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 What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)

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MessageSujet: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Sam 7 Jan 2017 - 18:21

Celeste s'applique à disposer les couverts sur la table. Pour une fois, elle est consciencieuse. Elle prend soin d'aligner les fourchettes, les couteaux, puis les assiettes et les verres. Elle peaufine ensuite le tout avec les petites cuillères, aux ornements délicats, spécialement sortie pour la grande occasion que l'adolescente célèbre aujourd'hui en famille. Son père est aux fourneaux, Maxim dans la salle de bain. L'odeur délicate qui lui parvient depuis le coin cuisine suffit à lui donner le sourire.

Ces dernières semaines, les choses ont été plus que compliquées avec son père. Déjà, il a appris pour sa vaccination. Ensuite, il s'est éloigné d'elle. Il a beau le nier à longueur de journées, à chaque fois qu'elle ose lui en parler ou le lui reprocher, il n'y a rien à faire : il reste distant. Il n'est plus le papa aussi attentionné que celui qu'il a pu être quand il a décidé de lui offrir Neo, ou bien quand il lui proposait des séances film-popcorn dès qu'il en avait un peu le temps. Il n'est plus le papa prêt à venir la chercher au lycée en apprenant qu'elle est tombée malade. Ce papa, Celeste ne sait plus vraiment s'il existe encore.

Ce qu'elle constate, par contre, c'est qu'il s'est apprêté ce soir. Il a fait un effort qu'elle ne l'a plus remarqué faire depuis longtemps – depuis très, très longtemps. La lycéenne se stoppe dans sa tâche. Ses mains viennent se poser sur ses hanches, une mine satisfaite s'incruste sur ses traits. Ouais, c'est pas mal. - P'pa, j'ai terminé ! Après tout, si elle ne demande pas son avis au maître des lieux et chef d'orchestre, il se peut qu'elle ait fait tout ça pour rien. Et puis... et puis si elle peut réussir à obtenir un compliment ou ne serait-ce qu'un commentaire positif de sa part, elle en serait ravie, la jeune Celeste. Et rassurée, un peu, également. Quoique, elle est certaine que même un reproche parviendrait à lui réchauffer le cœur, tant cela prouverait que son père est encore capable de lui accorder plus de deux secondes d'attention cordiale.

Le cœur serré, la mini-Trager entend les pas de son père se rapprocher dans son dos. Une fois qu'il se trouve à ses côtés, elle ose relever un regard tendre dans le sien. Le contact visuel ne dure pas assez longtemps à son goût, mais elle sait bien qu'elle ne peut décemment pas lui en demander plus. Sa raclant la gorge, la jeune femme montre son travail de deux mains enthousiastes tendues en direction de la table. - Tadam ! L'inquiétude grimpe en flèche dans son esprit, alors que les secondes entre le moment où elle est heureuse de prouver à son père qu'elle est capable de faire des efforts et celui où il lui décoche enfin un mot s'éternisent.

Et la réponse qui lui parvient fait disparaître de façon instantanément le sourire que Celeste pouvait avoir sur les lèvres. Celles de son père viennent déposer un baiser rapide sur sa tempe, avant qu'il ne reprenne le chemin de la cuisine. Il faut une personne de plus ?! - Quoi ?, que Celeste rétorque, encore sous le coup de la surprise. Depuis quand c'est prévu, ça, qu'ils accueillent une personne en plus le soir de Noël ? A moins que ce soit une amie de Maxim ? Ou même encore une petite-amie dont il ne lui aurait pas parlé ? Frustrée de ne pas obtenir de réponse, l'adolescente vient prendre place à côté de son père près du four, le suivant comme son ombre alors qu'il continue de préparer le futur repas de la soirée. - Mais- mais papa, t'as invité qui ? C'est Noël ! On- mais personne invite quelqu'un d'inconnu à Noël ! Son père lui lance un regard sombre.

Bon, très bien, si c'est comme ça. Celeste croise les bras, arque deux sourcils agacés. Elle trouve ça incroyable. Elle aussi, elle aurait pu inviter Aily et son père, ou Harvey et son père, et toutes les personnes qu'elle peut avoir comme connaissance dans la vie si elle l'avait voulu, pour ne pas avoir à passer une soirée en tête-à-tête avec son père et Maxim ! Avant de regagner son poste de travail, la mini-Trager se saisit rageusement d'une nouvelle assiette, sur le plan de travail de la cuisine. Elle se permet de la poser sans ménagement sur celle du coin de la salle à manger, plus loin, avant que son père ne prononce son prénom dans un sermon.

Oui, oui, elle va se calmer. Elle va se montrer polie et respectueuse, blablablah, elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour montrer qu'elle est une adolescente comme les autres, qui s'entend bien avec la Terre entière et surtout avec son adorable papa. Père qu'elle déteste plus que tout au monde à cet instant précis, mais bon. Elle fera un effort, juste pour lui. Et si elle n'a rien en retour, pas un remerciement ou une remarque agréable, Celeste assure mentalement qu'elle ne se forcera plus jamais à lui faire plaisir. Plus jamais.

Lorsqu'elle termine enfin son chef d'oeuvre, l'adolescente entend la porte de la salle de bain s'ouvrir au fond du couloir. Il n'en faut pas plus à Celeste pour se précipiter dans sa chambre, se munir de sa robe pour la soirée, de quelques accessoires et d'un peu de maquillage brillant pour l'occasion, et de se faufiler à son tour dans la salle de bain pour se préparer. Au passage, elle aperçoit Maxim qui s'est mis sur son 31. Et elle ne peut pas s'empêcher de penser que ça lui va comme un gant. Un sourire, un petit signe de la main en prime, et la petite brune s'enferme dans la pièce. Enfin seule, elle se permet un long soupir. Elle dispose ses affaires à côté du lavabo, se débarrasse des vêtements qu'elle a eus sur le dos toute la journée, avant de se glisser dans la douche. L'eau chaude parvient à l'apaiser et lui ferait presque oublier les tensions qui règnent entre son père et elle.

Quand elle ressort de la pièce, élégamment habillée, les cheveux relevés en une tresse haute, le tout orné de paillettes, Celeste se sent fin prête à passer une bonne soirée. Elle s'avance jusqu'au salon avec dans les bras ses anciennes affaires, faisant la route jusqu'à sa chambre pour s'en débarrasser. C'est en arrivant dans le salon qu'elle remarque enfin la présence inconnue. C'est en se rapprochant petit à petit qu'elle distingue sa voix, presque son rire. Son regard croise le sien, avant que ses pas se stoppent. Une femme. Rousse, grand, jolie, souriante, proche de son père. Le regard de la mini-Trager passe sur le visage de son père, elle croit repérer un regard fuyant. Il cache très mal son jeu. Enfin, son attention se reporte sur l'inconnue. Sans un mot, elle finit par continuer sa route jusqu'à entrer dans sa chambre. Elle jette ses vêtements et accessoires sur son lit avant de faire demi-tour.

Un sourire froid sur les lèvres, Celeste consent enfin à se montrer cordiale avec la nouvelle venue. Elle laisse échapper un - Celeste. en guise de présentation, sans pour autant s'approcher pour faire la bise ou, au pire des cas, serrer la main à l’intruse de Noël. Hors de question.

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The phone rings in the middle of the night My father yells what you gonna do with your life Oh daddy dear you know you're still number one But girls they want to have fun
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MessageSujet: Re: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Sam 7 Jan 2017 - 23:32

What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time !
Celeste & Maxim & Moira & Aaron



Aaron est tendu. Comme à chaque fois qu’il doit être dans la même pièce que sa fille plus de quelques minutes depuis la discussion bien trop douloureuse qu’ils ont eue en novembre. Aaron est tendu, distant, extrêmement silencieux et concentré sur ce qu’il fait pour occulter le reste et surtout, occulter sa fille. Celeste qui met la table, qui installe, prépare tout. Celeste qui lui semble désormais inaccessible, comme si un mur s’était dressé entre elle et lui, un mur qu’il n’arrive pas à abattre, qu’il n’essaye même pas d’abattre, persuadé qu’il s’exposerait à un échec des plus cuisants s’il tentait de le faire. Aaron est tendu, mais pas seulement : à plusieurs reprises, il se surprend à détacher son regard du chapon aux marrons qu’il prépare pour aller voir Celeste. A plusieurs reprises, il se surprend à ouvrir la bouche pour l’appeler, avant de la refermer, muette, et de se remettre à la préparation des légumes et pommes de terre qui accompagneront la viande, tout en veillant à ne surtout pas se tacher. Il n’est pas stupide, Aaron, mais il n’est pas très organisé non plus : s’habiller et pied en cap avant de manipuler la viande en sauce n’était pas la plus brillante de ses idées, ça non. Sa chemise violette – c’est un test – est remontée jusqu’au coude et son pantalon – agrémenté de fines rayures pour trancher avec ces tenues habituelles – résistent pour le moment aux tentatives d’agression du repas de ce soir.  

Contrairement à la tension d’Aaron. Anxieux, il a hâte d’une part que la soirée soit achevée, il a peur, d’autre part, qu’elle commence. Ce ne sera pas la première fois que Celeste croisera Moira, ça non, mais ce sera bel et bien la première fois qu’elle la croisera dans un contexte bien plus… bien plus intime  que l’orphelinat. Et s’il y a quelques mois, Aaron n’aurait eu aucune crainte face à cette rencontre, ce soir… - P'pa, j'ai terminé ! Aaron relève la tête, dénoue le tablier présent pour limiter les dégâts, l’enlève avant de sortir de la cuisine rejoindre Celeste. Immanquablement, il prend son inspiration et force un sourire sur ses lèvres. - Tadam ! Il regarde la table, compte les assiettes. Maxim, Celeste, Aaron… ça fait trois. « C’est très joli ma princesse. » Il prend une voix dégagée. Avant de rajouter, mine de rien. « Mais il va falloir rajouter une quatrième assiette, on attend une personne de plus, ce soir. J’ai oublié de te le dire ? » Il n’a pas oublié : il a omis et il tente de faire oublier cette omission en déposant sur ses tempes un bisou et en fuyant dans son refuge improvisé : la cuisine. - Quoi ? Il grimace, sa fuite n’a pas été assez rapide. Il se contente d’ignorer Celeste, de faire l’autruche et de se plonger avec fascination dans la contemplation du chapon en train de cuire. - Mais- mais papa, t'as invité qui ? C'est Noël ! On- mais personne invite quelqu'un d'inconnu à Noël ! Il n’a pas envie de répondre, son regard répond à sa place.

Un regard qu’il regrette aussitôt lorsqu’elle quitte la cuisine sans rajouter un mot. Aaron se redresse, soupire et ferme les yeux en s’adossant au mur le plus proche. Il tente, sans trop de succès, d’espérer que ça va bien se passer. Ca va bien se passer. Son coup d’œil lancé dans la salle à manger lui laisse comme un arrière-goût de doute. « Celeste… » Il n’ajoute rien de plus : la situation est déjà bien trop délicate. Ce n’est pas sans soulagement qu’il entend d’ailleurs Maxim libérer la salle de bain et Celeste foncer s’y enfermer. Le chapon, les marrons, les accompagnements… même l’apéritif prévu, tout est prêt. Aaron est déjà habillé : il cherche à intercepter Maxim pour le complimenter sur sa tenue, et surtout… « Maxim, je viens de dire à Celeste que Moira serait présente ce soir. » C’était la dernière à ne pas être au courant, puisqu’Aaron a prévenu le Prescott la semaine passée. « Je crois qu’elle ne l’a pas très bien pris, je crois, tu pourras aller voir si… » Oui, Aaron se sert honteusement de Maxim comme d’un intermédiaire pour ne pas avoir à forcer les choses avec Celeste. Les rapports entre le père et la fille sont compliqués, bien plus que ceux entre l’homme et le jeune adulte. Mais avant qu’Aaron ne puisse finir sa phrase, la sonnette s’immisce entre eux deux : Moira est là. Et Aaron, mains moites face à la situation de crise qui se profile mais aussi face à la perspective de se montrer enfin en chemise à ce qui s’apparente à plus qu’un rencard, se précipite dans l’entrée, s’assure de sa tenue impeccable dans le miroir posé dans le couloir, ouvre la porte, tout sourire et le souffle coupé. « Entre, Moira. Tu es resplendissante.  Attends, laisse-moi ton manteau, mets-toi à l’aise et surtout au chaud. » Il est empressé, Aaron, parce qu’au moins, avec Moira, il est presque sûr de ne pas faire de faux pas. Ou plutôt, c’est la personne avec qui parler est le moins susceptible de provoquer un drame. Il récupère ses affaires, les suspend dans la penderie, l’accompagne au salon.

Quelques minutes suffisent pour qu’Aaron en arrive à se demander si les choses ne vont finalement pas bien se passer, pour qu’Aaron se demande s’il n’a pas été excessivement pessimiste. Mais sitôt Celeste dans son champ de vision, Aaron comprend que non, il ne s’est pas trompé. Et que oui, la soirée va être compliquée. Ses doigts veulent se loger dans la main de Moira, il se retient, évite les yeux de Celeste qui se présente un peu trop sobrement. - Celeste. Aaron a un sourire crispé, un peu trop appuyé pour être naturel. « Tadaam… Celeste, je présente l’invitée mystère ! Moira, j’avais gardé ta venue surprise pour Celeste, mais elle était impatiente de découvrir qui allait s’ajouter au clan Trager-Prescott cette année ! » Impatiente, c’est un bien grand mot, mais Aaron tente d’apaiser la tension. Et de sauver ce qu’il y a à sauver de la soirée : à peu près tout. Maxim, appelle-t-il en silence, viens m’aider s’il te plaît…


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and now we are alive
Je crois que vous êtes faits l'un pour l'autre Et nos différences ? Au premier coup d’œil, la serrure et sa clé paraissent très différents. Pourtant, un examen approfondi lui révélera que sans l'une, l'autre devient inutile. L'homme averti voit alors que la serrure et la clé ont été créées dans un même dessein. •• ALASKA (sanderson)

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MessageSujet: Re: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Dim 8 Jan 2017 - 23:09

What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time !
Celeste & Maxim & Moira & Aaron



Angoisse, tétanie, je n'étais plus tout à fait certaine de véritable raison de ma fébrilité, mais je ne cessais de courir partout dans l'appartement, à tel point que Biscuit me regardait passer en couinant et Marius, l'hyperactif croisé avec un ventilateur qui me servait de colocataire venait de me dire pour la dixième fois que je le fatiguais à m'activer de la sorte. Certes, je devais être un chouilla agaçante, à chantonner tout en commentant chacun de mes gestes. Une serviette sur la tête et une autre qui parvenait tout juste à cacher ce qu'il fallait dissimuler aux yeux des pervers indiscrets, je m'enfermais finalement dans ma chambre, prête à affronter la difficile et impitoyable épreuve de l'armoire. Choisir une tenue pour un repas de Noël, c'était une chose. Mais la choisir pour passer Noël avec mon nouveau... Mon nouveau quoi ? Jules ? Compagnon ? Ami ? Il me manquait un terme pour définir avec précision Aaron, mais ce n'était pas vraiment lui qui me faisait peur mais plutôt Maxim et surtout Celeste. Après tout... J'imaginais mal comment la soirée pouvait plus mal se passer que la fois où j'avais retrouvé Aaron complètement ivre dans sa voiture sous une pluie battante, ou encore cette fois où Maxim avait appris bien malgré lui que j'étais toujours en vie. Ahaha ! Qu'est-ce que Celeste pourrait bien faire de pire que tout ça ? Oh mon dieu et si ça se passait encore plus mal ? Après tout, je faisais les yeux doux à son père et pas que... Seigneur, dans quoi m'étais-je encore fourrée... ?

Soupirant je sortit de mon armoire les trois robes qu'Aspen et moi avions choisies en vue d'un réveillon réussi. Entre la rouge et la verte, mon cœur balançait, mais j'optais finalement pour cette robe cocktail noire à imprimés dorés, pour une touche festive tout en restant dans la sobriété. Je m'empressais d'assortir le tout d'une paire de créoles dorées et d'escarpins vernis. Il ne me restait plus qu'à dompter ma crinière de lionne et à user de la magie du maquillage pour avoir l'air plus fraîche et je serais prête ! Une heure plus tard, je sortis de la chambre et demandais son avis éclairé à frenchie boy. J'avais relevé mes cheveux sur le côté et les avais bouclés, et avais opté pour un maquillage discret sur les yeux et des lèvres rouges. Le pouce levé de Marius fut mon feu vert pour lever le camp, et je m'empressais d'attraper sac à main et manteau avant de filer... Et de revenir trente secondes plus tard récupérer les trois boîtes de chocolats que j'avais lamentablement oubliées sur le bar. Bien ... Sac, chocolats, tête, je ne me promenais pas à moitié à poil, tout allait bien. Je jetais un œil à ma montre pour être certaine d'être à l'heure au moment de monter dans le taxi, et me laissais guider jusqu'au quartier sud. Arrivée devant la maison, je sonnais à la porte et offris mon plus beau sourire à Aaron lorsqu'il vint m'ouvrir.

« Mazeeeette !! Le violet te va drôlement bien, tu devrais porter ça plus souvent ! » dis-je en espérant secrètement que le rose de mes joues passerait pour une réaction au froid.

Je tendis mon manteau à Aaron et me dirigeais à petit pas timide vers le salon, où je retrouvais avec soulagement Maxim.

« Maxim ! Je suis contente de te voir ! Tu vas bien ? »

Il fut un temps où je n'aurais même pas hésité à lui faire la bise et lui ébouriffer les cheveux, mais depuis notre dernière conversation, je n'osais plus vraiment et restais bêtement plantée dans un coin de la pièce, sans oser bouger. Si j'avais pu, je serais aller me réfugier dans les pattes d'Aaron pour disparaître derrière lui. Ce n'est que lorsque Celeste se présenta dans le salon que je compris que le pire restait à venir. Son regard me doucha, et sa brève et sèche présentation me laissa un goût amer sur le bout de la langue. Crispée, je me tournais vers Aaron.

« Tu... Tu ne lui as rien dit ? »

Rien dit de quoi, ça c'était la question de la soirée. Rien dit de ma venue, ou rien dit de notre relation naissante... Connaissant Aaron et sa manière de jouer l'autruche à la perfection, j'étais à peu près certaine qu'il n'avait rien dit ni pour l'une ni pour l'autre des deux solutions. Charmant. Parfait. Nerveuse, j'agitais la main en direction de Celeste avec un petit sourire lorsqu'Aaron nous présenta l'une à l'autre, et lui jetais le regard du désespoir incarné quand il demanda à Maxim de venir l'aider. Pitiééé ! Laisse-moi venir avec toi, même si c'est pour éplucher des patates et abîmer mon joli vernis à ongles, je m'en fiche, mais ne me laisse pas toute seule avec le dragon ! Et non je n'exagérais pas ! A voir les flammes qui lui sortaient des yeux, Celeste était une nouvelle génération de bestiole à écaille déterminée à me griller comme un rôti. Mais bon, peut-être exagérais-je un peu, elle s'était peut-être simplement levée du mauvais pied.

Lorsque nous nous retrouvâmes toutes les deux, je me dandinais un instant d'un pied sur l'autre, mal à l'aise comme jamais. Foutu silence...

« Ça... Fait longtemps qu'on ne s'est pas vues, hin ? Tu es toujours au lycée, c'est ça ? »

Wouaw. Quelle entrée en matière, c'est sûr que tu vas t'en faire une pote, en lui parlant de ce qui doit la barber le plus au quotidien avec les « Celeste, range ta chambre », « Celeste, fais tes devoirs ! ».
Me rendant soudain compte que j'avais toujours les chocolats dans les mains, je tentais une ouverture.

« Oh ! J'espère que tu aimes le chocolat, j'en ai ramené d'à peu près toutes les sortes... Je me suis dis qu'à Noël, c'était le moment pour manger du chocolat et... Bref... »

Nul. Zéro. Que dalle. Mais pitié, faites-moi taire...

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Now I want the water to wash away all my sins
The wind to blow away my thoughts without meaning
The fire to burn away my thickened skin

(c) crackle bones
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MessageSujet: Re: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Dim 22 Jan 2017 - 11:50

Maxim aurait probablement dû passer la journée chez les Trager à vérifier que personne ne s’entretuait, mais une fois n’était pas coutume, il avait prétexté devoir finir des commandes de dernière minute et ne pouvoir les rejoindre qu’aux alentours de dix-sept heures. Ce n’était pas tout à fait faux, quand il avait prévu de réaliser une sculpture en bois en forme de cerf pour toute la famille – et Moira, puisque cela aurait trop étrange de ne rien lui offrir alors qu’il était au courant de sa venue. Ce n’était pas tout à fait faux, certes mais il s’était gardé de dire qu’il aurait largement eu le temps de travailler le bois bien avant mais avait décidé de faire tout son possible pour rabibocher définitivement le père et la fille Trager pour les fêtes. Pour l’instant, on ne pouvait pas dire que c’était un franc succès… Mais peut-être qu’une journée passé ensemble à préparer le repas de Noël les ferait réaliser à quel point ils se manquaient et qu’ils ne pouvaient pas continuer comme ça ? Ce fut cependant un échec cuisant, et lorsque Maxim rentra, ses cadeaux dissimulés dans son sac à dos, il se rendit bien compte qu’aucun mot ou presque n’avait dû être prononcé de la journée. « Sérieux, les gars ? Vous avez même pas mis les chants, comme d’hab ? » leur lança-t-il, ne cherchant pas à marcher sur des œufs pour une fois. Toute cette situation était sordide ! Le jeune Prescott n’avait pas eu l’occasion de passer des dizaines de Noël en leur compagnie, puisqu’il avait passé la majorité d’entre eux à l’orphelinat (et en gardait un excellent souvenir, d’ailleurs), mais les chants de Noël avaient toujours raisonné dans cette maison depuis qu’il passait Noël là-bas. Il se dirigea alors vers l’enceinte et y déposa son téléphone après avoir choisi une playlist de Noël sur Spotify. Retournant voir les Trager dans la cuisine, il comprit que la situation ne semblait pas s’arranger et demanda donc s’il pouvait aller se préparer ou s’ils avaient besoin d’aide. Par chance, Celeste lui dit qu’il pouvait prendre la salle de bain et Maxim la remercia d’un baiser sur la joue tant pour le dîner qu’elle préparait que pour ne pas le forcer à rester dans cette ambiance glaciale. Il lui fallut environ une demi-heure pour se préparer et à peine fut-il sorti de la salle de bain, qu’Aaron se dirigea vers lui, l’air embarrassé. Cela n’était vraiment pas de bon augure.
« Non mais… » protesta-t-il, avant d’être interrompu par la sonnette. La venue de Moira n’était déjà pas quelque chose qui l’enchantait, même s’il avait préféré ne rien mentionné à Aaron qui semblait si heureux de l’inviter, mais si en plus, il devait essayer de faire passer la pilule auprès de Celeste… Maxim n’avait aucunement envie de jouer ce rôle d’intermédiaire. Il avait toujours l’impression que leur amitié était fragile et qu’il marchait sur le fil du rasoir, qu’à la moindre erreur, la demoiselle pourrait l’éjecter de sa vie sans difficulté. Devoir lui dire de se comporter de manière raisonnable, et de sourire parce que c’était raisonnable ne faisait absolument pas parti de ses plans… L’arrivée de Moira lui facilite les choses, en tout cas, et il ne peut qu’en remerciait le ciel, même s’il s’attend à ce que Celeste lui reproche de ne pas lui avoir parlé de cette venue. « Salut Moira. Ca va. » Le jeune homme s’essaie à un sourire, mais à dire vrai, il n’y a que ses lèvres qui se muent en un sourire, ses yeux ne parvenant pas à dissimuler son agacement de la voir ici. Maxim n’a toujours pas pris de position sur ce qu’il s’est passé entre eux. Leurs retrouvailles ont eu beau se finir sur une note plus ou moins positive, cela ne change absolument rien au fait qu’elle lui a menti – Aaron aussi, mais Maxim lui ayant dissimulé la vaccination de sa fille, il préfère se taire pour le moment… - et qu’il n’est pas prêt de lui pardonner. Il comprend pourtant sa démarche, mais sa tête et son cœur ne parviennent pas à se mettre d’accord. Pour l’instant, c’est le cœur qui prévaut – et qui s’agace. Mais Celeste les rejoint rapidement, et Maxim sait qu’il ne devrait pas attarder son regard de la sorte sur elle, mais il ne peut s’en empêcher. Son palpitant tambourine dans sa poitrine tant la demoiselle est ravissante. Il se reprend, rapidement, et se concentre sur Moira qui semble aussi mal à l’aise que tout le monde. Cela risque d’être le pire Noël auquel il est assisté… Au bout de quelques minutes, Maxim capte le regard de Aaron qui semble lui demander de l’aide, mais c’est une erreur de croire qu’il pourra arranger les choses. Lui-même aurait nettement préféré un repas en trio. Mais Aaron, cela reste sa famille – il l’inclut même quand il parle de leur clan – « le clan des Trager-Prescott » - alors, il tente quand même quelque chose, mais ne promet pas d’être aussi docile pour le reste de la soirée. Il le suit alors dans la cuisine, comprenant bien que l'excuse du chapon est une excuse et rien de plus mais faisant mine de ne pas comprendre. Maxim n'a aucune envie d'être pris à parti. « Tu penses pas qu’il faudrait le sortir du four et le remettre quand on sert l’entrée ? On ne sait pas combien de temps l’apéritif va prendre. » même s’il misait plutôt sur quelque chose de rapide. Il attendit cependant la réponse et les instructions d'Aaron, sachant pertinemment qu'il ne souhaitait que donner du temps aux filles pour sympathiser. 
Au bout de quelques minutes, ils revinrent tout deux dans le salon et voyant que la situation ne semblait pas s'être arrangée entre les jeunes filles, Maxim prit les devants pour pouvoir s'éclipser à nouveaux. « Moira, Aaron, asseyez-vous. On va aller chercher les apéritifs avec Celeste. » Peut-être est-ce le plus simple à faire, l’éloigner quelques secondes pour qu’elle se remette de ses émotions ? Il attrape alors la demoiselle par le bras, et l’emmène à la cuisine où il lui susurre : « Il n’est pas trop tard pour qu’on ait tous les deux super mal au ventre et qu’on passe la soirée dans ma chambre si tu veux. » Mais il est déjà en train de sortir le champagne du frigo, sachant pertinemment qu’ils n’ont pas vraiment le choix – même si la perspective d’un Noël dans sa chambre est délicieuse. « Tu es ravissante, d’ailleurs. » dit-il, profitant de ne pas être dans son champ de vision. Ses joues sont toutes rouges, il le sent bien. Il sort ensuite les apéritifs qu’ils ont préparé, allume le four pour le préchauffer pour certains petits fours et se tourne vers la demoiselle. « Prête ? On y retourne ? Tu as toujours l’excuse des petits fours si tu as besoin d’un autre moment seul… » Il se dirige alors vers le salon en sa compagnie pour rejoindre les adultes. Ce Noël promet d’être long. « Tout le monde prend du champagne ? » demanda-t-il, servant quatre verres sans vraiment attendre l’approbation d’Aaron. 


Désolée pour l'attente 
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MessageSujet: Re: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Dim 5 Fév 2017 - 18:39

Celeste ne peut pas s'empêcher de la dévisager. Cette femme n'a rien à faire devant elle, le soir de Noël, avec son sourire en toc et ses réflexions idiotes. Croisant les bras, l'adolescente n'a malheureusement pas le temps de plus faire sentir son mécontentement que son père en rajoute une couche. Et face à la bêtise qu'il ose se permettre juste devant elle, Celeste change instantanément de cible. - Sérieux ? Impatiente ? C'est vraiment de l'impatience qu'il lit sur son visage ou bien c'est son ironie qui l'emporte ce soir ? La mini-Trager n'a pas envie de rire ce soir, plus du tout. Encore quand tout se passait pour le mieux et qu'elle mettait avec volonté la main à la pâte pour tout préparer pour ce soir, certes, mais là, tout d'un coup, elle a perdu toute envie de sourire, Celeste.

Et une fois qu'elle se retrouve seule en compagnie de l'intruse, les choses ne vont pas en s'arrangeant. Elle n'a aucune envie de lui faire la conversation ou de se montrer aimable. La seule réponse qu'obtient d'abord « l'invitée » à sa question inutile est un bref hum hum méprisant, avant que Celeste ne tienne plus et se décale de quelques pas sur le côté, vers la table, pour ne plus avoir à être obligée de la regarder droit dans les yeux. A force, Moira va finir désintégrée et son père ne serait pas content. Pour couronner le tout, la rousse se permet de lui parler de ses pitoyables chocolats. Là, le regard de Celeste se veut clairement moqueur. - Comme c'est adorable... Un peu plus et elle posait de façon plus évidente sa main sur le cœur pour montrer à quel point elle se sent touchée par son présent. Pour compléter ce portrait de l'enfant terrible, les prunelles sombres de la mini brune ne hurlent plus qu'une chose : Dis, Moira, tu veux pas les poser sur la table tes chocolats de mauvais goût et prendre la porte maintenant ?

Tristement, c'est à ce moment que Maxim et son père décident de refaire surface. Tant mieux. Enfin, presque tant mieux, car en plus de se coltiner une invitée mystère qui n'a rien à fiche sous ce toit – sous son toit – Celeste est obligée de jouer les serveuses. - Mon père nous tuerait, qu'elle marmonne à Maxim, après avoir finalement concédé à le suivre jusqu'à la cuisine. L'idée de laisser son père avec cette femme la rend malade. Le compliment du Prescott la coupe toutefois dans ses rêves de vengeance. Elle lui adresse un sourire timide avant de laisser son regard échouer ailleurs, gênée de cette attention simple et si inhabituelle. - Merci... Et le moment de répit s'arrête là. Celeste entend la voix de son père qui se mêle à celle de l'horrible bonne femme et la colère reprend ses droits. - Elle n'a rien à faire ici, je- je comprends pas pourquoi mon père a fait ça... Ses doigts s'affairent à installer les derniers petits fours sur la plaque avant de la déposer sur le plan de travail pour la préparer pour plus tard. Car oui, elle aura besoin de faire une pause très – très – vite durant ce repas de la mort. Maxim obtient un mouvement de tête négatif pour toute réponse, avant que Celeste ne soit contrainte de revenir en sa compagnie dans la salle à manger.

Ses petits pas accélèrent pour se retrouver en face de son père à table. Hors de question qu'elle passe son temps à avoir envie de vomir parce que son vis-à-vis la dégoûte. - J'en prends ! En espérant qu'il ne va pas m'échapper des mains... La pique, pouvant passer pour innocente, s'adresse à la fois à Moira et à son père. Ce n'est vraiment pas l'envie qui lui manque de leur envoyer son verre dans la figure, avec amour. - Alors, Moira, t'as pas de famille ici ? Son petit sourire fait mine de s'estomper quand Celeste croise le regard « pas très content ? » de son père en face d'elle. L'adolescente avale une nouvelle gorgée de champagne avant de reprendre la parole. - Pardon, j'espère que c'était pas trop indiscret... Et si c'est le cas... elle ne s'en excuse absolument pas.

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MessageSujet: Re: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Mer 15 Fév 2017 - 23:47

What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time !
Celeste & Maxim & Moira & Aaron



Il aurait dû prévenir Celeste plus tôt. Et il le sait. Bien sûr qu’il le sait. Mais pour être tout à fait honnête, Aaron ne sait pas comment se comporter avec sa fille depuis qu’il sait pour sa vaccination et… et il ne sait juste pas comment se comporter avec elle. Ni comment lui parler. Pas plus qu’il ne sait comment aborder certains sujets avec Maxim, pas plus qu’il ne s’imagine avoir certaines discussions avec les deux jeunes adultes. Alors oui, il a caché à Celeste la venue de Moira jusqu’à la dernière minute, mais… mais voilà. Qu’aurait-il pu dire de plus à sa fille, de toute manière ? Bien des choses. Et comment aurait-il pu lui présenter les choses ? Par bien des façons. Il lève les yeux au ciel, le quarantenaire, parce que lorsque Celeste quitte la cuisine sans rajouter un mot, il se rend compte de l’étendue de son erreur, et quand Maxim commence un brave et courageux « Non mais…», il prend conscience qu’il est plus qu’injuste de sa part de chercher du soutien du côté de son protégé. Alors voilà. Il se précipite pour dire bonjour à Moira, il se précipite pour fuir vers une situation qu’il saura gérer. Ou presque. Qu’il saura mieux gérer, du moins. « Mazeeeette !! Le violet te va drôlement bien, tu devrais porter ça plus souvent ! » Son large sourire, si simple et si naturel, sa poitrine qui se gonfle de soulagement : tout est là pour qu’Aaron sente ses épaules se décrisper, tout est là aussi pour qu’il se précipite pour récupérer le manteau. « Merci. Et toi, tu es ravissante, etjesaisbienquejel’aidéjàdit » Son clin d’œil et son sourire cherchent à la mettre à l’aise. Tout est là pour que l’atmosphère se détende. Ou qu’elle se charge de tension. « Maxim ! Je suis contente de te voir ! Tu vas bien ? » Les yeux du père vont de l’un à l’autre. « Salut Moira. Ca va. » Et reviennent sur Moira, avec un sourire d’excuse, sans trop comprendre exactement ce qu’il se passe. Quelque part, il a de plus en plus la conviction d’avoir fait un faux pas, si ce n’est deux. Voire quinze. Mais… Moira n’allait pas passer Noël toute seule non plus. Et… l’arrivée de Celeste électrise davantage encore une atmosphère déjà prompte à l’orage : un peu plus il pourrait croire en la présence d’une Chiara vengeresse. « Tu... Tu ne lui as rien dit ? » Aaron ferme les yeux avant de prendre son inspiration. Non, il ne l’a pas prévenue. Et oui, il sait que ce n’était pas l’idée du siècle. Mais…

Mais… Maxim, aide le. Aaron rassemble tout son courage, abandonne Moira et Celeste l’une en face de l’autre en espérant que tout se passera bien pour se replier dans la cuisine avec son protégé, pour chercher un peu d’optimisme. Il se murmure d’ailleurs un très peu convaincu « Tout va bien se passer » qui ne convaincra personne. Tu penses pas qu’il faudrait le sortir du four et le remettre quand on sert l’entrée ? On ne sait pas combien de temps l’apéritif va prendre. » Aaron se concentre sur la voix de Maxim, et même sur ses propos, pour mieux acquiescer et y puiser, encore une fois, un peu d’optimisme. Il n’en aura jamais trop. « C’est une bonne idée, oui. » Sa main se pose sur l’épaule de Maxim au moment où ils se résignent à retrouver les deux filles. « Merci » souffle-t-il, bien incapable de savoir pour quoi, exactement, il se sent obligé de remercier le jeune.  

« Moira, Aaron, asseyez-vous. On va aller chercher les apéritifs avec Celeste. » Aaron ouvre la bouche, retient ses interrogations de justesse pour articuler un « Bonne idée ! C’est l’esprit de Noël qui vous inspire un tel sens du service ? » qu’il veut joyeux, plein d’entrain et de bonne volonté. Sa main se tend vers Moira pour l’inviter à s’asseoir, pour trouver un peu de soutien. « Tu as discuté avec Celeste ? Désolé, j’ai été pris par le temps, je n’avais pas pu lui annoncer ta venue avant ce soir, c’est… » Il rougit, Aaron, il rougit de gêne et aussi de cette conviction qu’il a fait une erreur. Un regard en direction de la cuisine lui assure que les deux jeunes sont hors de vue, son bras vient s’enrouler autour des épaules de la violoniste et il dépose un baiser sur la joue de Moira à défaut de trouver les mots justes. Il aimerait lui dire qu’il est heureux qu’elle soit là, qu’elle est la première femme que Celeste voie à ses côtés depuis bientôt douze ans, qu’il espère qu’elle ne regrettera pas d’avoir accepté l’invitation mais… mais il ne sait pas comment formuler tout ça. Et de toute manière, Maxim et Celeste sont déjà de retour.

« Tout le monde prend du champagne ? » Aaron se redresse pour limiter la consommation d’alcool de Celeste mais déjà les quatre verres sont remplis et déjà, d’ailleurs, elle en revendique une coupe. - J'en prends ! En espérant qu'il ne va pas m'échapper des mains... Les yeux d’Aaron la foudroient sans tarder du regard : il s’impose un peu plus d’indulgence, un peu plus de complaisance, un peu plus de… - Alors, Moira, t'as pas de famille ici ? Le regard du père s’obscurcit, sa main vient ostensiblement chercher celle de Moira sans que ses yeux ne quittent un seul instant ceux de sa fille. - Pardon, j'espère que c'était pas trop indiscret... Une part de lui a envie de rétorquer un Ca l’est coupant pour remettre Celeste à sa place et lui faire comprendre qu’il ne goute guère à son humour mais l’autre part lui chuchote qu’il l’a cherché. Un peu. Et que nous sommes le soir de Noël. Aussi. « Moira est une amie, une amie très chère, et si je l’ai invitée, c’est pour que vous fassiez sa connaissance… » Il cherche ses mots, joue avec le feu. Cherche, encore une fois, à détendre l’atmosphère par tous les moyens. «  Et puis, pour tous les jeux de société que l’on fait tous les ans, c’est plus amusant d’être quatre pour jouer, non ? »

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Je crois que vous êtes faits l'un pour l'autre Et nos différences ? Au premier coup d’œil, la serrure et sa clé paraissent très différents. Pourtant, un examen approfondi lui révélera que sans l'une, l'autre devient inutile. L'homme averti voit alors que la serrure et la clé ont été créées dans un même dessein. •• ALASKA (sanderson)

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MessageSujet: Re: What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)   Jeu 16 Fév 2017 - 19:23

What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time !
Celeste & Maxim & Moira & Aaron



Je ne suis pas à ma place. Je n'ai même rien à faire là et je ne sais pas ce qui me retient de prendre mes jambes à mon cou et de prévoir d'avance un joli message d'excuse à base de « désolée j'ai mes règles/la gastro/laissé la fenêtre ouverte chez moi » pour expliquer tout ça à Aaron. Je n'ai rien à faire là parce que c'est Noël. Et que Noël, c'est LA fête que l'on passe en famille... Je ne fais pas partie de cette famille, je ne comprends même comment j'ai pu me faire des illusions à ce sujet. Le seul qui a l'air heureux de me voir – et qui est à peu près aussi gêné que moi – c'est Aaron. Maxim m'ignore royalement comme si j'étais une inconnue, et avec Celeste c'est carrément le cyclone, l'ouragan et le tsunami qui se liguent dans ses yeux pour me faire comprendre qu'en effet, je suis de trop. Parfait ! Et dire qu'étant ado, je n'ai jamais eu peur de rencontrer les parents de mes copains... J'étais à des années lumière de me douter qu'en réalité, les parents c'était facile ! Les enfants c'est vingt fois pire ! Elle aurait eu cinq ans, la petite Celeste, ça se serait sûrement mieux passé, elle aurait été suffisamment innocente pour que le terme « d'amie » lui convienne à son sujet. Sauf qu'elle a dix sept ans, l'ado. Qui va lui faire croire que son père et moi nous contentons de nous émerveiller devant la beauté de la vie et de la nature sans échanger quoi que ce soit d'autre que des mots et des regards ? Je peux toujours essayer, mais à mon avis, son idée de la nature et de la vie est loin d'être aussi innocente que la mienne. Et si c'est le cas, elle se fait d'avance des idées et voit en moi une vraie sorcière. Youpi ! Il va être chouette, le réveillon !

Et voilà que je me retrouve seule avec elle. C'est tout de même con d'avoir peur de la réaction d'une ado quand on sait que j'ai moi-même eu ma période pas facile, et que donc je sais à quel point c'est ingérable. Alors j'essaye d'avoir l'air sympa, de me sortir le chariot à ménage qui m'encombre le fondement pour avoir l'air plus détendue et lui tend les boîtes de chocolats... Qui font un bide monumental. Il y a de la moquerie dans ses yeux, un peu de cynisme aussi, et j'ai presque l'impression qu'elle s'amuse de me voir aussi constipé à l'idée de faire mauvaise impression. Ça pourrait me mettre en colère, ça pourrait m'énerver, mais en réalité ça me peine. Je n'ai aucune envie d'éloigner Celeste de son père, au contraire, je suis sûrement la première – ou la seconde derrière Sofiane – à pousser Aaron à renouer avec sa fille. Alors ça me peine de la voir si distante, et j'aimerais presque pouvoir lire dans ses pensées pour savoir ce qu'elle pense de tout ça. Ce qu'elle pense de moi, ici, avec eux. A défaut, c'est Maxim qui vient nous sauver la vie à toutes les deux en proposant à Aaron de venir s'asseoir avec moi. Je lui lance un regard plein de gratitude avant de croiser les bras en me renfrognant.

« Discuté, c'est un bien grand mot... Je pense que ta fille ne m'aime pas, ou en tout cas que ça ne lui plaît pas que je sois là... », je grogne en soupirant. « Je suis désolée, j'aurais peut-être dû... »

J'aurais peut-être dû passer Noël avec la mienne, de famille ? Entre Artur qui doit encore plus me détester maintenant que Malachi lui a remis le compteur des émotions à zéro et mon père qui est aux abonnés absents, ma famille se résume à une molécule que l'on s'obstine à diviser alors qu'il n'y a plus rien à séparer depuis longtemps. Et alors que je me tasse un peu plus dans mon coin, comme si je cherchais à disparaître dans le dossier de la chaise, Aaron s'approche et entoure mes épaules de son bras. C'est fou comme il a le don de me rassurer d'un simple geste et d'un baiser sur la joue. Je pose ma main sur la sienne pour lui signifier que tout va bien, et lui offre le sourire le plus rassurant qui soit à cet instant, à savoir... Un vague rictus raté. Super. D'ailleurs nous aurions pu continuer la soirée à deux et les jeunes de leur côté que ça ne m'aurait absolument pas dérangée ! Seulement, la réalité nous rattrape et les voilà de retour avec le champagne. Je remercie Maxim d'un sourire, fais glisser ma coupe de champagne et jette un regard peu rassurée à Aaron et sa fille. Oook... Ça sent le coup fourré, cette histoire. Je tente de faire comme si je n'avais rien entendu, mais la question de Celeste me percute avec la force d'un rouleau compresseur dans l'estomac. Il n'est pas haineux, le regard que je lui lance, il est simplement glacial. Glacial car son attaque est déloyale, injuste et que si j'étais paranoïaque, je me demanderais même si elle ne s'est pas renseignée à mon sujet. Mon corps se tend, mes doigts se crispent, et ce n'est qu'au contact de ceux d'Aaron que je me détend un peu. Je glisse mes doigts entre les siens avec un sourire et me tourne à nouveau vers Celeste.

« Ma mère est décédée l'an dernier, mon père est... Je ne sais pas où il est, et mon frère qui vit à Radcliff avait d'autres choses plus importantes à faire que fêter Noël. »

Ma voix est froide, mon ton est sec, et je ne m'en rends compte qu'après avoir dit tout ça.

« Désolée... Ce n'est pas indiscret, mais si on pouvait éviter ce sujet-là, ce n'est pas le plus réjouissant qui soit pour Noël. On trinque ? »

De ma main libre, je m'apprête à lever ma coupe quand Aaron vole à mon secours. Une amie très chère... Pour que vous fassiez connaissance... Seigneur, comment je vais m'en sortir avec ça ? Continue, mon chaton, annonce-leur... Je sais pas, moi ? Que je suis enceinte et qu'on va se marier dans deux jours, histoire de faire dans le grandiloquent ? On a l'air aussi empotés l'un que l'autre. L'excuse des jeux de société m'arrache un sourire qui se mue en rire nerveux.

« Bonne idée, tiens ! On pourra même faire des équipes ! La jeunesse face au croulants, j'espère que tu te défends bien à... Vous jouez à quoi, à Noël ? »

Je commence à me détendre, parce que c'est lui que je regarde, lui qui me sourit, lui qui me rassure... Mais une fois que je tourne à nouveau la tête vers les deux ados, je sens une enclume de jugement m'assommer, surtout du côté de Celeste. Est-ce que je dois la prendre à part, juste lui dire que je ne cherche pas à gâcher leur Noël ? Ou est-ce que c'est déjà trop intrusif ? A défaut, je me contente de lever ma coupe.

« Bon... A Noël ! »

Nous trinquons, je bois une gorgée de champagne qui semble me requinquer puis reporte mon attention sur Maxim.

« Alors ? Qu'st-ce que vous nous avez préparé de bon ? »

Ca va venir... Encore une heure, un peu d'alcool et j'aurai l'air franchement plus détendue et moins coincée. Ou peut-être que j'aurai déjà fuis, ça me semble être une option valable, là.


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What a bright time, it's the right time, to rock the night away, jingle bell time ! (Aaron, Maxim & Moira)

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