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 Reality Bites Me ♢ Faithzekiel

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SUR TH DEPUIS : 26/04/2014
MessageSujet: Reality Bites Me ♢ Faithzekiel   Mar 21 Fév 2017 - 13:36



Reality Bites Me  





« Chère famille. Écrire ces mots n'est guère faciles, mais si dois le faire parce que demain, je ne pourrais être celle que vous me demandez pour fêter mes 17 ans. Papa, il n'existe pas de mots pour dire combien je t'aime, mais je ne suis pas ce que tu souhaites. Demain, tu me demandes de tuer un mutant, et je le refuse parce que ce n'est pas moi. Je ne suis pas une chasseuse, je ne veux pas l'être et je préfère te décevoir maintenant, que d'être fausse avec toi. Joachim, mon frère adoré, mon drogué malheureux. Je ne saurai que trop te recommander, que d'aller en cure et d'arrêter de chasser, de te droguer pour ensuite aller dormir. Tes bras vont me manquer, et j'espère sincèrement que tu vas parvenir à trouver ton chemin, le vrai. Maman, à toi, ma seule et unique protectrice. Tu as sauvé ma vie, à bien des égards. Néanmoins, j’honore une demande que tu as prononcé sans venir demander de réponse : je vais te survivre. Je ne serais jamais loin, et je pense fort à toi, à toi celle qui fut toute ma vie et qui sera toujours ma seule et unique protectrice et tu vas me manquer atrocement. Ce n'est qu'un au revoir, parce que tu m'as toujours aimé pour ce que j'étais. Je prends mon envol, et je laisse une lettre, ces mots de papier. J'acclame alors avec joie, cette devise : mutante et fière de l'être. » 14 août 2007.



2009-2010. « Il est quoi ? »  Installée sur le canapé du salon, ses longs cheveux bruns maintenus avec un crayon qui faisait tenir le tout de façon absolument non-sensuelle nommé Chignon. Sur la table principale se trouvait ses deux colocataires. Rencontrés lors des manifestations étudiantes, cette colocation datait d'un an au grand maximum.  La brune détourna le regard vers eux avec un air indécis s. La mutante attendait une réponse avec impatience, comme toujours. Se redressant de son canapé pour venir s'approcher de son colocataire numéro 1 pour détourner son ordinateur. « Tu m'as dit qu'il était pas dans la liste des étudiants… bah du coup j'me suis renseigné sur les adresses mails du personnel dans l'annuaire de l'université, et il est dedans. Il est prof.  » La mutante vint alors à saisir son nom sur le site universitaire avec conviction alors qu'elle venait à faire défiler les profils des enseignants. « Tu lui as dit au moins que t'étais étudiante ? » Haussant vaguement les sourcils en prenant un ton innocent. « Oui, bon j'ai dis que j'étudiais dans le domaine des sciences du langage et des rapports humains. J'ai juste pas précisé que j'étais mineure. Il se serait envolé sinon s'il avait su que j'suis pas en âge légal de boire. » Entendait d'office les plaintes de son colocataire, qui avait réussi à baiser une fois avec elle lors d'une soirée – étudiant en sport évidemment – et qui croyait donc être madame irma de la vie sexuelle de Faith. Se baladant finalement sur les profils pour définitivement tomber sur celui qui s'était évaporé au petit matin. « Oh merde, il enseigne un cours de deuxième année où j'vais jamais car une amie m'a filé le contenu. Putain, la conne ma pote fantasmait sur lui et j'avais jamais vu sa tête. » La mutante vint à clore l'ordinateur d'un geste brusque en prenant direction de sa chambre. « Tu fous quoi ? »[/i] Laissant échapper un rire.« J'vais au cours de monsieur Blackwell, car j'suis une élève hyper studieuse.  »

Déboulant finalement dans l'université, ses longs cheveux toujours avec un crayon. Faith était naturellement blonde, mais il s'avérait que le brun lui donnait une crédibilité… ainsi que deux années de plus. La mutante avança dans les couloirs, avec son argument favoris : un short et un top qui dénudait ses épaules et mettait en valeur sa poitrine sans  la montrer. Le tout en réalité masqué par un pull trop grand pour elle qui dénudait une épaule. Le maquillage était travaillé, pour éviter que son visage paraisse trop enfantin.  Arrivée devant l'amphithéâtre la demoiselle déposa son sac bandoulière au sol. Venant à retirer son pull d'un geste assuré pour laisser son top paraître fièrement par dessus le short. Glissant le pull dans son sac alors qu'elle venait à retirer le crayon dans ses cheveux pour le garder entre ses doigts en poussant finalement la porte de l’amphithéâtre avec un sourire au coin des lèvres. La porte venant à retomber derrière elle alors que plusieurs regards se détournaient vers celle qui arrivait avec beaucoup – trop – de  retard. S'excusant d'un geste de la main en ne cessant de fixer « monsieur Blackwell » en prenant finalement place vers le haut de l’amphithéâtre avec un sourire au bord des lèvres en glissant le crayon entre ces dernières.





© TITANIA

_________________
La nuit
 Elle s'est levée, et nous demandions à mourir.
Le jour
 Il s'est levé, et nous réclamions de vivre.  



Dernière édition par Faith Cunningham le Jeu 23 Fév 2017 - 23:00, édité 4 fois (Raison : Si, Elijah et Constance ne rencontrèrent jamais respectivement Faith & Ezekiel.)
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MessageSujet: Re: Reality Bites Me ♢ Faithzekiel   Sam 25 Fév 2017 - 21:23

The club isn't the best place to find a lover, so the bar is where I go, Come on now, follow my lead, I may be crazy, don't mind me. Say, boy, let's not talk too much, grab on my waist and put that body on me, come on now, follow my lead.

université d'elizabethtown - 2009/2010 « Mec, encore désolé pour mercredi. J'déteste planter les gens comme ça, mais t'sais ce que c'est, on te rappelle pour un rien... Quoique j'sais même pas, on te rappelle pour quoi toi, à l'hosto ? "Monsieur Machin s'est encore pris pour Beyoncé et empêche ses voisins d'dormir, tu peux venir prescrire un sédatif ?" » Un rire explose à travers son portable, l'anecdote n'étant visiblement pas tombé dans l'oreille d'un sourd la dernière fois qu'il lui a raconté les merveilles qui pouvaient se produire dans le service de psychiatrie où il était interne depuis quelques mois. « Je t'emmerde cordialement, Sully. T'es bien content que j'vienne quand y'en a un qui pète un plomb aux urgences.  D'ailleurs, rien que pour choisir les urgences, faut avoir un grain. Tu pourras venir en consultation, à l'occas'. » Les piques entre les différentes filières, un sport dont il ne se lassait pas, surtout pas avec Sully, l'un de ses meilleurs amis, après avoir effectué tout leur cursus en force. Il n'y avait pratiquement jamais eu de soucis entre eux, hormis lorsque Meredith avait commencé médecine et que le-dit Sully avait demandé à Zeke si ça le dérangerait vraiment qu'il donne des cours particuliers à sa petite soeur. La seule et unique fois que le poing du Blackwell était parti, rencontrant sa mâchoire dans une impulsion. C'était pourtant pas un violent, Zeke, mais lorsqu'il s'agissait d'elle, il partait au quart de tour, et ce depuis toujours. Il était sûrement bien plus tranquille que Sully, même, lui qui avait le sens de l'urgence, de l'action. Zeke n'était pas un homme de terrain, ayant de loin préféré orienter son cursus sur les mécaniques complexes qui régissaient le comportement humain. « Sinon, pas grave pour mardi. J'ai juste poireauté une heure comme un con. Mais... » « Mais ?! » « Mais y'avait une fille. » Le Blackwell n'était pas peu fier, un sourire pointant à ses lèvres alors qu'il passait les grandes portes de l'un des bâtiments, direction les amphithéâtres. Au bout du fil, James s'extasiait allègrement, le bombardant de questions. C'était fou comme ils réagissaient au quart de tour, tous, dès qu'il évoquait une rencontre avec la gent féminine. Comme si c'était tellement rare que c'était à noter sur le calendrier. Darian avait à peu près eu la même réaction, la dernière fois qu'il avait rencontré quelqu'un, même si ça n'avait pas duré le moins du monde. A croire qu'à vingt-sept piges, ne pas courir les filles sans pour autant avoir vécu de relation sérieuse commençait à devenir inquiétant. « Décris-la, là. Laisse moi vivre par procuration. » « Jenna serait ravi de t'entendre dire ça, j'pense. » « Allez, Zeke. T'sais pas ce que c'est, mais après un certain temps en couple, ça fait pas de mal de voir de nouveaux horizons, au moins par l'imagination. » « J'sais pas ce qui est le plus plaisant, que tu soulignes encore ma vie sentimentale inexistante, ou que tu me donnes encore moins envie de me poser avec tes remarques. » « Allez. Au moins la couleur de cheveux. » « Elle était brune. Mignonne. » « Mignonne ? » « Vachement mignonne. De beaux yeux. Bien foutue. Étudiante. Sciences du langage et des rapports humains. Vachement forte dans le domaine, d'ailleurs. Vachement, vachement mignonne, et forte en rapports humains. » « Tu me vends du rêve, Zeke. » « Garde ton ironie. J'te laisse. J'assure le cours de Figgins, aujourd'hui, j'suis devant l'amphi. »

Arrangeant les manches de sa chemise avant de lancer le Powerpoint de ce cours qu'il peaufinait depuis des semaines, l'interne balaya l'amphithéâtre du regard, détaillant les visages rapidement. Sa soeur n'était pas là, ayant déjà eu ce cours, et c'était presque un soulagement. Honnêtement, il était déjà assez stressé à chaque fois qu'il montait sur l'estrade, encore peu habitué à ce privilège qui n'était accordé qu'à de rares d'entre eux. Le fait que le professeur habituel lui ait passé la main, c'était franchement un honneur aux yeux d'Ezekiel. Étrangement, la salle n'était quasiment emplie que de filles, mais il ne l'avait pas encore remarqué. Au cas où ce n'était pas suffisamment clair, le Blackwell était loin d'avoir un sixième sens en ce qui concernait les femmes. Il en faisait souvent trop, pour camoufler sa gêne, le genre de beau-gosse pour qui ouvrir la bouche relevait du calvaire, et faisait sourire gentiement ses interlocutrices. Il avait pourtant un bon sens de l'humour en temps normal, mais là, ça partait en live, souvent. Il perdait ses moyens, loin du séducteur que son allure pouvait laisser présager. De loin. « Je m'occupe donc de la deuxième partie du cours concernant les troubles de la personnalité chez l'adulte, vous pourrez récupérer le cours sur clé-usb, c'est pas la peine de gratter pendant une heure, hein. » Un sourire en coin, et c'était parti. Commençant son cours en se détendant progressivement, l'homme avait gagné en confiance au bout d'une quinzaine de minutes, passionné par son sujet, y allant de quelques anecdotes qui semblaient toujours plus parlantes aux étudiants.

C'était au moment où il se lâchait complètement, emporté par les souvenirs d'hôpital qui donnaient plus de corps à ses explications, captivant son audience, que le bruit métallique de la porte le tira de sa démonstration et lui arracha un sursaut. « Ouh. Excusez-moi. Pour en revenir à ce trouble là, il y a vraiment un besoin d'attention pathologique, comme c'est illustré dans ce cas clinique [...] » S'écartant légèrement du faisceau lumineux de l'appareil de projection, son regard balaya les rangées pour finalement tomber sur celle qu'il ne s'attendait définitivement pas à voir dans un cours de première année.  « [...] la classification sera probablement mise à jour d'ici merde, euh.  » Son regard était incapable de se détacher, subitement, ses sourcils se fronçant légèrement alors que ses mains devenaient moites.

Il se fait chier, Zeke. Ouais, ça l'emmerde que Sully vienne pas, parce qu'il en avait bien besoin de ce verre qu'il a pris seul, et sans doute de ceux qui vont suivre, mais il avait besoin de parler, aussi. De tout, de rien, de sa journée à lui mais sûrement pas de la sienne. Il avait envie de profiter de sa soirée de libre pour oublier la psychiatrie, la fac, les responsabilités qui lui tombaient dessus. Alors, même s'il en est à son deuxième verre et que le bar désemplit, qu'il reste là en solo, il manque de compagnie. Et c'est là qu'il la voit. C'est pas la seule fille du bar, mais c'est de loin la seule qu'il remarque depuis qu'il est arrivé. Non pas qu'il cherche à regarder, ou quoi, mais elle, elle lui tape dans l'oeil et ça lui ferait presque mal de la regarder. Alors, quand il commande un nouveau verre, qu'il troque la bière pour quelque chose d'un peu plus corsé, il en commande un pour elle aussi et demande au serveur de le lui apporter. Il fait pas ça, Zeke, en général, mais là il ne réfléchit pas, et il lui adresse un sourire en coin lorsqu'elle pose enfin le regard sur lui.

« Le genre de personne à l'investissement émotionnel trop important, qui aura besoin d'attention, qui la recherchera toujours, sans être capable d'agir autrement.  » Les mots se bloquent parfois alors qu'il fait tout pour ne plus la regarder, qu'il y a pourtant un malaise qui s'installe et une certaine colère aussi, alors qu'il finit par lâcher en plein milieu du cours. « Je tiens à préciser que ce cours est destiné aux premières années, pas aux années supérieures. Je préfère préciser car je ne connais pas tous les visages ici, si certains se sont trompés de salle.  » Appuyant ses mots en se remettant à la fixer, avec son foutu crayon qu'elle n'arrêtait pas de poser sur ses lèvres, là, espérant juste qu'elle allait sortir et arrêter de le déconcentrer, et surtout, surtout qu'elle n'avait pas l'âge de n'être qu'en première année.

_________________

this is us, two months after The Fight ☽ we are not the same as Before. you are still beautiful, god, i will always call you beautiful. Maybe we weren’t made for each other from the beginning. But I wouldn’t give up the journey for anything. You and I, we make each other our best selves. Still me. Still you. But together, infinitely stronger.
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MessageSujet: Re: Reality Bites Me ♢ Faithzekiel   Sam 25 Fév 2017 - 22:27



Reality Bites Me  





La mutante s'installa, fixant avec un regard assuré, fixant sans honte. Ne relevant pas sa perte passagère de contrôle alors qu'il venait simplement à faire le rapprochement entre sa présence, et ce cours. Faith secoua négativement la tête en le trouvant presque mignon, à perdre brutalement son assurance. La mutante continua alors à s'intéresser à ce qu'il disait, pourtant, naturellement ce fut vers son amie Cloé qui était anormalement située vers les premiers rangs. En réalité, toutes, fixaient le prof avec attention. Des recherches suffisaient à admirer des groupies fouiller les réseaux sociaux, ce qui entraîna instinctivement une contraction des phalanges de la demoiselle, calmant sa respiration en simulant un sourire à sa voisine de table. Puis l'intervention du professeur sur le public à qui était destiné ce cours la fit sourire, n'écoutant d'ailleurs, pas jusqu'au bout. Venant alors à saisir son téléphone pour obtenir un premier message qui n'avait guère de surprise.C : Depuis quand tu viens à ce cours ? Le premier message de Cloé, choquée presque autant que monsieur Blackwell sans doute. Tandis qu'avant de répondre, elle venait à croiser le regard du professeur. Elle lui tint tête durant plusieurs secondes, alors qu'elle balayait son regard dans l’amphithéâtre : personne ne daigna se lever. La mutante plongea finalement son regard vers son téléphone, laissant le cours reprendre.  F : Tu me parles du prof depuis des mois Cloé... Ceci était totalement vrai, mais pas la vraie raison. C : Il est grave sexy, et apparemment il est célibataire. Hochant la tête avec un sourire narquois. F : Il est peut-être Gay. Cela enclencha même un léger rire nerveux chez elle, discret mais présent. C : Faith, pourquoi tu arrives avec ton pragmatisme ? Il peut être pas être gay. Il peut aimer le SM s'il veut, mais pas être gay okay ! Cloé avait des délires sexuels étranges, mais soit. F : Il aime peut-être juste pas les rousses... Il fallait bien l'avouer elle avait l'image de la rousse belle et sensuelle, sexy avec une belle poitrine. Cloé avait le mérite d'être réellement majeure et vaccinée - mais pas très assidue. C : Bien sûr que si, tous les mecs fantasmes sur les rousses Faith ! D'ailleurs le brun c'est cool, tu te prends juste 2 ou 3 ans dans la gueule.   Une fille pas très assidue avec la finesse d'une vache. F : Merci, c'est délicat vraiment.   Ce fut avant même d'envoyer ce message qu'un nouveau vint à paraitre sur le téléphone de la brune. C : en tout cas… Roman, lui, te mate depuis tout à l'heure. Tu sais qu'il veut sortir avec toi putain Faith ! Le mec est étudiant en sport, blindé, mignon et intelligent. Putain meuf arrête tes conneries et fonce. Arrête tes conneries, et trouves-toi un mec gentil. 90 % de l'amphi est féminin, 5 % gays et 5 % hétéros. Ne me rajoute pas de la concurrence inutile et tapes-toi Roman.  Cela fut accentué par un geste de la main de Cloé, qui le désigna sur le côté de l’amphithéâtre en venant légèrement se retourner vers Faith. La brune détourna finalement naturellement son regard du professeur pour observer Roman quelques secondes avec un sourire en coin. L'échange, dura plusieurs secondes, fut partagé mais ce fut un sourire triste et gêné qui se glissa sur le visage de la brune.Replongeant finalement deux minutes ses yeux sur sa partenaire assise sur les premiers rangs pour continuer sa conversation  par message. F : j'ai rencontré quelqu'un, mercredi, j'laime bien. Alors t'es gentille, tu continues de mater le prof on se retrouve plus tard.   Lâchant finalement son téléphone pour revenir fixer le professeur en prenant sincèrement des notes à la main tandis qu'elle déplaçait vaguement son regard sur les étudiants présents, tous avaient des ordinateurs, ou presque dans un sourd qui venait faire echo à la musique d'ambiance du bar plus tôt dans la semaine.



Montrer ses jolies courbes, dévoiler son sourire, se dévêtir de ses peurs. Faith était donc là installée à un bar qu'elle ne connaissait que trop bien. Travailler dans le bruit, fut toujours la clé de son succès scolaire : le pire des endroits pour le meilleur des résultats. La mutante se retrouvait donc avec une tenue trop sexy et des morceaux de papier, notant autant qu'elle le pouvait avec un verre d'eau qui se justifiait de par le fait qu'un ami travaillait ici et qu'il offrait à Faith l'asile loin de cette colocation. Vivre avec un mec collant, et une fille asexuée pouvait sembler drôle, mais devenait lassant. Ce fut donc sans s'y attendre que la mutante fut interpellée par son camarade qui lui invita à retirer son écouteur et sa chanson d'ellie goulding. Son ami lui tendant un verre, en fronçant les sourcils face au contenu qui était alcoolisé, mais en silence lui indiqua l'individu lui offrant le cocktail. Détournant le regard interrogateur vers l'inconnu qui semblait souriant, et qui enclencha, naturellement, un sourire tendre chez la demoiselle. Venant à ranger ses affaires dans son sac, glissant ses écouteurs par la suite. Quittant alors sa table avec le verre en main tandis que son sac était maintenu par l'autre. S'approchant pour finalement arriver à la table. « Bonsoir, tu m'offres le taxi après le verre j'espère. » Faith, avait une vague connaissance du langage, de l'importance de la distance instaurée par la troisième personne et qu'annoncer son prénom était habituellement formel, mais elle préférait se moquer de ces codes ce soir.  « Je peux m'installer ? Je ne volerais la place à personne ?  » Avec un regard enjôleur, toujours avec son verre en main.


Le fil sembla finalement reprendre, le temps passant alors que la blonde vint à tout simplement lever la main. Chose rare, d'habitude tout le monde se taisait, intervenait de force, mais Faith leva la main de façon totalement naturelle. Une fois interrogée, ce fit autant ses connaissances, que ceux qui la mataient, qui se tournèrent vers elle. Tandis qu'elle, ne fixait qu'Ezekiel. « On parlerait donc d'un comportement obsessionnel . Si on prend l'exemple du syndrome Münchhausen, on parle d'un type d'attention particulière causée par des blessures, et donc une véritable caractéristique qui offre la capacité d'un diagnostic. » Faith déboulait, et cela se sentait : devant se baser uniquement sur des lectures. Elle étudiait le langage humain, et non le cerveau humain. « Néanmoins, j'aimerais comprendre comment distinguer un trouble d'un trait de caractère. Je vais prendre un exemple, mon sujet A est du type féminin pour rendre hommage à cet amphithéâtre. » Laissant échapper un rire suivit par le public féminin sans jamais cesser de fixer le professeur avec un rictus mi-moqueur mi-confus. « Le sujet A était en soirée bingo mercredi soir, ce même sujet décide de sortir et de se mettre en avant et de se rendre dans une boîte de nuit ou un bar. Ce sujet A espère donc attirer l'attention d'un public type. On parle seulement d'un comportement moderne, quand d'autres viendront hurler que le sujet A souhaite attirer l'attention en raison d'un mauvais fond ou justement d'un manque affectif causé par un trouble. » Faith afficha un sourire triste. Elle n'était pas là, par défiance, loin de là. Elle serait sans doute partie avant la fin du cours, mais la mutante avait besoin de défendre sa position. « La subjectivité ne retire-t-elle pas la sincérité du geste du sujet A ? Causant ainsi, un faux diagnostic du sujet A. »







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