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 this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]

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SUR TH DEPUIS : 02/03/2017
MessageSujet: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Mer 8 Mar 2017 - 22:25

this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring

“ always so close to the sanity I'm trying to cling to ”
Jekyll & Devan
Avril 2014.
Kumi était parti depuis quelques mois maintenant. Devan s’était installé chez Slade, ne supportant plus d’être seul à attendre le retour de son idiot d’amoureux. Enfin, « amoureux » … ils n’étaient plus ensemble quand le hippie était parti. Mais il devait pourtant savoir qu’ils se remettraient ensemble. C’était toujours comme ça et ce, depuis qu’ils étaient au lycée. À côté de ça, ses parents se faisaient une joie de s’emparer de la peine de Devan pour essayer de la transformer en colère. La seule colère qu’ils allaient récolter, ce serait celle de l’étudiant à leur égard. Sa mère avait déjà commencé à lui présenter des idiotes qui, selon elle, étaient de parfaites candidates pour la continuité de la fière lignée des Baldwin. Sauf que non, Devan ne voulait pas d’une de ces « gentilles » petites bigotes élevée dans le but de devenir de parfaites vaches reproductrices toujours en accord avec leur mari. Car au fond, c’était tout ce qu’elles étaient et ça arrangeait bien les abrutis venant du même monde que lui. Mais si Devan accordait beaucoup d’importance aux idées de ses parents au sujet des mutants, il se fichait en revanche complètement de leur avis en ce qui concerne l’amour. Vu la gueule de l’amour qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, ils n’étaient pas en mesure de donner des leçons. En pensant à tout ça, Devan était tombé dans les bras de Morphée, le seul avec qui acceptait de passer ses nuits depuis que Kumi n’était plus là. Il s’était endormi pendant une soirée, dans un canapé à l’étage de la maison de luxe où beaucoup étaient invités. Réprimé son don lui demandait beaucoup trop d’efforts au quotidien et cumulé à la peine de ne plus avoir son hippie, ça faisait beaucoup d’éléments propices à l’épuisement.

Il y avait un endroit récurrent dans ses rêves, le salon de la maison familiale. Ce même endroit où avait appris l’existence des transmutant. Évidemment, depuis que son s’était manifesté pour la première fois, la cheminée était toujours allumée. Elle générait un certain stress. Le jeune Baldwin fermait les portes qui permettaient d’y accéder à clé. Son instinct lui disait de le faire. Il avait peur de plusieurs choses à la fois : que sa petite sœur entre dans ce salon et que des monstres l’attaque. Il ne fallait pas être psy pour deviner que ce qu’il visualisait sous les traits de créatures ressemblant aux aliens du film éponyme n’était autre que sa représentation des mutants et de la peur que sa mère avait insufflé en lui. Une peur qui était devenue de la haine. Quoi qu’il en soit, son but, comme à chaque fois, était d’éteindre le feu et comme à chaque fois, ça tournait au ridicule. Il avait essayé de prendre l’eau du vase qui était posé sur la cheminée mais avant même de toucher les flammes, l’eau se transformait en plein de petites perles qui glissaient hors de la cheminée…puis ce sentiment stressant de devoir tout ramasser avant que les monstres arrivent dans le salon… mais chaque fois qu’il ramassait quelques perles, d’autres tombaient à nouveau…

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Dernière édition par Devan Baldwin le Lun 13 Mar 2017 - 14:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Dim 12 Mar 2017 - 11:08

 this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring  
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.




Glisser dans une soirée, venir jouer d'une relation, qui connaissait un tiers individu pour se faire invité. Le mangeur de rêve se retrouvait dans une position habituelle, avec ce besoin idiot de l'entreprise de venir le pousser dans une mission, qui selon lui « ne servait à rien ». Un gamin, un nom de famille réputé. Le problème, était cette même réputation. L'entreprise, aimait la pression, pouvoir jouer de ses connaissances, fourbement porter une épée de Damoclès sur l'humanité sournoisement. Le brun, se retrouvait donc à admirer un gamin en plein sommeil, tandis qu'il venait s'installer dans un fauteuil non loin. Un jeu d'enfant, ouvrant la porte d'un rêve qui n'était jamais le sien. Le monde vint à s'écrouler, la lumière ne fut plus, les invités vinrent à se broyer dans les ténèbres du vice. Lui, se redressa de son siège, alors que l'objet de sa manipulation était la seule personne présente dans la pièce, allongé, mais lui aussi vint bientôt à se confondre dans les ténèbres dévorantes. Il ne resta que Jekyll, dans cette obscurité virulente. Le brun, haussant les sourcils en laissant la totalité de la lumière disparaître. Lorsque la lumière fut à nouveau, il était désormais le spectateur d'un nouveau salon. Le brun voyait, et n'était pas vu. Il fallait toujours quelques minutes, pour saisir la totalité du rêve. Devan était donc dans ce même salon, plutôt bien décoré par ailleurs, sans aucun doute l'intérieur de sa propre demeure. Jekyll soupira alors, se promenant dans les pièces, toujours spectateur invisible de la scène. Le gosse semblait chercher à éteindre un feu, en vain, et toujours dans ce même cercle vicieux. La peur dans son regard ne pouvait que faire sourire le jeune homme. Un cauchemars était toujours plus drôle à manipuler qu'un rêve assez basique, puisque la peur était une émotion forte qui ne pouvait tromper. Jekyll s'approcha finalement de l'innocent, qui ne cessait de ramasser des perles en recherchant désespérément à éteindre les flammes étincelantes. Le brun lui hocha la tête, en prenant le temps de voguer dans le reste de la pièce pour finalement se diriger vers la porte, close.  Le brun vint alors à se retourner vers le gosse avec un regard interrogateur, venant prononcer une phrase que le hunter ne pourrait entendre, mais qui servirait de réflexion interne au ténébreux.  «  Qu'est-ce que tu fuis ?  » Laissant alors paraître un sourire mesquin entre ses lèvres. Le terrain de jeu favoris de Jekyll, était en place.

Venant alors à se reculer dans les ténèbres de la pièce, pour admirer pleinement la scène. Dirigeant son regard vers les flammes, qu'il fit plus violentes, plus grandes et plus chaudes que le tolérable ne pouvait l'accepter. Les flammes, pouvaient annoncer un péril ou alors l'idée d'une puissance divine dans un premier temps. Dans une autre idée, cela était également le reflet d'une bonne santé, il était donc assez difficile pour le brun de parfaitement juger ce que cette petite cheminée pouvait signifier. Le plus intéressant, se trouvait dans la porte : s'enfermer pour se protéger, protéger les autres, une fuite ou un besoin d'isolement. Difficile à dire, mais le brun allait jouer de cette peur qui brûlait dans son regard. Ce fut alors avec violence, que de l'autre côté de la porte, on tentait de l'ouvrir. La serrure venait à tourner, la porte se faisait cogner dans l'espoir de pénétrer dans la pièce. Tout cela n'était qu'un jeu tordu, et rien de plus.





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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Lun 13 Mar 2017 - 14:22

this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring

“ always so close to the sanity I'm trying to cling to ”
Jekyll & Devan
Ce genre de rêve, ou plutôt de cauchemar, était toujours frustrant. Le cœur battant la chamade, le souffle court, il avait pourtant l’air paisiblement endormi de loin. Difficile de se douter qu’il était coincé dans son esprit, victime de ses peurs et de ses préoccupations. Il avait l’habitude, mais d’un rêve, l’habitude ça ne voulait rien dire. Il pouvait faire trente fois le même, c’était comme une première fois sur le moment. Alors il était là comme un con à essayer de ramasser des perles pour éteindre un feu. La logique n’existait pas ici et si Devan avait compris combien c’était débile, il se serait réveillé ou il aurait pris le contrôle de son rêve. Faisant ainsi l’expérience rare du rêve lucide. Mais son esprit n’était pas formaté pour ce genre d’expérience. Alors il n’avait aucun contrôle sur l’environnement et sur ses actions. Ce qui était sans doute le plus frustrant. La porte verrouillée allait céder, elle le faisait toujours. Et pour le feu, Devan fut forcé de reculer parce qu’il était devenu trop imposant. C’était son pouvoir ? C’était lui qui faisait ça. Il était dangereux. Comme ce qu’il essayait de fuir. D’ailleurs, une question résonna. Lui demandant ce qu’il fuyait. Aucun interlocuteur à qui répondre. C’était d’autant plus perturbant. Le jeune homme se dirigea vers la porte qui ne claquait pas, le déverrouillant alors que les monstres entraient dans le salon. Il courait –trop lentement à son goût– jusqu’à la chambre de sa petite sœur pour l’attraper par le poignet.

« Viens Ariana, les monstres arrivent. » Mais la gamine ne bougeait pas et contre toute logique, il n’avait pas assez de force pour la forcer à le suivre,  ni même pour la porter. Il devait pourtant la protéger. C’était sa petite sœur, c’était son rôle de grand frère de veiller sur elle. Il avait entendu ça toute sa vie, les mots de sa mère résonnaient dans la pièce « veille sur ta sœur ». On ne lui avait jamais donné les clés pour la protéger, il n’y avait pas de guide ou de tutoriel pour ça. Le grand brun secoua sa cadette par les épaules. « Ariana ! Ce n’est pas un jeu, ils ont des pouvoirs dangereux ! La grande sœur de maman a tué leur petite sœur avec ses pouvoirs !! » Il criait mais c’était comme s’il chuchotait, comme si ses mots n’avaient aucune portée. Il se sentait tellement impuissant et au fond, ce n’était qu’un reflet de la réalité. Il savait qu’il était impuissant. Finalement, sa sœur prit la parole. « Tu es un monstre toi aussi. Tu vas me tuer. Ou maman va te faire tuer. » Le brun recula et secoua la tête. « Non… tout va bien se passer… » Cette fois, ses mots étaient carrément inaudibles. Surement parce qu’il n’y croyait pas lui-même. Parce que son subconscient savait qu’il essayait de se convaincre sans y croire. Une part de lui pensait qu’il devait mourir, l’autre, humaine, refusait de baisser les bras. Il devait bien exister une solution…

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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Mar 14 Mar 2017 - 18:27

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.




Dans les entrailles du vice, où la surface reluisait paisiblement pour ne laisser place qu'au mensonge d'une vie parfaite. Les gens ne pouvaient pas se cacher. Fuir ? Plait-il ? Quel étrange idée. Un rêve était une prison, dont il était roi, et les victimes n'étaient plus que les objets. Le rêveur faisait vivre quand le roi dirigeait. Le système dictatorial était étrangement celui qui serait la métaphore de cet univers glauque. Sans le rêveur le système ne pouvait pas marcher, tel un tiers état, mais le roi était maître sur des terres et menait à la baguette les troupes tel une symphonie grandiose lors d'une guerre. La terrible symphonie, s'ils savaient qu'ils n'étaient que des pions : ils se soulèveraient sans doute, et l'échec n'en serait que plus grand pour le roi. Le brun, avait déjà brisé la réalité d'un rêve. En effet, venant révéler à sa victime la supercherie, lui faire découvrir qu'il était dans sa tête, qu'il dormait et rien de plus. Cela fut d'ailleurs intéressant la première fois, mais parfois, le patient supportait difficilement le retour à la réalité. Jekyll avait testé bien des choses sur l'esprit humain, quand il n'était nécessaire que d'une dose dans une seringue pour faire dormir comme Aurore lors de son 16ème anniversaire. Il ne pensait pas, à ceux qui étaient tombés plus bas que terre par sa faute indirecte. Ce gosse n'était pas une victime atroce, il n'était qu'une cible simple à atteindre et accessible. Le feu n'était là que pour réveiller une crainte, la porte avait pour objectif de la vivifier. Jekyll était passé maître dans ce jeu-là, il en serait presque lassé depuis toutes ces années. Jekyll observa finalement le gosse fuir alors que l'autre porte venait à s'ouvrir. Laissant le gamin sortir de ses capacités visuelles pour se mettre face aux monstres. Le brun venant balayer ses bras tel un soleil couchant, laissant la scène devenir tableau. Un traumatisme d'enfance ? Le brun afficha un sourire en détaillant la chose : Ridley Scott, Alien, Xénomorphe. Ce gamin avait sans doute une culture cinématographique forte, un adepte de la saga ou alors que le symbole était celui de la créature et représentait donc le viol. Le brun pouvait également se demander si le monstre se fuyait, comme il le laissait supposer, ou s'il n'était que la partie endormie du rêveur : la peur de sa propre personne. Peut-être une homosexualité refoulée, une maladie, une nature violente ou alors un trouble autre – la mutation entrait dans cette catégorie. Depuis l'apparition du gêne mutant, le monde entier tirait des conclusions idiotes, ne laissant à la réflexion aucune chance. Jek' avait une tendance à réfléchir avant de déduire.

Le brun se laissa porter à nouveau jusqu'au gamin en laissant les créatures, poursuivre ce chemin vers l'inconnu. Jekyll assista donc à une merveilleuse scène de famille. Le brun resta de marbre, les bras croisés en observant la scène tel ce diable perché au paradis. Finalement, peut-être que les « déductions » étaient véridiques dans le cas présent. Difficile de se baser sur des mots prononcés dans un rêve, mais le brun pouvait facilement lié le monstre, le feu, et les « pouvoirs ». la question était de savoir, s'il fallait réellement prendre au premier le feu ainsi que le monstre. Les mots, avaient un sens, mais il fallait plus pour l'entreprise : des certitudes. La gamine ne fit que l'enfoncer, rendant la thèse de la mutation d'autant plus crédible. Une famille de chasseur, avec un gamin mutant ? Pas impossible. Le brun assista silencieux à la scène, face à ce gamin qui semblait déjà se refermer : hors de question. Jekyll allait tordre ce rêve, l'user jusqu'à la corde. La lumière ne fut plus, coupant alors toute réalité, venant occulter tous les sens du moment. Ce fut un cri de la gamine, qui vint à faire renaître le rêve, en revenant au point de départ. Le même salon, la gamine en plus, dans un étrange silence. Jekyll, était devenu cette gamine, cette image, cette chose vide d'âme et de nom. L'enfant, toujours face au rêveur, pointa la victime du doigt. « Derrière toi. » Derrière lui, un miroir.





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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Dim 26 Mar 2017 - 13:37

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Jekyll & Devan
Comment protéger les gens qu’il aimait des monstres alors que lui-même en était un. Ce speech, il le connaissait par cœur, l’histoire de sa mère, l’histoire de la dangerosité des pouvoirs… ces mots tournaient en boucle dans sa tête. Cette discussion, il ne l’avait pas eu avec son frère, il l’avait avec lui-même, en permanence, dans sa tête, lorsqu’il était éveillé. Enfin, pas de cette façon-là. Le rêve déformait les choses. Et pour le moment, c’était sa réalité déformée et sur laquelle il n’avait aucun contrôle. Il n’avait d’ailleurs pas plus de contrôle sur ses actions, seulement illusion qu’il en avait. C’était juste son cerveau qui condensait tout ce qui n’allait pas, toutes ses craintes dans un scénario peu probable. Devan savait que les monstres façons Aliens n’existaient pas. Pourquoi ceux-là d’ailleurs ? Sans doute parce que, enfant, il avait eu peur de ce film. Lorsque ce n’étaient pas des aliens, ça pouvait être les loups-garous du film Dog Soldiers ou la pute de The Grudge… Son esprit cherchait juste les choses effrayantes qu’il avait vues au collège, ce moment où il faisait genre qu’il était un dur et qu’il n’avait pas peur, mais qu’en fait, il flippait au moindre bruit en rentrant du cinéma à pied ou à vélo. Au fond, Devan était bien plus fragile et peureux qu’il ne voulait le montrer. Quoi qu’il en soit, le décor changea. Il était revenu dans le salon, avec son frère déjà. Et toujours ce feu qui alimentait ses peurs.

Et son frère lui annonça de regarder derrière lui. Devan ne se retourna pas tout de suite. En fait, une partie de lui ou plutôt de son inconscient hésitait. Dans la vie de tous les jours, l’étudiant était du genre à se voiler la face en ce qui concernait ses propres problèmes… Il cachait la poussière sous le tapis, image qui allait très bien avec sa façon de gérer sa mutation. Mais comme il n’était pas maître de ses actions, il se retournait. Un miroir était accroché au mur. S’il n’était pas en train de rêver ça l’aurait étonné, ce n’était pas la déco habituelle de la maison de ses parents. Mais sa logique était totalement altérée, donc il se contenta d’observer objet avant de s’en approcher. Il était terne et sale. Et son reflet était flou, difficilement reconnaissable. Comme une photo prise en mouvement. C’était un sentiment dérangeant qu’il ressentait devant cette image, la sensation de ne pas se reconnaître soi-même, d’être un étranger dans son propre esprit. Et la connexion mentale se fit avec le feu qui commençait à sortir de la cheminée. Il voulait fuir à nouveau. Mais pas sans son frère, c’était impossible. Il attrapa donc son poignet et cette fois il fut capable de tirer pour aller à l’étage. Chose complètement conne en cas d’incendie puisque la fumée montait mais encore une fois, dans les rêves, on ne faisait pas souvent les choses de façon logique. Il cherchait sa chambre mais toutes les portes donnaient sur le salon… c’était frustrant.

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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Sam 15 Avr 2017 - 18:50

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Le peur, était pas nature, irrationnelle. Pourquoi craindre une araignée ? Chose qui mesurait moins de 5 centimètres et qui au pire, viendrait à offrir un bouton et rien de plus. Le brun avait réellement compris qu'il fallait non pas saisir la peur, mais la raison de cette peur.  Après tout, il s'en foutait de devoir supporter une image dégueulasse de serpent, de monstre ou même de belle-maman. Le vrai problème, était ce que cette peur révélait sur la personne, le pourquoi du comment. Jekyll ne savait que trop bien qu'un rêve avait une logique interne parfois complexe et qu'il fallait perpétuellement remettre en cause pour préserver son sens de l'observation. Jek' avait cette habitude malsaine de s'amuser des peurs des gens lorsqu'il le pouvait, s'en amusait et en abusait pour mieux saisir les sombres secrets de ses hôtes. Ils n'avaient pas le choix, certes, mais ils restaient des victimes avant toute chose et le brun se moquait donc royalement de l'approbation ou du refus. Jekyll, sous cette forme de gamin, resta immobile jusqu'à ce que sa victime décide à se retourner. Abandonnant donc l'image du frère, laissant le rêve reprendre son cours naturel pour laisser les deux protagonistes interagir tandis qu'il redevenait le fantôme, la présence timide qui observait le paysage. Se glissant dans le dos de la victime sans se faire sentir, alors qu'il profitait du reflet tordu, irréel de sa victime. Il ne voulait pas se révéler à lui-même, ou alors il avait peur de sa propre nature. Pire encore : il n'avait aucune idée de ce qu'il était, et dans ce cas là, il n'était qu'un débile d'adolescent en manque de confiance en lui. Jek' écartait la dernière possibilité : il ne devait pas foirer la mission et devait donc apporter des informations – même une seule minime. La scène en était presque triste, et alors le gamin s'observait dans la glace sans grand plaisir : il vint à nouveau à prendre la fuite. Le feu venait à prendre, à nouveau. Le brun resta donc à observer la scène et à tenter d'établir lentement un lien. Un simple regard, une attention, et peut-être que le brun réalisait enfin qu'il avait posé le doigt sur une nouvelle mise en scène. Jekyll soupira alors face à cette scène devenue franchement lassante : fuir pour toujours revenir. Le brun claqua des doigts, et alors, le feu vint à cesser et la réalité sembla s'arrêter, l'horloge ne tournait plus.

Jekyll déposa finalement une main sur le miroir alors que les ténèbres s'échappaient de ses doigts, rendant la pièce agonisante, l'enfermant dans des ténèbres dont il était impossible de s'échapper : pas de porte de sortie, rien, que la nuit noire. Cela fut vif, et étrangement lent pourtant tant la réalité temporelle était brisée dans un rêve. Le gosse se retrouva finalement plongé dans le noir alors que la lumière vint à s'allumer au dessus du gamin. Il avait quitté son salon, la lumière blanchâtre était celle d'une morgue. Jekyll changeait les repères, venant modifier les règles pour le perturber. Au centre, se trouvait une table, découverte de tout voile, laissant paraître un cadavre brûlé dans son intégralité et sans vie. Le cadavre d'un enfant.







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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Mar 18 Avr 2017 - 17:25

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De ce cauchemar, le brun n’avait qu’une envie, c’était de s’en réveiller. Seulement, ce n’était pas si facile. Pour son inconscience ce n’était pas un rêve, c’était la réalité. Son corps endormi sur un canapé respirait de façon haletante, son cœur battait la chamade et il y avait fort à parier qu’il se réveillerait en nage… pas glamour du tout. Et pourtant, personne de se souciait de ce type endormi à l’étage… ceux le remarquait devaient se dire qu’il avait trop bu et que l’alcool l’avait assommé. Bon sang, ce genre de cauchemar lui donnait l’envie de le plus jamais dormir. C’était trop éprouvant moralement et physiquement, d’une certaine façon, puisque le corps réagissait aux informations de l’esprit. Finalement, la torture de faire du surplace s’arrêta. Tout s’arrêta. Tout devint noir. Par rapport à ce qu’il avait « vécu » avant ça, ça le rassurait. Il n’avait pas peur du noir. Il craignait davantage la lumière lorsqu’elle venait d’un feu. Élément qu’il haïssait depuis qu’il était devenu pyrokinesiste et qui lui avait fait renoncer à des choses qu’il aimait comme les feux de joie ou les barbecues. Le décor était donc devenu noir avant de se rallumer d’un coup, offrant un nouvel acte infernal à cette pièce de théâtre insensée.

Un corps calciné sur une table d’autopsie… Corps qui faisait la taille de son petit frère. Certes, il n’était plus petit actuellement. Mais la logique des rêves n’était pas la même que celle de la réalité. Ce corps, il l’associa donc à son cadet. Un sentiment de culpabilité mêlé à une horrible tristesse venait l’étouffer. Tous les signes étaient clairs. Il avait tué son frère, il l’avait carbonisé avec son pouvoir. Il ne voulait pas ça. Il répéta plusieurs fois qu’il était désolé. C’était ce qu’il craignait le plus. Que son don nuise à sa famille, à ce petit frère qu’il était censé protéger. C’était une véritable descente en enfer. Il appela sa mère. Cette dernière entra dans la pièce, lui demandant ce qu’il avait fait, comment il avait pu faire ça… être ça, après tout ce qu’elle lui avait dit au sujet des monstres. Elle lança qu’il était comme sa tante et qu’elle allait appeler les chasseurs pour se débarrasser de lui. Et la seule chose qu’il pouvait faire, il arrivait à faire, c’était de dire qu’il était désolé et qu’il ne voulait pas ça. De toute façon, il se sentait pris au piège, coincé dans une situation insoluble et suffocante… Et Kumina n’était pas même pas là pour l’épauler.

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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Mar 25 Avr 2017 - 11:37

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Une main au dessus du vide, l'autre accrochée fermement à la réalité qui tentait de résister. Jekyll avait connaissance, de la souffrance qu'un rêve pouvait endurer. Le reflet d'une douleur, d'un moment égaré au creux d'une âme damnée. Le brun savait exactement ce qu'il faisait pour sa propre survie, mais jamais, il ne tenait compte que de ses informations et venait rarement se soucier de la souffrance réelle de la victime. Il devait, la comprendre pour saisir le rêve, mais jamais il ne s'attardait sur l'insupportable réalité qui menait sa vie à la baguette et qui mènerait peut-être un jour la victime à sa perdition. Combien de fois, aurait-il plus arrêter un suicide ? Trop souvent. Les rêves reflétaient un mal être intérieur. Parfois, celui d'une identité ou tout simplement d'une opposition face au monde. Les mutants étaient les cibles depuis des années, cela n'avait rien de nouveau à vrai dire, mais le gamin ne pouvait pas s'attarder sur les petites blessures et l'orgueil blessé de ces gens tous rejetés par une société devenue trop divisée pour régner. Diviser pour mieux régner, était une idée juste, mais dans le cas présent : irréalisable de par la supériorité armée d'un camp, face à la force génétique de l'autre. Jekyll ne se mêlait de cette opposition entre humanité et mutation, qu'une fois dans les rêves et non par envie, mais par obligation de répondre à sa charge.

Le ténébreux ne pouvait se permettre de compatir, il devait écouter et rien de plus. Ce cadavre brûlé, n'était qu'une image, mais assez forte pour pousser sa cible à une réaction et à offrir une confirmation aux hypothèses du manipulateur de rêve. Jek' ne pouvait pas venir crier au loup sans raison, et par définition, il devait confirmer tout ce qu'il pensait sous peine de sanction. La victime vint alors à s'exprimer, exprimant un regret à répétition, toujours cette même formule. Malheureusement, cela ne faisait que confirmer vaguement sans jamais offrir de preuve concrète de ce à quoi il assistait. La voie restait la bonne, le chemin était le bon et le rêveur vint lui même à approfondir le rêve sans forcer l'intrus à forcer la conversation. Ce fut, vraisemblablement, la mère de la victime qui s'invita dans le rêve comme si cela était franchement nécessaire de compliquer le tout avec l'esprit maternel. Pourtant, cela ne fut pas un moment larmoyant et chiant qui vint à se dessiner, mais une scène de reproches, et presque de dispute. Ce fut alors la conversation qui révéla toute la triste vérité sur ce qu'il était, sur cette famille. Jekyll se contenterait de cela pour l'instant, il ferait usage de cette optique pour poursuivre le rêve. Le brun esquissa un sourire en coin. Faisant apparaître un long couleur, dont la pièce était le centre, avec au bout des deux couloirs deux portes qui menaient à un endroit dont le rêveur était le seul à connaître la nature. Jekyll ouvrit la première, pour laisser entrer par cette dernière des hommes armées, des chasseurs qu'il avait eu l'occasion de croiser en ville, qui ne se cachaient pas, tandis que l'arme pointée du premier vint percer la représentation de la mère dans le dos. Marche ou crève.







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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Sam 6 Mai 2017 - 12:01

this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring

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Devan était un monstre. Et tout, absolument tout, était constamment là, à le lui rappeler. Son esprit, sa peur de blesser des innocents avec sa capacité destructrice, manque de contrôle de lui-même et de ses émotions. Il était ce qu’il méprisait le plus au monde. Jusque dans ses rêves, il n’arrivait pas à trouver la paix. Bien sûr, quelqu’un de moins formater, endoctriné que Devan aurait compris que pour se débarrasser de ses souffrances, il devait accepter ce qu’il était, reconnaitre que peut-être tous les mutants n’étaient pas des monstres dangereux, qu’il pouvait en être la preuve : il n’avait aucune envie de blesser les gens malgré sa capacité à contrôler l’un des éléments les plus destructeurs. Il aurait pu comprendre que ces rêves, en général, lui montraient le chemin à suivre, qu’il devait affronter sa peur et l’accepter. Mais dans sa famille pro hunter et avec le vécu de sa mère, tout ce qu’elle avait gravé dans la tête, l’empêchait d’accepter ce qu’il était. C’était comme essayer de faire entrer un câble USB dans un port hdmi… ça ne fonctionnait pas. L’esprit humain était soit trop compliqué, soit trop basique, mais dans les deux cas, celui de Devan n’acceptait pas de reprogrammer ses idées.

Il fallait donc continuer à subir les cauchemars et l’enfer d’être un monstre. Cramer son frère. La chose qu’il redoutait le plus au monde. Ça pouvait arriver tant qu’il avait ce pouvoir. Pour le coup, on pouvait dire que c’était son pire cauchemar. Comment pouvait-il se pardonner une chose pareille. Sa mère avait raison sur toute la ligne. Il ne pouvait pas la contredire, il était conditionné pour penser comme ça. Sa mère tomba au sol quelques secondes après une détonation. Pourquoi elle ? Il avait des soucis avec elle en ce qui concernait ses sentiments pour Devan, mais de là à la vouloir morte, non. Le brun se précipita vers elle. « Pourquoi vous l’avez tuée ? Elle est de votre côté ! C’est moi qu’il faut tuer abrutit !!! » Il avait l’impression de hurler à s’en briser la voix alors que son corps dans le monde réel était parfaitement endormi. Il était coincé dans un autre monde, un monde qui surpassait la réalité de par la conviction de son esprit qui pensait que c’était réel. De ce fait, la peur, la tristesse, la colère étaient bel et bien réelles, son corps endormis et « fiévreux » en ressentait clairement les effets. Quoi qu’il en soit, le Devan du rêve attendait qu’on le tue. Lui, pas son frère, pas sa mère, juste lui. C’était lui le monstre dans cette histoire, il avait tous les torts : il était un mutant.


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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Mar 9 Mai 2017 - 16:01

this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.



La course, frénétiquement lassante du cauchemars. Le fond était toujours le même, la forme changeait, et cela devenait d'un ennui mortel. Jekyll connaissait trop bien les troubles, les malheurs, les peurs et les terreurs de l'enfance. Il fut bercé dans l’apprentissage de ce qui était sincère, des troubles fictifs digne d'une adolescente en manque d'amour. Un enfant abandonné, finirait par toujours venir réclamer de l'amour et tomberait dans la terreur de la solitude ou la crainte de l'abandon : classique. Un mutant, par peur d'être découvert, viendrait à craindre des chasseurs et toutes ces saloperies qui jouaient avec un fusil comme des Terminator. Le chasseur, lui, prétendu vertueux, viendrait craindre la fin de l'humanité en surface, mais ses terreurs nocturnes viendraient sans aucun révéler l’égoïsme profond de cette quête d'extermination pour sa propre survie. Les peurs se nuançaient, se différenciaient, mais en aucun cas il ne pouvait en exister une liste infinie. Une peur pouvait sembler ridicule, mais elle était reconnue comme une peur : le fait de craindre de vomir, peur des poulets ou même une peur des cafards. Le rêve, lui, prenait de nombreuses formes parfois difficile à imaginer. Jekyll en avait croisé des monstres, ceux des films, ceux de la vie quotidienne et pire encore : les métaphores ridicules de l'enfer. Pour autant, il ne pourrait réellement exprimer, décrire et faire miroiter les rêves de certaines cibles. Donc oui, le rêve était mille fois plus créatif que le cauchemar lorsqu'il sortait du cliché, mais le cauchemar avait cette âme, cette fureur, cet acharnement unique et ce pouvoir de terreur sur les individus. Un rêve, pouvait devenir un cauchemar : il suffisait de briser l'objectif, quand le bonheur lui semblait impossible à atteindre dans les entrailles de la peur funeste et illogique. Le jeu était au détriment de ceux qui ne le comprenaient pas, et qui ne le comprendraient jamais. Cela se ressentait, face à cette femme qui venait à s'écrouler sur le sol, tandis que le brun observait le gamin venir à son chevet. Elle était morte. Jekyll s'attendait à une énième fuite, mais le gamin hurla ce qu'il avait à dire sans se détourner du cadavre. Jek' sentait le corps en souffrance, cette panique qui venait détruire le brun, et qui pouvait facilement venir le faire paniquer à nouveau.

Tandis que les images des chasseurs venaient à s'approcher du gamin. Le ténébreux, afficha un sourire en coin venant à finalement se glisser dans le dos des chasseurs, qui vinrent à leur tour se prendre une balle dans la tête et vinrent s'écrouler à terre, laissant le gamin face à Jekyll et son allure éternellement calme, et parfaitement maigre de la situation. Le jeune homme lâcha l'arme fictive qu'il tenait à la main, la laissant tomber dans les abysses du noir entourant la scène en s'approchant du gamin. En venant se baisser, laissant le cadavre entre les deux individus. « Pourquoi de pas l'avoir sauvé ? » Jekyll afficha un regard interrogateur, observant le gosse de façon apaisante, jamais dans la défiance ou la méfiance. « Tu avais le pouvoir de la sauver, si tu le pouvais, tu recommencerais ?» Jekyll leva finalement les yeux vers le ciel, le cadavre vint alors à ouvrir les yeux, récupérer son souffle de vie, tandis qu'à nouveau les chasseurs venaient à pénétrer dans ce couloir sans autre issue. Mourir ou se battre, cette-fois.




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MessageSujet: Re: this nightmare unfolds like a rose awakes to the spring [Jekyll & Devan]   Jeu 1 Juin 2017 - 23:17

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Comment on en était arrivé là ? Comment ce cauchemar était devenu si réel ? Il dormait. Est-ce que c’était ça, un rêve lucide ? Enfin un cauchemar lucide ici en l’occurrence. Son pouvoir stupide était en train de le rendre fou. Et le départ de Kumina ne l’aidait pas à se sentir mentalement bien. Devan était un gamin totalement démuni. Il avait l’impression d’être revenu un petit garçon fragile. Sentiment qu’il haïssait profondément. Se sentir si faible alors qu’il était capable de contrôler un élément aussi destructeur que le feu… Mais cette force lui faisait peur. Il avait peur de son pouvoir autant qu’il avait peur des hunters. Ironie du sort lorsqu’on savait qu’il soutenait leur cause. À condition que celle-ci soit menée sagement. Malheureusement, ce n’était pas le cas, c’était pour ça qu’il en avait peur. Il ne voulait pas mourir, mais il ne voulait pas vivre en étant un monstre. Les paradoxes hantaient Devan, ils étaient nombreux. Pourquoi était-il si humain ? Il aurait aimé pouvoir se séparer de ses sentiments pour n’écouter que sa raison. Elle lui disait qu’elle devait mourir, mais son cœur lui disait le contraire. Sa raison lui disait d’oublier Kumi, mais son cœur était incapable de céder à cette logique… La raison disait que ce cauchemar n’était pas réel mais le cœur craignait tout ce qu’il voyait ici.

Il ne comprenait pas qui était cet homme. Une manifestation de son inconscient ? Il ne pouvait pas rêver de quelqu’un qu’il ne connaissait pas techniquement… est-ce qu’il l’avait croisé au hasard d’une rue ? Possible, c’était le genre de physique sur lequel il s’attardait. Il avait beau aimer Kumina et uniquement lui, il lui arrivait de regarder d’autres personnes. Sa mère était vivante à nouveau. Et la scène allait se rejouer sous ses yeux. Il ne pouvait pas la sauver. Il ne pouvait pas utiliser son pouvoir pour sauver une personne qui haïssait les transmutants… c’était encore un paradoxe de plus. Mais même si elle était souvent imbuvable, il l’aimait. C’était sa mère. Sa mère tomba à nouveau au sol. Devan était bouche bée, paralysé. Ce n’était pas réel, mais il n’arrivait pas à s’en convaincre. C’était comme être conscient du monde sans être capable de l’influencer. Il tomba à nouveau à côté de sa mère. « Je peux pas… je peux pas te sauver avec tout ce que tu détestes… » Dit-il complètement déboussolé en secouant le corps inerte de la femme. Il avait besoin de son accord pour utiliser son pouvoir… c’était con et illogique mais le genre humain n’avait jamais été connu pour sa logique.

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