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 (calista|xmas), all i want for christmas is you

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Dim 1 Jan 2017 - 5:23



some souls are bound together
- CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH -
it is not always love at first sight, it almost never is. but one way or another, he always falls for your quiet humor, your unwavering spirit and you for the way his eyes dance when he laughs, for the shuddering strength in his hands. before long, you do not remember how it was to not be his.

Depuis quatorze ans maintenant, Alec avait abandonné tout ce qui appartenait au domaine de l’espoir, du vœu tout particulier, ou de l’attente quelle qu’elle soit, vis-à-vis des fêtes. Il n’avait jamais été branché réveillon pour célébrer le temps en famille, les aspects religieux de la chose – la naissance du petit Jésus, toutes ces conneries, très peu pour lui. A croire qu’il avait toujours eu un brin froidement pragmatique, qui l’avait poussé à avoir des songes bien différents de la beauté féérique de Noël. Il avait toujours été égoïste, au moins jusqu’à un certain égard, à n’penser qu’à lui, qu’à ses envies, qu’à ses désirs impulsifs pour le mois de décembre – il n’y avait probablement eu qu’aux alentours de l’anniversaire de sa mère, que le fils s’était donné la peine d’être à peu près présentable, à peu près disposé à penser à quelqu’un d’autre que lui. Comme un digne fils à sa maman ; ç’avait au moins été une part de lui qui avait toujours subsisté, avec sa famille – le devoir d’appartenance à celle-ci, quoiqu’il advienne. Il n’avait pas été un cadeau, au-delà de ça, et c’était ses parents, les vrais héros de l’histoire, pour l’avoir supporté pendant tant de temps, avec ses excès, ses façons d’faire, son ingratitude : beaucoup d’autres géniteurs auraient foutu leur progéniture à la porte, ou auraient juste totalement perdu foi. Il n’savait pas aujourd’hui, à trente-quatre ans, si la confiance que ses parents avaient pu avoir en ce qu’il deviendrait en avait valu la peine : y avait-il un quelconque parent décent qui rêvait que son enfant devienne un tueur, quelles que soient les circonstances ? De l’autre côté, du côté des gens anormaux, y’avait les pères comme Alistair Wolstenholme qui eux, n’attendaient qu’une chose de leurs enfants : qu’ils soient des tueurs, parfaits, à la hauteur des ambitions qu’ils avaient pour eux, et blablabla. Sans doute que toutes les pensées stupides qui avaient pu motiver l’existence du patriarche Wolstenholme avaient eu un sens, au moins dans son crâne à lui – et en avaient toujours, quoiqu’il advienne, et quelles que soient les erreurs gravissimes qu’il avait commises vis-à-vis de Calista, par exemple : mais même si le père Noël devait se révéler être réel, même si c’était un miracle surnaturel déjà qu’il neige en plein cœur de Radcliff cette année, il n’y avait aucune bonne étoile qui pourrait un jour permettre à Alec d’comprendre ce qui pouvait traverser l’esprit de son beau-père. Et c’était tant mieux comme ça : au cours de l’année qui venait de passer, tout ce que le chasseur avait pu découvrir, c’était au combien il n’voulait pas ressembler, sous quelque aspect que ce soit, ou devenir, comme les grands noms de la chasse. Thaddeus Lancaster, Alistair Wolstenholme, Carlisle Lecter. Et peut-être bien que c’était pour ça aussi qu’ils se retrouvaient là, Calista et lui, à s’donner une nouvelle chance : c’n’était pas juste parce que les belles décorations dans la rue, l’ambiance, les paillettes semblant planer dans l’air, avaient éveillé une générosité inédite. Au fond, c’était sans doute mieux que tout ça, tout c’qu’ils avaient entre eux là maintenant, soit le résultat de leur volonté de changer, que le résultat d’un genre de sortilège balancé sur eux, avec la neige partout sur Radcliff, comme un élément qu’ils n’avaient pas contrôlé, ni particulièrement voulu.

Il voulait faire les choses bien avec Calista. D’une certaine façon, au moins ; il n’savait pas encore, s’il pouvait s’aventurer au-delà de l’instant présent, penser à l’avenir, l’esprit tranquille, persuadé qu’ils n’connaitraient plus jamais rien de similaire à ce qu’ils avaient enduré pendant les trois mois de leur histoire de couple. Mais il voulait au moins qu’ils pansent leurs plaies, qu’ils réparent les dommages, cherchent quelque-chose entre eux – cet attachement naturel, certes, mais qu’ils avaient trop forcé, trop précipité, en s’installant si vite ensemble. Juste un rendez-vous, alors, ça n’devait pas être si dangereux que ça : jusque-là, d’ailleurs, tout se passait bien – très bien, même ; comme peu de choses avaient eu la prétention de bien s’passer depuis plus d’une décennie pour lui maintenant. Ce soir, il en oublierait presque qu’il était un mutant qui n’mourrait pas, et que c’était potentiellement un problème pour son avenir. Ce soir, il oubliait les douleurs qui avaient meurtri leurs âmes, et fait s’étioler la confiance. « J’sais pas. » il lâcha, haussant les épaules d’un air perplexe : peut-être que Calista saurait beaucoup mieux s’adapter à l’idée de vivre éternellement, alors que lui, il luttait constamment entre son pragmatisme froid, et le rejet complet – de sa nature toute nouvelle si monstrueuse, et de tout ce que ça imposait à sa vie. Il n’voulait pas vivre pour des centaines d’années, et tant pis s’il n’voyait pas l’humanité être accompagnée de robots dans chaque aspect de la vie. Tant mieux, au contraire. « Avec un simple ordinateur, on a déjà des bugs et des virus et-… et du piratage- » il souligna, désignant Calista elle-même ; « C’est pas comme si on pouvait garantir que vivre avec des robots puisse être sauf. Avec tout ça ton aspirateur va buguer tous les deux jours, ou j’sais pas… » ouais, parce que c’n’était pas parce que la blonde avait des doigts de fée vis-à-vis des ordinateurs et de toutes ces bidouilles, que c’était le cas de tout le monde. En attendant, y’avait le commun des mortels, qui en savait autant que lui sur tout ça : et plus il y pensait, plus cette situation lui rappelait les transmutants, l’ignorance qui avait gangréné sa vie, et l’fait que ça avait fini par entrainer la mort de ses parents. Juste comme ça. La décision de laisser vivre des entités potentiellement incontrôlables au milieu d’une population plus vulnérable, qui avait déjà amené à bien des problèmes. Alec était cependant bien conscient que c’n’était pas là une conversation à avoir, comme ça, balancée à la table d’un restaurant, pendant un rendez-vous romantique : tout allait parfaitement bien, et normalement, après le baiser sous le gui, les blagues sur le repas, tout devait continuer de bien se passer, pas s’transformer en un faux débat politique qui n’avait rien à voir avec le présent, de toute façon. Il préférait largement naviguer dans les domaines totalement humains qu’il connaissait très bien – il en ricana, même : « Ouais, j’parie que construction de bonhomme de neige c’est un crime hyper sérieux. Je m’y connais en plus, j’ai été flic, à une époque… » le souvenir lui fit lever les yeux au ciel, feignant un air flatté à cette pensée : pourtant, y’avait vraiment pas de quoi être fier. « Est-c’que ça, ça veut dire que t’as déjà fait un striptease dans un bar, parce que t’étais bourrée ? » il ne put s’empêcher de demander, une lueur amusée dans le regard, un rictus au coin des lèvres. Il finit par hausser les épaules, quand même, un brin sérieux : « Tu sais très bien que j’te laisserais pas dans une situation comme ça. Ça doit être-… un souvenir pas particulièrement agréable, pour un premier rendez-vous. » et oui, elle devait bien se douter quand même, qu’il parlait niveau jalousie, avec les autres yeux aventureux qui pourraient voir le striptease – rien qui n’ait quoique ce soit à voir avec son corps à elle, ou la peur de la voir nue : c’était un peu tard pour ça.

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I DIDN'T EVEN KNOW WAS POSSIBLE
she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Dim 1 Jan 2017 - 17:17


i am there to stay and i'll be yours to keep.
alec lynch & calista wolstenholme

Elle ne pouvait pas dire à quoi ressemblerait l’avenir Calista, elle pouvait bien imaginer que ça puisse ressembler à tout ce qu’elle voyait dans les films qu’elle pouvait regarder à longueur de journée, mais au-delà de ces quelques spéculations, c’était difficile de savoir à quoi ça pourrait ressembler, d’ici vingt, trente ans ou plus encore. Les siècles à venir, c’était un mystère qu’elle ne connaitrait jamais et qu’elle n’avait pas envie qu’Alec ait à connaitre un jour. Alors, évidemment que c’était beaucoup plus simple de se concentrer sur le présent, sur ce qui était là, palpable et qui ne faisait pas partie de l’imaginaire. Pour l’instant tout ce qu’elle voulait Calista, bien plus qu’un robot qui viendrait lui faire son ménage parce que ça la saoulait trop elle, c’était que ce rencard avec Alec se déroule à merveille, sans problème, sans rien pour venir les emmerder et quand même, après tout ce qu’ils avaient vécu depuis bien un an maintenant, ils avaient bien le droit à ça. C’était le mois de décembre après tout, le mois où on pouvait croire à tous les miracles et que les choses fonctionnent entre elle et Alec, elle n’avait même pas l’impression que ce soit un miracle, c’était plutôt le fait que le reste du monde ne vienne pas les emmerder qui en était un. Mais fallait bien que la roue tourne de toute façon, alors elle pensait bien Calista, que maintenant, on allait leur laisser leur chance de faire les choses bien et d’être heureux l’un avec l’autre. Depuis quelques temps déjà, elle avait retrouvé son optimisme perdu à cause de tout ce qui lui était arrivé, la magie de Noël, ça ne pouvait qu’aider de ce côté-là, après tout, c’était difficile, pour quelqu’un comme elle de se montrer complètement pessimiste au milieu des belles décorations, des guirlandes qui brillaient de mille feu et des paillettes qui scintillaient un peu partout.

Tout allait bien pour l’instant de toute façon et elle n’imaginait pas que les choses puissent prendre une allure catastrophique, bien au contraire. Ils étaient bien, tous les deux dans ce restaurant, à profiter d’un moment calme, romantique, comme ils n’en avaient pas eu franchement beaucoup, pendant le temps où ils avaient été ensemble, toujours coupés par les épreuves que la vie avait décidé de s’imposer. Elle aurait probablement pu tenir une conversation sérieuse sur les robots pendant longtemps, mais elle n’avait pas non plus envie de bassiner Alec avec un truc qui le dépassait totalement, y avait sans doute un tas de trucs, dont il aurait pu lui parler en retour qui l’aurait totalement dépassée elle. Elle haussa légèrement les épaules, un sourire fier sur le visage. « Moi j’ai rien qui bug, j’ai pas de virus et j’aimerai bien voir, qu’on essaie de me pirater. » C’était le genre de truc qui ne lui était jamais arrivé ça, mais si un jour quelqu’un devait tenter sa chance, elle se plaisait à croire qu’elle le renverrait très vite de là où il venait. « Si je dois me faire tuer par mon aspirateur, je préfère laisser tomber l’idée des robots. » Elle laissa échapper un léger rire, ce s’était quand même la pire ironie du monde de se faire tuer par un aspirateur, alors qu’elle n’aimait pas franchement le passer. Si le père-noël devait avoir eue une pensée pour elle depuis son pôle-nord peut-être que pour les fêtes, il lui en déposerait un qui se passe tout seul, juste au pied de son sapin ; comme ça il commencerait déjà par aspirer les aiguilles de sapin qui ne cessaient de tomber - souvent aidées par le chat qui adorait jouer avec les boules de noël. Enfin, elle n’avait pas envie de risquer sa vie pour une histoire d’aspirateur. Elle n’avait pas non plus envie d’être arrêtée par la police parce qu’elle aurait fait un bonhomme de neige sur la voie publique, parce que l’alcool la pousserait à s’amuser avec l’épaisse et inhabituelle couche de neige qui était tombée sur la ville. « Ouais, j’ai pas trop envie de finir en prison quand même. » Y avait beaucoup de raisons qui pouvaient justifier qu’on la jette un jour en prison, mais évidemment, celle-là n’en faisait pas partie. « Ouais, mais en même temps, l’alcool ça donne chaud, alors bon … » C’était tout à fait justifiable non, quand on avait un certain degré d’alcool dans le sang de commencer à se déshabiller pour avoir moins chaud ; être bourré de toute façon, ça pouvait justifier pas mal de trucs. « Je compte sur toi alors, si je bois trop. » Ce qu’elle n’avait quand même pas l’intention de faire. « D’autant plus que je ne voudrais pas te laisser un souvenir désagréable pour notre premier rencard. » Ce serait dommage quand même après tout, quand bien même, même sans cette histoire de premier rencard elle préférait tout autant qu’il l’arrête si elle devait faire n’importe quoi en étant bourrée. « De toute façon, un striptease aura forcément meilleur allure si je sobre et en privé. » Elle haussa légèrement les épaules, un sourire taquin sur les lèvres, ça c’était pas forcément le genre de truc qu’on disait à un premier rencard, mais peu importait, ils avaient déjà passé bien des étapes concernant le sexe, alors ils pouvaient bien se permettre ce genre de réflexion.

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I'll protect you from the hooded claw, Keep the vampires from your door. When the chips are down I'll be around With my undying death defying love for you. Envy will hurt itself, Let yourself be beautiful Sparkling light, flowers and pearls and pretty girls. Love is like an energy Rushing in, rushing inside of me. The power of love A force from above Cleaning my soul.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 2 Jan 2017 - 21:11



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Depuis bien longtemps, avant qu’il ne soit un chasseur, à vrai dire, Alec avait été trop centré sur le présent, l’instant réel et palpable, pour penser à l’avenir. Son avenir à lui, sa voie, ses ambitions, en premier lieu. Et plus encore l’avenir de l’humanité, ce que la race humaine pourrait devenir d’ici des centaines d’années. Il avait pourtant apprécié les films de sciences fiction – Star Wars étant à peu près les références auxquelles il pouvait comprendre quelque-chose, quand Calista en faisait une (du niveau d’un spectateur normal, cela dit) ; mais surtout pour le fun, surtout pour les belles princesses et les héroïnes toujours bien mises en avant par les scénarios hollywoodiens. Bien souvent, quand ç’avait été autour de cette période de l’année, Alec avait profité sans concession des décorations dans les rues, du froid dont certaines filles usaient comme prétexte pour se coller aux mecs, de la neige qui recouvrait les grandes montagnes où il avait eu l’habitude de partir en vacances – il n’avait pourtant que rarement pensé à prévoir les cadeaux de Noël pour ses proches, ou à réserver un jour en particulier pour faire un beau sapin bien décoré en guise de surprise pour ses parents. Y’avait évidemment eu la période particulièrement désastreuse, où il s’était contenté d’un vague truc acheté à la va-vite pour offrir à ses parents, les défiant en allant jusqu’à leur servir des prétextes bidons du genre – ‘les rennes du père Noël ont mangé votre vrai cadeau’ ; l’habituel humour des jeunes adolescents, un brin rebelles, bien trop chiants pour être supportables. Sûrement que s’il devait un jour avoir des enfants à lui – encore bien loin dans l’univers de la théorie pour son futur – et s’ils devaient avoir les mêmes gênes de la connerie que ceux qui avaient guidé plusieurs années de sa vie, il n’les supporterait pas, et aurait envie de leur filer des claques à longueur de journée. A ressasser toutes ses erreurs, aujourd’hui adulte, ou juste avec le regret en bouche depuis qu’il n’pouvait plus rien faire pour se rattraper, Alec aurait bien eu envie d’pouvoir remonter dans le temps, pour s’en foutre lui-même, des baffes. Ouais, pour les quatorze dernières années de sa vie, le Lynch avait sans doute été plus concentré par son passé que son avenir : si bien que celui-ci lui avait semblé tout tracé, appartenant à la chasse et exclusivement à cette cause, sans varier, sans faillir.

Et heureusement, probablement, qu’il n’avait pas prévu son avenir plus que de mesure : qu’il n’avait pas eu de rêves particuliers, de plans, de vœux qu’il voulait absolument réaliser. La chute brutale imposée par l’apparition de sa mutation n’en aurait été que plus assassine. C’était pour ça, qu’il y avait bien des choses, dans les drames qui avaient frappé leur couple, à Calista et lui, qu’il n’pouvait que comprendre dans sa façon de penser à lui. Qu’est-ce que Calista avait pu ressentir, en perdant ce bébé, quand les médecins qui avaient annoncé qu’elle n’pourrait plus jamais en avoir, alors même que ç’avait été un souhait à long terme, pour elle, une image bien précise, dans sa tête ? Alec, lui, il avait déjà bien eu du mal à l’encaisser, c’t’idée – il en avait toujours, du mal, d’ailleurs – alors même qu’il avait toujours foncé droit vers l’option de n’jamais devenir père, si on lui en laissait le choix. Ça n’semblait tout simplement pas être lui, s’était-il souvent répété ; et pourtant, l’arôme amer dans sa bouche quand il pensait à ce qui aurait pu être était bien réel, lui. Quelles sensations Calista avait-elle eu à endurer, alors ? Même s’il devait un jour oser poser la question, il s’doutait que ça ne voudrait rien dire : elle pourrait trouver tous les mots du monde pour exprimer ça, se sonder pour se comprendre totalement dans sa souffrance, c’était des sentiments qui n’avaient appartenus qu’à elle. Et c’était sûrement cette divergence-là, infime, minuscule, qui était devenue un tsunami qui les avait décollés du sol, et séparés l’un de l’autre. Si loin. Forcément ; en partant du principe que chaque être humain expérimentait les choses différemment, encaissait les mauvaises nouvelles de sa propre façon, on était forcément seuls dans ses peines, ses joies, ses souvenirs, sa façon de voir les choses. Une évidence, quand les disputes éclataient, et les vérités explosaient : un genre de tradition, inhérente aux couples, aurait-il dit, Alec. Ouais, d’bien des façons, le célibat était beaucoup plus facile : et il avait largement apprécié son temps en tant que mec volage, papillonnant d’un lit à un autre, sans se retourner. Il en avait évitées plein, des prises de tête ; et pourtant, il était là, à cette table, avec Calista, avec la vraie, légitime, volonté de faire les choses bien. De réparer leurs cœurs, de réparer la confiance, la douceur, d’laisser le temps faire patiemment son œuvre. Il en avait rencontrées, des femmes, bien similaires à lui, avec un certain caractère, joueuses, enjôleuses, ancrées sur le présent. Il savait que la Wolstenholme, alors, avait beaucoup pour incarner son opposée ; mais c’était avec elle qu’il avait envie d’essayer, d’vouloir, d’attendre. Même s’ils parlaient de trucs complètement bizarres à leur premier rencard, alors que l’image d’une Calista se faisant assassiner par son aspirateur lui arrachait un ricanement circonspect, à Alec : « Je crois qu’aucun robot,  aspirateur ou autre, n’vaut la peine de s’faire tuer. » et pourtant, il y avait probablement déjà des gens qui étaient morts à cause de leur micro-ondes, de leur mixeur, de leur fer à friser ou d’il n’savait quoi d’autre. Comme quoi, si d’un point de vue purement pragmatique, critique, s’il devait se mettre à envisager le futur de l’humanité, Alec n’avait pas beaucoup d’mal à voir plein de gens se faire assassiner par leurs robots ridicules, desquels ils seraient littéralement dépendants. Un peu comme tout le monde l’était d’internet aujourd’hui : de gré ou de force, d’ailleurs – lui, même s’il n’y comprenait pas grand-chose, il n’vivait décemment pas sans internet, ou son téléphone, ou un gadget dont il avait besoin, mais qui lui tapait sur le système. Si le portable n’était pas aussi indispensable à la vie quotidienne, le Lynch en serait probablement à son cinquantième en très peu de temps, à force de les balancer par la fenêtre de sa voiture, ou contre un mur. C’était un peu comme ces voitures qui s’mettaient à se garer toutes seules, maintenant – il n’savait pas si c’était parce qu’il était fou, méfiant, ou juste pragmatique, mais Alec avait bien du mal à s’faire à l’idée de dépendre d’un tel truc – même bourré, ouais. Parce que si déjà, les stupides applications vocales d’un téléphone ne marchaient qu’une fois sur mille de façon correcte et acceptable, combien d’accidents des voitures automatiques allaient-elles créer, hein ? Il préférait encore dépendre du cerveau humain, lui, aussi faillible était-il : au fond, l’ivresse n’était pas la pire chose qui puisse arriver à l’humanité. « Ouais, je sais pas trop c’que je penserais de notre premier rendez-vous si tu devais te la jouer striptease sur la voie publique pour tout le monde. » clairement, ça voulait aussi dire qu’il n’aurait pas trop trop de mal à se faire à l’idée d’un striptease sur la voie privée, rien que pour lui – après tout, il était lui-même. Et elle était Calista, c’n’était pas comme si c’était un secret, qu’ils avaient assez de désir l’un pour l’autre pour finir dans un même lit. C’était de toute façon, une pensée qu’ils avaient en commun, à interpréter les paroles de la blonde, alors qu’il laissait un sourire passer jusqu’à ses lèvres : « T’as qu’à te dire que si tu bois trop, on pourra pas aller au marché de Noël. Tu traumatiserais les enfants, et on finirait tous les deux en prison. Et j’sais pas si tous les rencards du monde pourraient compenser pour ça… » le genre de catastrophe qu’Alec ne laissait généralement pas déborder sur sa vie : il avait toujours aimé contrôler les situations – même quand il avait fini bourré, plus jeune, tous les trucs débiles qu’il avait faits, ç’avait été en pleine connaissance de cause, et persuadé que d’toute manière, son père le sortirait de n’importe quelle emmerde. Et encore, il n’avait pas fait de striptease sur la voie publique, au milieu d’un marché de Noël totalement innocent – comme quoi, il avait encore une certaine marge d’action, qu’il préférait ne pas dépasser.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mar 3 Jan 2017 - 14:24


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Calista, elle faisait indéniablement partie de ces personnes qui n’avaient pas beaucoup de difficultés à s’imaginer vivre dans un film. Elle passait tellement de temps devant la télévision que c’était devenu facile pour elle de s’imaginer au cœur d’un des univers fantaisistes qui la passionnait tant. Pourtant, elle savait maintenant d’expérience, que c’était pas forcément génial de se retrouver plongée là-dedans pour de vrai et qu’inévitablement, c’était moins fun quand lorsqu’on était simplement devant la télévision. Elle s’en souvenait plutôt bien de son séjour dans un univers parallèle en compagnie des zombies et elle était certaine qu’Alec devait bien s’en souvenir aussi. Des fois c’était clairement mieux de rester ancré dans le monde réel, même s’il était compliqué et difficile à gérer parfois, il restait plus facile à gérer qu’un monde dans lequel il serait plongés dans une apocalypse de zombies, elle en était certaine de ça à présent. D’autant plus que, malgré les problèmes qu’elle avait pu rencontrer récemment, ceux qu’elle avait pu avoir, avec Alec, y avait encore bien des choses qui en valaient pas peine dans le monde tel qu’il était aujourd’hui et ce rencard, il en était bien la preuve, puisqu’il voulait dire au final, que les choses n’étaient pas définitivement terminées avec Alec et qu’au contraire, ils pouvaient se laisser une nouvelle chance. Le monde réel, il était capable de leur offrir quelques bonnes nouvelles de toute évidence. En pleine période de fêtes, tout semblait beau de toute façon, alors que les choses semblaient assez calmes à Radcliff et que la ville était éclairée de plein de décorations, de guirlandes qui scintillaient comme des paillettes. A tout ça s’ajoutait la neige, si peu habituelle dans le coin, qui faisait rêvait et émerveillait bien des gens. Alors ouais, même si des fois, elle rêvait de se retrouver dans un monde complètement différent sous prétexte que c’était cool, ce soir, elle était bien contente d’être dans celui-là, bien ancrée dans la réalité en compagnie d’Alec.

Au moins, personne n’allait recevoir de robot psychopathe au pied du sapin tout bien décoré, après le réveillon de noël, c’était sans doute une bonne chose. Quoi qu’elle en aurait bien offert un a son père, histoire de lui rappeler tout ce qu’il avait détruit dans sa vie. Tant pis, peut-être qu’elle pouvait encore espérer qu’il s’étoufferait avec sa dinde ou quelque chose dans ce genre-là. Enfin, elle avait beau penser des trucs comme ça parfois, dans le fond, elle ne la souhaitait pas vraiment sa mort. Elle n’était pas comme ça Calista. Difficilement revancharde, elle était sans doute la dernière personne au monde qui viendrait un jour chercher une quelconque revanche, la preuve étant, qu’au-delà de son père qui l’avait blessée et qu’elle avait voulu épargner à une époque, elle s’était aussi faite tirer dessus par quelqu’un – puisqu’il semblait bien que ce n’était pas logique que ce soit elle-même qui ait tiré – et cette histoire était presque oubliée pour elle, elle s’en fichait au final, de savoir qui lui avait fait ça, puisque ce n’était pas comme si elle avait l’intention de se venger. Comment de toute façon ? Tout ce qu’elle pouvait faire, comme pour Rhaena, c’était pirater des comptes bancaires de toute façon. Si quelqu’un d’autre avait le besoin de la venger, c’était à se demander à qui il pourrait s’en prendre, si jamais elle se faisait tuer par son aspirateur ou n’importe quel robot, n’existant de toute façon, pas encore. « Ouais c’est sûr, mais être tué par l’électroménager, c’est le pire quand même. » Tout ce qu’elle détestait le plus elle, le seul truc qu’elle supportait à peu près, dans ce qui allait avec l’électroménager, c’était probablement le fer à repasser, parce qu’elle était très attachée à son style vestimentaire et qu’un chemisier froissé, ça faisait tâche quand même. Elle était attachée à son apparence, mais aussi à ce qu’il pouvait bien lui rester de dignité, alors ce serait probablement mieux, si, sous l’effet de l’alcool, elle se mettait à faire des bonhommes de neige sur la route, plutôt qu’à retirer ses vêtements ; pas qu’elle ait honte de son corps ou quoi, mais quand même. « Ce serait assez dérangeant quand même. » Pour elle, comme pour lui sans doute, si elle devait commencer à retirer ses fringues dans la rue, pire encore, si elle devait faire ça sur le marché de noël, après avoir abusé du lait de poule, devant les pauvres enfants qui viendraient juste pour donner leur liste de cadeaux au père-noël et non pas la cinglée du coin. « Je vais faire attention quand même, ce serait vraiment dommage que notre rencard finisse comme ça. » Ce serait quand même le comble quand même, si ça devait se terminer avec eux deux en prison à cause d’un striptease, alors même qu’elle avait passé les dernières années à faire en sorte que rien ne puisse un jour les y envoyer en prison, malgré tout ce qu’ils faisaient. « En plus, si je commence à me déshabiller dans la neige, ça va être le retour de grippe. » Elle laissa échapper un léger rire, alors qu’elle évoquait la grippe, qui n’avait rien de drôle quand on se retrouvait cloué au lit à cause de cette maladie, mais qui pouvait l’être entre eux, puisqu’elle faisait évidemment référence à cette discussion qu’ils avaient eu, quelques semaines plus tôt, chez Alec. Comme quoi la grippe, elle les suivait partout ; y avait plus qu’à espérer qu’elle reste imaginaire, parce qu’elle n’en voulait pas de ça, Calista.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 4 Jan 2017 - 14:19



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Ça en disait long sur son passif, à Alec, de le sentir relativement peu à l’aise avec l’idée d’un rencard amoureux. Il n’avait jamais manqué de confiance en lui, d’assurance, d’aplomb, d’assez d’arrogance pour se montrer charmeur avec les femmes, comme ça, au détour d’une rencontre. D’une certaine façon, un rendez-vous, un vrai, dans lequel on déversait ses efforts et sa bonne volonté, était beaucoup plus révélateur qu’un flirt, même si celui-ci devait finir à poil dans des draps. Indéniablement, ç’avait toujours été plus facile pour le Lynch de montrer son corps que son caractère, ou les travers d’idées qui pouvaient passer par sa tête : que ce soit avant, ou après la mort de ses parents. Evidemment que depuis qu’il était chasseur, il avait mis un point d’honneur à ce que ses aventures ne soient que ça, des aventures, avec des femmes qui ne gratteraient jamais la surface de l’homme sexy et charmeur qui avait couché avec elles sans jamais rappeler. C’était le meilleur moyen possible de protéger un tant soit peu, le secret glacé qui entourait sa vie. Parce que c’n’était pas nécessairement le genre de bombe qu’on lâchait à un premier rendez-vous, même si ce n’serait pas si mal de tout mettre cartes sur table dès le premier coup d’œil. Et même s’il avait dû le dire à quelqu’un, pendant longtemps, le chasseur avait vécu avec l’assurance que rien ni personne, jamais, ne lui ferait renoncer à cette cause qui lui avait redonné un sens à sa vie, à la mort de ses parents, alors qu’il aurait pu si aisément baisser les bras sur tout. Finalement, il semblait que la réponse à tout ça, avait été juste sous son nez, en la personne de Calista : elle avait remis en question toutes ses croyances sur la chasse, elle avait remis en question tout ce qui avait été ses habitudes amoureuses, sa façon d’partager sa vie avec quelqu’un d’autre. Ça ne faisait pour autant, pas de lui un expert en amour, alors qu’à chaque minute qui passait, il tatillonnait dans l’instant, se rassurant insidieusement de chaque sourire, regard complice, ou délire stupide qu’ils partageaient. Y’avait bien qu’avec Calista qu’ils parleraient de robots tueurs – ou même de ce qui pourrait bien se passer si elle devait finir bourrée au point de se déshabiller dans la neige, devant les yeux ébahis des visiteurs du marché de Noël.

Alec, lui, il aurait pu dire que rien que pour ses yeux, ce serait bien mieux qu’une visite chez le père Noël, et un cadeau relativement mémorable. Ils n’en seraient pas là, s’il n’était pas totalement okay avec l’idée d’un jour, peut-être, pourquoi pas, recevoir un striptease de la part de Calista. Mais juste pour lui, à choisir, quand même ; parce qu’il semblait bien que même s’il n’avait jamais été en couple de façon stable et engagée avec quelqu’un, la jalousie pourrait être un sentiment perçant assez vite à travers les potentiels amusements de cette soirée. Et alors, si sagement commencer la soirée au restaurant, après un doux baiser sous le gui pouvait appartenir au domaine de la tradition encore, Alec doutait que la boisson à excès, le striptease dans la neige, le traumatisme d’enfants innocents et la fin de nuit en prison, auraient quoique ce soit pour faire un bon rendez-vous. Même pour eux, qui se connaissaient déjà bien plus que n’importe quels individus sur leur premier rencard. « Ce serait dommage que ça finisse comme ça, ouais. » il ne put s’empêcher de répondre à la blonde, alors, dans un vague sourire, comme s’il en était resté pensif. Il n’voulait certainement pas se mettre à lancer des reproches infondés sur au combien Calista aurait pu ruiner leur rencard en se déshabillant, alors que ce n’était pas près d’arriver – ils n’avaient même pas encore eu d’eau, déjà. Mais la possibilité que quelque-chose puisse mal tourner, dans il ne savait quel univers désastreux, n’était pas plaisante à envisager : ils avaient déjà fait tourner à la catastrophe bien des choses, entre eux. Ce soir, il était question de réparer, de recoller les morceaux, de tester des choses nouvelles, auxquelles ils n’avaient laissé que trop peu de place jusque-là : ça n’voulait pas dire qu’ils avaient besoin d’expérimenté au point d’aller jusqu’à l’exhibition. Encore heureux. Le retour de la grippe dans la conversation, d’ailleurs, lui arracha un rire incontrôlé : ils avaient déjà eu bien un bon débat là-dessus, et Alec ne manqua pas de s’en souvenir, au moment de soupirer avec excès : « Ca t’obsède cette histoire de grippe. Moi j’pense, que plus t’y penses, plus t’as de chances de l’avoir. » et s’il haussa les sourcils d’un air presque mystérieux, c’était quand même une idée sérieuse : la façon dont la psychologie pouvait influencer le corps, ou quelque-chose dans c’genre. « Est-c’que… si t’as la grippe ce soir, ça va aussi être de ma faute ? » parce que bon, ç’aurait été sa faute si elle avait pris cette douche froide – qui finalement n’avait pas du tout été froide – et là, c’était lui qui l’avait faite sortir de son appartement, alors qu’elle aurait tranquillement pu rester emmitouflée dans son pyjama, une grosse couverture, avec pour seule compagnie son chat et son tout nouveau sapin de Noël. Et dire qu’elle avait dû se mettre sur son trente-et-un, ce soir, alors qu’ils étaient en décembre juste pour leur rendez-vous. La pauvre. « Heureusement, t’as plus vraiment matière à douter de mes capacités à te réchauffer. » une réplique qu’il regretta aussitôt fut-elle sortie de sa bouche : ça, c’était du flirt. Du bien explicite, et trop réminiscent de souvenirs presque récents. S’ils continuaient comme ça, entre les stripteases et les douches, ils n’allaient vraiment pas faire long feu. Au moins, pour cette fois, c’était dans le bon sens du terme, et pas pour finir en prison.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Jeu 5 Jan 2017 - 14:42


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Elle en avait connu beaucoup dans sa vie Calista, des premiers rencards et dans le lot, y en avait pas eu énormément qui l’avait conduite à de vrais histoires, parce que c’était clairement ce genre de soirée ou, habituellement, on se retrouvait en face d’un ou d’une inconnue et que forcément, on jugeait l’autre sur absolument tout ce qu’il faisait ou disait. Il devait y avoir bien des mecs en face d’elle qui l’avaient catégorisée comme la geek de service un peu bizarre, capable de se mettre à parler de robot ou d’autres trucs dans le même genre, dans un premier rencard. Et qui de là, avaient décidé que ça ne valait pas la peine de rappeler ; elle savait bien Calista, parce qu’elle l’avait fait aussi, suffisait qu’un mec ait passé plus de temps à lui parler de voiture que d’autre chose, pour qu’elle se dise directement que ce n’était pas la peine. Au moins, elle était certaine de ne pas avoir ce problème avec Alec, quand bien même elle savait que leurs passions étaient loin d’être similaires, elle le connaissait assez bien maintenant pour ne pas le juger là-dessus et le contraire était sans doute vrai aussi ; après tout, il avait vécu assez longtemps dans son appartement pour savoir jusqu’où son côté geek pouvait s’étendre. Alors au moins,  l’entendre parler de robot ça ne devait pas le surprendre plus que ça. Il savait de toute façon, qu’elle avait d’autres sujets de conversation que tout ce qu’elle aimait dans la vie ; heureusement, elle ne faisait pas partie de ces gens qui ne savaient pas parler d’autre chose que de leurs passions. De toute façon, Calista, elle savait trop bien que peu de personnes la comprenaient et puis, elle n’aimait pas forcément qu’on la bassine avec des trucs qu’elle ne comprenait pas alors, forcément, elle savait de pas faire subit ça aux autres, alors Alec pouvait être sûr qu’en plus de ne pas le pousser à venir aux réunions de son entreprise, elle n’allait pas non plus lui offrir un discours vraiment pointu sur la robotique.

Elle ne savait pas si c’était mieux cela dit de se lancer dans un discours sur elle, complètement bourrée qui commencerait à retirer ses vêtements devant les enfants, sur le marché de noël, au risque de les envoyer tous les deux en prison pour la vie de soirée. C’était mieux alors de ne pas abuser du vin ou du lait de poule, pour limiter les dégâts. En plus, tant qu’ils étaient là dans la neige, elle préférait tout autant garder ses vêtements, elle n’était peut-être pas hyper frileuse, mais quand même, c’était humain après tout que d’avoir froid dans la neige – surtout sans vêtements. En plus, elle avait mis tellement de temps à choisir la bonne tenue, adaptée à cette période de décembre, que ce serait dommage de retirer ses fringues comme ça à l’arrache, en face d’un faux père-noël, de gamins et de parents outrés. Non vraiment, elle préférait tout autant garder ça pour le privé et ne pas foiré leur rencard à cause d’un trop plein d’alcool. Ça avait beau être la période des fêtes, autant rester raisonnable. Ne pas penser à la grippe, ce serait pas mal aussi, elle n’avait pas envie de passer noël malade, après tout, elle n’avait pas pris le temps de décorer son sapin, de boules et de guirlandes pleine de paillettes, pour passer la soirée au lit, dégoûtée par les odeurs de dinde rôtie et peu désireuse d’avaler de la bûche ou du pudding. « Ils arrêtent pas d’en parler partout en même temps, difficile de l’ignorer celle-là. » A la télé, à la radio, ça n’arrêtait pas d’évoquer cette vague de grippe qui touchait le pays, tous les ans, hiver après hiver et pourtant, ils en parlait comme si c’était une grande nouveauté. Elle laissa échapper un léger rire suite à la réplique d’Alec. « Non promis, ce sera pas de ta faute. » Si elle devait attraper la grippe de toute façon, elle n’aurait personne à blâmer, mis à part son système immunitaire qui aurait décidé de lui faire faux bond. « Oh non, j’en doute pas du tout, ne t’en fais pas. » Elle savait très bien qu’Alec et elle, ils pouvaient facilement se tenir chaud, pour lutter contre le froid qui s’installait ces derniers temps. Ils se l’étaient déjà prouvé à plusieurs reprises après tout ; pas seulement récemment, chez lui. Sans doute que, même au fin fond du pôle-nord, ils trouveraient le moyen de se tenir chaud. « Même si on part au Canada, je suis certaine de pas avoir froid avec toi. » Et ce même sans être habillée de la tête aux pieds, gants et bonnet compris, bien entendu, mais ce n’était pas le moment de parler de ça à voix haute et avec précisions, ils étaient dans un restaurant et le serveur venait de débarquer, avec de l’eau et les cartes, pour qu’ils puissent choisir leurs plats – adapté à un premier rencard, évidemment.  

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Ven 20 Jan 2017 - 3:48



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Il n’avait jamais été particulièrement frileux, Alec ; le froid ne l’avait certainement jamais empêché de faire ce qu’il voulait. Que ce soit du ski dans des montagnes couvertes de neige fraiche, un bain de minuit, ou même prendre une douche froide s’il en avait le besoin. Peut-être bien que cette résistance avait été un signe de sa mutation, dormant quelque-part dans ses gênes : depuis plus d’un an maintenant qu’il se la coltinait celle-là, le Lynch y avait souvent pensé, ressassant ses souvenirs à la recherche de quelque-chose, un indice, n’importe quoi. Y’avait une ironie cruelle, n’arrêtait-il pas de se dire, qu’il soit le type qui avait grandi de deux parents humainement normaux, qui les avait perdus à cause d’un mutants, et qui se réveillait du jour au lendemain, mutant à son tour, sans que ça n’ait vraiment de sens. Il y avait ces histoires de sérum, après tout – et rien que par orgueil, le Lynch d’il y a un an et quelques aurait été bien content de voir les choses comme ça, de pouvoir blâmer sa nature sur un élément extérieur qu’on lui aurait imposé. Mais il s’était avéré être dégénéré bien avant que l’existence du sérum ne soit découverte par les hunters, gagnés d’une épidémie de pouvoirs tout nouveaux. Aujourd’hui, force était de constater pour lui que quelle que soit l’erreur qui le rendait immortel aujourd’hui, était inscrite dans ses chairs à lui, dans son être à lui. Si Radcliff oubliait volontiers ses problèmes en cette période de fêtes, Alec, lui, il s’avérait qu’il oubliait difficilement : surtout quand il était seul – beaucoup de gens alors lui recommanderaient de n’pas être seul, donc. Une tâche plus facile à dire qu’à faire. Parfois, il se demandait si ce coin de pays en particulier était encore le bon pour lui ; c’qui pouvait bien le retenir dans le Kentucky, et surtout à Radcliff : il n’était plus un hunter, il ne travaillait plus pour Lancaster, il n’avait plus aucun de ses repères d’il y a environ deux ans. Alors pourquoi s’attardait-il ? Presque une interrogation cruelle qui avait gonflé, gonflé, quand il avait été encore habité par la rancœur en quittant l’appartement de Calista : sûrement qu’y’avait eu une part de lui ce soir-là, qui aurait pu l’inciter à sauter dans sa bagnole, tracer sa route jusqu’à c’que des centaines, voire des milliers de kilomètres aient creusé la distance entre lui et ce passé. Mais il était toujours là ; tout aussi incapable d’échapper à l’autrefois qu’à l’avenir que sa nature de mutant lui promettait. Il le savait, il ne le savait que trop bien, lui mieux que personne d’autre. Mais au moins, pour ce soir, être resté avait un sens. Un sens léger, un sens presque réconfortant, dirait-il même : il s’en fichait bien de Noël, ouais, ce simple rendez-vous en bonne et due forme avec Calista était définitivement un plus dans ce qui pouvait en valoir la peine, à Radcliff.

Il n’avait pourtant jamais envisagé d’faire sa vie, sous quelque forme que ce soit, à Radcliff. Il avait été dans les parages, jusque-là, prenant un appartement, couvrant sa nature de hunter avec un job qui semblait tout à fait recommandable : mais il n’avait certainement jamais planifié d’fonder une famille ici, d’avoir des enfants ou la moindre perspective d’avenir heureux et niaiseux. Encore aujourd’hui, c’n’était pas au goût du jour – pas alors que trop de choses étaient encore trop fraiches dans ses tripes et à sa mémoire. Mais tester l’amour, en sentir les arômes, les apprivoiser et y revenir même, ça, c’était définitivement nouveau. Définitivement unique à Calista, bien plus qu’à l’ambiance amenée par les décorations ou la neige qui enjouaient tout le monde. A côté de ça, la Wolstenholme parlait encore de grippe ; à croire que ce soir, il allait devoir être l’optimiste relevant l’humeur du repas. Ses pensées de la dernière fois, quand ils avaient été ensemble sous cette douche, n’avaient vraiment pas changé : encore une fois, il dirait que c’était exagéré, de s’focaliser sur ça, alors qu’il semblait bien que partout, partout, y’avait tout un tas d’autres trucs qui pouvaient requérir son attention. Comme lui. Ou au pire, la perspective d’une soirée au marché de Noël avec lui, pendant laquelle elle pourrait rencontrer le père Noël, sans se déshabiller devant les enfants à cause de l’ivresse, cela dit. « Ils’… du genre, ceux qui passent tout l’hiver à dire qu’il fait froid en hiver et qu’il faut donc sortir couverts ? » ce genre de journalistes totalement utiles à l’évolution de la société : parce qu’évidemment, on avait besoin d’un conseil de la part d’un inconnu pour savoir qu’en hiver, fallait s’habiller un minimum, et que les plus frileux pouvaient même s’enrouler dans d’épaisses écharpes, un bonnet ancré sur la tête ? C’était probablement facile pour quelqu’un comme lui de parler ; une rixe qu’au moins Calista ne lui balancerait pas – une considération que beaucoup d’autres n’auraient pas, il n’en doutait pas. C’était bien pour ça qu’il était là avec elle ce soir, bien pour ça qu’elle avait été la première à savoir, ou celle sur qui il comptait encore aujourd’hui, même sans assez le dire. « J’suis rassuré. » il ricana vaguement, arquant un sourcil ironique à l’idée d’au moins, cette fois, ne pas être celui potentiellement blâmé si elle devait attraper une grippe. A la fin d’l’histoire, ils avaient fini par prendre une douche chaude, très chaude même, et la blonde n’en était certainement pas ressortie avec une grippe. Elle était sauve avec lui, qu’elle n’en doute pas. Le sourire ne quitta pas ses lèvres, à Alec, à ce songe, alors qu’ils furent interrompus par le serveur arrivant. La carte des plats proposés, était au moins un bon moyen de suspendre la conversation, comme si elle avait besoin d’un brin de mystère. « Je suis le meilleur compagnon de voyage, pour le Canada. » il admit non sans mal, un sous-entendu qu’elle était la seule à comprendre, dans une phrase tout à fait anodine. « Au moins, ils ont pas l’air de proposer de cervelle de bœuf, ici. » parce qu’évidemment qu’il avait toute son attention rivée sur la carte – ils allaient de toute manière falloir qu’ils arrêtent de faire des sous-entendus, ils étaient dans un lieu public, apparemment à leur premier rencard, fallait vraiment faire les choses selon la tradition, ils y tenaient.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Ven 20 Jan 2017 - 15:46


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La neige, elle était plutôt rare dans ce coin du Kentucky, il neigeait un peu de temps en temps, plus souvent vers le mois de février d’ailleurs, mais jamais autant que cette année. En tout cas, de mémoire, Calista ne se souvenait pas avoir connu autant de neige dans la ville de Radcliff, pourtant, elle avait toujours vécu dans cette ville. Elle avait été obligée de la quitter, pour découvrir des endroits où y avait assez de neige pour aller skier ou faire des bonhommes de neige. Fallait avouer que si le ski était un des rares sports qu’elle aimait, c’était sans doute parce qu’il était occasionnel, que c’était le genre de truc qu’on ne pouvait faire qu’en hiver, à moins d’habiter dans des coins où il devait cailler comme au pôle-nord. On ne pouvait le faire que dans certaines régions du monde aussi, parce que la neige ne tombait pas partout, même quand les hivers étaient froids, le Kentucky en étant la preuve. Alors ouais, le ski, c’était facilement plus attirant qu’un jogging ou un truc du genre. Un peu comme le surf sans doute, sauf qu’elle savait d’avance qu’elle serait plus facilement à l’aise sur des skis que sur une planche de surf. Enfin, si un jour fallait qu’on la pousse à tenter l’expérience, elle qui préférait largement faire bronzette sur la plage quand elle était à la mer, y avait de forte chance pour qu’y ait Alec dans le coin, parce qu’y avait bien que lui à faire des trucs complètement fou, comme l’escalade par exemple. Elle n’aurait jamais tenté un truc pareil avec quelqu’un d’autre, se défendant à coup de vertige inventé juste pour qu’on la laisse tranquille. Mais fallait croire qu’elle était plus résistante qu’elle en avait l’air, ou qu’elle voulait bien l’admettre et qu’Alec l’avait compris depuis longtemps, qu’importait ce qu’elle pouvait raconter elle.

Dans le fond, elle devrait savoir que même quand il s’agissait de grippe, elle pouvait être plus résistante que ce qu’elle disait. Elle n’avait pas été clouée au lit à cause de cette connerie depuis un moment et même si elle avait dû tomber malade en période de fêtes, elle aurait trouvé un moyen de lutter pour célébrer noël et le nouvel an, comme le voulait la tradition. Cette année encore plus dans le fond, même complètement malade elle aurait été incapable d’annuler ce rendez-vous avec Alec. Elle avait envie d’être avec lui ce soir et y avait rien ni personne qui aurait pu l’en empêcher, certainement pas une grippe, ou ces fameux journalistes qu’elle n’écoutait pas tant que ça, parce que sortir couverte, c’était pas franchement son truc. Y avait pas moyen qu’elle mette des gants, un bonnet, trois tonnes de pull et sa tenue ce soir pouvait facilement le prouver. « Ouais, ceux-là, qui ont l’air de trouver que c’est incroyable qu’il fasse froid en hiver et chaud en été. » Bientôt ils allaient leur dire de faire attention, que le feu brûlait et l’eau mouillait. Les journalistes des fois, ils étaient assez bizarres quand même. Rassuré, il pouvait l’être, elle n’avait pas l’intention de le blâmer si elle devait tomber malade. « Je suppose que je pourrais m’en vouloir qu’à moi-même si je tombais malade. » Parce qu’elle ne pouvait pas changer de style vestimentaire parce qu’il faisait froid. Déjà que ça avait été dur ce soir, de mettre des bottes pour s’assurer de ne pas patauger dans la neige et avoir les pieds gelés, il était clair, que si elle tombait malade ce serait de sa faute. La carte à présent entre les mains, elle laissa échapper un léger rire à la remarque du jeune homme. « Juste pour le Canada ? » Elle arqua un sourcil, avant de plonger le nez dans le menu, elle était certaine qu’Alec, même au fin fond du désert il serait un bon compagnon de voyage. « Si un jour je veux aller genre aux Bahamas, tu viendrais pas avec moi du coup ? » Ce serait dommage quand même, c’était un coin du monde qui semblait beaucoup plus attrayant avec quelqu’un d’autre, avec un petit ami, tout particulièrement. « Dommage, j’ai définitivement envie d’aller dans un coin pareil, depuis environ toujours. » Un voyage qu’elle n’avait pas fait parce qu’elle n’avait de toute façon jamais eu beaucoup l’occasion de voyager, entre les études, le boulot, la famille et le fait que c’était vraiment pas le truc qu’elle ferait toute seule, elle n’avait jamais tenté l’expérience. Mais ça faisait rêver, ces coins là quand même. Même avec les décorations de noël, les sapins, les guirlandes, les cadeaux et tout ce qui allait avec, Calista, elle serait probablement toujours plus attirée vers ce genre d’endroit que vers la neige. Observant le menu avec plus d’attention, elle ricana de nouveau suite aux propos d’Alec. « Peut-être qu’on leur a dit que c’était un tue-l’amour et que du coup, c’était mauvais pour la réputation de leur restaurant. » Ou peut-être que c’était juste pas un truc qu’on servait dans beaucoup de restaurants et elle pourrait dire que c’était tant mieux, Calista.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 25 Jan 2017 - 4:13



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Il n’avait certainement pas prévu que de la neige d’origine mystérieuse, se mettrait à tomber sur Radcliff, pile autour de la date de son rendez-vous avec Calista, Alec, lorsqu’il lui avait proposé, de faire les choses bien, comme ça. Il n’avait pas eu d’image idéale, placardée dans la tête, construite de toutes pièces grâce à l’habitude, la pratique, le talent d’être romantique : c’n’était pas son genre, après tout, alors il espérait bien que la Wolstenholme n’ait pas eu des attentes surdimensionnées, vis-à-vis de sa créativité dans tout ça. Il avait hésité à venir avec un cadeau, les trucs classiques comme du chocolat qu’elle aimerait forcément, ou des fleurs qui auraient fait plaisir parce que c’était presque une tradition : mais au moment de passer au côté pratique de la chose, il n’avait rien fait. Par tâtonnement, sans doute, plus que par manque de volonté ; ne fallait-il pas y aller lentement mais sûrement ? Le chasseur n’était pas un expert en sentiments, en affections, en petits gestes anodins qui pouvaient signifier beaucoup plus pour les autres ; et peut-être que ces petits rien avaient pu participer à creuser le fossé qui les avait lentement séparés, pendant les trois mois de leur histoire. Il n’avait pas trouvé les mots, pas trouvé les attitudes, pas trouvé la bonne réaction – à force de questionner tout ce qu’il avait pu faire de mal sans vraiment jamais obtenir de réponse satisfaisante, Alec avait fini par s’en faire tout un tableau, des hypothèses sur ce qu’il avait bien pu foirer. Etait-ce pourtant le manque de bouquets de fleurs à offrir, ou de petits gestes anodins, qui avaient poussé Calista à croire qu’elle était seule, et juste seule dans c’qu’elle vivait ? Il n’savait pas, Alec et à l’écouter, Calista, elle-même ne savait pas ; parfois, quand il creusait les prémices de sa frustration, le Lynch se découvrait une frustration dormante, encore incandescente et dangereuse à titiller. Peut-être que seul le temps pourrait calmer tout ça, puisqu’ils avaient déjà eu des discussions, entre disputes houleuses et conversations à tête reposée ; un travail de longue haleine qui exigeait de la patience, de l’attente, un genre de mansuétude qu’Alec n’avait jamais vraiment perfectionné, avec les années. Il avait toujours eu l’habitude d’obtenir c’qu’il voulait, facilement ; les lois du cœur, hautement imprévisibles et dangereuses, pourtant, c’était tout autre chose – un champ de mines sur lequel il n’était qu’un amateur. S’il avait pu avoir le choix, il aurait préféré n’jamais se planter, sur quoique ce soit.

Pourtant ce soir, il n’pouvait pas dire que ce rendez-vous semblait de trop, ou loin d’être nécessaire ; ça faisait du bien de voir Calista comme ça. Pas forcément parce qu’elle portait une robe sexy, parce qu’elle s’était fait une coiffure spéciale et que la voir sortie de son pyjama était presque rassurant, tandis qu’à ses souvenirs, elle avait passé une bonne partie de ses journées dedans, quand ils avaient été en couple – mais à l’extérieur, de cet appartement chargé de leur histoire. Aucune décoration mise en place pour Noël, aucun beau sapin couvert de guirlandes n’aurait vraiment pu faire oublier au Lynch les énergies pesantes qui avaient envahi l’air à leur dernier face à face entre ces quatre murs. Sortir, avait définitivement été une bonne décision : et tant pis pour la grippe, pourrait-il dire volontiers. Il le dirait tout autant, s’il était juste humain, tout aussi susceptible de tomber malade à cause du froid, ou juste de la malchance, comme Calista elle-même. Ils n’avaient pas annulé à cause de la neige, du marché de Noël qui amenait des troupes de gens, ou même parce que l’approche du réveillon aurait pu les pousser à penser à autre chose. Alec n’avait rien prévu pour les fêtes de toute manière, et il n’avait pas vraiment beaucoup de gens dans sa vie, pour qui faire la tournée des magasins de sorte à c’que ça lui bouffe toutes ses journées. Alors indéniablement, le mois de décembre n’allait rien changer à ses plans initiaux, quels qu’ils soient ; « J’suppose que tu pourrais aussi en vouloir à ton système immunitaire, mais c’est à peu près tout. » comme si c’était une vraie réflexion qui demandait du temps, le jeune homme eut une légère moue, avant d’observer Calista. Quoiqu’il en soit, si elle devait tomber malade, ce n’serait pas sa faute à lui – au pire, elle aurait toujours pu appeler pour annuler. Si elle était là, c’était parce qu’elle le voulait autant que lui, non ? Les moments qu’ils avaient connus, tous les deux, à Elizabethtown avaient forcément été mémorables, et bien loin d’être l’genre à coller une grippe à qui que ce soit à cause du froid, mais ils pouvaient difficilement se contenter de ça, pour savoir où ils allaient, au niveau de leurs couples. Y’avait toujours eu quelque-chose de plus facile, pour Alec, dans le fait de commettre son corps à une relation, avant son cœur – des défenses tenaces encore aujourd’hui, même avec Calista. Surtout avec Calista, en souvenir d’au combien ils avaient pu vite se déliter, se ruiner, se perdre l’un l’autre. Partir ensemble en vacances, alors, il n’savait pas c’que ça pouvait signifier – définitivement, pas la même chose qu’avec les autres filles qu’il avait pu emmener en vacances, plus jeune. Rien d’autre que des aventures, une participante volontaire pour s’amuser sans conséquence ; il voulait que ce soit plus, avec Calista. Il avait toujours voulu que ce soit plus avec elle. « On a parlé que du Canada jusque-là. » remarqua-t-il alors dans un sourire, fendant tout juste la commissure de ses lèvres, alors qu’il aurait presque voulu se réfugier dans la lecture de la carte des menus. Pourtant, il finit par relever le regard, observant la blonde ; « Je sais pas vraiment c’que ça peut donner, puisqu’on a surtout parlé de se réchauffer l’un l’autre, en vacances. » ce qui marchait s’ils allaient au Canada faire du ski, ou au pôle Nord parce qu’ils deviendraient suicidaires. Les Bahamas ou autres, c’était une toute autre histoire – c’n’était évidemment pas pour ça qu’il lui dirait d’y aller avec quelqu’un d’autre, évidemment. Comme pour beaucoup de choses entre eux, tout c’qu’il avait su, tout c’qu’il avait voulu de manière évidente, en profondeur pour leur histoire, pour leur avenir- il n’était plus sûr de rien, désormais. Après tout, c’était à eux deux de voir. Ses yeux repartirent sur la carte, alors – chaque chose en son temps, sans doute : « Peut-être qu’y’a des gens qui ont des fantasmes sur les zombies ou les vampires et pensent totalement l’inverse de nous, cela dit. » pourquoi déviaient-ils sur des conversations comme ça ? L’idée fit vaguement ricaner Alec, alors qu’il essayait de garder son sérieux assez longtemps, entre le flirt et les conneries, pour au moins savoir c’qu’il avait envie de manger.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Mer 25 Jan 2017 - 22:16


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Heureusement pour elle, Calista, n'était pas une fille particulièrement hypocondriaque qui se mettait à flipper pour un oui ou pour un non. Elle n'avait pas craint de tomber malade, quand elle avait vu la neige qui avait commencé à tomber sur Radcliff. Ce n'était pas habituel, mais elle pouvait difficilement considérer ça comme un drame. Au contraire, c'était plutôt joli, les épaisses couches blanches qui scintillaient comme des paillettes, sous les rayons du soleil. Elle n'avait pas non plus eu vraiment peur d'attraper la grippe, l'autre fois avec Alec quand elle en avait parlé. Elle était comme tout le monde, elle n'aimait pas particulièrement être malade, mais elle ne vivait pas dans la crainte constante de tomber malade. Sans doute que si ça avait été le cas, elle n'aurait pas si souvent des jupes courtes qui laissaient voir ses jambes et préférerait se recouvrir de la tête aux pieds, pour limiter tous les risques d'attraper froid. Elle avait beaucoup d'incertitude dans sa vie, un manque de confiance en elle qui était plutôt flagrant, mais au moins, elle n'était pas complètement paranoïaque, c'était déjà ça de gagné. Ça faisait au moins un domaine dans lequel elle n'avait pas besoin de s'améliorer. Par contre niveau confiance en elle-même, sans doute que là, elle avait beaucoup de progrès à faire. Un travail qu'elle faisait beaucoup plus facilement sans son père dans les parages. Pour ce soir en tout cas, elle n'avait pas l'impression d'être cette pauvre fille qui avait peur de tout foirer. Peut-être que c'était parce que c'était Alec, l'avantage après tout, de se lancer dans un premier rencard si tardivement dans leur relation, c'était qu'ils se connaissaient assez bien pour ne plus être gênés, comme deux idiots dans un premier rencard.

Non, Calista, elle était plutôt à l'aise ce soir avec Alec, quand bien même ça lui avait demandé un certain temps pour réussir à trouver la tenue idéale, un problème idiot sans doute, alors qu'il l'avait bien souvent vu dans des accoutrements loin d'être élégants. Mais fallait dire que l'ambiance de Noël, les décorations et tout ce qui allait avec, ça donnait facilement envie de bien faire les choses. Alors, Calista elle avait fait des efforts et au final, elle n'avait absolument pas envisagé d'attraper une grippe après ce rencard parce qu'elle n'était pas assez couverte. Elle n'avait pas franchement envie de passer le réveillon de Noël malade, mais bon, ça ne faisait quand même, pas partie de ses priorités. « Ouais, je vais essayer de lui faire confiance pour le moment. » et après si elle devait tomber malade, elle lui en voudrait, mais ce n'était pas au gout du jour pour le moment et c'était très bien comme ça et puis de toute façon, tomber malade en décembre, n'était pas non plus hyper inquiétant, c'était la période, un super cadeau, qui lui de toute évidence ne venait pas du Père Noël. Mais elle n'avait pas envie de penser à ça pour le moment Calista. Imaginer des vacances avec Alec, c'était de toute évidence beaucoup plus intéressant. « C'est vrai, le Canada c'est déjà bien. » C'était moins loin, elle n'y était déjà allée et d'un point de vue météo, ça ressemblait un peu au pôle nord, d'après elle, mais bon, c'était bien pour faire du ski. « Ouais, tu noteras quand même, qu'à mon avis et sans la moindre prétention, j'ai meilleure allure en maillot de bain qu'en combinaison de ski.» Elle haussa légèrement les épaules. C'était pour tout le monde comme ça non ? Enfin, elle se contenterait du ski, si vraiment ils devaient aller quelque part. C'était toujours intéressant, une expérience à tenter et si déjà, elle râlait pour qu'il l'emmène aux Bahamas, elle allait passer pour la fille la plus exigeante de la planète, ce qu'elle n'avait pas l'impression d'être. Ils pourraient toujours s'imaginer partir plus loin, un jour, peut-être. Avant d'en être là, fallait peut-être se concentrer sur le menu. La réplique d'Alec lui arracha un rire. « Peut-être oui. Chacun ses goûts, après tout. » Il fallait de tout pour faire un monde après tout. «Ce que je sais moi, c'est que j'ai eu ma dose de zombies moi. » Ils avaient connu un moment assez particulier, dans un univers parallèle, avec des zombies, alors quand bien même c'était le genre de trucs qu'elle aimait dans les films et les jeux vidéos, en réalité, elle ne voulait plus en voir et heureusement sans doute, ça ne se croisait pas à tous les coins de rue.

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I'll protect you from the hooded claw, Keep the vampires from your door. When the chips are down I'll be around With my undying death defying love for you. Envy will hurt itself, Let yourself be beautiful Sparkling light, flowers and pearls and pretty girls. Love is like an energy Rushing in, rushing inside of me. The power of love A force from above Cleaning my soul.



Dernière édition par Calista Wolstenholme le Lun 30 Jan 2017 - 13:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 30 Jan 2017 - 4:11



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Alec, il était un vacancier actif, où qu’il aille, quel que soit le temps qu’il fasse, là où il allait. Il avait beaucoup voyagé, plus jeune, un genre d’emploi du temps condensé en très peu de temps, où il avait lapidé l’argent de ses parents, éparpillé les billets là où ses désirs pouvaient le porter. Et quand il était allé vers les zones couvertes de neige, ç’avait toujours été pour essayer des trucs ; des sports classiques comme le ski, ou le snowboard, ou même une petite balade en traineau tiré par des chiens pour faire authentique. S’ils devaient plier bagages, embarquer dans un avion pour partir aux Bahamas comme semblait le proposer Calista dans un coin de sa tête, y’avait fort à parier que même là-bas, Alec y cherche toutes les activités physiques et actives possibles et imaginables. C’était un des éléments qui faisaient qu’ils étaient différents – ce que d’autres appelleraient presque incompatibles. Même s’il ne croyait pas aux traditions, à ce qui pouvait dire que les âmes sœurs devaient avoir les mêmes centres d’intérêt, le Lynch voulait bien croire qu’ils auraient bien du mal à combiner leurs envies, s’ils devaient partir en voyage. Lui, il ne lambinait pas sur les plages, sauf pour partir à la pêche des nanas qui pouvaient se trouver là-bas – et il avait eu assez de temps pour faire du repérage, pour savoir que les plages du Brésil, par exemple, étaient parfaitement à la hauteur de leur réputation. Son intérêt pour le sable, l’eau salée et les masses de population n’allaient pas plus loin que ça – même comme ça, il chercherait plus volontiers à laminer quelqu’un au volleyball qu’à s’mettre à profiter du soleil comme une tranche de viande attendant de se faire cramer. Pouvait-il seulement bronzer encore, avec sa mutation ? Probablement qu’il n’voulait même pas un jour découvrir la réponse à cette question ; un peu comme toutes les autres questions qu’il pouvait avoir, vis-à-vis de cette chose si nouvelle et pourtant si ancienne dans ses veines. Voilà comment, même l’idée de vacances pouvait se transformer en une pensée bien sombre dans la tête du chasseur : irrémédiablement, alors, il n’avait rien à dire à Calista, si elle devait se mettre à tourner en rond sur la crainte d’attraper la grippe à cause du froid, ou du fait qu’elle n’ait pas profité des couches de neige blanche dehors, pour porter d’épaisses bottes et un gros pantalon à leur rendez-vous.

Il n’avait certainement rien exigé, et ils n’en étaient pas à n’pas se connaître au point de se tirer à quatre épingles en prétendant que c’était naturel chez eux, d’être sexy comme ça vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le genre de mensonges que les amoureux se disaient aux premières fois. Le genre de songes dont on n’s’encombrait carrément pas quand l’histoire n’était vouée à s’étendre que pour une nuit. Même si, partout autour d’eux, les décorations, l’ambiance, les gens leur rappelaient que Noël arrivait à grands pas, Alec n’s’était même pas dit que ce serait un cadeau sympathique, qu’elle sorte le grand jeu, fasse péter le décolleté et les talons hauts, malgré le verglas dehors. Et pourtant, c’n’était vraiment pas qu’il s’en fichait ; c’était… différent de ça, évidemment. Et à plus vaste échelle, il n’savait pas ce qu’il attendait, des moments comme ce soir, des soins tout particuliers qu’ils mettaient pour tout ça, n’pensant qu’à eux deux, même pas à l’ambiance de réveillon neigeux qui hantait l’esprit de tous les autres. Il n’attendait pas avec impatience, qu’ils en aient fini avec les rondes-jambes pour redevenir le couple qu’ils avaient été, quelques mois plus tôt, vivant ensemble sous le même toit, et prétendant que ça pouvait marcher. Il n’était pas impatient d’vouloir avoir des grands rêves avec Calista, et de toucher un vaste avenir à ses côtés du bout des doigts – il n’pouvait pas penser comme ça, pas maintenant, pas comme ça. Lui, il n’avait pas à s’inquiéter du rhume, de la grippe, d’une quelconque défaillance de son système immunitaire ; il n’avait plus la place pour ça, mais pour bien d’autres préoccupations qui n’semblaient exister que pour lui, et que dans sa tête à lui. Oui, au pire, si la blonde devait se retrouver malade, il pourrait toujours lui filer une seringue de son sang, emballée dans du papier coloré avec un gros ruban et tous ces problèmes infimes s’envoleraient : une blague qu’il retint, par rancœur probablement, pour cette mutation qui exigeait tant, faisait comme elle voulait, et n’avait finalement pas sauvé Calista quand ils en avaient eu le plus besoin. « Ouais, le Canada, c’est déjà bien. » il se retrouva à hausser les épaules, alors, l’esprit vaguement perdu, avant qu’il n’ait un sourire au coin des lèvres : « C’est quand même plus facile, d’aller faire du ski en hiver, et de revenir dans un climat un peu plus tempéré, plutôt que d’aller au soleil en plein mois de février pour avoir l’impression de revenir au pôle Nord en rentrant. » il connaissait le sentiment, un genre de morosité qui accompagnait l’idée de revenir d’un voyage super pendant lequel on pouvait faire ce qu’on voulait, juste pour mieux se reconnecter avec la réalité. C’était déprimant, indéniablement, même si fallait admettre que leurs vies d’une certaine façon, elles avaient quelque-chose de moins compliqué que quelques temps plus tôt. « J’n’oserais jamais discuter cette affirmation. » ricana-t-il lorsqu’il fut question de maillot de bain – s’ils n’avaient pas besoin de prétendre être sexy à longueur de temps pour impressionner l’autre, ils pouvaient aussi abandonner la fausse politesse qui allait avec les premiers rencards, non ? Au pire, il y avait bien des stations de ski qui incluaient des prestations de luxe, comme un sauna, un jacuzzi, ou même une piscine intérieure, tous ces trucs où elle pourrait aussi se mettre en maillot de bain. Pour l’heure, ils étaient juste à Radcliff, et y’avait aussi peu de jacuzzi que de pistes de ski – ces histoires de vacances, elles n’étaient qu’une faiblarde idée, qui peut-être mourrait avec le mois de décembre après les fêtes, quand ils seraient obligés d’être moins ambitieux ou rêveurs à cause de la réalité. Ils avaient dit aussi, qu’ils partiraient en vacances, quand elle s’était réveillée à l’hôpital. Et ils ne l’avaient jamais fait. La vie, peut-être, était faite comme ça. Heureusement, la mention d’un souvenir cette fois-ci, le fit rire, alors qu’il vrillait le regard de Calista ; il n’aurait jamais cru sur le moment, qu’il ricanerait de tout ce qui s’était passé dans cette chasse-là. Et pourtant, ils étaient là, maintenant, toujours vivants ; « J’en sais rien. Après tout, toi t’avais l’air assez folle pour aimer tout ça, avant ce soir-là. » ce qu’il ne comprenait pas, hein ; les connaissances de Calista les avait quand même beaucoup aidés, mais bien souvent, l’excitation qu’elle avait ressentie – et qu’il n’avait absolument pas comprise à l’époque – avait été visible jusque dans les prunelles de la jeune femme. « Dommage. J’suppose que c’est pas le truc que tu peux raconter à toutes les conventions de jeu vidéo, ou j’sais pas quoi. » mieux encore que toutes les consoles jamais inventées, ou les technologies à venir, Calista avait littéralement été projetée dans l’univers du jeu lui-même – clairement, il dirait lui, de quoi dégoûter à vie n’importe quel fan. Mais bon, peut-être sous-estimait-il la dévotion des gens à ce genre de choses.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Lun 30 Jan 2017 - 13:17


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Calista n’avait que trop rarement quitté son petit coin du Kentucky. Il lui était déjà arrivé de partir à la neige, quelques fois dans sa vie, mais ce n’était pas non plus une habitude qu’elle avait prise et qu’elle recommençait, année après année. Elle était déjà partie à la plage aussi, mas jamais à l’autre bout du monde. Elle ne savait pas si c’était une histoire de temps ou de motivation, mais ses voyages pouvaient facilement se compter sur les doigts d’une main. Elle n’avait clairement jamais fait le tour du monde Calista, ce n’était pourtant pas l’envie qui lui manquait, souvent, de partir pour voir du paysage. Mais fallait croire qu’y avait toujours eu quelque chose pour la retenir. Le boulot, l’argent, le manque de courage pour préparer quelque chose, elle ne savait pas trop, mais y avait quand même des moments où elle se disait qu’elle aurait dû en profiter un peu plus, dans sa jeunesse. Probablement qu’elle avait encore le temps, ce n’était pas comme si elle était vieille après tout, enfin c’était toujours pareil, maintenant qu’elle s’était lancée dans sa propre entreprise, elle avait beaucoup de boulot et pas forcément le temps de se prendre des vacances à l’autre bout de la planète. Toute seule en plus, il était clair que l’idée était d’autant moins intéressante. Alors, ces derniers mois, sans Alec, ça avait été encore moins le moment idéal pour penser à tout ça. Pourtant maintenant, ils étaient là, ensemble, en pleine période de fêtes, à parler de Canada et de ski. Elle espérait que ce ne soit pas juste la magie de noël qui leur donne envie de rêver comme ça, mais bien des projets qu’ils pourraient mettre en place, à un moment où à un autre, sans être rattrapés par les trop nombreux problèmes qu’il était si courant de croiser dans la ville de Radcliff.

Elle avait bien le droit de croire Calista, que les choses ne se seraient pas compliquées à l’extrême, d’ici le mois de février et qu’ils pourraient parfaitement les envisager leurs vacances au ski. Jusqu’à présent, elle avait l’impression que la vie ne lui avait pas fait beaucoup de cadeaux, elle avait enchaîné les moments difficiles, alors maintenant, fallait bien que la roue tourne et qu’on la laisse profiter un peu de sa vie. C’était tout ce qu’elle voulait maintenant Calista, un vœu, qu’elle espérait bien voir se réaliser. Elle le méritait, après tout ce qu’elle avait traversé jusqu’à présent. Alec aussi, de toute évidence, alors ils pourraient l’avoir, leur voyage au Canada pour aller skier. En plus, elle s’engageait même à faire du sport, par la moindre occasion, alors ce serait quand même idiot de passer à côté de ça. « Ouais, je pense pas être mentalement prête à faire face au pôle-nord, alors mieux vaut en rester au ski, plutôt qu’à la plage. » De toute façon, même sans prendre en compte le climat, il lui semblait plus naturel à Calista de profiter de l’hiver pour partir là où y avait de la neige et de l’été pour aller à la plage. Même si c'était sûr et certain qu’elle était plus sexy en maillot de bain qu’en combinaison de ski. Il devait bien le savoir Alec de toute façon, même s’il semblait bien qu’en cette belle soirée de décembre, ils étaient à leur premier rencard, il l’avait déjà vue en sous-vêtement voire même complètement nue, alors elle espérait bien qu’il n’avait pas de doute sur la tenue dans laquelle elle serait le plus sexy. « Non, tu devrais pas. J’pense même que n’importe quel homme, capable de prétendre qu’une fille est plus sexy en combinaison de ski qu’en maillot de bain, peut directement être mis dans la catégorie des gars bizarres. » Fallait bien admettre que si elle avait dû un jour croiser un mec fantasmant sur elle, en combinaison de ski, elle se serait vite barrée en l’abandonnant dans son coin, parce que ce serait complètement bizarre. Elle était certaine, elle en tout cas, qu’elle trouverait Alec plus sexy en maillot de bain que recouvert d’une épaisse combinaison de ski. Forcément, en maillot de bain, on voyait déjà plus les détails du corps de l’autre et Calista l’avait toujours dit, qu’elle l’aimait, le corps d’Alec, ses fameux muscles dont elle avait si souvent vanté les mérites. Il lui semblait bien qu’il était toujours sexy Alec, de toute façon, ce soir en costume, elle ne pouvait pas prétendre ne pas le trouver sexy au contraire. Ou, même dans un univers parallèle à traquer les zombies, elle avait été capable de le trouver sexy. Ce fameux univers, dans lequel ils s’étaient retrouvés coincés, au beau milieu d’une chasse. « Ouais, au moins, ça m’a permis de réaliser que les zombies seront toujours mieux derrière mon écran de télévision. » Dans un jeu, un film ou une série, ça passait très bien, mais juste en face d’elle, elle préférait quand même ne pas avoir à se retrouver un jour de nouveau confronté à ça. « Non, c’est sûr, je pense qu’on finirait par me prendre pour une folle et qu’on me jetterai dans un hôpital psychiatrique. » Elle l’avait bien raconté à Calvin quand même, mais lui, il avait déjà assez à faire avec ses propres problèmes psychologiques pour ne pas avoir à s’inquiéter de ceux des autres. Mais elle savait que c’était pas le genre de choses à raconter à n’importe qui.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Sam 11 Mar 2017 - 2:08



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Alec n’avait probablement jamais eu, de toute sa vie, de perspective d’avenir qui lui tenait plus à coeur que la possibilité, de tout c’qu’il pouvait avoir avec Calista. Peut-être était-ce parce qu’il avait déjà eu trop souvent l’opportunité d’y penser, de frôler l’hypothèse du bout des doigts pour en faire une réalité: ils avaient ruiné cette réalité, pour sûr. Alors pourquoi était-il encore si déterminé, lui, à faire en sorte que les choses se passent mieux? Honnêtement, ce n’était pas dans ses habitudes, c’n’était pas ainsi qu’il vivait l’amour, ou avait vécu ce sentiment d’aussi loin qu’il s’en souvenait : le Lynch avait eu une nonchalance que ses précédentes partenaires avait presque trouvée charmante, avant de se prendre un coup de couteau dans le dos. Alec, il avait dit avoir son caractère, son indépendance, des attitudes de connard probablement; et après quatorze longues années à ne plus s’engager dans quoique ce soit de concret, réel et véritable, les échecs qui s’étaient additionnés avec la Wolstenholme lui avaient semblé être plus assourdissants que n’importe quel coup de pute infligé par la vie. Etait-ce alors parce que c’était Calista, le sempiternel mantra qui expliquait bien des actions impulsives et des choix brûlants qu’il faisait ? Il pouvait jurer que personne d’autre n’avait accroché son attention et ses efforts de la sorte, même à Radcliff, même dans les tournants les plus désespérés de sa vie. La blonde avait été le centre de gravité de ses attentions: c’était sur elle qu’était tombée alors la responsabilité du secret de la mutation du jeune homme, c’était aussi pour ces mêmes sentiments qu’il n’l’avait jamais vraiment perdue de vue, Calista, et qu’il avait pu être là, sur le parvis de la mairie, le jour où une bombe avait fait s’effondrer le bâtiment sur elle. Fallait croire que l’amour était un couteau à double-tranchant, et qu’ils en avaient déjà souffert toutes les aspérités : les bons côtés comme les mauvais, et Alec ne savait pas vraiment ce qu’il resterait d’eux, d’ici quelques années. Se sépareraient-ils définitivement un jour prochain, l’esprit embrumé d’amertume et d’images blafardes? C’avait semblé être la route qu’ils avaient prise, quand il avait passé la porte de l’appartement de la chasseuse, claquant celle-ci sans se retourner, parce que c’était mieux comme ça, soi-disant. Mais ils étaient assis à cette table maintenant, comme deux idiots déployant des efforts dont ils n’avaient jamais fait preuve - jamais eu besoin de faire preuve - l’un avec l’autre. Se mentaient-ils l’un à l’autre, comme si ça pouvait être si aisé? Ou alors essayaient-ils enfin de mettre des formes gracieuses, stables et réconfortantes à leur relation, plutôt que de laisser les circonstances choisir pour eux? Malheureusement, Alec n’pouvait pas prétendre avoir assez de pratique et d’connaissances en le vrai, brutal et impétueux amour, pour savoir de quoi il était question, là.

Une interrogation qui lui brûlait presque les lèvres, alors qu’ils parlaient aisément de tout et de rien. Elizabethtown n’avait pas guéri toutes les blessures, ni fait disparaître les cicatrices tenaces des peines qu’ils avaient portées pendant trop longtemps; ça n’avait certainement pas donné sens à ce qu’ils avaient vécu, et ce qui les avait séparés. Mais s’ils étaient en train de tourner la page pour continuer d’écrire leur histoire sur de nouvelles lignes bien blanches et propres, alors, le Lynch voulait croire qu’ils commençaient sur un bon pied, au moins. Et peut-être alors que le Canada, rien que tous les deux, habités l’un et l’autre uniquement par la présence de l’autre et de l’un, ça n’semblait pas être une si mauvaise idée. Au contraire- il aurait volontiers dit Alec, qu’ils étaient ambitieux là, que ce serait compliqué, qu’il n’fallait peut-être pas planifier aussi réellement une chose qui appartenait trop aisément à l’ordre du fantasme, là maintenant. « T’en fais pas. Avec la bonne personne, les vacances au ski peuvent être aussi exotiques et dépaysantes que des vacances à l’autre bout du monde sur une plage. » un rictus mutin trahissant ses intentions et les souvenirs qui remontaient dans son crâne, Alec haussa les épaules, avec un air nonchalant. Il ne pouvait pas dire, pourtant, s’il avait encore quoique ce soit du jeune Lynch qui aurait su transformer n’importe quoi en fête attirant du monde. L’époque semblait loin, tout autant que le gars qu’il avait été, à vingt ans. Mais s’il n’était question que de Calista et lui, il voulait bien croire que la perspective d’être juste ensemble, dans un pays étranger, quel qu’il soit, avait quelque-chose de dépaysant. Dans le bon sens du terme. « Enfin, tu peux dire c’que tu veux, mais je te ferais dire que j’t’ai jamais vue, ni en combinaison de ski, ni en maillot de bain. » il ne put s’empêcher de remarquer, Alec, comme si c’était important qu’il ait le dernier mot, ou qu’il rappelle ça à la jeune femme. Leur relation avait, pendant un temps, été strictement limitée à leur profession, à la chasse, et à ce qu’ils avaient fait pour Lancaster; peu importait combien ils avaient développé une amitié complice, ils n’étaient jamais partis à la mer ou faire du ski ensemble. Évidemment, il avait vu Calista en sous-vêtements, et à quelques choses près, ça ressemblait à s’y méprendre à un maillot de bain - avec plus de dentelles, ce dont il ne se plaindrait jamais. Mais Calista, dans le décor d’une plage de sable fin, avec un beau soleil, la mer, et un maillot de bain - ça, il n’avait jamais connu. Tout comme il n’avait jamais connu la Calista sportive qui grimpait sur des skis pour descendre piste après piste: en toute honnêteté, c’était plus difficile à imaginer qu’une Calista lambinant sur sa serviette devant l’océan. Elle le savait, et elle ne s’en était jamais cachée. Il avait été l’actif- et quand bien même la jeune femme pouvait faire son sport du dimanche, Alec avait malgré tout développé trop d’habitudes pour que leur corpulence ou leur consommation de sport soient un tant soit peu comparables. Il était le sportif d’eux deux, il avait été le chasseur qui allait sur le terrain; et Calista, elle avait été l’autre côté, l’ingéniosité, les bonnes idées, les petits gadgets pour l’aider. Bien souvent, si le renom de la chasse lui était revenu à lui, Alec ne s’était jamais caché l’assurance qu’il n’aurait jamais pu aller aussi loin, sans l’aide de la Wolstenholme. Il en avait été de même avec cette histoire de zombies, de monde parallèle, de mutant assez fou pour créer des univers comme ça rien qu’avec la force de sa tête. Alec, il serait encore pris au piège dans c’monde-là, sans les savoirs un peu bizarres de la blonde à ses côtés. « T’as déjà de la chance si ça t’a pas dégoûtée de ces jeux-là, franchement. » releva-t-il en haussant les sourcils : « C’était pas un bon souvenir. » même s’il en ricana maintenant, son attention posée sur la carte toujours; il en arrivait presque à se demander s’il allait vraiment manger de la viande, ce soir. « Peut-être que notre premier rencard aurait dû être après ça. Pour célébrer le fait d’être sortis de là... » mais à tous les coups, quelque-chose d’autre était arrivé bien trop peu de temps après: à avoir une trêve assez longue pour préparer une soirée au restaurant en amoureux, et des vacances au Canada qui ne viendraient peut-être jamais, fallait croire qu’Alec en oubliait tout ce qui allait autour. Le fait qu’ils soient encore à Radcliff, par exemple.

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MessageSujet: Re: (calista|xmas), all i want for christmas is you   Sam 11 Mar 2017 - 12:54


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alec lynch & calista wolstenholme

Les histoires d’amour qu’elle avait pu connaitre avant Alec, Calista avait bien conscience qu’elles avaient été construite de façon bien différentes. Avec des rendez-vous, des moments passés juste l’un avec l’autre, loin du terrain, de la chasse et de tout ce qui pouvait aller avec. Des moments plus ou moins romantiques qui faisaient que les choses s’étaient construites petit à petit pour la mener elle et son compagnon, là où ils avaient été, jusqu’au moment où pour une raison ou une autre, ils avaient dû se séparer, ou avait été séparés dans des conditions tragiques. Ça avait été différent avec Alec. Ils n’avaient pas eu de moment rien qu’à eux, sans tracas, sans problèmes, sans mission à accomplir, avant qu’il ne se pointe chez elle complètement désespéré pour l’embrasser et disparaitre de nouveau, ou qu’elle débarque dans son appartement, pour lui balancer tout un tas de doute sur le monde de la chasse, avant de lui dire qu’elle l’aimait. Les choses entre eux, elles n’avaient pas été des plus banales et ils n’avaient même pas eu le temps d’essayer de vraiment comprendre ce qui se passait entre eux, que les choses s’étaient compliquées au possible, qu’il avait disparu, qu’elle s’était faite tirée dessus et il avait réapparu et elle avait été coincée dans un fauteuil roulant. Toute leur histoire, peut-être qu’elle s’était écrite beaucoup trop vite pour qu’il puisse trouver quoi faire ou quoi dire quand ils avaient été coincé dans une situation vraiment compliquée. Ils auraient probablement pu gérer n’importe quelle chasse ensemble, n’importe quel transmutant, aussi dangereux soit-il, mais affronter leurs sentiments, à un moment, ça avait été trop dur et ça s’était terminé avec Alec passant la porte de son appartement et ne revenant que trois mois plus tard. Maintenant au moins, ils avaient une chance de faire les choses autrement et ils savaient déjà pertinemment ce qu’ils devaient éviter pour ne pas se retrouver dans une situation similaire à la fois précédente, aller trop vite, ce n’était jamais la bonne solution.

Alors, ça faisait peut-être bizarre d’être là avec Alec, au restaurant comme le faisait les autres amoureux, alors qu’eux, ils n’avaient jamais fait ça. Mais c’était agréable, elle avait l’impression qu’ils étaient loin des problèmes de Radcliff, loin de tous ces trucs qui étaient venus se mettre entre eux deux pour finalement finir par les séparer. Tout était simple ce soir, tellement qu’ils en arrivaient à planifier des vacances au Canada. Elle ne savait pas si ce serait faisable ou si y aurait encore un truc pour les rappelait à l’ordre, mais elle lui plaisait vraiment, l’idée de partir à l’étranger avec Alec. Quitter Radcliff pendant un temps pour aller skier quelque part au Canada, ça semblait presque ne pas être son style à Calista, alors qu’elle fuyait le sport et les efforts physique, comme on pourrait fuir la peste. Pourtant, l’idée était alléchante, surtout – essentiellement même – si c’était avec Alec. Après tout, elle n’aurait pas l’idée de toute façon, de partir en vacances avec quelqu’un d’autre que lui. « J’en doute pas. J’suis certaine d’avoir trouvé la bonne personne pour ça. » Elle était certaine qu’en effet, Alec était capable de faire du froid des montagnes Canadiennes un coin totalement exotique et ce qu’elle soit emmitouflée dans une épaisse combinaison de ski ou simplement vêtue d’un maillot de bain. « C’est vrai. Va vraiment falloir qu’on remédie à tout ça. » La combinaison de ski, ce serait inévitable s’ils partaient au Canada et dans le fond, le maillot de bain, ça ressemblait plus ou moins aux sous-vêtements, alors il avait assez d’imagination pour pouvoir essayer de visualiser ce que ça pouvait donner. Enfin, elle avait bien envie Calista de se dire qu’un jour, il aurait l’occasion de la voir en maillot de bain, à la plage, parce qu’ils pourraient prévoir de partir ailleurs qu’au Canada pour faire du ski. Planifier ce genre de choses, ça ne faisait pas de mal, même si y aurait toujours dans un coin de sa tête, quelques doutes, quant à la possible réalisation de leurs plans. Ils verraient bien, si déjà ils arrivaient à partir au Canada, Calista, elle deviendrait beaucoup plus confiante quant à l’avenir. Au moins, ça ressemblait plus à ce que faisaient les couples normaux. Alors que, par exemple, combattre les zombies, ça, ça n’avait rien de très normal. « Attends, c’est pas un pauvre mec timbré qui va réussir à me dégouter de quelque chose que j’adore depuis que je j’suis gamine. » Il en faudrait plus que ça, pour éloigner définitivement Calista Wolstenholme de ses jeux de zombies. Elle avait peut-être préféré d’autres jeux, pendant quelques temps après ça, mais elle n’était pas assez dégoutée pour laisser tomber. « Non, faut avouer que c’était assez stressant quand même. » Pour elle tout ce qui l’éloignait du confort de son ordinateur, c’était stressant de toute façon, elle l’aimait son ordinateur après tout. « Mais on s’en est plutôt bien tirés. » En un seul morceau, c’était déjà ça, quand on était confronté à des zombies dévorant tout ce qui passait près d’eux. « Ouais, enfin, ça aurait été vite écourté par le couvre-feu. » Elle leva les yeux au ciel avant de laisser échapper un léger rire. Ils auraient été obligés de se dépêcher de faire leur choix et de manger, pour ne pas se faire mettre dehors. Alors que là, clairement ils prenaient leur temps et c’était beaucoup mieux comme ça.

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love is the light scaring darkness away.
I'll protect you from the hooded claw, Keep the vampires from your door. When the chips are down I'll be around With my undying death defying love for you. Envy will hurt itself, Let yourself be beautiful Sparkling light, flowers and pearls and pretty girls. Love is like an energy Rushing in, rushing inside of me. The power of love A force from above Cleaning my soul.

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