AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  tumblr  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Sam 4 Fév 2017 - 22:37

La journée avait été longue, et éprouvante. Silas avait rejoint les pompiers de Radcliff depuis peu, décidé à reprendre ce métier qu’il affectionnait tant quand il était encore dans un autre siècle. Il avait beaucoup hésité, mais il avait fini par se dire que les tergiversations ne servaient à rien : il était pompier, il ne savait rien faire d’autre et n’avait rien envie de faire d’autre. Puisqu’il ne reviendrait jamais en arrière, autant aller de l’avant. Et pour la première fois depuis qu’il avait rejoint la caserne de ce Radcliff moderne, il avait du faire face à un véritable incendie. Les flammes ravageaient déjà la bâtisse quand ils étaient arrivés, et il avait été dépêché avec d’autres pour vérifier qu’il ne restait personne à l’intérieur. Ils étaient à l’écart du centre ville dans une zone industrielle, et Silas s’était attendu à trouver des ouvriers à l’intérieur, peut-être, mais sûrement pas un homme en train de menacer avec une arme une femme allongée au sol. Et encore moins que cette femme s’avère être Elizabeth, sa femme. Il ne l’avait reconnue qu’après avoir frappé l’homme par derrière pour le mettre hors d’état de nuire, et il avait bien failli s’étouffer dans son casque en la voyant. Il l’avait fait sortir discrètement, sans rien dire à ses collègues, et il avait ensuite signalé l’homme pour qu’il soit pris en charge par l’ambulance. Elizabeth avait disparu sans un mot, sans croiser son regard – l’avait-elle seulement reconnu, sous sa combinaison ? Il n’en savait rien, il n’était même pas certain qu’elle sache qu’il avait repris du service à la caserne. Il avait fait de son mieux pour la chasser de ses pensées et pour se concentrer sur son travail, les erreurs arrivaient bien trop vite quand il avait l’esprit ailleurs, et cela pouvait s’avérer fatal. Une fois le feu maîtrisé et sa garde terminée, Silas avait même hésité à rentrer chez lui. Il avait réussi à tenir Elizabeth loin de son esprit le temps qu’il travaillait, mais les questions et les doutes affluaient soudain. Que faisait-elle ici, avec cet homme armé ? S’il n’était pas arrivé à temps, elle se serait fait tuer … Elizabeth avait depuis longtemps abandonné l’idée de passer du temps avec lui pour qu’il apprenne à la connaître, et il imaginait trop d’explications hasardeuses, sans parvenir à démêler le vrai du faux. Dans cette ville, il avait l’impression qu’à peu près tout et n’importe quoi pouvait se produire … Une raison de plus pour qu’il creuse au lieu de faire comme s’il n’avait rien vu ! Finalement, il était rentré, bien décidé à avoir des réponses, cette fois.

Il n’était pas sûr qu’elle serait à la maison : elle était très douée pour deviner quand il arrivait et s’esquiver avant même d’avoir à le croiser dans le hall d’entrée. Coup de chance ou de hasard, sa voiture était toujours garée dans la cour quand il arriva, et il s’en réjouit. Mais comme toujours, il avait à peine fait claquer la porte d’entrée qu’elle faisait déjà mine de s’en aller, très afférée mais sans lui donner la moindre excuse. Elle ne se fatiguait plus avec les excuses. « Elizabeth, attends ! » Alors qu’elle passait à côté de lui, il lui attrapa le bras et la retint en arrière. « Il faut qu’on parle de ce qui s’est passé cet après-midi. » Elle ne voulait plus lui parler depuis des semaines, depuis qu’elle avait semblé comprendre qu’il ne se souviendrait jamais des moments qu’ils avaient passé ensemble. Il avait baissé les bras lui aussi, sans trop savoir comment rattraper cette faute qu’il ne se souvenait même pas avoir fait. Mais il ne laisserait pas passer ça, il ne la laisserait pas s’enfuir sans lui donner un minimum d’explication. Ils étaient mariés, et il essayait de tenir ce rôle, au moins pour Mina. Il commençait tout juste à se faire à l’idée qu’elle était sa femme, et il ne pouvait pas ne pas réagir devant la scène si étrange qui avait eu lieu dans ce bâtiment en flammes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Dim 5 Fév 2017 - 1:19


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Y avait des moments où elle ne savait plus vraiment ce qu’elle faisait, Elizabeth, poussée par une rage sans nom, elle avait tendance à foncer dans le tas sans se poser de question. Elle avait été imprudente, elle l’avait bien vite compris, quand, au cours de son combat avec un hunter qu’elle avait suivi, la pièce avait commencée à prendre feu. Elle ne savait plus si ça avait été à cause d’une cheminée allumée, d’une bougie qui trainait là, ou n’importe quel autre truc pouvait foutre le feu. Elle n’avait pas fait attention. Tout ce qu’elle avait voulu, c’était la peau de cet homme, ce hunter parmi tant d’autres. Un de moins sur cette planète, dans cette ville, ça ne pouvait pas être une mauvaise chose. Elle l’avait déjà dit, elle continuait de le penser, s’il fallait choisir entre tuer ou être tuée, son choix, il était fait depuis longtemps. Les hunters avaient déjà éliminé trop de transmutants, brisé trop de vies, détruit trop de famille. La sienne aussi. La sienne, surtout, la sienne. Elle l’avait toujours portée en elle cette rage, mais jamais avec autant de force, jamais au point d’être complètement imprudente. Mais maintenant, trop souvent dans sa tête, y avait les mêmes choses qui venaient se répéter : qu’est-ce qu’elle avait à perdre maintenant ? Une fille qui la détestait, un mari qui n’avait pas la moindre idée de qui elle était ? Elle en devenait folle. Folle au point de s’en prendre un hunter, alors qu’elle aurait pu y passer. Au travers des flammes qui s’étaient répandues bien rapidement, elle avait vu l’arme, si proche de sa tempe et la fumée qui brouillait sa vue, en plus du coup qu’elle s’était prise sur le crâne. Elle avant tendu le bras, tant de faire voler l’arme à travers la pièce, mais elle n’y arrivait pas et pourtant, tout se jouait en quelques secondes. L’homme était tombé à terre, sans qu’elle ne comprenne pourquoi et quelques minutes plus tard elle était dehors, à pouvoir enfin respirer.

Le pompier qui l’avait sauvée, il l’avait laissée partir sans poser de question, discrètement, comme s’il savait qu’elle n’aurait pas dû être là. Elle n’avait pas besoin de voir son visage pour savoir de qui il s’agissait. Elle n’avait même pas su qu’il était de retour chez les pompiers, elle n’avait pas voulu savoir, si on l’en avait informée, alors elle n’avait pas écouté. Elle était distante, depuis que Silas avait perdu la mémoire, elle ne pouvait pas s’en empêcher, pourtant, il venait de la sauver et elle n’avait même pas dit merci. Elle avait filé, au château d’Insurgency, son refuge du moment. Elle avait demandé de l’aide, pour les quelques blessures qu’elle portait, quelques points au niveau du front, de la glace contre sa lèvres ouverte et de quoi apaiser la brûlure sur son avant-bras. Après de longues hésitations, elle était rentrée à la maison, peut-être qu’elle avait besoin de savoir, si c’était vraiment Silas. Alors, elle était entrée quand personne n’avait été là, elle avait fouillé, ici et là pour trouver des indices, avant de se dire qu’elle était complètement idiote et d’aller jeter son dévolu sur la bouteille de vin dans le frigo, s’en versant un long verre, qu’elle avait pris trop de temps à savourer. Elle en sursauta, quand elle entendit la clé dans la serrure. Elle abandonna le verre dans l’évier, avant d’attraper ses clés, prête à s’en aller, sans s’attarder. Pourtant, elle fut arrêtée par Silas. Elle releva un instant les yeux vers lui, quelques secondes avant de détourner le regard, nerveuse.  « Lâche-moi. » Qu’elle répondit dans un premier temps retirant d’un coup sec, son bras de son emprise, histoire de pouvoir reculer de quelques pas, comme si elle avait besoin d’une distance de sécurité. Elle en avait besoin, sinon, elle ne passerait pas son temps à fuir. « Et qu’est-ce que tu veux savoir, à propos de cet après-midi ? » Ce qu’elle avait fait, dans un bâtiment en flamme, avec un homme prêt à la tuer, sans doute que c’était ça qu’il voulait savoir, mais elle n’avait pas l’intention de lui rendre les choses plus faciles, alors voilà, maintenant il avait l’occasion de lui demander ce qu’il voulait. Qu’il choisisse bien ses mots, parce qu’il n’aurait sans doute pas d’autres chances, avant qu’elle disparaisse de nouveau. Tout ce qu’elle voulait maintenant, c’était rejoindre la porte d’entrée et partir. Elle serrait avec force, les clefs qu’elle tenait dans sa main. C’était dur, tellement dur, de faire face à ce Silas qui ne la connaissait pas, alors même qu’ils avaient toute une vie ensemble, c’était insupportable même, alors qu’il abrège, qu’elle puisse s’échapper.
 

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Dim 12 Fév 2017 - 16:27

Si Silas commençait à mieux connaître Mina, à force de passer du temps avec d’elle et d’avoir de longs échanges sur ce qu’elle aimait et ce qu’elle désirait, ce n’était pas le cas avec Elizabeth. Le tout premier jour, quand il s’était réveillé à l’hôpital, elle avait été là, et il n’avait pas reconnu son visage. Aujourd’hui, il la regardait et il pouvait mettre des mots sur elle, ce qu’il n’avait pas pu faire à l’époque : épouse, mère, télékinésiste. Quelques autres également : colérique, fuyante, absente. Mais ces mots ne signifiaient rien d’autre, ils ne déclenchaient en lui aucun réflexe, aucun sentiment. Sauf peut-être des doutes et des regrets. Il regardait Mina et il ressentait beaucoup d’amour pour elle, il avait envie de la protéger et de la chérir. Il regardait Elizabeth et … Rien. Il ne savait pas quel était son plat préféré, il ne savait pas ce qu’elle aimait faire pendant ses temps libres, il ne savait pas quelle musique elle écoutait. Il ne savait pas ce qu’elle faisait dans une zone industrielle, avec un homme qui voulait la tuer. Il ne savait rien d’elle et il ne ressentait rien pour elle. C’était ce qu’il se dit en croisant son regard dans leur couloir, et il réalisa en même temps que c’était faux. S’il n’avait réellement rien ressenti pour elle, il ne l’aurait pas fait sortir en cachette du bâtiment en flammes. Il n’aurait pas regardé ses contusions au visage avec cette pointe d’inquiétude au creux du ventre. Il y avait donc bien quelque chose qu’il avait réussi à faire naître envers elle, après des mois à entendre parler de leur relation soi-disant idyllique et d’une époque où elle l’aimait passionnément. Mais cela ne pesait pas bien lourd face au regard noir qu’elle lui lança.

Il la lâcha quand elle se dégagea de son emprise, pas désireux de se battre avec elle. Mais il ne la laisserait pas partir pour autant, et il croisa les bras sur son torse. Il l’avait laissée fuir depuis des mois, il avait arrêté d’essayer de la retenir quand il avait compris que cela ne servait qu’à attiser sa colère envers lui. Mais il voulait savoir, aujourd’hui. Elle lui devait bien ça, il lui avait sauvé la vie. Il l’aurait fait avec n’importe qui d’autre, bien entendu, mais elle n’était pas n’importe qui. Et s’il avait gardé le silence avec ses collègues sur sa présence, c’était parce qu’il ne voulait pas lui causer d’ennuis. Pouvait-elle au moins le reconnaître ? Elle jouait à celle qui ne voulait pas comprendre, et il soupira. Elle ne lui facilitait pas les choses, mais il avait grandi avec Sorcha et il avait appris à ne pas céder de terrain face aux fortes têtes. « A ton avis ? Je veux savoir pourquoi tu étais là-bas, et pourquoi cet homme voulait te tuer. » Deux questions très simples, mais il ne s’attendait pas vraiment à ce qu’elle y réponde franchement. Elle lui avait raconté beaucoup de choses les premiers jours, elle lui avait littéralement ouvert son cœur sans aucune pudeur pour essayer de provoquer en lui un sursaut de mémoire. Puis elle s’était refermée comme une huître et ne lui avait plus jamais reparlé comme elle l’avait fait. Quelque part, il regrettait cette femme qu’il avait à peine eut le temps de rencontrer et qui avait été remplacée par ce dragon implacable. Il lui tourna le dos et alla s’asseoir dans un fauteuil, au salon, et il lui fit un geste pour qu’elle le rejoigne. Il ne gardait plus la porte, elle pouvait s’enfuir si elle le souhaitait. Il voulait qu’elle comprenne qu’elle n’était pas prise au piège. Mais si elle partait, il reviendrait à la charge demain, après-demain, toutes les fois où l’occasion se présenterait. Jusqu’à ce qu’il abandonne tout espoir avec elle … « Nous sommes mariés. Peut-être que c’est le moment de commencer à discuter comme si c’était vraiment le cas. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Dim 12 Fév 2017 - 18:52


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Elizabeth avait bien souvent l’impression que gérer les hunters, Insurgency ou même le lycée de Radcliff, c’était des millions de fois plus simple que de gérer sa vie à elle. C’était idiot peut-être, mais elle n’arrivait pas à voir les choses autrement. Mina la détestait, Silas ne se souvenait pas d’elle et elle ne savait pas comment s’en sortir avec ça. Evidemment, prendre la fuite, ne rien assumer, ce n’était pas la solution au problème. Mais en même temps elle avait l’impression que quoi qu’elle puisse dire à Silas, il ne se souviendrait jamais d’elle. C’était comme si y avait tout à recommencer, une histoire de plus de vingt ans, qui repartait de zéro et elle n’était pas sûre d’avoir la force nécessaire pour affronter tout ça. Qu’est-ce qui se passerait si le nouveau Silas, l’homme qu’il était devenu, était incapable de l’accepter comme l’avait fait celui qui avait été son mari ? Qu’est-ce qui pouvait prédire aujourd’hui, qu’il tomberait amoureux d’elle, comme il l’avait fait, des années plus tôt, ou plus tard, selon la logique bien particulière de leur histoire. Elle avait peur Elizabeth, peur qu’il ne sache jamais qui elle était, qu’il ne comprenne jamais pourquoi il l’avait aimée et que ses sentiments soient perdus à jamais. Ça la terrorisait cette histoire, alors ça semblait plus simple de fuir la réalité de ne pas se confronté à l’absence de mémoire de Silas, celle qui réveillait trop bien ses craintes. S’il en avait marre, s’il partait et rencontrait quelqu’un d’autre, elle ne pourrait s’en vouloir qu’à elle-même sans doute, elle le savait au plus profond d’elle-même, mais même ça, ça ne l’aidait pas. Elle n’y arrivait pas et y avait personne qui voulait bien comprendre ça. Ni Silas, ni Mina. Alors elle passait pour la méchante de l’histoire, mais sans doute qu’aucun d’eux ne s’était interrogé sur ce qu’elle, elle pouvait ressentir, dans son silence, sans son absence, elle ne leur facilitait certainement pas la tâche.

Souvent, elle se disait qu’elle avait juste besoin de temps, qu’elle avait besoin de remettre ses idées en place et que bientôt ça irait mieux. Mais elle ne savait même plus depuis combien de temps, elle se justifiait comme ça. Elle évacuait tout ça, chassait les problèmes de la vie quotidienne en consacrant son temps à des causes qui en valaient la peine. Insurgency par exemple. L’adrénaline dans ses veines, le fait de ne se concentrer que sur ça pour ne pas risquer de mourir, c’était pas si mal, bien au contraire, ça l’aidait vraiment à oublier, pendant des minutes des heures, des jours même, tout ce qui n’allait plus dans sa vie. On pourrait facilement dire qu’elle était lâche, elle, elle aurait plus facilement tendance à dire qu’elle était perdue. Là en face de Silas, elle le ressentait plus que jamais, comme à chaque fois qu’elle le regardait. Elle était là, en train de fixer l’homme qu’elle aimait, l’homme sur qui elle avait toujours pu compter en sachant pertinemment que pour lui, elle n’était qu’une étrangère et ça faisait un mal de chien. Elle aurait voulu partir alors et elle aurait pu alors qu’il avait finalement décidé de s’éloigner. Elle resta quelques secondes dans le hall, fixant la porte qui lui faisait face, celle qu’elle pouvait franchir avec l’espoir que ça allégerait, au moins un peu, les maux au fond de son cœur. Elle abdiqua, déposant ses clefs sur le meuble à l’entrée, avant de retirer sa veste, l’accrochant au porte-manteau, comme pour prouver sa bonne foi, sa volonté de rester, malgré tout. Elle rejoignit à son tour le salon avant de se laisser tomber sur le canapé, non loin du fauteuil sur lequel Silas était assis. « Est-ce qu’on l’est vraiment, mariés ? » Elle n’avait pu la retenir cette phrase, la question méritait presque d’être posée, alors même qu’il ne savait plus rien d’elle. « Un mariage, c’est genre, deux personnes qui se font tout un tas de promesses à respecter pour le restant de leurs jours. J’sais pas comment ça se passe, quand l’une des deux n’a pas la moindre idée des promesses qui ont été faites. Est-ce que c'est comme si elles avaient jamais été faites ? » C’était pas une attaque, même pas un reproche, plus une impression étouffante qu’elle portait en elle depuis un moment maintenant. Une question, qu'elle se posait vraiment. C’était qu’elle ne pouvait pas lui demander de tenir des promesses qu’il n’avait, dans sa mémoire, jamais faites et qu’il ne pouvait pas lui demander de tenir celles qu’elle avait pu faire, sans savoir de quoi il parlait. « J’ai promis à mon mari que je mentirai jamais, que ma vie, c’était aussi en partie la sienne. » Elle baissa nerveusement les yeux vers le sol, y avait eu un truc comme ça, dans les vœux qu’elle avait prononcés devant témoin, des années plus tôt. « Alors … Ce type, c’était un hunter. Il a tué des gens, des innocents et il va continuer, alors puisqu’y aura probablement plus de transmutant pour témoigner, le jour où le gouvernement aura vraiment décidé de faire quelque chose pour nous, j’étais là-bas pour le tuer. » Parce qu’y avait des moments où ça semblait vraiment être la seule solution, tuer avant d’être tué. « On était en train de se battre. J’ai pas vu le coup venir et ça avait commencé à brûler, j’y voyais rien, j’ai pas réussi à utiliser mon pouvoir avant. » Sinon, elle aurait fait volé le flingue d’un revers de la main. « C’est pour ça, qu’il était sur le point de me tuer. » Elle pouvait difficilement être plus sincère sur les réponses qu’elle fournissait. « Merci de m’avoir sauvée. » Elle lui devait la vie pour le coup, alors c’était la moindre des choses de le remercier sans doute. Ce n’était pas pour autant qu’elle était décidée à relever les yeux vers lui, son regard, posé sur ses mains, vers cette alliance à son doigt, symbole de ces fameuses promesses, qui semblait dénuées de sens aujourd’hui et qu’elle venait pourtant de respecter, au moins ce soir.
 

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Mer 22 Fév 2017 - 19:34

Silas n’était pas certain qu’Elizabeth reste, maintenant qu’il lui avait laissé une voie de sortie. Elle lui avait suffisamment prouvé, ces derniers mois, qu’elle n’avait pas envie de discuter avec lui, même quand il faisait preuve de toute la bonne volonté possible. Ce comportement commençait peu à peu à lui porter sur les nerfs, et il se demandait quelquefois jusqu’à quand il continuerait cette mascarade. S’il n’avait pas encore abandonné, il le savait, c’était à cause de Mina. Mais il avait de plus en plus de mal à accepter le rejet d’Elizabeth, car il ne comprenait pas ce qu’elle attendait de lui. Il ne pouvait pas changer ce qui existait, il n’avait aucune prise sur sa mémoire. Il avait perdu énormément de choses en arrivant ici, pas seulement des pans d’une existence qu’il ne se souvenait pas d’avoir même effleuré un jour. Il avait perdu une vie complète, une famille, des amis, pour atterrir dans ce siècle où plus rien n’était familier. Les premiers jours il avait eu un aperçu d’une femme aimante, d’une vie qu’il pouvait reconstruire, mais cette femme là avait bien vite disparu. S’il n’y avait pas eu Mina pour l’aider à prendre ses marques et pour lui montrer un amour indéfectible malgré son amnésie, il serait devenu complètement fou. Sa femme, Elizabeth, n’arrivait plus à faire les mêmes efforts que Mina. Il fut donc très surpris qu’elle enlève son manteau et qu’elle vienne le rejoindre, mais il garda un visage neutre, détendu. Il ne savait pas encore à quoi s’attendre de sa part, mais c’était un premier pas, et c’était déjà bien plus que tout ce qu’ils avaient pu échanger ces derniers mois.

Il la regarda s’asseoir sur le canapé près de son fauteuil, et eut un petit soupir à sa première question. « C’est à moi que tu demandes ça ? » Il était tout de même le moins bien placé pour y répondre : pour lui, il n’avait jamais assisté à ce mariage. Ce n’était pas faute d’avoir essayé de se rappeler, mais toujours en vain. « Ce ne sont que des photos, et des mots. Les promesses … J’imagine qu’elles ne veulent plus rien dire pour toi non plus, puisque tu n’as plus personne avec qui les tenir. Mais si notre mariage avait vraiment si peu d’importance pour moi, je ne serais plus ici depuis longtemps, tu ne crois pas ? » Techniquement, la maison lui appartenait, et il aurait sans doute pu mettre Elizabeth et Mina dehors sans plus de cérémonie. Les divorces semblaient rapides à obtenir dans ce siècle. Mais ce n’était pas sa volonté. Pouvait-elle le reconnaître ? Elles étaient de parfaites inconnues – du moins elles l’avaient été au début. Il aurait tout aussi bien pu refuser en bloc ce qu’elles avaient présenté comme des souvenirs communs, et il aurait pu partir pour recommencer une vie à zéro, sans se soucier des lambeaux semés derrière lui. Alors il ne pouvait pas répondre à sa question, légalement il ne savait pas ce que valaient leur mariage et les promesses associées, mais il n’était pas encore prêt à les mettre de côté. Il avait encore de l’énergie à mettre dedans, à moins que ce soit simplement un espoir de raviver la seule chose qui aurait un peu de sens dans sa vie. C’est pour ça qu’il voulait savoir ce qu’elle avait fait dans ce bâtiment, avec cet homme qui cherchait à la tuer. Pour essayer de la déchiffrer, et se rapprocher d’elle. Il s’attendait à ce qu’elle lui parle d’un hunter, il avait fini par comprendre, assez rapidement d’ailleurs, qu’elle luttait contre ce qu’elle voyait comme la plus grande injustice de ce siècle. Il fronça pourtant les sourcils quand elle parla aussi sereinement de tuer, et il se redressa dans son fauteuil, le dos crispé. « Tu comptais le tuer ? » S’exclama-t-il, abasourdi. « Tu étais là-bas pour faire justice et tuer cet homme. Et tu te serais fait tuer à sa place si nous n’étions pas arrivés ! » Il n’en revenait pas. Il ne connaissait pas beaucoup de choses sur sa femme, certes, mais il ne s’était absolument pas attendu à ce qu’elle soit une tueuse en puissance. « Bon sang … C’est ça que tu fais, quand tu n’es pas là ? Tu vas tuer des gens ? » La pilule avait décidemment beaucoup de mal à passer, et Silas regardait Elizabeth comme si c’était la première fois de sa vie qu’il la voyait réellement. Il se passa une main sur la barbe, soudain pris d’un doute. « Est-ce que je le savais ? Avant … avant de perdre la mémoire, est-ce que je savais ce que tu faisais ? » Il n’arrivait pas à le concevoir, elle avait forcément du le lui cacher. Au temps pour les promesses de ne pas se mentir !

_________________

TURN THE HANDS OF TIME

Tell me why am I still here when it’s all gone ? I’m living with the ghost of yesterday. Tell me why am I still trying to hold on ? I’ve got to tear it down to let it go, I’m too tired to keep on trying but I’m spellbound ‘til the end.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Mar 28 Fév 2017 - 16:55


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Elle avait cru qu’elle était ce genre de femme forte que rien ne pourrait jamais ébranler. Elizabeth, elle avait cru tout un tas de choses sur elle-même et elle se rendait compte aujourd’hui que bien souvent, tout ce qu’elle avait eu, ça avait été un égo étouffant, trop développé, lui donnant une assurance qui au final, n’était que du vent. Elle n’était pas forte, elle n’était pas courageuse et elle était loin d’être indestructible. Au contraire, elle se sentait complétement brisée à présent, alors que Silas ne se souvenait pas d’elle, pas de Mina, pas de leur vie ensemble. Elle aurait pu gérer ça autrement, elle aurait gérer ça autrement et même si elle en avait conscience, il semblait bien que c’était au-delà de ses forces. Elle fuyait bien plus facilement la vérité qu’elle ne cherchait à l’affronter. C’était peut-être plus simple comme ça et c’était humain après tout, de chercher la facilité ? Elle s’en trouvait des tonnes, des bonnes excuses pour justifier son comportement ces derniers temps, mais la vérité, c’était que rien ne pouvait justifier qu’elle abandonne comme ça, sa famille, ça aussi elle le savait alors, elle culpabilisé dans son coin, loin de la maison et de tout ce qui pouvait s’y passer. Au final, ce qui était plus simple en apparence, était tout aussi compliqué dans les faits, tout aussi lourd à porter. Au moins pour ce soir, elle pourrait toujours se rassurer en se disant qu’elle avait fait l’effort d’accrocher sa veste au porte-manteau pour rejoindre le salon et parler avec Silas. Un effort qu’elle n’avait plus fait depuis bien longtemps déjà. Elle n’attendait pas à ce qu’on l’applaudisse pour ça, mais au moins elle, personnellement, elle pouvait se dire que c’était déjà ça, que c’était mieux que rien et qu’elle n’était finalement, peut-être pas une cause perdue.

C’était dur pourtant de lui parler à présent. Ça n’avait pas été le cas avant qu’il soit vacciné. Mais maintenant, c’était compliqué. Est-ce qu’elle parlait vraiment avec son mari ? Ou avec quelqu’un d’autre ? Une question qui lui revenait malheureusement trop souvent et qui clairement, ne lui facilitait pas la vie. Est-ce qu’on pouvait encore parler de mariage, quand on ne savait plus qui était la personne en face de soi ? Elle n’en savait rien Elizabeth et y avait personne qui ne pourrait jamais lui apporter la réponse, même pas Silas, sans doute. « Pourquoi tu restes ? Ce serait pas plus simple de juste laisser tomber ? » Là non plus, c’était pas un reproche, mais une vraie question qu’elle se posait. Si elle, elle avait l’impression de choisir l’option de facilité, ce n’était pas ce qu’il faisait Silas. Il restait, même s’il ne savait pas ce qu’il faisait là, même s’il ne se souvenait pas, même si elle ne l’aidait clairement pas. Peut-être parce que c’était toujours Silas malgré l’absence de souvenir et que lui, il n’avait jamais été aussi lâche qu’elle. Son courage à elle, fallait croire que c’était Insurgency, un truc qui lui permettait de se dire qu’au moins, elle essayait d’aider les autres et elle ne pouvait pas considérer que ça faisait d’elle juste une tueuse. « Oui, c’est ce que j’avais l’intention de faire. On peut pas juste attendre que la justice devienne efficace, il a tué des gens. Il va en tuer d’autres. » Des innocents, des transmutants qui n’avaient sûrement rien demandé à personne et quand ils ne tuaient pas, ils vaccinaient, au risque de briser leurs vies. « Et peut-être que j’me ferai tuer demain en quittant le boulot, parce que je suis une transmutante. » Aujourd’hui dans ce bâtiment parce qu’elle l’avait cherché, ou demain quand elle aurait simplement quitté le boulot, il lui semblait à elle, que la première option était mieux que la seconde. Elle n’avait pas envie de mourir, juste parce qu’elle était ce qu’elle était et plus elle voyait de transmutants mourir, plus elle avait l’impression que son sort était scellé. « Non, c’est pas ça que je fais. » C’était un peu réducteur comme ça. « Y a des vies à sauver derrière, des gens à protéger et peut-être que le seul moyen de le faire, c’est d’agir comme les hunters. » Parce qu’il fallait mieux tuer qu’être tuer, parce que la justice ne faisait rien du tout. Parce qu’y avait qu’en jouant dans la même cour, qu’on pouvait faire une différence. « Oui, tu savais. On s’était disputé quand j’ai décidé de rejoindre Insurgency. » Il avait su ce qu’Insurgency voulait dire, sinon, ils ne se seraient pas disputer, si elle avait décidé de rejoindre Uprising, par exemple. Elle lui avait fait part de son choix, ça ne lui avait pas forcément plu, mais au moins, elle ne lui avait pas menti.  

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Dim 12 Mar 2017 - 17:39

Cela faisait longtemps que Silas et Elizabeth n’avaient pas été ainsi, assis face à face, avec la volonté de discuter calmement. En fait, il ne se souvenait pas l’avoir déjà fait. Ils avaient beaucoup discuté quand il était encore hospitalisé, quand les terribles migraines qui le terrassaient lui laissaient un peu de répit. Mais dès qu’il était sorti, il avait semblé qu’Elizabeth était devenue de moins en moins présente. Au fil des jours, elle s’était effacée de sa vie, au point qu’il n’avait pas pu échanger plus de quelques phrases avec elle en plus de six mois. C’était une chance, sans doute, d’avoir enfin l’opportunité de passer du temps avec elle, même si elle s’y pliait à contrecœur. Mais les circonstances n’étaient pas les plus agréables, et Silas pressentait que ce qu’ils allaient aborder ne lui feraient aucun plaisir. Mais au moins, il allait en apprendre un peu plus sur elle, et il s’en réjouissait. Toutes les occasions étaient bonnes à prendre, il ne pourrait de toute façon pas supporter encore très longtemps de vivre de cette façon, à croiser en coup de vent le fantôme de celle qui était sa femme. On lui avait trop répété qu’ils formaient un couple magnifique et il s’agaçait de plus en plus de n’avoir plus à présent que les pires côtés d’Elizabeth. Il y avait eu des bons côtés, et il devait encore s’y accrocher, sans quoi il n’aurait plus rien à attendre. La question d’Elizabeth le fit donc sourire, un sourire amer et désabusé. Il se doutait bien qu’elle ne comprenait pas. Il lui répondit donc avec sincérité, sans mâcher ses mots. « Pas vraiment. Si je laisse tomber, si j’abandonne tous ceux dont je ne me souviens pas, je serais seul, je n’aurais ni famille, ni amis. Je ne peux pas revenir en arrière, et ma seule option c’est de rester. En essayant de mieux vous connaître, toi et Mina. Qu’est-ce que je peux faire d’autre ? » Bien sûr, il pouvait recommencer à zéro, il était très doué pour faire de nouvelles rencontres et il savait qu’il ne resterait pas seul bien longtemps. Il pouvait passer ses soirées dans les bars à commenter des matchs de baseball, il pouvait multiplier les conquêtes et les faire défiler dans son lit comme il le faisait quand il était encore dans son époque, mais il avait une fille et une femme. Elles le connaissaient très bien, même si lui ne les connaissait pas. Elles étaient les mieux placées pour combler le vide terrifiant que la solitude menaçait de creuser en lui. Et il ne voulait pas abandonner Mina. Elle comptait sur lui, et il s’était mis à compter sur elle. Il espérait pouvoir faire de même avec Elizabeth, un jour … Ce serait bien plus difficile, mais il y croyait encore.

Pourtant, quand elle lui annonça de but en blanc qu’elle comptait tuer l’homme sur qui il était tombé, Silas se mit à douter. Pour la première fois depuis qu’il connaissait Elizabeth, il se demanda s’il serait capable de supporter cette facette de sa personnalité. « Mais ce n’est pas de la justice, ça ! C’est une vendetta que tu mènes de ton côté ! » S’exclama-t-il, la stupeur teintant son ton d’une brusquerie peu habituelle. Il avait tellement de mal à l’imaginer en train de tuer ! Il réalisait pour de bon qu’il ne savait rien d’elle, et il n’aimait pas du tout ce qu’il découvrait. « Tu ne protèges personnes, tu mets de l’huile sur le feu, tu leur donnes des raisons de prendre les armes ! C’est à cause de ce genre d’action que le gouvernement a décidé de ficher tous les mutants. » Elle faisait donc partie de ces poseurs de bombes, de tous ceux qui envenimaient la situation. Il en avait assez entendu, depuis six mois, pour s’être fait une idée assez nette de ce qu’Insurgency représentait. Et voilà qu’elle en faisait partie, et qu’elle en tirait de la fierté. Pas étonnant qu’ils se soient disputés quand elle le lui avait annoncé la première fois. « On s’est disputés ? Et j’ai fini par accepter que tu ailles tuer des gens ? » Il n’en croyait pas ses oreilles. C’était impossible, jamais il n’aurait pu supporter que sa femme soit un assassin. Même avec les meilleures intentions du monde. Il secoua doucement la tête et se passa une main un peu tremblante sur le visage. Il était perdu, complètement perdu, le peu de certitudes qu’il avait pu avoir jusque là s’effondraient soudain et il en avait la nausée.


Spoiler:
 

_________________

TURN THE HANDS OF TIME

Tell me why am I still here when it’s all gone ? I’m living with the ghost of yesterday. Tell me why am I still trying to hold on ? I’ve got to tear it down to let it go, I’m too tired to keep on trying but I’m spellbound ‘til the end.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Lun 13 Mar 2017 - 22:54


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Silas c’était l’homme de sa vie, celui qu’elle avait épousé, des années plus tôt et qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer. Encore aujourd’hui, elle l’aimait, elle l’aimait de tout son cœur, avec ou sans sa mémoire, ce n’était pas le problème. Evidemment, qu’elle l’aimait encore, elle se disait que de toute façon, jamais elle ne pourrait aimer quelqu’un d’autre. Ça avait toujours été Silas, ce serait toujours Silas. Mais, à chaque fois qu’il la regardait, elle voyait bien qu’il ne la connaissait pas, qu’il avait tout oublié d’elle, de la femme qu’elle était, de leur mariage, des années qu’ils avaient passé ensemble, tous les deux. Pour elle c’était insoutenable. Elle avait essayé au début, mais trop vite, elle avait baissé les bras, trop vite, c’était devenu trop dur pour elle. Elle était faible Elizabeth, elle s’en rendait bien compte. Elle passait des heures et des heures à réfléchir à tout ça dès qu’elle se retrouvait seule et comme elle n’arrivait ni à trouver de solution miracle pour rendre à Silas sa mémoire, ni la force de faire quelque chose pour communiquer d’avantage et reconstruire leur histoire, petit bout par petit bout sur les cendres de ce qu’ils venaient de perdre. Elle se contentait de tout fuir, alors qu’elle savait très bien que c’était loin d’être la meilleure solution. Elle pinça les lèvres, suite à la réponse de Silas, avant de baisser les yeux vers le sol quelques secondes. « J’en sais rien. » C’était bien le cœur du problème, elle ne savait pas ce qu’il y avait à faire Elizabeth. Elle releva finalement le regard vers Silas, avant de laisser échapper un léger soupire. « J’aimerai savoir. » Trouver une solution miracle, comme si c’était possible, malheureusement, ça ne marchait pas comme ça. Y avait pas de miracles, y avait juste la vie et fallait faire avec. Mais Elizabeth, elle n’y arrivait pas comme ça, c’était trop dur, peut-être qu’elle avait besoin de temps ou de de plus de courage, elle n’en savait rien.

Tout ce qu’elle faisait alors ces derniers temps, c’était travailler pour Insurgency, encore et encore, accomplir des missions en leur nom, tuer pour eux, parce que dans le fond, qu’est-ce qu’elle pouvait faire d’autre ? Ça avait du sens aux yeux d’Elizabeth, alors que le monde était en train de se transformer en un immense champ de bataille. La vie à Radcliff, c’était la guerre et y avait qu’en étant prêt au pire, qu’on avait une chance de s’en sortir et de sauver ceux qu’on aimait, c’était une chose dont elle était convaincue Elizabeth. Tant pis si ce n’était pas le cas de Silas. « Non, c’est pas la justice, c’est pas non plus une vendetta, c’est au moins un moyen de riposté avant d’être tué. » Ce n’était pas les transmutants qui avaient choisi cette voie, c’était les hunters. Ils étaient ceux qui avaient lancé la première pierre et démarrer cette guerre. Y avait pas d’autre choix maintenant, pour s’en sortir, fallait tuer. Ce hunter à qui elle avait eu à faire aujourd’hui, combien de vies innocentes est-ce qu’il avait prises ? Combien de d’autres personnes est-ce qu’il allait tuer à présent, alors qu’il était encore bel et bien vivant, parce qu’elle n’avait pas réussi à aller jusqu’au bout de la mission qu’elle s’était fixée aujourd’hui. Elle avait cette impression maintenant, Elizabeth, que chaque vie perdue à cause de ce hunter, elle en serait en partie responsable, parce qu’elle n’avait pas été en mesure de l’arrêter. « Non, c’est pas de notre faute tout ça. C’est de la leur. Ils ont tout commencé et j’ai pas l’intention d’attendre bien sagement dans mon coin qu’ils viennent me tuer, ou nous tuer, parce que leur vaccin de merde, ce sera jamais suffisant. » Ce vaccin pourtant, il détruisait des vies, il avait brisé la sienne à Silas, leur mariage au massage, mais y avait des hunters pour qui ça ne suffirait pas. « Ils tuent des enfants. T’as pas idée du nombre d’élèves disparus au lycée ces dernières années. Ou de gamins ayant perdus leurs parents. » La liste était longue, trop longue pour être supportable d’après Elizabeth, trop longue pour être encore supportable. « Peut-être que tu avais compris, toi aussi, que c’était plus possible de rester à rien faire, pendant que des innocents se faisaient massacrer. Ils ont tués tellement de gens dans cette ville Silas. » Il ne savait pas, il avait tout oublié, mais elle, elle avait des noms gravés dans la mémoire, toute une liste d’amis, de collègues, d’élèves du lycée, de personnes qu’elle ne connaissait pas et cette liste, elle augmentait mais elle ne disparaissait pas de ses souvenirs à elle. « J’peux pas oublié tous ceux qui sont morts à cause d’eux et toutes les vies que ce type va prendre à présent, ce sera parce que je l’ai laissé filer. » Elle ne pourrait s’empêcher de culpabiliser à cause de ce type, parce qu’elle était comme ça Elizabeth, alors ouais, elle était prête à tuer, si ça pouvait sauver des vies.


Spoiler:
 

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Ven 31 Mar 2017 - 21:50

Silas aussi aurait aimé avoir une réponse à cette question qui ne cessait de l’asticoter depuis qu’il avait compris qu’il était bel et bien amnésique. Il n’avait pas des centaines d’options devant lui, puisque le voyage dans le temps était exclu. Il avait choisi de rester et de s’accrocher à cette famille, et souvent il se demandait s’il avait fait le bon choix. Avec Mina, il savait qu’il avait pris la bonne décision, et il ne la regrettait pas. Mais avec Elizabeth … C’était plus difficile d’avoir tant de certitudes. Quelquefois il avait tant l’impression qu’elle le détestait qu’il envisageait de lui demander de quitter la maison – simplement pour simplifier leur vie à tous. De toute façon, c’était ce qu’elle voulait, non ? Et c’était ce qu’elle faisait la plupart du temps. Elle vivait ailleurs, mais ils avaient toujours collée sur eux l’étiquette du couple marié, et c’était cette étiquette qui gênait Silas. Il se forçait à se voir comme un homme marié et engagé, mais plus les semaines passaient et plus il se demandait pourquoi il s’entêtait sur cette voie. Un père oui, puisqu’il avait une fille. Un mari non, car il n’avait pas de femme. C’était aussi simple que ça. Il finirait par craquer et tout envoyer balader si les choses ne changeaient pas, il le savait. Tout n’était plus qu’une question de temps. Il continuait pourtant d’espérer que cela change … Mais la discussion avec Elizabeth semblait mal partie pour que cela aboutisse sur le dénouement qu’il avait espéré.

Il ne comprenait pas. Ou il ne voulait pas comprendre, mais la différence était assez mince. Il avait certaines valeurs, et le respect des vies humaines en était une des plus importantes. Elle devait bien le savoir, s’ils avaient vécu une relation aussi fusionnelle qu’on avait bien voulu le lui raconter. Et il n’avait pas pu changer ses convictions par amour pour elle, il en était tout aussi persuadé. Alors que s’était-il passé, pour qu’il vive sciemment avec une femme qui allait tuer des hunters le soir après l’école ? Silas se sentait mal à cette idée, physiquement mal. Comme si les maigres fondations qui soutenaient son existence vacillaient, sur le point de s’écrouler. Il ne connaissait pas Elizabeth, il ne l’avait jamais connue. Il s’était accroché à elle sans rien savoir, et ça avait été une erreur. « Je sais qu’il y a des morts ! » Répliqua-t-il sèchement, blessé qu’elle sous-entende qu’il était trop écarté de cette époque pour ne pas s’en être rendu compte. C’était la première chose qu’il avait apprise ici : que les hunters tuaient les gens comme lui et qu’il avait eu de la chance de s’en sortir. « Je n’ai pas les chiffres et je ne connais aucune victime personnellement, sauf peut-être Mina et toi. » Reprit-il d’un ton plus calme, bien que teinté d’amertume. Elles étaient les victimes des hunters, ses victimes à lui. Piégées par sa propre amnésie. Mais il n’était pas allé tuer les responsables pour autant. « Mais je sais très bien ce que vous vivez, et j’ai vu la souffrance que les hunters répandent autour d’eux. Mais en t’engageant dans la même voir qu’eux, tu deviens exactement comme eux. Tu fais des orphelins qui prendront les armes pour venger leurs parents, c’est sans fin. » Et Elizabeth n’était pas loin de revêtir à ses yeux le même masque horrifique des hunters, même si ses justifications pouvaient sembles honorables. Il y avait des vies qui étaient prises, et qu’on soit d’un côté ou de l’autre de la barrière, ce n’était pas acceptable. Même si elle était persuadée de servir une cause juste et de venger des innocents – elle ne lui enlèverait pas de la tête que c’était une vengeance pure et simple – Silas ne pouvait pas l’accepter. « Il y a une justice ! Elle existe, même si elle te semble incapable de régler le problème actuel. Il y en a d’autres qui y croient. Notre fille y croit, je te rappelle. Elle veut devenir avocate justement pour faire bouger la justice. C’est ça, la bonne façon de faire ! Pas les tuer en te mettant à leur niveau ! » Il avait serré les poings et martelé le bras du canapé, trahissant ainsi à quel point il était marqué par tout ça. « Je ne te comprends pas, Elizabeth ! » Lança-t-il finalement, comme si cela expliquait tout. Mais elle ne comprendrait pas non plus …

_________________

TURN THE HANDS OF TIME

Tell me why am I still here when it’s all gone ? I’m living with the ghost of yesterday. Tell me why am I still trying to hold on ? I’ve got to tear it down to let it go, I’m too tired to keep on trying but I’m spellbound ‘til the end.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Dim 16 Avr 2017 - 13:13


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Sa vie Elizabeth, elle avait l’impression de la voir tomber en lambeaux ces derniers temps. Peut-être que ça remontait même à avant l’amnésie de Silas, à toute ces fois, où elle avait assisté à des funérailles avec l’impression d’impuissance lovée dans ses tripes. Elle avait toujours su que les hunters étaient des monstres qui tuaient sans état d’âme. Elle les avait toujours détesté, un peu plus chaque jour, alors qu’ils prouvaient à quel point ils pouvaient être monstrueux. Ils avaient tué tout un tas d’innocents sans que personne ne bouge le petit doigt pour que justice soit faite, pour les arrêter, pour empêcher que ça ne continue comme ça. Maintenant, ils lui avaient aussi pris son mari, les souvenirs qu’il avait d’elle, de leur histoire commune et tout ce qui faisait qu’au moins avec Silas à ses côtés, Silas pour la serrer dans ses bras, l’horreur du monde avait été un peu plus supportable. Elle n’avait même plus ça à présent alors qu’elle n’était qu’une inconnue pour l’homme qu’elle avait épousé et aimé pendant tant d’années. Elle avait l’impression de devenir folle au quotidien dans ces conditions et elle ne pouvait pas trouver de solution idéale au problème. Y avait une partie d’elle qui espérait tellement qu’il se réveille du jour au lendemain avec ses souvenirs intacts, qu’il soit de nouveau l’homme qu’elle avait connu. Mais y avait une autre partie d’elle qui savait très bien que ça n’arriverait jamais, que les effets du NH25 étaient connus comme étant permanents, alors qu’est-ce qu’elle pouvait faire Elizabeth ? Etre patiente, rester là avec lui pour l’aider ? Elle savait que ça aurait été la meilleure chose à faire, tout comme elle savait qu’elle n’était pas assez courageuse pour ça, qu’elle n’arrivait pas à supporter la douleur que ça imposait à son cœur.

Ce qu’elle faisait alors, c’était remuer toute la rage qu’elle avait en elle pour se rendre plus utile que jamais auprès d’Insurgency. Elle était tellement en colère contre les hunters que ça semblait évident à ses yeux que les éliminer était la seule solution pour sauver les transmutants. Ce n’était peut-être pas juste, mais elle avait l’impression qu’à ne rien faire, ce serait toujours les mêmes qui en paieraient le prix, des transmutants, innocents qui n’avaient rien demandé à personne, qui avaient hérité d’une mutation qu’ils n’avaient jamais demandé. Même elle, si elle acceptait ce qu’elle était, qu’elle en été fière même, elle ne l’avait jamais voulue cette mutation, elle lui était juste tombée dessus sans crier gare et elle avait fait, pendant un temps de sa vie un enfer. Ils étaient déjà victimes d’une mutation non désirée et en plus, il fallait les abattre comme des gibiers de chasse. Ça, aux yeux d’Elizabeth, c’était la vraie injustice. « Alors quoi ? On doit les laisser nous massacrer sans broncher parce qu’il faut rester mieux qu’eux ? » Il ne fallait pas devenir comme eux, ni alimenter le cercle vicieux de la vengeance alors qu’est-ce qu’il fallait faire ? Les laisser agir selon leur bon vouloir et fermer sa gueule ? C’était dégueulasse. « Ils t’ont déjà pris ta mémoire ! J’vais pas les laisser nous prendre autre chose. » Techniquement,  elle était la dernière transmutante de la famille, Silas et Mina étant vaccinés. « J’vais pas attendre sagement qu’on vienne me tuer pour ce que je suis ! » Peut-être bien que si elle faisait rien, on viendrait l’attendre à la sortie du lycée pour la tuer et ce n’était pas acceptable à ses yeux, au moins, si on devait la tuer par vengeance, la raison semblait presque légitime. « J’pourrai pas non plus assister aux funérailles d’un autre de mes élèves, il faut que je fasse quelque chose ! » Alors s’il avait mieux comme solution, qu’il la lui offre et sans lui parler d’avocat et de justice, parce que malgré tout le respect qu’elle avait pour sa fille, ces derniers temps, les avocats semblaient être devenus tout aussi inutile que le reste du système judiciaire de ce pays. « Où est-ce qu’ils étaient, les avocats, les flics, ceux qui sont censé refléter la justice, quand on pauvre fille s’est prise une balle dans la tête sur la place publique de ville ? » Elle avait été là, elle avait vu Thaddeus Lancaster tirer une balle dans la tête d’une pauvre fille et personne n’avait bronché, personne, à part celle qui s’était donné la peine de prouver l’innocence de cette fille et de pousser les gens à prendre les armes. Personne n’avait bougé, à part Insurgency, c’était pour ça qu’elle y était, elle, à présent. « Je ne comprends même plus le monde. » Si elle, elle était un mystère pour lui, elle c’était l’ensemble du monde qui lui échappait, c’était pas dans ce monde-là qu’elle voulait vivre, c’était pas ici non plus qu’elle voulait que sa fille évolue. Elizabeth, elle voulait que sa fille soit une grande avocate, qui fasse régner la justice de la bonne façon, mais ici, elle serait mise au placard en un rien de temps, on lui mettrait des bâtons dans les roues, sans doute qu’on essaierait de la tuer même pour la faire taire, alors comment est-ce qu’elle était censée, elle, rester les bras croisés dans ces condition ?

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Dim 30 Avr 2017 - 16:08

C’était leur première véritable conversation depuis des semaines, pourtant Silas avait l’impression que cela ne faisait qu’empirer les choses. Il ne savait pas ce qu’il préférait : qu’Elizabeth l’évite et qu’il ne sache rien d’elle, ou qu’elle s’asseye en face de lui pour lui expliquer de but en blanc qu’elle tuait des gens. S’il avait des choses à apprendre sur elle, ce n’était pas ça qu’il aurait aimé savoir en premier. Il était complètement perdu depuis qu’il était arrivé ici, sans aucun souvenir des dix dernières années, mais il avait pourtant réussi à avancer et à construire quelque chose d’assez stable pour envisager une vie ainsi. Il allait de l’avant, il n’était pas du genre à se morfondre sur ses problèmes puisqu’il n’avait aucune prise dessus … Mais ces fameux problèmes avaient soudain pris une toute nouvelle dimension. Cela remettait en cause son mariage et ce qu’il avait pris pour acquis. Il avait pensé que les choses s’arrangeraient avec Elizabeth et qu’un jour peut-être ils finiraient par être un vrai couple, malgré les souvenirs en moins. Mais là … Il ne voyait plus comment cela serait possible. Il ne parvenait même pas à se dire que s’il avait pu en faire abstraction par le passé alors il se capable de le refaire aujourd’hui … Parce qu’il n’était pas amoureux d’elle, quels que soient ses efforts, et qu’il ne pouvait donc pas se cacher derrière un aveuglement du à l’amour. Il aurait préféré apprendre à la connaître et laisser ses sentiments renaître en la voyant chaque jour dans leur quotidien, en douceur. Mais il n’en avait pas eu l’occasion et à présent ce qu’il savait lui donnait l’impression de le bloquer complètement. L’aimer alors qu’elle était une tueuse ? Il ne pensait pas que cela soit possible.

Il secoua la tête brusquement à la question d’Elizabeth. « Je n’ai pas dit ça ! Pourquoi est-ce que la seule solution serait d’aller tous les massacrer comme ils le font avec nous ? Entre se laisser tuer et aller les tuer, il y a une marge de manœuvre, tu es juste trop aveuglée par tes envies de vengeance pour t’en rendre compte. » Il commençait à s’échauffer dans ce débat stérile qui lui faisait perdre foi en ses derniers points d’ancrage. Il donna un coup sec du poing sur le bras du fauteuil quand elle lui rappela que les hunters avaient pris sa mémoire. « Mais ils n’ont pas pris ma vie, bon sang ! Je suis vivant, et c’est uniquement grâce au vaccin ! Je serais mort s’ils n’avaient pas été là ! Ou je serais un légume sur un lit d’hôpital, mais je ne serais pas là à parler avec toi. » Il le savait, il l’avait vu, il l’avait senti : il était en train d’imploser quand il avait été vacciné. Sa mutation avait dégénéré au point qu’elle avait failli le tuer, sans qu’il ne comprenne comment ni pourquoi. Il avait cru qu’il en mourrait, son esprit avait été déchiré de toute part … Mais la vaccination l’avait sauvé. Au prix de sa mémoire, certes, mais il était vivant, et c’était tout ce qui comptait. Il était redevable à ceux qui l’avaient vacciné, au moins pour ça. Silas était quelqu’un qui appréciait la vie à sa juste valeur, malgré les épreuves et les difficultés. C’est pourquoi il ne comprenait pas que la femme qu’il avait un jour épousée soit un assassin, au même titre que les hunters. A ses yeux, ça ne faisait aucune différence. « Peut-être qu’il aurait mieux valut pour toi qu’ils me tuent, pour donner une nouvelle justification à ta vendetta, mais ce n’est pas le cas. Je suis vivant. Mina est vivante. Et si je n’avais pas été là cet après-midi, tu serais morte … Par ta faute. » Elle avait recherché ce hunter pour le tuer et avait bien failli en mourir. Cette vision de la justice était complètement tordue. Elle avait perdu espoir dans le système judiciaire et avait décidé d’agir à sa place, mais elle ne gagnerait rien ainsi, si ce n’est plus de souffrance. Et elle ferait souffrir d’autres personnes en même temps. « Le responsable de l’assassinat de cette fille est en prison, Elizabeth ! Ils ont mis du temps mais ils ont réussi à agir, et ils vont continuer ! Pourquoi est-ce que tu ne veux pas y croire ? Mina y croit, et elle n’est pas la seule ! Il y a des gens qui se battent de façon légale pour rendre justice, et ça marche ! Toi, ce que tu fais, ce n’est pas la justice ! » Il s’était levé d’un bond quand sa voix avait fini par abandonner son ton calme qu’il essayait de maintenir jusque là. Silas ne se mettait pas souvent en colère, il n’en voyait pas l’utilité. Mais ses émotions avaient pris le pas sur sa raison, et le désespoir faisait vibrer sa voix tout autant que sa colère. Il la perdait, il la perdait et il n’y pouvait rien, parce qu’il n’aimait pas cette femme et qu’il ne la comprendrait jamais. Douloureuse constatation qui lui faisait perdre ses moyens. « Tu n’es pas meilleure qu’eux, regarde toi ! Ils nous traitent de monstre mais c’est à cause des gens comme toi qu’ils le font ! »

_________________

TURN THE HANDS OF TIME

Tell me why am I still here when it’s all gone ? I’m living with the ghost of yesterday. Tell me why am I still trying to hold on ? I’ve got to tear it down to let it go, I’m too tired to keep on trying but I’m spellbound ‘til the end.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Mer 17 Mai 2017 - 13:05


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Fuir Silas, ça avait peut-être été la meilleure décision qu’elle avait prise depuis longtemps, à en juger la tournure des choses. Elle avait su sans doute, quand il avait perdu la mémoire, qu’ils repasseraient par les mêmes disputes que celles qu’ils avaient déjà eu. Des disputes dont, elle, elle se souvenait encore. Des moments difficiles qu’elle aurait préféré ne pas avoir à affronter à nouveau. Plus elle restait loin de Silas, plus elle s’évitait ça, alors est-ce que c’était vraiment regrettable, d’avoir gardé ses distances comme ça avec lui ? Au moins, quand ça avait été le cas, elle avait pu vivre avec l’illusion que son mariage n’était pas complètement fini, qu’y avait quelque chose qui subsistait grâce au silence, un fil fragile mais qui tenait bon, tant qu’ils ne se retrouvaient pas l’un en face de l’autre. Tout ce qu’elle voyait là, c’était que ce fameux fil, il était en train de se briser. Peut-être que le nouveau Silas serait incapable d’accepter tout ce qu’elle était, tous les choix qu’elle avait pu faire. Il ne la comprenait pas. Alors y avait peut-être un genre de mur qui était en train de se construire entre eux deux et le passé ne pourrait pas les sauver. Est-ce que c’était leur histoire commune, l’amour qu’il avait eu pour elle, les souvenirs qu’il avait d’elle, qui, la première fois l’avait aidé à accepter son alliance avec Insurgency ? Ou bien est-ce qu’il avait prétendu que ça allait au moins pour le moment et que, s’il n’était finalement pas revenu amnésique quelques temps après, ça aurait quand même explosé entre eux deux. Elle ne savait pas Elizabeth et là, en face de lui elle avait l’impression que si c’était l’amour qui les avait sauvés la première fois, alors il fallait se rendre à l’évidence, il ne l’aimait plus comme il l’avait fait avant, il ne l’aimerait jamais comme il l’avait fait avant.

Maintenant, elle ne serait toujours que ça, dans les yeux de Silas, une pauvre folle, complètement cinglée qui tuait des hunters à tour de bras. Est-ce qu’elle était vraiment comme ça ? Elle n’était en tout cas, pas que ça. Elle avait encore la prétention d’avoir quelques qualités, quelques points sur son chemin, qui faisaient encore d’elle quelqu’un de bien. « Ils sont prêts à tout pour nous exterminer, je vois pas pourquoi on devrait pas en faire de même ! » Ils avaient tué tellement de monde, blessé tellement de personnes et ils s’en fichaient des dommages collatéraux, eux. Au moins elle, elle en avait encore quelque chose à foutre. Elle, elle ne tuait pas des innocents avec la seule volonté celle de faire accuser les hunters. Ils n’avaient pas enfermé et torturer des hunters dans un laboratoire pour créer un vaccin qui n’était, de toute évidence, même pas parfait, puisque c’était ce vaccin qui était à l’origine des dégâts de la fête foraine, un an plus tôt. Aucune des explosions causées par Insurgency, n’avaient visées à tuer le plus de monde possible, les hunters ne pouvaient pas en dire de même, après l’explosions des élections. « Ouais, t’es vivant, Mina est vivante. On peut définitivement pas en dire autant pour les transmutants dont ils se sont servis pour créer leur vaccin. Ou de ce couple et leur bébé qu’ils ont brûlé pour faire accusé les transmutants. Ou de tous ceux qui sont morts, parce que Thaddeus Lancaster a perdu des élections ! » Niveau mauvais perdant, on ne faisait pas mieux que Lancaster et l’horreur continuait encore et encore et fallait rien faire. C’était la guerre et en temps de guerre, fallait bien agir comme ça. « Ouais, il est en prison et tu veux savoir ce qui fait que la justice a un peu évolué dans cette ville ? Insurgency ! » Cette organisation soi-disant maudite qu’elle avait rejoint. C’était pas officiel, personne ne pouvait le deviner, mais Saddler, elle avait été à la tête d’Insurgency avant d’être maire de cette ville. C’était Insurgency qui avait renversé les choses. Maintenant, y avait eu un changement de direction que Insurgency qui était peut-être pas plus mal, mais là n’était pas la question. Les premiers à vraiment se soulever contre Lancaster et les hunters, ça avait été eux. Elle ne put s’empêcher de lâcher un rire sarcastique suite aux propos de son époux. « Non Silas, j’ai été traité comme un monstre bien avant de prendre les armes. » Alors ce n’était pas Insurgency qui faisait d’elle un monstre. C’était tout ce qu’y avait eu avant. « Ma mère pensait que j’étais possédée par le diable, peut-être qu’elle avait raison. » Après tout, s’il fallait qu’elle soit un monstre, peut-être que ça lui venait de là. Ce qu’elle savait, c’était qu’elle avait été encore bien jeune, le jour où elle avait vu la peur et la haine dans le regard de ses parents et y avait des chances que ce soit ça qui ait fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Dommage pour Silas, à une époque, il avait choisi de l’épouser, le monstre. 

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Sam 24 Juin 2017 - 22:00

Silas sentait peu à peu la colère monter en lui, et ce n’était vraiment pas bon signe. D’un naturel calme et pacifique, il n’aimait pas les disputes, et encore moins perdre le contrôle de ses émotions. Il fallait vraiment le pousser à bout pour qu’il perde son calme. Et découvrir qu’Elizabeth, la femme qu’il avait un jour épousée et aimée, était une tueuse de sang froid, c’était une très bonne raison de perdre son calme. C’était énorme, incroyable, impensable. Ils étaient donc si différents que ça ? Pourtant une part de lui ne pouvait l’accepter, parce qu’il savait qu’ils s’étaient aimés. A la folie même, s’il en croyait tous ceux à qui il avait parlé depuis qu’il était devenu amnésique. Il l’avait aimée en sachant tout ça sur elle, il l’avait aimée malgré cette horrible révélation … Comment avait-il fait ? Cette incompréhension là lui mettait les nerfs à vif, autant que le fait qu’elle soit une tueuse. Pourquoi fallait-il qu’il ne se souvienne pas ? Tout serait tellement plus simple … Il s’en voulait d’avoir une telle pensée, alors qu’il s’était juré de ne pas se laisser aller à ce genre de dérive. Regretter ne servirait à rien, sûrement pas maintenant. Pourtant, il regrettait … Il secoua la tête, énervé. « Parce qu’on n’est pas des animaux, peut-être ? C’est d’êtres humains dont tu parles ! On ne peut pas exterminer des gens comme ça ! Ils n’ont aucun droit de le faire avec nous, mais tu n’as pas plus le droit de le faire avec eux ! » Il était hors de question qu’il accepte ses arguments et qu’il pense comme elle. « Il y a des monstres parmi les mutants tout autant que chez les hunters. Peut-être que tu devrais l’admettre pour comprendre ce qu’ils font. Et peut-être que ça te montrera qu’il y a forcément d’autres moyens pour les empêcher de nous tuer. » La violence ne rimait à rien, elle n’avait jamais résolu les conflits, surtout pas ceux qui étaient aussi complexes que celui-ci. Silas croyait en la justice, il voulait y croire, il n’y avait pas d’autre solution. Il ferma les yeux un instant quand elle évoqua ceux qui étaient morts à cause des hunters, et il fit un geste d’impatience de la main. « Très bien, je le reconnais, la justice a été trop souvent inefficace ! Mais elle sera diablement efficace pour toi s’ils finissent par t’attraper. Parce que quelles que soient tes justifications, tu as tué des gens. Des tueurs peut-être, mais ce n’était pas à toi d’en décider. Tu es passée du mauvais côté et tu ne peux plus en revenir, Elizabeth. » La peine de mort était toujours en vigueur au Kentucky. Et un juge insensible à ses arguments de vendetta pouvait rapidement clore cette affaire. Ils étaient dans la réalité, pas dans un film ou dans un des comics que Mina affectionnait tant. Il n’existait pas de justiciers pouvant punir les méchants en passant au-dessus des lois. Elizabeth allait se faire tuer à cause de ses actes, sans que la cause n’ait avancé d’un pouce. « Ce n’est pas avec les bombes d’Insurgency que la justice a avancé ! Reconnais-le, bon sang ! C’est avec la démocratie et la loi ! » C’était grâce à l’élection de Saddler, mais ça n’avait été rien d’autre qu’une élection. Et Saddler avait ensuite fait bouger les choses grâce à ses pouvoirs de maire, mais pas grâce à une quelconque organisation criminelle.

Silas était furieux, et sans doute n’aurait-il pas du sous-entendre qu’Elizabeth était un monstre. C’était bas, et il le regretta, mais les mots étaient sortis et il était trop tard pour les reprendre. Il s’attendit à ce que sa femme l’insulte en retour ou qu’elle affiche sa déception, mais non. Sa réaction fut toute autre.  « Ta mère ? » Demanda-t-il avec un mouvement de surprise. Il n’était pas au courant. Bien sûr qu’il n’était pas au courant, comment aurait-il pu l’être ? S’il l’avait su un jour, il l’avait oublié, et ce n’était pas sa femme qui risquait de lui en parler. Ils étaient loin d’avoir atteint l’intimité requise pour ce type de confidence douloureuse. « Pourquoi ta mère … ? » Il ne termina pas sa question. Voulait-il vraiment se lancer là-dedans ? Il voulait savoir pourquoi sa mère en était venue à la traiter ainsi, mais il n’avait aucune envie de discuter avec elle sur ce point alors qu’il venait d’apprendre qu’elle était une tueuse. Il y avait sans doute un lien, néanmoins. « C’est complètement ridicule. Tu n’es pas possédée par le diable, simplement par une colère mal dirigée. » Marmonna-t-il.

Spoiler:
 

_________________

TURN THE HANDS OF TIME

Tell me why am I still here when it’s all gone ? I’m living with the ghost of yesterday. Tell me why am I still trying to hold on ? I’ve got to tear it down to let it go, I’m too tired to keep on trying but I’m spellbound ‘til the end.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1384
SUR TH DEPUIS : 13/07/2014
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Mar 4 Juil 2017 - 14:10


this world is rabid, this world is through.
silas barnes et elizabeth barnes.

Elle était une boule de nerfs, Elizabeth, prête à exploser à tout moment. Les frustrations, l’avaient rendue plus colérique qu’elle ne l’avait été. Les hunters, leur folie, les deuils et puis la mémoire de son époux qui s’était envolée. Tout ça, c’était frustrant, ça la faisait bouillir de l’intérieur et Insurgency, c’était devenu le moyen idéal pour relâcher sa frustration, sa colère, en l’utilisant pour quelque chose qui lui semblait juste. Ou utile au moins, parce que la justice, c’était pas top en ce moment. Elle avait besoin de ça pour ne pas littéralement exploser, elle avait besoin de ça pour avoir l’impression de faire quelque chose d’utile, mais évidemment que Silas ne comprenait pas. Il n’avait pas été hyper compréhensible avec sa mémoire, mais sans doute que l’amour qu’il avait eu pour elle, avait sauvé leur couple à l’époque. Aujourd’hui, il ne savait même plus qui elle était, alors y avait rien qui puisse les sauver. « C’est une guerre Silas ! On ne gagne pas une guerre sans se salir les mains ! » C’était comme ça qu’elle voyait les choses Elizabeth et comment le faire autrement ? Les hunters, étaient des mecs armés jusqu’aux dents, entrainés à tuer et prêts à commettre un véritable génocide, alors ouais, ça ressemblait bien à une guerre, alors c’était tuer ou être tué. « Oh, je sais qu’il y a des transmutants qui sont dangereux et qui font ce que bon leur semble avec leurs pouvoirs, je suis ni idiote ni idéaliste ! Mais c’est pas eux en général qui paient pour leurs crimes ! C’est les autres. C’est des gens qui ont rien demandé à personne et des enfants, des bébés. Des bébés, Silas ! » Cette histoire d’incendie provoqué par les hunters, qui avaient tué un bébé, ça avait probablement été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. On avait accusé les transmutants d’être responsable de cette histoire et au début, alors elle en avait voulu à ce transmutant, au point de le voir se faire abattre sur la place publique ? Certainement pas. Puis, on avait révélé que c’était les hunters, pour accuser les transmutants et là, ça l’avait dégoutée, là, elle s’était dit qu’il faudrait eux aussi les abattre sur la place publique et Insurgency était arrivé pile à ce moment. « Ils peuvent me juger pour ce que j’ai fait et même me condamner à mort, au moins je mourrais pour mes convictions et pas parce que j’ai commis l’erreur impardonnable de naître avec un gène qui ne plait pas à tout le monde. » Ça avait plus de sens à ses yeux. Si elle devait mourir demain, elle voulait que ce soit pour autre chose que son code génétique, personne ne devrait avoir à mourir pour ça, ou pour ses différences, pour une couleur de peau, une religion ou une orientation sexuelle. « Non, c’était pas des bombes, parce que c’est pas que ça Insurgency ! On aide les gens aussi, on est pas juste des juste des tueurs sanguinaires, je ne suis pas juste une psychopathe ! » Elle n’était pas du tout une psychopathe dans la définition exacte du terme, ça ne lui plaisait pas, elle ne prenait pas son pied comme ça, elle en avait des remords, de la culpabilité, mais elle faisait ce qu’elle devait faire et ça, y avait rien qui la ferait changer d’avis.

Si ça devait faire d’elle un monstre, alors tant pis. Ça lui faisait juste mal, vraiment mal que le mot soit sorti de la bouche de Silas lui-même, alors que c’était ce genre de réflexion qui l’avait tant faite souffrir dans elle était jeune. C’était ça aussi, la douleur d’être jugée pour un truc qu’elle n’avait pas choisi, qui faisait qu’elle était si en colère aujourd’hui, si envieuse de se battre quitte à laisser des corps derrière elle. Parce que c’était pas juste qu’on rejette ses propres enfants pour une histoire de génétique. Evidemment, Silas avait aussi oublié toutes les histoires qu’elle avait pu lui raconter sur sa mère. « Ma mère était une fervente croyante. Pour les gens comme elle, y a que le diable qui est capable de faire ça. » Sans même lever le petit doigt elle fit voler l’un des coussins à travers la pièce, juste un coussin, rien de fragile, à l’époque, quand elle n’avait rien maitrisé, ça avait été des assiettes qu’elle avait envoyées se briser à l’autre bout de la pièce, les couteaux, envoyés violemment se planter droit dans le mur alors, sa mère avait crié au diable et si elle ne s’était pas enfuie, elle aurait subi les tortures d’un exorcisme qui évidemment, n’aurait pas marché. « J’ai aucune idée de comment la diriger mieux que ça, ma colère. » Colère ou possession démoniaque, ça n’avait pas d’importance, c’était là en elle et il faudrait plus qu’il exorcisme pour l’en défaire. Elle était folle de rage, elle le savait bien et elle n’avait pas l’impression que diriger cette colère vers des tueurs de bébés, c’était forcément une si mauvaise chose que ça.

Spoiler:
 

_________________
you were always coming home.
I felt empty space, never could explain Like you were erased, never could replace Now it's so clear with you right here. How it's meant to be, you held the key, Now promise me you'll never leave, Time slipped away, we stayed the same. Like you were never gone, Picked up where we left off. Like you were never gone, You were always coming home Yeah, you were always close Like you were never gone.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 1186
SUR TH DEPUIS : 05/11/2015
MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   Lun 4 Sep 2017 - 21:37

La guerre se trouvait là, dans leur salon, sous les yeux effarés de Silas. La guerre qui faisait rage dehors et qui laissait des cadavres sur son chemin avait pris corps en Elizabeth. Sa femme. Il avait appris par cœur ses traits sur la photo de mariage qui trônait sur le buffet à côté de la bibliothèque, pour graver dans sa mémoire défaillante le sourire radieux de cette femme qu’il avait aimée au point de l’épouser. Il s’était dit qu’ainsi, il se souviendrait de la force de leur amour, même s’il ne le ressentait plus. Mais comment superposer cette image d’un jour heureux à la scène de ce soir ? A cette bataille enragée entre la furie d’Elizabeth et la raison de Silas ? Il ne pouvait pas s’y résoudre, pourtant s’il restait encore là, c’était que l’image de leur mariage restait obstinément marquée dans son esprit. Et il voulait comprendre avant que tout n’explose, essayer de discuter avant de tout détruire. Cela devenait pourtant de plus en plus difficile … « Oui, c’est le propre des guerres … D’avoir des dommages collatéraux. » Souffla-t-il, le désespoir s’accrochant jusque dans ses mots. « Des enfants et des bébés. Des familles et des mariages. » Il égrenait les mots, trop conscient de ce qu’ils avaient eux-mêmes perdu dans cette bataille dont il ne prenait conscience que ce soir. Leur famille, leur mariage. « Je ne suis pas non plus idiot et idéaliste, mais ça ne m’empêche pas de condamner toute cette violence, parce qu’on ne s’en sortira pas si tout le monde continue de s’entre-tuer. » Elle refusait de le voir et il ne savait pas comment lui ouvrir les yeux. Il n’était pas sûr d’y arriver. Elle qui préférait même être condamnée à mort que de cesser son combat … Comment discuter avec elle, quand ils avaient des opinions si différentes ? Il secoua la tête, atterré. « Mourir pour la cause … Tu donnerais un bel exemple à ta fille ! Ca t’importe si peu que ça ? » Au moins Mina n’avait pas pris ce chemin de vengeance aveugle et Silas en était soulagé, même s’il aurait préféré qu’Elizabeth ne s’avère pas être aussi extrême. Elle, elle ne vivait que pour la violence, pour venger tous les gens qui étaient déjà tombés, et elle laissait derrière elle un chemin ensanglanté. Aux yeux de Silas, ce n’était pas justifiable, ça ne le serait jamais. Enlever la vie de quelqu’un de cette façon, c’était au-delà de ce qu’il pouvait accepter. Comment Elizabeth avait-elle pu devenir ainsi ? Il ne voulait pas croire qu’elle ait toujours été aussi rongée par la colère. Qu’il l’ait connue ainsi, et qu’il l’ait épousée en sachant ce qu’elle faisait, ça ne lui semblait pas possible. Pourtant … C’était le cas. « J’aurais préféré tomber sur toi en train de sauver des gens plutôt qu’essayer d’assassiner quelqu’un, alors. » Lâcha-t-il, amer.

Il la regarda faire léviter le coussin tout en lui expliquant la vision qu’avait eue sa mère d’elle enfant, et il serra les dents, partagé entre la colère et la frustration. Il la voyait soudain, petite fille, en train de faire le même geste. Il savait à quel point elle était fière de ses pouvoirs, mais cela n’avait pas du être toujours le cas. Encore un coin d’ombre, encore des choses qu’il ne pouvait pas deviner seul. « Tu vois, ça … Ca, c’est quelque chose que j’aurais aimé savoir. Que j’aurais pu savoir si tu n’étais pas partie à la minute où tu as compris que je ne retrouverais pas la mémoire. Tu ne m’as jamais rien dit. Je ne sais absolument rien de toi ! Si tu as eu une enfance malheureuse, j’en sais rien ! Tout ce que je vois, c’est que tu vas tuer des hunters pour satisfaire ta colère ! Comment veux-tu que je te juge autrement ? » Elle lui parlait comme s’il n’avait pas le droit de la juger, mais il n’avait aucun autre moyen de la regarder. Il ne la connaissait pas et il avait l’impression qu’elle ne s’en rendait pas compte. Elle l’avait abandonné et elle ne réalisait pas à quel point ça lui pesait. Ce qu’il savait d’elle, ce n’était que des bribes, des lambeaux glanés de-ci de-là … Et pas les meilleurs. « J’aimerais pouvoir t’aider à la maîtriser, cette colère. J’aimerais vraiment ! Il y a d’autres moyens que le meurtre ! Tu pourrais aider les mutants et combattre les hunters sans avoir de sang sur les mains ! » Il crispa les poings et la regarda bien en face, furieux, frustré, désespéré. « Mais si tu ne veux rien avoir à faire avec moi, si tu ne veux pas qu’on parle, très bien ! Je ne veux pas avoir quoi que ce soit à voir avec cette facette là de ta personnalité. »

_________________

TURN THE HANDS OF TIME

Tell me why am I still here when it’s all gone ? I’m living with the ghost of yesterday. Tell me why am I still trying to hold on ? I’ve got to tear it down to let it go, I’m too tired to keep on trying but I’m spellbound ‘til the end.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)   

Revenir en haut Aller en bas
 

I’ve played this game before and I can’t take anymore (barnes)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» The Lying Game
» Game of Thrones
» EPOXIA ORAGIS, projet jeu de combat Game Maker
» Développez du iOS grâce à Game Maker Studio! (c'est pas gagné...)
» Un jeu de gestion sur Game Maker, est-ce possible ?
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THE HUNTED :: radcliff, kentucky :: quartier nord :: résidences-
Sauter vers: