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 (astrius, christmas) help me, i've turned into a monster

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MessageSujet: (astrius, christmas) help me, i've turned into a monster   Dim 15 Jan 2017 - 16:49

help me, i've turned into a monster
Astrius & Marius



Il y a six ans, je pensais que ma mutation était quelque chose de cool. Je ne comprenais pas les réticences de Martial, je ne comprenais même pas ses mises en garde, quand bien même… quand bien même je les appliquais parce que Martial me le demandait. Il y a six ans, je voyais ma mutation comme un atout, comme un don, comme un plus, un bonus, un extra. Un poids pour rééquilibrer la balance de la poisse et compenser mon cœur. Je l’utilisais pour m’amuser, je l’utilisais pour améliorer mes cascades, pour repousser mes limites, pour agacer mon jumeau. Puis j’ai failli blesser Astrid avec. Puis j’ai été agressé à cause d’elle. Puis j’ai compris. Ces derniers mois, j’ai compris. J’ai compris que ma mutation, elle ne faisait que complexifier ma vie. Qu’elle était à l’origine de l’amplification de ma pathologie cardiaque. Qu’elle ruinait mes amitiés, ruinait mes relations, qu’elle s’interposait partout, absolument partout. J’ai compris que ce n’était pas une bonne chose. Que mes gènes étaient dégénérés, défaillants, que je ne pouvais même pas les corriger, qu’ils étaient voués à me détruire à petits feux aussi sûrement que mon cœur. Pourtant, jamais avant aujourd’hui, je n’aurais pu penser que…

Je tremble. Tous les muscles tremblent. Je suis parti en courant. Je suis parti en courant pour effacer derrière moi, pour ôter de mes rétines leurs regards, pour ôter de ma mémoire ce poids que je faisais peser sur elle, sans m’en rendre compte, sans le vouloir, involontairement. Inconsciemment. Mes pas sont légers, mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, je tremble, recroquevillé dans un coin du parc le plus proche, recroquevillé dans un buisson, gelé sous la neige. Je tremble, parce que je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas qui aller voir, je ne sais pas… je ne sais plus. Plus du tout. Je ne sais plus rien, je m’enferme dans mes bras, je ferme les yeux à m’en faire mal pour ne plus rien voir, je torture mes doigts, je tremble de froid, je tremble de peur, je veux disparaître. Inutile d’aller voir Moira, elle est je ne sais pas où et surtout, aller la voir, ce serait retourner sur mes pas. Inutile d’aller voir mon père, il me tuerait. Et il aurait bien raison. Inutile d’aller voir Aspen… Les cheveux roux de mon ex s’imposent à ma mémoire, les craquements des os, la chute, cette sensation de pouvoir que j’ai eue au bout des doigts. Inutile d’aller voir Seth, il est aux abonnés absents. Inutile d’aller voir… je n’ai personne à aller voir. Je n’ai qu’une personne à aller voir. Mais… lorsque je rouvre les yeux, il fait nuit. Nuit noire. Lorsque j’ouvre les yeux, je suis tétanisé, frigorifié, je claque des dents et je regarde la chair de poule qui couvre mes bras, je regarde mes mains, mes mains qui tremblent à n’en plus finir, qui ne veulent pas se calmer, qui veulent juste… Je me lève en titubant. Il fait nuit, j’ai perdu le compte des heures passé, caché dans ce buisson, caché dans la neige, recroquevillé, replié sur moi-même pour oublier tout le reste.

Je ne sais pas où aller. Mes pas me conduisent d’eux-mêmes au seul endroit où je peux me retrouver, au seul endroit où je peux me réfugier. Combien de fois, combien de fois est-ce que je suis venu chez elle ? Le temps d’arriver devant la porte de son appartement, je me rends compte que la panique fourmille toujours dans tous mes muscles, me fatiguent de tremblements. Le temps d’arriver devant la porte de son appartement, je me rends compte de l’inconséquence de mon choix. Je suis un monstre, je suis un danger public et surtout, surtout, je risque de la blesser. Mais je n’ai pas envie de partir. Je n’ai nul autre endroit où aller. Mon poing frappe sur la porte, avec fébrilité. Et dès qu’elle ouvre la porte, je me jette dans ses bras comme un désespéré. Parce que je suis un désespéré, frigorifié, terrifié, parce que la seule chose dont j’ai besoin actuellement, c’est de me lover dans ses bras, de l’embrasser, de me sentir entier et d’oublier. Oublier « Aide-moi, Astrid, je t’en supplie, aide-moi, je… j’ai fait une connerie… » J’éclate en sanglots dans ses bras, je m’impose. Comme je me suis toujours imposé dans sa vie, de toute manière.

© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: (astrius, christmas) help me, i've turned into a monster   Mar 14 Fév 2017 - 0:52

help me, i've turned into a monster
marius caesar & astrid blake

Ma mère a essayé de me convaincre de rester à la maison pour fêter Noël cette année mais j'ai décidé de retourner vivre à mon appartement. J'ai besoin d'un peu de solitude avec ma fille. Je veux prendre soin d'Ada comme une grande, sans l'aide de ma mère. Ça va plutôt bien je dois l'avouer, mieux que j'aurais pu l'imaginer. C'est sûr que je préférerais ne pas être seule à m'occuper de ma fille mais la vie est faite ainsi. Ada n'a que 3 mois mais ce sera tout de même son premier Noël. Je suis déjà emballée de reproduire l'ambiance des Fêtes avec des rennes volants, des guirlandes et une bûche de Noël que j'ai fait moi-même. La présence d'Ada me fait replonger dans mon enfance. Je veux qu'Ada soit aussi heureuse que moi alors j'ai acheté tout pleins de jouets, des peluches et tout le reste.

Je suis entrain d'emballer une mignonne paire de chaussures pour Ada lorsque je me coupe avec le papier cadeau, surprise d'entendre quelqu'un cogner à la porte. Le réveillon de Noël était censé n'être que la petite et moi. Je ne suis censée voir ma famille que demain autout d'une dinde. Je me lève, m'assure qu'Ada est confortable sur son tapis de jeu et me dirige vers la porte. Je ne prends même pas le temps de regarder par le judas tellement je suis concentrée sur Ada qui gazouille dans mon dos. Finalement, j'ouvre la porte et je n'ai pas le temps de réagir. C'est Marius. C'est lui. Je comprends pas pourquoi il continue toujours à venir vers moi alors que c'est lui qui m'a fait sortir de sa vie. Je suis prête à lui hurler dessus mais je n'ai pas le temps que déjà il se jette sur moi et me serre de toutes ses forces. Je ne comprends absolument pas ce qui se passe mais je peux sentir son coeur malade battre à tout rompre contre ma poitrine. Je ne suis clairement pas habituée de le voir dans cet état. Il est paniqué, en détresse. Je ne pourrais jamais le renvoyer chez lui dans cet état. Et je ne veux surtout pas que le bébé se rendre compte de ce qui se passe et se mette à pleurer alors je pousse Marius à l'écart tout en refermant la porte du mieux que je peux avec lui qui ne semble pas vouloir me lâcher.

- Qu'est-ce que... Je ne comprends pas. Calme-toi. Je suis là.

Ça me brise le coeur de le voir ainsi. Quand Marius est là, j'oublie à quel point je suis en colère contre lui. C'est plus fort que moi, je me mets à caresser son épaule pour essayer de le réconforter. J'ai aucune idée de ce qu'il a pu faire mais je redoute tout de même sa réponse. Qu'est-ce qui peut être arrivé s'il panique ainsi ? Avec mon imagination débordante, je me mets à penser aux pires scénarios... du genre... Il a tué quelqu'un avec son pouvoir ? C'est la seule chose qui peut expliquer ce qui lui arrive.
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MessageSujet: Re: (astrius, christmas) help me, i've turned into a monster   Mer 15 Fév 2017 - 22:09

help me, i've turned into a monster
Astrius & Marius



Je tremble. J’ai l’impression que ça fait une éternité que je tremble. J’ai l’impression, aussi, que je ne pourrai jamais m’arrêter de trembler et que le froid n’y est pour rien - alors que bon, soyons honnête, passer des heures recroquevillé dans un bosquet couvert de neige, ce n’est pas ce qu’il y a de plus chaud sur Terre. Mais je tremble, et je ne tremble pas que à cause du froid. Je tremble parce que je suis un monstre, je tremble parce que j’ai failli tuer l’une de mes meilleures amies, parce que j’avais la vie de ma soeur dans le creux mes mains, parce qu’à chaque de mes respirations, je sentais mon pouvoir diffus appuyer sur tout ce qui m’entourait comme pour mieux les solidifier, les densifier et, pire que tout, les tuer. Je tremble, à n’en plus finir, j’ai peur de sortir de ma cachette parce que j’ai peur qu’une main invisible ne s’abatte sur quiconque osera m’approcher. Il n’y a qu’à voir cette neige qui m’entoure, densifiée, qui s’écrase et qui refuse maintenant que quiconque la transperce, comme une glace, une glace sans aucune légèreté. Elle asphyxie l’herbe qu’elle recouvre, cette neige, comme moi j’asphyxie ceux qui m’entourent. Je tremble, je tremble encore parce que je ne sais pas quoi faire, parce que je ne sais pas vers qui me tourner, parce que je sais trop bien vers qui me tourner.

Et cette porte, devant moi, en est la preuve concrète. Je ne devrais pas être là. Je suis un monstre, un monstre pour tout le monde. Aucune magie de Noël ne m’enlèvera cette certitude, je n’ai même quasi jamais appris à fêter cette fête dans les règles de l’art. Je suis un monstre, et cette mutation, dans mes veines, qui m’échappe, qui semble avoir passé un cap, qui effleure le crépis et le fait se craqueler, comme distordu par une variation de sa densité, en est une preuve elle aussi trop concrète. Je tremble. Je tremble encore et c’est ça qui me pousse à frapper, ça et ce froid qui s’immisce dans ma peau jusqu’à mes os. Je frappe et lorsqu’elle ouvre la porte, je me jette dans ses bras, je ne lui laisse pas le temps de parler, pas le temps de m’en vouloir, je me jette dans ses bras pour la serrer tout contre moi, contre mon coeur, pour m’assurer qu’elle est là et me réfugier dans sa présence. J’en ai les larmes aux yeux, j’en ai des larmes qui coulent et coulent encore sur mes joues, sans s’arrêter. - Qu'est-ce que... Je ne comprends pas. Calme-toi. Je suis là. Je cale ma tête sur son épaule, dans sa nuque, en oubliant que j’ai les cheveux trempés, que je dois avoir les lèvres bleuies de froid, en oubliant qu’elle n’a certainement pas envie d’un ex frigorifié dans ces pattes à cet instant. J’ai le coeur qui bat à toute vitesse dans ma poitrine, qui ralentit très lentement alors que je refuse de la lâcher.

Il me faut bien cinq, dix minutes avant que mes pensées s’apaisent, avant que je n’arrive à songer à parler. Si j’arrive à me détacher d’Astrid, je tiens sa main, sans parvenir à me convaincre de la lâcher. Je ne veux pas la lâcher. Même alors que je sais que je suis dangereux. Je recommence à trembler, à cette seule pensée. Mes oreilles crissent des os malmenés d’Aspen, ma respiration se bloque lorsque je revoie Lily peiner à respirer: je m’écarte brutalement de la seule femme que j’aime, que j’aime vraiment, à en crever, à en grandir, à en mourir, pour reculer jusqu’à un mur et m’y laisser glisser. ”J’ai… j’ai… je suis un monstre, Astrid, je… j’ai failli… j’étais tellement en colère, j’ai failli tuer Lily, et j’ai... “ J’éclate en sanglots en cachant ma tête entre mes bras croisés. Astrid n’a jamais dû me voir aussi pathétique. Elle va me détester. Elle va avoir pitié de moi. Elle va me mépriser. ”J’ai… blessé Aspen. Je voulais pas, je… j’étais en colère, et je ne savais pas que… j’ai failli arrêter leur coeur, je suis un monstre… Je savais pas où aller, je voulais te voir, t‘embrasser, je voulais…” A côté de moi, je sens la peinture du mur se densifier à son tour, s’alourdir sur une petite zone, se détacher du reste pour s’écarteler. Se craqueler. J’ai un regard affolé en direction du mur et des lézardes qui fourmillent à la surface, un regard paniqué en direction d’Astrid alors que je me relève d’un bond: ”T’approches pas ! Je veux pas te blesser !”

© Grey WIND.

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