour par excellence, qui ruinerait forcément l’image que t’as de moi. » Alec en rit à nouveau, ses sourcils s’arquant, alors que s’il devait être honnête, il avait bien du mal à imaginer ce qu’il n’avait pas déjà mangé devant elle – ça faisait des années qu’ils se connaissaient maintenant, sans compter la vie à deux qu’ils avaient partagée. Contrairement aux premiers rendez-vous que d’autres pouvaient connaître, celui-ci n’s’annonçait pas prometteur de grandes surprises – mais bon, c’était déjà plus que le quotidien qu’ils avaient partagé ensemble, quand ils avaient été un couple.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Dim 18 Déc 2016 - 18:17


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Noël, il semblait bien que c’était l’occasion de croire en tout et en n’importe quoi. Y avait tout un tas d’enfants qui pensaient que c’était un certain père-noël, tout de rouge vêtu, qui déposait des cadeaux au pied de leur sapin, le tout en passant par la cheminée et en venant du pôle nord dans un traineau tiré par des rennes volants. Est-ce que les adultes, ils ne pouvaient pas se permettre de croire en tout un tas de choses aussi, durant cette période ? C’était facile d’éliminer les lutins, les elfes et tout ce qui pouvait aller avec, mais ça ne voulait pas dire qu’on ne pouvait pas profiter de la période pour croire en bien des choses. Calista, tout ce qu’elle voulait pour l’heure, c’était faire le vœu que les choses allaient s’arranger et elle y croyait en ça. Que les trois mois qu’ils avaient passé ensemble, Alec et elle, allaient se faire plus discret, sans oublier tout ça complètement, elle avait envie de réparer les choses, de faire en sorte qu’ils n’en reviennent jamais à ce point qui les avaient fait céder. Le pourquoi du comment ça s’était passé comme ça, ça restait un mystère aux yeux de la blonde. Elle ne pouvait toujours pas expliquer avec certitude pourquoi elle s’était laissée sombrer comme ça, alors même qu’elle avait été la première à faire des beaux discours sur l’espoir et tout ce qui allait avec. Les choses iraient mieux maintenant. Elle n’avait pas besoin d’une étoile filante sur laquelle le souhaiter, elle n’avait même pas besoin d’un noël plein de neige et joliment décoré, pour y croire. C’était ce qu’elle voulait et puisqu’enfin, elle avait décidé de se donner les moyens d’obtenir ce qu’elle voulait, plus que ce que son père aurait voulu, elle se disait qu’au moins, elle était sur la bonne voie. Elle ne pouvait pas promettre que si les choses devaient encore se compliquer pour elle, elle s’en sortirait mieux que la fois précédente, mais elle pouvait au moins assurer qu’elle avait la volonté de tout faire mieux que la fois précédente. Pour sûr, elle ne voulait pas avoir un jour à prouver qu’elle en était capable, mais bon, c’était Radcliff, alors mieux valait rester prudent.

Au moins, elle avait l’impression d’avoir plus de volonté qu’elle n’en avait jamais eue, maintenant qu’elle se sentait libérée de toutes les attentes qu’on avait pour elle depuis qu’elle n’était qu’une enfant. Elle faisait sa vie sans se soucier désormais de ce que pouvait en penser son père, sans craindre de le décevoir davantage. Elle avait tendance à se dire que de toute façon, ce n’était pas possible qu’elle le déçoive plus qu’il ne l’avait déçu elle. Il l’avait trahie, il avait détruit ce peu de lien qu’ils avaient eu tous les deux et maintenant, s’il devait se trouver une conscience bien joliment emballée dans du papier cadeau, au pied du sapin le vingt-cinq décembre, il ne pourrait s’en vouloir qu’à lui-même ; elle, elle ne s’en voulait plus, pour les choix qu’elle faisait dans sa vie et qui ne rentraient pas dans les volontés de son père. Alors, évidemment, qu’elle en était fière de son entreprise. Ça avait beau n’être qu’encore un tout petit truc, elle avait envie de se battre pour la pousser plus loin et elle se découvrait des ambitions qu’elle n’avait jamais eues mais qui étaient loin d’être un problème, elle ne prenait pas non plus la grosse tête après tout. « Je ferai de mon mieux pour que tu ne le regrettes jamais ton investissement. » Il pouvait en être certain Alec, elle faisait de son mieux dans ce nouveau job et elle avait bien l’intention de continuer comme ça. Il la connaissait assez bien pour savoir que quelques mois plus tôt, avec ses trop nombreux doutes et sa craintes d’échouer partout, elle aurait eu tendance à dire un truc du genre ‘croisons les doigts pour que je foire pas tout’ c’était d’ailleurs, ce qu’elle avait dû dire quand il avait accéder de l’aider, au moins, sa façon de penser avait un peu changée depuis. « Je parlais pas juste de l’argent, tu sais. » Parce qu’au-delà des moyens financiers qui lui avait offert pour mettre en place cette entreprise, il l’avait aussi aidée à se lancer, à croire que c’était possible, qu’elle pouvait y arriver et plus généralement, il l’avait aidée à croire en elle, plus qu’elle n’ l’avait jamais fait. Alec, il l’avait beaucoup aidée, même quand elle avait été au fond du trou, même quand il avait pu croire qu’il était inutile parce que quoi qu’il fasse, son état à elle ne changeait pas. Il n’avait jamais été inutile, il ne le serait jamais aux yeux de Calista. Y avait rien, dans le fond, qui pourrait déloger Alec de la place bien spéciale qu’il avait dans son cœur. Pas besoin d’un baiser sous le gui pour le prouver ça, qu’elle l’aimait et qu’elle l’aimerait toujours. « Je pense que de toute façon, tout le monde peut vite devenir expert dans le domaine. Suffit de taper ‘quels plats éviter à un rendez-vous’ sur google et y a forcément des millions de personnes qui ont déjà traité de ce sujet. » Elle mettrait presque sa main à couper que le premier résultat qui sortirait serait un article sur un site féminin, parce que c’était typiquement le genre de sujets très intéressants qu’on pouvait trouver là-dedans, alors qu’en vrai, pas besoin de google pour savoir qu’on puait de la gueule quand on mangeait de l’ail, qu’on s’en foutait partout quand on mange des spaghettis ou un bon vieux burger. Elle rigola suite à la réplique d’Alec. « T’inquiète pas, tu peux manger ce que tu veux, je te promets que je ne jugerai pas. » Ils avaient déjà vécu ensemble, alors bon, ils avaient déjà partagé des repas ensemble et jamais des trucs gastronomiques à la lueur d’une bougie, parce qu’aucun d’eux ne savait cuisiner alors franchement, ils n’avaient pas de soucis à se faire de ce côté-là. Elle savait Calista que le choix si plat d’Alec ne le ferait pas descendre dans son estime.  

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 19 Déc 2016 - 3:22



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Il n’était que très peu du genre à admettre ses erreurs, Alec ; à revenir sur les choix qu’il avait faits, ou les décisions qu’il avait prises, pour admettre haut et fort qu’il avait eu tort. Et même aujourd’hui, alors qu’il avait un tant soit peu appris le côté humble dans le fait d’admettre ses erreurs, il n’se plaisait pas particulièrement à le reconnaître à haute voix. Si certains pouvaient juger que c’était un côté orgueilleux de sa personnalité, le Lynch, lui, était prêt à accuser n’importe qui d’avoir au moins cette part de fierté, pour n’pas se laisser marcher sur les pieds. Il y avait eu bien peu de personnes, à Radcliff ou où qu’il soit allé, qui avaient pu un jour entendre le chasseur admettre qu’il avait commis des fautes : sûrement y avait-il eu Felix, à quelques moments, récepteur exclusif des démons et des doutes du Lynch pendant toute une période suivant la mort des parents du jeune homme. Aujourd’hui, il n’y avait probablement que Calista, pour réussir à faire craqueler l’apparence forte qu’il se plaisait à se donner : après tout, avec le statut qu’il avait occupé en ville, il avait bien souvent semblé qu’au moindre signe de faiblesse, des dizaines d’ennemis étaient prêts à lui sauter à la gorge, pour profiter de ce faux pas. Alec s’était donc souvent affiché armé d’un certain aplomb – d’une capacité à agir précisément et efficacement, sans s’laisser désarçonner par quoique ce soit : un talent qui lui avait attiré la haine de certains, comme Isolde Saddler, ou le respect d’autres, comme beaucoup de hunters à Radcliff. Ça lui avait sauvé la vie, aussi. Et dans son arrogance toute constituée, Alec en avait eus, des préjugés ; sur Calista, autant que sur beaucoup d’autres mondes. Il n’avait jamais fait beaucoup de cadeaux aux autres, dans les opinions presque dédaigneuses qu’il avait pu se construire sur eux. La Wolstenholme n’avait pas été une exception, au départ : elle avait été comme toutes les autres, soumise aux jugements plus ou moins conscients d’Alec. Force était de constater qu’il avait eu tort, concernant la blonde, sur bien des points : et aujourd’hui, il allait jusqu’à réparer ses torts, au point de croire en elle comme personne ne l’avait jamais fait. Au moins d’un point de vue matériel – parce qu’au fond, le jeune homme espérait quand même que dans sa vie, Calista ait eu le soutien de son frère et de sa sœur de manière bien plus indéfectible qu’elle ne l’avait eu de lui. Tout ça, cette croyance qu’Alec avait en elle, cette confiance qu’il plaçait dans ses expertises à elle, ç’avait presque semblé être un privilège loin d’être acquis, pendant longtemps. Aujourd’hui et à de maintes reprises par le passé, le Lynch était bien content de s’être trompé dans ses impressions hâtives.

C’était pour ça alors, peut-être pour réparer les torts qu’il avait lui-même causés en Calista à cette époque, en plus de compenser pour tout ce qu’elle avait eu à écouter et à entendre depuis son plus jeune âge de la part de son père, qu’il avait placé son argent dans c’qu’elle faisait. Son entreprise. Son but à elle, son ambition à elle : il n’pouvait pas appeler ça différemment, au fond, puisque de son côté, aussi critique avait-il semblé être au tout début de leur relation, il était bien incapable d’comprendre la plupart de ce qu’elle faisait. Sûrement même qu’il serait incapable de savoir c’qu’il était censé faire en tant qu’investisseur dans l’entreprise de la jeune femme. Il avait agi de sa manière bien à lui d’prendre les choses comme ça, d’une façon un peu spontanément imprudente, les yeux fermés : comme quand il n’avait pris la vie que du côté le plus immature qui soit, en partant au ski avec tout un groupe d’amis en pleine période de Noël sans tenir compte de ce que ses parents penseraient, à fêter le réveillon sans lui. Sauf que là, il était adulte, alors c’était même différent : cette impulsion d’aider Calista, n’était pas aussi égoïste que lui, disparaissant pour l’autre bout du monde pour les vacances ; il avait fait ça pour elle. Parce qu’il avait su sans l’ombre d’un doute que cet argent offert de bonne grâce tombait entre de bonnes mains : un cerveau qui, galvanisé par la foi de quelqu’un, l’aide d’autrui, assez de confiance, pourrait changer bien des choses, dans ces domaines si obscurs pour lui, et pourtant infiniment évidents pour Calista. Accepter la différence, ç’avait été quelque-chose qu’il avait appris avec Calista, bien plus qu’avec n’importe qui : la différence dans sa façon à elle d’voir les choses, d’abord – la différence qu’il avait haïe en lui, après. Il n’savait pas aujourd’hui, Alec, s’il haïssait les transmutants avec la même force virulente que quelques années plus tôt – s’il avait arrêté d’être un chasseur par conviction, ou parce qu’on avait découvert qu’il était lui-même un dégénéré, une mascarade planquée au beau milieu du Gunpowder Squad. Il n’savait même pas ce qu’il ferait pour les fêtes de fin d’année, ou quel job il pourrait bien se trouver en ville. Mais il savait que les quelques millions qu’il avait aveuglément placés dans l’entreprise de Calista, eux, ils étaient une petite graine, qu’elle ferait grandir et s’émanciper grâce à ses capacités à elle. Lui, au fond, il n’avait fait qu’utiliser de l’argent qui prenait la poussière depuis bien longtemps. Il sourit, alors, sans l’ombre d’un doute aux paroles de la jeune femme, hochant la tête : « J’pourrais dire que j’y ai réfléchi. Mais j’crois qu’y’a aucun scénario possible et imaginable qui pourrait me venir, et dans lequel j’regretterais mon investissement. » bien sûr, avec d’autres, il aurait pu s’faire tout un tas d’idées, du trafic de drogue aux business illicites. Mais c’était Calista : elle serait capable de fonder une fausse cabane du Père Noël au pôle Nord pour les enfants, payant des elfes et des rennes pour cela, avant d’envisager de vendre de la cocaïne dans les rues. L’argent, ça aidait, indéniablement – Alec, il avait été chanceux pour grandir avec des parents généreux, portés sur le monde, ouverts sur autrui : bien souvent, c’était le spectre à ses songes, l’incapacité de savoir comment ses parents verraient ses années de chasse, ce qu’ils en penseraient. D’autres fois, c’était juste un avantage… celui de n’jamais avoir été confronté à la dureté d’un homme comme Alistair Wolstenholme. Il n’pouvait pas comprendre ce que Calista avait enduré pendant toute sa vie – mais les séquelles, elles étaient là, trop visibles. Alec se retrouva alors à observer longuement Calista à ses paroles, incapable de savoir quoi dire – à part des choses qui n’se disaient pas, sans doute, dans le contexte détendu et romantique de leur premier rendez-vous. Elle n’méritait pas, elle, qu’on n’croie pas en elle – elle n’méritait pas, d’avoir eu un père qui lui maintenait la tête sous l’eau, encore et encore. Alors évidemment qu’il avait fait quelque-chose contre ça, lui. « J’crois que j’ai été un peu trop sauvé par tes bidouilles informatiques pour que j’aie même le droit d’douter encore de tout ça. » il ricana, tant bien que mal ; « J’ai juste-… donné un coup de pouce. Maintenant, c’est à toi de faire. Et puis, les autres auraient attendu d’moi que j’assiste à des réunions ou quoi, si j’avais dû investir chez eux. » à nouveau, il rit, plus facilement – Calista devait quand même se douter qu’il n’aurait pas la patience de faire ça, lui. Il lui laissait carte-blanche, sans l’ombre d’un doute. Et ouais, il lui avait fait confiance aussi, quand elle avait été dans ce fauteuil roulant, et qu’à l’hôpital, ils s’étaient dit que ça irait mieux malgré tout – il avait eu tort, cette fois-là. C’n’était pas pour autant qu’il n’avait plus envie d’la croire : il en avait faits lui aussi, des erreurs – des qui avaient même blessé Calista d’autres fois. Ils étaient justement encore là, ensemble, pour tourner la page sur tout ça. Et pour manger, aussi. « Est-c’que j’dois en déduire que tu as cherché ça sur google, toi ? » demanda-t-il d’un air amusé à la jeune femme, l’observant ; « Moi j’dois avouer que si j’dois te voir dépiauter de la cervelle de bœuf toute la soirée, ou découper la tête de crevettes pendant qu’on discute, ça me perturberait beaucoup. » dans un rictus, il croisa le regard de Calista, « En dehors de ça, j’peux même te voir boire beaucoup de vin, maintenant. » il ne put s’empêcher de relever, dans une vague taquinerie en rapport à Thansksgiving, qu’ils avaient passé ensemble – comme quoi, ils passaient beaucoup de moments comme ça, juste tous les deux. Et parfois, force était d’admettre que ces moments-là semblaient bien plus mémorables que leurs trois mois en couple.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 19 Déc 2016 - 19:19


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Calista, elle avait passé une grande partie de sa vie à avoir l’impression d’être la plus grande déception de son père et tous les mots blessants, tous les regards plein de froideur qu’il avait eu à son égard, ça l’avait bien souvent blessée, à tel point qu’au bout d’un moment, elle avait eu l’impression que son père, il devait bien avoir raison quelque part et rapidement, elle était devenue une fille plein de doutes et d’incertitude, ce genre de fille qui ne pouvait pas se lancer dans quoi que ce soit sans avoir l’impression qu’elle allait se planter, parce qu’on lui avait trop souvent répété qu’elle était bonne à rien. Pourtant, elle avait toujours eue d’excellentes notes au lycée, dans toutes les matières, principalement en sciences ; même en sport elle avait assuré, grâce aux entrainements familiaux qu’elle échouait bien souvent mais qui eux étaient bien plus intensifs que n’importe quelle séance de sport au lycée. A l’université elle avait été dans les meilleurs de sa promotion, elle avait largement les capacités de réussir ce qu’elle entreprenait et pourtant, elle craignait toujours l’échec, à cause d’un père qui n’avait eu de cesse de lui faire comprendre qu’elle ne faisait ça, échouer encore et encore. Elle aurait sans doute pu viser plus haut depuis des années au lieu de se contenter d’être secrétaire à la mairie et informaticienne dans la police, mais elle n’avait jamais réussi à envisager plus que ça, trop consciente qu’elle ferait mieux de se contenter de ce qu’elle avait réussi à obtenir, parce qu’à viser trop haut, elle allait forcément tout rater. Bien qu’elle n’ait pas eu la chance d’être mère – elle pouvait remercier son père pour ça aussi – Calista, elle était certaine qu’en tant que parent, elle aurait toujours cru en ses enfants, elle les aurait soutenu, plus que son père ne l’avait jamais fait avec elle, parce qu’elle était la preuve qu’on faisait souvent trop confiance à ses parents.

C’était fini au moins maintenant tout ça. Elle avait décidé qu’Alistair Wolstenholme, n’aurait plus jamais la moindre influence dans sa vie. Elle ne voulait plus l’entendre, comme cette petite voix au fond de son crane qui lui répétait encore et toujours à quel point elle était nulle. Elle ne voulait pas non plus lui laisser de nouveau l’occasion de mettre en péril tout ce qu’elle voulait construire dans sa vie. Elle ne voulait tout simplement plus avoir à même le considérer comme son père. C’était juste un type qu’elle ne voulait plus voir. Pas même pour les fêtes de fin d’années et elle s’en fichait bien que noël soit, par la tradition une fête de famille, sa famille désormais, elle s’arrêtait à Lorcan et Aspen et puis à Alec à qui elle voulait offrir une place là-dedans. Indéniablement, il la mériterait plus que son père, parce que lui au moins, il croyait en elle. Il avait cru en elle déjà avant qu’ils soient ensemble, assez pour la laisser le guider depuis son ordinateur sans douter d’elle. Il était celui qui pensait qu’elle était capable de réussir tout ce qu’elle voulait accomplir, alors sans lui, elle ne se serait pas lancée dans cette entreprise. Avoir la confiance d’Alec, ça aidait à effacer tous les doutes que son père avait su créer en elle au fil des années. « On sait jamais, peut-être qu’un jour, j’vais réussir à construire un robot intelligent et qu’après il voudra détruire la Terre. » Elle haussa les épaules, presque comme si c’était une hypothèse plausible, mais elle aurait plus vite fait de croire au père-noël, aux rennes volants et aux petits lutins confectionnant des jouets au fin fond du pôle-nord qu’en un tel projet. Croire en elle c’était bien, mais autant le faire en restant réaliste, quand bien même elle restait persuadée que les androïdes tels qu’on les voyait dans les films de science-fiction, ils finiraient par exister, d’ici quelques siècles. Les répliques d’Alec lui arrachèrent un léger rire. « Non, t’inquiète pas, j’te forcerai jamais à participer à une réunion, surtout si ça doit parler de ‘bidouille informatique’ .» ce qui était souvent le cas vu que son entreprise se basait là-dessus. Alec, il n’y comprendrait pas grand-chose sans doute. C’était son truc à elle de toute façon, l’informatique, certainement pas celui d’Alec, enfin, elle était quand même pas encore réduite à regarder sur google quoi manger à un rancard. S’il fallait qu’elle regarde un truc concernant les repas en ce mois de décembre, ce serait plutôt des astuces pour réussir une dinde dans la laisser cramer au four – un minuteur, peut-être que ça pourrait aider – et l’adresse d’un bon pâtissier pour la bûche, mais elle était certaine de pouvoir charger Lorcan et Aspen de s’occuper de ça. « Non, moi je sais que l’ail ça fait puer de la gueule et qu’y a des plats qu’on peut pas bouffer sans s’en foutre partout, sans avoir besoin de google. » Elle passait beaucoup de temps sur internet mais bon, elle n’avait pas besoin de google pour tout et n’importe quoi quand même. « Je prendrais pas de cervelle de bœufs ni de crevettes alors, ça tombe bien je suis vraiment pas cervelle. » Les crevettes par contre, ça la gênait pas forcément, mais bon, de toute façon, elle foutait que dans ce genre de restaurants ils en servent à dépiauter soi-même, ça devait être servi cuisiner et prêt à manger. « Mon dieu non, on va éviter la surconsommation de vin cette fois, quand même. » Thanksgiving lui avait servi de leçon, parce qu’elle en avait sans doute un peu trop abusé ce soir-là. Mais en même temps elle aimait le fin et arrivé à un certain nombre de verre, c’était facile d’arrêter de compter, ce soir, au moins, elle allait essayer de faire un peu plus attention.     

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Dernière édition par Calista Wolstenholme le Jeu 22 Déc 2016 - 14:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 22 Déc 2016 - 3:34



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Dans le passé d’Alec, son attitude souvent désinvolte et imprudente en matière d’amour, il était facile d’comprendre pourquoi il n’avait jamais eu de rencard comme ça, tiré à quatre épingles. Un genre de moment qui mettait la pression, et faisait battre le cœur d’une adrénaline bien différente de celle à laquelle il était habitué avec la chasse. Ici, c’n’était pas une question de vie ou de mort, de traque, de meurtre, de choses dramatiques comme ils en avaient eu l’habitude ces derniers temps : il n’avait même pas eu besoin d’tuer des gens, ou d’aider Calista à s’infiltrer dans un bâtiment pour voler des données, avant qu’ils se retrouvent paisiblement, juste entre eux deux. C’était bizarre, au fond, que Radcliff devienne ce genre de décor pour eux deux : quoiqu’il advienne, depuis qu’ils se connaissaient, il y avait toujours eu la chasse en arrière-plan de leur histoire, ce lien invisible qui les unissait, par responsabilité, par devoir. C’était ces mêmes raisons, d’ailleurs, que le Lynch s’était toujours trouvées pour justifier de n’jamais avoir franchi le pas avec la blonde : et puis, elle avait été en couple déjà, à l’époque où ils avaient fait connaissance. Si à vingt ans, pousser une jeune femme à tromper son mec avec lui n’avait certainement pas été un problème pour Alec, fallait quand même admettre que l’âge adulte lui avait inculqué un peu plus de retenue, vis-à-vis de ça. Avec le temps, les moments pendant lesquels ils avaient appris à se connaitre, en tant qu’amis, Alec avait fini par avoir bien trop de respect, bien trop d’attachement envers la Wolstenholme pour la traiter comme une simple conquête. Et le reste, les sentiments, les histoires sérieuses dans lesquelles il déversait son temps et son énergie c’était – comme ce soir le prouvait – un genre de nouveauté dans sa vie : un peu comme une montagne, couverte d’une neige encore parfaitement impeccable, blanche et sans trace : un chemin imprévisible, peut-être glissant et compliqué, dans lequel il commençait tout juste à faire un vrai trajet. Parce qu’encore une fois, la dernière fois qu’ils s’étaient lancés ensemble, Calista et lui, pendant ces trois mois, ç’avait été de la nécessité, un genre d’ordre des choses, imposé par les événements qui s’étaient passés autour d’eux, plutôt que par leurs cœurs, enfin prêts.

Ils avaient le temps, après tout, d’se préparer, d’cultiver leur romance petit à petit, la construisant brique par brique : s’il n’avait jamais été un homme très patient, il était prêt à le devenir, pour Calista, pour avoir quelque-chose de viable et unique, avec elle. Après tout, il avait pas mal de choses à faire de son côté à lui – et si c’n’était pas concernant la chasse, tous ces trucs autour des mutants, de menaces meurtrières ou ainsi de suite, ça pouvait tout autant concerner la vie normale ; il venait tout juste d’avoir son appartement, et celui-ci était encore désespérément vide. A cela, s’ajoutait le fait qu’il n’avait pas de travail, et aucune idée de c’qu’il pourrait bien se trouver, ou vouloir se trouver. C’n’était probablement pas en plein mois de décembre avec les fêtes de Noël que les patrons allaient se mettre à recruter. Et ça, c’était sans compter sa petite réputation en ville ; déjà sans la fête foraine, les événements avec Johan Lachlan, il avait eu sa petite renommée en tant qu’officier de police, qui n’avait jamais véritablement caché son appartenance aux hunters ou ses croyances envers les mutants. Peut-être devrait-il trouver un job dans une ville voisine, à quelques kilomètres de là : parfois, il se posait sérieusement la question, et au fond, ce n’serait pas une mauvaise chose en soit. Surtout maintenant que la quarantaine était levée, évidemment ; un bon moyen d’tourner la page également. Sans doute verrait-il ça au mois de janvier, après le réveillon, le nouvel an, quand tout le monde sera de bonne humeur après avoir mangé beaucoup de chocolat, et avoir reçu plein de cadeaux – y’aurait bien quelqu’un, d’assez généreux pour lui offrir du travail. Sinon, il allait probablement finir par aller aux fameuses réunions ennuyantes de l’entreprise de Calista, où ils parlaient bidouilles informatiques auxquelles il ne comprendrait rien : « J’te conseillerais de n’pas inventer de truc comme ça, alors. J’sais pas comment ça marche peut-être, mais je sais que je n’soutiendrais pas dans ce projet. » et même s’il avait un sourire sur les lèvres, il ne plaisantait pas, évidemment : pour les conversations qu’il avait déjà eues, les évidences qui se présentaient sous ses yeux ces derniers temps, il n’y avait pas de bonnes intentions, extrêmes comme ça, qui pouvaient bien finir. « Si tu tournes comme ça, j’vais devoir aller à ces réunions, et genre essayer de comprendre toutes ces histoires d’informatique… Et tu sais très bien que j’suis pas particulièrement patient, avec ça. Je crois bien que ça doit être… comme une fonctionnalité de mon cerveau, le fait de ne pas du tout pouvoir comprendre l’informatique. » et peut-être bien que c’était une bonne chose : comme ça, il avait toujours besoin de Calista. Même si là, ils étaient loin du moindre ordinateur, alors ça n’pouvait pas servir de prétexte pour qu’ils se voient : de toute manière, comme la tradition des rencards le voulait – ou un truc du genre – ils étaient juste tous les deux, à parler, comme si c’était la chose la plus simple du monde. Et pourtant, lui, il n’avait jamais été particulièrement bavard. Et pendant leur histoire, les trois mois de leur relation, parler avait semblé être si compliqué : même de trucs anodins comme ça. « T’en fais pas. J’ai du mal à t’imaginer en train de te régaler d’une cervelle, mais… tu peux manger c’que tu veux. » il tint à préciser quand même, dans un ricanement : « Et on est à pieds. Et je suis là pour te raccompagner. Alors- » il haussa les épaules, avant qu’un rire ne lui échappe. « J’crois que j’ai jamais vraiment trop été la voix de la raison, quand je sortais. » c’n’était pas comme s’ils avaient beaucoup d’amis avec qui sortir, maintenant : Felix avait disparu de la surface de la terre, et ses anciens camarades, du poste de police ou des hunters, le détestaient aujourd’hui et voulaient sa mort plus ardemment que partager un bon lait de poule avec lui, même si c’était bientôt Noël.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 22 Déc 2016 - 14:02


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Elle en avait déjà eu des rencards Calista, tout comme elle avait déjà eu des petits-amis, des histoires plus ou moins longues, qui avaient fini par s’achever, pour une raison ou pour une autre. Des ruptures qui étaient venues avec leur lot de regrets, pour la plupart vite oubliés parce qu’elle avait su se convaincre que c’était mieux comme ça. Ça n’avait pas été le cas avec Alec, quand bien même ça avait été ce qu’ils s’étaient dit, ce soir-là quand ils s’étaient séparés, elle n’avait jamais été convaincue que c’était mieux comme ça. Peut-être que le temps qu’ils avaient pris chacun de leur côté leur avait fait du bien. Au moins, ça leur avait permis de prendre du recul vis-à-vis de la situation et de pouvoir réfléchir posément à tout ça. Ça leur avait aussi permis de se défaire de ces trucs que la vie leur avait imposés sans jamais leur laisser de choix. Maintenant, ils pouvaient tout reprendre depuis le début en s’y prenant d’une façon complètement différente, alors ce temps, en plus d’en avoir eu besoin, il leur avait fait du bien, c’était indéniable. Mais cette rupture avec Alec, ça n’avait pas été mieux comme ça et tant pis on passe à autre chose. Calista, elle n’avait jamais été capable de penser comme ça. Maintenant qu’ils étaient là, dans cette ambiance de noël tous les deux, elle savait que jamais elle n’aurait pu tourner la page de toute façon, parce qu’elle l’aimait Alec. Alors elle était bien contente d’être là ce soir, dans ce restaurant, qui abordait de belles décorations en l’honneur des fêtes, avec lui. Elle espérait qu’ils pourraient passer le réveillon de noël ensemble aussi et quoi qu’il arrive, il pouvait déjà être certain qu’il aurait un cadeau de sa part, c’était la tradition après tout, comme celle du baiser sous le gui, pas question d’y échapper. Déjà plusieurs mois plus tôt, s’il n’avait pas été captif chez les transmutants et elle occupée à le chercher, elle lui aurait pris le temps de lui offrir quelque chose pour son anniversaire ; elle y avait pensé le jour-j, mais il n’avait pas été là et elle n’avait toujours eu aucune idée d’où il était.

Maintenant, ils étaient ensemble et elle ne savait pas si c’était le mois de décembre, les guirlandes qui éclairaient la ville, mais pour l’instant, les choses semblaient assez calmes à Radcliff. Elle doutait pourtant que ce soit juste parce que les hunters et les transmutants les plus rebelles, soient en train de décorer leur sapin de plein de paillettes et autres boules de noël. Peut-être que ça voulait dire qu’y avait un truc encore plus gros qui se préparait, elle n’en savait rien, mais elle savait au moins qu’elle avait envie de profiter de ce calme pour se concentrer un peu plus sur sa vie, sur ce qu’elle voulait dedans, plutôt que sur tous les problèmes autour, qui malheureusement par le passé avaient pris trop de place dans son existence. Son vœu pour la prochaine année qui arrivait à grand pas, c’était de ne plus se laisser guider uniquement par les problèmes et continuer de profiter de ce qu’il y avait autour. Au sein de son entreprise au moins, elle espérait bien qu’elle n’allait jamais en créer des problèmes, surtout pas en construisant un robot voulant détruire le monde. Dommage, les robots c’est cool. » Elle haussa légèrement les épaules, évidemment, de son point de vue à elle, la robotique était un domaine très intéressant. T’en fais pas, je pense qu’il va falloir attendre plusieurs siècles avant d’avoir de quoi en construire des assez sophistiqués pour être dangereux. » Et d’ici plusieurs siècles, ils ne seraient plus de ce monde, tous les deux, qu’importait ce que pouvait en dire le pouvoir d’Alec en ce moment. T’auras pas besoin de lutter contre la programmation de ton cerveau pour m’empêcher de faire ça du coup. » Il ouvrait être rassuré de ce côté-là, tant que ça concernait l’informatique et tout ce qui y était plus ou moins lié, elle savait très bien Calista qu’il fallait mieux qu’Alec ne s’en approche pas trop. Elle pourrait toujours s’occuper de lui s’il avait besoin d’aide pour ça, ici à Radcliff ou à l’autre bout du pays si c’était nécessaire. Tant qu’elle était avec lui de toute façon, elle irait n’importe où. Ouais, ça donne pas très envie. Je vais rester dans les trucs un peu plus simples, t’inquiète pas. » Elle était pas difficile concernant la nourriture, mais la cervelle non, peut-être que c’était très bon, mais ça la tentait autant qu’un plat de brocolis puants. Mouais, on sait jamais, après va falloir me traîner dans la neige et m’empêcher de jouer avec, j’ai quand même encore un peu de dignité à essayer de conserver. » Bourrée dans la neige elle pourrait bien se mettre à construire un bonhomme de neige comme une gamine de huit ans, alors c’était quand même à éviter. Moi je sais être raisonnable. Des fois. » Ce serait mentir que de dire qu’elle n’avait pas déjà fini ses soirées complètement bourrée quand elle était sortie avec des amis après tout. Mais ça devait sans doute faire partie des règles des rencards ça aussi, de ne pas boire trop, alors tout comme l’ail, fallait mieux éviter le trop plein de vin.   

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 29 Déc 2016 - 1:31



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S’il devait être honnête sur tous les points, Alec, il allait falloir qu’il admette qu’il n’savait pas vraiment où il allait, ce rencard avec Calista. Non seulement parce qu’il n’avait jamais trop expérimenté dans ce domaine-là en amour sérieux et posé, mais également parce qu’ils n’avaient jamais fait ça tous les deux. Elle, elle avait sans doute des attentes particulières, des habitudes plus ou moins tenaces qui allaient avec l’idée d’un rendez-vous amoureux : s’ils n’s’étaient pas connus depuis un moment, s’ils n’avaient pas déjà été en couple et s’ils n’s’étaient pas retrouvés à Elizabethtown, ensemble, quelques semaines plus tôt, il aurait trouvé bizarre qu’elle s’mette à le retenir sous la première branche de gui qu’ils avaient croisée, pour l’embrasser. Et pourtant, elle en avait, Calista, des expériences amoureuses qui dépassaient l’eux deux, les limitations posées par leur histoire rien qu’à eux : une réalité qu’elle lui avait elle-même imposée, peut-être sans le vouloir, peut-être sans s’en rendre compte, toutes ces fois où elle avait parlé de sa dernière vraie histoire, ou de ce que les autres hommes de sa vie avaient pu lui amener. Elles étaient finies, maintenant, ces histoires, ouais, mais de c’qu’il en avait retenu, surtout, c’était que ç’avait été des types infiniment différents de lui, presque plus à l’aise dans le domaine des sorties en amoureux, qu’il ne l’serait jamais, lui. A l’opposé, le Lynch pouvait toujours prétendre mieux s’y connaitre en conquêtes sans lendemain, en baratinage de jeune femme, ou sur comment disparaître d’un appartement en un claquement de doigts, sans laisser de trace ni rien oublier. Et tout autant que ces connaissances lui avaient servi pendant toute sa jeunesse et même au cours des dernières années, à chaque fois qu’il avait butiné d’amante en amante, d’une histoire sans lendemain vers la suivante, c’n’était pas comme ça qu’il voulait être avec Calista. Une évidence posée depuis le départ entre eux deux, et un désir qu’il n’pouvait pas combattre, quoiqu’il se passe entre eux deux : c’était bien pour ça qu’ils étaient là ce soir, c’était bien pour ça qu’il semblait si prompt à offrir une seconde chance à leur couple. Pas par générosité, pas par pitié, ni parce qu’il était trop désespéré pour s’trouver une autre jeune femme avec qui coucher – mais parce que c’était Calista, et que même s’ils s’étaient dit que c’était mieux comme ça, l’un sans l’autre, même si elle avait déjà connu des types bien mieux pour elle qu’il ne l’serait jamais sans doute, il n’pouvait juste pas tourner la page, arracher leur histoire trop courte et passer à autre chose, laissant tout ça devenir un lointain souvenir. C’n’était pas faute, pourtant, d’avoir changé plein d’éléments de son existence depuis quelques mois maintenant : de hunter il était devenu un mutant, de chasseur invétéré, il avait laissé des quantités incalculables de doute le gagner, et désormais, il s’retrouvait à essayer de sauvegarder les dernières petites assurances de sa vie. Calista, quoiqu’il advienne, il n’arrivait pas à s’convaincre qu’elle puisse faire partie de ces personnes sans lesquelles il pourrait continuer, malgré tout – au moins pour ce soir, il s’avouait à lui-même que ç’allait au-delà de la chasse, de ses compétences à elle en informatique, de leur mission commune ou d’un ennemi qu’ils auraient tous les deux. Ce soir, ce repas ensemble, il n’était que pour eux, qu’autour d’eux : leurs sentiments aussi increvables qu’une étoile perdue dans l’univers, et leur histoire chaotique à souhait.

Qu’est-ce qu’ils feraient, pourtant, si les choses devaient mal se passer entre eux, ce soir ? C’était ça, l’élément curieux de leur romance – Alec, il avait bien du mal à imaginer des moments où les choses pourraient mal tourner, où ils n’se comprendraient pas, où ils n’seraient pas sur la même longueur d’ondes, pleinement conscients de ce que l’autre était. Et pourtant, y’avait bien quelque-chose, forcément quelque-chose entre eux deux, qui les avait séparés pendant ces trois mois-là, qui avaient transformé l’évidence de leur affection, en un quotidien lourd comme une chape de béton les étouffant lentement mais sûrement. « C’est une question de point de vue. C’est toi qui m’parle de robots en me présentant un contexte apocalyptique où les robots voudraient tous nous tuer. D’ce point de vue-là, c’est pas si cool. » dans un haussement d’épaules, comme s’il était l’innocent de l’histoire, Alec observa Calista : elle n’pouvait pas s’attendre à ce que les miracles de Noël ou même trois mois sans se voir, aient transformé Alec Lynch en un expert de l’informatique et de la robotique, subitement si intéressé par ces domaines, qu’il était capable d’avoir une vraie conversation à ce sujet. Même au-delà de ça, ça faisait des années maintenant qu’il n’avait plus pris assez d’temps pour lui-même pour être cinéphile, et encore et encore alimenter sa culture avec tous les films de c’genre, pour sortir de son cerveau des références à même d’entretenir la flamme de leur débat. Non, elle aurait probablement pu avoir une conversation plus intéressante à ce sujet avec n’importe qui dans cette pièce, plutôt qu’avec lui : sûrement qu’avec le temps, ils pourraient devenir une belle preuve que les opposés s’attirent – pour l’heure, ils étaient juste à nouveau ces personnes presque diamétralement opposées, qui entraient en collision l’une avec l’autre. Même si le père Noël devait exister en une telle période de l’année, juste un soir dans le mois de décembre ne suffirait pas à ce qu’il réalise assez de vœux pour rendre Alec moitié autant calé que Calista dans le domaine de l’informatique. Heureusement pour elle, elle devait avoir assez de connaissances ou d’amis, de l’autre côté de l’écran, avec qui parler d’ces choses. « Plusieurs siècles ? » il se permit quand même le luxe d’être un peu circonspect à cette idée : ces derniers temps, la technologie avançait bien plus vite qu’il y a une décennie à peine – maintenant, les ordinateurs n’avaient même plus besoin d’être branchés pour fonctionner, et ça, c’était déjà un grand pas en avant, accompli dans le peu d’années depuis lesquelles ils se côtoyaient. « Comme quoi, les gens n’devraient pas perde de vue la base des choses. Genre-… si un robot doit s’mettre à vouloir tuer toute la planète, on devrait pouvoir s’contenter de le débrancher pour en être débarrassés. » au moins, il avait une façon très simple, presque moyenâgeuse de voir l’informatique : et des phrases comme ça seraient typiquement tout ce qu’il pourrait ajouter comme poids à une conversation de réunion au sein de leur entreprise commune. C’était dans leur intérêt à tous les deux, alors qu’il n’ait jamais à participer à celles-ci. Il avait déjà bien du mal avec l’existence des transmutants, de toute façon, alors essayer de comprendre qu’on puisse vouloir créer des robots avec la volonté de les mêler à la société humaine, était un concept qui lui échappait totalement, à Alec. Quel était l’intérêt d’créer des robots, juste pour qu’ils fassent des choses que les humains faisaient déjà ? Autant créer des robots pour faire l’inverse, innover, et accomplir des actes que les humains n’savaient pas déjà faire. Bref, même s’il devait être encore vivant dans plusieurs décennies, plusieurs siècles, témoin malheureux d’une avancée pareille, il n’serait toujours pas assez calé ou intéressé par la robotique, pour avoir son mot à dire. Il avait déjà beaucoup de mal avec les caisses automatiques dans les supermarchés, celles-là même qui semblaient totalement arrêter de fonctionner dès qu’il passait par-là, quoiqu’il fasse, quoiqu’il essaye. Calista dirait facilement que c’était d’sa faute à lui – il restait persuadé que c’était de la faute à la technologie. C’n’était pas un cadeau, toutes ces avancées qui buguaient une fois sur deux, point barre. « Vraiment ? Si t’étais bourrée, ce soir, t’aurais rien de mieux à faire qu’aller jouer dans la neige ? » il ne put s’empêcher de relever, dans une vague grimace déçue : peut-être que lui avait beaucoup de choses à apprendre sur les robots, hein, mais parfois il s’disait que Calista, elle n’savait pas vraiment comment s’amuser, dans le sens large et fun des choses – comme il ne s’était pas amusé, lui, depuis un moment non plus, alors il n’était probablement pas le mieux placé pour juger ou donner des leçons. Mais quand même, il pouvait prétendre avoir passé ses jeunes années à faire bien plus que des bonshommes de neige, ou des batailles dans la neige, quand il avait été bourré. « De toute manière, t’as le privilège de sortir avec l’éternel Sam, maintenant. Quoique j’fasse, quoique j’essaye, j’resterai toujours assez sobre pour t’empêcher de-… faire des trucs trop fous. Comme construire un bonhomme de neige au milieu de la route. » il ricana, clairement moqueur ; certes, avec la famille qu’elle avait, le père austère qu’elle se coltinait depuis sa naissance, difficile d’imaginer Calista être une vraie rebelle qui finissait en cellule de dégrisement avec une bonne de potes, ou se retrouvait en garde à vue pour avoir volé une voiture, comme ç’avait été son cas à lui, mais bon. Chacun son domaine de prédilection, sans doute. « On sait jamais, après trois verres, tu pourrais t’mettre à lancer des boules de neige sur les fenêtres. » il se moqua de plus belle, feignant une grimace impressionnée : ils étaient à pied, pas vraiment loin d’où elle habitait, dans des rues qui se videraient tôt, envers et contre tout. Clairement, ils ne risquaient pas grand-chose.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 29 Déc 2016 - 19:33


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Elle savait bien Calista, qu’elle avait de nombreuses différences avec Alec. Tant mieux sans doute, parce qu’elle n’aimerait de toute façon pas fréquenter quelqu’un qui lui ressemblait trop. Elle savait, d’expérience avec ses amis que ça pouvait mener à des conflits très compliqués, quand on se lançait dans des débats sur des sujets dont on était fan. De toute façon, elle n’aimait pas la concurrence, alors elle ne supporterait pas bien longtemps de se retrouver dans la même pièce que quelqu’un prétendant être aussi doué qu’elle avec un ordinateur entre les mains. Les différences avaient du bon aussi, de toute évidence et puis y en avait qui disaient que les opposés s’attiraient, alors pourquoi est-ce que ça ne pourrait pas marcher entre Alec et Calista, parce qu’ils étaient différents ? Calista, malgré les nombreuses passions, diverses et variées, elle avait, elle était capable de faire la conversation en parlant d’autre chose que tout ça. Heureusement sans doute, parce qu’on lui aurait probablement déjà dit des millions de fois à quel point elle était chiante, si jamais elle avait dû ne parler que de ça, à longueur de temps. Elle aimait ce qu’elle aimait et elle était déjà sortie avec des mecs qui n’en avaient pas grand-chose à faire, à l’image d’Alec, de tous les trucs qui pouvait la passionner elle et elle était certaine que ce n’était pas pour ça que ses anciennes histoires s’étaient terminées. D’autant plus, qu’elle avait au moins assez de bonne volonté pour s’ouvrir à ce qui pouvait plaire aux autres, c’était bien pour ça qu’Alec avait réussi à la trainer à la salle de sport et qu’elle avait même passé de bons moments avec lui là-bas, quand bien-même elle en avait bien souffert par la suite. Malgré tout, elle ne demandait pas à Alec d’essayer de comprendre ce qui la motivait tant elle, à l’idée de passer sa journée devant la télé à regarder des films et souvent des films qu’elle avait déjà vu plein de fois.

Alors, elle était certaine qu’Alec n’était pas nécessairement la bonne personne pour avoir une longue et sérieuse conversation sur le monde de la robotique. Elle pourrait dire tout un tas de trucs elle et comparer ça à des films, mais elle était certaine que tous les exemples qu’elle pourrait citer, Alec ne les aurait pas vu. « Non, mais dans un contexte où ça ne finirait pas comme ça, ça pourrait être vraiment pratique. » Avoir un robot pour aider dans certaines tâches de la vie quotidienne, ça serait plutôt sympa. Elle, elle voudrait bien avoir un robot pour lui faire la cuisine ou le ménage, fallait bien l’avouer. Peut-être que ça rendrait les gens encore plus faignants, cela dit, les nano-robots et leur applications dans des domaines tels que la médecine, ça pouvait être très intéressant et très pratique. Enfin, ce n’était pas un truc dont elle avait envie de parler avec Alec et encore moins un truc dont elle parlerait lors d’un rencard avec n’importe qui, de toute façon. De toute façon, ça avait beau être la période des fêtes et des miracles, fallait pas espérer que ce genre de truc soient sur le marché dès demain, après tout, même le père-noël il ne pouvait pas confectionner ce genre de trucs depuis son atelier au fin fond du pôle nord. « Ouais des siècles, pour atteindre ce qu’on peut voir dans les films, je préfère me dire ça, ça m’évite d’avoir trop d’espoir. » Parce qu’évidemment, elle, ça l’intéressait beaucoup l’avancée des nouvelles technologies, les robots et tout ce qui allait avec, alors au moins en se disant que ça ne verrait le jour que dans plusieurs siècles, elle se disait qu’elle ne verrait jamais tout ça. « C’est vrai que j’ai l’impression que dans les films, les mecs qui inventent les robots, pensent jamais à intégrer un truc pour les détruire si ça se barre en couille, ça semble pourtant essentiel quand tu créé une IA quand même. » Elle en leva les yeux au ciel, comme si c’était vraiment le truc le plus évident du monde, enfin quand même, c’était typiquement le genre de truc qu’elle se disait devant sa télé quand elle regardait des films avec ce genre de contexte. Enfin, si les mecs pensaient comme ça dans les films, au final, ça ne servirait à rien de faire un film. Maintenant, y aurait bien que l’avenir qui leur dirait s’ils les verraient ou pas, les robots dignes des films de science-fiction. Elle voulait croire, dans tous les cas, que tous le deux, ils auraient la même espérance de vie et qu’Alec, il ne passerait pas l’éternité coincé dans sa condition de mutant. Après tout, le baiser sous le gui, qu’ils avaient échangé un peu plus tôt, la tradition voulait que ça signifie que leur amour serait éternel, alors autant le vivre ensemble cet amour, en vivant les années de la même façon. C’était tout ce qu’elle voulait Calista, un vœu, qu’elle aimerait voir se réaliser, plus que tout au monde. S’il avait suffi d’espérer très fort pour que la solution apparaisse sous le pied du sapin, emballée dans un joli papier cadeau, le matin du vingt-cinq décembre, elle aurait pu commencer à croire aux miracles de noël. Mais si on devait leur offrir des cadeaux à Alec et Calista cette année, ce serait sans doute des trucs bien différents de ça. Heureusement, l’idée avait beau être là, dans un coin de leur esprit, elle ne plombait pas l’ambiance de la soirée. Au contraire, elle ricana aux paroles d’Alec. « J’en sais rien moi, on sait jamais ce qu’on peut faire quand on est bourré. » Alors peut-être bien qu’elle voudrait jouer dans la neige comme une enfant de quatre ans, c’était pas très dangereux comme comportement au moins. « C’est vraiment gentil, je voudrais pas me faire arrêter pour construction de bonhomme de neige sur la voie publique. » T’façon, bourrée y avait peu de chance qu’elle arrive à faire quelque chose qui ressemble à quelque chose, mais évidemment qu’avec un peu trop de verre dans le nez, elle pouvait faire pire que ça, quand bien même elle restait relativement sage comme fille, enfin, elle n’avait jamais rien fait de vraiment grave en étant bourrée. « Mieux vaut que je balance des boules de neige sur des fenêtres plutôt qu’un striptease dans le premier bar venu. » L’alcool ça avait tendance à désinhiber après tout et si elle citait cet exemple en particulier, c’était qu’elle savait que ça pourrait être le genre de truc qu’elle ferait si elle était vraiment bien bourrée.  

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