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 (cesare(-18)), home is where your heart is.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Lun 13 Mar 2017 - 19:27


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does it matter where we go ?
cesare demaggio & isolde saddler

Travailler le soir de la saint-valentin, y avait plein de monde que ça aurait dérangé, après tout, c’était la soirée des amoureux, celle qui fallait absolument passer avec sa moitié, le tout dans une ambiance romantique à souhait, avec un dîner aux chandelles dans un restaurant et tout ce qui pouvait aller avec. Y avait plein de couple qui avaient dû faire tout un programme pour cette soirée, de trucs qu’ils devaient avoir prévu depuis longtemps, parce qu’évidemment, ils n’avaient pas oublié le fameux quatorze février et la fête de cupidon. Isolde elle, elle ne pouvait pas prétendre qu’elle y avait pensé en avance et qu’elle avait eu la bonne idée de prévoir un truc particulier pour ce soir. Non, l’idée lui était complètement sortie de la tête, la saint valentin, ça faisait partie des trucs auxquels elle ne pensait jamais. Année après année, le quatorze février n’était pour elle qu’un jour comme un autre, cette année, ce n’était pas franchement différent, elle avait oublié, comme d’habitude. Si on ne le lui avait pas dit quelques minutes plus tôt, elle serait encore au bureau, en train d’essayer de boucler le plus de dossiers possible, pour avoir moins de boulot en retard et plus de soirées libres, à passer loin du bureau. Que ce soit la saint-valentin, dans le fond, ce n’était pas grave. Dans le fond, les sentiments qu’elle éprouvait pour Cesare, ils étaient les mêmes aujourd’hui que les autres jours de l’année. Elle l’aimait plus que tout au monde et y avait rien qui pouvait changer ça. Alors si ce soir elle avait vraiment dû rester au bureau pour travailler, elle s’était dit qu’elle aurait été là, le soir suivant probablement et tous les autres de la semaine, pour profiter d’une soirée en amoureux, qui aurait, inéluctablement eu la même tronche, que ça ait été la saint-valentin ou non.

Mais au moins, ce soir, elle s’était trouvé une bonne excuse pour fuir un peu le boulot qu’elle avait à terminer et pour lesquels elle était de toute évidence tellement motivée, qu’à la première occasion qui s’était présentée à elle, elle avait pris la fuite pour rentrer chez elle. Elle l’aimait bien son boulot de maire, quand bien même ça n’avait pas été l’ambition de toute une vie, ça lui permettait d’accomplir des choses qu’elle n’aurait jamais réussi à faire en restant dans la police de la ville. Mais, tout comme le boulot qu’elle avait eu à effectuer en tant que flic, y avait des avantages et des inconvénients, les dossiers à remplir, les rapports à rédiger, ça n’avait jamais été une passion pour elle. Elle le faisait quand même, avec un léger manque d’entrain sans doute, mais elle le faisait quand même. Elle le ferait en tout cas. Demain ou plus tard, elle n’en savait rien et franchement elle n’en avait déjà plus rien à faire. Elle était à la maison maintenant, avec Cesare et avec lui le reste du monde ne comptait plus. Elle avait tout oublié sous les caresses de Cesare, sous ses baisers, elle s’en foutait du boulot, elle s’en foutait de la saint valentin. Tout ce qui comptait, c’était Cesare. Celui qui, dans deux moins maintenant, serait son mari, une perspective à laquelle elle aimait penser ces derniers temps et qui s’imposait à elle dès qu’elle posait le regard sur la bague qui brillait autour de son doigt. Pour le moment, elle n’y pensait pas non plus à ça. Elle pensait juste aux baisers de Cesare, à son souffle qui venait s’écraser contre sa peau, aux caresses qui la faisaient frissonner et rendait l’air ambiant brûlant. Elle ignorait presque d’où il lui venait le courage de venir descendre le sous-vêtement que Cesare portait encore, tirant dessus rapidement, autant qu’elle le pouvait et tant pis s’il ne retombait pas sur le sol, c’était le genre de détail qui n l’intéressait pas franchement dans l’immédiat de toute façon. Au moins maintenant, elle pouvait rependre ses caresses là où elle les avait abandonnés quelques secondes plus tôt, sans être gênée par le tissu du vêtement qu’il avait porté. C’était mieux comme ça. Peut-être qu’à la prochaine saint-valentin, quitte à faire les choses un peu mieux, elle se pointerait à la maison avec juste un manteau, rien d’autre en dessous, elle était certaine que ça leur simplifierait la vie, alors même que dans ces moments-là, ils avaient bien du mal à les garder sur eux, leurs vêtements. C’était pas plus mal comme ça au contraire. La saint-valentin, elle pouvait bien l’admettre, ça ressemblait vraiment à une fête qu’elle se sentait capable d’apprécier, dès maintenant et pour le restant de ses jours, parce qu’elle les passerait toutes, sans exceptions en compagnie de Cesare.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mar 21 Mar 2017 - 2:21

De la politique, Cesare ne connaissait que la corruption: c’n’était pas parce que Lancaster avait été le premier maire à explicitement haïr les transmutants, qu’il avait été le premier à volontiers fermer les yeux sur les magouilles et les crimes des uns et des autres. Radcliff était un nid à hunters depuis bien plus longtemps que Thaddeus Lancaster n’avait été au pouvoir, et clairement ça, ça n’avait pas été pour rien. Le DeMaggio se souvenait bien de comment sa famille s’était achetée les secrets des uns et des autres, et la loyauté d’un homme politique: une bonne somme d’argent avait toujours suffi à satisfaire n’importe qui, et à retourner bien des esprits. Clairement, si Isolde se targuait déjà d’être celle qui suivait l’homme qui avait foutu un tel bordel dans sa ville natale, elle pouvait aussi bien croire qu’elle était la première maire à peu près décente depuis un long moment. Au fond, ce qu’elle ne connaissait pas en politique lui permettait peut-être d’échapper aux cercles-vicieux et destructeurs que les autres avaient suivi sans l’ombre d’un doute; le brun n’pouvait décemment pas croire que sa fiancée se fasse un jour persuader par une somme d’argent ou quelques propositions malhonnêtes. Il avait sa propre vision du monde bien définie, Cesare - un genre de jugement constant de la société dans laquelle ils vivaient; tout DeMaggio qu’il était, il n’avait pas pour habitude de pardonner, de laisser des secondes chances ou de s’dire qu’un système qui s’était toujours montré pourri et créateur de pourris, pouvait soudainement devenir quelque-chose de bien. Alors face aux problèmes que la jeune femme rencontrait depuis qu’elle était assise au siège de maire de la ville, Cesare n’s’avérait pas être un bon conseiller: au contraire, la pauvre Isolde se retrouvait bien souvent seule avec ses propres doutes, et peut-être avait-elle même fini par croire qu’il préférait volontiers qu’elle trace une ligne bien ferme entre son travail et la maison. Pourtant, lui, il faisait ce qu’il pouvait - ce qu’il pouvait, ça se limitait à des attentions doucereuses pour quand elle prolongeait sa journée de travail, et beaucoup de patience dénuée du moindre jugement. Il avait su ce qu’elle, s’engageant pour devenir maire pouvait représenter: c’était bien pour ça qu’il avait été tant en colère, blessé, déçu et même sonné qu’elle le fasse sans même prendre le soin de le consulter. Il n’avait jamais cru qu’elle attendrait qu’il valide son choix pour se lancer, mais fonctionner ensemble, il avait bien voulu croire que ce serait la condition indéniable et sine qua non à tout ce qu’ils envisageraient pour leur futur, dès le moment où ils s’étaient remis ensemble. Alors oui, si elle avait dû continuer d’estimer qu’il n’avait pas sa place dans ses choix, pas même le droit à une seule considération, il serait parti, et il aurait abandonné le pendentif de la jeune femme derrière lui. Mais ça n’s’était pas passé juste comme ça; ils s’étaient disputé avec hargne, il avait hurlé c’qu’il aurait peut-être dû dire d’une meilleure façon - son désarroi, ses craintes, des évidences qu’il avait vues dès le premier instant, lui. Et elle avait écouté; et Cesare il voulait bien croire qu’aujourd’hui, s’ils allaient se marier, s’ils en voulaient comme ça et y croyaient à ce point, c’était bien parce qu’ils avaient trouvé une certaine unité.

Le genre qui n’avait pas besoin qu’ils soient là, tendus à quatre épingles pour fêter la St Valentin comme un événement exceptionnel, afin que leur couple survive. Isolde, de toute manière, elle avait dû s’préparer à ça: s’il n’avait jamais fêté Noël en bonne et due forme selon les traditions si sacrées que tout le monde semblait connaître, c’était encore pire pour la fête des amoureux. Evidemment qu’il n’avait jamais célébré la moindre St Valentin avec qui que ce soit, dans ses précédentes histoires - et comme pour toutes les fêtes si importantes aux autres et à la société de consommation, le jeune homme en avait surtout entendu parler d’une façon bien négative. Tout c’qu’il avait su pour ce soir, c’était qu’ils étaient en février, et qu’il aurait dû être tout seul - qu’il s’était même bien occupé de Clara qui maintenant, dormait beaucoup mieux sans les premières douleurs de ses dents qui poussaient. Et quand Isolde serait rentrée, après avoir vaincu sa montagne de travail, il aurait été là, pour qu’elle puisse venir se lover dans ses bras, apprécier quelques baisers jusqu’à ce qu’ils tombent de sommeil tous les deux. Il n’aurait pas attendu quoique ce soit plus de ce soir - probablement une appréciation sur ses talents culinaires, aussi. Et fondamentalement, là où ils en étaient maintenant, déraisonnés et complètement fous l’un de l’autre, ils n’avaient pas besoin de la St Valentin pour en apprécier chaque seconde; ils se l’étaient déjà prouvés, à leurs anniversaires ou le soir du réveillon, ils n’étaient pas très doués pour se plier aux ‘règles’ propres aux fêtes comme ça - ils n’en faisaient qu’à leur tête, et généralement, il suffisait juste qu’ils y pensent, qu’ils s’retrouvent dans une même pièce à flirter sans détour pour que ça créer des étincelles. Aucun cadeau n’aurait autant de valeur que les attentions d’Isolde, les regards qu’elle posait sur lui ou l’arôme chaleureux de ses baisers, de ses paumes glissant sur son corps sans détour. Y’aurait d’autres femmes qui seraient probablement repoussées par plein d’aspects de lui - les cicatrices sur son corps en apparences, ou le genre d’homme qu’il avait été pendant des années, à l’intérieur; les actes qu’il avait commis pour ça, et les remords qui pesaient encore sur son âme. Isolde, elle allait à contre-courant, et chaque attention frivole, sincère et brûlante ne faisait que renforcer cette évidence; c’était bien plus que tout c’que Cesare aurait pu imaginer pour son futur - ou même d’elle, Isolde, après qu’elle ait découvert toute la vérité, sans détour et sans fioritures. Et Cesare, il se découvrait au fond, assez humain, assez amoureux pour vibrer de toutes ces attentions, et se sentir vivre, vivre et revivre encore quand il était avec elle. Maintenant, il en avait oublié ses vêtements, les vêtements d’Isolde, la pièce dans laquelle ils se trouvaient ou le temps qui avait pu passer; son seul repère semblaient être les lippes d’Isolde, qu’il trouva sans aucune difficulté pour partager un baiser avec elle. « Alors? Ta journée était stressante? » il minauda entre les valses fiévreuses de leurs lèvres et leurs langues, un sourire goguenard éclairant son visage. Il eut beau paraître poli, Cesare ne perdit pas plus de temps que cela, pour rendre ses attentions claires, du bout de ses doigts caressant la ligne de la clavicule d’Isolde, pour enfin la débarrasser du chemisier qu’il avait mis tant de soin à déboutonner. Suavement, au moins, il l’aida à s’en défaire, ses yeux noirs léchant les courbes de son corps, alors qu’avec dextérité, il la libérait aussi de son soutien-gorge. Les vêtements disparurent quelque-part, là où il les envoya d’un geste leste du poignet, avant que ses deux paumes ne tombent, chaudes sur les cuisses de la blonde. Il vint se lover entre celles-ci, suffocant de la proximité impétueuse entre leurs corps, cherchant son oxygène à la bouche d’Isolde alors qu’il revenait l’embrasser langoureusement. Il aurait pu vouloir être plus romantique pour la St Valentin - heureusement, ils s’étaient déjà dits tous les deux, qu’ils s’en fichaient bien de tout ça.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mar 21 Mar 2017 - 12:53


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Etre maire de la ville, ça venait forcément avec tout un tas de responsabilités, beaucoup de boulot, surtout vu les conneries que Lancaster avait pu faire dans le temps de son mandat. Elle ne savait pas comment les autres maires de la ville avaient pu gérer leur boulot et la quantité de travail qu’ils avaient, elle ne s’était clairement pas intéressée à tout ça avant le jour où elle avait eu l’idée – complètement folle sans doute – de se présenter aux élections en face de Thaddeus. La politique, ça n’avait jamais été quelque chose qui l’avait passionnée, encore moins quelque chose qu’elle avait eu envie de faire pendant des années et des années, alors le fait d’être maire, ce n’était pas l’accomplissement de toute sa vie, c’était plus un truc qu’elle avait jugé de bon de faire pour aider la ville. Ça la rendait fière et elle aimait l’importance que lui offrait son poste, mais dans le fond, elle n’y connaissait pas grand-chose en boulot de maire. Cela dit, elle avait au moins tendance à se dire qu’elle faisait bien son boulot et qu’elle était plutôt efficace dans ce dernier. Etre efficace dans son boulot, ça avait toujours été le cas, sans doute, déjà quand elle avait été serveuse dans un café pour financer ses études, elle avait été du genre à toujours bien faire ce qu’on lui demandait de faire. Alors, franchement ce n’était pas quelques dossiers en retard qui allaient représenter un drame. D’autant plus qu’elle était peut-être la seule à les considérer comme étant en retard, peut-être que selon les critères des autres, ils seraient remplis pile à temps et qu’elle, elle n’aimait juste pas se retrouver avec une grosse pile de dossiers dans un coin de son bureau. Mais ce serait fait, demain ou plus tard, pour l’instant, c’était devenu le cadet de ses soucis depuis le moment où elle avait décidé de rentrer chez elle afin de passer la saint-valentin en compagnie de son fiancé.

Elle n’avait rien eu le temps de prévoir pour cette soirée, alors, qu’elle était totalement improvisée, quelques heures plus tôt, quand elle avait envoyé son message, elle avait vraiment pensé qu’elle rentrerait trop tard pour avoir le temps et le courage de fêter quoi que ce soit avec Cesare. Elle s’était plutôt imaginée être fatiguée, un peu agacée à cause de tout le boulot qu’elle aurait enchainé, alors elle aurait juste eu envie de se mettre au lit, tranquillement dans les bras de Cesare. Mais elle était rentrée plus tôt, bizarrement enthousiaste à l’idée de cette saint-valentin, comme si ça pouvait être un truc important à célébrer, pour la première fois de leurs vies. Qu’importait le jour de l’année, tant qu’ils pouvaient passer une soirée ensemble de toute façon, ça la rendait enthousiaste. Elle aimait chacun des moments qu’elle passait avec Cesare. Aujourd’hui, elle pouvait même se dire qu’elle avait eu un genre de côté un peu maso qui l’avait fait apprécier assez les moments avec Cesare pour le retrouver, encore et encore, à une époque, même s’ils ne faisaient que se crier dessus. Heureusement, c’était fini ça, ils n’en étaient plus à se crier dessus dès qu’ils se croisaient. Maintenant, ils vivaient ensemble, ils allaient se marier et ils étaient heureux. C’était mieux comme ça indéniablement. Elle préférait largement – heureusement – ces moments où ils se retrouvaient comme ça, loin du reste du monde, loin de tout, à s’embrasser, se caresser et se défaire peu à peu de leurs vêtements. « Hm, vraiment stressante. » Qu’elle répondit à sa question, alors qu’en vérité, s’il avait fallu qu’elle raconte ce qu’elle avait fait de sa journée, elle en aurait été incapable sur le moment, tant ses pensées étaient loin, très loin de tout ça, beaucoup trop focalisées sur l’instant présent, le sourire sur le lèvres, elle remonta lentement ses doigts le long du torse du jeune homme. « Faut vraiment que tu m’aides à me détendre » Encore une remarque idiote, dans le fond, parce que même si elle avait vraiment passé une journée stressante, ça faisait un moment qu’elle était complètement détendue. Encore plus, sans doute, maintenant qu’elle était libérée de son chemisier et de son soutien-gorge. Elle resserra ses cuisses autour du bassin du jeune homme, alors que sa main était remontée jusque derrière sa nuque, maintenant qu’ils s’embrasser de nouveau. Elle était loin d’être stressée, hantée par sa journée de boulot, au contraire, tout ça ce n’était plus qu’un vieux souvenir, qu’elle avait abandonné sur le pas de la porte au moment où elle était rentrée dans la maison.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 5 Avr 2017 - 3:52

Cesare n’avait jamais été très friand des découvertes, des nouveautés, de l’imprévu: sa vie avait été toute tracée partout autour de lui, qu’il le veuille ou non, et même si son rôle de hunter l’avait bien souvent confronté à des péripéties qu’il n’avait pas vues venir, il n’s’était que rarement aventuré au-delà des plates-bandes qui faisaient sa vie. Il n’y avait pas eu une année en particulier où ses parents avaient tenté de faire les choses différemment: un vingt-quatre décembre durant lequel les DeMaggio avaient fêté Noël comme n’importe quelle famille. Non, évidemment que l’aspect très répétitif et inchangé de leurs traditions avait eu un impact direct sur les personnes qu’ils étaient devenus. Maintenant, même quand il regardait un plat de lasagnes surgelées, le brun n’pouvait s’empêcher d’éprouver un certain malaise, une méfiance illogique qui avait tout d’anecdotique aujourd’hui: Isolde s’en moquait facilement, parce que dans l’existence qu’ils construisaient tous les deux, c’était, ouais, anecdotique et stupide. Dans son passé, ç’avait été la base de l’endoctrinement de ses géniteurs: faire en sorte que tout ce qui n’était pas connu, soit inconfortable, de sorte à c’que personne ne veuille s’aventurer là où il n’fallait pas. Aria avait toujours eu une fibre plus revêche que lui, Cesare, il avait toujours été le digne fils qui suivait aveuglément ce qu’il voyait comme des conseils vitaux et indiscutables. Le voilà alors, à vingt-sept ans, à avoir complètement oblitéré l’idée de la St Valentin de sa vie: il aurait pu tout autant le marquer sur un calendrier rien que pour essayer de faire les choses différemment, qu’y’avait fort à parier qu’il aurait lamentablement échoué. Franchement, heureusement qu’il s’était épris d’Isolde, et pas d’une femme excessivement exigeante: ironiquement, c’était un trait de caractère qu’il avait toujours trouvé dans ses partenaires. Elles avaient toutes eu un aspect doux, réconfortant, compatissant, une balance qu’elles n’avaient que rarement retrouvé chez lui: y’avait eu toute une période où il avait été un connard, même, distant et froid, secret et impétueux. Des romances qui n’avaient jamais laissé place à des soirées de St Valentin parfaites et romantiques à souhait. Des romances dans lesquelles il n’s’était pas jeté à mille pour cent: peut-être était-ce ça qui poussait son esprit à se flageller, ce soir, d’avoir oublié quelque-chose de si évident. Quand on était amoureux comme il l’était d’Isolde, n’était-ce pas censé être on ne peut plus normal de compter les jours jusqu’à la St Valentin, comme un événement spécial qu’on attendait presque toute l’année? Le truc, c’était qu’il n’en savait rien: à voir tous les déploiements de décor, de cadeaux, l’ambiance qui planait partout, les publicités à tout va, il voulait bien croire que ouais. Mais comme un idiot, il n’avait même pas un bouquet de fleurs sous la main: heureusement, il savait qu’Isolde aimait la nourriture, et que cette histoire de plat mexicain était, il voulait bien le croire, un petit truc entre eux plus significatif que des fleurs achetées chez un fleuriste qui aurait fait lui-même le bouquet.

Il n’manquait pas les occasions de lui en offrir, après tout; parfois, juste parce qu’il en avait envie- c’n’était pas nécessairement pour une date particulière, pour un événement spécifique ou pour marquer au fer rouge le jour qu’ils étaient, dans leurs mémoires. A Paris, il avait presque eu envie de lui en acheter à tous les coins de rue, tellement ç’avait été l’humeur planant dans les rues. Il en était là, aussi, à vingt-sept ans; quand bien même ce soir il n’avait pas sorti le grand jeu, quand il pensait à Isolde, quand il cherchait une façon de la rendre heureuse, de marquer le coup, il déployait des efforts incommensurables pour cela. Et, des fois, il suffisait juste qu’il passe à un coin de rue en particulier pour penser à elle, et sauter sur des occasions totalement spontanées qu’il n’aurait jamais saisies, sans la présence d’Isolde Saddler dans son existence. Il n’s’était jamais imaginé être ce genre de gars, d’être capable de vivre de toutes ces choses et d’avoir des pensées aussi... innocentes, niaiseuses, amoureuses tout à la fois. Il s’découvrait l’âme d’un poète un peu maladroit, quand il pensait au voeu qu’il voulait écrire pour leur mariage, et dont les mots semblaient lui brûler les doigts selon les jours. Il en avait déjà écrit un bon nombre de versions, gribouillant par-dessus, en effaçant une bonne partie, modifiant le reste. C’était comme si rien n’était assez parfait, comme si rien n’pouvait décrire sur papier, ou en mots inventés par l’humanité, les sentiments qui grondaient dans ses veines comme un torrent furieux. « Hm, t’en fais pas. J’m’engage à c’que tu ressortes très détendue de cette soirée. » lui promit-il alors, dans un ricanement, arquant un sourcil charmeur; il pouvait faire tout plein de promesses à Isolde. Et d’ici peu, d’ici deux mois et deux jours, il allait lui promettre de passer toute sa vie avec elle, de l’aimer, la chérir, lui faire confiance, la respecter, et ainsi de suite, pour aussi longtemps qu’ils vivraient. Définitivement, une destinée qui ne lui semblait pas si difficile que ça à envisager, évidemment - il l’aimait, il l’aimait, comme le répétait son coeur contre ses côtes qui tambourinait avec la même force véloce. Il pourrait jurer, que quand ils étaient tous les deux, lovés dans les bras l’un de l’autre, tous leurs sens en éveil, son palpitant cherchait à s’échapper de sa poitrine pour venir se fondre en Isolde. Il en était là, perdu à c’point dans des chemins qu’il n’aurait jamais envisagés de prendre plus tôt dans sa vie: être amoureux d’Isolde Saddler, vivre une existence normale, une vie d’famille avec elle, c’était marcher en pleine étendue de c’qu’il n’aurait jamais cru être pour lu. Et pourtant, il était bel et bien vivant, plus vivant que jamais. Et comment pourrait-il lui dire tout ça, un jour? La St Valentin à elle toute seule, clairement, n’était pas assez pour ça; peut-être était-ce mieux alors, de n’pas se concentrer que sur un jour en particulier. Et heureusement non plus, ils n’avaient pas besoin des événements du calendrier pour se retrouver comme ça, sans vêtement, à s’embrasser passionnément. Elle lui manquerait bien trop; elle et le satin de sa peau, celle de ses cuisses qu’il caressait encore et encore, comme si sous ses paumes, chaque grain d’épiderme devenait plus brûlant de seconde en seconde. Elle allait être détendue, la blonde- assez pour n’penser qu’à ses mains, qu’à ses lèvres, qu’à son odeur contre elle - qu’à sa langue, traçant un chemin au creux de son cou, le long de son décolleté, sur les chairs de son ventre, d’une de ses cuisses. Entre ses cuisses, là où ses passions avaient lentement grimpé, là où les premiers frissons ravageurs d’Isolde naquirent - il connaissait le corps d’Isolde et ses désirs par coeur, maintenant, avec le temps, apte à y répondre; ce n’serait pourtant jamais un chemin habituel qu’il s’épuiserait de prendre un jour.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mer 5 Avr 2017 - 11:32


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Isolde, elle n’avait jamais cru qu’un jour, l’amour viendrait prendre une place si importante dans sa vie, que ce serait ce truc si important à son existence qu’elle deviendrait certaine de plus pouvoir vivre sans ça. Elle ne pouvait plus imaginer sa vie sans Cesare à présent. C’était lui son amour, lui qui avait cette place si importante dans sa vie et lui, sans qui vivre n’aurait pu aucun intérêt. C’était probablement pour ça que malgré tout ce qu’elle avait pu penser du mariage, pendant des années et des années, ça n’avait plus d’importance aujourd’hui. Maintenant, ça lui semblait même être une évidence qu’elle voulait épouser Cesare. Ça l’était à quelques mois du mariage comme ça l’avait été le jour où il lui avait demandé de l’épouser, là, au beau milieu de la cuisine, pendant qu’ils prenaient leur petit-déjeuner, le jour de son anniversaire. Elle avait envie de l’épouser, de passer le restant de ses jours avec lui. Elle l’aimait et il l’aimait en retour. Elle était certaine alors, qu’ils n’avaient pas particulièrement besoin d’un jour comme la saint-valentin pour se le prouver. Elle n’avait pas non plus besoin qu’il la couvre de bouquets de fleurs et d’autres cadeaux pour bien marquer le coup. Ça faisait toujours plaisir, mais elle n’allait pas prétendre qu’elle préférait ce genre de geste aux petites déclarations aussi simple que des je t’aime et aux baisers qui pouvaient aller avec. Elle s’en fichait dans le fond de la saint-valentin Isolde, cette année comme les années précédentes et probablement que ça n’aurait pas plus d’importance que ça dans le futur, simplement parce qu’il n’y avait aucun jour particulier au cours duquel elle avait plus envie de faire comprendre à Cesare qu’elle l’aimait et qu’y avait pas un jour sur le calendrier où elle aimait plus Cesare que les autres. Mais au moins, la saint-valentin, c’était une bonne excuse pour tout lâcher et se retrouver ensemble.

Elle aimait Cesare avec la même force que d’habitude aujourd’hui, Isolde. Elle l’aimait plus que n’importe quoi, n’importe qui – excepté Clara, mais ils étaient à égalité dans son cœur. Elle l’aimait plus qu’elle ne se serait jamais cru capable d’aimer quelqu’un. Alors, la saint-valentin, c’était juste un détail dans leur vie et jamais il pouvait l’oublier aujourd’hui comme toutes les années à venir, elle ne serait certainement pas du genre à lui en vouloir pour ça. Elle ne serait sans doute même pas du genre à lui reprocher d’oublier leur anniversaire de mariage, quand bien même c’était forcément plus important que la saint valentin et que la date était déjà tellement ancrée dans sa mémoire qu’elle se demandait pourquoi on disait que les hommes avaient tendance à oublier cette date. D’autant plus que Cesare, il avait une bonne mémoire. Enfin, si ça devait être un truc typiquement masculin, elle saurait lui pardonner, quand bien même elle restait sûre que pour ça aussi, il pouvait effacer tous les clichés masculins ; même si pour le coup, celui-là il serait plutôt de ceux qu’Isolde n’avait jamais eu, c’était quand même bidon de prétendre que les hommes pouvaient oublier la date de leur propre mariage, juste sous prétexte que c’était des hommes. Il n’aurait de toute façon, en tout cas aucun cas besoin de la couvrir de cadeaux, à cette date-là ou à n’importe quelle autre, parce qu’elle n’avait vraiment pas besoin de ça. Elle se disait de toute façon, que ce qu’ils avaient là, maintenant, c’était mieux que n’importe quel cadeaux du monde. Sans leurs vêtements, avec les caresses, les baisers, la chaleur grandissante, naissait en en elle un plaisir à nulle pareille. « T’es plutôt bien parti pour y arriver. » Il avait même déjà réussi à la détendre assez pour qu’elle oublie n’importe quelle petite pointe de stress qu’elle avait eu en entrant dans cette maison un peu plus tôt. Et plus ses baisers descendait, plus c’était vrai. Maintenant qu’il avait trouvé son chemin jusqu’entre ses cuisses, elle ne pouvait définitivement plus être stressée, puisque de toute façon, elle ne savait même plus de quoi sa journée avait pu se faire. Tout ce à quoi elle pensait à présent, c’était aux frissons qui venaient parcourir sa peau, faisant naître en elle une multitude de sensations toutes plus agréables les unes que les autres. Elle n’avait vraiment rien de mieux à demander pour la saint-valentin que le plaisir qui gonflait déjà dans ses veines en lui arrachant des gémissements, y avait définitivement rien au monde qui puisse la satisfaire plus que les attentions que Cesare avait pour elle, là, en cet instant.

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Dernière édition par Isolde Saddler le Mar 25 Avr 2017 - 12:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mar 25 Avr 2017 - 4:49

Cesare, il avait souvent écouté les lois de ce monde, la conscience des autres, ou un genre de règle imposée par le destin, pour essayer de comprendre pourquoi ils en étaient là, Isolde et lui. L’univers tout entier avait semblé être écrit de façon à n’pas les promettre de finir ensemble d’une quelconque façon; et quelques années plus tôt, s’ils avaient dû se croiser, ç’aurait été pour devenir des ennemis jurés qui voudraient la mort de l’un et de l’autre. Et pourtant, contre toute attente, contre ce qui semblait même être des lois physiques cruelles et impérieuses, ils étaient là, ensemble, le coeur battant à tout rompre, à parler de choses triviales comme la St Valentin. Un mot que Cesare n’avait probablement jamais prononcé avant ce soir, tant ça n’avait pas été une préoccupation à son coeur, quand il s’était épris d’une femme; il avait toujours au moins, été entouré de petites-amies patientes, conciliantes, qui étaient tant ballottées par ses secrets qu’elles ne s’étonnaient même pas, d’être ignorées le quatorze février. Peut-être alors que par le passé, sans même s’en rendre compte, le DeMaggio avait été un piètre petit-ami, qui n’avait jamais traité ses partenaires comme il le fallait, et qui n’avait jamais pleinement apprécié ce qu’il avait juste là, à portée de main, bon à lui offrir un sens inattendu à son existence. Parce que maintenant qu’il avait tout ça avec Isolde, maintenant qu’il découvrait comment un moment passé avec l’être aimé pouvait supplanter tout le reste, les malheurs comme les doutes, Cesare, il n’se voyait plus s’passer de ça. C’était stupide, probablement, d’aimer si fortement, si aveuglément, si désespérément dans un monde comme le leur - surtout à Radcliff, surtout alors qu’ils avaient été déjà séparés par des vérités horribles, qu’Isolde s’était faite torturer et qu’il n’y a pas si longtemps de ça, encore, il avait dû se rendre à des visites régulières à l’hôpital pour surveiller le procédé de cicatrisation de ses plaies à l’abdomen. Un effort qu’il n’aurait jamais fait, si son existence s’était résumée à lui tout seul - mais il avait fait les choses bien, pour Isolde, pour Clara. N’était-ce déjà pas, ça, quelque-chose de parfaitement exceptionnel? Cesare, l’habitué à l’auto-médication et à la capacité à se recoller morceau par morceau comme s’il n’était qu’un pantin décharné, il avait vraiment fait l’effort, cette fois-ci, d’au moins montrer des signes de volonté à suivre les indications d’un parfait inconnu. Et maintenant, maintenant quoi? Maintenant qu’ils avaient subi chaque doute, qu’ils avaient traversé les mois compliqués, les moments douloureux, les craintes vertigineuses - au bout du chemin, y’avait eu quelque-chose. Quelque-chose d’autre que l’éternel malheur et l’inévitable déchirement que l’histoire du monde avait semblé leur promettre: aussi incroyable que cela pouvait paraître pour eux deux, qui avaient tant repoussé leurs propres envies et leurs propres besoins pendant tant de temps, ils étaient heureux. Pleinement heureux tous les deux, fermant volontiers la porte de la maison le soir, pour complètement oublier le monde.

Elle était loin, l’Isolde qui avait cru qu’elle passerait ses jours et ses nuits, sans jamais faillir, à défendre la cause des transmutants. Et il était vraiment loin, le Cesare qui avait passé tout son temps à traquer des dégénérés et à les tuer avec hargne. Parfois, Cesare il s’demandait ce qu’il pouvait bien trouver, dans le vide qu’était une vie tout à fait normale, entre le boulot, la maison, Clara, Isolde et lui. Et pourtant, il suffisait que le réel ne soit fait que de ça pour qu’il se sente nager dans un bonheur papillonnant avec fièvre au creux de ses entrailles. Et il en était, alors, à être presque préoccupé par le fait que ce soit le quatorze février, ce soir, leur toute première St Valentin ensemble, à Isolde et lui; la première fête des amoureux pour laquelle ils auraient envie de déployer bien des efforts pour l’un et l’autre. Cesare, s’il avait su que les choses pouvaient tourner comme ça ce soir, il aurait trouvé des fleurs pour aller sur la table, il aurait peut-être sorti le grand-jeu, avec des bougies, des trucs niaiseux sur lesquels elle pourrait se moquer. M’enfin, lui promettre un bon repas préparé avec soin et avec amour, ainsi que de quoi totalement se vider la tête après une longue journée de travail, c’était déjà pas mal, non? Non? Il était plutôt bien parti pour y arriver - un vague soupir chargé d’émois sortant d’entre les lippes de la blonde, qui fit sourire Cesare, ses lèvres lovées au creux de sa cuisse, juste au niveau de sa hanche. Sans doute put-elle le sentir, ce sourire, caresser son épiderme sur le chemin vertigineux qu’il entreprit pour rejoindre le creux de ses cuisses, entre celles-ci où il faisait bien chaud, d’une fièvre aux arômes familiers, enivrants, ceux de sa fiancée pour laquelle son palpitant battait si fort contre son poitrail à lui. Elle avait dû savoir, en rentrant à la maison avec ses intentions bien claires, qu’il n’résisterait pas, qu’ils perdraient tous les deux la tête dans cette même pièce, sans aucun égard pour quoique ce soit d’autre - tant pis, au moins contre sa bouche, avec les frissons de la blonde, perdu dans son parfum et dans son aura, il pouvait savoir aussi qu’elle perdait tout autant la tête grâce à lui.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Mar 25 Avr 2017 - 12:59


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Si la saint-valentin devait être la fête des amoureux, alors sans doute que chaque couple avait le droit de célébrer l’événement comme il en avait l’envie. Après tout, tous les couples n’étaient pas des grands amoureux du romantisme et des dîners aux chandelles dans un grand restaurant. Isolde elle ne pouvait pas croire qu’y avait qu’elle et Cesare sur cette planète qui se sentaient complètement dépassés par ce genre de trucs. Ils n’étaient pas non plus les seuls à avoir oublié la date ou à avoir un enfant qui dormait tranquillement sans la moindre baby-sitter pour s’en occuper et permettre aux parents de sortir pour une soirée des plus romantiques. Ils n’étaient alors pas si différents que ça des autres et s’ils devaient l’être, c’était pas bien grave. Même si elle avait été en mesure de penser à la saint-valentin depuis des jours et des jours, Isolde, elle aurait quand même préféré la passer ici, dans cette maison avec pour seule compagnie celle de son fiancé et personne autour d’eux pour les obligés à s’accorder aux règles du savoir-vivre en société. Elle savait que ce n’était pas Cesare qui allait vouloir le contraire, si elle, elle était quand même à l’aise quand elle se trouvait entourée de plein de monde, elle savait bien que ce n’était pas le cas de Cesare, pas à Radcliff en tout cas, ça avait pourtant semblé être plus simple à Paris. Enfin, si ce soir, pour célébrer l’événement, Cesare avait eu envie d’aller manger dehors, pour se retrouver dans un restaurant à l’ambiance romantique, elle l’aurait suivi et elle aurait forcément apprécié la soirée. Malgré tout, elle restait certaine qu’ils étaient mieux, là juste entre eux deux à faire les choses comme ils avaient décidé de les faires et non comme les autres, ceux qui s’adaptaient plus facilement aux attentes du monde, les faisaient. Au moins, ils pouvaient se vanter de ne pas être un couple ressemblant à tous les clichés qu’on pouvait voir, ici et là.

C’était de toute façon trop tard maintenant pour envisager de quitter cette maison pour la soirée et pas seulement parce qu’il y avait Clara et qu’ils n’avaient personne sous la main pour garder la petite. Depuis le moment où elle était entrée dans cette maison, quand elle avait retrouvé Cesare et la chaleur réconfortante de ses bras, elle ne s’était pas imaginée quitter tout ça pour reprendre contact avec le monde extérieur. En plus Cesare avait fait la cuisine, cette véritable cuisine mexicaine qu’il lui promettait depuis des mois maintenant, alors ça faisait une raison de plus pour ne pas s’embêter à aller au restaurant, certainement pas dans un restaurant mexicain du coin, puisque tout le but de cette histoire, c’était de lui prouver que c’était complètement nul en comparaison de la vraie cuisine mexicaine, celle qui lui venait de ses racines à lui. Elle voulait bien le croire Isolde, mais pour en avoir la preuve, elle avait bien l’intention de la gouter cette fameuse cuisine. Plus tard sans aucun doute, puisque rien ne risquait de cramer ou d’être gâché par une poignée de minutes passés à attendre dans un coin de la cuisine qu’ils aient entamé les célébrations de la saint-valentin, à leur façon. Elle n’y connaissait pas grand-chose en saint-valentin, elle était bien obligée de l’admettre, parce que c’était pas le genre un truc qui l’avait un jour intéressée. Jamais elle ne s’était sentie attristée parce qu’elle était toute seule chez elle le jour de la saint-valentin, fallait-il déjà qu’elle remarque que c’était le jour-j. Mais, aujourd’hui, elle se disait que cette saint-valentin qu’elle passait en compagnie de Cesare, la première qu’ils partageaient ensemble et sans doute la première qu’ils célébraient, l’un comme l’autre, elle commençait vraiment très bien. Elle n’avait même pas l’impression que ça puisse être moins romantique qu’un dîner aux chandelles après tout, qui avait décidé que manger avec une bougie sur la table c’était romantique ? Peut-être que dans sa définition à elle du romantisme, ce qui importait le plus, c’était les baisers, les frissons qu’ils pouvaient réveiller et la façon dont ils pouvaient faire battre un cœur. Dans ce cas, ils étaient en plein romantisme, là maintenant, alors que les baisers de Cesare, ils lui arrachaient des frissons et qu’elle sentait son cœur battre avec force dans sa poitrine, tandis qu’elle perdait son souffle en des émois symbolisant le plaisir qu’il faisait grandir en elle. Elle passa ses doigts contre ses épaules, appréciant la chaleur de sa peau sous ses caresses, ce contact sous ses doigts auquel elle avait besoin de s’accrocher alors qu’évidemment, elle perdait déjà la raison, si facilement, comme toujours dès lors qu’ils se retrouvaient si intimement l’un avec l’autre.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Lun 22 Mai 2017 - 2:55

En rentrant d’une longue journée de travail, seul avec Clara et porté par la perspective de passer cette soirée en solitaire, Cesare aurait pu bien vite tomber dans un genre d’état de fatigue qui l’aurait dépossédé de toute sa motivation. Il découvrait peu à peu, que ce n’était pas si difficile que ça, finalement, de juste arrêter de bouger, fonctionner et penser pendant un temps plus ou moins long, quand la routine répétitive prenait fin: c’était bizarre, indéniablement, le vertige qui naissait chez n’importe qui quand les jours qui se suivaient étaient faits de la même façon. Lui, il n’avait jamais vraiment trop goûté à ça; même quand il avait eu un travail, ç’avait toujours été en sachant que c’était quelque-chose de temporaire - un genre de couverture, une responsabilité pour couvrir ses activités, ou même juste une ambition personnelle, qu’il arrivait au moins à s’octroyer, grâce à la ‘générosité’ de ses parents. Mais quand il avait été plus jeune, aucun aspect de sa vie n’avait dépendu du fait de travailler comme ça: il avait été assuré de récupérer l’empire de son père à sa mort, et de pouvoir bénéficier de sa ‘protection’ et de son ‘aide’ jusque-là - une dépendance que Rafael avait été bien content d’inspirer et faire croître avec les années. C’était ainsi qu’Aria et lui n’avaient longtemps pu vivre que de chambre de motel en chambre de motel, de planque en planque, grâce à la générosité de certaines personnes, ou la hargne avec laquelle ils ‘convainquaient’ les gens de ne pas les vendre à leurs géniteurs. Cesare et l’argent, ça n’avait jamais été un problème, d’aussi loin qu’il pouvait s’en souvenir - et même au-delà de l’extravagance des nombres sur le compte en banque des DeMaggio, il n’avait jamais été particulièrement dépensier. Clairement, alors, rien que pour ça, quand on vivait avec ce genre de sécurité-là, il était difficile d’prétendre savoir quoique ce soit à la vraie vie: ajoutez à cela l’aspect tordu des manipulations et de l’endoctrinement qui avaient tissé son savoir du monde, et on obtenait une bonne image du climat dans lequel le brun avait grandi. Définitivement, alors, parfois le travail normal dans un monde normal, fait pour les gens normaux, se révélait enivrant; d’autres fois, il était assommant, perturbant, un cycle infini qui n’avait pas vraiment de sens - comme une vieille musique trop vieille dont le disque se raillait à toute allure. Peut-être n’était-il pas fait pour ça, lui; mais il n’avait pas vraiment le choix, compte-tenu des responsabilités qui faisaient partie de sa vie désormais: Clara devait avoir un avenir, et puis, il semblait bien qu’ils avaient tous les deux un mariage à préparer. Ajoutez à cela, la - de plus en plus - forte propension que Clara avait à faire des caprices, l’aisance avec laquelle le ‘contact client’ l’agaçait, et parfois, ouais, Cesare avait juste envie de s’effondrer dans son coin, et de n’pas ressasser sa journée plus que nécessaire.

Il comprenait, désormais, les gens qui disaient que tout allait bien. Il comprenait le rythme effréné des uns et des autres, qui leur faisait si facilement ignorer ce qui allait plus loin que leur petite vie: était-ce à ça qu’il avait aspiré? Somme toute, Cesare se souvenait surtout avoir voulu être avec Isolde plus que tout - il n’savait pas d’où le reste venait. Était-ce bien ou était-ce mal? La réponse changeait trop souvent pour qu’il ne mette en mot ses doutes. A quoi bon aller risquer sa vie à nouveau? Et pour quoi? C’n’était pas comme s’il allait devenir un hunter à nouveau; c’n’était pas comme si un jour, il avait eu de vrais ‘désirs’ au-delà de ceux qu’on lui avait incrustés dans le crâne en faisant croire qu’ils étaient les siens à lui. Ce soir, somme toute, c’était une bonne journée de toute manière; meilleure que ce qu’il avait eu en tête, même, puisqu’Isolde était rentrée plus tôt. Si tôt, en comparaison des attentes qu’il avait pu avoir - et dire qu’il aurait aimé avoir pu tout préparer avant qu’elle ne passe la porte, que tout soit prêt pour elle, au gré de ses désirs. Techniquement, le plat était prêt à être dégusté, mais quand même: peut-être était-ce ça alors, le plus important et le plus mémorable dans la ‘fête des amoureux’. L’intention: celle qui avait fait penser à Isolde qu’il était préférable de rentrer, au moins pour ce soir, une doucereuse attention pour son fiancé. Celle qui lui avait fait passer la soirée derrière les fourneaux, après s’être occupé de Clara, plutôt que de se dégonfler comme le faisaient beaucoup de gens dans des journées de c’genre. Sans conteste, même s’il ne l’avait pas perdue en ces dernières heures, le brun avait retrouvé toute sa vigueur, galvanisé par les désirs qui pompaient dans ses veines et les émois murmurés entre leurs lippes qui dansaient ensemble. Embrasser Isolde était comme sentir le monde graviter vers l’unique direction qui importait - là où il focalisait toute son attention et elle focalisait toute la sienne à lui. Parfois, entre leurs embrassades, ils se regardaient, se parlaient, et Cesare pouvait jurer que leurs mots se mélangeaient, leurs regards se fondaient l’un dans l’autre, tant ils étaient intimement près. Dans une vie pleine de péripéties, d’emmerdes et de peines ou dans celle-ci, répétitive et abrutissante, il l’aimait comme un vrai idiot. Comme l’altruiste fiévreux qui partait à la conquête suave de chaque recoin de sa peau - il avait entendu dire que bien des hommes, après tout, ne s’encombraient pas de toutes les ‘préliminaires’ qui faisaient grimper la chaleur en leur partenaire. Cesare, il ne se voyait pas griller cette étape - il s’disait qu’il serait fou s’il le faisait, s’il pouvait vivre sans que ses lèvres ne tracent les courbes du corps d’Isolde. Sans que sa bouche n’adore sa peau, chaque grain de celle-ci, chaque soubresaut la parcourant; il la connaissait par coeur déjà, il s’disait. Il savait qu’avec la pointe de sa langue, la juste pression de ses lèvres autour de la pointe de ses seins, il lui arrachait des gémissements graciles et minaudants. Il savait que quand ses doigts laissaient l’ombre d’un contact le long de la ligne sous sa cuisse, jusqu’au creux de son genou, elle frissonnait, sa peau soit couverte de chair de poule. Parfois, sans que ce ne soit pervers ou tordu, Cesare il se disait que ça, le sexe, c’était la meilleure façon de prouver à l’autre son amour; une façon de connaître l’autre mieux qu’il n’se connaissait lui-même et d’embrasser chaque aspect, intérieur ou extérieur de l’autre, sans concession, sans barrière de vêtement ou de secrets. Il n’était pas un consommateur des corps comme d’autres - comme Isolde l’avait elle-même été à une époque; et jamais, jamais, quoiqu’il advienne, il n’ferait l’amour à une femme comme il le faisait à Isolde. Contre son entrecuisses, alors, il embrassa ses lèvres incandescentes, lécha suavement le trajet qu’il connaissait si érotique à Isolde - celui qui, subitement, faisait battre son coeur à tout rompre, et lui faisait enserrer ses doigts contre son crâne, sur ses mèches noires. A la réponse incontrôlée de la jeune femme, le brun, lui, resserra la poigne de ses mains autour de ses cuisses, comme si leurs épidermes pouvaient se souder l’un à l’autre, à force qu’il fasse si chaud sous sa bouche amoureuse. Elle lui avait, bien efficacement, fait perdre la tête, Isolde; et avec amour, presque patiemment, ou peut-être désespérés par le feu au creux de leurs reins, ils en recueillaient chaque goutte de jouissance.

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MessageSujet: Re: (cesare(-18)), home is where your heart is.   Lun 22 Mai 2017 - 12:57


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Elle était du genre à facilement se perdre dans le boulot qu’elle avait à effectuer Isolde, elle était comme ça, du genre à faire des heures supplémentaires sans que ça ne la dérange tant que ça, parce qu’elle aimait que le travail soit bien fait et qu’il soit fait en temps et en heure. A une époque, se noyer sous le boulot, ça avait été une bonne solution pour oublier tout ce qui n’allait pas dans sa vie. Elle avait facilement jonglé entre les cours à l’université et le job qu’elle s’était trouvé pour payer tout ça, alors que son père n’avait plus été là pour gérer tout ça. Son boulot, ça avait toujours été un bon moyen de compenser tout le reste. Une excuse pour justifier tout un tas de trucs. Ça avait justifié ses histoires éphémères, parce qu’évidemment, elle avait été trop prise par son boulot pour s’engager sur le long terme. Ça avait été une bonne excuse encore, quand elle avait été enceinte, quand elle avait eu des problèmes avec Cesare, pour essayer de tout oublier en se concentrant là-dessus et puis sur Insurgency. Y avait des moments où ça avait marché, où ça avait été vraiment plus simple de ne faire que bosser, pendant des heures et des heures pour oublier tout ce qu’il y avait à côté. Mais c’était devenu une habitude inscrite en elle maintenant, de bosser encore et encore et de parfois beaucoup trop culpabiliser parce qu’elle ne le faisait pas. C’était quelque chose qu’elle soignait aux côtés de Cesare et du coup, le retard qu’elle prenait en ce moment, parce qu’elle gérait sa vie à côté, elle s’en fichait, après tout, elle allait se marier et elle était prête à admettre dans la moindre hésitation aujourd’hui, que ça, c’était bien plus important que les dossiers qui pouvaient s’accumuler dans un coin de son bureau.

Ils seraient toujours là demain et elle allait finir par s’en occuper. Juste pas ce soir, parce que c’était la saint-valentin et que même sans en avoir conscience, elle n’avait pas franchement été motivée par l’idée de rester jusqu’à pas d’heure à la mairie pour finir tout ça. Elle avait passé sa journée à bosser, alors elle avait bien le droit à un peu de repos et à chaque fin de journée, elle avait l’impression que les bras de Cesare lui manquaient beaucoup trop pour qu’elle puisse rester encore bien longtemps loin de lui. Sa fille lui manquait trop aussi et elle n’aimait pas, les soirs où elle rentrait et que Clara était déjà couchée, trop bien endormie pour qu’elle ose ne serait-ce que rentrer dans sa chambre, de peur de la réveiller. Alors la saint-valentin, ça avait beau être ce truc qui n’avait pas eu d’importance pendant les vingt-cinq premières années de sa vie, aujourd’hui, c’était différent. Aujourd’hui, c’était l’excuse parfaite pour retrouver Cesare un peu plus tôt que prévu et certes, Clara était déjà couchée, mais au moins, elle avait Cesare, qui lui avait de toute évidence été plutôt déterminé à attendre qu’elle soit rentrée pour aller se coucher. Maintenant qu’elle était là avec lui, elle oubliait bien volontiers toute la journée qui venait de s’écouler. Elle oubliait les dossiers sur son bureau et tout ce qui pouvait se passer au quotidien à la mairie. Tout ça, ce n’étaient plus que des détails qui n’avaient pas la moindre importance. Comment le reste du monde pourrait avoir la moindre importance à ses yeux de toute façon, dans ce genre de moments avec Cesare ? Elle avait l’impression de ne même plus savoir où elle était, elle ne pouvait plus réfléchir à quoi que ce soit et ses pensées, elles n’étaient concentrées que sur Cesare et ses attentions, ses gestes, ses baisers qui la faisait nager dans un bonheur tellement plaisant qu’elle en perdait largement la tête. Elle s’estimait déjà bien heureuse, d’avoir malgré tout assez de contrôle pour ne pas laisser son pouvoir reprendre le contrôle. Sa main, celle qui n’était pas dans les cheveux de Cesare, elle était appuyée tellement fort contre le comptoir en dessous d’elle que si elle avait pu se concentrer là-dessus, elle se dirait sans doute que c’était un miracle qu’il ne soit pas encore cassé. Au pire elle s’en foutait, le plaisir qui parcourait son corps, il la faisait frissonner tout autant qu’il contractait chaque fibre de ses muscles. Elle réussit quand même à relâcher le meuble pour attraper l’une des mains que Cesare avait eu contre sa cuisse, pour la serrer entre ses doigts, comme si elle avait besoin de sentir sa peau contre la sienne, besoin de son contact qui pouvait si facilement remplacer l’air qui manquait dans ses poumons tant son souffle se faisait court, alors que le plaisir grimpait, encore et encore à travers son être.

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