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 (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Sam 4 Fév 2017 - 3:58



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YOU WERE NEVER GONE, PICKED UP WHERE WE LEFT OFF

Ils en étaient là, alors. Aucun prétexte, aucun imprévu, aucune mauvaise nouvelle ou aucune bonne raison n’s’était mis en travers de leur route. Ils étaient vraiment au Canada, au mois de février, partis comme si ç’avait été la chose la plus facile qui soit. L’an dernier, ils auraient sûrement eu à penser encore à la quarantaine dressée autour de la ville par la politique de Lancaster. L’an dernier, tout avait été différent, s’imaginait-il dans un coin d’sa tête, à chaque fois qu’il essayait de rembobiner. C’était donc comme ça, que les choses tournaient, quand ils n’étaient que tous les deux, maîtres de leurs choix, et qu’aucun adversaire n’venait foutre la merde dans leurs vies ? Sans conteste, le concept semblait encore bien nouveau : Elizabethtown, ç’avait été totalement différent de ça, une mission qui avait dégénéré, dirait-on. Là, aux dernières nouvelles, ils venaient de prendre de vraies vacances. Juste tous les deux, juste pour eux deux, avec aucune préoccupation, aucune cause plus grande pour happer leurs esprits : c’qu’ils s’étaient dits à leur rencard, concrétisé dans la vraie vie, palpable et bel et bien réelle – une impulsion égoïste, qui les menait à des centaines de kilomètres du Kentucky, et de tout ce qui les attendait encore là-bas. Radcliff et ses problèmes semblaient si loin, maintenant. Et Alec, ça faisait des lustres maintenant, qu’il n’avait plus pris de vacances comme ça ; une éternité qu’il n’pensait plus à lui de la sorte, ou qu’il n’imaginait plus son quotidien écrit pour être ainsi. Juste insouciant, d’une certaine façon. Il avait laissé ce genre d’attitudes au type qu’il avait été à vingt ans, celui qui avait encore eu ses parents pour essuyer les dégâts que son immaturité pouvait causer. Evidemment, maintenant, il n’était pas revenu par ici, il n’cherchait pas à renouer avec cette part de lui, pour répéter les mêmes erreurs et vivre dans les mêmes excès : il n’était qu’avec Calista maintenant, mais déjà rien que ça, pouvoir n’penser qu’à lui, qu’à elle, qu’à un monde qui n’s’étendait pas plus loin qu’eux deux, était un littéral dépaysement. Presque aussi vaste que les décors dehors : les hautes montagnes couvertes d’une neige tenace et fraiche, les grands arbres imposants qui faisaient paraître ceux d’autour de Radcliff, complètement minuscules. Tout semblait minuscule, au fond, comparé aux paysages dans lesquels ils s’étaient déjà aventurés, depuis leur arrivée. Au moins, Alec pouvait se targuer de n’pas avoir menti : tous les kilomètres qu’ils avaient parcouru, en valaient la peine, et même si le Colorado aurait été un bon choix aussi, c’n’était pas grand-chose, comparé à la véritable frontière qui semblait s’être dressée entre eux deux, et c’qu’ils avaient quitté quelques jours plus tôt.

La nuit tombait tôt ici, et les journées semblaient avancer à toute allure : Alec se redécouvrait des envies capricieuses, de n’pas retourner à la réalité brute de béton qui les attendait, de retour à Radcliff. C’était-… bizarre, au fond, de reconquérir toutes ces parts infiniment humaines de lui ; il n’avait pas eu de vie, quelques temps plus tôt, pas de personnes avec qui partager des choses aussi triviales, et personne qui lui serait venu en tête pour avoir de telles envies à ses côtés. Il n’avait jamais été vraiment adulte, un type normal qui vivait une vie normale – exister et profiter, il avait toujours eu le privilège de le faire en tant que fils de riches, en tant que jeune homme à qui on pardonnait tout. Il avait trente-quatre ans maintenant – techniquement et même s’il était figé dans le temps à cause de sa mutation, il n’avait certainement pas l’intention d’retourner vers ce qui avait fait sa réputation, plus jeune. Alors il pensait à tout un tas d’trucs, à mesure que le temps passait : être avec Calista, comme ça, ça lui rappelait l’époque où ils avaient vécu ensemble. En mille fois mieux. Tout ce qu’il y avait eu de négatif, pour lentement mais sûrement les éloigner l’un de l’autre, n’était plus là désormais. Ils étaient juste tous les deux et ça faisait naître dans son poitrail, quelque-chose qui ressemblait à… à ce genre de ronronnement d’aise qu’aurait un chat parfaitement heureux. Le Lynch en arrivait à penser à des trucs qui n’avaient jamais capté son attention, avant – des trucs qui n’auraient jamais importé : ils étaient le quatorze février, techniquement, et s’ils avaient passé une journée qu’il jugerait de parfaite, relaxante, harmonieuse, il n’empêchait qu’il y pensait. Avec un excès déconcertant. Il n’attendait rien, lui, mais peut-être bien que Calista, elle, elle attendait quelque-chose : avaient-ils consciemment ou inconsciemment, volontairement pris ces dates-là pour partir en voyage, rien que tous les deux, coupés de l’univers qui faisait leurs habitudes ? Ils ne pouvaient pas faire des miracles, de toute façon : il n’y avait pas de restaurant quatre étoiles dans les parages, et il doutait que Calista ait emmené une robe de grande classe dans les épais vêtements qu’elle avait dû emmener avec elle. Lui, il n’avait certainement pas pris de costard. De toute façon, tout autant Alec Lynch qu’il demeurait, il était bien incapable de savoir ce qu’on était censés faire à la St Valentin : on s’offrait des cadeaux ? On en profitait pour passer du temps privilégié, ensemble ? C’était ce qu’ils faisaient depuis des jours, désormais. Au fond, qu’est-ce que ça pouvait changer, une soirée ? Ils avaient déjà sorti le grand jeu, en parcourant toute cette distance pour se retrouver rien que tous les deux, profitant du voyage de toutes les façons possibles et imaginables – qui sait, peut-être même qu’ils prolongeraient le retour, qu’ils prendraient leur temps, parce qu’ils le pourraient ; ils étaient littéralement, juste tous les deux, dans un chalet rien que pour eux, tranquille, luxueux et bien entretenu. Pouvait-on vraiment sortir plus grand jeu que ça ? Il n’savait pas, Alec, il n’connaissait pas l’occasion en elle-même : comme un con, il s’retrouvait à penser à ça plus que de mesure, et le voilà qui avait prétexté un coup de fil bidon pour laisser Calista aller prendre une douche toute seule. C’était vraiment du gâchis, pourrait-il penser, d’ailleurs ; ils en avaient déjà parlé, après tout, des douches en solitaire, vraiment trop tristes pour être vécues. A la fin en plus, niveau créativité, il n’avait pas vraiment réussi à venir avec quoique ce soit comme idée, pour marquer le coup ce soir ; peut-être n’était-il pas bon à cela, peut-être qu’y’avait de bonnes raisons qui expliquaient pourquoi il n’avait jamais été comme ça, en couple, le petit-ami idéal qu’on s’arracherait. Il espérait au moins que Calista savait dans quoi elle s’était embarquée.

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she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Sam 4 Fév 2017 - 13:57


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Ça n’avait pas été difficile de se dire, qu’entre le moment où ils en avaient parlé et la période la plus adaptée à un départ au Canada pour profiter de la neige et skier, il y avait mille et un problèmes à régler, tant et si bien que cette discussion qu’ils avaient pu avoir, Alec et Calista, ne se serait jamais concrétisée. Fallait dire que, bien souvent, les problèmes s’enchaînaient bien vite dans la petite ville de Radcliff. Ils le savaient tous les deux, qu’il aurait pu se passer tout un tas de truc pour leur mettre des bâtons dans les roues. Après tout, ça avait été presque un an plus tôt, qu’Alec avait disparu, enlevé par les transmutants. Si fallait penser au passé, elle pouvait aussi se dire Calista, avec un calcul rapide, que logiquement, le mois de février cet année, ça aurait dû être celui marquant la naissance de leur bébé, si jamais il avait existé, plus qu’une poignée de semaine au fond de ses entrailles. C’était facile alors, d’imaginer mille et un scénario pouvant foutre en l’air des vacances au ski, comme si le monde entier semblait bien décider à gâcher tous les bons moments, toutes les bonnes choses qui pourraient leur arriver. Elle avait vraiment pensé comme ça à un moment, Calista, au moins, ça justifiait tous les malheurs, tous les échecs qu’ils avaient pu rencontrer. Mais là, ces derniers temps, elle avait l’impression de pouvoir dire que la roue avait fini par tourner, ou peut-être que plus qu’une histoire de destin, c’était eux, qui avaient réussi à reprendre les choses en mains pour ne pas se laisser bouffer par les problèmes. Depuis quelques mois, depuis Elizabethtown, les choses semblaient beaucoup plus faciles, si bien qu’ils avaient réussi à aller jusqu’au Canada pour profiter de leurs vacances au ski, sans qu’aucun problème ne les retienne à Radcliff et fallait bien avouer que ça faisait beaucoup de bien.

Elle n’était pas sportive pourtant Calista, elle était habituellement plus du genre à rester sur son canapé, devant sa télé plutôt que s’embêter à faire de l’exercice, pourtant, contre tout attente, le ski, ça ne la dérangeait pas. Elle était pas nécessairement la fille la plus douée du monde, d’autant plus qu’elle n’était plus montée sur des skis depuis longtemps, mais elle avait l’impression de pas trop mal s’en sortir. Elle avait encore des courbatures, la preuve qu’elle ne faisait pas assez travailler ses muscles au quotidien, mais elle s’y faisait quand même et elle n’était même pas sûre d’avoir envie de rentrer à Radcliff. Pour le coup, elle aurait bien eu envie de tout plaquer et de s’installer dans un coin du Canada. Sauf qu’évidemment, ce n’était pas une option. Elle avait son entreprise maintenant et elle n’avait pas l’intention de laisser tomber ça, pas alors qu’elle avait enfin l’impression d’être complètement à l’aise dans ce qu’elle faisait. Y avait sa famille aussi à Radcliff, Lorcan et Aspen en tout cas, son père ne faisant plus partie de ses préoccupations et puis, y avait ses débuts de recherches aussi, ses contacts, ses alliances qu’elle avait pu créer dans le but de trouver un remède contre la mutation d’Alec, ça faisait évidemment, partie des trucs auxquels elle ne pouvait pas renoncer. Alors y aurait un moment où faudrait rentrer à Radcliff, mais pour l’instant, elle n’avait pas envie de penser à ça. Pour l’instant, sous cette douche qu’elle prenait seule – dommage – elle préférait réfléchir à des trucs beaucoup plus simples, comme la saint-valentin, c’était aujourd’hui et elle n’y avait pas franchement pensé avant, même pas en faisant ses valises, sinon elle aurait au moins emmenée une tenue adaptée à l’occasion, mais elle avait essayé de rester concentrer sur le fait qu’ils partaient faire du ski, là où ils faisaient froid. Un challenge compliqué pour elle qui avait donc renoncé aux robes et aux talons hauts qu’elle aimait tant. De toute façon, elle n’avait jamais été particulièrement exigeante comme fille, alors dans le fond, tout ce qu’elle voulait pour ce soir, c’était une soirée tranquille avec Alec, même si ça pouvait ressembler à ce qu’ils avaient depuis qu’ils étaient arrivés, ça n’avait rien de lassant, bien au contraire. Une fois sortie de la douche et habillée, elle rejoignit bien rapidement le jeune homme. « J’espère qu’il était vraiment important ce coup de téléphone, parce qu’une douche toute seule, ça craint. » Elle rigolait, elle s’en remettrait de sa douche toute seule, après tout, elle en prenait beaucoup, au quotidien, des douches toute seule. Mais fallait quand même avouer que les douches avec Alec étaient forcément plus agréables, c’était absolument impossible de prétendre le contraire.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Sam 4 Fév 2017 - 22:15



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Quatorze ans plus tôt, quand il avait décidé de suivre Felix, de devenir un hunter, et de croire en cette cause, Alec n’avait eu que très peu conscience de c’que ça pouvait entrainer dans sa vie. Il avait été concentré sur l’objectif de retrouver le tueur de ses parents, et seul ce songe avait fait sens avec ses volontés. Y’avait clairement quelque-chose de bizarre et d’ironique, alors, dans le fait qu’il se retrouve désormais à avoir plié bagages, à avoir volontairement tracé un trait sur Radcliff et tout ce qui se trouvait là-bas, pour se concentrer sur quelque-chose comme… tout ce qu’il y avait là. L’idée de vacances, l’idée de n’penser qu’à lui, qu’au couple qu’ils reconstruisaient pièce par pièce, avec Calista. C’était marrant, quand même, à quel point c’était infiniment facile de le faire quand ils étaient loin des frontières de la ville qui leur avait tant pris, et avait écrit leur histoire d’une façon bien particulière. Pendant trop longtemps, ils avaient été ballotés de mauvaise nouvelle en mauvaise nouvelle ; d’une cruelle réalité vers la suivante. Il y avait pourtant plein de choses qui étaient arrivées ces derniers temps, et qui étaient tout simplement injustes : le décompte dans la tête du chasseur était arrivé à son terme, pour tout ce qui était de cette grossesse dont il avait été question, il y a bien longtemps maintenant. Techniquement, dans un autre univers où les choses n’auraient pas tourné aussi mal, Alec allait devenir père, d’ici peu – et il était bien incapable de savoir comment il l’aurait pris, quels trajets ses pensées auraient emprunté, pour arriver quelque-part. A la bonne décision, il l’espérait ; sinon, pourquoi ressentirait-il cette peine lancinante dans ses entrailles comme si, malgré les peurs, malgré les inquiétudes, malgré l’fait qu’il n’semblait pas être la personne idéale pour tout ça à l’idée que ç’aurait pu, être un jour, une toute petite possibilité. Il n’avait même pas demandé à Calista si les choses étaient réglées à ce niveau-là, comme avec ses jambes, ses cicatrices, toutes les plaies externes qu’elle avait eu à porter pendant trop longtemps. Il n’voulait pas poser la question, au fond ; ironiquement, la réponse pouvait être totalement imprévisible, ils avaient bien passé trois mois à souffrir de toute cette situation, avant que miraculeusement, son sang n’fonctionne enfin comme remède idéal. Et tardif, à la fois. Et peu importait le temps qui passait, à chaque fois qu’il y repensait, le chasseur s’retrouvait à éprouver une rancœur amère à l’égard d’il n’savait qui, il n’savait quoi : cette putain de mutations l’forçait trop souvent à vivre dans la mauvaise direction. Et pour la seule fois où elle aurait pu lui permettre de faire les choses bien, effacer les peines avant qu’elles ne s’incrustent profondément dans leurs chairs, ça n’avait pas marché. Oui, des mois plus tard encore, le Lynch continuait de haïr ce mystère de la science qui leur en avait tant fait chier.

Des songes qu’il n’se réservait qu’à lui-même, quand il était comme ça, esseulé et que son esprit s’mettait en route comme une machine infernale. Il n’avait jamais eu pour habitude de réfléchir avec excès, de se préoccuper des conséquences de ses actes, ou de ce qui aurait pu être s’il avait fait les choses différemment. Maintenant, il semblait que son existence gravitait autour de ça uniquement : peut-être aurait-il dû aller prendre cette douche avec Calista. Après tout, son prétexte avait été stupide, et à la fin, il n’avait rien trouvé comme solution miracle pour sauver cette soirée. Peut-être que les solutions miracles, c’n’était pas son truc, au fond. Il se retrouva quand même à sourire, en entendant la réplique de la jeune femme, quittant l’état paralytique imposé par son cerveau, et abandonnant son téléphone pour se lever, et la rejoindre à quelques pas de là. Ses mains vinrent naturellement trouver les hanches de Calista, sa bouche cueillant un baiser sur les lèvres de la blonde. « J’aurais cru qu’tu me rejoindrais avec rien d’autre qu’une serviette sur le dos. » cru ou espéré, surtout, pour compenser l’absence, ou même pour compenser le fait qu’il n’avait pas fait grand-chose de productif, entre temps, hormis inventer un prétexte débile pour compliquer les choses. C’était la St Valentin, et alors ? Probablement que Calista, elle était habituée à ça, à la fête des amoureux ; toutes celles qu’elle avait passé avec son fameux précédent petit-ami, qui avait eu réponse à tout et s’était adapté à ses passions et répondait à tous ses désirs. Ouais, d’une certaine façon, il avait bien le droit d’être jaloux – jaloux de ça, c’qu’ils avaient eu, c’que d’autres connaissaient si bien en matière de romantisme et dont il manquait tristement, lui : non, Alec n’avait pas compté les dates avant de partir, et maintenant, il se retrouvait presque coincé dans une situation qu’il jugeait inextricable, même s’il essayait de garder la face. « Promis, j’me rattraperai. » il s’engagea, quand même, espérant que Calista n’s’attendait pas à ce qu’il le fasse ce soir, en grandes pompes – un autre jour aurait-il envie d’ajouter, ils avaient plein d’autres jours auxquels penser, hein ? « T’auras qu’à m’dire comment. » et même s’il était sincère, il leva légèrement les yeux au ciel, conscient que Calista pouvait tout autant lui demander de prendre toutes les autres douches du séjour avec lui – ce qu’il ne détesterait honnêtement pas – que de souffrir avec elle les quelques trente plombes que duraient tous les films de la saga du Seigneur des Anneaux réunis.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Dim 5 Fév 2017 - 0:12


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Partir de Radcliff, c’était un peu comme enterrer les problèmes pendant un temps pour se détendre complètement et vu l’année qui venait de s’écouler, ils en avaient bien besoin, Alec et Calista de pouvoir se détendre. Partir au Canada alors, ça avait une excellente idée. Une décision qu’elle était loin de regretter. Elle n’était jamais allée au Canada et elle était certaine qu’y avait pas de meilleure compagnie pour visiter ce coin et skier, que celle d’Alec. Elle était contente qu’ils aient parlé de tout ça, lors de leur fameux premier rencard. Elle était contente aussi, qu’ils aient réussi à concrétiser cette idée, qu’ils soient là maintenant, au Canada, dans un chalet loin des problèmes du quotidien. Ça faisait combien de temps qu’elle n’était pas partie en vacances Calista ? Elle ne se souvenait même plus de ses dernières vacances, tant ça semblait remonter loin. Y avait eu les responsabilités, le boulot, la chasse et puis les problèmes, les deuils, les malheurs. Assez de trucs pour toujours repousser, encore et encore le moment de partir en vacances. Maintenant, ils avaient réussi, Alec et elle à trouver le bon moment, pour partir. Contre toute attente, y avait rien eu pour les retenir et maintenant, ils pouvaient profiter de leurs vacances sans penser au reste. C’était ce qu’elle voulait, Calista en tout cas, se défaire des pensées qui parasitait son quotidien, tous ces trucs qu’elle essayait, encore et encore de chasser, mais qui revenaient bien vite quand elle se retrouvait toute seule. Les histoires avec son père, les problèmes des mois passés en fauteuil, le bébé qu’Alec et elle avaient perdu. Tout ça pour l’instant, elle voulait que ça reste loin de son esprit, parce qu’ils étaient là, ensemble au Canada et qu’en plus, ils pouvaient se dire que ça faisait un moment qu’ils n’avaient pas été confronté à un énorme problème bien emmerdant pour leur pourrir la vie. Y avait bien la mutation d’Alec, qui restait problématique, mais pour l’instant, c’était leur seule grosse emmerde.

Un truc qui méritait presque d’être arrosé dans le fond, mais sans doute que se mettre à fêter ça, ce serait accorder trop d’importance aux mille et un problèmes qu’ils avaient traversé jusqu’à présent. Elle ne savait pas si les choses allaient finir par se compliquer de nouveau, après tout, y avait toujours le problème Rhaena qui trainait dans les rues de Radcliff. Mais elle n’y pensait pas franchement à tout ça. Peut-être que c’était imprudent et naïf et qu’à un moment elle finirait par le regretter, mais il était clair qu’elle ne pensait pas à Rhaena et au fait que cette dernière pourrait bien avoir envie de la tuer, à chaque fois qu’elle quittait son appartement. Elle avait encore moins envie d’y penser maintenant qu’elle était ici avec Alec.  « Tu m’as laissée toute seule sous la douche, tu mérites pas ce cadeau. » Elle haussa les épaules, un sourire accroché aux lèvres. Elle aurait pu, en effet sortir de cette salle de bain juste en serviette, dans le fond, ça lui aurait simplifié la vie à elle, de ne pas avoir à remettre des vêtements. Maintenant qu’il était là tout proche d’elle, elle se demandait presque pourquoi elle l’avait eu, ce réflexe de s’habiller. « Hmmm, c’est intéressant ça. » Si ça voulait dire qu’elle pouvait lui demander tout ce qu’elle voulait pour qu’il se rattrape, c’était intéressant, en effet. « C’est la saint-valentin. J’veux des roses, du chocolat, du champagne et un collier de diamant. » Dans le genre cliché de la fille qui attend qu’on la trouve de cadeaux et de romantisme pour la saint-valentin, on ne pourrait pas beaucoup faire mieux que ça non ? Mais évidemment, elle laissa échapper un léger ricanement, avant de venir l’embrasser. « J’rigole. J’pense que j’vais réussir à m’en remettre de cette douche. » Et ce, sans qu’il ait besoin de se plier en quatre pour se rattraper. Evidemment, que ça aurait été mieux s’il avait été là, mais y avait rien qui interdisait de prendre deux douches dans une soirée de toute façon. « Joyeuse saint-valentin. » Releva-t-elle, avant de l'embrasser à nouveau. Pour une fête pareille, elle, elle était certaine qu’elle ne pouvait pas rêver mieux que tout ce qu’ils avaient là. Les vacances, la neige, le chalet et la tranquillité, dont ils pouvaient profiter, ensemble, rien que tous les deux. Tout était parfait, elle n’avait pas besoin de roses, de chocolats, de champagne et encore moins d’un collier de diamants qu’elle n’oserait sans doute même pas porter, vu la valeur du truc.  

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Dim 5 Fév 2017 - 5:20



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Le couple, l’amour, la St Valentin ; les plaisirs et les blessures qui venaient avec tout ça : rien n’aurait prédestiné Alec Lynch à connaitre tout ça avec une personne comme Calista Wolstenholme. Ils se l’étaient déjà dit, et chaque petit moment qu’ils passaient ensemble tendait à le leur prouver – ils étaient très différents. Dans leur façon de voir les choses, de percevoir les histoires comme ça, dans leur façon de concevoir l’avenir probablement aussi – dans la vie de tous les jours également. Alec, lui, la plupart du temps dans toute cette situation, il ne savait pas vraiment ce qu’il vivait : qu’est-ce que ça voulait dire, quand on partait en vacances avec quelqu’un d’autre, creusant une distance de milliers de kilomètres entre eux deux, et tout ce qui leur était familier, connu comme la ville dans laquelle ils vivaient au quotidien ? Est-c’que ça avait une signification particulière, chez les amoureux ? Est-c’que, quelque part, dans un magazine débile, ou peut-être dans la tête de la blonde elle-même, le fait qu’ils aient plié bagages pile autour de la St Valentin, voulait signifier quelque-chose ? Alec, il n’savait pas vraiment comment sortir le grand-jeu : c’était complètement ironique pour lui, que de telles choses puissent être tout à fait normales pour d’autres personnes. Que d’autres gens n’aient probablement pensé qu’à ça pendant les derniers jours qui venaient de passer : au fait que c’était la fête des amoureux, et que c’était une occasion à marquer au fer rouge. Quand ils avaient été en couple, déjà, le chasseur avait presque eu l’allure d’un petit-ami pas forcément très attentif ; il n’pensait pas à Calista quand il passait devant un magasin de fleurs ou une boîte de chocolats, et il n’y avait jamais eu de période pendant leur romance où il avait débarqué, soir après soir, avec un joli bouquet pour remonter l’humeur générale. Peut-être qu’au fond, ça n’aurait rien changé. Peut-être aussi pourtant, que ça aurait insidieusement, lentement mais sûrement, changé plein de choses. C’n’était pas pour rien, d’une certaine façon, qu’il espérait que Calista le connaisse assez pour savoir de qui elle s’était éprise – la pauvre, la folle : elle n’pouvait pas avoir d’attentes surdimensionnées. Pas maintenant, du moins ; la dévotion d’Alec, elle se traduisait en d’autres gestes – de la patience silencieuse par exemple, l’acceptation du fait qu’elle n’ait pas envie de parler quand elle se retranchait dans son silence, ou même l’envie de lui ôter le fardeau du doute de ses épaules, en cherchant sans relâche un remède contre sa paralysie. Il avait volontairement oublié tout ce qui avait pu concerner sa mutation à lui, exigeant d’Andreas Kovalainen qu’il vienne avec un remède pour la Wolstenholme avant n’importe quoi d’autre ; alors on n’pouvait certainement pas dire qu’il était un amoureux égoïste, de ceux qui s’faisaient toujours passer avant l’autre. Mais il était… incroyablement novice en toutes ces choses que les autres avaient l’habitude de faire, avec leur romantisme, leurs bonnes idées, leur normalité. Alec, il était un expert pour séduire, un connaisseur en charme et en drague ; aimer sur le long terme, alimenter la flamme, c’n’était pas c’qu’il connaissait de mieux – en était, probablement preuve, leur romance qui avait si mal tourné.

Sûrement que l’histoire du faux coup de fil, de la douche passée en solitaire, n’en était qu’une énième preuve ; Alec s’retrouvait à en payer les conséquences, aussi minimes étaient-elles, à deviner par le sourire de Calista et l’allure moqueuse des étoiles dans son regard. En réponse, il ne put qu’avoir un sourire pincé, un faux air désolé, l’expression d’un sincère regret à l’idée d’avoir loupé tout ça. Qu’elle ne croit que c’était par manque d’intérêt – ils avaient toujours su rendre leurs douches parfaitement intéressantes ; « Si tu comptes me l’faire payer pendant le reste des vacances, tu ferais mieux de me le dire tout de suite. » ricana-t-il, quand même, l’œillade malicieuse lui aussi ; peut-être bien que si elle lui disait ça, il allait l’embarquer sur son épaule à l’instant, et la ramener direct sous la douche pour tout de suite compenser. Il n’pourrait décemment pas laisser une telle chose arriver. Mais le mot tomba, presque comme un couperet, et pourtant pas si désagréable que ça : Alec n’en perdit pas son sourire, observant Calista. C’était la St Valentin, ouais, et tristement, à voir tout autour d’eux, ils n’avaient pas eu d’idée brillante l’un comme l’autre, ni même vraiment assez de capacité à appréhender les choses, pour préparer une soirée à l’avance. Etait-ce censé être une tâche exclusivement réservée aux hommes, après tout, d’organiser la St Valentin ? « J’avais commandé tout ça, à Cupidon… mais j’crois qu’il est coincé dans la neige, ou un truc comme ça. » la commissure de ses lèvres se retroussant dans un ricanement, Alec ne put retenir son petit sarcasme : il fallait quand même admettre, en toute honnêteté, que même s’il avait dû y penser la veille, à toute cette histoire de St Valentin, ils étaient limite déjà trop isolés pour qu’il trouve des trucs aussi extravagants qu’un collier en diamants dans les parages. A la limite, les roses, le chocolat. Le reste, c’était déjà infiniment plus compliqué. « C’est brave à toi, de t’en remettre. On a encore assez de jours devant nous pour que j’te fasse oublier ça. » et dans son rictus, quand bien même sa main avait été ancrée à la hanche de la blonde – claire marque de séduction sans détour, il vint hisser celle-ci pour égarer une caresse sur sa joue, juste entre leurs baisers et leurs sourires communicatifs. « Joyeuse St Valentin. » il répondit, l’amusement, l’envie, l’excitation, ce il ne savait quoi passant de l’un à l’autre, une effervescence des sens qui fit s’élargir le sourire à ses lèvres. C’était nouveau, la St Valentin – mais évidemment avec Calista, ce n’était certainement pas une mauvaise chose. « J’suis pas vraiment doué avec tout ça. » et même si Alec aurait voulu pouvoir jouer les fiers et les assurés pendant le reste de la soirée, il ne put s’empêcher de lâcher cette confession, au moins toujours avec le sourire, pinçant légèrement ses lèvres dans une expression désolée. Il était doué pour plein d’autres trucs, de l’autre côté – les douches, par exemple – mais… c’n’était pas si difficile, au fond, d’avouer une inévitable vérité à Calista.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Dim 5 Fév 2017 - 13:41


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alec lynch et calista wolstenholme

Elle n’avait pas en mémoire toutes les saint-valentin qu’elle avait pu passer en couple. Y en avait eu, c’était certain, mais ça avait toujours été très simple, rien de trop extravagant, qui resterait gravé dans sa mémoire jusqu’à la fin de sa vie. Elle ne faisait pas partie de ces filles qui tenaient à la saint-valentin comme à la prunelle de ses yeux et qui pourrait péter un câble, si son cher et tendre n’était pas disponible ce soir-là. Elle n’avait même pas fait attention au fait que le quatorze février tombe en plein dans le période de vacances. Elle avait proposé les dates qui l’arrangeaient le plus en fonction du boulot qu’elle avait, des réunions importantes qu’elle ne pouvait pas décaler, mais certainement pas avec l’idée en tête qu’elle avait envie de passer la saint-valentin au Canada avec Alec. Maintenant qu’elle s’en rendait compte, elle pouvait quand même se dire que c’était sympa que ça tombe maintenant, pendant qu’ils étaient là, rien que tous les deux, en amoureux. Mais elle n’avait rien attendu de particulier pour ce jour-là. Elle n’était pas une fille très exigeante de toute façon, elle n’avait pas envie qu’on la couvre de cadeaux. Elle ne comprenait pas pourquoi, y avait dans l’esprit des gens qu’un mec romantique c’était un type qui offrait des cadeaux, des fleurs et compagnie, ça donnait quand même l’impression que les filles choisissaient leurs compagnons en fonction de leur porte-monnaie, parce qu’évidemment, un mec faisant plein de cadeaux, c’était un homme riche. Calista elle, elle n’était clairement pas intéressée par ça. Alec était riche ouais, mais ce n’était pas pour ça qu’elle s’était intéressée à lui. Elle n’avait eu connaissance de sa fortune que plus tard, de toute façon et même maintenant qu’elle savait, elle n’attendait pas de lui qu’il dépense son fric pour elle. Ce cliché, ça donnait quand même l’impression que pour avoir une femme, il suffisait d’avoir du pognon, ça marchait peut-être avec certaines filles, pas avec elle.

Elle avait une vision du romantisme qui faisait qu’elle préférait les petites attentions simples, les baisers, les caresses et les ‘je t’aime’ qui valait quand même mieux qu’une tonne de bijoux ou des bouquets de fleurs qui finissait par faner. C’était joli et ça faisait toujours plaisir, mais c’était pas non plus primordial dans une histoire d’amour, de son point de vue à elle, en tout cas. Les moments qu’elle passait avec Alec, ceux qui faisaient battre son cœur de la plus agréables des façons, ils valaient mieux – d’après elle – que tout l’or du monde de toute façon et ce même quand elle le retrouvait, après être sortie d’une douche qu’elle avait été obligée de prendre toute seule. « Non, t’inquiète pas, je voudrais pas gâcher les vacances, pour une douche. » Ce serait dommage quand même et sans doute que ça ferait d’elle la fille la plus susceptible et rancunière du monde, ce qui était loin d’être le cas. Alors non, elle n’allait pas lui faire payer cette histoire de douche pour le reste des vacances, d’autant plus que ce serait une punition pour elle aussi, alors ce serait complètement idiot. « Mince alors, Cupidon assure vraiment pas. » Elle en rigola de cette histoire, au pire Cupidon, il pouvait bien rester là où il était, en train de se geler le cul dans la neige, ils n’avaient pas besoin de lui tous les deux et elle, elle n’avait certainement pas besoin des roses, de chocolats, de champagne ou de collier en diamants. Elle avait juste besoin d’Alec et ça elle l’avait déjà puisqu’il était là, juste en face d’elle. « Tant mieux, j’ai vraiment besoin que tu m’fasses oublier ça. » C’était déjà oublié dans le fond, puisque ce n’était qu’une douche, pas un truc insurmontable, mais elle n’allait pas refuser tout ce qu’il pouvait avoir en tête pour lui faire oublier ça. L’entendre lui souhaiter une bonne saint-valentin, dans le fond, c’était largement suffisant pour lui faire oublier les regrets d’une douche prise toute seule comme une malheureuse, pendant quelque chose comme un pauvre quart d’heure. Ses mains agrippées à ses épaules, elle lui adressa un sourire, à la suite de sa réplique. « Moi je trouve que tu t’en sors déjà très bien. C’est la première fois que je passe la saint-valentin dans un chalet au Canada. » C’était déjà impressionnant du coup, pour une saint-valentin. « Et on est ensemble, c’est tout c’qui compte. » Elle ne demandait pas mieux que ça, Calista, une soirée avec lui, à Radcliff ou au Canada, ça aurait été parfait, bien qu’elle devait quand même admettre qu’elle préférait être au Canada, mais si ça avait dû être avant ou après ce jour-là, ou tomber à l’eau pour une quelconque raison, elle n’en serait pas morte. Elle était heureuse, cependant, de la façon dont les choses avaient pu se goupiller, pour qu’ils soient là, ensemble, aujourd’hui.  

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Lun 6 Fév 2017 - 22:05



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Alec, il avait toujours su que l’argent et le renom de ses parents, l’héritage qu’il avait sur un compte quelque-part, auraient pu être des arguments faciles pour draguer une femme. Il n’pouvait pas non plus prétendre ne pas avoir joué de ses charmes, de sa capacité à flirter, de ses talents pour faire miroiter à des inconnues, des choses totalement hors de portée. Il pourrait offrir à n’importe qui, n’importe quelle partenaire exigeante et dépensière, toutes les possibilités du monde ; et il savait évidemment, que c’n’était pas de ça que Calista était faite. Dès le moment où ils s’étaient rencontrés, il avait toujours été évident que Calista Wolstenholme était aux antipodes des filles qu’il avait l’habitude d’essayer de berner : il n’avait pourtant pas hésité, plus jeune, non plus, à faire tourner la tête des ‘filles sages’, de ces intellos qui se pensaient respectables, et cachaient leur sex appeal derrière tout un tas de gadgets et de phrases bizarres que le commun des mortels ne comprenait pas. Alec, il avait toujours su, ouais, le contrôle qu’il pouvait avoir sur une situation amoureuse ou charmeuse, dès qu’il était avec quelqu’un du sexe opposé : son apparence physique, le patronyme qu’il portait, le fait qu’il sorte une carte bancaire pour payer les trucs les plus extravagants, ou même sa capacité à être malin et sardoniquement séducteur, il avait développé tous les atouts à portée de mains. Des armes desquelles il se retrouvait presque dépossédé, quand il était en face de Calista : il n’avait jamais cherché à l’impressionner en lui parlant de son compte en banque, ou de ce que le nom de ses parents avait pu signifier à Elizabethtown. Et puis, au-delà de tout ça, plus il en avait appris sur elle, plus il avait lui-même été surpris, de toutes les ressources qu’elle cachait, au premier regard : on n’la soupçonnait pas d’être une chasseuse, ou la fille d’un homme d’affaires riche, et pas forcément non plus, quelqu’un d’intelligent et ambitieux. Trop longtemps, la blonde avait vécu dans l’ombre de bien des choses, là où Alec avait eu pour aspiration de toujours briller : pour les quatorze dernières années, il avait surtout aspiré à se faire un nom dans le monde de la chasse – et il avait réussi, malheureusement pour lui, maintenant. Mais Calista-… Calista, elle avait toujours été moins ; la disciple de Lancaster, l’assistante de celui-ci, la petite blonde qui se pointait au commissariat pour sortir les autres de la merde, celle dont les actions n’étaient pas forcément visibles et palpables, tapées à la va-vite sur un clavier dans un bordel qu’elle seule comprenait. Ouais, constamment Calista avait véuc dans l’ombre de tout ce qui était plus grand et plus fort qu’elle ; et pour la connaître, la comprendre, pour l’aimer, il avait fallu qu’Alec fasse preuve d’une patience et d’un soin dont il n’avait jamais fait preuve, avec toutes les femmes qu’il avait un jour côtoyées.

Peut-être que c’n’était pas pour rien, alors, qu’ils se retrouvaient là où ils étaient, maintenant : et aussi surprenant que cela puisse paraître, le fameux Alec Lynch, adorateur de la drague et des aventures sans lendemain, n’arrivait pas à tourner la page de la discrète Calista Wolstenholme. Et c’était avec elle, qu’il fêtait la St Valentin en bonne et due forme pour la première fois : évidemment, il avait eu ces petites amies d’ordre classique, au lycée ou à l’université, qui n’avaient pensé qu’à ça, presque, au quatorze février où il leur offrirait un cadeau. Et le Lynch avait surtout profité de l’occasion pour briser des cœurs, envoyer sa dulcinée balader, ou même carrément la tromper, sous prétexte qu’elle était trop chiante pour être supportable. Là, il n’avait pas envie de gâcher les vacances, ni quelque ligne que ce soit sur le reste de leur histoire : à cause d’une douche ou à cause de la St Valentin. Ils n’étaient pas des adolescents, après tout, mais ça allait bien au-delà de ça – la dévotion d’Alec vis-à-vis de tout ce qu’il se passait, elle l’avait poussé à traverser des moments douloureux, elle l’avait poussé à ravaler sa fierté, sa rancœur, ce qui aurait aisément pu aveugler son jugement, pour revenir là où ils en avaient été. Essayer d’voir ce qu’ils pourraient être, comme ça. « J’m’en voudrais vraiment, qu’un coup de fil gâche toutes les vacances… » s’il souriait, il leva les yeux au ciel, quand même ; heureusement que Calista n’était pas ce genre de femme-là – s’il n’avait pas l’intention d’être vexé parce qu’elle n’était pas venue le rejoindre juste avec une serviette sur sa peau encore humide et chaude, façon sexy, elle pouvait bien lui pardonner toutes les conneries qu’il était prêt à inventer pour… pas grand-chose, en pratique. En théorie, il avait eu beaucoup plus de volontés que ça, mais fallait croire que par manque de pratique, en amour, le chasseur n’était pas un expert du romantisme, ou de l’idée de génie, venant tout régler. « Ouais… tout ce qui n’arrive pas ce soir, tu peux le blâmer sur Cupidon. » il ricana, parce qu’heureusement Calista le connaissait assez pour déceler le sarcasme là où ç’aurait pu être de la mauvaise foi aux yeux d’autres femmes, ou même un vrai prétexte qu’il aurait pu servir : après tout, tant pis pour elle si Cupidon l’avait faite tomber amoureuse d’un type comme lui. Ne savait-elle donc pas, qu’il était un peu bon à rien ? « Mince alors, ça devait vraiment être une douche très solitaire. » dit-il, offrant une moue désolée à Calista alors même que ses mains, elles, faisaient déjà bien les choses, enserrant la taille de la jeune femme pour qu’ils soient l’un contre l’autre – là au moins, elle ne pouvait pas souffrir de quelque forme de solitude que ce soit. C’était impossible ; sinon, ce serait à son tour de finir faussement vexé. Ils étaient au Canada, oui, après tout, dans un beau chalet qu’ils avaient choisi, rien que pour eux deux, pour n’pas avoir peur de déranger les voisins ou de se faire déranger par des voisins. Et il captait assez bien l’attention de la jeune femme pour qu’elle n’pense pas à son ordinateur, ou son téléphone, ou internet – en gros, il faisait un job plutôt décent, hein. « J’suppose qu’on a d’autres trucs à manger. Et peut-être… de l’eau ou du vin à boire. De toute manière j’croyais que t’essayais encore de décuver de Thanksgiving. » elle le lui avait rappelé à Noël, près d’un mois après leur Thanksgiving qui avait tant marqué les esprits, entre eux deux. Alors peut-être bien qu’encore en février, elle avait besoin de récupérer de Thanksgiving ; et de Noël, et de tous ces bons moments qu’ils passaient ensemble, aussi incroyable que ça puisse paraître.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Lun 6 Fév 2017 - 23:26


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Elle n’était pas une fille très exigeante Calista, que ce soit en amour ou ailleurs, elle n’avait jamais été quelqu’un avec des attentes surdimensionnées. Au contraire sans doute, elle avait été habituée à revoir ses attentes à la baisse, doit disant que si elle se montrait trop exigeante, trop ambitieuse elle allait forcément être déçue du résultat parce qu’elle était trop nulle pour réussir quoi que ce soit dans sa vie. C’était une idée à laquelle elle avait par se faire Calista au fil des années, un truc qui avait fait partie d’elle pendant tellement longtemps, qu’elle avait du mal à s’en défaire. Elle faisait de son mieux quand même à présent, pour avoir un peu plus confiance en elle et croire qu’elle pouvait bien réussir à faire quelque chose de ses dix doigts. Elle s’en sortait pas trop mal avec son entreprise, certes, ce n’était pas le truc mondialement connu qui lui faisait gagner des milliards, mais elle s’en sortait quand même plutôt bien. Avec Alec aussi, il semblait bien que ça fonctionnait mieux qu’avant. Le fait qu’ils fassent les choses plus lentement, ça aidait forcément. La première fois, ils avaient grillé trop d’étapes, pour tout un tas de raisons, le plus souvent, parce que le reste du monde leur avait imposé de faire des choix sans qu’ils puissent vraiment y réfléchir. C’était mieux comme ça, elle avait l’impression que les choses étaient plus stables que ce soit entre eux deux, ou à Radcliff plus généralement et c’était vraiment bien comme ça. Elle voulait que ça continue comme ça, alors, même si c’était la saint-valentin, elle n’avait pas l’intention de se mettre à faire des caprices bidons, comme pouvait le faire beaucoup de femmes à cette période de l’année. Elle n’avait pas besoin qu’on la couvre de cadeau et qu’on se démène pour lui faire plaisir. Elle avait déjà bien plus qu’elle n’aurait pu l’espérer, ici au Canada avec Alec.

Elle se disait que rien ne pouvait venir leur gâcher leurs vacances de toute façon. Elle n’avait même pas envie de prêter une très grande attention aux mails et aux messages qu’elle pouvait recevoir, quand bien même elle regardait régulièrement elle laissait ça de côté en se disant qu’elle s’en occuperait plus tard.  Radcliff et tout ce qui allait avec ça pourrait bien attendre quelques jours qu’ils reviennent de vacances. Est-ce qu’y avait seulement eu un coup de téléphone à passer du côté d’Alec ? Elle n’en savait rien et franchement elle s’en fichait un peu. Elle n’allait vraiment pas lui en vouloir pour le reste des vacances. Elle avait envie d’en profiter à fond, pas de les gâcher pour des raisons complètement débiles. « Ouais hein, ce serait quand même dommage. Ou alors faudrait quand même que ce soit trèèèèès important. » Elle haussa les épaules, au pire, ça n’avait pas d’importance tout ça. Ce soir, c’était la saint-valentin, ils étaient là tous les deux, et malheureusement, ce pauvre cupidon s’était perdu quelque part dans la neige, c’était vraiment tragique ça, elle n’aurait pas tous les cadeaux qu’elle méritait. « Okay, je suppose qu’il a qu’à mieux faire son job en même temps. » Elle lâcha un léger rire, de toute façon, elle doutait forcément qu’un Cupidon puisse exister, ça faisait clairement partie des choses auxquelles elle ne croyait pas. C’était un ange après tout Cupidon et pour croire en ce genre de choses, fallait sans doute croire en tout ce qui allait avec et Calista elle était complètement athée, elle ne croyait pas aux anges, ni en Dieu, ni en rien de tout ça. « Ouais, ça m’a vraiment angoissée. » Elle mima une moue attristée, comme si cette épreuve pouvait avoir été vraiment dure à traverser pour elle. Un traumatisme pour lequel elle avait vraiment besoin de lui pour s’en remettre, de sa présence, de ses câlins, de ses baisers et de tout ce qui pouvait aller avec. « Je pense qu’on devrait avoir de quoi survivre oui. » Elle leva quand même les yeux au ciel, à cause de la remarque sur le vin. Elle s’en était remise, depuis Thanksgiving, heureusement quand même, mais elle se disait quand même qu’il fallait qu’elle fasse attention à ne pas trop abusé, après tout, une cuite au beau milieu des vacances c’était un peu moyen. « Non, j’essaie de limiter ma consommation d’alcool pour sauver mon honneur. J’ai pas envie de passer pour une pauvre fille complètement cuite après quelques verres. » Elle était petite, mince, son organisme ne pouvait pas supporter une forte concentration d’alcool, c’était biologique et franchement c’était un peu ridicule de se mettre à se marrer pour un rien au bout de trois verres. Elle préférait quand même pouvoir garder l’esprit clair et la tête sur les épaules, y avait pas de mal à ça, surtout s’ils voulaient pouvoir profiter pleinement de leur fameuse soirée de saint-valentin.  

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Jeu 9 Fév 2017 - 0:01



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S’il n’y connaissait pas grand-chose en amour, en rendez-vous romantiques, en exigences dans un couple, Alec avait quand même la prétention de bien connaître Calista : il savait qu’elle avait cette façon de se contenter de ce qu’il y avait, de hausser les épaules en balayant les torts éventuels en disant que c’était ‘tout ce dont elle avait besoin’. C’était cette attitude, sûrement, qui l’avait faite s’accrocher à son patriarche pendant tant d’années, alors qu’elle se disait que c’était ce qu’elle avait. C’n’était pas idéal, c’n’était pas parfait, c’n’était même pas flatteur ou bien pour elle, mais c’était ce qu’elle avait, et elle devait bien faire avec. Alec, rien que par pointe d’orgueil, il ne voulait pas être ce genre d’histoire-là, dans l’esprit de la jeune femme : il n’voulait pas être celui qui ne remplissait que des attentes minimales, ne faisait pas de surprise et se reposait presque sur ses lauriers, l’aisance des sentiments que Calista avait encore pour lui, malgré tout ce qui était arrivé. N’était-ce pas ce qu’Alistair Wolstenholme avait fait, pendant tant d’années ? Se reposer sur les sentiments généreux de la blonde, user de ceux-ci même pour qu’elle s’adapte, elle, aux circonstances, plutôt qu’il ne fasse le moindre effort ? Ce soir au moins, le jeune homme pouvait toujours croire que tout ce qui n’avait pas été organisé n’était pas parce qu’il glandait, parce qu’il n’avait pas eu envie ou le désir de faire quoique ce soit d’autre. Il n’avait juste pas pensé à la St Valentin ; à force de ne jamais la fêter avec qui que ce soit – jamais sérieusement, du moins – peut-être bien que son cœur amoureux avait bien du mal à se faire à l’ordre logique du calendrier. Ils avaient passé ces derniers mois dans un monde d’évidences et de jours paisibles comme il n’aurait jamais pu l’imaginer, après tout : leur premier rendez-vous, Thanksgiving, Noël, la nouvelle année, les petits moments ensemble quand ils se retrouvaient quelques soirs par semaine, juste pour se voir ; Alec vivotait de ça ces derniers temps, un aspect normal de sa vie qu’il essayait de lentement mais sûrement construire. Il se sentait moins paumé, au fond, quand il retrouvait Calista ou quand ils s’évadaient de Radcliff pour un temps, juste tous les deux : c’était à peine si Alec se souvenait, là maintenant, qu’il était un transmutant immortel dont les blessures pouvaient guérir bien vite, son sort suspendu à tout un tas de mystères qu’ils n’avaient pas encore résolu. Quelques mois plus tôt, il se serait dit que partir en vacances aurait été une distraction dont il n’avait pas besoin : rien que pour se consoler, pour solidifier des assurances quelles qu’elles soient alors qu’il vivait sans la Wolstenholme dans sa vie, il avait fini par se dire que même l’amour sous ses aspects les plus infimes, n’était pas un privilège pour lui, mais un investissement de son temps, d’son cœur et de son âme, dans lequel il n’pouvait pas s’engager.

Contre toute attente, il était là pourtant, l’esprit focalisé sur l’idée que c’était la St Valentin, que la fête était venue distraitement se poser au beau milieu de leurs vacances au Canada, et qu’irrémédiablement, ça crevait les yeux, qu’ils n’avaient pas eu l’idée d’organiser grand-chose. Connaissant Radcliff comme ils la connaissaient, vivant là-bas avec leurs habitudes, s’ils avaient été au Kentucky, ils auraient toujours pu combler les vides avec un genre d’improvisation : l’improvisation, ce soir, était limitée à ce qu’il y avait autour d’eux, dans ce chalet – au moins, l’espace était grand, calme et luxueux, c’était déjà ça. Partout autour, pourtant, c’était la neige qui recouvrait les montagnes, des pistes de ski à des kilomètres à la ronde, des forêts dans d’autres directions : il devait bien y avoir des restaurants, quelque-part au beau milieu des stations de ski qui attiraient tous les touristes, mais voulaient-ils vraiment fêter leur St Valentin comme ça ? Oui, s’il s’était souvenu de l’occasion, Alec aurait surtout embarqué des choses pour organiser une soirée ici – il n’était pas asocial, craintif du monde extérieur ou autre, évidemment, mais il avait déjà eu l’occasion, lui, de découvrir qu’il aimait surtout les moments intimes avec Calista. Quand ils étaient tous les deux, ou dans un groupe restreint, à n’pas avoir besoin de parler par-dessus la foule pour avoir une discussion ; quand ils pouvaient juste se laisser porter par le moment : il avait eu pour habitude de toujours planifier les choses, pourtant. Alec était quelqu’un de méthodique, organisé, qui n’se laissait que rarement place à l’improvisation : en amour, c’était différent, mais ça n’voulait pas pour autant dire qu’il faisait preuve d’une imagination débordante pour tous les cas. « Ouais. Maintenant on va être obligé d’improviser avec notre imagination. » blâmer un ange qui n’existait pas, un destin ou un bon dieu en lesquels ils ne croyaient pas, clairement, c’était juste une combine pour tirer le sourire complice sur les lèvres de Calista. Il espérait, quand même, qu’elle se doutait que son air contrit et l’arôme qui flottait dans l’air étaient dus à son impuissance. Il ne pouvait pas remonter le temps pour organiser une St Valentin parfaite plusieurs jours à l’avance : et tous les deux, ils avaient assez parlé de leurs vacances en amont pour savoir que rien de tout ceci n’avait été organisé avec l’idée de passer la St Valentin précisément, dans les montagnes. « Angoissée, carrément ? » face à la moue triste de la jeune femme, il eut lui, un air surpris, avant qu’un ricanement ne rattrape la conversation ; ils se comprenaient tous les deux, dans leur façon d’exagérer les choses – au pire, Alec pouvait toujours lui promettre de ne plus laisser plus de deux mètres s’étendre entre eux deux. A ce rythme-là, elle allait angoisser de l’avoir toujours trop près d’elle. Avec tendresse, il était venu remonter ses mains jusqu’aux cheveux de Calista, les caressant, assemblant ses mèches blondes en une queue de cheval, pour permettre à ses doigts de venir doucereusement masser sa nuque. « C’est marrant que tu penses avoir un honneur à sauver avec moi. » il ricana, d’un air sardonique et moqueur, en arquant un sourcil au moment de croiser son regard : c’était une chose, qu’elle surveille ses verres de vin quand ils étaient dans un restaurant pour ne pas finir dans la rue à faire des bonshommes de neige au milieu de la route. Mais elle ne pouvait pas prétendre avoir grand-chose à lui cacher, à lui, même s’il parlait surtout avec une taquinerie suave pour l’embêter, ce soir.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Jeu 9 Fév 2017 - 13:44


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Calista, elle était le genre de femme qui croyait en l’amour, peut-être qu’elle n’avait jamais considéré qu’elle avait absolument besoin de ça dans sa vie pour être heureuse, qu’elle n’avait pas eu comme grand objectif de sa vie de trouver quelqu’un avec qui se poser, quelqu’un à aimer et qui l’aimerait en retour. Fallait dire que, pour trouver l’amour, fallait quand même sortir de chez soi et donc lâcher son ordinateur et sa télévision, alors non, clairement, elle n’avait pas couru après ça comme après un  besoin vital dont elle aurait besoin pour survivre. Mais, elle avait eu des relations, des histoires plus ou moins longues qu’elle avait toujours pris au sérieux, jusqu’au jour où il avait fallu lâcher prise parce que les choses ne marchaient plus comme elles le devraient. Elle y avait cru, à chaque histoire dans laquelle elle s’était engagée et pourtant, elle n’avait jamais prétendu avoir rencontré l’homme de sa vie, le prince charmant, celui qui était fait pour elle parce que c’était le destin qui l’avait voulu ou bien un ange qui avait décidé de marquer leurs deux cœurs pour les faire battre au même rythme. L’amour, il lui avait toujours semblé que c’était quelque chose de plus compliqué que ça, qu’elle ne pouvait pas expliquer et qu’elle ne cherchait de toute façon plus à expliquer depuis longtemps. Ce qu’elle savait, c’était qu’au moins, quand les circonstances autour n’étaient pas catastrophiques, ça la rendait heureuse, ça rendait les jours meilleurs, et ça donnait l’impression que l’avenir serait forcément radieux. Des impressions trompeuses, sans doute, quand un élément entrait en scène pour tout flinguer, comme ça avait pu être le cas, quelques mois plus tôt entre Alec et Calista, parce que son père à elle avait ajouté trop de problèmes dans sa vie, bien plus qu’elle n’était capable d’en gérer. Mais ça allait mieux maintenant. Alors, elle avait beau savoir qu’aucun ange n’avait décidé de la mettre avec Alec, que ce n’était probablement pas leur destinée, ça ne changeait rien à sa volonté de vouloir s’engager dans cette relation.

Elle n’avait pas l’impression que pour que ça puisse marcher entre elle et Alec, elle avait besoin d’une belle saint-valentin, avec des fleurs partout et des cœurs à ne plus savoir quoi en faire. Passer la soirée avec Alec, ça suffisait largement. Passer la soirée avec Alec dans un chalet au Canada, c’était parfait. Elle n’avait plus envisagé de partir si loin de Radcliff depuis longtemps et maintenant, y avait rien ni personne qui lui ferait regretter ces vacances avec Alec. Au final, même si ça n’avait rien de planifier, ça avait probablement du bon que cette saint-valentin, leur première ensemble, tombe pile à ce moment-là, ça rendait forcément les choses plus belles encore que s’ils avaient dû être à Radcliff et passer une excellente soirée ensemble. Alors tant pis, si le pauvre Cupidon s’était perdu dans la neige, ils s’en remettraient. Ils n’avaient pas besoin de lui pour passer une bonne saint-valentin de toute façon. « Hm, ouais. Ça donne quoi, dans ton imagination, une parfaite saint-valentin ? » Elle pourrait jurer elle, que dans son imagination, ça donnait exactement ce qu’ils avaient là. La chaleur de ce chalet, la beauté des paysages dehors, les vacances et eux deux, ensemble, tranquillement à pouvoir profiter d’une soirée en amoureux. Dans son imagination, ça incluait aussi un moment où ils retireraient leurs vêtements, pour quelque chose d’un peu plus érotique, c’était évident après tout, puisqu’elle avait été si angoissée de se retrouver toute seule sous cette douche, alors qu’évidemment, l’idée de la prendre avec Alec incluait bien plus qu’un shampoing et un coup de gel douche. « Ouais, je panique moi à l’idée de devoir prendre une douche toute seule, alors que t’es dans la pièce d’à côté. » Heureusement que ce n’était pas réellement le cas, sinon elle aurait eu un sacré problème psychiatrique. Elle l’avait prise toute seule sa douche, sans se sentir angoissée ou paniquée et elle en était sortie bel et bien vivante. Fallait quand même avouer que les caresses d’Alec, ses gestes tendres, qu’elle retrouvait maintenant, ils auraient été un plus, pour cette fameuse douche. « Est-ce que ça veut dire qu’y a plus rien à faire et que mon honneur est déjà mort et enterré ? » Ou juste qu’il la connaissait assez bien pour qu’elle n’ait pas besoin de sauver les apparences, il l’avait déjà vu au plus bas après tout, dans cette période où plus rien n’allait dans sa vie et sans doute qu’il préférait retrouver une Calista un peu éméchée à cause du vin, que cette Calista avec laquelle il avait partagé sa vie pendant quelques mois. Heureusement, honneur à sauver ou pas, Calista elle-même, elle n’avait plus envie que cet aspect d’elle-même puisse revenir à la surface. 

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Lun 13 Fév 2017 - 23:28



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Profiter du jour qui venait, était une toute nouvelle sensation, qui semblait propre au Canada, au voyage, ou à Calista et lui. A Radcliff, il n’avait plus vraiment l’habitude de profiter de quoique ce soit d’autre que la quiétude illusoire offerte par la solitude : à n’s’entourer de personne, pour sûr, il n’risquait pas de voir son quotidien chamboulé par quelque présence que ce soit. A plus vaste échelle de toute manière, voilà bien quatorze ans maintenant, qu’Alec avait oublié tout ce qui était de l’ordre du profit, pour la vie, la vraie. L’impitoyable existence qui n’avait de cesse d’écrire chaque décision, et construire les instants autour de responsabilités ou de choix bien organisés. Maintenant qu’ils étaient ici, après avoir passé la frontière entre les deux pays, et avoir oublié la ville qu’ils avaient laissée derrière eux – au moins jusqu’à ce qu’ils doivent y retourner – le Lynch se découvrait une aisance à juste voir le jour comme il venait. Y’avait déjà eu des circonstances exceptionnelles qui faisaient qu’ils n’étaient pas allés skier, mais avaient préféré rester au chalet le plus longtemps possible : encore et encore, ces choix anodins, ces moments anodins semblaient tout naturels, et pourtant, ils réveillaient sans cesse les souvenirs du chasseur, vers quelques mois plus tôt. Auraient-ils pu vivre ensemble, si aisément en harmonie, si Calista avait encore été dans son fauteuil roulant ? Pour sûr, ils n’auraient jamais choisi de partir dans un chalet en pleine montagne si elle avait encore été paralysée – mais les vacances qu’ils s’étaient tant promises à l’époque, avaient été reléguées bien loin à l’ordre du fantasme, alors que la blonde et lui s’étaient laissés bouffer par leurs problèmes, et tout ce qui les avait éloignés. Ne pouvaient-ils être heureux alors, maintenant, que dans l’aisance du fait d’avoir deux jambes chacun, fonctionnant parfaitement ; ne pouvaient-ils être heureux qu’en faisant comme si les problèmes n’existaient pas ? Il le savait, au fond, le Lynch n’pourrait pas jouer à ce jeu-là éternellement : oui, avec la Wolstenholme, ils s’étaient plus ou moins accordés sur le fait qu’ils avaient quelques années à grappiller comme ça, sans vraiment se soucier des choses, avant qu’ils n’aient le même âge et que chaque jour qui passerait ne ferait que creuser l’écart de leurs âges dans le mauvais sens. Mais-… mais pour le Lynch, c’était plus compliqué que ça ; sa mutation était aussi capricieuse qu’utile, bien souvent – et comment était-il censé, s’construire une vie amoureuse pendant des années, au moins six, avec Calista, en s’demandant jour après jour s’il n’devrait pas renoncer à tout ça un beau matin, pour aller pourchasser une chimère d’espoir de laquelle ils n’avaient pas trouvé la moindre trace, jusqu’alors ? Pourtant, il avait abandonné ses soucis et les recherches qu’il avait pu commencer, à Radcliff, et dans les montagnes perdues du Canada, c’était presque facile, d’oublier ça aussi.

Alors qu’est-ce que ça voulait dire, dans ces circonstances, la St Valentin ? Qu’est-ce que c’était, dans sa tête, une parfaite St Valentin ? Même si la question le fit sourire, comme ça, ses lèvres se retroussant tout contre les lippes de la jeune femme, Alec prit quand même le temps de réfléchir à sa réponse. Ils pouvaient très bien passer une St Valentin parfaite, perdus dans le déni tous les deux, un jour parmi tous les autres qui constituaient leurs vacances si paisibles ; il n’y avait rien d’autre à prévoir pour les prochains jours, que juste eux deux, la neige, le ski, chaque petit plaisir qu’ils s’offriraient sans détour et sans s’poser de questions. « Probablement, une St Valentin dont on sait que ce n’sera pas la dernière ensemble. » il répondit, pas réellement conscient de l’aspect presque morbide de ce qu’il disait ; il ne parlait pas comme ça avec la crainte de crever, ou de voir Calista mourir dans un énième événement désastreux marquant leur histoire. Non, c’était presque un songe purement romantique, qui avait poussé Alec à lâcher ces mots ; l’espoir, vrai, et très simple, qu’ils seraient toujours là, tous les deux, au moins l’année prochaine. Et peut-être que pour l’année prochaine, ils fêteraient la St Valentin au soleil, plutôt que sous la neige ; ce serait une bonne chose, non ? « Tu sais, histoire qu’à la prochaine St Valentin, j’compte pas sur un ange pour faire la moitié du job. J’peux toujours m’améliorer, hein. » d’un air contrit, il haussa les épaules : il aurait pu faire mieux ce soir pour sûr – après tout, il espérait que la prochaine fois il se serait assez perfectionné dans le domaine du romantisme pour n’pas avoir à prétendre un coup de fil important, manquant irrémédiablement une occasion en or d’avoir une super douche avec Calista. Meh, au pire, ils étaient dans un chalet de luxe, où il y avait un jacuzzi, un lit, une grande table, des canapés très confortables, et même une grande baignoire – définitivement, la douche n’était pas leur seule option, pour ce soir ou pour tout le reste du séjour. « J’te l’avais dit, hein, dans les grandes maisons comme ça, c’est très facile de se sentir totalement seul… » plaisanta-t-il dans un sourire goguenard, comme s’il était fier d’avoir raison : selon sa théorie pourtant, ça voulait dire que Calista aurait pu sortir du chalet pour aller se chercher une charmante compagnie avec laquelle prendre sa douche sans craindre la moindre solitude. Il préférait avoir tort, alors, techniquement, même si ça devait lui filer un gros coup à l’égo. Ils n’étaient plus à ça près, tous les deux, quand ils étaient juste ensemble : l’honneur de Calista n’était plus une chose précieuse faite d’illusions et de fantasmes dans la tête du Lynch depuis bien longtemps. Avant même qu’ils ne soient en couple au fond, déjà amis, la jeune femme s’était retrouvée dans des situations bien maladroites à de nombreuses reprises, et il avait souvent été la personne à même de l’aider. Il rit alors en lieu de première réponse à la question de Calista, sans faire preuve du moindre tact au moins un peu sympathique, avant que ses mains ne viennent serrer encore la blonde contre lui, dans une tendre étreinte pour au moins la consoler de ça : « Ton honneur est mort et enterré depuis bien longtemps. » oui, Thanksgiving ou leur premier rencard avec la discussion autour d’une Calista faisant des bonshommes de neige au milieu de la route, ça, c’n’était pas grand-chose en comparaison de la réalité : « J’suppose que c’est une bonne chose que j’sois pas très exigeant. » il se moqua, sardonique alors qu’il savait très bien qu’il était lui aussi chanceux que la Wolstenholme ne le soit pas non plus, avec lui. « J’suppose qu’on peut… essayer de se rattraper pour plein de choses, ce soir. » l’œil goguenard, Alec arqua un sourcil : les honneurs bafoués et perdus, les fêtes pas organisées dans les règles de l’art, les douches en solo. Ils étaient toujours capables de réparer leurs erreurs, tous les deux, aussi infimes ou graves étaient-elles.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 14 Fév 2017 - 13:28


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Loin de Racliff, ça semblait facile d’oublier les problèmes du quotidien ou d’au moins les mettre entre parenthèses, le temps de profiter de tout ce qu’ils avaient là, au Canada et qu’ils n’auraient plus, dès lors qu’ils remettraient les pieds à Radcliff. C’était le but dans le fait de prendre des vacances de toute façon, de mettre un peu les problèmes de côté pour profiter à fond de ce qu’on avait, que pendant un temps limité. Calista avait l’impression que ce n’était pas compliqué de profiter de tout ça. Elle avait beau ne pas être la fille la plus dynamique du coin, d’être du genre à aimer rester tranquillement devant la télé ou devant l’ordinateur, elle ne râlait jamais à l’idée de sortir du chalet pour découvrir le coin, marcher pendant des heures et des heures ou skier à en avoir des courbatures partout. Elle avait emmené son ordinateur pourtant, son portable aussi évidemment, comme des accessoires dont elle ne pouvait définitivement pas se passer. Mais contrairement à ses habitudes, elle passait plus de temps le nez dehors que devant l’ordinateur. Même quand ils étaient au chalet, tous les deux, elle n’avait aucune difficulté à laisser de côté sa passion de l’informatique pour ne se concentrer que sur Alec. C’était presque elle la première surprise, d’arriver si bien à lâcher tout ça pour profiter de ces vacances. Elle aurait presque juré qu’elle aurait besoin de son quota d’internet comme d’une drogue et finalement c’était loin d’être le cas. Tant mieux. Elle n’était de toute façon pas venue jusqu’au Canada pour faire exactement ce qu’elle pouvait faire chez elle. Maintenant elle se disait qu’elle ferait bien d’en prendre plus souvent des vacances, avec Alec, parce que sans lui, ça perdrait de son charme, bien évidemment, de toute façon, elle n’aurait jamais eu l’idée de venir au Canada toute seule. Tout était mieux, tant que c’était avec Alec, elle en était certaine Calista.

Même la saint-valentin, c’était forcément mieux avec lui qu’avec n’importe qui d’autre et ce, même si ni lui, ni elle – parce qu’y avait pas de raison pour que ce soit les hommes, en charge de la saint-valentin – n’avait prévu quelque chose en particulier. Elle devait bien l’admettre s’être surtout rappelée de ça, un petit peu plus tôt quand elle s’était vraiment intéressée à la date qu’affichait son téléphone portable. Maintenant, elle était vraiment certaine que tout ce qui comptait, c’était qu’ils soient tous les deux. Sa réplique lui arracha un large sourire. « Tout va bien alors, notre saint-valentin est parfaite. » Parce qu’elle ne pouvait pas imaginer que ce soit leur dernière saint-valentin ensemble, parce que pour une raison ou pour une autre, l’an prochain, ils ne seraient pas ensemble. Non, évidemment, pour Calista, y avait pas de doute, c’était leur première saint-valentin, mais certainement pas leur dernière. « On verra ça l’année prochaine alors. J’devrais pouvoir m’améliorer aussi. » Parce que de toute évidence, elle n’avait pas fait mieux que lui cette année, il ne pouvait décemment pas être le seul en tort dans cette histoire. Y avait même pas de tort dans le fond, c’était très bien comme ça, y avait pas besoin d’en faire des caisses, même si c’était la saint-valentin. En plus, ils avaient bien assez de temps pour le reste de cette soirée, pour qu’elle oublie cette douche en solitaire qui la tracassait tant, alors tout allait bien. « Ouais en plus, on est dans un coin où c’est pas facile, d’aller chercher un autre type pour me tenir compagnie. » Elle afficha un air faussement déçu, quand bien même il était clair qu’elle ne voulait personne d’autre qu’Alec. « Dommage pour toi, ça veut dire que t’es obligé de me tenir compagnie pour le reste de la soirée parce qu’y a personne pour te remplacer. » Même s’ils avaient été dans un coin bondé de monde, y aurait eu personne pour le remplacer Alec, elle espérait que malgré ses plaisanteries, il en avait bien conscience de ça. Au moins, elle était une femme fidèle, même si son honneur était mort et enterré, elle avait quand même quelque chose pour elle ce qui faisait d’elle un cas pas complètement désespéré. « Pauvre moi. » Elle en soupira légèrement, comme si c’était triste, cette histoire d’honneur déjà mort et enterrée. « Heureusement, j’ai quand même la chance d’avoir rencontré un homme qui m’accepte quand même. » Même si ça voulait dire qu’il était peu exigeant, comme il venait de le dire. C’était peut-être vrai dans le fond parce qu’elle était loin d’être une femme parfaite Calista. « Ça devrait pas être trop compliqué non. » Elle déposa un baiser contre ses lèvres, déjà, les baisers, ça pouvait rattraper beaucoup de choses, à commencer par ceux qu’ils n’avaient pas pu échanger le temps de sa douche en solitaire. « On devrait commencer par regarder un film de la saint-valentin, genre love actually ou valentine’s day. Ou le seigneur des anneaux. » Elle laissa échapper un rire qui prouvait bien qu’elle plaisantait, alors que même elle, elle n’avait pas envie de passer la soirée devant la télévision et maintenant qu’elle était déjà repartie à l’embrasser, c’était clair que c’était même pas la peine de vraiment envisager une soirée film.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Jeu 16 Fév 2017 - 0:44



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Au moment de plier bagages avec Calista, direction les paysages sauvages du Canada, Alec n’avait pas eu le moindre préjugé concernant la jeune femme, ses activités habituelles, et le manque de volonté dont elle avait pu faire preuve, autrefois, quand il avait essayé de l’initier au sport. Il n’avait pas eu l’intention de la forcer, de révolutionner le quotidien de la blonde en lui faisant réaliser les bienfaits du ski en pleine montagne ; certes, s’ils avaient dû être chacun de leur côté, ç’aurait été une bien triste perte de temps et de moyens, que de partir comme ça. Mais depuis le temps qu’ils se connaissaient, et pour la période durant laquelle ils avaient été un couple, le Lynch était bien placé pour savoir comment Calista fonctionnait. Il savait qu’elle aimait son ordinateur, ses gadgets, et que quand elle était derrière un écran ou un clavier, elle pouvait faire des miracles dont il était incapable de soupçonner l’impact, tant il était un pragmatique qui n’arrivait pas à apprécier les progrès de la science et les mystères de l’informatique. Tout ce qu’il essayait de comprendre auprès de la jeune femme, semblait après tout, entrer par une oreille pour ressortir par l’autre, sans qu’aucun mot n’ait fait réelle impression sur son cerveau : à part peut-être, du charabia. Alec, il voulait bien croire que c’était comme s’il se mettait à parler de tous les détails d’un arc, ou s’il décrivait chaque petit instrument qui pouvait composer l’arme avec laquelle il avait eu l’habitude de chasser. Il ne savait pas ce qu’il avait attendu, alors, de leur expédition de l’autre côté de la frontière : rien, sans doute. Probablement par expérience, mais aussi parce que même si ça ne lui ressemblait pas, l’improvisation n’avait pas été un si mauvais concept à son esprit, quand il y avait pensé. Il avait juste eu envie de symboliquement honorer le petit pacte qu’ils s’étaient faits tous les deux, lors de leur premier rencard : avaient-ils parlé sérieusement, ce soir-là, quand ils avaient commencé à parler de ski et de Canada ? Probablement pas – bien souvent, les discussions qu’ils avaient eue pendant cette soirée-là avaient été de vagues distractions pour cacher le malaise qui avait flotté dans l’air dans les premières longues dizaines de minutes qui avaient constitué leur rendez-vous. En rétrospective, évidemment qu’Alec ressassait tout ça en s’disant qu’ils avaient été bien ridicules : toujours était-il que ça les avait amenés là, à profiter de moments qu’ils n’avaient ni prévus, ni vus venir, ni anticipés dans le bon ou dans le mauvais sens du terme.

Et pour ces circonstances-là uniquement, sans doute, le chasseur serait bien prêt à l’apprécier et l’accepter, l’improvisation. Il était généralement le genre d’individu qui aimait planifier : son programme aurait été clair, dicté par lui seul s’il avait dû partir en solo - ce qu’il n’aurait jamais fait, évidemment, on n’avait rarement envie de voyager comme ça dans un chalet pour faire du ski dans la montagne, pour être tout seul. Mais y’avait quelque-chose d’amusant, dans l’imprédictibilité du programme que pouvaient constituer deux êtres qui semblaient parfaitement opposés dans leur façon de voir la vie de tous les jours, les activités sportives ou des choses simples, comme comment passer un week end idéal ? Alec, lui, il avait toujours eu besoin de sortir – et au bout d’un moment, quand ils avaient été ensemble, il était juste sorti tout seul, après avoir renoncé à insister auprès de Calista, après avoir cherché des feintes, des petites rixes amusantes pour au moins la faire sourire et tenter l’expérience. Il avait renoncé, oui, sans l’ombre d’un doute ; et pourtant, peut-être qu’au fond, c’n’était pas une si mauvaise chose pour une vie de couple tout à fait banale. Les amoureux n’étaient pas obligés d’être toujours agglutinés l’un à l’autre, non ? Certes, pour les douches, ça semblait être vraiment du gâchis, mais il était sûr qu’il pleuvrait des poules avant que Calista n’accepte de l’accompagner pour un de ses joggings matinaux. « Notre St Valentin est parfaite ? Ou tu présumes de beaucoup, ou t’es capable de voir l’avenir et tu pourrais au moins m’dire c’que tu sais. » plaisanta-t-il dans un vague sourire, comme s’il pouvait vraiment croire que la jeune femme soit capable de voir l’avenir : après tout, la dernière fois que Calista s’était retrouvée avec une mutation, ç’avait été inattendu et contre-nature, normalement, d’après les résultats du dépistage. Peut-être s’était-elle réveillée voyante, maintenant qu’ils étaient au Canada. Et peut-être que ce n’serait pas si mal de voir leur avenir : certes, d’ici un an, ça n’semblait pas être très loin – et pendant bien longtemps, en trois-cent-soixante-cinq jours, Alec n’avait que très peu vu sa vie changer. Mais ça, c’était complètement différent maintenant : il avait encore du mal à calculer les mois qui s’étaient écoulés depuis qu’il s’était découvert mutant. Ouais… un an, ça pouvait être tout et rien à la fois. « L’année prochaine tu t’amélioreras en sortant de la douche en serviette ? Remarque si on part au soleil, on pourra toujours trouver un endroit avec une piscine privée, où tu seras directement nue. » et même s’il ricana, Alec était sûr qu’il n’oublierait pas un tel engagement s’ils devaient vraiment le prendre : heureusement, il pouvait au moins se targuer d’avoir une bonne mémoire, et non pas seulement une mémoire sélective. Elle serait sûre au moins de n’pas avoir à se baigner en solo, ou qu’il n’la laisserait certainement pas aller chercher un autre type, quitte à la garder très occupée pour aussi longtemps qu’il le faudrait : « Probablement que le premier mâle que tu trouveras sera un grizzli… Ou un loup. » Alec haussa les épaules, faussement songeur : il ne laisserait pas Calista se faire dévorer par une bête sauvage, mais fallait quand même admettre qu’ils n’avaient pas fait les choses à moitié. C’était reposant, d’être isolés comme ça ; mais ç’avait aussi ses désavantages, quand on voulait courir la forêt à la recherche d’un compagnon de douche. Il était sa seule option, dommage. « Ugh, toute la soirée ? T’as prévu quoi au juste ? » demanda-t-il, l’air faussement dérangé par l’idée de passer la soirée avec Calista : ça faisait déjà des jours qu’ils vivaient juste tous les deux, et tout ce qu’ils découvraient au quotidien, c’était que c’était bien mieux, bien plus agréable et idyllique que les trois mois qu’ils avaient passés en couple. Pourquoi ? Parce qu’ils étaient en dehors de Radcliff ? Parce qu’elle avait ses deux jambes ? Parce que c’était les vacances ? Il n’savait pas, lui, il n’était pas un expert en vie de couple. Il ne croyait pas que tout fonctionnait parce qu’il était soudainement devenu plus conciliant, non ; fondamentalement, le Lynch n’avait pas changé – il ricana, donc, aux paroles de la blonde, levant les yeux au ciel d’un faux air flatté qui aurait presque pu faire apparaître une auréole au-dessus de sa tête. « Si t’as réussi à trouver un homme comme ça, tu devrais essayer la loterie, t’as carrément tes chances. » qu’il se flatta lui-même, avec un rictus goguenard pour Calista. Non, il n’était pas plus exceptionnel qu’une victoire à la loterie, pour sûr : pourtant, Calista, elle semblait être au moins tombée sur les bonnes années. Quelques années plus tôt, et ils n’auraient été qu’une histoire d’un soir ; encore plus tôt, et il lui aurait brisé le cœur sans la moindre considération. Ou peut-être était-ce elle : peut-être que s’il l’avait rencontrée à vingt ans, il n’serait jamais devenu un hunter, parce qu’elle aurait été là pour lui. « Netflix & Chill ? » arquant un sourcil, Alec lâcha un rire ; ils avaient sûrement deux visions très différentes de cette perspective de soirée : « Tu vas vraiment passer notre St Valentin avec des amoureux virtuels ou le film le plus long de la planète ? » oui, il parlait du Seigneur des Anneaux là, pire qu’une séance de torture. « Alors soit j’m’endors, soit j’vais faire en sorte d’assez te distraire pour qu’tu tiennes même pas dix minutes. Tu sais que j’aime attirer l’attention. » et elle savait qu’il savait très bien le faire. Et il savait qu’elle n’lui résistait pas : une lueur de défi accroché aux prunelles, Alec hissa ses mains entre eux, en un faux signe de paix. Il se dédouanait de toute responsabilité, mais il était tout à fait prêt pour le challenge.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Jeu 16 Fév 2017 - 14:11


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Elle n’était pas une grande habituée des voyages Calista. Elle était déjà partie en vacances à plusieurs reprises dans sa vie, mais ce n’était pas pour autant qu’il s’agissait d’un truc qu’elle faisait régulièrement. Elle aimait cependant voir du paysage et en profiter au maximum, alors malgré ses habitudes, celles qui faisaient qu’elle passait beaucoup de temps le nez devant son écran d’ordinateur, pour le coup, là, en dehors des paysages trop familiers de Radcliff elle n’hésitait pas à laisser l’ordinateur de côté, même pour faire du sport, skier pendant des heures, sans se plaindre, alors même qu’a Radcliff quand elle faisait trop abdos elle en avait déjà marre et retournait bien vite sur son canapé. Fallait croire qu’il suffisait de la sortir de ses habitudes pour réveiller le côté au moins un peu aventureux qui sommeillait en elle. Un peu, parce qu’il ne fallait quand même pas trop lui en demander non plus. Mine de rien, elle appréciait vraiment tout ce qu’ils avaient l’occasion de faire, Alec et elle, ici au Canada, si bien que les heures passées juste devant son ordinateur ne semblaient pas lui manquer plus que ça. Elle n’avait finalement pas besoin de ça pour vivre, c’était presque une grande découverte pour elle. Elle prenait même du retard dans les séries qu’elle avait l’habitude de suivre, sans être complètement paniquée à l’idée de se faire spoiler le tout en trente secondes chrono. Ça ressemblait à de véritables exploits tout ça. Elle n’avait pas du tout l’habitude de fonctionner comme ça, mais ça avait du bon. Les vacances, l’air frais, le changement d’habitude, le simple fait d’être avec Alec, tout ça, ça lui faisait un bien fou, si bien que rentrer à Radcliff, ça allait finalement être bien compliqué. Au moins, ils pourraient toujours se dire que c’était à refaire, qu’ils devraient songer à s’en reprendre, à un moment, quelques semaines de vacances, loin de leur quotidien.

Elle n’avait aucune difficulté à considérer que tout était parfait, ils étaient là tous les deux et peut-être bien que Cupidon leur avait fait faux bond parce qu’il s’était perdu dans la neige, mais ça n’avait pas d’importance, elle, elle avait quand même tendance à penser que tout était parfait, pour leur première saint-valentin. Si elle avait dû y penser quelques temps plus tôt – ce qu’elle n’avait pas fait de toute évidence – elle n’aurait sans doute pas imaginé que pour ce jour plus ou moins important pour les couples, elle serait dans un magnifique chalet au Canada et si, l’idée de la saint-valentin parfaite, allait de pair avec celle que ce n’était pas la dernière qu’ils passaient ensemble, alors franchement, y avait rien à redire. C’était parfait. « Non, j’sais juste que j’ai envie d’être avec toi, encore l’année prochaine. » Et la suivante et celle d’encore après et ainsi de suite. Elle l’aimait, alors évidemment qu’elle voulait qu’ils restent ensemble, pour sûr, si elle était incapable de songer être encore avec lui dans un an, ce serait qu’ils avaient déjà des problèmes entre eux, dépassant la mutation d’Alec et les problèmes qu’elles pourraient leur causer. Mais ce n’était pas le cas, elle voulait être avec lui pour toutes les saint-valentin qui lui restait à vivre et les autres jours de l’année, bien entendu. « Hm, la piscine privée, ça me semble vraiment intéressant. » Elle espérait bien qu’il ne la laisserait pas longtemps toute seule dans cette fameuse piscine, encore moins si elle devait y aller sans aucun maillot de bain ; si elle était privée, pourquoi se gêner après tout et puis ce serait mieux qu’il vienne avec elle, plutôt qu’il la laisse toute seule à être obligée d’aller chercher de la compagnie ailleurs. « Je pense que je préfère les laisser les grizzlis et les loups tranquilles quand même. » Par principe, parce que les animaux étaient mieux quand les humains ne venaient pas les emmerder, mais aussi parce qu’elle n’avait pas envie de servir de dîner à un grizzli ou à un ours, après tout, y avait peu de chance pour qu’elle fasse le poids contre ce genre de bestioles. « Ouais toute la soirée. J’ai rien prévu de particulier, mais peut-être qu’on a un jeu de cartes pour s’occuper. » Elle haussa les épaules, loin d’être sérieuse évidemment. Peut-être que la saint-valentin serait déjà beaucoup moins parfaite s’ils devaient la passer à jouer aux cartes ou à regarder la télévision. « J’aurai presque juré que tu ignorais l’existence de Netflix. » Elle ne pouvait pas s’empêcher de faire la remarque, après tout, contrairement à elle, Alec, il se portait mieux dès qu’il était loin de la télévision. « C’est quoi ? A peine douze heures de films, c’est rien du tout. » Elle rigola quand même, consciente que douze heures de film, en réalité, ça pouvait faire long. Est-ce que c’était vraiment si long que ça ou bien elle exagérait ? Fallait avouer qu’elle n’avait jamais calculé. « Tu seras peut-être surpris de l’entendre mais, je n’ai de toute façon pas emmené mes dvds du seigneur des anneaux dans ma valise. » Ni son disque dur externe avec tout un tas de séries et de films dessus, parce que de toute évidence, ça ne faisait pas partie de ses priorités pour partir au ski – ou n’importe où ailleurs – avec Alec. « C’est vraiment dommage, j’vois vraiment pas ce qu’on peut faire pour s’occuper du coup. » Elle soupira, faussement peinée par cette histoire. En vrai, elle avait de très nombreuses idées de ce qu’ils pouvaient faire, ce n’était pas du tout un problème et, après tout, il avait toujours le devoir de la consoler pour cette douche en solitaire.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 21 Fév 2017 - 1:47



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Dans la vie de couple qu’ils avaient construit ensemble pendant des mois, leurs différences de caractère et de préférences n’avaient pas vraiment semblé être le problème, entre Calista et Alec. Peut-être avait-ce été parce qu’ils étaient la preuve de la théorie selon laquelle les opposés s’attiraient. Ou peut-être était-ce parce qu’ils avaient eu plein, plein d’autres préoccupations pour accrocher leurs songes et compliquer leur quotidien. S’ils avaient dû passer une St Valentin ensemble à cette époque-là, ç’aurait été compliqué au mieux, le seul terme à peu près neutre que le Lynch arrivait encore à trouver pour qualifier ces trois mois qu’ils avaient passés ensemble dans l’appartement de la jeune femme : ils n’auraient pas pu sortir, parce qu’Alec avait encore été très haut dans la liste des recherchés par les autorités de la ville, et par les hunters qui n’avaient que récemment découvert qu’il avait été un traitre parmi eux. Et puis, Calista n’aurait pas eu envie de sortir de toute manière, malgré ce qu’elle avait pu essayer de croire à l’hôpital, malgré les songes auxquels ils avaient tous les deux essayé de se raccrocher, pour ne pas rien avoir à l’horizon dans leur romance. Il n’savait pas ce qu’il devait bénir, aujourd’hui, Alec, dans la façon dont les choses avaient tourné : était-ce juste le coup de pouce de son sang, faisant enfin effet dans les veines de Calista et effaçant les dommages causés à sa moelle épinière, qu’il fallait retenir ? Ou fallait-il aussi donner un peu de crédit à la dispute brûlante qu’ils avaient eue, au temps qu’ils s’étaient donné, et à chaque effort progressif qu’ils faisaient, pour reconstruire leurs cœurs, pièce par pièce ? Le chasseur, lui, se découvrait une patience toute mesurée, un sens du détail qu’il n’pouvait qu’apprécier, dès lors que ça lui permettait de passer du temps en compagnie de la Wolstenholmme. Après tout, depuis qu’ils prenaient leur temps, depuis qu’ils faisaient les choses si bien, ils n’avaient pas rencontré d’anicroche particulière, si ?

Même pour ce soir, alors que n’importe quelle femme aurait complètement pété les plombs à l’idée de ne pas avoir de St Valentin romantique tirée à quatre épingles – c’est ce qu’il se disait, du moins, Alec – leurs préoccupations à Calista et lui, semblaient être à des milliers de kilomètres de ça. Non, le Lynch se découvrait presque l’amour de l’exclusion, du fait qu’ils n’soient que tous les deux, là, coupés du monde. Il avait pourtant toujours grandi en ville, et apprécié l’attention qu’on lui réservait là-bas, ou l’énergie générale qui se dégageait d’une zone qui avait son rythme bien précis. Ici, il était sûr que le paysage serait le même, la vie serait parfaitement pareille, qu’ils décident de rester au lit ou de se lever avant l’aube pour grimper en haut de la plus pentue des pistes de ski. C’était tranquille, c’était reposant ; comme un monde rien qu’à eux, figé dans l’instant, un décor parfait pour tous les efforts romantiques que le jeune homme n’avait jamais déployés pour qui que ce soit, auparavant. Ici, il n’était pas question de juste en profiter le temps que ça durerait, de juste montrer tout ça à Calista pour lui faire tourner la tête ; quand ils passaient une journée à skier, à tomber dans la neige, à ne rien faire parce que la blonde était rattrapée par les courbatures – quoiqu’ils fassent, quoiqu’ils éventualisent, il n’arrivait pas, lui, à défaire ses songes et les pulsations de son cœur, de chaque seconde qu’il passait avec Calista. La réalité, elle reviendrait bien assez tôt à Radcliff, sans doute, où il devait s’passer tout un tas de choses, où devaient se précipiter tout un tas d’événements desquels ils n’avaient vraiment cure : Alec, il espérait que Calista avait pris le temps de prévenir le maximum de personnes de leur départ, parce qu’ils ne faisaient définitivement aucun effort pour au moins rester un peu connectés au monde d’ailleurs. « Je prends note, pour la piscine privée. » ils en étaient déjà à faire des plans pour l’année prochaine, fallait croire, comme si c’était la chose la plus aisée du monde : pourtant, à Radcliff, y’avait son histoire de mutation qui attendait, et puis Rhaena Dryden, Alistair Wolstenholme, et l’approche de ce qui semblait être un recensement plus ou moins imposé par le pays. Peut-être devraient-ils rester au Canada tout court, rien que pour ne pas à être embêtés par ça : est-c’que c’était fiable, au fond ? Eux deux, ils avaient eu des dépistages négatifs en 2013, et lui il s’était réveillé transmutant du jour au lendemain, et Calista avait eu bien des problèmes quand, de nulle part, elle s’était révélée être une transmutante, pendant une période limitée. La piscine privée, un endroit au soleil, la prochaine St Valentin qu’ils passeraient ensemble ; à côté, se projeter dans cet avenir-là n’était vraiment pas déplaisant, non. « J’suppose que si tu penses que j’suis un peu… compliqué à vivre, probablement que les grizzlis et les ours du Canada, c’est encore pire. » il ricana, Alec, comme il ne ricanait avec personne d’autre qu’avec Calista ; depuis des lustres maintenant, elle était sûrement la seule à avoir quelques aperçus de l’humour d’Alec Lynch. Et de ses sentiments, aussi ; ceux qui débordaient dans les regards qu’il avait pour elle, les caresses de ses mains, ou l’arôme de ses baisers. « Jeu de cartes, ouais… On doit pouvoir trouver ça. On parie qui va se retrouver au-dessus de l’autre cette nuit ? » haussant les sourcils dans un rictus dragueur, Alec – il devait bien l’admettre – n’avait aucun problème à l’idée de perdre, si ça devait être le cas, ce soir. « Bah… j’utilise pas Netflix-Netflix, mais je connais l’expression. Et ce qu’elle sous-entend. » ce qu’elle a toujours sous-entendu pour ses précédentes conquêtes éphémères, depuis la création de Netflix : ou peut-être était-ce parce qu’il était vraiment bon comme ça pour attirer l’attention de ses partenaires, même quand elles étaient devant leurs séries. « J’suis presque sûr qu’on a expérimenté tout ça, nous deux aussi. Non ? » le sourire au coin de la bouche, Alec fit mine de chercher à se souvenir, comme si ça pouvait avoir de l’importance – quoique, hein, il se souvenait toujours très bien des nuits qu’ils finissaient ensemble. Et des matins tendres où il se réveillait avec elle. « C’est surprenant, dis donc, c’que ça finit par dire sur toi, quand tu dois embarquer des gros pulls et des pantalons de ski dans tes affaires. Après y’a plus de place pour les dvd. » il rit ; les dvds ce serait franchement ce qu’il embarquerait en dernier, lui ; ou aussi un ordinateur, mais ça, il savait d’expérience que Calista l’embarquait forcément. Ils pourraient aller au fin fond de la jungle qu’elle l’embarquerait. Y’avait plus de place pour les sous-vêtements sexy, aussi. « Tu vois pas c’qu’on peut faire ? Moi qui croyais que les films, les jeux-vidéos, internet, ça favorisait l’imagination ? » ironisa-t-il dans un rictus ; « Peut-être que tu veux aller au lit tôt. T’as fait beaucoup d’efforts aujourd’hui. » fallait bien l’admettre, et Alec n’allait certainement pas s’en plaindre : il aimait l’énergie qu’il découvrait chez Calista, l’entrain qu’ils avaient tous les deux, à juste s’amuser comme ils n’avaient jamais eu la possibilité de le faire, ensemble, depuis qu’ils se connaissaient. Alec, il adorait chaque minute de leur voyage ensemble ; malgré la voix mielleuse qu’il eut pour sa réplique, alors, l’air excessivement compatissant, il fit pivoter Calista sur ses pieds, pour qu’elle se retrouve dos contre son torse, lovée contre lui. Il vint caresser ses cheveux, le creux de sa nuque, repoussant tendrement les mèches pour venir perdre ses doigts sur sa peau, massant les muscles qui se trouvaient là : « Et tout ce que j’ai pas pu faire dans la douche, heureusement, ça peut se faire en dehors de la douche aussi… » songea-t-il, dans un soupir faussement soulagé, comme si ç’avait vraiment été un doute.

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 YOU OPENED UP MY HEART IN A WAY  
I DIDN'T EVEN KNOW WAS POSSIBLE
she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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(calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire

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