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 Depuis le début, tu me mènes en bateau. Une chance que j'aime les balades en mer. (Lawrence & Maïna)

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MessageSujet: Re: Depuis le début, tu me mènes en bateau. Une chance que j'aime les balades en mer. (Lawrence & Maïna)   Sam 15 Avr 2017 - 0:23

Je ne pu m’empêcher de pouffer de rire tant sa répartie me paru incongrue. Mais je goûtais la plaisanterie et je l’approuvais même ! Il nous faudrait au moins aller jusqu’en Alaska pour refroidir nos ardeurs. Et encore que, je n’étais pas certain que le froid nous arrête, nous serions capables d’y faire fondre les glaciers ! "Moi non plus.” répondis-je amusé. “Vas-y, pars devant, je te suis.”  ironisai-je sur le même ton qu’elle.  J’étais d’ailleurs en train d’allier le geste à la parole et j'accueillis ses accusations avec une certaine philosophie.
Je ne me laissais pas démonter et je me moquais bien qu’elle me traite de tricheur. Cela faisait ma fierté même ! J’étais un tricheur, ce n’était pas une nouveauté. “Et alors ?” Les règles n’étaient-elle pas faites pour être enfreintes d’ailleurs ? “Qui a dit que c’était interdit ?” Et je prenais un malin plaisir à en rajouter une couche. Dans tous les cas, cela ne faisait pas partie de ma version des règles du jeu et elle pouvait bien râler, elle ne faisait que me défier à vouloir continuer mes espiègleries et même à la faire taire, par jeu. Car Maïna râlait toujours, par principe. Je le lui rendais bien, il fallait dire, en sale gamin que j’étais. J’aimais particulièrement flirter avec son tempérament rebelle pour la pousser dans ses retranchements car cette joute tout aussi verbale que non verbale me grisait. J’aimais le challenge et avec elle, j’étais servi. Le but étant de faire grimper la surenchère de nos jeux badins jusqu’à ce que l’un ou l’autre finisse par céder. A ce jeu là, je n’étais jamais certain de gagner qui plus est. Contrairement à ce qu’on pourrait croire. J’avais moi aussi mes faiblesses, dont elle était la maîtresse - si j’étais parfaitement honnête avec moi-même - et selon moi, elle ne les connaissait que trop bien !  Ce qui rendait le jeu d’autant plus intéressant.
La tension monta encore d’un cran tandis que sa peau, à l’instar de ses mots, me répondit et semblait même me réclamer; au même titre que la mienne qui à peine rassasiée, éprouvait déjà le besoin de sentir à nouveau la sienne contre moi, me poussant à chercher une fois de plus sa proximité, son contact, ses baisers et plus encore. Tu me rends accro.

Par ailleurs, le frisson qui fit frémir mon épiderme au contact de ses doigts révéla mon évidente addiction. Elle me connaissait par cœur et il suffisait qu’elle m’effleure pour me faire vibrer comme personne. Elle le savait et ne se privait pas pour me rappeler l’emprise qu’elle avait sur moi. Si je me montrais conquérant, elle était ma motivation, se faisait instigatrice et me poussait au vice. Comment voulait-elle que je m’ennuie ? Elle savait comment s’y prendre pour me rendre complètement dingue et commençait à venir à bout de ma patience en exacerbant mon désir de la sorte.

Je me contentai de lui couler un regard éloquent accompagné d’un sourire en coin : “Non, tu crois ?” dis-je amusé avant de m’emparer de ses lèvres. Je ne cherchais pas à nier l’évidence. Même si j’aurais pu, pour surenchérir. Mais je n’en pouvais plus d’attendre, alors je préférais plutôt jeter un autre pavé de sincérité dans la marre de la vérité avant de lui sauter dessus. “Je dirais même que j’adore ça !” Je ne tins pas une seconde de plus, cédant à l’appel de notre désir partagé de faire à nouveau le grand plongeon du haut de la falaise, avec pour moi un nouveau défi : faire en sorte que les sensations de sa chute soient mémorables. Nous avions pallié à notre manque avec le tour de chauffe, je pouvais maintenant déployer toute l’étendue de mon savoir faire et je m’y employais dès qu’elle m’ouvrit la voie de son jardin secret que je goûtais, tel un fin gourmet commençant par les entremets, attentif au moindre frémissement de sa peau, sous les caresses de mes doigts et de ma langue, me nourrissant de chacun de ses gémissements qui me donnaient le rythme et le tempo à suivre, ne faisant qu’attiser un peu plus mon ardeur à l’emmener plus haut sur le sentier des plaisirs. Plus rien n’existait d’autre qu’elle, que nous, ainsi que l’extase vers laquelle je voulais la hisser. Laissant libre court à mon imagination d’amant passionné, j’en avais même oublié les pseudos excuses qui m’avaient initialement servies de prétexte, celles de lui faire regretter ses paroles. Comme si j’avais eu besoin d’un quelconque prétexte d’ailleurs, ou d’une quelconque motivation. Elle me suffisait. Je ne pensais plus à rien d’autres qu’à nous deux, qu’aux sensations mutuellement procurées par ses gémissements de moins en moins contenus et qui résonnaient comme le chant d’une sirène à mes oreilles, au plus grand damne des voisins dont je me contre-foutais royalement. Et ce n’était que l’ouverture du concerto. Tout ce qui m’importait pour l’instant, c’était son plaisir à elle. Je finis toutefois par lâcher prise lorsqu’elle m’attira à elle, ses jambes se nouant autour de mes hanches. Je la laissai m’emporter cédant à cette douce frénésie, vibrant aux ondulations de son corps, à la chaleur de ses baisers, m’enivrant de sa peau douce et lisse, encouragé et guidé par ses cris. Ma miss, ma déesse, je l’avais dans la peau, je montais avec elle au tréteau, avec l’impression de voir encore le monde à l’envers. J’avais envie d’une arrivée sublime et je laissais d’ailleurs échapper un râle à peine étouffé lorsque l’extase me foudroya.

Le sang battant mes tempes me donnait l’impression d’être perçu dans toute la pièce. Le souffle court, je laissai reposer ma tête sur sa clavicule. L’odeur de sa peau, tantôt responsable de mon ivresse, m’apaisait à présent. J’étais éreinté, mais heureux. Je ne pensais à rien et je resserrai un peu plus mes bras autour de sa taille d’un geste tendre, par mimétisme, tandis qu’elle m’étreignit plus fort. En réponse, enfouis ma tête dans ses cheveux, sans avoir immédiatement conscience que ce geste de sa part n’était pas si anodin. C’était autre chose.
La demande qui accompagna cet élan affectif me tira doucement de ma rêverie mais ne me surprit qu’à moitié, sans que je ne me l’explique vraiment. Je ne cherchais d’ailleurs pas à comprendre. Je m’exécutai. Pas uniquement parce qu’elle me l’avait demandé, mais parce qu’elle avait également fait naître l’écho de cette envie chez moi aussi;  l’envie de la garder encore près de moi; l’envie de prolonger encore cet instant de bonheur volé qui tôt ou tard volerait en éclat lorsque la réalité nous rattraperait et nous ramènerait de force dans nos vies respectives. Comme à chaque fois. C’était sans doute ce qui rendait ces instants si intenses et si précieux, tel un fruit interdit que nous consommions en cachette. Ça avait d’ailleurs été le cas, pendant de nombreuses années; pour elle comme pour moi. La dernière fois que je l’avais vue j’avais été  à deux doigts de me faire passer la corde au cou. Nous étions déraisonnables et j’aimais ça.

Puisqu’elle ne semblait pas décidée à me lâcher, je décidai de bouger et de la porter jusqu’au lit où je l’inclinai pour lui faire désserer sa prise, me doutant qu’elle râlerait, avant de me  laisser nonchalamment tomber avec elle en riant, dans un enchevêtrement de membres. “Je viens de percuter un truc !” Je lui volais un baiser avant de me laisser glisser à côté d’elle, ma tête appuyée dans ma main tandis que l’autre caressait doucement son ventre. Je ne savais pas quelle heure il était mais je n’avais pas envie de rentrer tout de suite. “Si je suis effectivement en train de donner libre court à mes fantasmes les plus fous...” Je la chatouillai avant de lui voler un nouveau baiser. “Ça veut dire que je peux te séquestrer ici sans qu’il n’y ai aucune conséquence.” dis-je avec sourire angélique. Ce n'était pas vraiment une question.
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MessageSujet: Re: Depuis le début, tu me mènes en bateau. Une chance que j'aime les balades en mer. (Lawrence & Maïna)   Dim 14 Mai 2017 - 10:58

Ses bras qui m'entourent et me serrent plus fort forgent comme une armure autour de nous. J'inspire profondément, me gorgeant de l'odeur de sa peau tant qu'elle m'est encore accessible. J'avais désespérément besoin de ça. J'veux pas que ça s'arrête. Ça fait un peu enfant pourrie gâtée de dire ça, j'en ai parfaitement conscience. Simplement, il me semble que lorsqu'on a été privé de quelque chose trop longtemps et qu'on y a à nouveau accès, on crève d'envie d'en faire une overdose. C'est comme avec le chocolat. Sauf qu'après, on se tape une grosse crise de foie. Est-ce que c'est possible de faire une overdose de sexe ? Une overdose de Law ? Hum... Nop. Pas moyen. Alors, même si ça ne dure qu'un temps et que c'est illusoire, j'me plais à profiter de l'éternité contenue dans l'éphémère. J'essaie de graver les sensations qu'il me procure au plus profond de mon ventre. Ça me servira quand il faudra remettre pied à terre. Ça me fera tenir debout quand je me sentirai sur le point de vaciller.

J'assure ma position quand je sens qu'il entre en mouvement. Je crispe mes muscles et grogne dans son cou "Non." Traduction : tu peux faire tout ce que tu veux, je ne bougerai pas d'un seul centimètre. Un instant, j'hésite à me transformer en poids mort pour alourdir sa charge et retarder l'inévitable. Heureusement, un éclair de lucidité me convainc que ce serait prendre le risquer de finir le cul au sol s'il me lâchait brusquement. Il faut s'attendre à tout avec des énergumènes de son espèce. L'idée me donne envie de rire. À défaut, je souris, nichée tout contre sa peau. Si la situation se présentait, j'enragerais très probablement et lui foutrais un coup dans les tibias.  Lawrence est imprévisible et impétueux. L'avoir dans les parages, c'est un regain de vie.  Je m'efforce de lutter contre la gravité quand il se penche vers le lit. Pourtant, je finis quand même par percuter le matelas tandis que le poids de son corps s'écrase contre ma poitrine. "Putaiiin !" Les voyelles ont traîné trop longtemps pour que ça ne me donne pas l'air de geindre comme une gamine de cinq ans. "Ouai, j'crois aussi." fais-je en plissant le nez avant d'accepter son baiser sans me faire prier. Sa bonne humeur est communicative. J'ai beau tenter vainement de garder une mine grognon, sa main qui glisse sur mon ventre semble aspirer toutes mes tensions. Je secoue la tête après avoir croiser son regard. "T'es irrécupérable."  Au moins autant que moi dont le sourire s'échappe naturellement. Je m'installe sur le côté, la tête installée dans le creux de mon coude. D'un mouvement indolent, je fais passer la masse de cheveux brun qui me couvrent les yeux de l'autre côté de ma tête. J'ai besoin de toute la visibilité possible pour dévorer son visage. C'est dingue d'être aussi chanceuse...

C'est ce que je me dis quand il remet cette histoire de fantasme sur le tapis. J'esquisse une grimace avant de sursauter sous ses doigts. En réponse, je lui pince les côtes en plissant les lèvres "Non mais... Oh !" Le fin de sa phrase me laisse dans le flou. En une seconde, c'est toute une succession d'image de nous qui me traversent l'esprit. J'imagine tout ce qui pourrait encore se passer dans cette chambre d'hôtel, de la réalisation de nos fantasmes en passant par les pire connerie imaginables. La blague du seau d'eau placé au dessus de la porte de la salle de bain, oui, ça aussi ça me vient en tête. Des plans sur la comète se dessinent dans mes yeux avant de s'estomper au profit de la réalité. " Tu tiendrais pas trois jours avant de t'évaporer dans la nature." J'ai dit ça d'un ton neutre sans me départir de mon sourire. Après tout c'est un simple constat, pas un reproche. Je le connais. Je me connais. Passé le plaisir de faire n'importe quoi, on risquerait d'étouffer. "Et de toute façon, j'ai rendez-vous, je t'ai dit. T'as peut-être pas bien entendu tout à l'heure vu que t'étais subjugué par des pensées peu catholiques, ton cerveau devait manquer d'irrigation et tout, mais, j'vais voir mon frère." J'hausse les sourcils pour appuyer mon propos. Je continue tout en roulant sous le bord du lit, cherchant à atteindre quelque chose en dessous. "J'suis pas sûre qu'il prendrait bien que je lui pose un lapin alors que c'est moi qui me suis pointée chez lui..." Là. J'attrape le manche de ma guitare et remonte l'instrument à ma hauteur. J'sais pas trop pourquoi ça me prends comme ça. Autant suivre mon instinct non ? Alors que je m'installe en tailleur pour caler ma gratt', je me demande si j'ai jamais joué devant Law. "T'es prêt à être ébloui ?" J'ironise tout en plaçant mes doigts sur les cordes.

Une inspiration profonde avant de me lancer. Les premières notes de Daylight de Maroon 5 se font entendre. Ma voix ne tarde pas à rejoindre la mélodie tandis que mes yeux se perdent sur le mur d'en face que je regarde sans réellement voir. Je finis par les laisser se perdre vers Law, rattrapant de justesse une fausse note. Ça me frappe aussi sûrement qu'un coup dans la poitrine.  Au milieu de second couplet, mon téléphone rompt l'instant en faisant entendre son mécontentement. "Merde !" Je sursaute avant de me lever d'un bond. Je file vers l'odieux objet sans savoir s'il m'a sauver de la chute ou s'il vient de briser quelque chose. "C'est Ben. J'suis en retard, putain." Le temps est passé beaucoup trop rapidement. L'après-midi a filé comme un train à grande vitesse et je n'ai rien vu passer. Je m'empresse d'écrire un texto succin pour prévenir de mon retard. Puis, je me tourne vers Law. "Faut que j'y aille." Je me permets d'ajouter. "Et toi aussi." C'est tellement tentant d'aller me blottir contre lui, de respirer une dernière fois sa peau avant de goûter ses lèvres. Mais, ce serait prendre un risque démesuré. Celui de me perdre et de ne plus jamais sortir de cet appartement. Alors, sans demander mon reste, je me précipité sous la douche. Espérons que l'eau tiédasse de cet hôtel miteux m'aide à recouvrir mes esprits. Et, rapidement, qui plus est...
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