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 (cesare(-18)), home is where your heart is.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 8 Fév 2017 - 4:43

Aimer par le passé, avait été cette chose compliquée et imprévisible, qui avait plus d’une fois menacé de faire perdre la tête à Cesare – ironique, venant du pauvre gars qui avait été élevé, formaté et entrainé pour faire fi de tout ça. En comparaison à des gens comme Isolde, le brun avait été bien plus en phase avec ses sentiments qu’il ne l’aurait cru ; il n’avait jamais aspiré aux histoires sans lendemain, à la simple conquête d’un corps comme s’il n’y avait rien à voir dans l’âme humaine. Il n’avait jamais zieuté avec insistance une inconnue, parce qu’il la trouvait sexy, hésitant depuis un comptoir de bar ou un coin de rue, à aller la draguer pour finir par coucher avec elle, juste pour le fun. L’amour, ou le fun ; à la fin, peut-être que la question consistait surtout à savoir ce dont il avait le plus manqué, ce qu’il avait le plus cherché à esquiver. Ses parents n’auraient pas non plus apprécié qu’il porte sur les épaules la réputation d’un coureur de jupons, connu dans tout le quartier pour ça ou réputé dans les couloirs du lycée, à ramener une nana différente tous les deux jours. Probablement que c’n’était pas compliqué, surtout à l’adolescence ; mais fondamentalement, il n’savait pas si c’était à cause de son éducation, ou juste parce qu’il était comme ça, mais Cesare n’avait jamais été attiré par cette aventure-là. Et le pauvre, au final, il s’était laissé prendre au jeu plus d’une fois : il connaissait la trahison du cœur, la façon dont les sentiments pouvaient échapper au contrôle, l’aisance avec laquelle la vie pouvait se mettre à évoluer autour d’une personne uniquement, comme ça, sans crier gare. Isolde n’était pas la première femme qu’il s’était laissé aller à aimer ; il était la première pour qui il restait, la première qu’il lui faisait plus peur d’abandonner que de rester avec. Elle serait la seule, l’unique à lui faire ressentir ça – le DeMaggio en avait la conviction, alors que d’ici deux mois et quelques, il allait l’épouser elle, sans que ça n’éveille une quelconque hésitation dans ses tripes. Il l’aimait, et les soirs anodins, les moments compliqués, les petits bonheurs ou le temps passé loin d’elle au cours d’une journée, tout ça participait à confirmer l’évidence ancrée dans son cœur. Loin de lui, elle lui manquait, elle venait dans ses songes se faire un chemin, allégeant sensiblement la journée. Parfois, c’était juste des tous petits trucs, des signes infimes, une fluctuation dans les battements réguliers au creux de sa poitrine. D’autres fois, quand ç’avait été dur, quand ç’avait été ardu, penser à Isolde l’avait blessé, tout autant que ç’avait fait vivre, vivre la flamme de ses convictions. Il n’aurait jamais tenu chez ses parents, sans les bouffées d’air frais saisies avec la blonde ; il aurait perdu son âme quelque-part dans les abysses du désespoir, si Isolde Saddler et sa vision du monde à elle, n’étaient pas entrées dans sa vie.

Inéluctablement, Cesare il en avait presque des poussées arrogantes, qui le poussaient à croire qu’à côté de tout ça, franchement, la St Valentin, les cadeaux, tous les trucs pour les autres n’signifiaient pas grand-chose pour eux. Ils avaient passé dix mois à se haïr sans tourner la page, à se chercher sans se trouver, à graviter l’un vers l’autre, parce que c’était dans leurs âmes, sûrement. Et après, même quand ils avaient fini sur la même longueur d’ondes, ils avaient encore passé tout un temps éprouvant à défier l’univers tout entier – à grappiller du bonheur là où personne n’semblait leur en promettre ou vouloir leur en offrir. Cesare, en écrivant le chemin tout tracé de sa vie, il n’aurait jamais cru avoir une Isolde dans sa vie, l’amour comme ça, Clara, ce quotidien très simple, le plaisir presque stupide de passer la soirée à s’occuper de sa fille, et à passer derrière les fourneaux pour essayer de recréer une des recettes habituelles de sa mère. Isolde, elle n’avait pas été son rêve-… elle avait été au-delà de ça, la chance qu’il n’avait jamais cru pouvoir avoir un jour, l’âme qui avait dormi en lui, le bonheur duquel on l’avait toujours privé, au point qu’il croie presque qu’il n’existait pas tout court dans ce monde. Il se retrouvait donc à sourire d’une manière bien mielleuse, probablement, face aux paroles de la jeune femme, l’observant les yeux baignés de tendresse ; il n’savait pas ce qui avait alimenté les rêves de la blonde pendant des années, mais le simple fait d’être quelque-chose dans sa vie ayant un tant soit peu l’arôme du rêve, c’était… Il sourit, pinça les lèvres, et resta muet, probablement qu’il avait pris la blague bien trop loin, dans un élan romantique ressassé par les vœux de mariage qu’il essayait vainement d’écrire, sûrement. Cesare, il s’laissait souvent prendre au piège comme ça, à avoir tant de songes romantiques et mielleux, au beau milieu d’une conversation tout à fait anodine – peut-être bien alors, qu’il était vraiment quelqu’un au cœur tendre dans ce sens-là. Ironique, au fond, après tout ce qu’ils avaient traversé. « J’préfère tes bisous à la tequila, si c’est pas être trop exigeant. » le sourire aux coins de la bouche, Cesare avait bien conscience qu’ils s’entendaient sur ça, et que de toute manière, si elle avait dû le réveiller dans le lit directement, ils n’auraient jamais rejoint le rez-de-chaussée pour aller la boire, cette fameuse tequila. Ils étaient comme ça, probablement des causes perdues, incapables de garder l’esprit clair dès qu’ils commençaient : dès qu’ils se draguaient, s’embrassaient, égaraient des caresses insidieuses et doucereuses sur leurs peaux. Il pouvait aussi très bien préférer les bisous d’Isolde – et plus – au plat mexicain qu’il avait préparé ; « T’es sure hein… ? Tu meurs pas de faim au moins ? » demanda-t-il d’une voix mielleuse, plus parce qu’il se plaisait à se faire presque désirer, que parce qu’il doutait qu’Isolde soit capable de savoir ce qu’elle voulait. Après tout, elle avait dit qu’elle finirait plus tard ce soir, et il avait dû passer une bonne partie de la soirée à se penser condamné à la solitude : pour ça, il pouvait bien l’embêter un peu, à trainer, prendre son temps pour éteindre le feu – mais Isolde, elle était plutôt bonne à ce jeu-là. Il la vit, laisser glisser sa culotte jusqu’au sol : parfois, les jupes, même si elles n’étaient pas trop confortables, pouvaient être terriblement pratiques. « J’aurais pu l’enlever moi-même tu sais… » il releva, en revenant vers elle, légèrement défiant : « Avec mes mains. » comme la paume qu’il remonta le long de l’épiderme de la blonde, celle qui, suavement, glissa vers l’intérieur de sa cuisse, entre celles-ci, sous la fameuse jupe qui, elle, était toujours là. « Ou avec… » il haussa les épaules, d’un air nonchalant, ses yeux noirs malicieux, portés droit dans les prunelles d’Isolde, avec laquelle il partageait un oxygène de plus en plus brûlant à chaque seconde. Juste comme ça, pour une fraction de seconde, ils pourraient avoir l’air de parler de choses tout à fait triviales – dans leurs iris, leurs pupilles dilatées, sous leurs chairs là où le sang battait à toute allure dans leurs veines, il était aisé de s’rendre compte que la réalité était toute autre, rien qu’à eux deux.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 8 Fév 2017 - 12:29


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cesare demaggio & isolde saddler

Y avait probablement des gens qui planifiaient leur vie amoureuse depuis des années et des années Ceux qui avaient déjà ce qu’ils voudraient pour leur mariage et qui était capable de dire avec la plus grande assurance du monde le nombre d’enfants qu’ils voudraient. Ça n’avait jamais été le cas d’Isolde. Bien au contraire, elle, elle avait plutôt du genre à ne rien imaginer du tout de ce genre de vie, de ne pas faire de plan en se disant qu’elle ne voulait juste rien de tout ça. Ni mariage, ni enfant. Elle aurait difficilement pu se douter quelques années plus tôt qu’elle se retrouverait fiancée avec un homme avec lequel elle aurait eu une fille. Aujourd’hui pourtant, elle n’avait aucun doute sur le fait que Clara et Cesare, ils étaient ces choses dans sa vie dont elle ne pouvait plus se passer aujourd’hui. Elle n’aimait pas devoir rester trop tard au boulot, parce qu’elle savait très bien que quand elle rentrerait Clara serait endormie et évidemment, chaque soir où elle n’était pas là, elle avait l’impression de manquer un truc dans la vie de sa fille. Ça avait été le cas ce soir, même si au final, elle était rentrée plus tôt que prévu, Clara était déjà couchée  et elle savait très bien qu’elle ne pouvait pas aller la réveiller juste parce qu’elle avait envie de voir sa fille. Au moins, y avait toujours Cesare, quand elle rentrait tard comme ça. Elle lui avait bien dit de pas l’attendre ce soir et pourtant, puisqu’il avait été occupé à faire à manger, elle avait bien l’impression qu’il l’aurait quand même attendue, avant d’aller se coucher. Tant mieux, sans doute, parce que dans le fond, que ce soit la saint-valentin ou pas, qu’elle rentre tard ou de bonne heure, elle aimait le moment où en entrant dans cette maison, elle le retrouvait et pouvait profiter d’une soirée avec lui en déposant les problèmes du quotidien sur le pas de la porte.

Elle n’en avait certainement pas rêvé toute sa vie de ça, d’avoir un homme, une famille pour alléger son quotidien, quelqu’un à ses côtés pour l’aider et la soutenir quoi qu’il arrive. Alors, elle ne pouvait pas vraiment prétendre avoir passé sa vie à rêver de se marier un jour avec un homme romantique, au cœur tendre. Mais elle pouvait au moins dire que maintenant, ça faisait partie des choses qu’elle voulait le plus au monde et que ce n’était pas n’importe quel homme qu’elle pouvait épouser, mais c’était Cesare. Un mariage qui arrivait à grand pas, créant en elle autant d’angoisse que de bonheur. Pas qu’elle ait des doutes sur ses choix, sur sa volonté d’épouser Cesare, mais plutôt parce qu’organiser un mariage c’était loin d’être facile et évidemment, elle n’avait pas envie que quelque chose soit foiré pour le jour-j. Y avait quand même des jours où elle se rassurait en se disant qu’il faudrait quand même un truc énorme pour gâcher le bonheur qu’elle pourrait ressentir ce jour-là, c’était clair qu’elle n’allait pas pleurer s’il manquait trois bouquets dans la salle ou une connerie de ce genre, parce que, dans tous les cas, le plus important, ce serait bien le fait d’épouser Cesare. « Parfait, moi aussi. » Elle préférait embrasser Cesare plutôt que boire un verre de tequila, une évidence qui faisait d’elle une fille plus facilement accroc à son futur-mari, qu’à l’alcool, ce qui était bien entendu une bonne chose. Tellement accroc sans doute que c’était normale que si peu de temps ce soit écoulé entre le moment où elle était rentrée dans cette maison et celui où ils passaient aux fameuses choses érotiques de la saint-valentin. « Hm si, je suis en pleine crise d’hypoglycémie là. » Qu’elle répondit dans un léger rire, quand bien même c’était loin d’être vrai, elle avait tendance à grignoter assez dans la journée pour ne pas mourir de faim en rentrant et de toute façon, malgré son amour pour la nourriture, là encore, Cesare passait en premier. Alors, elle laissa bien vite sa culotte tomber sur le sol, témoignant ainsi de ce qu’elle choisissait, sans l’ombre d’une hésitation, entre Cesare et un bon repas. Elle remonta les mains le long de ses bras, pour rejoindre ses épaules, alors qu’il était revenu vers elle. Elle sentit la chaleur monter en pic et les battements de son cœur s’accélérer, sous les mains du jeune homme. « Avec quoi ? Tes dents ? » Un sourcil arqué, elle se mordilla légèrement la lèvre. « Ça aurait pu être un bon entrainement. Peu importe les traditions, y a pas moyen quelqu’un d’autre que toi mette son nez dans mes cuisses pour me retirer ma jarretière, même si en échange on nous propose de nous payer entièrement notre lune de miel. » C’était le but logiquement, de mettre cette fameuse jarretière aux enchères pour enrichir la cagnotte et celui qui donnait le plus d’argent avait le droit de pouvoir récupérer cette jarretière avec les dents. Une tradition qu’il faudrait laisser tomber parce que même si elle n’était pas pudique ou coincée, elle n’avait pas envie qu’un de ses amis vienne mettre son nez, ou ses mains, ou peu importait, sur ses cuisses. Puis, quand même, c’était quand même un sacré truc de gros pervers cette tradition, alors cette fameuse jarretière, elle serait pour Cesare et personne d’autre.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 8 Fév 2017 - 20:35

Cesare, il avait assez l’habitude de la solitude pour que ce n’soit pas un sentiment qui pèse sur lui comme du plomb ; il n’avait pas la trouille, ou n’ressentait pas toute une quantité de désespoir, à l’idée de passer une soirée tout seul – il était un grand garçon, après tout. Et combien de fois, au juste, avait-il passé une longue soirée seul avec lui-même, à compter les minutes ou chaque spectre de remord se pointant dans son esprit, selon les circonstances ? Ca remontait à bien plus loin que son histoire avec Isolde : ses parents ne l’avaient jamais surprotégé dans ce sens-là, ils n’l’avaient jamais fait vivre avec l’illusion que le monde était joli et gentil, doux et sécurisé – et à côté, ils n’avaient jamais non plus passé leur vie à veiller sur lui, à inspecter le moindre de ses faits et gestes juste parce qu’ils étaient des géniteurs anxieux de ce que pourrait devenir leur fils. Non, quand les DeMaggio avaient fliqué leurs enfants, ç’avait surtout été pour garder un œil sur leurs attitudes à eux, leurs choix à eux – on leur avait appris à se défendre contre le reste du monde, après tout, et déjà bien jeune, Cesare aurait été capable de s’défendre contre n’importe quel emmerdeur. Après tout, c’n’était pas pour rien qu’arrivé au lycée, aux fameux couloirs qu’ils avaient tous les deux partagés, le brun n’avait pas été connu pour être le bouc-émissaire de l’école : il avait déjà fait comprendre à tous ceux susceptibles de l’emmerder, qu’ils en payeraient les conséquences, au prix fort. A la fin, tout le monde avait largement préféré l’ignorer et lui foutre la paix. Il connaissait bien alors la solitude, Cesare ; d’une certaine manière, même, il vivait plutôt bien avec lui-même : un genre de coopération qui parfois lui octroyait un peu de paix, et où d’autres fois il se forçait à assez d’introspection pour réécrire le monde qu’il avait créé autour de lui. Et puis, techniquement, il n’avait pas été seul, ce soir ; il s’était occupé de Clara, bien content que la simplicité de chaque moment lui rappelle ce qui en valait la peine. C’n’était pas nécessairement la tranquillité à elle toute seule, le boulot qu’il avait maintenant et l’espèce d’équilibre régulier et lambda qui avait pris possession de toute sa vie : c’était pour être avec Clara, pour partager la vie de sa fille, et de la femme qu’il aimait, qu’il était là, et qu’il appréciait chaque moment qui en valait la peine. Et les songes de Cesare, ce soir, n’avaient pas été plus loin que ça : le temps qu’il avait passé avec Clara, pendant qu’elle apprenait de plus en plus facilement à manger des aliments progressivement plus divers, ou alors qu’elle jouait de plus en plus aisément dans le bain, éveillant ses sens et ses réflexes. Y’avait eu toute une période, y’a pas si longtemps, où Cesare n’avait assisté à la croissance de Clara que par petites phases, par moments où il se devait de combler les vides par lui-même : aujourd’hui, il n’arrivait pas à se lasser du quotidien, du fait de voir, et voir encore Clara progresser et grandir juste sous son nez. Comme la chose la plus miraculeuse du monde, et pourtant, le truc que tout être humain faisait en venant dans cette vie-là.

Il en était là, maintenant ; un genre de père gâteux, trop normal pour ce qui était de base inscrit dans sa vie, ou dans son code génétique. Et pourtant, avec ça, comme ça, il n’aurait pas eu de problème à devoir passer la soirée en solitaire : Isolde lui manquait, pour sûr, mais c’n’était pas comme ces peines qu’ils avaient éprouvées et qui les avaient littéralement épuisés, quelques temps plus tôt. C’était… normal ; un genre de normalité qui alimentait la flamme de leur amour, plus qu’elle ne l’étouffait, un genre de normalité qui faisait que des petits détails, comme le fait que ce soit la St Valentin ce soir, les réunisse plus que d’habitude. Le brun n’avait pas eu de plan particulier pour sa soirée, il n’avait pas eu d’espoir surdimensionné, et il n’avait pas eu l’intention d’harceler Isolde à partir d’une certaine heure pour savoir quand elle rentrerait. Mais maintenant que tout s’enchainait comme ça, naturellement, il était bien content que les choses puissent être juste comme ça. Il était sûrement un romantique, alors, qui avait pensé à laisser une petite attention pour la blonde quand elle rentrerait ce soir, sans rien attendre en retour, sans que ce soit parce qu’ils étaient le quatorze février, ou parce que partager quelques verres de tequila pourrait être cool. Il n’avait même pas acheté de tequila, en faisant ses courses ce soir de toute manière : et l’arôme du champagne accroché à leurs lèvres, parfumant leurs baisers tendres, était franchement un délicieux ajout aux circonstances. « Y’a pas de sucre, dans le champagne ? » demanda-t-il dans une fausse moue compatissante à l’égard d’Isolde ; c’était elle qui avait ramené cette bouteille, et elle qui n’était pas très patiente – elle qui le pousserait presque à n’pas en avoir grand-chose à faire, des potentielles hypoglycémies, tant le désir battait dans ses veines, rien qu’avec le changement d’humeur dans l’atmosphère. « Hmhm, avec mes dents, pourquoi pas. » il dut bien admettre que c’était la fin de phrase qu’il avait eue au bord des lèvres, un sourire charmant étirant ses lippes alors que ses yeux à lui ne pouvaient s’empêcher de dessiner, dessiner et graver dans sa mémoire la courbe suave de la bouche d’Isolde ; une digne distraction, alors que sa main, elle, se faisait encore presque sage, montant, montant le long de sa cuisse, sur sa peau, là où la chaleur grimpait progressivement à chaque seconde, sans pour autant vraiment passer à l’étape supérieure pour complètement faire perdre la tête à la jeune femme. « T’as l’air d’avoir beaucoup pensé à ça. A ta jarretière, et comment je te l’enlèverais. » sardonique, dragueur, il arqua un sourcil intéressé, tandis qu’il se retrouvait lové entre les cuisses d’Isolde, l’attirant jusqu’à lui avec ses mains au creux de ses genoux, pour qu’elle soit juste au bord du comptoir. Là où il put l’embrasser sans demi-mesure, ses lèvres brûlantes et sa langue demandeuse, tandis que de ses paumes caressant la soie de ses cuisses, il releva les pans de sa jupe encore là, à peine gênante. Il arrivait après tout à sculpter de ses mains la courbe de ses jambes, sa croupe dénudée, galvanisant ses envies et son ardeur à chaque seconde, chaque valse de leurs lippes et de leurs souffles : il avait déjà complètement perdu la tête, oublié la potentielle idée de soirée en solitaire, il s’en fichait bien maintenant.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 8 Fév 2017 - 22:47


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cesare demaggio & isolde saddler

Elle aurait pu passer sa soirée à bosser, si elle n’avait pas trouvé la moindre excuse pour une nouvelle fois laisser de côté les dossiers qui s’accumulaient sur son bureau, Isolde, elle en serait restée au plan initial, qui avait voulu qu’elle reste au bureau jusqu’à ce qu’elle ait enfin bouclé tout ça. Elle avait l’habitude de bosser tard, déjà quand elle avait travaillé dans la police, elle en avait passé, des soirées à bosser au lieu de profiter de son temps libre comme les autres pouvaient le faire. Elle avait facilement pensé à l’époque, qu’au final, elle était plus utile que si elle s’était contentée de passer la soirée devant la télévision et mine de rien, comme elle était du genre à ne pas beaucoup aimer passer des heures devant la télé, ça lui permettait de faire quelque chose qu’elle aimait. Maintenant, c’était un peu différent, quand elle rentrait à la maison, elle ne se retrouvait pas toute seule dans son canapé à faire du zapping, en trouvant que chaque chaine était plus pitoyable que la précédente. Maintenant, quand elle rentrait, elle retrouvait Cesare et Clara et c’était mieux que n’importe quel truc à la télé ou que n’importe quelle nuit passée à bosser pour occuper le temps. Si elle n’avait pas changé ses plans au dernier moment, elle aurait été encore au boulot et peut-être qu’elle serait rentrée tellement tard qu’elle aurait juste eu envie de se mettre au lit, mais dans le fond, même ça, puisque c’était en compagnie de Cesare, ça pouvait rendre la soirée parfaite. Maintenant qu’elle était à la maison, qu’ils avaient entamé les festivités liées à la saint-valentin, elle n’allait certainement pas regretter d’être rentrée plus tôt que prévue, n’en déplaise à la tonne de dossier qui l’attendait encore sur son bureau et qui attendraient au mieux le lendemain, au pire, plus tard, pour qu’elle daigne s’intéresser à eux.

Ce soir, c’était la saint-valentin, la fête des amoureux, indéniablement une soirée qu’il fallait qu’elle passe avec Cesare plutôt que coincée à la mairie et puis si demain y avait une autre célébration dont elle pouvait profiter pour retrouver Cesare et Clara, alors elle n’allait pas se gêner. C’était presque bizarre que ça lui semble aussi simple de penser comme ça alors que, quelques mois plus tôt, dans la chambre d’hôpital de Cesare, ils en étaient venus à s’engueuler parce qu’elle avait l’impression qu’elle ne pouvait pas se permettre de prendre des jours de congés supplémentaires. Ça n’avait jamais été parce qu’elle préférait bosser plutôt que d’être avec lui, plus un genre d’habitude qu’elle avait eu au fil des années, de faire passer le boulot avant tout le reste, comme si c’était plus simple comme ça. Une habitude qu’elle perdait à présent, parce qu’avec Cesare et Clara, elle avait de nouveau de quoi donner du sens à sa vie, en dehors du devoir qu’elle s’était imposé après avoir perdu son père. Fallait croire qu’elle avait toujours été très attachée à la notion de famille et le jour où elle avait perdu ça, elle avait tout perdu. Maintenant, elle en avait une autre de famille, rien qui ne pourrait jamais remplacer complètement remplacer son père, mais au moins, elle avait deux personnes qui comptait à ses yeux plus que n’importe qui et qui la comblait de bonheur comme personne n’avait pu le faire avant. Alors elle était contente, d’avoir laissé de côté le boulot ce soir, pour se retrouver avec Cesare, le fameux repas qu’il avait fait et la bouteille de champagne qu’elle avait ramenée. « Probablement que si. » Comme si ça pouvait être important de savoir si oui ou non y avait du sucre dans le champagne, il lui semblait évident, à Isolde, qu’il devait y avoir du sucre dans le champagne, mais elle n’avait pas l’intention d’aller vérifier sur l’étiquette si elle avait raison ou tort. Elle pourrait largement survivre sans savoir la réponse à cette question. D’autant plus que les mains de Cesare contre ses cuisses suffisaient à lui faire oublier complètement le champagne. « Ça a l’air plutôt intéressant. » Cesare lui retirant ses sous-vêtements avec les dents, c’était forcément intéressant, mais trop tard, elle n’avait plus sa culotte et elle n’avait pas l’intention de la remettre. « Evidemment, je pense beaucoup à ce genre de trucs, la nuit de noces, les sous-vêtements, la jarretière … » Cesare qui l’aiderait à retirer sa robe, ce genre de trucs qui viendraient quand ils ne seraient que tous les deux et qui faisaient envie, quand bien même ils avaient l’occasion de se défaire de leurs vêtements sans attendre le mariage comme ils venaient de le dire. Mais fallait quand même y penser à la nuit de noces. Là maintenant, contre lui à l’embrasser, elle pouvait se dire que ça ressemblerait un peu comme ça, elle ne pouvait pas dire que ce serait mieux, parce qu’ils seraient mariés, ou moins bien, parce qu’ils le faisaient souvent, elle savait que ce serait parfait, comme d’habitude, ça l’était toujours avec Cesare.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 15 Fév 2017 - 0:35

A chaque page d’histoire qui s’écrivait entre eux deux, Cesare n’pouvait s’empêcher de se rappeler à lui-même au combien il était chanceux, d’avoir Isolde. De toutes les femmes de cette planète, il était prêt à jurer que c’n’était qu’elle, que ce n’serait toujours qu’elle qui faisait et ferait vibrer son âme comme ça. Qu’elle qui marchait si bien avec lui. Comment est-c’que les choses pouvaient fonctionner, pour que deux âmes si faites l’une pour l’autre, puissent finir par graviter dans le même coin d’univers ? Rien ne les prédestinait à se connaître, après tout, quelques années plus tôt : ils avaient été dans le même lycée, ils avaient grandi dans la même ville et pourtant, ça n’avait pas été assez pour qu’ils se remarquent. Ils avaient alors fini dans le même groupe rebelle, parce que tout un tas d’événements et de circonstances avaient fait qu’ils venaient s’échouer au même endroit. Et aussi pitoyable et triste leurs histoires avaient-elles été pendant longtemps, elles avaient aussi été le point de départ de tout ce qu’ils avaient, maintenant. Un jour, Cesare s’était réveillé mutant, et il aurait pu jurer à l’époque que c’était le pire sort que la vie puisse lui réserver : il aurait dit que c’était forcément le coup d’un ennemi malsain qui cherchait surtout sa mort, que sa vie n’serait plus jamais la même, dans le mauvais sens du terme. Et à une époque, Isolde, elle, elle avait perdu son père, et ce jour-là avait enclenché de nombreuses décisions bien nouvelles dans la tête de la jeune femme : elle aussi, sans doute, elle avait appréhendé les jours suivants comme si sa vie était devenue la pire chose au monde, comme si le résultat de sa misère n’avait été causée par personne d’autre qu’un ennemi cruel et malsain. Pièce après pièce, pourtant, leurs vies s'étaient érigées jusqu’au point où ils s’étaient retrouvés dans ce même entrepôt, avec leurs pensées bien précises en tête, leurs craintes, leurs ambitions, leurs désirs. Cesare, il ne croyait pas vraiment au destin, à un bon dieu qui écrivait et effaçait les histoires et les gens comme ça lui chantait – mais il n’pouvait s’empêcher de s’dire, lui, qu’un tout petit rien aurait pu complètement bouleverser tout ce qui avait construit son lien avec Isolde. Il aurait suffi que quelqu’un d’autre vienne à son secours avant qu’il ne se retrouve face à la blonde ; il aurait suffi que Skylar lui dise la vérité sur sa nature de mutante, qu’elle ne s’fasse jamais passer pour morte et les choses auraient pu être comme ça. Cesare, il n’pouvait pas garantir qu’il serait encore le meilleur ami de Skylar aujourd’hui, qu’il lui aurait fait confiance au début, qu’il aurait accepté – mais au moment de découvrir sa mutation à lui, il n’aurait pas été paumé et seul comme il l’avait été, au point d’ouvrir sa confiance, son âme et ses pensées, à la totale inconnue qu’avait été Isolde.

Et encore aujourd’hui, dans la vie de tous les jours, loin des difficultés, loin des choix cruciaux qu’ils avaient eus à faire un peu plus tôt quand le monde leur avait semblé graviter uniquement autour d’eux, Cesare et Isolde ils… fonctionnaient. Ils cliquaient. Ils marchaient dans une harmonie que Cesare n’aurait jamais cru avoir dans une existence simple et domestique comme celle qu’ils avaient : ils se réveillaient chaque matin l’un à côté de l’autre, ils se préparaient pour leur journée, ils s’occupaient de Clara, et même dans les choses les plus infimes c’était comme s’ils… étaient parfaits, l’un pour l’autre. Lui, il n’en avait jamais douté, à travers les épreuves, à travers l’ardeur de la vie et des questions sans réponse, de la distance ou des critiques acerbes qu’ils avaient pu s’faire : pendant tout un temps, tous les deux avaient été des amoureux désespérés, incapables de tourner la page. Et ça, évidemment que c’en avait dit long sur tout ce qu’il y avait eu, pulsant contre leurs poitrails. Mais fonctionner en tant que couple tout simple, dans ce genre de romance domestique qu’ils n’avaient jamais eue avec qui que ce soit, pour Cesare, c’était s’prouver l’un à l’autre, au combien ils avaient toujours été faits pour être ça. Amoureux. Ensemble. C’était pour ça que pour lui, il était évident qu’ils traverseraient chaque complication et chaque doute vis-à-vis de ce mariage, comme ils avaient traversé le reste, enduré le reste, et survécu au reste. Après tout ce qu’ils avaient vécu de triste, malheureux, dangereux ou désespérément heureux, leur mariage n’était qu’une toute petite pièce du puzzle, qui ne les séparerait pas, pour sûr. C’était aussi pour ça, probablement, qu’ils n’se tenaient pas rigueur de n’pas forcément avoir gardé en tête que c’était la St Valentin, ce soir ; Cesare avait surtout pensé à cette fois-là où il lui avait promis qu’il lui ferait goûter une spécialité culinaire mexicaine qu’il avait toujours aimée – au fond, il voulait bien croire que c’était plus significatif qu’une date décrétée sur un calendrier comme la fête des amoureux. Alors si ce soir, il devait s’engager à personnellement enlever la jarretière d’Isolde avec ses dents, pour bien commencer leur nuit de noces, il le ferait, sans le moindre doute, et sans que ça ne pose le moindre problème. Sans mentir, c’était une perspective qu’il préférait largement, à celle de la tradition débile qui vendrait aux enchères un tel privilège : pour sûr, aucun voyage de noces n’en valait la peine. « Oui. C’est intéressant. » il put tout juste répondre, incapable de ne pas être complètement distrait par l’idée, emporté par le désir qui gonflait, gonflait dans le torrent de ses veines à chaque contact que ses doigts établissaient avec le grain de la peau blanche d’Isolde. Il aurait survécu, évidemment, si ce soir elle avait dû bosser jusque très tard ; il aurait survécu, même, s’il avait dû s’endormir avant qu’elle ne rentre. Maintenant qu’elle était là, pourtant, il n’avait plus l’intention de la laisser se volatiliser où que ce soit, hors de ses attentions ; celles offertes par ses mains, les caresses de ses paumes, l’arôme ardent de ses baisers. Pour lui, sans conteste, c’était la pire obligation qui soit, de laisser partir Isolde au boulot chaque matin. L’attendre en rentrant, il pouvait au moins prétendre que c’était un tout petit peu moins éprouvant. « T’y as juste… pensé ? Ou alors t’as des idées précises, quelque part. C’est ta jarretière, après tout. » il ne voulait certainement pas gâcher la surprise des sous-vêtements avant la soirée elle-même ; mais ce soir et tous les autres soirs, il suffirait qu’Isolde les dise juste à haute voix ses désirs, pour qu’ils deviennent des ordres aux oreilles de Cesare. Il n’lui avait jamais résisté, de toute manière ; il n’en avait jamais eu l’intention.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 15 Fév 2017 - 12:30


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Elle avait bien appris Isolde, que faire des plans étaient souvent complètement inutile, la vie étant faite d’imprévus qui pouvaient facilement tout changer, aussi bien en négatif qu’en positif. Il était clair qu’elle n’avait jamais envisagé que son père viendrait à se faire assassiner au beau milieu de leurs vacances. Ça avait fait partie de ces choses qui avaient pourtant changé beaucoup changées la vie de la jeune femme. La mort de son père, ça avait guidé ses choix pendant de nombreuses années, il était clair que si elle était à la tête de la mairie aujourd’hui, c’était à cause de ça, parce que des années plus tôt, ça ne lui aurait jamais traversé l’esprit. Y avait bien d’autres choses qu’elle n’avait pas prévu, des choses beaucoup moins tristes, comme Cesare et Clara qui aujourd’hui prenaient une part énorme de sa vie alors même qu’à une époque elle aurait juste levé les yeux au ciel en évoquant les potentiels enfants et le mariage. Maintenant y avait Clara qu’elle ne regrettait pas une seule seconde et puis dans deux mois à peu près, elle allait se marier avec Cesare et elle avait hâte d’y être à ce fameux mariage. Elle pouvait dire aussi que défaire les plans qui avaient été initialement prévu pour cette soirée de saint-valentin, ce n’était définitivement pas une mauvaise chose, bien au contraire. Elle était rentée maintenant et peut-être qu’elle n’avait pas pu, pour autant, profiter de quelques instants avec sa fille, parce qu’il était déjà trop tard pour qu’elle soit encore réveillée et elle n’avait pas l’intention d’aller la réveiller. Mais, elle avait Cesare, l’opportunité de profiter de leur première saint-valentin ensemble, quand bien même ça ne voulait pas dire grand-chose, pour l’un comme pour l’autre, cette histoire de saint-valentin. Tout ce qu’il y avait à retenir, c’était qu’il s’agissait d’une occasion de plus de passer du bon temps ensemble et donc, inévitablement, une date intéressante du calendrier.

Peut-être qu’à l’avenir, elle réussirait à y penser d’elle-même, à cette fameuse fête, avant qu’une tierce personne ne vienne le lui rappeler. Pourtant, c’était la période pendant laquelle y avait de la pub partout, logiquement, c’était difficile de passer à côté, à croire que Cesare et elle, ils n’allumaient vraiment pas assez la télévision pour être passé à côté de ça et les pubs dans la boite aux lettres, elle avait tendance à les mettre à la poubelle ou dans la cheminée pour alimenter le feu, sans même y faire attention. Peut-être qu’ils arriveraient à faire un peu mieux à l’avenir, quand bien même ce soir, c’était déjà parfait, parce qu’ils étaient ensemble, dans cette maison et que ça suffisait largement. Elle devait même avouer Isolde, qu’elle préférait largement être là, au fond d’un restaurant bien pompeux. Là au moins, ils pouvaient laisser les plats patienter – quand bien même elle avait vraiment envie de la gouter, la vraie cuisine mexicaine – pour se consacrer à d’autres activités, bien en rapport avec la saint-valentin. Entre les caresses du jeune homme et les baisers qu’ils échangeaient, elle sentait déjà la chaleur grimper et ses muscles se tendre. Elle était certaine que le jour du mariage, elle ne voulait pas que quelqu’un d’autre vienne toucher ses cuisses pour retirer la jarretière qu’elle porterait, elle préférait largement laisser ce privilège à Cesare. Forcément si ça devait être quelqu’un d’autre à venir fourrer son nez sur ses cuisses, ça aurait quelque chose de gênant, d’autant plus qu’il était question de leurs amis quand même ; ses amis à elle, à en croire la liste d’invités de Cesare. Cette jarretière, elle resterait en place jusqu’à leur nuit de noces, pour que Cesare la défasse, y avait pas d’autres options possibles. De toute façon, logiquement, y avait personne dans ses amis prêts à donner du fric pour venir la tripoter, ce serait bizarre quand même. Toute cette tradition était, aux yeux d’Isolde, bizarre de toute façon. « Je sais pas trop, je préfère te laisser la possibilité d’improviser quand même. » Dans le fond, on pouvait de route façon plus dire que ce serait la jarretière de Cesare, puisque c’était lui qui la remporterait, sans même avoir besoin de participer à ces fameuses et stupides enchères. « J’sais que t’es doué en improvisation. » Après un nouveau sourire, elle était revenue coller ses lèvres contre les siennes tout en venant glisser ses mains en dessous de son t-shirt, pour pouvoir sentir sa peau, la sculpture de ses muscles, là juste sous ses doigts. Il en ferait bien ce qu’il voudrait de cette jarretière, quand le jour-j viendrait, elle savait qu’elle ne serait pas déçue. Elle ne l’était jamais avec Cesare et elle savait qu’elle ne le serait jamais.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Dim 19 Fév 2017 - 23:46

Il devait bien être de coutume, d’emmener sa dulcinée pour un joli rendez-vous tiré à quatre épingles, le soir de la St Valentin. Il devait y avoir des histoires de grand jeu, de costume-cravate, de restaurant chic, de petits plats dans les grands ; probablement des histoires de fleurs aussi, et de chocolats, et de toutes ces petites choses qu’on avait tendance à oublier au quotidien. Depuis combien d’temps est-ce que Cesare n’avait plus offert de fleurs à Isolde, ces derniers temps ? Probablement depuis que certaines de leurs conversations ne gravitaient qu’autour de ça, tandis qu’ils feuilletaient des magazines qui se ressemblaient presque tous, et analysaient les utilisés des fleurs. Maintenant qu’il était devenu une encyclopédie ambulante sur leurs fleurs, voir un bouquet avec telle ou telle sorte de fleurs lui faisait faire tout un tas de conclusions hâtives qu’Isolde aurait probablement, elle aussi : ça semblait plus être de l’ordre du réflexe qu’autre chose, et irrémédiablement, certaines fleurs, faites pour faire joli dans un ensemble de bouquet, n’avaient pas nécessairement une bonne signification en soit. Peut-être allait-il devoir laisser couler quelques mois encore, avant d’offrir à nouveau des bouquets à Isolde, juste pour que toutes ces informations s’évaporent de leurs esprits une fois leur mariage passé. De toute manière, pour ce soir, le brun pouvait toujours se servir de l’excuse évidente, selon laquelle la Saddler lui avait dit qu’elle ne serait pas là ce soir, qu’elle travaillerait tard. Techniquement, tout ce qu’il aurait eu à faire ce soir, c’était s’occuper de Clara, se contenter de se trouver un truc à manger, finir sa soirée en solo, et zoner en quelques sortes – probablement en compagnie d’un bouquin – avant que la jeune femme ne rentre. Beaucoup diraient que toutes les précautions qu’il avait mises en place si soigneusement avec le repas mexicain, étaient déjà beaucoup : c’était mieux qu’un restaurant, qu’il dirait lui – après tout, c’était facile de regarder des notes sur internet, de s’asseoir à une table, et d’attendre d’être servi. Cesare, il n’aimait pas particulièrement le concept de restaurant, et même si la tradition semblait exiger que ce soit la femme qui juge de tout ça, lui, il était parfaitement satisfait à l’idée de prochainement, très prochainement faire goûter à Isolde tout ce qu’il avait préparé, et qui ferait ce soir office de plat pour leur première St Valentin ensemble. Il n’était pas un grand chef, pas quelqu’un qui avait suivi une formation particulière et qui ferait la plus belle présentation soigneuse dans les assiettes : mais rien que par fierté, il comptait sur ses racines, sur la tradition bien précise qui, elle, était propre à sa famille. Probablement la seule chose qu’il voulait bien garder du sang qui coulait dans ses veines ; celui qui, irrémédiablement, faisait partie de Clara aussi – sûrement que s’il devait choisir quelque-chose à transmettre à leur fille, ce serait ça. Pas la chasse, pas les entrainements, pas les instincts qui guidaient leurs vies à eux ; non, juste le simple fait de pouvoir préparer un plat aux allures on ne peut plus sudistes.

L’odeur des plats était rattachée à tout un tas de souvenirs, pour lui ; pas forcément des bons souvenirs, pas forcément des bons visages, des moments pendant lesquels même les siens avaient été capables d’oublier ce qu’était leur vie. C’n’était pas facile comme ça – et joyeusement, alors, Cesare se voyait ce soir ouvrir, peut-être, au moins un nouveau chapitre d’son existence, où il pourrait librement associer de nouveaux faciès, de nouvelles images à tout ça. Malgré l’omniprésence des arômes épicés planant dans la pièce encore quelques minutes plus tôt, cependant, le DeMaggio n’arrivait certainement plus à se concentrer sur ça, maintenant : c’était comme une magie fine et indescriptible, que le fait que le parfum d’Isolde désormais, semble être la seule senteur à même de capter son attention. Le matin au réveil, le soir quand ils rentraient du travail, à chaque moment, quand ils se retrouvaient, ou le week-end quand ils étaient juste ensemble, elle avait toujours cet arôme enivrant, Isolde – une omniprésence à ses sens, qui poussait le jeune homme à vouloir enfouir son visage au creux de son cou, humer l’odeur là, et embrasser chaque parcelle de peau. Et jamais il n’pourrait s’en lasser, était-il prêt à jurer, sa foi rassérénée dès que leurs lèvres dansaient dans des baisers doucereux ou torrides. Ils flirtaient dangereusement sur la frontière entre les deux, maintenant, s’approchant lentement mais sûrement du moment où ils perdraient le contrôle de leurs êtres, leurs corps s’écrasant l’un contre l’autre avec frénésie, comme s’ils s’étaient trop manqués pendant la journée uniquement. Comment avaient-ils fait, pour à une époque, survivre et subsister sans se voir, sans se toucher, sans s’embrasser, sans sentir la présence de l’autre, pendant des semaines ? Cesare n’se souvenait déjà plus, et il n’voulait certainement plus revenir à une telle période de sa vie : Isolde avait été assez folle pour rentrer, elle avait abandonné ses papiers, et maintenant, elle n’était rien qu’à lui pour le reste de la nuit. Un songe quasi-possessif qu’il laissait sous-entendre dans l’ardeur de ses baisers, la brûlure de ses regards, ou l’empreinte chaude de ses mains ; « T’es probablement la seule personne au monde à dire des trucs pareils. Que suis doué en improvisation… » contre les lippes de la blonde, il ricana, tout juste avant qu’elle ne se penche vers lui pour venir l’embrasser. Encore et encore, un miel aussi doucereux et enivrant qu’une longue gorgée de champagne – Cesare avait déjà oublié les verres, les plats, le fait qu’ils soient dans la cuisine, et même cette fameuse date du calendrier. Il avait volontiers zappé le fait que ses pieds étaient ancrés au sol, dans le monde réel, alors que ses mains étaient venues agripper les hanches d’Isolde ; il se lova entre ses cuisses ouvertes, remontant de ses paumes le tissu de la jupe devenue gênante, le temps infini d’une distraction offerte par leurs langues déchainées. Il avait envie de l’embrasser encore et encore, ne jamais lâcher sa bouche, ne jamais lâcher son corps pour continuer de le blottir contre lui – mais Cesare fit l’effort, quand même, au moins pour Isolde, de s’occuper de lui-même assez pour enlever son tee-shirt, l’envoyant il n’savait où. Loin, comme le reste du monde, avant que ses doigts ne s’affairent à défaire le chemisier d’Isolde, chaque bouton faisant grimper la température, précipitant les battements furieux de leurs cœurs contre leurs poitrines. Il n’avait définitivement pas besoin de la St Valentin, Cesare, pour se sentir amoureux comme ça.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Lun 20 Fév 2017 - 12:35


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Qu’est-ce qu’ils faisaient les autres à la saint-valentin ? Elle s’était posée la question Isolde, sur le chemin du retour, elle n’en savait rien dans le fond, comme elle n’avait pas eu l’habitude de célébrer un tel événement. Sans Cesare dans sa vie, ça ne lui serait même pas venu à l’esprit, de rentrer plus tôt que prévu, pour venir fêter la fête des amoureux avec quelqu’un. Elle en était au moins arrivée que si on vendait des boites de chocolats en forme de cœur, tous les ans à cette même période, c’était qu’il était coutume d’en offrir une à son valentin. Alors c’était ce qu’elle avait fait, elle s’était arrêter dans le supermarché de la ville, contente d’être au moins arrivée quelques minutes avant la fermeture et elle avait acheté une fameuse boite de chocolat et une bouteille de champagne, parce qu’il semblait que c’était la boisson de toute les célébrations. Au-delà de ça, elle se disait qu’au final, la saint-valentin en compagnie de Cesare, ce serait pas beaucoup différent des autres soirs qu’ils passaient ensemble. C’était l’occasion de se dire qu’il n’était pas question de juste aller dans le lit après manger pour passer la soirée à bouquiner, comme ça devait bien leur arriver parfois, mais elle était certaine que dans tous les cas, y avait pas qu’une soirée dans l’année qu’ils passaient en amoureux, à se faire de câlins ou plus encore. Y aurait jamais, qu’une soirée par an pour ça. Elle ne pouvait pas imaginer qu’ils puissent finir par devenir ce genre de couple, Cesare et elle. Alors, finalement, la saint-valentin, ce serait probablement toujours un jour comme tant d’autres pour eux deux, sans être lassant pour autant ou répétitif. Y avait ce genre de flamme qu’elle sentait au fond de ses entrailles quand elle était avec Cesare ou qu’elle pensait à lui et elle était certaine qu’elle ne viendrait jamais s’éteindre, elle avait résisté à bien des épreuves cette flamme, alors c’était pas difficile de se dire qu’elle résisterait à tout.

Peut-être que les autres couples eux, pour la saint-valentin, ils en profitaient pour sortir, aller manger au restaurant ou regarder un film au cinéma. Isolde elle était certaine qu’ils étaient mieux eux, à la maison. De toute façon, ça aurait été compliqué de trouver une babysitter de dernière minute et elle n’était pas sûre qu’en dehors de la crèche, Cesare accepte de confier Clara à une inconnue. Elle était déjà certaine qu’il continuait de se méfier du personnel de la crèche, alors elle n’avait certainement pas envie de le mettre face à l’angoisse de la babysitter. Ça leur donnait au moins une bonne excuse pour rester à la maison. Ils n’allaient pas laisser leur fille toute seule. Pour l’heure elle dormait Clara, mais il fallait bien que quelqu’un soit là pour s’occuper d’elle, si jamais elle se réveillait. Pourtant, là, dans l’immédiat Isolde, elle se disait qu’elle n’avait vraiment pas envie que la petite se réveille. Elle faisait bien ses nuits à présent, alors y avait pas de raison. Elle avait beau aimer sa fille, pour l’instant, son attention était focalisée sur Cesare et elle n’avait pas envie qu’on la lui détourne. « Les autres, ils te connaissent pas aussi bien que moi. » Une évidence, aux yeux d’Isolde, alors qu’y avait pas grand monde de toute façon, dans l’entourage de Cesare qui s’était donné la peine d’essayer de le connaître. Même sans ça, pour ce qui était de l’improvisation dont elle parlait, c’était évident qu’elle était la seule à pouvoir en témoigner. Après tout, la façon dont il la touchait, celle qu’il avait de l’embrasser, là, maintenant, ça pouvait être de l’improvisation, parce qu’y avait peu de chance qu’il y réfléchisse vraiment avant. Elle savait elle que dès lors qu’ils se perdaient dans ce genre de moments, elle n’avait plus la moindre capacité de réflexion, perdant la tête toujours bien rapidement. C’était difficile, de rester concentré sur le réel, quand la chaleur grimpait comme ça, à la vitesse de l’éclair. Maintenant qu’il n’avait plus de t-shirt, elle pouvait passer librement ses mains le long de son torse, les remonter jusqu’à ses épaules avant d’en laisser une venir se glisser dans ses cheveux. Là, si elle avait été capable de réfléchir, elle se serait souvenu qu’il n’aimait pas qu’on lui touche les cheveux, un détail bien oublié là, alors qu’elle, elle avait envie de sentir sous ses mains chaque petite parcelle de son corps. Elle avait envie de l’embrasser sans jamais s’arrêter, partout aussi, si bien qu’elle lâcha ses lèvres, pour venir l’embrasser dans le cou, pour déguster la saveur de sa peau. Y avait certainement pas besoin de réfléchir avec Cesare, tout était naturel, évident, comme les battements de cœur au fond de sa poitrine, qui ne battaient avec autant de vitalité que pour lui et ce, tous les jours de l’année, pas simplement le quatorze février.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Sam 25 Fév 2017 - 5:19

Et tout d’un coup comme ça, la soirée avait pris un tournant tout à fait différent de tout ce que Cesare avait pu avoir en tête. Son monde semblait s’arrêter à Isolde uniquement ; heureusement, alors, sans doute, qu’il avait déjà mis Clara au lit depuis assez longtemps pour être sûr qu’elle s’était endormie. Heureusement aussi, qu’il n’avait aucune préoccupation digne de ce nom, de laquelle il devait absolument parler : au contraire, la tranquillité, l’apaisement qui se diffusaient en lui dès qu’il était avec la blonde, suffisaient souvent à rendre les douleurs moins lourdes. Il n’pensait pas à Aria – encore heureux ; il n’pensait pas au reste du monde, à quelques minutes plus tôt quand il avait été tout seul. Il n’pensait même plus aux bonnes choses non plus : les plats qu’il avait mis tout un soin particulier à cuisiner, allaient devoir attendre qu’ils aient fini, qu’ils se soient rassasiés du contact de l’autre, de l’affection ou même du désir qui battaient à travers leurs chairs entières désormais. Il avait pourtant mis les petits plats dans les grands ; il avait fait les courses, il s’était occupé de Clara du mieux possible, avec cet objectif en tête d’avoir assez de temps pour passer une bonne partie de sa soirée à préparer à Isolde, le meilleur plat mexicain qui soit. Selon son point de vue à lui, du moins ; des années et des années d’expérience, à préférer certains des repas qu’il avait eus avec sa famille, majoritairement grâce à la nourriture qui se trouvait dans son assiette. Ces recettes-là avaient bien été les seules qu’il avait eu envie d’apprendre, de pratiquer, d’essayer, de tester malgré tous les clichés qui auraient dû le pousser à se tenir le plus loin possible d’une cuisine. Il était bien content de s’y trouver, dans la cuisine, là, alors que déjà l’air partout autour d’eux était devenu brûlant – non pas à cause des épices, du soleil apporté par les arômes de la cuisine du sud ; ni même parce que les casseroles étaient encore chaudes. Non, définitivement, ce qui avait diffusé une fièvre à nulle pareille à travers lui, ç’avait été la simple – très simple, presque, sans effort – image d’une Isolde assise sur le comptoir à quelques pas de lui, envoyant valser sa culotte juste sous son nez. Là, il voulait bien obéir aux lois toutes naturelles imposées par le fait qu’il soit un homme ; il n’pouvait pas résister aux envies qui s’emparaient de lui, nouaient ses tripes et lui faisaient perdre la tête – il n’pouvait pas résister à Isolde tout court.

Il n’était certainement plus question de réfléchir, là ; il avait presque fait semblant de résister assez longtemps pour la faire poiroter approximativement deux secondes et demi, sur ce comptoir de cuisine. Maintenant qu’il était contre elle, et depuis leur premier baiser, sans doute, le brun ne répondait plus de rien. Ni des battements frénétiques de son cœur, ni du sang qui vibrait contre ses tempes, dansait au rythme du pouls sauvage au creux de son cou. Isolde le connaissait mieux que n’importe qui – ouais, un fait quasi-scientifique, quasi-évident qu’il ne discuterait jamais ; elle le connaissait corps et âme, à l’intérieur, à l’extérieur et mieux qu’il n’se connaissait lui-même. Allaient-ils se perdre en poésie maintenant, pour se dire des choses si évidentes ? Le souffle court, Cesare fut tout juste capable de marmonner son approbation à cette idée, avant que son oxygène soit avalé par les lèvres d’Isolde ; l’ardeur frénétique de leurs baisers qui gagnaient en fièvre. Cesare sentit les mains de la mutante dans ses cheveux, les doigts de celle-ci fourrageant les mèches noires et désormais désordonnées – il s’en fichait éperdument, tout de suite, accroché à l’arôme des lippes qu’il connaissait par cœur. Probablement qu’il râlerait plus tard, ou un autre jour – probablement que s’ils étaient juste dans un moment chargé d’affection, à se taquiner, il aurait grogné dès qu’elle aurait approché sa main de ses cheveux. Là, c’était une autre histoire ; ces doigts, c’était comme une ancre bien réelle qui enserra son palpitant – une sensation qui fit courir un frisson tout le long de son dos, galvanisant l’ardeur de ses paumes à lui. Il serra Isolde plus fort contre lui, il défit plus nerveusement les boutons de son chemisier ; possédé par la fougue impulsive qui brûlait littéralement sa peau, Cesare dégagea les tissus gênants, sans vraiment faire dans les formes, sans vraiment faire les choses bien. Tout juste pour dévoiler la poitrine tentatrice d’Isolde, sous laquelle il sentit son cœur battre à toute allure, dès lors qu’il écrasa ses attentions, l’incandescence de ses lèvres embrassant chaque parcelle de peau. Il s’en fichait définitivement, de son soutien-gorge, de l’aspect des sous-vêtements qui n’étaient déjà plus qu’à moitié sur son chemin : tout c’que son cerveau pouvait former comme penser, c’était au combien il voudrait pouvoir claquer des doigts, et juste faire disparaître tous les vêtements d’Isolde sans qu’ils n’aient besoin de bouger. Sans qu’ils n’aient besoin d’interrompre les attentions de ses lippes et de sa langue dans la vallée de son décolleté, sur la courbe de la naissance de sa poitrine. Chaque seconde, chaque centimètre carré où ses mains passaient sans être en contact avec la peau d’Isolde semblaient le rendre fou, et c’était bien les seuls songes qu’il était un tant soit peu capables de former, en dehors de cette fameuse improvisation qu’ils aimaient tant.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Sam 25 Fév 2017 - 12:18


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Même si elle était une femme plutôt active, du genre à ne pas supporter bien longtemps de rester dans son coin à ne rien faire, y avait des moments où Isolde se demandait quand même pourquoi la vie devait se résumer à se trouver un job pour gagner de l’argent et pouvoir vivre. Ça semblait ridicule, là maintenant, de se dire que quelques heures plus tôt elle s’était dit qu’il valait mieux qu’elle reste à la mairie pour terminer les dossiers qu’elle avait en retard. Heureusement qu’elle ne l’avait pas fait, heureusement qu’elle avait croisé quelqu’un qui avait pu lui fournir une bonne raison de ne pas rester plus longtemps à la mairie, une excuse parfaite pour fuir les obligations qu’elle s’était imposée. Evidemment qu’elle était mieux à la maison, avec Cesare et Clara qu’à la mairie en train de bosser, c’était une évidence qui marchait tous les jours de la semaine, pas seulement pour la saint-valentin. Du coup ce soir, elle était bien contente d’être rentrée plus tôt que prévu. Elle savait quand même que dans le fond, elle en avait besoin de son boulot et que si elle devait passer trop de temps enfermée dans cette baraque, elle risquerait de s’énerver assez facilement, mais, tous les moments qu’elle passait avec Cesare ou avec Clara, eux, ils étaient absolument parfaits et pouvaient facilement effacer tout le reste, tout ce qui pouvait être énervant, fatiguant ou complètement désespérant. Ça avait été beaucoup plus compliqué, quand Cesare et elle ne vivaient pas encore ensemble, quand elle avait été toute seule dès que Clara dormait, ou encore avant quand elle avait été enceinte et condamnée à rester enfermée chez elle parce que personne n’avait envie qu’elle finisse par accoucher au milieu du commissariat. Maintenant, les moments passés à la maison, ils n’étaient plus faits d’une solitude trop pesante, bien au contraire.

Elle n’avait pas besoin que les choses deviennent érotiques avec Cesare, pour apprécier le temps qu’ils passaient ensemble. Evidemment, si elle était rentrée et qu’ils avaient décidé de simplement partager le repas que Cesare avait préparé, elle en aurait été ravie aussi et puis de toute façon, ce serait inévitable, elle avait vraiment envie de le gouter, ce plat mexicain qu’il s’était donné la peine de préparer. Plus tard, quand ils seraient capables de se concentrer là-dessus. Comme elle était rentrée plus tôt que prévu, ils avaient encore assez de temps devant eux, avant de complètement tomber d’épuisement, alors ils pouvaient bien repousser encore un peu le dîner, même elle qui semblait avoir toujours faim, elle pouvait bien attendre. Pour l’instant, tout ce dont elle semblait avoir besoin pour survivre, c’était le corps de Cesare, ses baisers, ses caresses, son souffle si proche du sien. Le reste, partout autour d’eux, ça ne ressemblait qu’à tout un tas de détails dont ils n’avaient définitivement pas besoin. Sans sa chemise elle avait l’impression d’être libérée d’un poids, comme si quelques instants, les boutons avaient été trop serrés, à tel point qu’elle aurait eu du mal à respirer. Elle laissa retomber ses mains le long du torse de Cesare, dans une caresse assez lente pour pouvoir apprécier la sensation de sa peau sous les paumes de ses mains, avant d’arriver jusqu’à son pantalon qui lui aussi, semblait de trop, il lui avait permis de respirer en la débarrassant de sa chemise, il fallait bien qu’elle lui rende la pareille, un devoir auquel elle ne pouvait définitivement pas manquer. Alors elle le détacha, avant de tirer dessus, aussi loin que possible, s’il voulait s’en défaire complètement, il se débrouillerait pour le reste, elle n’était pas franchement en mesure de s’en préoccuper plus que ça, alors que sous les baisers du jeune homme elle se sentait frissonner, malgré cette chaleur qui ne cessait de croître. Au moins, elle arrivait encore à se concentrer assez pour venir passer sa main contre le sous-vêtement de Cesare qui était encore – pour le moment – en place. Ce n’était clairement plus qu’une question de temps avant qu’il descende, lui aussi. Y avait des moments où elle se disait qu’ils feraient mieux de se déshabiller à chaque fois qu’ils rentraient à la maison, parce que dès lors qu’ils se retrouvaient comme ça, les vêtements, qu’ils portaient sur le dos, ils étaient vraiment de trop. 

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Sam 25 Fév 2017 - 23:04

De toutes les fêtes qu’ils avaient partagées déjà, tous les deux, Cesare s’était probablement prouvé loin d’être aisément romantique, à de bien nombreuses reprises. Une demande en mariage, par exemple, c’était sans doute le prétexte idéal pour sortir le grand jeu – le beau costume, le diner aux chandelles, toutes les attentions possibles et imaginables. Et il n’avait rien fait de tout cela : pourtant, l’idée avait progressivement grandi en lui avec le temps, titillant son esprit – il aurait pu, comme ça, décider de faire les choses bien et de mettre les petits plats dans les grands. Au lieu de ça, on pouvait facilement juger leurs fiançailles très impulsives, naturelles tout autant que vraies. Il n’regrettait pas la tournure des choses, il n’regretterait jamais d’avoir lâché ces mots précis dans cette même cuisine, ce jour-là en particulier ; il n’regrettait certainement pas d’avoir galéré pendant des semaines à la recherche de la bague de fiançailles idéales. Mais il n’pouvait pas nier le fait qu’il aurait pu faire mieux, et que même certaines femmes d’un autre genre, ne se seraient pas contentées d’une demande pareille. Au fond, il n’aurait jamais demandé en mariage une femme de ce genre – il n’aurait jamais connecté avec une telle personne ; mais s’il avait dû prendre le temps d’y réfléchir à tout ça, il serait probablement arrivé à la conclusion que rien n’aurait été trop beau, trop parfait, trop romantique pour Isolde. Ce soir, cuisiner ce fameux plat mexicain, n’avait au fond été qu’une toute petite attention au milieu de toutes les opportunités manquées ; la romance idéale, avec un vrai gentleman, il espérait bien que c’n’était pas ce que la Saddler cherchait à ses côtés, parce qu’elle avait déjà dû être intérieurement déçue un certain nombre de fois, déjà. Leur histoire avait trop souvent pris des tournures de tragédie douloureuse ; leur histoire avait mis leurs nerfs à rude épreuve – maintenant qu’il était question de bonheur, peut-être que ça voulait dire qu’ils auraient droit à tout le bonheur du monde. Ce serait facile, de penser comme ça. Mais dans la pratique, Cesare, il était plus doué pour les petits gestes tout simples : il aurait fait en sorte de bien tout ranger dans la cuisine avant qu’Isolde ne rentre, mais il aurait aussi fait en sorte de lui laisser une assiette toute prête, au cas où elle n’ait pas mangé ce soir à la mairie. Il aurait aussi fait l’effort de l’attendre aussi longtemps que possible ; après tout, il n’avait rien contre la compagnie d’un livre pour bien finir la journée – une quiétude qu’il découvrait tout juste.

Depuis combien de temps n’avait-il pas eu l’opportunité de terminer juste un bouquin, après tout ? Sûrement que sa vie avait des allures de roman, déjà – mais tous les défauts qu’il pouvait avoir au niveau du romantisme, à oublier la St Valentin et à n’pas savoir comment faire une vraie belle et idéale demande en mariage, tout ceci, n’était qu’un infime élément des décalages incessants qu’il se découvrait, avec la vie que les autres avaient toujours menée. Il n’arrivait pas à facilement sympathiser avec les autres, à avoir des conversations lambda, à s’enthousiasmer des trucs qui rendraient n’importe qui d’autre heureux : un sapin de Noël bien décoré, par exemple. Et il avait complètement oublié la St Valentin, il n’avait même pas fait la connexion avec la date ; et même maintenant que l’information était arrivée jusqu’à lui, au fond, Cesare continuait de n’pas savoir c’que ça voulait dire. Pour eux deux, pour cette soirée en particulier – c’était pour ça qu’il n’aurait pas été vexé qu’Isolde rentre tard quand même. Après tout, aussi compliqués et stupides étaient-ils, ils se connaissaient bien, maintenant. Mais tout ce sur quoi il pouvait décemment se concentrer un tant soit peu désormais, c’était au combien malgré leurs habitudes, Isolde s’était donnée la peine de rentrer. Au combien ils auraient pu continuer à être ce couple un peu nonchalant qui se comprenait l’un l’autre ; ils étaient ensemble, ce soir, leurs cœurs battant ensemble à la chamade, parce que c’était la fête des amoureux. Et ils l’étaient amoureux ; Cesare dirait même volontiers qu’ils mériteraient de pouvoir célébrer ce soir plus que n’importe qui d’autre – il serait prêt à jurer qu’personne dans c’monde n’était aussi amoureux qu’Isolde et lui. Sans doute un songe bien ambitieux et arrogant ; d’toute manière, il s’en fichait du reste du monde – il s’en fichait de tout ce qui s’étendait plus loin que ce que ses prunelles parvenaient à saisir, quand elles croisaient le regard d’Isolde, quand elles observaient sa peau blanche ou les courbes de son corps. Encore une fois, ils n’suivaient pas les traditions romantiques et mielleuses, ils s’embrassaient passionnément, se déshabillaient bien trop vite au beau milieu de la cuisine, sans avoir besoin de lumière tamisée ou de musique romantique. Seule la mélodie de leurs souffles erratiques, l’arôme de leurs baisers, la clarté de l’atmosphère se reflétant dans les cheveux blonds d’Isolde, avaient la moindre importance pour Cesare. Il avait perdu pieds bien volontiers, depuis qu’elle était rentrée à la maison, depuis qu’il avait oublié quelle heure il était, ou combien de fois il avait perdu ses lippes dans une valse fiévreuse. Et lorsque la main d’Isolde vint glisser contre son sous-vêtement sans détour, et sans qu’il n’l’ait vue venir, le brun fut incapable de retenir un grognement, celui-là même trahi par le frisson qui courut dans son corps tout entier. « Là, tu m’cherches. » il ricana, incapable de s’empêcher de répliquer, avec ses mots, avec la morsure d’un baiser langoureux et demandeur. Sa main aventureuse stationna contre les monts des seins d’Isolde, tout juste pour qu’il fasse glisser une des bretelles le long de l’épaule de la jeune femme, dévoilant sa poitrine à ses attentions. Ils étaient clairement désordonnés, emmêlés dans leurs vêtements encore, alors qu’ils n’se donnaient même pas la peine de se décoller d’un centimètre pour s’en défaire ; Cesare, il n’pouvait pas arrêter ses attentions, ses caresses, pour ça. Il s’en fichait bien, il suffoquait déjà de sentir la blonde encore si loin de lui. Et enfin il lui rendit la pareille de sa main tentatrice – elle s’était trahie elle-même sans doute, en se débarrassant de sa culotte avant le reste, Cesare se découvrant un passage délicieusement offert jusqu’entre les cuisses brûlantes d’Isolde, où il éparpilla ses caresses à lui. Lentes et tentatrices en apparences ; directes en réalité, brûlantes déjà dirait-il, alors qu’il sentait son pouls battre jusqu’à la pulpe de ses doigts. Maintenant, tout c’qu’il pouvait vouloir, c’était sentir Isolde perdre la tête, tout contre lui.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Dim 26 Fév 2017 - 0:15


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Elle n’était pas le genre de fille qui aimait faire les choses en grands Isolde, elle n’avait jamais été comme ça. Même plus jeune, elle n’avait jamais cru qu’il fallait absolument en faire des caisses pour impressionner les autres. Elle n’avait pas fait en sorte d’organiser les meilleures soirées possibles pour essayer de devenir l’une des filles les plus populaires du lycée. Ça ne l’avait jamais intéressée. Elle avait toujours été une fille simple, qui n’avait pas besoin d’être remarquée pour avoir l’impression d’avoir réussi sa vie. Ça n’avait pas changé depuis, alors heureusement qu’elle avait rencontré Cesare et que c’était lui qui voulait l’épouser et pas un autre. Avec lui, elle avait la chance d’avoir un homme qui n’avait pas de vision plus grande qu’elle du mariage parfait. Ils étaient à peu près d’accord sur tout ce qu’ils voulaient pour leur grand jour. Les préparatifs du mariage étaient compliqués, parce qu’y avait tout un tas de trucs à gérer, parfois des petits bouts de détails qui semblaient tellement insipides qu’elle en venait à se demander si y avait vraiment des gens qui se prenaient la tête pour ça. Ce n’était pas leur cas à Cesare et elle. Des fois, ça dérapait un peu et elle se disait Isolde, que c’était plus à cause d’une certaine impatience vis-à-vis de tous ces petits détails qui au final les énervaient tous les deux, que parce qu’ils n’étaient pas d’accord.  Ils se comprenaient plutôt bien tous les deux et ils se connaissaient aussi très bien alors dans le fond, concernant ce mariage, Isolde elle savait bien qu’y avait des trucs sur lesquels ça servait à rien d’emmerder Cesare pendant quinze plombes et l’inverse était vrai aussi. Ils se connaissaient assez pour organiser ce mariage mais aussi pour savoir que, pour l’un comme l’autre que la Saint-valentin, c’était pas un truc qu’ils avaient souvent expérimenté, alors ils n’avaient pas besoin de plus que ce qu’ils avaient là, Isolde, elle était prête à jurer que pour une première expérience de saint-valentin, ils avaient déjà tout bon, à leur façon.

Le simple fait qu’elle soit à la maison avec lui plutôt qu’au boulot de toute façon, ça rendait la saint-valentin bien mieux que tout ce qui avait été prévu pour la soirée. Elle savait, bien évidemment, que quoi qu’il arrive, Cesare l’aurait attendu, qu’importait ce qu’elle avait pu dire dans son message. Parce qu’il n’était pas du genre à se coucher tôt et qu’elle n’avait quand même pas eu l’intention de rester bosser jusqu’à quatre heures du matin. Même sans ça, elle se disait que c’était Cesare et qu’il l’attendrait, quoi qu’il arrive, pas besoin d’autres raisons. Elle ferait de même, si les rôles avaient été inversés, elle serait restée éveillée jusqu’à ce qu’il rentre, parce qu’elle aimait trop se retrouver au lit dans ses bras, à se sentir s’endormir, lentement, bercée par son souffle. Elle l’attendrait aussi, parce que devoir encore attendre jusqu’au lendemain pour l’embrasser, pour lui parler, pour l’enlacer, ce serait bien trop long. Heureusement qu’il l’avait attendue ce soir et qu’elle avait décidé de rentrer plus tôt que prévu, parce que leur soirée de saint-valentin commençait de la meilleure façon possible, entre leurs baisers et la chaleur qui s’imposait entre eux, les caresses qui devenaient de plus en plus provocantes. La réplique de Cesare lui arracha un rire, coupé par son baiser. Elle le cherchait tout autant qu’il la cherchait de toute façon et évidemment, il répliqua plutôt bien, d’abord contre sa poitrine avant de redescendre entre ses cuisses, là où il n’y avait plus aucune culotte, depuis qu’elle l’avait laissée tomber contre le sol, des minutes plus tôt. Dans sa poitrine les battements de son cœur s’affolaient tout autant que sa respiration. Le peu de concentration qu’il lui restait, elle l’utilisa pour glisser sa main sous son sous-vêtement à présent, il le méritait bien après tout. Son autre main quant à elle avait rejoint le comptoir en dessous d’elle, s’y accrochant, alors que le plaisir commençait à s’emparer de son corps tout entier, crispant ses muscles et lui arrachant des gémissements. Elle l’avait cherché, apparemment, alors elle n’allait pas se plaindre de l’avoir trouvé, au contraire, il pouvait continuer, elle n’allait certainement pas lui dire d’arrêter, même si ses caresser à elle, s’en faisaient plus lentes, moins concentrées, alors qu’il lui faisait perdre la raison Cesare, si facilement, comme toujours.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mar 7 Mar 2017 - 2:46

Sans être devenu excessivement exigeant, ou même talentueusement pointilleux, déployant mille efforts à chaque occasion, depuis qu’Isolde et lui étaient ensemble, Cesare se découvrait une affection insoupçonnée, pour les moments en amoureux. Il avait toujours su, à quel point ça pouvait être évident et facile pour lui, d’oublier Radcliff et même le monde entier, une fois qu’il était avec la femme qu’il aimait : mais dans le passé, avec d’autres avant, ou avec la Saddler elle-même, la réalité avait toujours réussi à se faire un chemin jusqu’à eux. Entre eux. Et pour eux deux, ç’avait souvent signifié qu’à l’aube, il devrait partir comme il était arrivé, juste une ombre dans le quotidien de la mutante, rien de plus qu’une compagnie sporadique, et un père qui manquait beaucoup trop de petits détails dans la vie de sa fille. Oui, tout ça, ç’avait été difficile ; il n’en avait jamais rien laissé paraître, certainement pas quand les circonstances qui les avaient rassemblés avaient été des drames débordant si brutalement sur le quotidien de la blonde. Mais partir avait été progressivement plus difficile ; et pour la toute dernière fois où il était parti, juste après leur retour de Paris, ç’avait été comme s’il avait laissé son cœur, son cerveau, ses instincts et toute sa concentration dans la chambre, avec Isolde. C’avait été stupide sans conteste, et ç’avait manqué de peu de le tuer ; mais peut-être avait-il atteint la limite de sa patience et de sa volonté, peut-être était-il juste chanceux que ça n’ait pas fait une vraie différence entre la vie et la mort. Qu’est-c’qu’il resterait, maintenant, s’il avait dû mourir ce soir-là ? S’il avait dû crever pour récupérer le bébé de Gabriela, sa cousine avec laquelle il était bien incapable de pouvoir décrypter les rapports qu’ils entretenaient ? C’avait toujours été compliqué, la famille, et même s’il avait été le fautif entre eux deux pour bien longtemps, toutes les distances qui persistaient aujourd’hui entre eux deux n’étaient pas de sa seule responsabilité à lui : ça au moins, Cesare était prêt à l’assurer, et à s’accrocher férocement à cette conviction. Il avait essayé, il essayait encore aujourd’hui ; il avait abandonné Isolde et Clara derrière lui, trahi son père et mis sa propre vie sur la ligne, quand il avait été question d’aider Gabriela. Légitimement, il n’pouvait certainement pas faire plus. Il n’ferait pas plus ; ni pour la brune, ni pour qui que ce soit d’autre que la famille qu’ils avaient, tous les trois, si difficilement construite. Cesare, il aurait au contraire, voulu n’pouvoir se concentrer que sur des choses simples et presque stupides comme un plat mexicain, une soirée de St Valentin, des affections douces comme leurs baisers – ils étaient toujours à Radcliff cela dit, et heureusement, le travail quotidien d’Isolde le leur rappelait assez bien.

Il était content, alors, sans conteste, que pour ce soir madame la maire ait décidé d’abandonner ses dossiers. Certes, ça n’lui faisait prendre qu’encore plus de retard pour les jours à venir, et peut-être que demain soir, du coup Isolde rentrerait encore plus tard que ce qui avait été prévu : probablement, alors, qu’encore une fois, la jeune femme n’serait pas là pour coucher Clara, ou pour s’occuper d’elle le soir. Et tout autant qu’il essayait d’accepter, qu’il acceptait même, concrètement, dans une certaine mesure, le brun voulait que maintenant qu’elle avait franchi la porte de leur maison, madame la maire devienne Isolde Saddler ; juste Isolde, sa fiancée, celle qui se livrait toute entière à ses attentions et laissait aller sa trop longue journée, dans des soupirs lascifs. La soirée commençait déjà bien différemment de ce qu’il avait pu avoir en tête, en s’construisant des images optimales de leur semaine à venir : il aurait bien voulu croire, Cesare, que rentrer à la maison pour découvrir que son fiancé lui avait fait un bon plat traditionnel mexicain, aurait suffi à détendre Isolde. A la faire sourire, au moins ; une chose qu’elle n’devait faire que rarement derrière son bureau, surtout en ce moment avec ces histoires de recensement, auxquelles s’ajoutaient les habituelles galères des politiques. Clairement, un job politiquement correct que le DeMaggio serait incapable de faire. Ils n’en parlaient pas trop, alors, comme si une fois qu’elle rentrait, Isolde oubliait son rôle à la mairie, et elle avait trouvé la personne idéale pour le faire : quelqu’un qui n’avait pas tant envie que ça de parler de cet aspect-là de l’existence de la jeune femme. Evidemment, au moindre problème, au moindre petit truc qui la tracassait, il était une oreille attentive et patiente, voire même quelqu’un capable de donner des bons conseils. Mais souvent, il était juste là pour lui faire oublier tout ce qu’il y avait dehors, et reprendrait sa place forcée dès le lendemain matin. Et ça lui allait très bien comme ça ; lui aussi, au fond, il était bien content de pouvoir souffler en compagnie d’Isolde. Son job avait beau être moins demandant et moins prise de tête que celui de sa fiancée, la vie tout court, les relations avec les autres, c’était tout ce qui lui paraissait infiniment compliqué. Il nageait dans l’aisé, dans le naturel, dans le parfaitement évident, dès qu’il était avec Isolde ; qu’il l’embrasse ou soit juste en train de lui parler, ça n’avait pas beaucoup de différence. Cesare n’avait jamais caressé la peau d’Isolde sans oser y laisser son empreinte brûlante, et il n’avait jamais parlé avec elle en mâchant ses mots et retenant ses réelles convictions ou pensées. Ils étaient un couple ; pour le meilleur et pour le pire d’ici peu, dans les hauts et les bas de la vie. Ce soir, au moins, il semblait qu’ils se lançaient à la poursuite d’un sommet vertigineux, fait de passion, d’envie, de frissons ; ceux qui léchèrent l’échine du brun, par exemple, lorsqu’il sentit les doigts d’Isolde se faire leur place sous son sous-vêtement. Elle le cherchait, et il la cherchait tout autant, ses attentions aussi décidées et tortionnaires que celles d’Isolde- comme si c’était une course, au premier qui ferait perdre la tête à l’autre, alors qu’ils grognaient, gémissaient progressivement, de moins en moins discrètement à chaque seconde qui s’envolait dans l’air brûlant. Cesare mordilla la courbe des lippes d’Isolde, avant de repartir rageusement dans son cou, arpenter la colonne de celui-ci, le dessin de sa clavicule. Il colla ses lèvres là, goûta à la saveur de la peau, incapable de se concentrer sur une zone uniquement, incapable de respirer convenablement ; il n’était pas très doué en self-control, après tout.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mar 7 Mar 2017 - 11:54


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Elle avait de plus en plus de boulot qui s’empilait dans un coin de son bureau Isolde, alors que dernièrement ses priorités étaient un peu moins axées sur le travail qu’elle était censée effectuer jour après jour à la mairie et un peu plus sur sa vie privée, alors que son mariage avec Cesare approchait et que ça occupait une très grande partie de son esprit. Elle pouvait au moins se dire que ce qui était urgent à la mairie, c’était traité en temps et en heure, le reste, ça pouvait attendre, ce n’était pas comme si elle avait des trucs qui trainaient là depuis des mois et des mois non plus. Et puis, elle avait toujours l’occasion de refiler à ses collègues tout ce qui ne nécessitait pas qu’elle occupe en personne. Alors cette pile de dossier qu’elle avait abandonné sur un coin de son bureau ce soir, pour fêter la saint-valentin avec son fiancé, elle s’en occuperait bien assez tôt, suffisamment tôt pour que personne ne puisse remettre son statut de maire en question. Après tout, est-ce qu’elle n’était quand même pas plus efficace que Thaddeus ? Ça avait dû beaucoup empiéter sur son travail de maire, de devoir s’occuper d’une armée de hunter ou de prévoir des plans à la con pour brûler vive une famille innocente afin de faire porter le chapeau aux transmutants. Elle avait tendance à se dire Isolde, que tant qu’elle ne se mettait pas à tirer une balle en pleine tête à quelqu’un sur la place publique, on pourrait lui pardonner d’être un peu en retard sur les dossiers qui n’étaient pas prioritaires. Elle se disait qu’on pourrait facilement lui pardonner beaucoup de choses, vu l’ancien maire de la ville. Elle savait bien qu’elle serait incapable de faire pire que Lancaster, ne serait-ce parce qu’elle se considérait – malgré ses torts – comme étant une personne bien meilleure que lui.

Elle faisait mieux son boulot que lui, à ne pas en douter. Après tout lui, il était en prison maintenant, parce qu’il avait tué un certain nombre d’innocents, à commencer par cette fille sur la place publique en passant par les attentats de la mairie lors des élections. C’était sans parler des nombreux squelettes que ce type devait avoir dans son placard. Pour faire pire que Lancaster, fallait le vouloir. Abandonner quelques dossiers, ce n’était rien en comparaison avec ce qu’il avait fait et puis fallait bien l’avouer, une soirée agréable en perspective ne la rendrait que plus efficace le lendemain. Elle avait su que cette soirée serait agréable, au moment où elle avait décidé de rentrer à la maison, puisqu’elle allait la passer avec Cesare, que c’était la saint-valentin et qu’y avait plus de dossiers à la con pour occuper son esprit. Quand elle était rentrée, elle avait retrouvé un Cesare qui était en train de lui cuisiner un plat mexicain, alors forcément, ça ne pouvait que lui faire plaisir, même s’il avait dû mettre un plat rapidement au four à micro-ondes pour le faire réchauffer t’façon, ça lui aurait suffi à Isolde. Tant qu’elle était là avec lui, tout était parfait. Finalement, comme souvent, ils en avaient oublié les bons petits plats qui mijotaient et les bonnes odeurs qui s’en dégageaient, pour se retrouver l’un contre l’autre, avec de moins en moins de vêtements sur le dos. Y en avait qui disaient que le sexe c’était le dessert, pour eux fallait croire que c’était une mise en bouche et peut-être le dessert aussi, pourquoi pas, après tout. Pour l’heure, elle se sentait bien facilement perdre la raison sous les caresses de Cesare, sous ses baisers et dans chacun des frissons qui venaient glisser contre sa peau, lui arrachant des gémissements. Les secondes qui passaient rendaient la concentration de plus en plus compliquée, pourtant, elle pouvait bien continuer ses caresses, là, sous son sous-vêtement, fallait croire que ça relevait plus du naturel que de la véritable réflexion, parce que clairement, elle était incapable d’avoir une pensée vraiment concrète, complète, qui dépassait tout ce qu’il y avait là entre eux deux. Tout ce qu’elle pouvait se faire comme grande réflexion, c’était qu’il faudrait peut-être qu’elle le dégage aussi, ce fameux sous-vêtement, comme si c’était la seule et unique préoccupation de sa vie. Un truc qui demandait presque trop d’effort alors qu’il la rendait folle Cesare, dans chacune de ses attentions, alors elle n’arrivait plus à lâcher le comptoir, qu’elle aurait pu briser avec aisance, tant elle avait l’impression de serrer, et avec sa deuxième main, elle était définitivement trop occupée à tenter de rendre à Cesare le plaisir qu’il faisait naitre en elle.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Lun 13 Mar 2017 - 14:53

Probablement que de bien des façons, si Isolde devait demander l’avis de Cesare sur diverses questions, comme comment gérer son temps de travail, il serait le pire compagnon qui soit. Ce genre de futur mari qui exigeait un genre d’attention excessive d’une femme, alors qu’elle essayait de choisir entre l’amour, sa famille et sa carrière. Mais de toute manière, la mutante n’s’était pas retrouvée à la tête de la ville par amour pour la politique, l’administration et toutes les questions pressantes qui faisaient son job au quotidien. Ce soir, alors, Cesare avait juste accepté le choix d’Isolde, il avait fait avec tant bien que mal; mais si elle avait dû faire les choses autrement, demander son conseil quant à savoir quoi faire de ses dossiers plus ou moins urgents, le brun lui aurait sans conteste dit de rentrer à la maison avant tout. Pour profiter de Clara, pour profiter d’eux deux, et peut-être même pour parler mariage, alors qu’ils avaient encore tout un tas de questions non résolues qui devenaient vraiment pressantes, à deux mois de la cérémonie. Alors sans être un chieur qui aurait fait la gueule ce soir parce que la jeune femme avait choisi de rester travailler - il aurait su de toute manière, que ça n’aurait pas été de gaité de coeur, mais surtout pour déblayer le maximum de son travail - il n’était pas non plus le fiancé altruiste qui accepterait l’idée qu’Isolde oublie leur vie ensemble, parce qu’elle avait des devoirs qui exigeaient sa présence au quotidien. Un bras de fer dans lequel ils s’étaient déjà engagés, au mois d’octobre quand Isolde avait commencé à penser à son anniversaire: et sûrement que Cesare n’pouvait pas comprendre, l’exigence que c’était, d’être vingt-quatre heures sur vingt-quatre, quoiqu’il advienne, maire de la ville avant tout le reste. Il savait pourtant c’que ça voulait dire, de se faire bouffer la vie par une cause quelle qu’elle soit, pas forcément choisie mais acceptée par responsabilité, et de s’oublier en tant qu’être humain. Il avait fait ça pendant vingt longues années, et il préférait largement créer crise de couple sur crise de couple plutôt que de rester un spectateur indifférent à la tournure du quotidien de la femme qu’il aimait. Prendre quelques heures par soir en plus, comme ça, occasionnellement quand les dossiers s’empilaient, ça faisait partie du lot de bien des gens qui se lançaient dans de grands projets comme la politique, la bureaucratie ou le désir de fonder leur propre entreprise. Cesare, lui, il n’était qu’un petit mécano dans un garage qui appartenait à quelqu’un d’autre: il n’essayait même pas de sympathiser avec ses collègues, alors même à ce niveau-là, il n’était pas prêt d’être invité à une soirée entre potes le soir. Mais tout aussi opposés semblaient-ils sur leur façon de vivre leur job de tous les jours, ils avaient tous les deux oublié la St Valentin ce soir, et ils ne s’en seraient tous les deux pas tenus rigueur, s’ils avaient dû ne pas passer la soirée ensemble. Les désirs de Cesare, ses plans de vie tout court, ils s’étendaient bien plus loin qu’une simple soirée marquée dans le calendrier, qu’ils étaient censés partager avec tous les amoureux du coin. Et du monde.

Il savait alors, que peut-être que tout ça signifiait que demain soir, Isolde travaillerait plus tard encore: heureusement, il y aurait toujours des restes du plat mexicain qui était en train de mijoter doucement. C’qu’il ne voulait surtout pas, c’était qu’elle se réveille demain matin, culpabilisée par le choix qu’elle avait fait, comme si elle avait été une épouse qui avait trompé son mari avec le voisin. C’était lui, son futur mari, et Clara était sa fille: fondamentalement, l’important c’était de ne pas oublier ça, malgré les ambitions et les idéaux et les grands plans qui pouvaient paraitre bien nobles. Certes, c’n’était pas forcément noble de se marier avec lui, de l’aimer lui ou de s’occuper d’un bébé comme le faisaient plein d’autres gens sur cette terre. Mais pour avoir longuement fui tout ça, le DeMaggio était bien placé pour savoir que souvent, dans le chaos ou dans les bons moments, il n’y avait que les instants accrochés à sa mémoire avec Clara et avec Isolde qui avaient une vraie valeur. C’était aussi ce qu’il gardait d’avec Aria, plutôt que leur temps à s’entrainer ensemble, à aspirer à vouloir devenir des hunters. A la fin, peut-être bien que l’existence était aussi simple que ça; le soulagement de se retrouver, l’aisance à oublier le reste du monde. Même si ça n’avait pas été le quatorze février ce soir, ils se seraient tous les deux retrouvés dans cette situation-là, Cesare le savait. Principalement parce qu’ils étaient des incorrigibles tentateurs qui n’pouvaient pas se résister. Et définitivement, aucun job aussi idéal était-il, ne pourrait égaler ce qu’ils avaient là ; l’harmonie de leurs corps qui se cherchaient, se trouvaient, s’accolaient l’un à l’autre avec la fièvre de leurs baisers. Il n’y avait bien qu’Isolde, il voulait le croire, pour le connaitre comme ça, et savoir si instinctivement les chemins frissonnants de son corps, où elle égara sur mains, où il perdit ses lèvres, lui, répondant à la peau blanche d’Isolde en contre-attaque haletante aux sensations qu’elle éveillait en lui. Il en grogna, souffla désespérément presque, dans la vallée de la poitrine de la blonde, lorsqu’il sentit les doigts fins de celle-ci passer les frontières de ses vêtements. Pour sûr, il n’y avait que l’amour avec Isolde qui était vertigineux comme ça, le faisant frissonner comme si les émois venaient des profondeurs les plus intimes et secrètes de son être. S’il devait juste endurer quelques soirées en solitaire, occasionnellement, quand Isolde tenait bel et bien ses engagements au travail, qu’il en soit ainsi - chaque instant passé avec elle éclipsait l’univers: ils avaient déjà bravé l’austérité, la séparation, de longs jours de silence forcé, rien que pour être ensemble, à une époque. Cesare, il jurerait bien avoir lutté contre tout déjà pour elle; et ça en avait toujours valu la peine, à coup sûr.

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WHEN I STILL TASTE OF HEARTACHE AND WAR
it's not easy to express your feelings about how much you care about someone, and how much they've done for you, and shaped you as a person. how can you summarize how he feels in that moment and how much she means to him, in one sentence?

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(cesare(-18)), home is where your heart is.

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