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 And we're standing side by side (Elizabeth)

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MessageSujet: And we're standing side by side (Elizabeth)   Lun 13 Fév 2017 - 22:35



   
And we're standing side by side
C. Caleb & Elizabeth

   


Jeudi17 Décembre 2015.

Quartier Sud.

Il est tard. Ou très tôt selon le point de vu. Le cadran de ton téléphone, qui repose dans ta poche, affiche 3h38 du matin. Tu marches dans les rues de New-York en t’insultant mentalement. Tu as été stupide, imprudent. Il faut que tu trouves une solution ou bien tes plans vont être définitivement foutus. Peut-être même qu’il est déjà trop tard. Jamais tu n’aurais dû faire ça, tu n’aurais pas dû mais…tu n’avais pas pu t’empêcher. Ça avait été comme un réflexe, un instinct primaire. Tu aurais dû les tuer pour éviter qu’ils ne préviennent les autres, ils vont parler tu en es sûr. Mais tu ne pouvais pas, ils étaient trop et ton arme n’était chargé que du NH24 duquel tu avais tout de même administrer une dose à l’un d’eux pour avoir le temps de t’enfuir, lâchement. Merde ! Il faut que tu te calmes, que tu cesses de paniquer et que tu réfléchisses à une solution et particulièrement à un mensonge qui tienne la route si effectivement ils en viennent à parlerà lui parler. Tu cours, presque, à présent. Non, tu marches vite, très vite…à l’ombre des murs. Tu dois te mettre à l’abri, être en capacité de t’armer s’il s’avère qu’ils sont à ta poursuite. Et s’ils ne viennent pas, tu seras peut-être en mesure de mieux réfléchir. Chez toi, tu auras les idées plus claires, autant que tu es capable d’en avoir depuis les quatre dernières années. A cette pensée, ton allure s’accélère…pressé de trouver le confort de ton appartement.

Tu tournes dans une ruelle, à peine quelques pas que tu l’entends. Ce bruit crispant qui fait se tendre tes muscles et rentrer ta tête dans tes épaules le temps d’un instant. Une voiture vient de s’arrêter subitement en faisant grincer ses pneus. Par réflexe, attiré par la provenance du bruit, tu pivotes au même moment que les voix parviennent à tes oreilles « Il est là ! ». Tu recules d’un pas en réalisant. Ils t’ont, bel et bien, suivi. Merde ! « Caleeeb ! » Et déjà, ils avancent vers toi.

Ils sont trois. Dont l’un d’eux est contrairement à toi, mortellement armé. Toute façon, autant que tu saches te battre…tu n’es pas non plus un Dieu. C’est bien pour ça que tu t’es sauvé en premier lieu. Ah ! Comme tu aurais dû tenter de ramasser ce fichu revolver plutôt que de l’éloigner.  Il faut que tu trouves une parade….n’importe quoi. Toute façon, tu ne peux pas fuir, ça serait ridicule et ça ne ferait qu’envenimer les choses. « Ouais ? »

« C’était quoi ton délire tout à l’heure ? Tu sais qu’on pourrait croire qu’en vérité tu es pour la cause de ses sales monstres. »

Tu te mords la lèvre, quelque chose…il te faut quelque chose et vite ! Ton regard suit leur mouvement, ils avancent pour t’encercler…comme des loups, comme des chiens errants complètement affamés. « T’as rien à dire ? » … Un ricanement, ça t’horripile « Va falloir prévenir les autres que Caleb est un traitre, les gars. » … Réfléchit, bordel !

« Tu sais ce qu’on fait aux traitres ? »

Et si tu es capable de parer les premiers coups, d’en parer même d’autres…ils sont trop nombreux et bien que tu arrives tu ne sais comment à leur donner du fil à retordre…ils finissent par t’immobiliser en te chopant sous les bras et te maintenant avec fermeté, à t’en disloquer presque les épaules. Et là, les coups commencent à pleuvoir. Coups de lâches, puisque tu ne peux rien faire….absolument rien. Entre visage et estomac. Coups haineux, coups stupides….Qui rapidement te rougissent les yeux et fait s’écouler le sang de ton nez et de tes lèvres. Ton propre pouls tambourine dans tes oreilles, t’étourdissant et te brouillant la vue. « Toujours rien à dire, l’traître ? »

…Et puis…What the hell …Tes lèvres se recourbent sur un rictus, découvrant tes dents tachés de rouge, tu craches même après ça pour chasser le goût métallique…

_ Si, mais vous êtes bien trop cons pour comprendre. – Ça te vaut un autre coup, ça – Eliminer les transmutants ? Ce ne sont pas des monstres.

« Eh vous entendez ça ? Caleb prône l’égalité  avec des chiens ! Et encore une fois des coups pleuvent, mais malgré tout, tu continues….malgré ta voix qui tressaute sous ton essoufflement

_ On n’est pas égaux, imbéciles ! Ils sont supérieurs, il serait peut-être temps de voir la réalité en face et de se soumettre, leur laisser la place qu’ils mérit…

Encore un coup, plus fort cette fois-ci alors que tu l’entends….le son de la lame qu’on l’on met à découvert. Tu l’avais oublié ça. Tu la sens approcher, presser doucement contre ta gorge… « Oh, quand ton père saura ça, il va être content d’apprendre qu’on t’a tranché la gorge… » … Non. Non. Il faut que tu réagisses, que tu fasses quelques choses….

Et soudain….


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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Mar 14 Fév 2017 - 18:17


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Callum Hallworth & elizabeth barnes

Elle ne pouvait pas rentrer chez elle, elle ne voulait pas rentrer chez elle. A quoi bon de toute façon ? Retrouver sa fille avec qui elle ne pouvait plus avoir la moindre conversation sans que ça vire en dispute ou son mari, complètement amnésique  qui ne savait d’elle que ce qu’elle avait bien voulu lui dire. Elle n’arrivait pas à rentrer chez elle et à faire comme si de rien n’était, comme si ce n’était pas grave que l’homme qu’elle avait épousé ne se souvienne plus de leur histoire. Elizabeth, elle n’avait pas le courage d’affronter la réalité en face, elle n’avait pas envie de sentir son cœur se briser un peu plus dans le fond de sa poitrine, à chaque fois qu’elle croiserait le regard de son époux. Elle se complaisait presque, dans ce genre de déni dans lequel elle vivait, à croire que ça allait revenir, qu’un beau jour, il se souviendrait d’elle et que tout rentrerait dans l’ordre. En attendant, elle occupait ses soirées comme elle le pouvait, loin de la maison, loin de la glaçante réalité qui voulait que les souvenirs de son mari soient définitivement effacés de sa mémoire. Elle restait des heures et des heures au bureau au lycée, ne partant que bien après que les élèves soient tous partis et quand elle quittait le lycée, c’était le plus souvent pour rejoindre le château d’Insurgency, où elle passait la nuit, profitant du calme pour grappiller quelques heures de sommeil. Elle aurait été mieux chez elle, dans sa maison, dans la chaleur de ce foyer qu’elle avait construit de ses mains, mais même avec toute la bonne volonté du monde, dès qu’elle mettait les pieds dans cette maison, elle se sentait bien trop mal pour y rester plus que quelques minutes, alors elle se contentait de prendre la fuite, encore et encore.

Ce jour, elle avait eu envie de prendre l’air. C’était le mois de décembre, la neige recouvrait la ville de Radcliff, elle était prête à parier que c’était l’œuvre d’un transmutant, alors même qu’autant de neige dans le Kentucky, c’était rare. Elle avait grandi à Radcliff, elle y était née et en quarante-deux ans dans cette ville, c’était bien la première fois qu’elle voyait autant de neige. C’était beau, agréable, même si ça plongeait la ville dans une ambiance de noël, alimentée par les décorations qui prônaient aux quatre coins de la ville et le marché de noël, sur la place de la mairie. Elle ne voulait pas penser à ça Elizabeth, étant certaine que les fêtes cette année, seraient bien plus déplaisantes que les années précédentes. Ce serait peut-être une soirée de plus qu’elle passerait toute seule dans son coin pour éviter de passer un moment compliqué en famille. Elle verrait bien le moment venu. Elle avait déjà préparé ses cadeaux, emballés et cachés dans un coin de la maison, peut-être qu’ils se retrouveraient sous le sapin, comme avec une volonté de faire comprendre à Mina et à Silas qu’elle était là, qu’elle pensait à eux, mais qu’elle n’arrivait pas à affronter les choses. Elle aurait voulu pouvoir leur dire tout ça, tout ce qu’elle ressentait et ça non plus, elle n’y arrivait pas. Fallait croire qu’elle était plus lâche qu’elle ne l’aurait cru, quand il était question de sa propre famille. Pour le reste, pour les autres, pour la cause qu’elle défendait, il semblait au contraire qu’elle avait du courage à revendre, assez pour prendre des risques, mettre sa vie en danger et toujours avoir une liste d’arguments bien fournie pour justifier chacun de ses choix, le premier, le plus évident étant, qu’elle ne pouvait pas fermer les yeux et laisser les hunters abattre des transmutants à la chaîne.

C’était injuste. Elle avait été traitée comme un monstre par sa propre famille, rejetée par ses parents, ses frères, ses sœurs et maintenant, y avait carrément des types surentrainés qui voulaient la tuer pour ce qu’elle était, pour un gène inscrit au plus profond de ses cellules, une mutation qu’elle n’avait, bien entendu pas choisi de porter. Les transmutants payaient de leurs vies un truc contrôlé par la nature, c’était un peu comme éliminer des gens en prétextant qu’ils étaient responsables d’un tsunami. Elle détestait les hunters, leur façon de penser qui n’avait aucun sens à ses yeux. La façon dont ils traitaient les autres. Chiens hein ? On lui dirait sans doute que ça ne se faisait pas d’écouter aux portes, mais un bruit avait attiré son attention, puis elle s’était permise d’écouter le truc, pour arriver à la conclusion que trois types, qui de toute évidence n’appréciaient pas les transmutants, avaient décidaient de s’en prendre à un autre gars qui lui les défendait. Elle laissa échapper un léger soupire, avant de sortir les mains des poches de son manteau et de s’avancer vers la scène. D’un geste rapide de la main, usant de son pouvoir de télékinésie, elle prit le contrôle du couteau que l’un des types avait entre les doigts, le ramenant vers elle pour s’en saisir, le tout en gardant une certaine distance avec quatre garçons présent. « Vous ne devriez pas jouer avec ça. » Rapidement, y en avait un qui avait décidé de venir vers elle, fallait croire qu’ils y tenaient à leur petit couteau, ou qu’ils avaient bien compris ce qu’elle était et qu’ils avaient envie de l’égorger elle aussi. Encore une fois, il lui suffit d’un geste de la main pour bloquer chacun de ses mouvements « Arrête ça, sale pute. » Elle laissa échapper un soupire avant de franchir les quelques pas qui la séparait du type en question et de lui planter se fameux couteau dans la poitrine. Mieux valait que ce soit lui plutôt qu’elle, ou cet homme, qu’elle ne connaissait absolument pas mais qu’elle était venu défendre au beau milieu de cette rue. Elle récupéra le couteau avant de l’envoyer, toujours à l’aide de son pouvoir, vers l’homme qu’elle était venu défendre. « Prend ça. » Ils étaient encore deux, mieux valait s’en débarrasser avant qu’ils n’aillent répéter tout ça, maintenant le combat était déjà plus équitable, deux contre deux, ça valait mieux que trois contre un. Elle n’aurait pas besoin d’un couteau elle, son plus fidèle allié étant ce don que ces deux hunters devaient tant maudire et peut-être qu’ils avaient raison, pour le coup.

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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Mer 15 Fév 2017 - 21:08



   
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Trois : La fin est proche, elle approche à grand pas lorsque tu n’as plus besoin d’elle…elle qui t’a si lâchement abandonné presqu’un an plus tôt. Tu refuses ! Tu dois agir, faire quelque chose, n’importe quoi pour empêcher cette lame de t’égorger. Deux : Tu ne peux pas bouger les bras mais peut-être que si tu puises assez d’énergie, tu vas être capable de t’imposer suffisamment pour redresser tes jambes et écarter le danger d’un coup bien placé. Un : Tu doutes pouvoir réussir, arriver à te mouvoir à temps…Tes yeux se ferment, presque comme une résignation…

Zéro : Tout bascule. Il n’y plus le contact froid de la lame contre ta gorge qui menaçait à tout instant de faire couler ton sang. A la place, il y a des mots, comme une mise en garde, de la surprise et un changement d’atmosphère. La tension monte, tu la sens tandis que tu rouvres tes paupières pour essayer de distinguer la silhouette plus loin. Tu as du mal, tu papillonnes plusieurs fois pour essayer de chasser le sang qui obstrue ton œil valide, en vain. Tu entends l’insulte fuser, comme une menace. Tu ne dis rien. Tu ne bouges pas. Sur l’instant, tu te poses comme témoin, curieux et avide de savoir ce qu’il va se passer. Bien que tu t’en doutes : Ils vont mourir. Cela se sent. Ils sont stupides. Ils ne s’en rendent même pas compte. Elle se rapproche, tu aperçois un peu mieux sa silhouette derrière ce voile rougeâtre.

Soudain, le chef de la bande s’écroule. Ton regard s’abaisse vers lui avec curiosité, tu plisses les yeux encore gêné par le sang. Il est mort. Tu inspires alors que ton cœur rate un battement, non par crainte mais par excitation. Tu ne peux t’empêcher de ressentir une satisfaction presque malsaine à l’idée de savoir cette raclure éliminée par ce qu’il exécrait tant. Tu ne dis rien, mais intérieurement tu te moques des exclamations affolées, rapidement évincé par la rage, exprimées par les survivants. Au même instant tu sens tes bras être libérés, ton corps s’affaisser sur le sol avant d’être retenu par tes mains qui se portent en avant par réflexe. Oh. Tout s’enchaine en quelques secondes à peine…

D’un revers de manche, tu chasses le sang de ton visage, retrouvant un champ de vision bien plus acceptable. Prends ça, s’élève presque comme un ordre. Tu t’empares du couteau qui vient de t’être envoyé et te redresse avant une rapidité étonnante pour les coups que tu as reçu.. L’adrénaline, sans doute. Tu franchis la distance qui te sépare de l’un d’eux, tend le bras pour l’agripper par le col arrière et le ramener contre toi pour en un mouvement habile venir sectionner la carotide et relâcher le corps qui sera bientôt sans vie sans la moindre considération. Une lueur malsaine brillant dans ton regard. Tu l’as eu par surprise, lui qui était soudain trop obnubilé par la présence d’une transmutante pour te prêter attention. Imbécile.

Pas le temps de te satisfaire de la vue, ton attention se reporte sur le dernier encore en vie…s’y attarde un instant avant de dériver sur la mutante. Tu ne fais rien, reste sur tes gardes, observe et restes près à répliquer si cela s’avère nécessaire.


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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Ven 17 Fév 2017 - 12:26


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Les hunters, ils étaient les monstres qui se permettaient d’insulter les autres, de tuer sans se poser de questions en prétendant le faire pour le bien de l’humanité. Une idée qui avait toujours échappé à Elizabeth, alors qu’elle savait que de nombreux transmutants étaient complètement inoffensif. Avoir un pouvoir, ce n’était pas un mal en soi, c’était la façon dont on avait de l’utiliser, qui pouvait faire d’un transmutant une personne dangereuse, mais il lui semblait bien à Elizabeth, qu’on pouvait en dire de même d’un type avec un flingue. Il était dangereux s’il décidait de s’en servir pour tuer du monde, mais s’il le gardait par simple mesure de précaution, pour se défendre en cas de besoin, il ne représentait aucun danger pour l’humanité, n’était-ce pas là ce qui faisait que personne ne pouvait toucher au deuxième amendement des Etats-Unis ? Parce qu’en retirant leurs armes au citoyens du pays, on les privait de leur protection ? Les transmutants, ils n’étaient pas différent de tout ça. Elle ne pensait pas, Elizabeth, qu’ils étaient tous gentils, tous innocents, non, évidemment, il y en avait qui avaient réellement décidé d’utiliser leurs pouvoir pour commettre des crimes mais sans doute qu’avant de faire d’un cas une généralité et d’ainsi dire qu’il fallait tuer tous les transmutants, les hunters auraient mieux fait de se poser quelques questions et de plutôt chercher à enfermer ceux qui méritaient de l’être, comme on le faisait avec tous les criminels du pays, tant qu’ils ne portaient pas en eux ce gène si particulier. Ce n’était pas juste alors le sort des transmutants, ce n’était pas juste qu’on les massacre, qu’on les traite de chiens, alors qu’ils n’étaient que des humains parmi tant d’autres et les véritables meurtriers étaient ceux qui n’hésitaient pas à entrer dans leurs maisons pour les abattre, les hunters, en somme.

Ils lui avaient pris tellement à Elizabeth qu’elle ne pouvait s’empêcher de leur vouer une haine sans fin. Un vaccin avait suffi à priver Silas de son pouvoir mais aussi de ses souvenirs. Si elle vivait à présent avec un homme qui n’avait pas la moindre idée de qui elle était c’était de leur faute aux hunters. Elle leur en voulait pour l’ensemble de ses malheurs et pour ceux des autres, les amis, les collègues, les élèves aussi, qui étaient morts sans raison valable. Elle en avait vu du monde mourir pour un fichu gène dans leurs veines. Alors, aussi étrange que ça puisse paraître, cette lame enfoncée dans la poitrine de ce type, pour elle, ça avait l’allure d’une justice bien mérité. Un soulagement au fond de son âme alors qu’elle se disait que ça en faisait un de moins, un de moins qui pourrait blesser du monde, un de moins qui pourrait tuer des innocents. Il en restait encore deux, deux de trop qu’elle aurait juré Elizabeth, mais rapidement, alors qu’elle avait refilé le couteau au type qu’ils étaient venus agresser, il en avait éliminé un de plus. Ce qui en laissait un dernier, un qui avait profité des quelques secondes pendant lesquels elle avait regardé le reste de la scène pour s’avancer et venir lui coller son poing dans la lèvre. Il allait le regretter, il était un hunter, il aurait dû alors prévoir qu’il fallait se méfier d’une nana qui pouvait faire bouger les objets par la simple force de ses pensées. Elle savait aussi se battre sans son pouvoir, même si en apparence, elle avait juste l’air d’une pauvre fille, mince et fragile, alors elle commença par relever le genoux, pour cogner entre les deux jambes, cette zone si sensible de l’anatomie masculine et alors qu’il tombait à genoux, elle n’eut besoin que de son esprit et de son pouvoir pour lui briser la nuque, qu’il tombe raide mort à ses pieds. Ça se disait hunter et ça ne se donnait même pas la peine de se méfier des pouvoir des transmutants.

Elle laissa échapper un soupire à cette pensée avant de tournée son attention vers l’homme qu’elle était venue aider. Il était encore en vie, bien qu’un peu amoché, rien d’assez grave pour courir aux urgences, c’était déjà ça. « Tu vas bien ? » Qu’elle demanda quand même dans le doute, dans le pire des cas, elle avait sa voiture garée non loin d’ici, maintenant qu’elle allait le sauver des hunters, elle n’allait pas le laisser mourir d’une quelconque blessure bien entendu. « T’as l’air de prendre des risques pour défendre les transmutants, ceux qui font ça sont plutôt rares dans le coin. » De ce qu’elle avait entendu de la conversation, c’était ce qu’elle pouvait en conclure en tout cas, que ces types avaient voulu le tuer parce qu’il défendait les transmutants, une noble cause, partagée par trop peu de gens dans le coin, alors que les hunters pullulaient. Elle avait encore des questions à lui poser, à commencer par qui était son père, puisqu’il avait été évoqué dans la conversation qu’elle avait entendue ou ce qu’il avait bien pu faire pour être qualifié de traitre. Mais avant toute chose, il lui semblait important de soigner un peu ses blessures. « Il faudrait soigner ces blessures, j’peux t’aider, si tu as besoin. » Elle n’était pas infirmière ou médecin, non, Elizabeth elle était juste directrice du lycée de Radcliff, rien qui puisse témoigner de beaucoup de connaissances en médecine. Mais elle était aussi mutante engagée, membre d’Insurgency, maman aussi, alors elle en avait vu des blessures en tout genre, s’il lui faisait confiance, elle pouvait lui filer un coup de main avec ça, en plus de l’avoir aidé à se débarrasser des hunters, ce n’était pas comme si elle avait mieux à faire ce soir, alors qu’encore une fois, elle fuyait le domicile familial.

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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Mer 22 Fév 2017 - 2:55



   
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Imperceptible, ton corps se meut vers l’avant d’un demi millimètre avant de se stopper net. Comme foudroyé, paralysé. Tu manques presque d’en perdre l’équilibre, mais ça ne se remarque probablement pas à l’œil nu.  Ça avait été comme un réflexe, comme une force invisible qui t’avait poussé vers l’avant alors même que tu voyais – Impuissant – le poing du monstre s’écraser contre la lèvre de la transmutante.  Comment osait-il ?! Avant, que cette même force, ne te retienne au moment même où…l’assaillant se pliait en deux sous une soudaine douleur.  Bien. Un sourire passe sur ton visage, furtivement, à peine visible, à l’idée de la douleur qui doit le traverser et de ce qui l’attend…

L’instant suivant, tu le vois s’écrouler sur le sol. Tant mieux.

Tu retournes près du cadavre, celui que tu as égorgé, pour essuyer le sang de la lame au niveau où tes doigts ont touché le col, pour en brouiller les empruntes. Tu entends la mutante t’adresser quelques mots tandis que tu te redresses… « Ça va, merci… » tu as, certes, de légères plaies ouvertes mais rien de bien alarmant. Malgré que, la marque de ta cicatrice, peut te donner l’air plus abimé que tu ne l’es en vérité, du moins…parce que ce qui vient de se passer. Tu considères ensuite l’arme avant de la glisser à l’arrière de ton pantalon, la recouvrir de ton haut pour être certain qu’il ne soit pas visible. Après tout, elle pourrait bien servir.

Tu te rapproches légèrement, t’arrêtes à une distance raisonnable par respect. Tu te mords la lèvre, hésitant. Tu ne sais si tu dois lui donner raison ou…la contredire. Prends-tu réellement des risques pour défendre la cause des transmutant ? Pour le moment, à part ce soir, tu as presque l’impression que tu te caches…lâchement, dans le camp ennemi. Tu ne penses pas, que tu as déjà fait quelque chose de réellement concret, tu n’as encore que trop peu de choses en main mais…ça viendra. Oui, ça viendra, tu te raccroches à cette idée autant qu’à celle qu’un jour…peut-être plus tôt que tu ne le crois, tu plongeras ton père dans un Enfer sans nom, tu le rouleras dans la poussière pour le laisser au fond du trou…le laisser mariner, avant de lui jeter une échelle pour lui tirer une balle à l’instant même où il atteindrait la surface. Mais en attendant…

« Je n’ai pas l’impression de prendre tant de risques que ça… » Tu secoues la tête, légèrement… « Pas suffisamment. » Tu soupires… « C’est bien dommage…Tout le monde devrait se lever pour les défendre… » Et pas que, non…tout le monde devrait ouvrir les yeux et tout humain devrait offrir ses services à tout transmutant. Chaque humain, non évolué, devrait respecter ceux qui l’étaient. Vraiment.

Malgré ce que tu lui as affirmé, elle semble encore s’inquiéter de ton état. Machinalement, ta main se porte à ton arcade sourcilière, ou le sang a commencé à sécher… « Ce n’est pas grand-chose » …cependant, ton regard avise les trois cadavres autour de vous. Merde ! Que vas-tu raconter aux autres pour justifier que tu es le seul survivant ? Vas-tu accuser un transmutant pour conserver ta couverture ? Probablement. L’idée te retourne l’estomac, te donnes une vague envie de vomir mais…tu n’as pas le choix. Tu vas devoir en dire, et peut-être en faire, des horreurs pour…atteindre ton véritable but. Ça va être difficile, mais…tu vas tenir bon.

En attendant… « J’habite à deux rues d’ici, il serait peut-être plus avisé de s’y rendre…si du monde passe par ici et découvre une transmutante non loin de trois cadavres…il y a malheureusement trop de chances pour qu’ils en tirent des conclusions hâtives… » même si…il est vrai qu’elle en avait tué deux mais…ils le méritaient, elle en avait le droit mais ça…tu sais bien que trop peu de monde encore est capable de comprendre ça.

Tu patientes, le temps de savoir si oui ou non, elle souhaite t’accompagner pour…se mettre à l’abri, ne pas risquer d’être accuser le temps que les choses se tassent et se passent ou…si elle préfère s’en aller, rentrer chez elle, peut-être ne vit elle pas trop loin, non plus ? Toutefois, si elle choisit de te suivre, tu ouvriras la marche pour la guider jusque chez toi.


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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Mar 28 Fév 2017 - 15:57


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Défendre les transmutants, c’était un objectif qu’Elizabeth s’était fixé depuis de nombreuses années maintenant. Avant même l’arrivée d’Uprising puis celle d’Insurgency, elle avait voulu défendre les transmutants. Parce qu’elle en était une, alors, elle savait ce qu’ils pouvaient vivre. Elle avait connu le rejet et le mépris, Elizabeth. Dans sa propre famille, là où elle aurait dû avoir des parents prêts à tout pour la protéger, elle n’avait eu qu’une mère et un père effrayé de ce qu’elle était. Souvent, elle s’était heurtée au silence, quand elle avait eu besoin de soutien et dans le regard des siens, elle avait vu plus de haine que d’amour. Alors, elle se disait, qu’y en avait d’autres des comme elle, des transmutants que plus personne n’osait regarder, écouter, comprendre, parce qu’ils avaient peur, peur d’un truc qui pouvait être dangereux certes, qui n’avait une explication scientifique que très limité – après tout, personne ne pouvait lui dire pourquoi elle pouvait tout déplacer à la force de son esprit et non pas se téléporter. Mais, ce qui était dangereux, l’était souvent parce qu’on ne se donnait pas la peine d’aider. Elle, elle avait eu peu aussi de son pouvoir, des conséquences qu’il pourrait avoir, ça l’avait poussée à vouloir le cacher, avant d’essayer de le maitriser. C’était pour ça que chez elle, la vaisselle avait volé à travers la maison au grès de ses émotions, effrayant ses proches. Une fois qu’elle avait appris à le maitriser, tout avait été beaucoup plus simple. Si y avait du monde pour aider avec ça, ça limiterait les risques, après, ce qu’un tel ou un tel faisait de son don, ça faisait partie de la personnalité de tout un chacun et l’humain, pouvait être dangereux, qu’il ait un gène muté ou non. Alors, commencer par défendre les transmutants contre la haine qu’on leur vouait, c’était déjà un bon début.

Elle se plaisait à croire qu’elle ne le faisait pas uniquement, parce qu’elle était transmutante, mais aussi parce qu’elle était une personne tolérante. Elle espérait qu’elle aurait agi de la même façon, si jamais y avait pas eu cette petite différence dans son code génétique. Elle n’aurait jamais la réponse à cette question. Tout ce qu’elle pouvait dire, c’était que si plus de gens étaient capable de se lever pour défendre les transmutants, le monde n’en serait que meilleur. Mais c’était comme toutes les causes, tous les groupes qu’on trainait dans la boue pour une raison ou pour une autre, c’était toujours plus facile de fermer les yeux que d’agir. Au moins ce soir, y avait cet homme croisé au milieu de nulle part qui lui prouvait qu’y avait encore du monde pour se dresser contre les hunters. Pourquoi est-ce qu’il faisait ça ? Elle n’en savait rien. Mais si elle n’avait pas été là, ça aurait été son sang qui aurait décoré la neige et tout ça pour quelques phrases visant à défendre les transmutants ? Même les mots commençaient à se payer cher de toute évidence. Les hunters étaient des enragés de toute façon, des fous, souvent prêts à tout pour prouver au monde qu’ils ont raison, que les transmutants sont dangereux et donc qu’il faut les tuer. Ils auraient presque de bons arguments parfois, après tout, certains transmutants étaient dangereux et ils ne pouvaient pas être simplement retenus dans une prison banale ; seulement ils perdaient toute crédibilité au moment où ils trouvaient un énième moyen de prouver qu’ils n’étaient en vérité que des psychopathes, pas franchement soucieux de défendre le monde contre quoi que ce soit. Après tout, s’ils voulaient défendre l’humanité, pourquoi tuer des humains ? N’était-ce pas ce qu’il était cet homme ? Un humain.

Les comprendre, ça relèverait sûrement du miracle, alors mieux valait qu’elle évite de trop réfléchir à ça. Ce qui n’avait aucune logique pourrait bien finir par lui coller la migraine. « Personne ne te demande de prendre le plus de risques possible. L’important c’est d’avoir assez de courage pour faire quelque chose. » Et pas seulement détourné le regard pour faire comme si de rien n’était, comme si y avait pas de problème et que le monde tournait droit. « Et en effet, y a pas beaucoup de monde pour l’avoir ce courage. » Même pas son mari, qu’elle pourrait prétendre, ces derniers temps, alors qu’elle trouvait bien le moyen de lui en vouloir, pour un oui et pour un non, comme si c’était plus simple de lui reprocher ça que de le blâmer pour son amnésie. Mais il avait désapprouvé, quand elle avait rejoint Insurgency. Un truc dont il ne se souvenait plus non plus. Au moins, Silas, il prenait des risques au quotidien, dans son métier, pour sauver des gens, qu’importait leur code génétique. Ça avait toujours fait de lui un héros, aux yeux d’Elizabeth, quelqu’un de bien, mieux qu’elle, sans doute. Elle n’avait beau n’être ni pompier, ni infirmière, elle pouvait au moins jeter un coup d’œil aux plaies de cet homme, s’il la laissait faire. « Ça peut toujours valoir le coup de jeter un coup d’œil. » Même si ce n’était pas grand-chose. C’était ce qu’elle disait à Ezekiel à chaque fois qu’elle allait le voir un peu blessée après tout et pourtant, elle était bien contente qu’il prenne quand même le temps de s’occuper d’elle. Mais, ce n’était nu l’endroit ni le moment, avec les cadavres autour d’eux, c’était une mauvaise idée de rester là. « T’as raison, c’est une mauvaise idée de rester là. J’te suis. » Elle haussa les épaules, de toute façon, elle n’allait pas lui lâcher la grappe tant qu’elle n’aurait pas pu s’assurer que ces blessures, c’était vraiment rien. Elle ne le connaissait pas, alors peut-être qu’elle aurait mieux fait de tracer la route jusqu’à chez elle, mais en ce moment, tout était mieux que de rejoindre cette maison qu’elle partageait avec un mari amnésique et une fille qui semblait la détester. Là au moins, elle avait une chance d’avoir l’impression de servir à quelque chose, c’était pas le cas chez elle.

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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Sam 11 Mar 2017 - 22:43



   
And we're standing side by side
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Tu es tellement dans la merde. Déjà, ton cerveau s’active à créer mille et un scénario mais aucun ne te semble tenir suffisamment la route pour justifier la perte de tes trois…collègues. Peut-être faut-il aussi que tu te calmes ? Tu ne dois pas sembler bien inquiet d’un point de vu extérieur mais…là, dedans, c’est la débandade. Tu inspires, silencieusement, longuement. Tu y réfléchiras plus loin, chez toi, au chaud et dans un environnement…sécuritaire et surtout…ordonné.

Tu es tiré de ta rêverie par une remarque de la transmutante, à laquelle tu répliques et à laquelle elle répond. Et ces mots…il te serre le cœur autant qu’ils font se serrer tes dents sur tes lèvres. Ta gorge s’enserre, l’espace d’un battement de cils, ton regard effleure l’asphalte teinté de sang. L’important c’est d’avoir assez de courage pour faire quelque chose. Si seulement…Si seulement tu l’avais eu plus tôt ce courage. Si seulement tu ne t’étais pas enfermé dans l’illusion que tout ça, toute cette haine n’était que du vent. Si seulement tu avais eu le courage de confronter ton père, de le prendre au sérieux, avant…avant qu’il ne soit trop tard. Si…seulement.

Avec, un peu plus de courage, tu ne serais, sans doute, pas ici ce soir. Et cette mutante, aidée plus tôt dans la soirée, serait probablement morte. Idée qui te fait un peu mieux accepter les pertes, les horreurs, que la vie t’avais réservée. Tu te rassures, du mieux que tu peux, de tous ces transmutants que tes actions présentes pourront sauver…à défaut d’avoir pu protéger Aiden. Tu déglutis, ta pomme d’Adam montant et descendant dans ton gosier… « Moi…moi, je me le demande… » articulé à demi-voix, d’un ton qui ne trompe pas…tu ne souhaites pas continuer le…débat. Tu te contentes d’acquiescer à la remarque suivante.

Peu après, tu tentes, plus ou moins, de la rassurer quant à ton état. Tes blessures ne sont rien, au pire…elles laisseront quelques marques, ce qui à tes yeux n’a pas tellement d’importance. Tu ne peux, pourtant, qu’être d’accord avec elle… « Oui. J’ai ce qu’il faut chez moi… » et là, tu esquisses l’ersatz d’un semi-sourire supposer la…rassurer ? Peut-être. Quelque chose dans ce goût là. Parlant de chez toi…tu proposes à ce qu’elle s’y rende avec toi car le fait qu’une transmutante reste près de trois cadavres ne te semble pas une très bonne idée. Par ailleurs, tu ne tiens pas non plus, particulièrement, à être dans le coin lorsque quelqu’un passera par ici pour les…découvrir.

Elle accepte. Alors, tu ouvres la marche, la guidant dans le dédale des rues du quartier sud jusqu’à l’immeuble abritant ton propre appartement. Durant le trajet, tu restes silencieux. Plus vite vous serez à l’abri et mieux ça sera. Celui-ci ne doit prendre, de toute façon, tout au plus que cinq minutes…peut-être un peu plus ? Lorsqu’enfin tu actionnes le badge permettant d’ouvrir la porte commune, tu espères…sincèrement…ne croiser aucun de tes voisins. C’est par les escaliers que tu passes, pour la mener jusqu’au troisième étage puis insérer ta clef dans la serrure de l’appartement 208. Tu ouvres la porte, actionne l’interrupteur de la lumière, t’efface un instant pour laisser la jeune femme rentrer sur un « Si vous pouviez vous essuyer les pieds », un paillasson se trouvant à ses pieds, puis tu fais de même tout en refermant, à la poignée, la dite porte.

L’entrée donne directement sur un salon, qui…est rangé au millimètre près. Rien ne dépasse. Même la multitude de petites statuettes de bois, dont aucune ne dépasse...les dix centimètres, semblent chacune bénéficier d’une place bien spécifique. Tout est alignés, parallèles, au mieux symétriques et au possible…par dégradés de couleurs. Sur la gauche, directement, se trouve une porte que tu ouvres pour y poser la veste que tu viens de retirer sur un « Je peux vous débarrasser ? » que tu prononces tant par politesse que tu n’as aucune envie de voir un manteau trainé s’il lui venait l’idée de le retirer. Bien que…si l’envie lui en prenait…tu ne dirais sans doute rien. Tu es déjà…honoré qu’une transmutante se trouve ici, chez toi.

Et déjà, tu lui demandes si elle a besoin de quelque chose. Oubliant complètement ton propre état, ton visage encore couvert de sang et d’ecchymoses.


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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Lun 27 Mar 2017 - 19:01


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Aider les autres, aider les transmutants, aider n’importe qui dans le fond, ça avait toujours fait partie des principaux objectifs d’Elizabeth. Elle avait toujours voulu rendre service aux autres et ce n’était pas pour rien alors, qu’elle avait décidé un jour de devenir professeur, elle s’était dit que comme ça, elle aurait les moyens de venir en aide à ceux qui en avaient besoin, aux gamins auxquels on ne faisait pas attention, à ceux dont on avait peur à cause de ce qu’ils étaient ou encore à ceux qu’on endoctrinait depuis leur plus jeune âge pour en faire des tueurs. Elle se disait bien souvent, qu’y avait beaucoup de hunters, qui n’en seraient pas là aujourd’hui si on leur avait pas rempli le crâne d’horreur dès leur plus jeune âge. Elle avait une fille, Elizabeth et elle se souvenait trop bien de la pureté de ce bébé qu’elle avait serré dans ses bras, pour comprendre comment des parents pouvaient infliger une telle vie à leur enfant. Elle n’avait jamais compris non plus, pourquoi les siens s’étaient mis à la détester du jour au lendemain, parce qu’elle avait été une transmutante. Elle s’était souvent répété, qu’après tout, elle était leur fille avant tout et c’était tout ce qui aurait dû compter. Elle ne pourrait jamais détester Mina elle, quelques soient les choix qu’elle décide de faire, qu’importait la force avec laquelle Mina elle, elle semblait la détester à présent. Y avait plein de trucs qu’elle ne pouvait pas comprendre Elizabeth, mais si y avait bien une chose qu’elle savait, c’était qu’il fallait beaucoup de courage, pour s’opposer à des types armés, simplement dans une volonté de défendre d’autres personnes. C’était plus simple après tout, de ne rien dire et de se ranger du côté de la majorité, c’était toujours plus simple de juste fermer les yeux face à la misère du monde.

Alors, elle se disait que cet homme, il avait eu du courage ce soir et que même si ça avait dû se solder par quelques morts, ce n’était pas si grave que ça, après tout, elle était capable de voir les vies sauvées derrière et c’était comme ça qu’elle acceptait si facilement le sang qu’elle avait sur les mains. C’était pour ça qu’elle avait rejoint Insurgency, convaincue qu’il fallait mieux prévenir que guérir et qu’à leur actuelle, au beau milieu de ce qui ressemblait être une guerre, il fallait abattre l’armée ennemie pour éviter de voir la sienne être décimée. Elle haussa légèrement les épaules  suite aux propos du garçon. Il n’avait pas l’air convaincu de ce qu’elle disait, pourtant, il aurait dû être le mieux placé pour savoir, alors que c’était lui ce soir, qui s’était retrouvé avec la lame d’un couteau juste au-dessous de sa gorge et qui malgré tout avait continué de tenir tête à ses assaillants. Il avait été courageux alors, d’après elle en tout cas. Toujours d’après elle, y en avait pas beaucoup qui auraient agi comme lui à sa place, d’autres auraient simplement suppliés ou aurait bien vite retourné leur veste pour qu’on les épargne. C’était dans la nature humaine après tout d’agir comme ça, un instinct de survie qui prévalait bien souvent sur tout le reste. Elle avait accepté de le suivre jusqu’à chez lui, décidée à l’aider avec ses blessures et motivée par l’envie d’en savoir plus sur lui. Après tout, s’il avait l’impression de ne pas en faire assez pour aider autour de lui, elle pouvait lui donner les moyens de changer ça. Elle avait toujours cru que le lycée, le fait de tendre la main à ceux qui en avaient besoin, ce serait suffisant pour elle et puis, les morts s’étaient enchainés, elle avait assisté à plus d’enterrements qu’elle ne l’aurait jamais imaginé, alors elle s’était rendue compte que non, ce n’était pas assez.

Insurgency, c’était déjà un peu plus, c’était l’impression d’appartenir à quelque chose de plus grand, un groupe, dont les membres défendaient les mêmes valeurs et ça, ça lui donnait l’impression de servir à quelque chose. Elle avait suivi le jeune homme en silence, les mains dans les poches de sa veste, les sens aux aguets, au cas où quelqu’un déciderait de leur tomber dessus. Y avait eu personne dans cette rue, personne aux alentours, mais on était jamais assez prudent et Elizabeth, elle était assez douée, pour observer et repérer les choses qui n’allaient pas. Au moins, ils étaient arrivés sans problèmes devant l’immeuble de cet homme, elle l’avait suivi dans les escaliers et elle s’exécuta, tout naturellement, quand il lui demanda de s’essuyer les pieds sur le paillasson. Elle retira ensuite sa veste, avant de la lui tendre. « Merci. » Elle lui adressa un large sourire, avant de regarder un peu autour d’elle. Les lieux étaient assez impressionnant, rangés, organisés avec une précision vraiment incroyable. « Waw, j’ai pas vu d’endroit aussi bien ordonné depuis un moment. » Depuis qu’elle avait quitté la maison de ses parents sans doute, là-bas tout avait été tiré à quatre épingles, mais ce qui donnait une impression d’ordre ici, ça avait donné une impression plutôt étouffante chez  ses parents. « J’ai abandonné toute tentative d’ordre chez moi, le jour où j’ai eu un enfant. » Elle se souvenait qu’au début, elle repassait souvent derrière Mina pour ranger, que la maison soit propre et accueillante, mais au bout d’un moment, mère semi-célibataire, elle avait abandonné. Elle se disait qu’elle ferait mieux de garder ses commentaires pour elle, alors elle jeta un coup d’œil au visage de son interlocuteur. « J’pense qu’on va avoir besoin de quelque chose pour désinfecter et de glace. » S’il ne voulait pas avoir le visage ayant doublé de volume demain, ça semblait le minimum. « Peut-être du fil et une aiguille. » Y avait des plaies plus larges que d’autres, peut-être que ça pourrait nécessiter quelques points. « Et tu peux me tutoyer et m’appeler Elizabeth. » Elle lui adressa un nouveau sourire. « Elizabeth Barnes. » Qu’elle reprit avant de lui tendre la main en signe de présentation, au moins qu’il sache son nom, après avoir tué des hunters ensemble, ça semblait important.

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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Jeu 1 Juin 2017 - 0:44



   
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D’un mouvement, tu t’empares de la veste que te tends la mutante pour ranger cette première sur un cintre, à l’intérieur du placard. Tu ne te contentes que d’un sourire poli pour répondre à son Merci et tandis que tu refermes la porte du dit placard, tu lui demandes si elle besoin de quelque chose. Question à laquelle, pourtant, elle ne répond pas directement. Non, avant, et parce qu’elle vient de regarder autour d’elle, elle fait une remarque sur l’état de l’appartement, tout du moins du salon mais tout le reste de ton habitation est rangée de la même façon alors…c’est du pareil au même.

Tu serres légèrement tes lèvres entre elles avant de te justifier, comme-ci tu le devais, d’un « Oui. Je…J’ai quelques petits problèmes avec l’ordre depuis… » Tu te racles la gorge « Un accident de moto » … l’hésitation était venue du fait que, cet accident, avait été loin d’en être un. Il avait été voulu. Mais ça, ce n’est pas la peine de le préciser, ça ne regarde encore que toi.

Et là. Là, ton cœur se serre alors que, innocemment, elle explique qu’elle a renoncé à toute tentative d’ordre chez elle depuis le jour où elle a eu un enfant. Ton regard se fait vague, presque perdu alors que ton estomac se noue, fait des nœuds et que tu as l’impression qu’une main invisible resserre son étau contre ta gorge à un point où tu te sens, le temps de quelques secondes, suffoquer. Tu inspires, toussotant légèrement à cause du trop soudain appel d’air dans tes poumons. Tu secoues la tête, espérant qu’elle n’aurait rien remarqué de cette ombre, de cette peine, qui vient de passer sur ton visage, sur ton être entier… « C’est peine perdu avec un petit » …Et ça tu en sais, savais, quelque chose. Même si…à l’époque…tu étais loin d’être obsédé par l’ordre, très loin même.

Du coup ! Lorsqu’elle assure que vous allez avoir besoin de glace et de quelque chose pour te désinfecter, tu sautes sur l’occasion afin d’avoir une excuse pour t’éloigner, respirer, reprendre complètement maitrise de toi-même. Et ce, même si, au fond, tu es persuadé de pouvoir t’occuper te tes quelques blessures par toi-même, que ce n’est probablement pas si grave que ça. Elle rajoute même du fil et une aiguille à la liste. Vraiment ? Là, tu doutes réellement. C’est donc sur un « Je vais aller chercher ça. En attendant, si vous en avez marre d’être debout, n’hésitez pas à vous asseoir » …Parce que bon, quand même. Il y avait le choix entre le canapé et l’une des chaises de la grande table.

Tu es donc à ça de te mettre en marche pour aller chercher le nécessaire demander, lorsqu’elle précises que tu peux la tutoyer et surtout, qu’elle se présente. Tu acceptes la main qu’elle te tend, la serre brièvement « On va essayer… » Pour ce qui est de la tutoyer, donc. Et sur un sourire, tu ajoutes « Caleb Hallworth » et sur ce, tu vas chercher ce qu’il faut, pour revenir quelques instants plus tard avec la trousse de secours. Tu te diriges vers elle, jugeant bon, encore une fois, de toute même préciser que…

_ Quand même, ce n’est pas nécessaire de vous…de te donner autant de peine.

Il pouvait bien se débrouiller, vraiment.


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MessageSujet: Re: And we're standing side by side (Elizabeth)   Lun 12 Juin 2017 - 20:48


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Elle avait eu l’habitude d’être rejetée pour ce qu’elle était, Elizabeth. Sa mutation, elle n’avait pas été acceptée par les siens, ainsi sa famille lui avait tourné le dos. Ça avait créé en elle une sorte de rancœur dont elle ne s’était jamais défaite au fil des années, ce truc au fond de ses tripes qui la poussait à croire que les autres, ils avaient quand même plus facilement tendance à rejeter ceux qui étaient différents plutôt que de chercher à leur tendre la main. Au moins, dans le lot des autres, y avait pas que des meurtriers en puissance désireux d’éliminer tous les transmutants de la planète, c’était déjà ça. Mais, elle ne pouvait s’empêcher d’être surprise de la réaction de cet homme, il aurait pu se faire tuer, tout ça parce qu’il avait défendu les transmutants, c’était une réaction qu’elle n’avait pas l’impression d’avoir souvenu vue, Elizabeth. Sans doute qu’il ne méritait pas de manquer de se faire tuer pour ça, peut-être qu’y avait quelque chose de plus, quelque chose qu’elle ne pouvait pas vraiment comprendre parce qu’elle ne connaissait pas toute l’histoire, mais à première vue, la réaction de ces hommes avait semblé être complètement démesurée. Etait-ce surprenant ? Venant des hunters, elle avait carrément du mal à se dire que ça l’était. Ils étaient cinglés, prêts à tout pour parvenir à leurs fins, même tuer des innocents, des humains sans pouvoir, c’était quand même quelque peu ironique venant de types qui clamaient haut et fort qu’ils voulaient protéger l’humanité. Pour protéger les humains, le meilleur moyen, c’était probablement de ne pas les tuer.

Au moins, cet homme-là, elle était arrivée à temps pour le sauver et elle ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il avait été brave de s’opposer à eux comme il l’avait fait. Ils avaient besoin de personnes comme lui, dans les rangs d’Insurgency, ils avaient besoin de monde étant prêts à vraiment se battre pour leurs convictions et malheureusement, des gens comme ça, Elizabeth n’avait pas l’impression d’en croiser beaucoup ces derniers temps. « Oh, je suis désolée. » Qu’elle répliqua alors qu’il lui parlait d’un accident de moto. Elle n’avait pas imaginé que l’ordre qui régnait dans cet appartement puisse venir de ça. Sans doute qu’elle n’avait pas imaginé non plus que parler de sa fille était une mauvaise idée. Elle eut l’impression d’avoir touché une corde sensible chez l’homme en face d’elle. Elle parlait sans réfléchir, Elizabeth et évidemment, elle ne pouvait pas deviner la vie des autres en un regard. Elle était télékinésiste après tout, pas télépathe. Elle n’avait pas l’intention d’insister là-dessus. Elle lui adressa simplement un sourire, alors qu’il lui indiquait qu’il allait chercher ce qu’elle avait demandé, avant de lui préciser son nom et qu’il pouvait la tutoyer, ce serait moins formel, là, elle avait l’impression d’être en face d’un de ses élèves au lycée. Il lui indiqua son nom à son tour. Callum Hallworth, rien qui ne lui disait quelque chose. Radcliff n’était pas une grande ville, alors elle avait tendance à essayer de resituer les gens dès qu’elle entendait un nom, mais y avait des moments où ce n’était pas possible, après tout, elle ne pouvait pas connaitre tout le monde et ça marchait plus facilement avec ses élèves qu’avec ceux qu’elle croisait en dehors du lycée, fallait bien l’admettre, probablement parce que souvent, leurs parents étaient des gens de son âge, qu’elle avait elle-même fréquenté au lycée.

Alors qu’il s’était éloigné, elle en profita pour aller s’asseoir sur le canapé, puisqu’il l’avait invitée à s’asseoir quelque part. C’était pas qu’elle en avait particulièrement marre d’être debout, elle n’était pas encore assez vieille pour avoir besoin de s’asseoir le plus souvent possible. C’était surtout qu’elle avait l’impression de faire un peu moins tâche, comme ça que si elle était restée plantée au beau milieu de la pièce. Elle avait attendu quelques minutes qu’il revienne avec ce qu’elle avait demandé. Elle haussa les épaules à sa remarque. « Ça ne me dérange absolument pas. » Sinon, elle n’aurait pas proposé. Peut-être que dans le fond, ça l’arrangeait même, ça lui donnait une bonne excuse pour ne pas rentrer chez elle. Elle fuyait, comme d’habitude, alors que c’était plus simple comme ça, parce qu’elle n’arrivait pas à regarder son mari en face tandis que lui, il ne la reconnaissait pas et que sa fille semblait la détester. « Et puis j’ai bien quelques questions encore. » Alors ça lui donnait aussi une bonne excuse pour rester là et les lui poser ses questions. Elle ne savait pas si c’était une curiosité maladive qui la poussait à avoir autant d’interrogation pour cet homme mais elle ne pouvait pas s’en empêcher. « A commencer par : pourquoi est-ce qu’ils t’ont traité de traitre ? » Elle avait entendu un bout de la conversation avant d’intervenir et ça, ça avait marqué son attention. Est-ce qu’il avait trahi les hunters ? Etait-il censé être des leurs ? Si oui, qu’est-ce qui l’avait poussé à changer d’avis ? Elle en avait une multitude de questions en fait. Peut-être qu’il en avait aussi pour elle après tout, ils venaient de tuer des hunters, tous les deux, ça devait bien soulever quelques questions. Pas que ce soit dérangeant pour autant, elle n’arrivait pas à se sentir coupable du sort de ces types. Elle n’arrivait, de toute façon, pas à compatir avec les hunters. Ils étaient des monstres et ils avaient pris la mémoire de son mari, ça, elle avait l’impression qu’elle serait à jamais incapable de leur pardonner.

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