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 (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 21 Fév 2017 - 15:59


we are brighter, the flame will never die.
alec lynch et calista wolstenholme

Ce n’était pas difficile d’apprécier les paysages du Canada, c’était peut-être parce que c’était nouveau, ou complètement différent de ce qu’elle avait l’habitude de voir, jour après jour dans la ville de Radcliff. Elle se sentait bien Calista ici, avec comme seule compagnie celle d’Alec. Elle se disait qu’il n’y avait de toute façon, pas meilleure compagnie que celle d’Alec pour qu’elle puisse se sentir heureuse. Ça avait été plus compliqué que ça pendant les trois mois qu’ils avaient passé ensemble et si elle avait passé les trois mois suivant à ses demander pourquoi est-ce que ça n’avait pas suffi à lui faire voir le bout du tunnel quand sa vie avait pris une tournure bien désagréable, elle se posait d’autant plus la question à présent, alors qu’Alec, il était là avec elle et qu’elle avait l’impression de flotter sur un petit nuage de bonheur, ça donnait l’impression que rien ni personne ne pourrait jamais mettre ça à mal. Est-ce qu’elle avait ressenti ça au début de leur histoire ? Dans le fond, elle ne saurait même pas répondre à cette question, parce qu’à peine ensemble, ils avaient été séparés à cause des transmutants qui s’en étaient pris à Alec, et peu de temps après qu’il soit revenu vers elle, elle s’était retrouvée à l’hôpital, paralysée et sans le bébé qu’elle avait trop peu de temps, porté dans ses entrailles. Ce qu’ils avaient là, depuis quelques mois, ils ne l’avaient pas eu avant, cette période où tout allait bien sans drames venus de partout pour mettre à mal le bonheur qu’ils se construisaient. C’était peut-être parce qu’ils n’avaient pas eu le droit à ça, que la suite s’était compliquée aussi facilement. En tout cas aujourd’hui c’était vraiment facile de se dire qu’ils allaient s’en sortir tous les deux, qu’aucun problème, vraiment aucun, ne finirait par les séparer de nouveau.

Alors, elle pouvait facilement penser que cette saint-valentin qu’ils passaient ensemble aujourd’hui, c’était la première d’une longue liste. Ils en auraient d’autre, l’an prochain et même au-delà, elle n’arrivait pas à imaginer les choses autrement Calista. Ils seraient encore ensemble l’année prochaine, alors ils pouvaient bien s’imaginer partir encore quelque part, dans un endroit avec plus de soleil, où ils auraient une piscine privée. Ça ressemblait à un coin de paradis ça et évidemment, dans la fameuse piscine, elle ne s’imaginait pas en train de faire des longueurs avec Alec, quand bien même il était du genre très sportif comme homme. « Tant mieux, on sait jamais, j’vais peut-être oublier mon maillot de bain. » Elle haussa légèrement les épaules. Qu’elle l’oubli ou pas son maillot de bain, y avait de toute façon de fortes chances pour qu’elle se retrouve toute nue dans cette piscine. Mais ce serait pour plus tard de toute évidence, parce que là clairement, c’était pas trop l’endroit idéal pour aller prendre un bain de minuit, à part s’ils avaient une piscine chauffée, mais y avait déjà le jacuzzi, fallait pas trop en demander. « Ouais, bha t’inquiète pas, entre toi et un grizzli, j’te choisit toi sans hésiter. » Heureusement, de toute évidence. C’était pas difficile de justifier ce choix, la raison la plus évidente étant sans doute qu’Alec était un être humain et pas un animal, déjà, ça aidait pas mal et puis au moins il ne risquait pas de la tuer pour la manger après. « Ça semble être une façon intéressante d’utiliser le jeu de cartes. On devrait parier ça sur un strip-poker du coup. » Elle n’était pas trop mauvaise à ce jeu, bizarrement, elle était incapable de mentir dans la vie courante, mais au poker, elle savait bluffer et elle était certaine que c’était encore moins difficile si elle devait se défaire de quelques vêtements, de quoi attirer l’attention de son adversaire. « Netflix est définitivement la meilleure invention du monde. » Pour ce qu’elle proposait évidemment, pour toutes les histoires de cul – ou d’amour – qui s’était concrétisé grâce à elle. « Ouais, j’ai du mal à me concentrer sur la télé quand tu es dans le coin. » Même sur les douze heures de film que représentait le seigneur des anneaux, elle ne tiendrait pas longtemps avant d’oublier complètement le film pour n’être concentrée que sur Alec. « Ouais, c’est bizarre hein ? On aurait presque pu croire que je préférai mourir de froid que de passer quelques temps loin de mes dvds. » Ce qui était faux bien entendu, ça ne lui avait même pas traversé l’esprit d’emmener avec elle ses dvds, elle avait pris l’ordinateur, par principe, parce qu’il était un peu comme une extension d’elle-même sans laquelle elle ne pouvait pas survivre, mais il n’avait jamais passé autant de temps éteint que depuis qu’ils étaient au Canada. « Peut-être que je regarde pas assez de trucs romantiques. Ou pas assez de pornos. » Elle laissa échapper un léger rire, alors même que dans le fond son imagination sur ce qu’ils pouvaient faire elle marchait très bien et qu’elle n’avait pas besoin de films romantiques pour ça, ou de pornos, dans les deux cas de toute façon, ce n’était que des scénarios improbables dans la vie courante. « J’pense que je peux tenir encore un moment, je deviens plus résistante avec l’entrainement. » Elle savait bien lutter contre la fatigue de toute façon et là, elle se sentait encore assez bien réveillée pour en profiter de cette saint valentin. Et puis maintenant qu’Alec était en train de la masser, ses muscles semblaient aller beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux. « Perso, je me ferais pas un shampoing en dehors de la douche. » Elle ricana légèrement, alors même qu’elle avait très bien compris ce qu’il voulait dire Alec. « En dehors des activités conventionnelles associées à la douche, tu aurais fait quoi ? » Après tout, le but premier de la douche, c’était bien de se laver, le reste, ce que les couples pouvaient faire quand ils se retrouvaient sous la douche, c’était autre chose là en l’occurrence, c’était ce qui importait le plus.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 28 Fév 2017 - 1:05



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Que ce soit en pleine neige ou sous un soleil délicieux, ce ne serait pas pour lui et uniquement lui, qu’Alec aurait un jour pensé à reprendre des vacances. La vie à Radcliff était si prenante, si exigeante, pleine de ses péripéties et de ses mauvaises nouvelles, qu’il était un peu difficile, de prendre le temps de penser à des choses aussi triviales que quelques jours de détente, ici ou là. Il n’y avait pas si longtemps que ça, après tout, le précédent maire de la ville avait fait dresser toute une quarantaine autour de Radcliff, soi-disant pour protéger les habitants : combien de temps avaient-ils, avant que quelqu’un d’autre ne décide de faire la même chose ? Soit Isolde Saddler pour empêcher tous les hunters du coin d’échapper à la justice, soit le gouvernement lui-même, épuisé par tout ce qui se passait dans un minuscule bled, et faisait tant polémique aux yeux du pays. Thaddeus Lancaster avait marqué les esprits, et pas dans le bon sens du terme ; et il suffisait que cela soit chronologiquement proche de l’assassinat du président, et il était clair qu’un pas de travers pouvait faire dégénérer la situation du mauvais côté. Définitivement, Calista et lui, ils avaient presque l’air fous, à avoir plié bagages comme ça, pour quitter Radcliff afin de prendre des vacances de l’autre côté d’une frontière : combien de temps avaient-ils avant que le monde entier ne devienne parano, à cause des mutants, des conflits, ou des politiques des uns et des autres ? On parlait de mettre en place des papiers d’identité spécialement pour les transmutants ; on parlait, sur le long terme, de l’utilisation qu’on pourrait faire de ces mêmes papiers ; soi-disant pour que tout le monde soit sur un pied d’égalité, soi-disant par précautions, parce que cela pouvait s’avérer nécessaire. Et tout aussi hunter et transmutant avait-il été et était-il encore aujourd’hui, le Lynch était bien incapable de prétendre savoir quelles étaient les bonnes réponses, dans toutes ces situations. Il s’doutait que cette histoire de papiers d’identité ne ferait que faciliter le travail des hunters, si ce n’est aujourd’hui, au moins dans dix ou vingt ans. Mais pour en avoir fait les frais lui-même, il savait aussi que ces stupides papiers pourraient faire une différence : si on avait su que Lewis Duncan était capable de créer du feu rien qu’avec sa pensée, on n’l’aurait pas juste foutu dans une cellule lambda, dans une prison incapable de le retenir. Et peut-être que ses parents à lui seraient encore vivants, aujourd’hui. Indéniablement, des vacances en plein dans les montagnes du Canada, prévalaient Alec de penser à de telles choses ; peut-être bien qu’il s’passait tout un tas de péripéties encore à Radcliff, mais ils n’en avaient aucune idée : sûrement qu’ils pouvaient au moins espérer que la ville n’soit pas partie en vrilles en leur absence ; que Calista ait encore son frère et sa sœur à son retour – c’était déjà plus demandé que c’que la vie était prête à offrir, parfois.

Ils n’étaient pas complètement coupés du monde, de toute manière – en cas de graves problèmes, ils le sauraient, pour sûr. Au moins, pour ceux qui savaient où ils se trouvaient maintenant qu’ils s’étaient exilés rien que tous les deux pour quelques jours, on semblait vouloir les laisser tranquilles – après tout ce qu’ils avaient vécu, ce qu’ils avaient enterré dans un coin de leur tête à cause de la vie qui poursuivait son cours, elle, ils avaient droit à tout ça. Ouais, ils avaient droit à de simples vacances où leurs attentions seraient focalisées sur le ski, la neige, la montagne, ou le confort douillet du chalet de luxe qu’ils louaient. Ils en étaient ambitieux à penser à leurs prochaines vacances, déjà, alors qu’ils n’étaient même pas encore rentrés : déjà pour Alec, c’était faire un pas de géant, de s’imaginer avec la même femme pour la St Valentin prochaine. Pourtant, ça ne semblait pas aussi irréaliste que l’idée d’avoir des vacances à nouveau avec Calista, comme ça, dans un tel contexte paisible. Ils avaient déjà tant galéré, mine de rien, avant d’avoir ces deux semaines à la neige ; non pas à cause de la vie de tous les jours, de l’entreprise de la jeune femme et ainsi de suite. Mais parce qu’y’avait encore plein de merdes et de problématiques potentiellement graves, pour les attendre à leur retour : Rhaena Dryden, par exemple, n’en était qu’un parmi une longue liste. Au moins, avec Calista à ses côtés, le chasseur pouvait être sûr que la brune ne profiterait pas qu’il ait le dos tourné pour s’attaquer à la Wolstenholme, c’était déjà ça de moins pesant sur ses épaules. « Qu’on se le dise… si un jour on arrive à partir au soleil, dans une situation à peu près similaire à celle-ci, n’hésite pas à oublier tes maillots de bain. Au pire, ça fera de la place dans ta valise. » même s’il lâcha un rire, Alec haussa les épaules : il avait déjà vu Calista nue, et même s’il se délecterait totalement du spectacle, ce ne serait pas ce simple fait qui donnerait une tournure toute spéciale à leurs vacances. Ce serait juste, un bonus, bien délicieux, duquel il s’enivrerait sans problème. Ils avaient maintenant largement dépassé le stade du premier rencard, de la fête de famille, et ils avaient embarqué pour des vacances ensemble : d’ici l’année prochaine, la St Valentin de l’année 2017, il serait encore plus habitué à la voir nue, pour sûr. « Sache que j’m’estime totalement flatté d’être préféré à un grizzli… » il releva, haussant les sourcils d’un air circonspect malgré son sourire ; y’avait peu de chance qu’un jeu de cartes, un strip-poker ou même l’idée de dormir avec un grizzli soit aussi tentante qu’avec lui, de toute façon. « Ouais, tu veux vraiment jouer à ça avec moi ? » la lueur amusée au fond du regard, le rictus de plus en plus tentateur au coin des lippes, Alec la défia silencieusement, sa main aventureuse retrouvant la hanche de la jeune femme, où il glissa ses doigts sous le vêtement qu’elle avait, pinçant affectueusement sa peau. « Ah ouais ? Toi tu dirais que c’est Netflix, la meilleure invention du monde ? Pas l’ordinateur, l’informatique, le WiFi, le sexe, les préservatifs ? » il pouvait continuer longtemps, il aurait même pu citer le Seigneur des Anneaux comme potentielle bonne invention, ou Star Wars, après tout, sans ça, à quoi ça servait, Netflix ? Et sans internet, est-c’que ça pourrait exister, Netflix ? Une question sur laquelle il n’avait pas envie que Calista se concentre, s’il devait être honnête : comme pour la télé, à vrai dire, il préférait déjà qu’elle soit complètement déconcentrée, rien que par la proximité de leurs corps, ou les mains baladeuses qu’il égarait ici et là, avec des caresses insidieuses. « Je pense franchement que l’imagination se créer surtout avec la pratique. » l’air penseur, Alec avait lâché cette phrase avec le plus de sérieux du monde, comme s’ils avaient parlé d’un truc totalement trivial et non pas de sexe. Il pouvait se targuer d’avoir plein d’imagination, lui – des ressources à foison qui n’étaient concentrées que sur Calista, ce soir. « Bah… honnêtement, je pense que j’aurais commencé par ça… » admit-il à force de réfléchir, ses doigts continuant leur massage soigneux au creux de la nuque de la blonde, descendant lentement vers ses épaules, les nœuds qui pouvaient se trouver là – ça faisait beaucoup travailler les épaules, le ski hein. Ça faisait aussi beaucoup travailler les cuisses, par exemple. « La pratique, c’est bien, mais faut pas que tu sois paralysée par les courbatures quand on rentrera. » il ricana, d’un souffle qui s’égara au creux de sa gorge, contre sa peau, alors qu’il avait presque l’air sage et concentré uniquement sur ce qu’il faisait de presque anodin. Elle savait très bien ce qu’ils auraient fait sous cette douche, ensemble, de toute manière – c’était bien pour ça que ç’avait été un tel gâchis ; un fait qu’Alec finit par rappeler à la jeune femme, alors que son autre main, celle qui était libre, beaucoup moins sage, descendit sud dans une caresse tout le long du ventre de Calista – sur sa peau, jusqu’à la frontière du pantalon qu’elle avait sur elle. Celui sous lequel il sentit le tissu de son sous-vêtement, avant de retrouver sa peau, graduellement de plus en plus brûlante à chaque seconde, chaque brin d’excitation grandissant sous la pulpe de ses doigts. Il aurait eu un chemin beaucoup plus dégagé, beaucoup plus évident, avec une Calista nue tout contre lui – mais puisque c’était lui qui avait manqué l’occasion, il pouvait très bien se contenter de ce qu’il y avait là ; il n’aurait définitivement pas pu attendre de gagner assez de parties de poker pour ça.

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she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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SUR TH DEPUIS : 26/04/2014
MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 28 Fév 2017 - 14:08


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Au Canada au moins, ils semblaient isolés des problèmes qu’ils rencontraient au quotidien. Calista, elle savait que son père n’était pas dans les parages et qu’il pourrait décider de venir l’emmerder de nouveau, alors même qu’elle arrivait enfin à se défaire de ses jugements. Elle ne se demandait pas non plus, si Rhaena allait finir par venir s’en prendre à elle, pour la clouer de nouveau dans un lit d’hôpital, comme elle l’avait fait avec Aspen, ou pire encore, parce qu’évidemment, Calista, elle savait beaucoup moins bien se défendre que sa sœur cadette. Elle ne se disait pas non plus qu’en plus techniquement, c’était son tour, de se retrouver à l’hôpital,  puis qu’après elle, y avait eu Aspen, puis Lorcan, alors maintenant fallait croire qu’il était temps de revenir sur l’aînée. Les Wolstenholme avaient connu une sale année, si bien qu’elle se demandait si l’hôpital de la ville n’allait pas bientôt leur proposer un forfait familial. Dans la vie quotidienne à Radcliff, c’était ce genre de questions qui venaient hanter l’esprit de la blonde, dès qu’elle réfléchissait un peu trop à tout ça. Au moins ici, ils étaient loin de tout ça, loin des problèmes et des préoccupations habituelles et c’était reposant. Elle ne savait pas dans quel état ils allaient retrouver Radcliff, alors qu’y avait encore des histoires de meurtre non résolus ou un recensement à venir que peu de gens semblaient apprécier dans les rues de la ville. Elle ne savait pas trop quoi en penser de cette affaire, sans doute qu’elle serait prête à dire que leurs dossiers étaient mieux sécurisés qu’avant, seulement au moment où elle essaierait de les pirater. En attendant, elle était de ceux qui ne se prononçaient pas sur l’affaire. Ancienne chasseuse qui ne pouvait pas s’empêcher de se dire que les transmutants pouvaient facilement être dangereux, mais puisque son frère et son petit-ami en étaient, c’était compliqué d’avoir un avis tranché sur la question. Enfin, tant que personne ne brûlait la ville pour exprimer son mécontentement, c’était clairement le genre de trucs dont elle préférait rester loin, Calista.

Peut-être qu’elle pouvait facilement passer pour une fille égoïste à se soucier seulement de sa petite entreprise, de ses problèmes à elle, avant de se concentrer sur le reste de la ville. Fallait dire que son implication dans la vie de Radcliff, elle l’avait payé assez cher comme ça. Elle n’avait pas l’intention de s’y risquer de nouveau. Elle n’était plus chasseuse, certainement pas de ceux qui défendait ouvertement les transmutants. Elle avait tendance à penser qu’elle était juste une fille normale qui essayait de faire sa vie. Et sa vie, elle avait été assez compliquée ces derniers temps pour qu’elle ait le droit de tout lâcher pendant quelques temps pour profiter de quelques jours de vacances, au Canada, avec l’homme dont elle était amoureuse. Elle avait même le droit de se dire qu’ils pourraient partir ailleurs l’an prochain, pour une nouvelle saint-valentin, sans que personne ne les emmerde. C’était ambitieux, sans doute d’imaginer 365 jours sans problèmes, mais l’effet vacances lui permettait de le faire sans le moindre problème. « J’essaierai de penser à ne pas y penser alors. Cela dit, si y a la plage, ça peut être utile un maillot de bain, y a du monde, à la plage. » Elle fit mine de vraiment réfléchir à la question, comme si c’était vraiment important tout ça, de toute façon, d’ici qu’ils arrivent à partir au soleil, elle aurait probablement oublié tout ça. Toujours était-il qu’elle n’avait pas forcément envie de se retrouver toute nue devant plein de gens. Y avait bien qu’Alec qui avait le droit d’apprécier ça. Alec, évidemment et aucun autre homme ou aucun grizzli, ça allait sans dire. « T’as bien raison. » Comme si le grizzli aurait pu avoir une chance face à Alec.  Rien ni personne n’avait la moindre chance face à lui de toute façon. « Pourquoi pas, hein ? » Elle haussa les épaules, peut-être bien que ça finirait en l’un des deux faisant exprès de perdre parce que leur patience avait des limites, mais bon, l’idée de se déshabiller devant Alec ne la dérangeait pas le moins du monde, pas plus que celle de le voir retirer ses vêtements. Ce serait forcément mieux que de passer la soirée à regarder la télé. Une idée encore plus marquée dans l’esprit de la blonde, alors qu’elle sentait les doigts d’Alec contre sa peau. « C’est une question difficile. Les préservatifs peuvent diminuer le plaisir. » Quoi que maintenant il en existait de toutes sortes pour plus de plaisir – soit dit en passant, elle ne comprenait en quoi un truc fluorescent dans le noir pouvait avoir un intérêt, mais bon. « Est-ce qu’on peut vraiment parler d’invention pour le sexe ? » Il semblait bien que c’était plutôt un truc naturel qui existait depuis la nuit des temps, sinon, y aurait plus personne pour en témoigner aujourd’hui.  « Si fallait partir comme ça, je dirais que les sex-toys sont la meilleure invention du monde. » Finalement, Netflix, le seigneur des anneaux et tout ce qui pouvait aller avec, ils étaient partis bien loin de la conversation là. De toute façon, là, elle était clairement plus en mesure de parler de sexe et tout ce qui pouvait aller avec, que de faire un résumé su seigneur des anneaux, fallait croire que s’ils avaient vraiment eu l’ambition de voir combien de temps elle pouvait rester devant le film, la réponse aurait été qu’elle n’aurait même pas eu le temps de mettre le dvd dans le lecteur. « Je suppose que ça veut dire qu’il faut qu’on pratique beaucoup, pour pas se retrouver avec ce genre de questions, pour notre prochaine saint-valentin. » Comme s’ils avaient vraiment eu en tête la question ‘que faire de la soirée ?’ Enfin, ils pouvaient toujours pratiquer beaucoup au cours de l’année à venir, c’était pas elle qui allait s’en plaindre. « C’est un bon début. » Qu’elle répondit, alors qu’elle appréciait vraiment le massage d’Alec, quand bien même elle aurait pu jurer que ça aurait été encore mieux sous la douche, là où les vêtements ne faisaient aucun barrage. « Ce serait dommage ouais. Va falloir que tu t’occupes vraiment bien de tout mon corps, pour éviter ça. » Tout son corps évidemment, ça incluait surtout des parties très spécifiques là maintenant. Mais y avait pas besoin de le préciser, à en juger la direction de la main d’Alec qui lui arracha bien vite un premier frisson. « Cette douche était vraiment nulle. » Difficile de prétendre le contraire, maintenant qu’elle avait un aperçu de ce que la douche aurait pu être, si seulement il était venu avec elle.  

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Lun 13 Mar 2017 - 4:02



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La réalité de Radcliff semblait toujours être cet élément entremêlé à la vie du commun des mortels, quoiqu’ils choisissent: Lancaster ou Saddler, au fond, ça ne faisait pas beaucoup de différence. Dès que quelque-chose se passait à l’échelle de la ville, tout ça semblait empiéter sur l’existence du Lynch comme si ç’avait un choix qu’il aurait fait lui-même, sans en avoir calculé les conséquences. Qu’est-ce qu’il pouvait faire, contre ça? Devenir maire lui aussi? Il semblait que pour Isolde Saddler, ç’avait été la réponse idéale à tous les problèmes moraux et les obstacles qu’elle avait eus avant, avec son fameux groupe de transmutants rebelles ou ses propres histoires à elle. Alec, il avait surtout découvert que quoiqu’il fasse, quoiqu’ils tentent Calista et lui, y’avait toujours un problème dans ce bled, qui pouvait se pointer de nulle part, et tout foutre en l’air: qu’il ait des pouvoirs de régénération qui l’empêchaient de vieillir et de vivre normalement, ça, ça n’faisait même aucune différence, selon l’ironie des circonstances. Tout d’un coup, comme ça, la nature pouvait décider que son don n’marchait pas, pour des raisons totalement inexplicables: ç’avait été le cas à l’hôpital, quand il n’avait jamais autant voulu que son pouvoir ait un effet sur quelqu’un, par exemple, pour sortir Calista du fauteuil roulant dans lequel on avait annoncé qu’elle passerait toute sa vie. Au Canada, il n’savait pas si c’était se voiler la face, ou peut-être juste profiter de l’attrait du changement de paysage, qui leur faisait à tous les deux croire que juste comme ça, ils pouvaient échapper à tout ça. Personne n’aurait l’idée de venir les trouver là: ni Alistair Wolstenholme, ni Rhaena Dryden, ni même un autre ennemi dont ils n’avaient pas encore eu le temps de soupçonner l’existence. Pourtant, Alec avait l’intime conviction qu’ils pourraient rester deux semaines, deux mois, deux ans ou même deux décennies, que tout un tas d’emmerdes les attendraient toujours quand ils reviendraient: il semblait bien que c’était devenu un sort définitif à la ville de Radcliff. Et peu de gens s’en préoccupaient à l’échelle de la ville; ils venaient de faire tomber le couperet du recensement qui allait lentement mais sûrement se mettre en place, sur ordre du président nouvellement installé: et dans toutes ses convictions, celles du passé, celles du présent, celles de l’expérience et du savoir, le Lynch ne savait pas quelle option était préférable. Qu’est-c’que ça pourrait lui faire, que sur ses papiers d’identité, il soit écrit qu’il était un transmutant? Y’avait bien des gens qui n’avaient pas attendu ça pour lui tomber sur le coin de la gueule; et même avant ça, il y avait eu des gens qui n’avaient pas eu besoin que tout le pays découvre l’existence des dégénérés, pour user et abuser de leurs savoirs. Ses parents en avaient été les principales victimes: peut-être alors, que s’assurer que les transmutants ne finissent plus jamais dans l’oubli, que plus personne dans la justice, la loi ou la protection du peuple n’puisse tourner un oeil aveugle loin des gens en danger, n’était pas une si mauvaise chose. Au moins, l’enflure qu’avait été Lewis Duncan n’aurait jamais pu asseoir son pouvoir sur Elizabethtown, peut-être aussi que la justice aurait fait quelque-chose, alors; et au moins, une prison aurait peut-être été capable de le retenir.

C’était aisé, oui, de s’dire qu’ils étaient en vacances, Calista et lui, assez loin de tout ça pour n’pas avoir à penser aux questionnements qui faisaient leur quotidien, quand ils étaient dans les rues familières de Radcliff. On en faisait définitivement vite le tour, de ce coin de monde; ici et maintenant, même dans les montagnes, même avec le froid et les nuits bien silencieuses, Alec n’avait certainement pas le mal du pays. A plus petite échelle, la jeune femme et lui avaient assez de choses à appréhender rien qu’à leur niveau à eux deux; ils avaient déjà longuement et souvent parlé, ils avaient insidieusement recollé les morceaux de leurs déceptions et leurs coeurs brisés. Il restait probablement tout un tas de choses à faire, encore, mine de rien: ces vacances qu’ils avaient ici et maintenant, elles n’étaient finalement pas que le fruit de ce dont ils avaient parlé à leur premier rencard. C’n’était pas une idée si récente, pas même une opportunité qu’ils avaient saisie, vivant comme deux fous qui se fichaient des conséquences de leurs actes: combien de fois est-ce qu’une autre réalité, moins plaisante et plus brutale, leur avait fait repousser de telles envies? Combien de fois avaient-ils enterré ces possibilités à juste être heureux ensemble, parce que l’existence leur avait infligé un autre coup dur, droit dans la tête? Ils étaient restés hagards bien longtemps à cause de leurs malheurs; sans ça, peut-être bien qu’ils seraient déjà allés au soleil depuis belle lurette, et ils n’auraient pas besoin d’encore en parler comme si c’était une promesse lointaine. Le Canada, ici et maintenant, c’était déjà un miracle, mine de rien: que se passait-il, pour que ni Alistair, ni Rhaena, ni personne n’soit venu les faire chier entre temps? « Tu sais hein, qu’ils vendent des maillots de bain dans n’importe quel pays? Donc même si t’oublies malencontreusement tout ça dans ta valise, y’a toujours des trucs là-bas pour acheter. Probablement moins cher et plus exotique, d’ailleurs. » même si la perspective de passer des heures avec Calista dans un magasin pour qu’elle se choisisse un nouveau maillot de bain ne semblait pas être si tentante que ça, Alec pouvait toujours s’mettre à profiler cette idée dans sa tête. Ça n’devait pas avoir grand-chose de déplaisant, au fond, de voir sa petite-amie essayer maillot de bain sur maillot de bain pour voir lequel lui allait le mieux. S’il n’avait pas beaucoup de patience à ce niveau-là, qui sait, au soleil, juste avec Calista, il pouvait bien se découvrir une toute nouvelle facette. Ç’avait déjà été bien inhabituel et curieux, qu’il se souvienne de la date ce soir, et de ce qu’elle pouvait signifier; qu’il ait même culpabilisé parce qu’il n’y avait même pas pensé jusque-là, et que rien n’avait donc été préparé pour l’occasion. Pas même ce voyage, évidemment. Et le Lynch n’pouvait pas dire, de toute manière, qu’il préférerait que ce voyage ait été organisé spécialement pour la fête des amoureux: juste comme ça, parce qu’ils avaient envie de passer du temps ensemble, loin du paysage qui était synonyme de leur histoire, mais surtout de mauvais moments ces derniers temps, c’était déjà parfait. Et pour ce soir, ils n’avaient qu’à improviser - le chalet était plutôt grand, et ils passaient leurs journées à se dépenser sur les pistes de ski; même lui, il n’avait pas particulièrement envie d’aller faire une balade sous les étoiles ou de se lancer dans la cérémonie obséquieuse d’un diner quatre étoiles, avec le grand jeu. « Tu sais très bien que tu perdrais, le strip-poker. » ils avaient de l’imagination, au fond. Et Alec s’en amusait parfaitement, rien que de ça, un sourire narquois sur les lèvres; même si Calista devait gagner plusieurs tours de jeu, le simple fait qu’il se déshabille finirait par la déconcentrer assez pour qu’elle renonce à jouer tout court. Peut-être bien, alors, que le strip-poker aurait surtout beaucoup du jeu d’endurance, à celui qui tiendrait le plus longtemps à voir l’autre s’effeuiller. Quelque-chose de plutôt commun, dans le strip-poker à vrai dire. Et lui, ça faisait des lustres qu’il n’y avait pas joué; au moins pour sûr, il n’avait certainement pas perdu sa pratique pour le reste, encore moins ses connaissances sur le corps de Calista, toutes les zones sensibles qu’il sentait sous ses doigts, et caressait avec ceux-ci, augmentant insidieusement la chaleur. C’était comme s’il pouvait le voir dans les yeux de la jeune femme, peut-être même sans qu’elle ne s’en rende compte, d’à quel point ça marchait, la discussion doucereusement érotique, les mains baladeuses, la proximité. « Ehm, les préservatifs te permettent quand même d’avoir des rapports avec n’importe quelle personne de ton choix, en enlevant au maximum les risques de maladies. » la seule chose qu’il avait retenue des cours d’éducation sexuelle, probablement : c’était bien évidemment comme ça aussi qu’il n’s’était jamais retrouvé père à dix-neuf ans. Chacun son expérience, probablement, aurait-il pu dire, mais la remarque de la blonde le fit rire, sans détour: « Les sex toys, sérieusement? Aoutch, c’est pire que le grizzli. » mine de rien, il se demandait bien ce que ça pouvait sous-entendre, tout ça: « Evidemment que le sexe est une invention. J’veux dire... le vrai sexe, avec des préliminaires, différentes dérivations, l’imagination. » du genre qu’elle avait connu avec lui depuis aussi longtemps qu’ils partageaient un lit- définitivement mieux qu’un sex toy, sans vouloir trop en demander. Ils avaient, après tout, une utilisation bien limitée, et les baisers au creux du cou, le souffle brûlant contre la peau, la caresse d’une main fine et insidieuse le long des chairs - c’était définitivement des sensations qu’Alec pouvait croire vraies avec des êtres humains uniquement. Il n’avait pas vraiment envie de philosopher sur les sex toys de toute manière, ou même la connaissance ou la pratique que Calista pouvait en avoir; au pire, si elle en avait embarqué un dans sa valise, elle n’avait qu’à se débrouiller. Mais clairement, ils n’avaient pas encore inventé de sex toy capable de compenser la vraie compagnie de quelqu’un; ça au moins, il pouvait en être sûr. Un sex toy avec deux mains, une sage qui descendit le long du bras de la jeune femme, sentant la chair de poule qui grimpait là, avant de trouver sa hanche pour la serrer dos contre lui. Une deuxième main beaucoup moins sage, qui elle, avait ses doigts qui avaient disparu sous la frontière du sous-vêtement qu’elle portait, plongeant aux abords de la chaleur traitresse au creux des cuisses de Calista - elle n’avait définitivement pas pensé aux sex toys, au Seigneur des Anneaux ou même à son ordinateur, là. Comme quoi, le sexe restait la meilleure invention qui soit - il avait eu raison, Alec, fin connaisseur qu’il était dans le domaine au moins.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Lun 13 Mar 2017 - 12:21


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Radcliff, c’était indéniablement un coin chargé de problèmes, divers et variés et Calista, des fois, elle se disait qu’elle avait déjà connu le pire et que maintenant, les choses iraient mieux pour elle. Mais elle se disait aussi que Radcliff, c’était une ville pleine de surprises et pas que des bonnes, alors elle ne savait pas ce que l’avenir dans cette ville pouvait lui réserver, alors peut-être qu’en réalité, elle n’avait pas encore connu le pire et que d’ici quelques mois, elle en viendrait à regretter l’époque où elle avait été coincée dans un fauteuil roulant, avec sa dépression sur le cœur et l’impression d’être coincée avec tout ce qu’elle pouvait ressentir sans être capable de s’ouvrir au reste du monde. Peut-être qu’elle connaitrait pire que ça à l’avenir, parce qu’à Radcliff, les choses avaient tendance à trop vite se compliquées. Mais, Calista, elle n’avait pas envie de penser à ça, d’être là à se dire qu’un énième malheur allait lui tomber sur le coin du nez quoi qu’elle fasse pour essayer de l’éviter. Elle préférait se dire que ça irait, tant qu’elle faisait en sorte que ça aille, qu’elle avait trop longtemps laissé sa vie être rythmée par des volontés qui n’était pas les siennes et qu’au moins, maintenant qu’elle n’était plus impliquée dans des trucs qui la dépassait complètement, elle avait encore assez de contrôle sur sa vie pour pouvoir l’éviter, le pire. Sans doute que, déjà, éliminer son père de sa vie, c’était un bon début sans doute pour limiter les risques. Y avait encore Rhaena, mais elle n’avait pas montré signe de vie depuis assez longtemps pour que Calista, elle se dise juste qu’elle s’en fichait de la brune et qu’elle n’avait pas si peur que ça de la croiser au beau milieu d’une des rues de Radcliff. De toute façon pour l’instant, ils étaient encore loin de tout ça, Alec et elle, dans un chalet au Canada, loin de tout ce qui pouvait les tracasser au quotidien.

Ça faisait vraiment du bien d’ailleurs, même pour elle qui n’avait pas franchement l’habitude de partir de chez elle pour aller pratiquer une activité sportive quelle qu’elle soit. Calista, elle était plutôt du genre canapé, télévision, fallait bien l’admettre. Si bien qu’on aurait vraiment pu croire que les seules vacances qui pourraient l’intéresser seraient celles qu’elle pourrait passée allongée sur une serviette de plage à bronzer tranquillement près de la mer ou sur le bord d’une piscine. Pourtant, depuis qu’ils avaient parlé du Canada durant leur rencard l’idée était devenue vraiment attrayante et maintenant qu’ils y étaient, elle ne regrettait rien du choix de la destination, encore moins, si ça n’excluait pas qu’un jour, elle partirait à la plage en compagnie d’Alec, avec ou sans maillot de bain dans sa valise. « Tout va bien alors, je pourrai oublier mon maillot de bain sans craindre d’être nue devant plein de gens. » Elle lâcha un soupire, faussement soulagée alors que cette histoire de maillot de bain n’avait de toute façon pas beaucoup d’intérêt. S’ils devaient vraiment partir à la plage, elle y penserait à son maillot de bain et ça ne voudrait pas dire pour autant qu’elle le mettrait pour aller dans la fameuse piscine privée dont ils venaient de parler. De toute façon, pour l’instant, ils étaient encore au fin fond des montagnes Canadienne, loin de la plage et des maillots de bains, d’ici qu’elle fasse sa valise pour partir à la plage, y avait des chances pour qu’elle ait oublié une partie de cette discussion. Y avait des trucs plus importants après tout qui se dessinaient à l’horizon pour cette fameuse soirée de la saint-valentin. « J’sais pas trop. C’est vrai que j’ai pas forcément l’avantage du terrain ici. » S’ils avaient été à Radcliff, après tout, y aurait eu de forte chance pour qu’elle soit en robe, comme à son habitude, alors qu’ici elle avait pris des vêtements plus chaud. Avec la robe, pour seul vêtement, il aurait suffi de pas grand-chose pour déconcentrer Alec. Est-ce que ça avait vraiment de l’importance, alors qu’ils ne semblaient même pas décidés à sortir un jeu de cartes ? Ils étaient déjà trop perdus dans leurs discussions maintenant. « Hm, c’est vrai, ça a des avantages aussi. » Elle ne pouvait pas le nier, après tout, elle était une fille qui savait faire preuve de prudence de ce côté-là, sauf avec Alec peut-être, puisqu’il était seul de qui elle était tombée enceinte, pour une trop courte période, sans doute. « Bha éthiquement parlant, les sex-toys, ça reste mieux que les grizzlis, ou n’importe quel animal. » En tout cas elle, entre les deux, son choix était vite fait. Quand bien même entre toutes les options possibles, elle choisirait toujours Alec, bien évidemment. « Hm, j’veux bien croire que c’est la meilleure invention du monde. Au moins tant que c’est toi l’inventeur. » Comme quoi, il était mieux que le grizzli du coin, ou n’importe quel sex-toy qui puisse avoir été inventé. Parce qu’avec Alec, y avait les baisers, la chaleur de son corps contre le sien, la sensation de ses mains contre sa peau. L’amour, évidemment, ce sentiment qui faisait battre son cœur quand elle était avec lui, cette impression que tout était parfait, tant qu’il était avec elle. C’était une évidence alors que son choix à elle se serait toujours Alec et est-ce qu’il pouvait vraiment en douter alors qu’en un rien de temps, elle frissonnait déjà sous ses caresses et que son souffle s’était déjà accéléré tout autant que les battements de son cœur. Elle pouvait facilement oublier tout le reste, tant qu’elle était là avec Alec, alors, déjà maintenant, la douche toute seule, le seigneur des anneaux, le strip-poker, les sex-toys ou netflix, ça semblait bien loin de sa mémoire ou de ses préoccupations.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 28 Mar 2017 - 17:44



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Il se souvenait que plus jeune, Alec, il avait aimé changer d’air assez régulièrement: jamais il n’avait eu le caractère de quelqu’un aisément satisfait par le fait de rester chez lui, de fréquenter les mêmes personnes encore et encore, et de prendre ses aises dans un paysage pleinement connu. Heureusement, sa famille avait été assez riche pour qu’il ait toujours son goût du voyage qui soit pleinement assouvi: déjà très jeune, il avait toujours embarqué dans un avion avec ses parents, vers une destination lointaine, dès qu’ils en avaient eu l’opportunité. A une époque, son père avait passé ces vacances-là accroché à son téléphone, et sa mère avait toujours compensé le malaise qui pouvait naître de telles situations. Et puis, à partir d’un certain âge, le jeune Lynch avait fini par partir de son côté à lui; de plus en plus souvent, et de façon de plus en plus capricieuse et inconsidérée, sans compter le temps qui passait, ou les jours et les semaines de classe qu’il manquait. Il avait quand même eu ses diplômes, et des notes décentes pendant toute sa scolarité; comme quoi, si ç’avait vraiment été dans sa personnalité et ses envies à lui, il aurait pu aller loin, dans une carrière quelconque. Ça faisait des années pourtant, qu’il avait renoncé à ça - à toute ambition personnelle qui avait pu croître en lui quand il avait été jeune comme ça; il avait oublié son passé et l’avenir qu’il s’était construit dans sa tête de la sorte. Et pendant bien longtemps, il était resté à Radcliff, et uniquement Radcliff, comme si cette portion de monde pouvait lui suffire. Voilà qu’il se redécouvrait un brin de ce caractère qui avait toujours été inhérent à lui, maintenant qu’il était avec Calista: ça faisait un bien fou de changer d’air, de laisser Radcliff et le Kentucky à des milliers de kilomètres sans s’en soucier. L’air du Canada lui semblait plus pur, moins offensif et blessant, moins dangereux, moins chargé d’une électricité incontrôlable. Et ici et maintenant, alors que la Wolstenholme était avec lui, il avait beau chercher, chercher, il serait presque incapable de savoir ce qui pourrait bien le motiver à retourner là-bas: il n’avait pas encore d’appartement bien à lui, son meilleur ami avait disparu de la surface de la terre sans laisser la moindre nouvelle, et le simili-job qu’il avait eu pendant des années, n’était plus qu’un lointain souvenir et n’avait même pas éveillé la moindre vocation en lui. Il n’y avait bien que Calista, pour avoir des attaches là-bas, de celles qui les pousseraient forcément à rentrer un jour - plus tôt que tard, évidemment : elle avait son frère et sa soeur, son entreprise encore toute jeune, et probablement bien plus d’amis qu’il n’en avait eus, lui, dans son autrefois. Il avait eu des potes, des gens qui avaient facilement profité des privilèges dans lesquels il avait nagés: ses amis, ils n’avaient été qu’au nombre de un - de Felix à lui tout seul, mais maintenant, c’était comme si le Lecter s’était évaporé, laissant un vide derrière lui, sans l’ombre d’un remord.

Une pensée qu’Alec était bien content de n’pas avoir et ressasser, maintenant qu’il était en compagnie de la blonde, au Canada: ici, personne ne les connaissait, ici, personne ne voulait les emmerder. Et contrairement à leur petit voyage jusqu’à Elizabethtown, ici, ils ne remontaient pas les chemins douloureux de son passé, ils ne naviguaient pas dans des souvenirs qui réveillaient brutalement sa conscience, et le rendaient plus irritables que d’habitude. Non, partout autour d’eux, tout était nouveau - sauf l’un et l’autre; et passer tout ce temps avec Calista, n’était pas comme il l’avait imaginé. Quand il avait eu vingt ans, et qu’il s’était imaginé les autres, en couple, il avait cru qu’être avec une personne uniquement serait emmerdant, bizarre, et répétitif au point d’en devenir assommant. Chacun développait ses habitudes, alors les couples, forcément, développaient les leurs, desquelles ils ne changeaient jamais. Mais il se plaisait, avec elle, dans les répétitions de petits moments insignifiants ou importants; des gestes de tendresse, des regards, des sensations, des conversations qui revenaient. Il n’serait parti au Canada avec personne d’autre que Calista elle-même, pour sûr. « J’te laisserais jamais finir nue devant plein de gens. » il lui dit, d’ailleurs, comme une évidence, un sourire au coin des lèvres; certes, peut-être parce qu’il était un peu jaloux, et aussi quand même parce que si c’n’était pas dans ses délires à elle, hein, il n’allait franchement pas se complaire dans le fait de la savoir exposée aux yeux lubriques de n’importe qui. Mais bon, l’expérience de ses voyages à lui, lui avait appris que beaucoup de touristes s’encombraient de beaucoup de choses loin d’être nécessaires: ici, ils auraient pu trouver des pantalons de ski, des vestes épaisses et chaudes, des bonnets et des gants, et peut-être bien alors que Calista aurait eu de la place pour glisser une robe sexy pour la St Valentin, et ainsi de suite. Il s’en fichait bien, il n’était pas exigeant comme ça - pas dans ces circonstances-là, du moins. Il avait déjà pu voir la jeune femme dans une robe bien sexy, choisie juste pour lui, pour eux deux, leurs rencards en amoureux. Et puis, il l’avait aussi vue en pyjama, après avoir passé plusieurs jours sans se laver, et à tourner, tourner en rond dans l’appartement qu’elle n’avait pas quitté pendant bien longtemps. C’était probablement ça aussi, être en couple. « Tu sais très bien que t’as au moins toujours un certain ‘avantage’, t’en fais pas. » ricana-t-il donc, sans aucune honte: il l’avait toujours trouvée désirable, et ça n’avait franchement pas été par manque d’envie ou d’amour qu’ils avaient rompu, pendant un long moment. Elle lui avait assez manqué pour qu’il n’cherche même pas la saveur de la moindre étreinte avec qui que ce soit d’autre qu’elle, quand ils avaient été séparés: techniquement, pour quelqu’un comme lui, c’était un véritable exploit que Calista ne savait même pas qu’elle avait accompli, même avec ses pyjamas et ses pulls difformes. Parce que lui, pour sûr, il s’disait que le sexe était la meilleure invention de l’humanité; il n’s’l’était jamais caché- draguer, conquérir, charmer, et se taper une femme étaient de ses petits plaisirs coupables, desquels il n’avait même pas pu se défaire en devenant un chasseur froid et morose. Et oui, sans prétention, au moins avec une certaine quantité de pratique, des amantes à la pelle, il était devenu un bon expert dans ce domaine: et aussi dans celui de s’enfuir d’un appartement sans réveiller sa partenaire. Heureusement, pour ce soir et demain matin, les préoccupations du Lynch n’en étaient pas à ça du tout: à s’enivrer des courbes de Calista, il n’semblait vouloir qu’elle maintenant- de bien des façons, elle était irremplaçable, et ça n’avait jamais été avec l’assurance qu’il pourrait lui, tourner la page de leur histoire, qu’il était parti. Elle l’habitait tout entier maintenant - désirs et coeur, assez pour qu’il invente des prétextes débiles pour essayer de faire quelque-chose de décent pour la St Valentin, quand il avait volontiers piétiné cette fête des amoureux avec indifférence, pendant les trente-trois précédentes années de sa vie. Alors peut-être bien que ça voulait dire que c’était surtout le sexe avec Calista, l’harmonie d’eux deux, la meilleure invention de ce monde: était-ce la nature, l’homme, eux deux qui en étaient les créateurs? Peu importait; Alec était déjà perdu corps et âme, se pressant contre elle avec envie, ses lippes enivrées de la saveur du creux de son cou. Ses doigts, glissés entre ses cuisses, tendres et malins, n’étaient qu’une infime contre-attaque du désir qu’elle faisait gronder dans ses veines, elle, juste en existant, en frissonnant dos contre lui, de ses souffles et de ses émois grandissant. A Radcliff ou au Canada, entre eux deux, tout ce qui importait, c’était Calista, il pouvait au moins être sûr de ça.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mar 28 Mar 2017 - 20:01


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Partir au ski, à la mer ou n’importe où d’autre, tant que c’était avec Alec, Calista était certaine que ce serait toujours parfait. Elle pourrait même jurer que si elle devait partir quelque part à la campagne, là où il n’y aurait qu’une ferme, une grosse quantité de boue et pas de wifi, elle arriverait à trouver ça parfait, juste parce qu’y aurait Alec avec elle. Pourtant clairement, un coin sans wifi, ça avait de quoi la rendre folle, encore plus si elle était obligée de patauger dans le bout avec ses habituels escarpins. Elle savait bien qu’Alec, il pourrait facilement effacer tout ça et rendre parfait n’importe quel voyage. Elle irait au bout du monde avec lui, de la même façon qu’elle avait bouclé son sac en quelques minutes avant de monter sans sa voiture quand il lui avait demandé de l’accompagner jusqu’à Elizabethtown. Que ce soit comme cette fois-là pour récolter des informations sur quelqu’un ou comme maintenant parce qu’ils s’étaient décidé à prendre quelques semaines de vacances ensemble, Calista, elle le suivrait. Elle était bien quand elle était avec lui, mieux qu’avec n’importe qui d’autre, c’était comme s’il avait la capacité de rendre un gros problème complètement insipide. Ça n’avait peut-être pas toujours été vrai, alors qu’à une époque, elle s’était laissée bouffer par les problèmes, même si Alec avait été à ses côtés, mais c’était différent aujourd’hui, parce qu’elle allait mieux, dans son corps, dans sa tête et que ça l’aidait à profiter de tout ce qu’il y avait de bien dans sa vie en oubliant un peu le reste. De toute façon, ces derniers temps, elle n’avait pas trop à se plaindre. Ça allait relativement mieux qu’avant, à croire que l’année 2016 avait décidé d’être moins cruelle avec elle que la précédente. Ils avaient même réussi à partir au Canada ensemble et elle se faisait la promesse que cette discussion sur le fait de partir un jour à la plage, ce ne serait pas que des hypothèses, ça aussi, ils finiraient par le faire.

Elle était celle qui avait repoussé toutes les opportunités qu’ils avaient pu avoir, à une époque, parce que perdre leur bébé, être paralysée, ça l’avait complètement déboussolée et que dans le fond, au ski ou à la plage sans ses jambes, ça aurait été compliqué. Ça avait été compliqué de toute façon, d’avoir l’impression d’avoir besoin d’aide pour tout et n’importe quoi, pour les choses les plus simples de la vie. Pour bien des raisons, cette période de sa vie, elle n’avait pas été facile et elle n’avait pas non plus rendue la vie d’Alec plus simple. Mais ça allait mieux maintenant, alors aller à la plage avec lui, c’était une idée plutôt tentante. Encore plus si le maillot n’était pas nécessaire quand ils étaient que tous les deux, rien que tous les deux. Dans les autres moments, elle tenait quand même à son intimité, elle n’était pas complètement pudique, sinon, elle aborderait un style vestimentaire différent, mais quand même. « C’est gentil de ta part. J’ai pas trop envie que quelqu’un d’autre que toi puisse me voir nue. » Alec lui, il avait le droit, parce qu’il était son petit ami. Il avait même le droit de détailler ses jambes, ses fesses ou sa poitrine, quand ses tenues les mettaient en valeur, mais si les autres, ils pouvaient regarder ailleurs, ça l’arrangeait et qu’on vienne pas lui dire que c’était de sa faute si elle se faisait reluquée dans la rue, qu’elle avait qu’à s’habiller autrement, parce que c’était bien le genre de réflexion qui l’agaçait. Alec, il avait le droit de la regarder, de la toucher autant qu’il voulait, alors si elle devait faire un strip-poker un jour, ce serait forcément avec lui. « Toi aussi. » Qu’elle répondit dans un léger rire, parce que ouais, la première fois qu’elle avait vu Alec Lynch, elle s’en était presque voulu pour les réflexions qui lui étaient passées par la tête, alors qu’elle avait été en couple. Elle l’avait toujours trouvé sexy, Alec, quand bien même elle n’avait pas non plus passé son temps à le reluqué quand ils n’étaient que des amis, parce qu’en plus de pas être discrète elle trouvait ça mal poli. Enfin bon, Alec, il avait ce physique qui faisait que c’était difficile de lui résisté, ajouté à ça qu’il était l’une des rares personnes au monde à avoir su lui montrer qu’elle n’était pas qu’une pauvre fille complètement inutile et évidemment, qu’elle lui était tombé dans les bras. Toute sa confiance en elle qu’elle avait gagné ces derniers temps, celle que son père avait souvent écrabouillée sans un remord, elle la devait à Alec. Elle devait beaucoup de choses à Alec. Il était celui qui faisait battre son cœur, qui la rendait heureuse, qui rendait sa vie meilleure. Elle l’aimait Alec et se sentir aimée par lui en retour, c’était sans conteste la chose la plus agréable d’un monde. Alors la saint-valentin, qu’importait comment elle se présentait, elle aurait été parfaite. Fallait avouer que ça commençait plutôt bien, alors qu’il lui arrachait déjà des frissons et des soupirs de plaisir. A tâtons elle vint chercher la main libre du jeune homme, pour pouvoir serrer ses doigts entre les siens, comme une accroche pour tenir bon, alors qu’elle se sentait partir bien loin là, elle avait envie de se retourner, de l’embrasser, de sentir ses mains contre son corps, ses baisers contre sa peau et ça peau à lui contre ses lèvres à elle, elle avait envie de plein de trucs en même temps, alors que ses désirs s’affolaient autant que les battements de son cœur dans sa poitrine et qu’elle ne savait déjà plus où donner de la tête.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Sam 15 Avr 2017 - 4:45



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Des vacances au Canada, la beauté des montagnes, l’étranger et un genre de solitude; Alec avait fini par arrêter de croire que ça pourrait les aider, les consoler d’une quelconque façon. Et à en croire tous les prétextes que Calista avait servis en réponse à ses tentatives de l’embarquer quelque-part, quand ils avaient été en plein milieu de catastrophes continuelles, elle aussi, elle n’y avait pas cru. Vivaient-ils alors dans un genre de déni, à se contenter de tout ce qu’il y avait autour d’eux comme d’une distraction, à prendre le présent comme il était? Était-ce vraiment possible que trois mois de séparation, une discussion plus ou moins houleuse, et une nuit ensemble à Elizabethtown ait tout réparé entre eux deux? Pouvaient-ils vraiment croire que tous les dommages s’étaient envolés, désormais, et que tout allait bien dans le meilleur des mondes? Peut-être bien que s’occuper à des tables de restaurant en prétendant être à un rendez-vous amoureux, ou plier bagages pour aller faire du ski pour la plus grosse partie de la journée, était la meilleure solution qui soit, pour n’pas affronter plein de choses: les réminiscences des problèmes tenaces, le quotidien qui avait ses propres lois, et peut-être aussi, même, insidieusement, les mois qui passaient durant lesquels ils n’pouvaient s’empêcher de se rappeler de ce qu’ils avaient perdu. Le Lynch ne savait pas, alors ce qu’ils faisaient; se reconstruisaient-ils, ou essayaient-ils de vivre différemment, saisissant l’instant comme ils venaient, pendant qu’en dehors, les problèmes demeuraient? Peut-être bien qu’ils n’faisaient que les fuir, au profit de sensations qui, elles, ne partiraient jamais. Il aimait Calista; il l’avait aimée aussi quand il avait souffert à travers elle et avec elle quand elle avait été dans ce fauteuil roulant, et qu’il n’avait été rien d’autre que le type placé en spectateur inutile. Dans les mauvais moments, dans les bons moments, ce qui avait mis tant de temps à soigneusement s’ériger dans sa conscience n’s’envolait pas comme ça. Y’avait bien eu une époque, hein, il aurait cru pouvoir vivre comme ça, à commander ses sentiments et à pouvoir tourner la page dès qu’il se lasserait de quelque-chose: le fait était qu’il ne s’était jamais donné le temps de s’attacher à quelqu’un comme il s’était attaché à Calista. C’était ce qui avait rendu chacune de leurs peines si lourde à porter, ce qui avait fait qu’il s’était accroché, et ce qui commandait la ténacité qui demeurait en lui, et faisait qu’ils étaient là, aussi parce qu’il s’était donné une seconde chance.

Il n’savait juste pas, Alec, s’ils faisaient les choses bien. Étaient-ils censés faire un genre de thérapie, pour tout ce qui leur était arrivé? Au bout d’un moment, dans leurs disputes, le chasseur en était arrivé épuisé de devoir sans cesse parler des mêmes problèmes, et de ces ressentiments qu’il n’avait jamais mis en mot, face à une Calista en fauteuil roulant. Celle qui l’avait complètement repoussé, et celle qui, dès qu’elle avait retrouvé l’usage de ses jambes, avait laissé ces mois infernaux derrière elle, si facilement, si impétueusement, persuadée sans doute qu’il en ferait de même. Peut-être bien, alors, que beaucoup diraient qu’ils fuyaient, encore; un mal immuable qui grandissait, grandissait dans le coin de leur conscience: c’était plus facile à oublier ici, alors qu’ils étaient en vacances. Oui, des vacances loin de Radcliff, des vacances loin de la réalité tenace de leurs propres esprits. Pourquoi pas; chaque pensée logique échappait au Lynch dès lors qu’il se retrouvait à admirer Calista comme si les mots lui manquaient. De bien des façons, il pourrait être facile de dire qu’il s’était déjà tapé des femmes plus sexy, des femmes plus à l’aise avec le fait de le draguer, le séduire, et le défaire de ses vêtements - des femmes beaucoup plus offensives pour faire grimper la chaleur, et répondre à ses paroles tentatrices sans détour. Mais c’était pour elle qu’il perdait la tête si volontiers; c’était la St Valentin, après tout, en plus du reste. Il avait au moins des années de pratique derrière lui, et beaucoup de conquêtes différentes, aux goûts et aux envies bien variés, pour savoir ce qu’il faisait. Calista, elle n’était pas vraiment particulière; il avait su décrypter les plaisirs qui la trahissaient, selon les attentions suaves qu’il égarait. Il savait que ses lèvres lovées juste sous son oreille la pressaient contre lui en des frissons délicieux. Il savait que ces mêmes émois glissaient jusque sous ses chairs, quand ils étaient entre des draps, rien que tous les deux, leurs corps imbriqués, sans le moindre vêtement sur le dos. Il savait plein de choses d’elle; des choses totalement triviales qu’il n’avait jamais pris la peine d’apprendre sur d’autres de ses partenaires, petites-amies ou autres, et des choses purement sexuelles, qui les rendaient divinement parfaits, l’un pour l’autre, quand ils s’cherchaient de la sorte. De ses dents, Alec mordilla tendrement la chair traçant le chemin entre la nuque et l’épaule de la blonde, humant le parfum laissé par le savon sur sa peau, la senteur encore accrochée à ses cheveux un peu humide. S’ils allaient trop loin, ce serait comme s’il ruinait complètement cette douche: tant pis, Alec avait de toute façon, le devoir de rattraper celle que Calista avait dû prendre toute seule. Il garda donc sa main au creux de ses cuisses, brûlant et tentateur, alors qu’il entrainait la jeune femme à se retourner vers lui, offrant un baiser langoureux en guise de distraction. Sa main libre, emmêlée aux doigts de Calista, il la lova juste sur ses hanches, assez pour l’entrainer à reculer de quelques pas, jusqu’à ce qu’elle se retrouve contre la frontière délimitée par la large table de salle à manger, celle qu’ils n’utilisaient que vaguement au cours d’une journée - celle qu’ils allaient devoir laisser derrière eux, comme tout le reste de ce chalet d’ici quelques temps. « Enlève-le. » ordonna Alec dans un grognement tout contre le lobe de l’oreille de la blonde, désignant d’un regard le pull qu’elle avait sur le dos; il avait ses mains occupées, bien trop occupées pour pouvoir le faire lui-même. De sa poigne, il réussit à hisser son amante sur le bord de la table, s’enserrant contre elle, incapable d’encore se convaincre de se détacher assez d’elle pour qu’elle suive sa directive. L’avait-elle seulement entendu, alors que les frissons ardents grimpaient si forts le long de sa colonne vertébrale, sur toute sa chair et dans ses veines, sous les caresses fiévreuses prodiguées par ses doigts? Après tout, si elle ne voulait pas qu’il ait à arrêter, il allait bien falloir qu’elle utilise ses mains à elle.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Sam 15 Avr 2017 - 15:09


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alec lynch et calista wolstenholme

Elle n’était pas partie en vacances depuis ce qui lui semblait être une éternité à Calista, elle n’avait pas eu le temps, au milieu de toutes les histoires qui avaient rythmées sa vie à Radcliff, elle n’avait pas non plus eu l’envie, à une époque où elle avait peut-être trop souffert pour avoir envie de quoi que ce soit. Elle avait complètement arrêté d’y penser après, quand Alec était parti et qu’elle s’était concentrée sur son boulot. Après tout, avec une entreprise qui commençait tout juste à décoller, partir en vacances n’avait peut-être pas été la meilleure idée qui soit. Maintenant, la vie semblait plus calme, plus simple, assez pour que ça ne paraisse pas totalement fou de s’en aller comme ça pour partir quelques semaines au Canada. Ils avaient bien le droit à ça tous les deux, après tout ce qu’ils avaient pu vivre ces derniers temps, ensemble ou chacun de leur côté. Ça faisait du bien après tout de pouvoir mettre de côté Radcliff et tout ce qui n’allait pas là-bas, pour juste passer un bon moment ensemble. C’était à se demander si elle allait réussir à trouver assez de courage pour rentrer à la maison, une fois que leur séjour serait terminé. Heureusement qu’elle y tenait à son entreprise, quand bien même elle n’était pas la fille la plus ambitieuse du monde, elle n’avait pas envie de laisser tomber, c’était un projet qui lui tenait à cœur, un boulot dans lequel elle se sentait complètement à l’aise, alors si y avait bien un truc qui devait la pousser à rentrer à Radcliff, ce serait ça. Sa famille aussi, sans doute, même si dans le fond, Lorcan et Aspen s’en sortaient très bien sans elle. Ce serait pas facile de quitter tout ce qu’ils avaient ici, dans ce chalet au Canada et elle savait déjà qu’elle serait bien déçue, au moment où ça arriverait, mais elle savait aussi qu’y avait des choses assez importantes à Radcliff pour qu’elle ait de bonnes raisons de rentrer.

Toutes ces bonnes raisons, pour l’instant, elles étaient loin de son esprit à la blonde. Elle était bien déterminée à profiter de son séjour au Canada avec Alec. Elle faisait les choses bien en plus, quitte à passer la journée à skier et à finir pleine de courbature le soir elle pouvait même dire que, malgré la douleur des courbatures, c’était plutôt sympa de faire du ski, pour elle qui n’était pas franchement très sportive, ça pouvait ressembler à un véritable miracle, voilà qu’y avait au moins un sport sur terre qu’elle réussissait à apprécier. En même temps, si elle avait tant de mal avec le sport, c’était sans doute parce qu’on l’avait trop souvent poussée jusqu’à l’épuisement quand elle avait été plus jeune. Là, elle faisait les choses à son rythme, après tout, ils n’étaient pas là pour participer à des compétitions et puis y avait Alec. Il savait rendre les choses beaucoup plus simples Alec et la pousser à faire des trucs qu’elle n’aurait clairement pas l’intention de faire si ça ne venait que d’elle. Alors, ils étaient bien là tous les deux au Canada. Ils étaient encore mieux dès lors qu’ils rejoignaient la chaleur de leur chalet. Elle n’allait pas mentir Calista, malgré la douche qu’elle avait prise toute seule, cette soirée s’annoncer comme le meilleur moment de la journée et ce n’était pas juste parce que c’était la saint-valentin, ça dans le fond, c’était peut-être juste un détail sur le calendrier dont il serait idiot de ne pas profiter, au moins un peu. Enfin clairement, là, elle n’avait pas envie qu’on lui offre des fleurs ou du chocolat, les caresses d’Alec suffisaient à ses désirs. Il devait bien savoir ça Alec après tout. Elle suivit les mouvements du jeune homme sans la moindre résistance, pour se retrouver contre la table, sans même avoir conscience de la distance qu’ils avaient pu parcourir pour en arriver là. Elle avait bien entendu sa demande, à Alec, mais elle eut besoin d’un peu de temps, pour y répondre, entre les frissons qui parcouraient sa peau, le plaisir qui grimpait en elle et son esprit qui avait bien du mal à rester concentrer sur quoi que ce soit. Dans le fond, elle ne savait pas combien de temps avait bien pu s’écouler avant qu’elle se décide attraper rapidement les pans de son pull pour le retirer à la va-vite, embarquant avec le débardeur qu’elle avait eu en dessous. Elle balança les deux vêtements, encore emmêlés l’un d’autre l’autre, plus loin, sans se soucier une seule seconde d’où est-ce qu’il pouvait être atterri. Elle ne tarda pas, ensuite à venir se jeter sur les lèvres d’Alec, comme si ces quelques secondes à peine, pendant lesquelles elle avait dû s’éloigner de lui qu’à peine un millimètre avaient été bien trop dur à supporter.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Dim 23 Avr 2017 - 3:24



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Si Calista devait un jour se comparer à toutes les autres, la panoplie de femmes qui étaient entrées dans la vie du Lynch, elle pourrait au moins se targuer d’avoir été la seule avec laquelle il avait eu envie de célébrer la St Valentin. La fête des amoureux, celle qui était censée être symbolisée par des coeurs battant à tout rompre pour les longues histoires bien construites, le romantisme dégoulinant dans chaque attention, l’effort de mettre les petits plats dans les grands; Alec n’avait pas beaucoup de talent pour ça, il n’était pas un expert en amour, mais un expert en sexe et en relations éphémères étouffées dans l’oeuf par ses propres actions. Alors même s’il n’avait pas marqué le jour d’une croix dans son calendrier, se créant un genre de décompte pour n’surtout pas oublier et être sûr de sortir le grand jeu pour la Wolstenholme et marquer le coup pour cette première fois à vivre ensemble, elle pouvait, au moins, se targuer de ça. D’être celle, l’unique qui concentrait toutes ses pensées et ses volontés ce soir; celle qui capturait son attention toute entière, à Alec, alors même que l’engagement avait toujours éveillé en lui un mélange de nausée et d’appréhension. Et si elle le connaissait, Calista, elle devait bien savoir tout ça - il espérait au moins, encore dans un coin de sa tête, que la blonde n’avait pas passé toute la journée à espérer des signes, des petits cadeaux, des attentions idéales comme elle en avait vues dans les films; la pauvre, elle était tombée avec la mauvaise personne, définitivement. Y’avait fort à parier qu’Alec serait bien maladroit, dans ses gestes romantiques, comme il l’avait été quand ils s’étaient retrouvés dans ce rencard rien qu’à eux, quand il avait été devant sa porte à n’même pas savoir comment se tenir correctement. Il s’était creusé la tête pour savoir comment arriver de la meilleure façon possible, et au final, il avait sorti le grand-jeu sur l’apparence au moins, à défaut d’avoir réussi à se décider sur le cadeau à offrir à Calista - il était venu les mains vides ce jour-là, comme un idiot, alors qu’y’avait eu fort à parier que des fleurs ou des chocolats auraient au moins eu l’effet salvateur de détendre l’atmosphère. Il pourrait jurer qu’il n’serait jamais capable de faire mieux que ça, qu’ils soient en couple pendant plusieurs mois ou des années entières; encore ce soir, beaucoup diraient qu’il avait une piètre façon de rattraper le fait qu’il avait oublié de trouver un moyen de célébrer la St Valentin en grandes pompes. Ils étaient au beau milieu des montagnes sauvages du Canada - au fond, c’était presque alors comme si on n’pouvait rien lui reprocher; il n’y avait pas de restaurant chic et feutré à proximité, pas de possibilités de faire venir quoique ce soit comme ça, sur un claquement de doigts, et il n’y avait certainement pas de boutique idéale dans laquelle trouver un cadeau à même de satisfaire les désirs de la Wolstenholme. Tous les deux, ils avaient préparé ce voyage au ski, en plein coeur des montagnes canadiennes, pour oublier Radcliff, l’univers dans lequel ils vivaient, là-bas - et jusque-là, ils y étaient parfaitement bien arrivés. Irrémédiablement, ça voulait dire, alors, qu’ils étaient presque isolés, dans leur chalet rien qu’à eux, sans réseau selon les pièces et les endroits où ils se trouvaient, et sans aucune volonté de laisser l’extérieur les atteindre avant l’heure.

Tous les deux, ils n’avaient aucune idée de ce qui pouvait bien se passer à Radcliff, et ils n’avaient aucune prise sur les événements, là-bas; quoiqu’il advienne, ils ne pourraient pas faire quoique ce soit, avant que leur heure ne soit venue. Et leur avion, il ne partait pas avant des jours encore. Des jours dont Alec avait âprement envie de profiter; sans conteste, il n’avait pas envie que ce séjour soit en quoique ce soit comparable avec la nuit d’oubli presque désespéré qu’ils avaient passé à Elizabethtown, tous les deux. Ils étaient ici en vacances, tous les deux, comme des tourtereaux qui ne se souciaient de rien d’autre que l’un et l’autre; il n’y avait pas de conversation sur Rhaena Dryden à avoir, pas de données informatiques à décortiquer à l’étage du dessous, pas de menace imminente et insidieuse. Rien d’autre qu’eux; n’était-ce pas déjà un cadeau de la St Valentin parfaitement idéal, auquel ils n’avaient plus eu le droit depuis bien longtemps? Calista pouvait au moins croire qu’elle était parfaitement sauve, parfaitement protégée avec lui, là où personne ne les trouverait. Un brin de normalité, dans la vie qu’ils avaient eue ces derniers temps - oh, Alec savait que ç’aurait été parfait, bon et reposant aussi quand la blonde avait été dans son fauteuil roulant. Il avait su à l’époque qu’ils en avaient eu désespérément besoin; et peut-être bien que l’histoire aurait été totalement différente, entre eux deux, s’ils avaient pris le temps de saisir cette opportunité. C’était trop tard, maintenant, et le Lynch n’avait certainement pas envie de chercher le blâme, pour une histoire qui était révolue et écrite dans le marbre du passé depuis des lustres. L’instant présent, oui, l’instant présent avait de quoi être plus mémorable. A couper le souffle, même, Alec pourrait-il jurer, juste au creux du cou de Calista, sur la courbe suave de sa gorge, ses lèvres dansant sur sa peau, là où il pouvait sentir son pouls s’exciter de seconde en seconde. Il ne calcula pas, ne mesura pas le temps qu’elle mit à enfin se débarrasser des vêtements qu’il avait indiqués, un élan carnassier grimpant dans ses veines, jusqu’au bout de ses doigts ou au bord de ses lippes, où il lâcha un souffle, un grognement d’approbation. Il n’eut que quelques secondes, en tout cas, pour l’admirer du regard, pour l’adorer de ses prunelles fiévreuses, avant que Calista ne vienne l’embrasser. Il répondit à son baiser sans détour, sa main libre venant s’ancrer au creux de sa nuque, le baiser augmentant en chaleur à mesure que l’oxygène quittait leurs poumons, leurs corps, leurs êtres entiers sans que ça n’semble avoir la moindre importance. Sous ses doigts, Alec sentit la caresse de satin des cheveux blonds de Calista, emmêlés avec ses phalanges. Insidieusement, il suivit le chemin de sa colonne vertébrale, l’accroche gênante de son soutien-gorge, défaisant celui-ci en un doigté expert, quelques mouvements de doigts presque passés inaperçus, avant que le sous-vêtement ne soit de trop, ses bretelles dégringolant le long des épaules de l’amante perdue contre sa bouche. Oui, pour ce soir au moins, la St Valentin semblait avoir tout d’idéal, de parfait pour être fêtée en bonne et due forme.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Dim 23 Avr 2017 - 16:07


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Etre loin de Radcliff, des problèmes qui semblaient caractériser la petite ville, loin du quotidien qui parfois était trop dur à porter, ça faisait beaucoup de bien. Les choses avaient beau avoir l’air un peu plus calmes à Radcliff ces derniers temps, ce n’était pas reposant pour autant, alors qu’elle avait l’impression Calista, qu’elle était constamment en train de guetter la prochaine catastrophe qui viendrait s’abattre sur cette petite ville, perdue en plein milieu du Kentucky. Ici, ils n’avaient besoin de s’inquiéter de rien, ils étaient là, rien que tous les deux, en pleine montagne. Y avait probablement pas âme qui vive aux alentours et quand bien même ça aurait pu ressembler au lieu idéal pour un scénario de film d’horreur, Calista elle avait l’impression que c’était juste le meilleur endroit du monde. Certainement pas parce que le chalet était beau et luxueux mais parce qu’elle était là avec Alec. Avec n’importe qui d’autre, ça aurait forcément été moins bien, pourtant, c’était pas complètement impossible, d’imaginer partir au ski en famille – dans les familles où les pères n’essayaient pas de tuer leurs enfants – ou entre amis. Mais non, y avait qu’avec Alec que ça pouvait être aussi parfait, elle en était certaine Calista. Peut-être que ça voulait dire qu’elle aurait bien fait de l’écouter, plusieurs mois plus tôt et de partir avec lui, peu importait la destination, même si elle avait été coincée dans un fauteuil roulant. Elle aurait dû l’écouter pour bien des choses à ce moment-là, elle ne l’avait pas fait et c’était trop tard pour réécrire l’histoire. Au moins, il semblait qu’ils avaient réussi à avancer depuis cette époque, parce qu’ils étaient là tous les deux, en vacances ensemble, ils étaient là pour la saint-valentin et si même ça n’avait pas spécialement été pour cette date qu’ils avaient choisi cette période-là, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que c’était sympa, de passer la saint-valentin ici, avec lui.

Sympa au point qu’elle allait vite l’oublier, la douche qu’elle venait de prendre toute seule, de toute façon, ce n’était pas comme si c’était particulièrement grave. Même s’ils étaient en couple, même s’ils étaient en vacances dans un coin tranquille, dans un chalet vraiment cool et même si c’était la saint-valentin, ils n’étaient pas obligés de passer chaque seconde de la journée collé l’un à l’autre, alors une douche toute seule, c’était pas franchement un problème. Elle aimait les prendre avec lui, c’était certain, mais maintenant, ce n’était plus qu’un détail qu’elle avait abandonné depuis plusieurs minutes, au pire, peut-être qu’elle aurait besoin d’une deuxième douche après tout ça. C’était bien l’impression que ça lui donnait en tout cas alors que même en balançant une partie de ses fringues, elle avait toujours l’impression qu’il faisait chaud, vraiment trop chaud, malgré la neige dehors et les températures qui étaient loin de celle de l’été. Son soutien-gorge ne tarda pas à rejoindre le reste, tant mieux. Elle aurait probablement mieux fait de sortir de la douche juste en serviette, ou avec rien du tout sur le dos, ils auraient probablement gagné du temps. Si lui, il avait pu profiter de sa douche aussi pour retirer ses couches de vêtements, ça aurait pas été mal non plus, parce qu’elle n’avait pas envie d’arrêter de l’embrasser, elle n’avait pas envie qu’il retire ses mains de là où elles se trouvaient pour pouvoir lui retirer ce qu’il avait sur son dos à lui. Pourtant, ses fringues, elles étaient de trop, elle avait envie de pouvoir sentir sa main sous sa peau et pas seulement le tissu de ses vêtements. « Tu devrais faire pareil. » Ce ne furent que quelques mots prononcés rapidement entre deux baisers, alors qu’elle savait qu’elle ne lui facilitait pas la tâche comme ça, mais elle était incapable de de lâcher les lèvres ou même de s’éloigner encore de lui de quelques millimètres pour le laisser faire. Comme quoi, peut-être qu’ils auraient mieux fait de partir quelque part au soleil, à la plage, là où ils feraient chaud et où ils pourraient se baigner dans une piscine sans avoir besoin de mettre un maillot de bain, ça leur aurait probablement économiser beaucoup d’efforts, de se retrouver déjà dépouillés de tous leurs vêtements, parce que pour l’heure, c’était vraiment ce que l’idée de se séparer un tout petit peu de lui représenter, aux yeux de Calista, un véritable effort et ça semblait plus difficile à accomplir que tout ceux qu’elle faisait sur ces pistes de ski depuis qu’ils étaient arrivés au Canada.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mer 3 Mai 2017 - 6:09



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Alec, il comprenait le désir- l’impulsivité de baisers fiévreux, d’impressions aussi dévastatrices qu’un incendie, vives que des flammes et bonnes à se consumer très vite, comme des braises. Il connaissait tout de l’envie d’avoir une femme pour un soir; de rencontrer une inconnue, ou de tourner après une fille par défi, par curiosité, par mépris, presque. Et tout autant qu’on pourrait le jurer expert en tout ça; en l’art de courir les jupons sans jamais en affronter les conséquences et sans jamais s’en préoccuper, en amour, il était l’idiot qui tâtonnait et se plantait probablement plus souvent que ça n’pouvait être acceptable. En avait-il trop demandé à Calista, quand il avait ouvertement parlé de la frontière nette qu’elle dressait, entre eux deux et les gens de sa famille? Des mois plus tard, et à force d’y réfléchir, Alec, il n’arrivait pas à croire que ça puisse être le cas - mais si ça l’était? Si c’était toujours quelque-chose qui n’fonctionnerait jamais entre eux? Une vision bien pessimiste, probablement, alors qu’ils avaient passé Noël ensemble quelques semaines plus tôt, avec Aspen et Lorcan également, et que dans tout ça, Calista n’avait pas semblé être dérangée par le mélange d’horizons qui venaient subitement de se rencontrer. D’une certaine manière, d’ailleurs, il avait été tout autant cachotier et privé qu’elle, il avait lui aussi, tracé un trait permanent et séparateur entre sa famille et ce qu’il pouvait connaître aujourd’hui à Radcliff, de toutes les façons possibles et imaginables; ça n’avait jamais été particulièrement dirigé vers Calista, une enclume posée lourdement dans leur histoire qui écrivait les jours qu’ils subissaient. De l’autre côté, quand bien même il ne l’avait que trop souvent rencontrée, la famille de Calista, elle, elle lui pourrissait la vie, ou avait changé certains jours de leur relation, pour le meilleur ou pour le pire. Alistair Wolstenholme avait paralysé Calista, elle avait passé des mois dans un fauteuil roulant, marquée physiquement par la trahison de son père, tout autant que de toutes les façons qu’personne ne pouvait voir, sous la surface, là où leur bébé était mort dans les entrailles de la blonde. Et au-delà de son «beau-père», Alec avait également senti l’influence du frère et de la soeur de la jeune femme sur leurs vies; le fait que Calista s’inquiète si souvent pour eux, le fait qu’ils se retrouvent si subitement à l’hôpital, si souvent, leur ainée embarquant sans réfléchir, en lâchant tout ce qui pouvait faire sa vie, pour se rendre à leur côté. Alec, il n’pouvait pas comprendre, il n’avait pas de frère et de soeur, il n’avait même plus de famille depuis bien longtemps - d’ici peu, il aurait vécu plus longtemps sans les siens qu’avec ceux-ci. Mais il avait été là, à côté de Calista, à l’aimer elle comme il n’se retrouverait jamais à aimer Lorcan ou Aspen, ou encore moins Alistair Wolstenholme; il avait été tantôt témoin, tantôt victime, tantôt dommage collatéral de tout ça.

Oublier ces jours miséreux de toutes les façons possibles et imaginables, avait toujours été une bonne façon pour eux d’essayer d’faire avec; en se fuyant l’un l’autre pendant trois mois, ou même cette nuit-là quand ils s’étaient retrouvés, qu’ils avaient si volontiers fui cette conversation. Probablement que le Canada n’était pas bien différent; les vacances, au fond, c’était une façon de fuir la vie telle qu’elle était dans le monde quotidien et habituel - mais ici et maintenant, ils n’étaient pas là pour fuir ou par déni. Il n’embrassait pas Calista par envie impétueuse pour ne plus qu’aucun mot ne s’échappe de ses lèvres, qu’ils arrêtent de parler des choses douloureuses et des choses compliquées. Il l’embrassait parce qu’il en avait envie - loin, bien loin des traditions de St Valentin et de tous ces trucs auxquels ils n’avaient pensé qu’au dernier moment. Il n’fuyait pas, Alec; il n’avait pas brusquement frappé à la porte de Calista pour l’embarquer sur une mission impulsive, cette fois. Ils étaient en vacances, aussi incroyable que cela puisse paraître - aussi inhabituel cela pouvait être pour eux deux. Calista avait laissé son frère et sa soeur derrière elle pour quelques semaines, et il avait abandonné ses pensées noires, au moins un peu, pour à peu près la même durée. Ils rentreraient bien assez tôt, ils le savaient tous les deux, ça, et c’était justement à ce sujet particulier que le Lynch n’voulait pas penser. Ses songes, de toute façon, n’allaient pas plus loin que Calista, ici et maintenant; l’arôme de plus en plus acidulé de ses baisers, de leurs lèvres et leurs langues dansant avec frénésie, victimes de ce désir qui battait dans leurs veines à toute allure. Ouais, il devrait peut-être faire pareil qu’elle, après l’avoir observée avec attention, le feu au bord des yeux - enlever son pull à lui, oublier l’hiver dehors, il faisait bien bon là de toute manière. Il commençait même à faire terriblement chaud. Mais dès que la blonde revint coller ses baisers brûlants à ses lippes, il fut incapable d’éventualiser de la repousser, même pour répondre à sa demander. Même pour une seconde, ou moins que ça. Il l’embrassa alors, comme il aurait pris une bouffée d’oxygène avant de plonger sous l’eau, comme il aurait regardé la lumière une toute dernière fois avant de partir pour les ténèbres. Après d’infinies secondes, à ne se sustenter que des baisers de Calista, il parvint à, dans un mélange de mains et de frénésie, se défaire de son pull, l’envoyant valser pour mieux, tout de suite, impétueusement, coller son corps contre celui de Calista. De ses bras, il entoura la taille fine de la jeune femme, ses mains dessinant le sillon de sa colonne vertébrale, frissonnant avec sa peau juste sous ses doigts. Il lui semblait, de toute manière, dans ces circonstances-là ou dans d’autres, qu’il soit physiquement impossible de n’pas penser qu’à Calista, dès qu’elle entrait dans une pièce, dès qu’elle était là, dès qu’elle touchait son être par sa présence à elle. Et tout autant qu’ils avaient connu des moins chaotiques, des mois compliqués, Alec, il appréhendait le jour, possible, terrible, où tout ça n’deviendrait que poison à sa conscience.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Mer 3 Mai 2017 - 12:28


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Calista elle était le genre de personne qui s’engageait à fond dans les histoires d’amour qu’elle connaissait. Elle n’avait jamais été ce genre de femmes qui pouvait se contenter de faire la tournée des bars pour rencontrer de mecs différents de façon régulière, pour ne partageait qu’une histoire courte avec eux. Elle ne jugeait pas ce que faisaient les autres, quoi que, y en avait qu’elle avait tendance à considérer comme des connasses à commencer par toutes celles qui avaient pu coucher un jour avec Alec. Mais ça c’était surtout une histoire de jalousie sans doute. Elle, elle avait toujours été la fille qui préférait connaître la romance avant le sexe. Elle avait pris le temps de les entretenir ses histoires, elle avait donné du sien, trop souvent, si bien qu’à l’arrivée elle avait été plus déçue qu’autre chose. Elle pouvait peut-être passer pour la fille un peu naïve qui cherchait l’amour avant tout quitte à participer à des trucs comme un speed-dating ou à s’inscrire sur un site de rencontre. C’était même pas qu’elle se disait qu’elle avait absolument besoin de quelqu’un dans sa vie pour être heureuse, c’était juste qu’elle s’était dit qu’elle n’avait rien à perdre à essayer. Après tout, la plupart de ses histoires, elles avaient surtout démarré par hasard et pas parce qu’elle avait eu la volonté que les choses se passent comme ça. C’était le cas avec Alec sûrement. Elle l’avait apprécié, trouvé attirant mais elle n’avait certainement pas prévu de finir dans son lit le soir où elle était venue jusqu’à lui pour lui livrer ses peurs et ses doutes. Mais, une fois qu’elle était engagée, elle avait du mal à laisser tomber l’affaire c’était probablement plus vrai avec Alec qu’avec n’importe qui d’autre, alors même que leur rupture n’avait rien changé aux sentiments qu’elle avait pour lui et que l’envie d’avancer, de rencontrer quelqu’un d’autre, elle n’avait pas réussi à se frayer un chemin dans son esprit.

Trois mois, ce n’était peut-être pas assez, elle n’en savait rien. Y en avait d’autres dans ses exs, qui se seraient pris une baffe dans la tronche s’ils avaient dû se pointer à sa porte après trois mois de silence complet pour lui demander de faire ses affaires pour aller à Elizabethtown avec eux. Mais Alec, non. Il ne s’était pas pris de baffe ni même un refus catégorique. Avec lui, elle s’était contenté de faire ses affaires pour sauter dans sa voiture, direction Elizabethtown, et s’il avait dû l’emmener plus loin encore, à l’autre bout du pays ou du monde, ça aurait été la même chose, elle aurait tout lâché pour venir avec lui. Parce que c’était Alec. C’était sans regrets – bien au contraire – qu’elle laissait sa vie derrière elle pendant quelques semaines, le temps de prendre des vacances au Canada en compagnie d’Alec. Y avait rien à Radcliff qui aurait pu la retenir de toute façon. Elle les méritait de toute façon, ces vacances. Ils méritaient de pouvoir passer du temps ensemble, loin des problèmes et des responsabilités qui étaient trop souvent venus leur mettre des bâtons dans les roues. Ils méritaient bien de passer la saint-valentin ensemble, quand bien même c’était un hasard si cette fête tombait en plein milieu de leur séjour au Canada. Elle aurait bien du mal à s’imaginer ailleurs Calista de toute façon, déjà parce qu’elle était bien ici et que maintenant, sous les mains d’Alec, sous les baisers qu’ils échangeaient, elle avait l’impression d’être dans l’endroit du monde le plus formidable et sans doute que si elle avait été dans une chambre de motel pourrie à Radcliff et pas dans un chalet luxueux au Canada, ça n’aurait pas changé grand-chose, tant qu’elle était avec Alec, c’était tout ce qui comptait. Maintenant qu’il avait retiré son pull qu’il la serrait contre lui, y avait ce contact si étroit entre leurs corps que ça suffisait déjà à la faire frissonner. Elle passa ses mains le long de ses bras, l’une s’arrêtant contre son épaule musclée, tandis que l’autre remonta contre sa joue sur laquelle elle pressa ses doigts, tout en continuant de l’embrasser, avec passion, impatience et envie, tandis que la chaleur se faisait de plus en plus brûlante et le désir dans ses tripes de plus en plus oppressant. Elle avait envie de lui, de ses caresses de ses baisers, de son corps tout entier, de son amour, qui emportait son cœur au fond de sa poitrine, qui semblait ne battre plus que pour lui à présent.
 

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Sam 6 Mai 2017 - 23:51



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NOW IT'S SO CLEAR, WITH YOU RIGHT HERE
YOU WERE NEVER GONE, PICKED UP WHERE WE LEFT OFF

Alec n’connaissait rien à la romance, aux choix idéaux qui pouvaient faire chavirer le coeur d’une fille et la combler de bonheur, dans les bons moments. Il connaissait l’aisance de la drague, la facilité d’être quelqu’un d’à l’aise avec lui-même et que les femmes pouvaient facilement trouvé attirant: il avait su, bien évidemment, dès le début, que Calista n’avait pas été différente des autres. De toute façon, les femmes, quand elles allaient à contre-courant, elles aimaient bien le faire savoir: celles alors qui avaient eu à coeur de ne jamais se faire arnaquer par les charmes du Lynch le lui avaient toujours fait savoir, sans mâcher leurs mots, particulièrement fières d’elles. Comme Isolde Saddler, par exemple. Et évidemment que le chasseur n’s’en était jamais fourvoyé plus que ça: il avait toujours été nonchalant au possible dans sa façon d’aborder les femmes, de voir ses relations avec elle, de penser au sexe et au temps que pouvait durer une histoire avec une d’elles. Alors voir des demoiselles se plier en quatre pour lui prouver qu’elles, elles ne voudraient jamais, jamais avoir quoique ce soit avec lui, il avait trouvé ça toujours plutôt ironique. Et quoiqu’il advienne, contrairement à beaucoup de femmes qui avaient pu se retrouver dans ses bras déjà, Calista n’pouvait pas prétendre ne pas savoir dans quoi elle s’était embarquée: ils avaient été des connaissances avant tout ça, des collègues et puis des amis - la réputation que le Lynch avait portée avec les femmes lui était forcément arrivé aux oreilles. Et ce soir encore, il semblait bien que la blonde n’avait pas eu d’attente surdimensionnée - pas même d’attente tout court - à son égard, pour la St Valentin. Il n’pouvait pas prétendre être vexé, Alec; sans mentir, cette St Valentin-là était sans conteste la toute première qui importait un tant soit peu. Et pour combien de temps, au juste? Tantôt le Lynch se disait qu’ils couraient après la montre, dans un genre de déni pernicieux qu’il était plus facile d’embrasser au Canada, au moins, qu’à Radcliff dans leur quotidien. C’est sûr que c’n’était pas ici qu’ils trouveraient de réponse pour contrer sa mutation, ou de quelque indice que ce soit par rapport à Rhaena Dryden: ils s’étaient retrouvés dans ce chalet avec la claire et nette intention d’abandonner ces histoires-là, dans les coins voisins de Radcliff, alors ce n’serait pas aujourd’hui qu’Alec ressasserait ses doutes vis à vis de tout ça.

Et à penser comme ça, ils passaient de bonnes vacances. De très bonnes vacances, même; peut-être était-ce ça la solution, d’être égoïste au possible et de n’se focaliser que sur ce qu’on voulait, ce qui était aisé, ce qui était juste là. Calista était là, ce soir; la seule présence humaine à des kilomètres à la ronde peut-être bien, la seule qui captivait son attention d’une façon si irrésistible qu’il se fichait éperdument de ce qu’il y avait, juste à côté, ou de ce qui pouvait se passer dans la Radcliff qu’ils avaient abandonnée, le jour où ils avaient décidé de passer à l’action, s’prenant des vraies vacances, pour de bon, cette fois. Ils n’s’étaient pas fait des promesses en l’air, ils n’avaient pas trouvé des prétextes pour contourner leurs moments rien qu’à eux, et en ces quelques jours qui étaient passés jusque-là, ils se prouvaient même qu’ils pouvaient totalement l’être, ce couple heureux, uni, sans complication qu’ils avaient cru pouvoir devenir, quand il s’était installé chez elle. Un couple, ouais, ça prenait du temps, ça demandait une construction patiente et soigneuse; des qualités qui n’étaient pas si visibles que ça en Alec - c’n’était pas pour rien qu’il avait préféré les relations éphémères: celles où il avait obtenu c’qu’il voulait bien assez vite, et où on n’lui demandait plus rien une fois qu’il passait à autre chose. Et dans ses mots et dans ses intentions, le jeune homme n’semblait probablement pas savoir pourquoi Calista était différente du lot - pourquoi elle avait captivé son attention de la sorte, pourquoi ç’avait été si important que les choses soient bien faites avec elle. Pourquoi, même, c’était si aisé de rester à ses côtés, quand la liberté du célibat avait été tout ce qui avait importé pour lui pendant bien longtemps. Trop longtemps, peut-être; à force, on finissait par être seul - et quoiqu’il advienne, quand il avait été à ses côtés à elle, dans leur boulot, tard le soir quand ils chassaient, ou dans des mauvais moments desquels il n’avait parlé qu’avec elle, il n’s’était jamais senti seul. Sans doute était-ce pour ça aussi, que l’idée de prendre des vacances n’lui semblait plus aussi ridicule que ç’aurait pu l’être, quelques années plus tôt; Alec avait sacrifié tous ses loisirs, tous ses délires impétueux et capricieux quand il était devenu un hunter - et il n’aurait pas voulu en redécouvrir quelque aspect que ce soit, avec quelqu’un d’autre que Calista. Malgré les apparences alors, ou le fait qu’il ait cruellement manqué à ses devoirs élémentaires de petit-ami transi, il était bien content que ce soit la St Valentin ce soir; qu’ils soient si bien tombés, et que même ça, ça semble si naturel entre eux deux. Il n’avait rien fait de la bonne façon pourtant, mais peut-être qu’ils n’avaient pas besoin, pas envie de plus que ça; pour aujourd’hui au moins, pour ici, au coeur des montagnes canadiennes où oublier le monde était plus aisé que n’importe quoi d’autre. Quand ils étaient sur les pistes, quand ils étaient en plein coeur de la forêt à juste se balader, quand il se réveillaient le matin ou s’endormaient le soir. Surtout, quand accroché aux lèvres de la blonde, ses sens n’existaient que sur l’instant - s’entrechoquant avec force, flirtant avec ardeur, explosant au creux de ses reins. A force de devoir lutter pour garder sa main au creux des cuisses de Calista, précise et déterminée, se furent ses lèvres qui partirent dans une fièvre consumante; il l’embrassa langoureusement, suavement, impétueusement, son poing libre s’enserrant dans ses cheveux humides, desquels il fit un vrai bordel. Et tout autant que essayer de faire quelque-chose au dernier moment lui avait semblé être une bonne idée il y a peu, là maintenant, Alec se savait parfaitement stupide d’avoir loupé cette douche: il comptait bien se rattraper- elle aurait, Calista, bien assez tôt besoin de reprendre une douche. C’est comme s’il s’en fit le serment à lui-même, un vague défi brûlant avec le désir dans ses prunelles, juste le temps qu’il ne caresse tendrement la joue de la jeune femme, pour mieux faire partir ses mains s’afférer à lui enlever ses derniers vêtements. Son pantalon, il ne sut vraiment comment il réussit à avoir assez de logique pour le dégager, et pour la seconde d’après il ne sut même pas ce qu’il en fit - s’était-il évanoui dans l’invisible, et tant pis? Tant pis, ouais; dans un autre baiser dévastateur, Alec entraina Calista à s’allonger contre la table, à épouser de son corps les sensations brutes du bois contre lequel ils se lovaient, tous les deux, pris dans le tango de leurs lippes. Bien assez tôt, d’ici quelques jours, coulerait sur eux la réalité immuable qui leur murmurait qu’ils n’reviendraient plus jamais ici; alors tant pis pour la table, tant pis pour les images brûlantes qu’ils allaient se graver dans la rétine, ici et maintenant. S’ils n’devaient plus jamais revenir ici, autant qu’ils en fassent le maximum, sans concession - et ça, Alec il savait faire, au moins.

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 YOU OPENED UP MY HEART IN A WAY  
I DIDN'T EVEN KNOW WAS POSSIBLE
she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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MessageSujet: Re: (calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire   Dim 7 Mai 2017 - 12:13


we are brighter, the flame will never die.
alec lynch et calista wolstenholme

Calista, elle n’avait jamais attendu à ce qu’on la couvre de fleurs, de bijoux ou de cadeaux divers et variés pour la saint-valentin. Elle n’espérait pas qu’on vienne la chercher pour l’emmener dans le restaurant le plus romantique du monde, avec des prix exorbitant. Elle aimait les gestes romantiques, elle aimait que la personne avec qui elle était fasse au moins l’effort de penser à elle pour la saint-valentin, parce que c’était la fête des amoureux et que si quelqu’un devait être amoureux d’elle, c’était au moins le jour idéal pour le pas l’oublier. Mais elle ne comprenait pas forcément les femmes qui semblaient attendre que leur conjoint dépense d’énorme sommes d’argent pour les combler de cadeaux en tout genre, comme si le jour de la saint-valentin, l’amour qu’un homme éprouvait pour une femme se mesurait selon l’argent qu’il avait dépensé pour elle. Si ça devait être le cas, Alec avait probablement bien marqué le coup en l’invitant dans ce chalet, quand bien même ça n’avait pas été fait exprès pour la saint-valentin. Au moins, pour cette fameuse fête, elle n’avait pas l’impression d’être difficile à satisfaire Calista. S’il n’avait pas été au Canada, elle se serait contentée d’une soirée toute simple avec lui, chez elle ou chez lui, peu importait et dans le fond, si ça n’avait pas été le quatorze février, ça aurait pu être le treize, le quinze, ou peu importait. Peut-être qu’y avait pas besoin d’un jour particulier dans l’année pour célébrer l’amour, après tout, s’aimer toute l’année, ça semblait plus logique. Alors, évidemment qu’elle n’avait pas eu d’attente particulière pour la saint-valentin et elle serait de toute façon bien hypocrite de prétendre qu’elle avait eu ça en tête toute la journée, alors même qu’ici au Canada, ça avait été facile d’oublier complètement la date, alors qu’elle avait été trop occupée à admirer tout ce qu’elle avait devant les yeux.

Ça lui était revenu un peu plus tôt quand elle était partie prendre sa douche, sans doute parce qu’elle avait pris le temps de regarder son portable juste avant d’aller à la douche et que pour la première fois de la journée, elle avait vraiment fait attention à ce que son écran indiquait et que du coup, elle avait repéré la date. Est-ce que c’était vraiment important de toute façon ? Aujourd’hui, plus qu’à toutes les saint-valentin précédentes, elle se disait que non. Après tout, elle était là, avec l’homme qu’elle aimait, dans un élégant chalet au Canada, en compagnie de l’homme qu’elle aimait, depuis quelques jours et pour encore un moment, alors qu’est-ce qu’elle pouvait vouloir de plus ? Tout était parfait comme ça. Ça l’était encore plus depuis qu’elle était sortie de la douche et qu’elle avait retrouvé Alec. C’était clair que maintenant qu’ils étaient là tous les deux, bien décidé à profiter de l’intimité qu’ils avaient dans ce chalet dans lequel il n’y avait qu’eux deux et personne pour les emmerder, elle n’avait pas envie d’imaginer une autre façon de fêter la saint-valentin. Elle ne s’imaginait pas arrêter tout ça pour sortir dîner, même si y avait eu un restaurant hyper romantique à quelques pas d’ici, elle s’en ficherait complètement. Ils étaient vraiment bien là, rien que tous les deux. Les doigts d’Alec, ils la régalaient de plaisirs, qu’elle ne pourrait jamais connaitre ailleurs qu’en sa compagnie et les baisers qu’ils échangeaient, ils étaient nettement plus agréables que tout ce qu’ils auraient pu trouver ailleurs, s’ils avaient décidé de quitter les quatre murs de ce chalet. Elle ne savait qu’à peine comment elle s’était retrouvée sans son pantalon, mais ça n’avait pas beaucoup d’importance, c’était mieux comme ça de toute évidence. Elle sentit le bois de la table contre son dos, une sensation de fraicheur contre sa peau, qui ne dura qu’un court instant alors que bien vite sous les baisers d’Alec, elle sentit de nouveau la chaleur reprendre possession de tout son être. Elle laissa ses mains descendre le long de son torse, pour venir trouver le pantalon que lui il avait encore et le détacher et le descendre autant qu’elle le pouvait, rapidement, sans vraiment faire gaffe à ce qu’elle faisait, c’était compliqué de toute façon de se concentrer sur quoi que ce soit dans ces conditions. Au moins, elle avait suffisamment dégagé le passage pour pouvoir glisser ses doigts en dessous de son sous-vêtement. Encore un vêtement de trop d’ailleurs, mais tant pis, c’était pas trop difficile d’oublier ça. C’était pas difficile d’oublier absolument tout, pour le moment, alors la saint-valentin, c’était devenu un détail et le Canada qu’elle appréciait tant depuis qu’ils y étaient, elle l’avait oublié aussi. Le jour, le lieu, tout ça, ça n’avait plus d’importance, tant qu’ils étaient là, rien qu’eux deux.

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I'll protect you from the hooded claw, Keep the vampires from your door. When the chips are down I'll be around With my undying death defying love for you. Envy will hurt itself, Let yourself be beautiful Sparkling light, flowers and pearls and pretty girls. Love is like an energy Rushing in, rushing inside of me. The power of love A force from above Cleaning my soul.

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(calista/-18), it's through the eyes that souls catch fire

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