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 [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel

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MessageSujet: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Ven 24 Mar 2017 - 23:20

You are a pirate ! … of the duvet,
when the storm is your Achilles' heel
Yar har, fiddle di dee. Being a pirate is all right with me! Do what you want 'cause a pirate is free. You are a pirate! Yar har, wind at your back, lads. Wherever you go! Blue sky above and blue ocean below. You are a pirate! You are a pirate! You are a pirate! Ya gobshite!


Le temps maussade n'était pas une chose très appréciable. Un ciel gris qui menace de tomber, des températures aléatoires, un vent vicieux… Bon y avait-il matière à se plaindre quand on vient d'une ville aux saisons indécises ? A cette période de l'année, il y avait parfois encore de la neige à Canterbury. Mais quitte à choisir entre la neige en mars, et la mousson, Marcus choisissait la neige. La neige ça n'influe pas sur le moral, ça donne envie de sauter dedans. La pluie, ça rend grognon, ça donne envie de rester sous les draps, et de ne surtout pas sortir le chien. Surtout quand un crétin de chat se perche sur l'armoire, se tendant fièrement comme une statue égyptienne, narguant de ses grands yeux verts un propriétaire canin qui allait reprendre une douche. Parce que lui, en maudit félin d'appartement qu'il était, il n'avait pas besoin de se mouiller pour aller aux commodités. Enfin, point de vue odeur, y avait pas de quoi se vanter…
Puis qu'est ce qu'il foutait dans sa chambre aussi ? Attrapant un oreiller, Marcus le balança sans ménagement sur Orféo, qui partit dans un miaulement indigné. Sale bête… Non pas qu'il détestait les chats, mais ces bestioles avaient grand mal à garder leur place. Jack avait la sienne, soit juste à côté du lit, là où le brun dormait, soit contre le radiateur. Et son maître lui avait interdit d'aller dans la chambre de Jedi. Bon parfois il squattait son pieu. Mais c'était seulement parce qu'il le voulait bien. Les chats ont les retrouvaient partout. Surtout là où ne voulait pas.

Râlant contre le temps, et le fait de se lever le matin, le brun s'arracha au lit. Heureusement que c'était repos demain. Pas besoin de se lever. Peut être pourrait-il jouer tranquille, ou penser à faire cette maudite vaisselle qui commençait à s'entasser dans l’évier. Pourquoi est ce que ça ne se faisait pas tout seul, comme celle de Mrs Weasley ? Ah si la magie pouvait exister… La vie serait bien différente… Enfin, il y avait déjà le gène mutant, mais ça ne valait pas un bon sort que tout le monde pouvait apprendre. S’il connaissait celui pour faire le ménage et le rangement, l’appartement n’aurait pas le même aspect. Mais ça perdrait de son charme. Et puis ils ne retrouveraient plus rien. Puis qu’est-ce que c’était l’ordre à part un concept abstrait ? Eux vivaient dans ce qu’on pouvait appeler un bordel rangé. Qu’est ce que ça pouvait faire, tant qu’ils s’y retrouvaient ?
Le brun évita soigneusement le regard de son colocataire, qui lui reprochait ouvertement d'avoir chassé brutalement son chat. Avec Jedi, il était inutile de faire l'innocent, ou de lui faire croire que son andouille de bestiole avait prit peur toute seule. Vu que Marcus était coutumier du fait de le virer de sa piaule à coup de coussin. Et puis, rien que le bruit mat du dit projectile suffisait à le trahir. D’ailleurs, il devenait de plus en doué dans l'art du shootage de chat à coup de coussin.
Le blond pouvait bien dire ce qu'il voulait, ça ne servait à rien de demander gentiment, cette sale bête n'écoutait rien. Et pourtant il l'aimait Oréo. Sauf quand il le narguait comme un sale gamin en mode "nananère, je souis un chat moi, je n'ai pas besoin de me lever pour aller bosser, et surtout de me mouiller sous la pluie. Bien fait pour toi humain !" Avec un seau d'eau sur la tête, il allait lui faire ravaler son regard moqueur ! Au moins Jack partageait les mêmes pensées que lui, de son petit regard triste qui lui disait "Tu veux pas te recoucher dit ? J'veux pas sortir." Si seulement…

Son regard fut noir pour ce ciel menaçant, du moment où il sortit le chien, jusqu'à arrivé à son travail. L'orage allait leur tombé dessus, il le sentait. Et il n'aimait pas ça du tout.
La fin de la journée arriva de façon salutaire, et l'homme se dépêcha de rentrer, parce qu'évidemment il avait oublié son parapluie, priant pour passer entre les gouttes. Arrivé à l'appartement, Jack se jeta dans ses pattes, comme s'il avait disparut depuis dix ans. Ou peut être avait-il aussi très envie de sortir. Ce que signifia de façon claire, la laisse baveuse que le chien lui lâcha aux pieds.
- « Et bah, au moins c'est clair, soupira-t-il, tu me laisse pas le temps de me poser cinq minutes.»
Valait mieux ça que d'éponger du pipi sur la moquette au moins.
Lui qui pensait passer encore entre les gouttes, c'était surestimer sa chance. Chien et maître rentrèrent trempé jusqu'aux os, dégoulinant sur le sol, laissant les traces mouillés de leur pas dans leur sillage. C'est le concierge qui risquait de gueuler, seulement là dessus, ca ne changerait pas de d'habitude. Evidemment, ils eurent le droit au regard moqueur d'Orféo, qui ne dura pas bien longtemps, car son ami à poil vint sympathiquement se secouer à côté de lui.
- « Tu l'as pas volé celle-là.» Se moqua Marcus, avant d'attraper un chien transit de froid.

Ce n'était pas souvent qu'il prenait des bains, mais une fois de temps en temps, ça ne faisait pas de mal. Et autant que la baignoire serve. C'était stupide d'en avoir une sinon. Puis Jack aimait patauger, et c'était excellent pour se réchauffer. Surtout qu'il n'avait pas lésiné sur la mousse. Mais il aimait bien, la mousse on pouvait faire des trucs rigolo avec. Rassemblant beaucoup de mousse, l'homme le mit sur la tête de l'animal et fit une pointe.
- « Hum… je vois que tu as en toi du courage, beaucoup de courage, de l'intelligence, et de la filouterie. Le chien pencha la tête sur le côté, faisant un peu basculer le savon, qui s'affaissait déjà doucement. Tu ferais un bon Serpentard ! Mais là ça fait plus chapeau de schtroumpf.
Le berger aboya, faisant définitivement dégringoler son bonnet improvisé. Le brun se mit une barbe en mousse et posa son gant sur la tête du chien, pour lui cacher un œil, ce qui ne lui plut pas vraiment.
- Je suis le captain Barbulle ! Moussaillon, préparer vos pistolets ! Canonnier à vos boulets ! Nous allons aborder ce navire !
Jack lui lança le regard du "T'as finit tes conneries ? On sort maintenant ?". Seulement Marcus, trois ans et demi, décida de l'éclabousser prétextant des embruns. En représailles, le chien lui sauta carrément dessus.
- AH ! C'EST UNE MUTINERIE ! TU LE PAIERAS EN DUEL SACRIPANT !» Beugla-t-il en faisait semblant de se noyer sous les attaques languaire du chien.
Si Jedi rentrait à ce moment là, il se demanderait encore certainement ce qu'il faisant avec lui. Et il n'aurait en partit pas tout à fait tort.
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MessageSujet: Re: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Mar 4 Avr 2017 - 0:05

You are a pirate !
... of the duvet, when the storm is your Achilles' heel
Marcus & Jedikiah



En arrivant à Radcliff, je n’avais non seulement pas l’intention d’y rester mais encore moins celle de me faire des amis, des connaissances. Encore moins celle de m’y faire une place au point de m’y installer durablement. Et pourtant, le voilà en colocation avec Marcus, me voilà tenter d’en apprendre plus sur Maya, me voilà à reprendre les dossiers de Mike comme pour mieux me faire déculpabiliser et fermer définitivement cette page de ma vie. Me voilà, finalement, à Radcliff depuis plus de… combien déjà ? Cinq mois au moins. Me voilà à m’installer à mi-chemin entre l’hôpital, premier fournisseur de travail dans le domaine du médical, et les établissements scolaires, second noyau dur de ma profession. Je commence à me faire connaître, j’hésite à contacter les familles Hunters comme les Lecter que j’ai connues des années auparavant par le biais de la chasse, j’hésite à aller saluer les Callahan qui ne doivent avoir qu’un souvenir diffus du jeune Grimwood. Me voilà installé à Radcliff, mais toujours aussi hésitant à reprendre mes marques dans un milieu auquel j’appartiens par mon sang, par mon éducation, un milieu en lequel je crois sans pour autant parvenir à ne pas me comporter en lâche. Il n’y a qu’à voir l’attitude que j’ai eue face à Thatcher pour s’en faire une idée. Il n’y a qu’à… un soupir. Mes yeux se lèvent vers un ciel qui rumine des idées aussi noires que les miennes. Les nuages de mon esprit se dissipent en général durant la journée mais reviennent à l’attaque, avec la régularité d’une horloge, quand vient le soir. Quand la nuit tombe. Quand mes cauchemars reprennent forme si je n’y fais pas attention. Quand l’amertume et les souvenirs me prennent par surprise au détour d’une rue, d’un café, d’un éclat de rire, d’un éclat de voix. La ville est peuplée des spectres de Mike, ils surgissent dès que la luminosité cède le pas à la pénombre. La pluie se met à tomber, couve un orage qui promet de tonner avec force, je peste dès que je mets un pied hors du bus et que j’avise non seulement les deux cents mètres qu’il me reste à parcourir mais aussi les grosses gouttes qui explosent à mes pieds comme des rires goguenards. Et merde.

Je me retrouve à courir sous la pluie avec ma veste dépourvue de capuche serrée contre moi pour garder à l’abri ma sacoche et mes dossiers médicaux, je me retrouve à m’appuyer aux boites aux lettres de l’immeuble et à secouer mes cheveux qui commencent à être un peu long, enfin à l’abri mais dégoulinant. Je suis trempé. J’essaye de me sécher le visage comme je peux avec mon tee-shirt, sans succès, tout en récupérant le courrier. Quelques étages, j’ai trié les publicités adressées à Marcus de celles qui me concernent, j’ai sorti de la masse une carte postale de Sélène que la pluie a rendu illisible – il va falloir que je lui répète pour la millième fois que non, les stylos-plumes ne sont pas conseillés pour les cartes postales sans enveloppe – et mieux encore, j’ai ouvert avant même d’avoir atteint le palier, le reste du courrier calé sous mon coude et donc forcément trempé à son tour, le colis que j’attendais depuis une semaine. Un livre, parmi tant d’autres, la suite de la série que je suis et que je n’en pouvais plus d’attendre. Un livre qui va aller s’ajouter à ma bibliothèque pour le moment organisée en pile que je ne désespère pas de relocaliser un jour dans une étagère digne de ce nom. Mais pas tout de suite. Pas encore. Après tout, ma présence à Radcliff ne sera que temporaire, ça ne sert à rien de s’installer dans le coin et dès que la lumière sera faite sur la mort de Mike, je me le promets. Je quitterai Radcliff et… et une fois la porte ouverte, ma pensée se perd, inachevée, quand Orfeo se précipite en miaulant dans ma direction se frotter à mes jambes. « Qu’est-ce qu’il y a mon tout beau ? » Je le prends dans mes bras, laissant la publicité s’éparpiller à mes pieds sans lui offrir le moindre regard. Même ma sacoche s’échappe quand je laisse Orfeo se frotte à moi et planter ses griffes dans mon épaule. Tout en le gardant dans mes bras, j’essaye d’enlever ma veste, de maintenir mon courrier et celui de Marcus en sécurité pour les faire glisser sur la table, et ôter mes chaussures. J’avise du bruit un peu plus loin dans l’appartement avec de faire un petit sourire. « Mon pauvre chat, c’est encore Marcus qui t’a embêté ? » Il fallait bien que je lui fasse une remarque sur la manière dont il traite mon chat, surtout lorsque je ne suis pas là et lorsque ma boule de poils se contente de faire ce que font tous les chats : s’affirmer maître de leur territoire. Quelque chose de tout à fait normal et attendu. Je tends l’oreille, dans l’attente d’une réaction. Rien. Une petite moue déçue, je lâche un Orfeo ayant eu son content de câlin pour aller finir de déposer mes affaires dans ma chambre, avant de faire un tour dans la salle-de-bain pour sécher ma tignasse et éventuellement me changer. Un passage dans mon armoire, j’enlève mon tee-shirt trempé, le remplace par une chemise que je suis encore en train de boutonner lorsque je vois de la lumière, la porte de la salle de bain ouverte et… - AH ! C'EST UNE MUTINERIE ! TU LE PAIERAS EN DUEL SACRIPANT !» Un éclat de rire.

Un éclat de rire m’échappe carrément à cet instant. Chassée, la morosité coutumière du soir. Chassés, les fantômes et les spectres qui me pourchassaient. Chassée, la tristesse. Repoussée, la culpabilité. Si je suis en colocation avec Marcus, c’était non seulement parce que d’après son médecin traitant, il valait mieux pour lui ne pas vivre seul avec ses crises d’épilepsie, mais aussi parce que pour moi non plus, de toute évidence, vivre seul n’est pas une option. Clairement pas une option. La preuve en cet éclat de rire qui me prend au dépourvu, à voir Marcus écrasé par un chien couvert de mousse et complètement trempé. Attiré par le bruit, Orfeo se faufile entre mes jambes et, assuré d’être en sécurité, feule de moquerie et de mécontentement. Quelque chose dans le genre. Moi, je préfère m’appuyer au mur, les bras croisés sur ma poitrine, à considérer d’un air goguenard mon colocataire. « Il ne pleut pas assez que vous voulez amener la pluie à l’intérieur tous les deux ? » Je me décolle pour attraper une serviette que je jette sur les deux. « Et c’est ainsi que tomba le drapeau pirate sur la dépouille du capitaine Jack et de son fidèle mousse… couvert de mousse ! » J’ajoute, d’un ton solennel, mi-figue mi-raisin. « Tu as passé une bonne journée, sinon ? » J’attrape une autre serviette, plus petite, pour sécher ma tignasse. Après tout, c’était le but de ma venue dans ce coin de l’appartement, non ? « Sacrée saucée, à l’extérieur, on va avoir un orage costaud cette nuit, j’en suis sûr ! »


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MessageSujet: Re: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Sam 22 Avr 2017 - 0:04

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Une patte dans la tronche, de la mousse plein les yeux, de l'eau qui éclabousse un peu partout, et des glapissements joueurs. Autrement dit ‘un joyeux bordel dans la salle de bain. Heureusement qu'aucun des propriétaires de ces lieux ne se trouvait à cheval sur l'ordre et la propreté. Sinon ça gueulerait assez souvent, surtout en cet instant.
Marcus n'avait pas du tout entendu Jedi rentrer. Comment aurait-il put avec le bronx qu'il était en train mettre, avec l'aide de Jack ? Lorsqu'il mit un pied dans leur antre de pirate, l'homme avait à moitié disparut sous l'eau et la mousse, tenant le chien à bout de bras, qui commençait à se tortiller. Lorsqu'il sortit de là, il eut à peine le temps de cracher la flotte à moitié avalé, qu'il se prit une serviette en pleine poire, rigolant carrément sous la réplique de son coloc'. Le chien se retourna pour regarder le blond, ses reins fortement secoué par le mouvement de sa queue. Une réaction un peu trop vive, qui le précipita dans la flotte à nouveau, en renvoyant par dessus bord. Si le chat ne se faisait pas encore aspergé, il aura de la chance. Marcus retira la serviette de sa tête en rigolant, et la posa par terre, à côté du tapis qui devait être bien trempé, et salua son coloc’.
- « Avé maître Jedi, le bonhomme en mousse te salut ! Dit-il en posant deux doigts sur sa tempe, puis en faisant un mouvement de poignet. Tu veux bien fermer la porte s'il te plait ? »
Qu'il sorte ou qu'il reste, il s'en fichait, Marcus n'était pas plus pudique que ça. Il voulait juste limiter l'inondation à une pièce, parce qu'il sentait bien que les rats - ou du moins le ragondin - allaient quitter le navire, quand il ouvrirait l'eau pour le rincer de toute cette mousse. C'est dire que chaude ou froide, le chien avait son soûl de flotte.
Retirant la bonde, il attendit que le niveau diminue un peu, puis attrapa Jack par le collier avant d'ouvrir les vannes. Mais ça ne loupa pas vraiment. A peine rincé que ce satané corniot bondit hors de la baignoire et éclaboussa tout en s'ébrouant. Mi désespéré, mi désolé pour son coloc', le brun s'accouda au bord, observant le chien tenter de se sécher, en se roulant sur la serviette et se frottant le dos.
- « Ma foi oui, ça a été la journée. Hormis ce temps de sagouin. J'ai eu une petite nouvelle dans ma compagnie, c'était chouette.
Grinçant des dents, l'homme choisit par contre d'ignorer la mention d'un orage imminent.
- Et toi ? Mis à part ta pré douche ? C'est cool non, tu finis ta journée en bord de mer, y a juste pas mal d'embrun, et des grosses mouettes. Son regard tomba sur le chien, qui émettait des couinements étranges. En plus c’est calme au large, maintenant que les pirates ont coulés. Y a peut être une baleine qui est passé par là, mais j’ai pas retrouvé Wilson. »
Relevant son regard vers lui, il lui sourit largement, avant d’empoigner le rideau de douche et de le fermer. Un peu d’intimité quand même ! Même s’il aurait put fermer la porte de la salle de bain pour en avoir pleinement. Enfin il allait épargné à Jedi la vision de son corps en tenu d’Adam. Bien qu’il l’est déjà apperçu en slip. Mais quand même.
- « Promis, il reste de l’eau chaude ! Je libère dans deux secondes ! Promis je nettoie après si tu veux la prendre aussi !
Chose promise, chose due, sa main tâtonna à la rechercher d’une serviette et il s’en enveloppa la taille, avant de sortir. Manquant bien glisser sur toute cette eau.
- Ta douche hein, pas la sirène. Ne put-il s’empêcher d’ajouter, en se rattrapant au bord de la baignoire. T’façon j’en ai cherché et j’en ai pas trouvé ! »
Bon il n’allait pas aller jusqu’à dire qu’il se prenait pour une sirène d’eau douce – ou d’eau mousse – il tenait plus de la tortue de mer que de la sirène. Bien que pour se qui était de se cache à l’eau, il était bien aussi.
Avisant le chien, les deux se lancèrent un regard tel des cowboys avant un duel. Chacun savait ce qui attendait l’autre. Et l’animal n’aimait pas du tout. Jouant la musique de western, Marcus se baissa très lentement vers Jack, celui-ci ne bougea pas d’un pouce, resté les quatre fers en l’air, avant se retrouver enveloppé dans la serviette. Les prémices du sèche cheveu de la mort. Tin, tin, tiiiiiiiiiiiiiiiiin !
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MessageSujet: Re: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Ven 19 Mai 2017 - 16:40

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J’ai beau avoir fêté mes vingt-neuf ans il y a quelques mois à peine, ou déjà, ou que sais-je, lorsque j’ai annoncé à mes parents que j’étais installé à Radcliff pour une durée plus longue que prévue, et surtout en colocation avec un inconnu, ils ont tout d’abord affiché la plus grande des perplexités. En colocation, avec un inconnu, ça collait étrangement bien davantage au profil de ma sœur qu’au mien, à son caractère, qu’au mien. A elle, qu’à moi, tout simplement. Et pourtant. Adossé au montant de la porte, j’ai un franc sourire aux lèvres, qui détonne avec ma morosité, avec mon air grave habituel, ce souci constant qui torture mes tempes depuis l’enterrement de Mike. Je secoue lentement la tête, non seulement en sentant un Orfeo prudent s’intercaler entre mes deux pieds – la zone la plus sûre de l’appartement à ses yeux, à n’en pas douter, mais aussi en voyant chien et maître aussi trempés l’un que l’autre s’interrompre pour me regarder, me saluer, éclater de rire dans le cas du dernier. Secouer la queue dans le cas du premier. - « Avé maître Jedi, le bonhomme en mousse te salut ! Tu veux bien fermer la porte s'il te plait ? » Dans un sourire, sans cesser de tenter de sécher mes cheveux et sans réfléchir, je m’exécute, avant de me rendre compte que je ne me contente pas de déranger Marcus, mais que je le dérange surtout pendant son bain. Il ne m’en faut pas plus pour piquer un fard, qui me plonge dans la profonde contemplation du bord du lavabo. Une contemplation totalement avortée à l’instant où Jack, estimant sans doute que se rincer, c’est très surfait, et qu’il a totalement épuisé sa patience avec l’eau, entreprend de passer la serpillière sur le sol de la salle-de-bain après l’avoir détrempé un peu plus tôt. Et entreprend également de me faire participer au bain général, faisant fuir Orfeo dans un miaulement outré. Mon chat plante ses griffes dans mon tibia, je l’attrape avant qu’il ne me lacère trop pour le prendre dans mes bras. « Hé ! Jack, n’abuse pas non plus ! » Je secoue la tête, plus amusé qu’autre chose il ne faut pas se mentir, avant de déposer mon chat sur le bord du lavabo et de tenter de sécher l’autre animal de la colocation. - « Ma foi oui, ça a été la journée. Hormis ce temps de sagouin. J'ai eu une petite nouvelle dans ma compagnie, c'était chouette. Et toi ? Mis à part ta pré-douche ? C'est cool non, tu finis ta journée en bord de mer, y a juste pas mal d'embruns, et de grosses mouettes. En plus c’est calme au large, maintenant que les pirates ont coulés. Y a peut-être une baleine qui est passé par là, mais j’ai pas retrouvé Wilson. » Je relève la tête pour croiser son regard, avant de me relever tout-à-fait. « Ca va, bonne journée aussi. » Désolé Marcus, je suis du genre à ne pas trop m’étendre en règle générale, et encore moins lorsque mon interlocuteur est occupé à se doucher. D’ailleurs, en le voyant tirer le rideau de bain, je m’empourpre davantage encore et m’empresse de me diriger vers le couloir. « Je… je v...vais te laisser te laver tranquille » Mon bégaiement revient en force, comme souvent dans ce genre de circonstances, tout en l’entendant continuer de parler mais sans pour autant m’arrêter pour chercher à comprendre.

Il ne m’en voudra pas, j’espère, mais contrairement à ma sœur, je suis excessivement pudique. Et plutôt deux fois qu’une lorsqu’on parle d’autres garçons, le malaise allant jusqu’à me sentir perdu dès que je croise un torse dénudé. Je m’enfuis, laissant passer Orfeo entre mes jambes mais bloquant malgré tout l’accès pour laisser Jack à son propriétaire. Et le laisser s’en occuper pour le sécher, aussi, je ne suis pas suffisamment courageux et serviable pour me proposer de m’en occuper. Au lieu de quoi, je sors, avec ma serviette toujours en train de frictionner mes cheveux. Je rejoins notre salon, me laisser tomber sur le canapé pour y ouvrir mon bouquin tout juste reçu, en lire une page, deux, les trois dernières, le refermer et fixer les fenêtres et le ciel qui s’obscurcit de minutes en minutes maintenant. Les nuages de pluie, anciennement blancs, gris, deviennent carrément noirs. Une sacrée saucée, un sacré orage et il va éclater d’une minute à l’autre maintenant. Je remonte mes pieds sur le canapé, plie les genoux, y pose mon menton. J’entends le bruit du sèche-cheveux dans la salle de bain, je me redresse dans un soupir. Orfeo n’est visible nulle part, il doit craindre très sérieusement que je me mette en tête de le laver à son tour. Pas fou. « T’as besoin d’aide pour sécher le fauve, Marcus ? » Ma voix porte dans l’appartement. « Tu peux venir le sécher dans le salon, tu seras mieux ! » Je délie mes membres, rejoins la fenêtre avant de m’en détourner pour mieux retourner dans le couloir, puis la salle de bain. Un petit coup à la porte, je l’entrebâille. « En revanche, fais vite parce que l’orage va nous tomber dessus d’un moment à l’autre, il vaudra mieux essayer de débrancher un maximum de trucs, non ? » J’ai un sourire lorsque je rajoute. « Ca fait longtemps que j’ai pas vu de nuages aussi menaçants, viens voir, ils sont assez impressionnants. » Un regard vers la fenêtre de ma chambre, visible de là où je suis. « Tiens, je te vois bien en chasseur d’orage ! Avoue que tu as déjà fait ça… »

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MessageSujet: Re: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Lun 26 Juin 2017 - 19:59

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Des fois Marcus en oubliait que son coloc était bien plus introverti que lui. L'homme était tellement tête en l'air qu'il en oubliait la condition dans laquelle il se trouvait. Lui parler de la pluie et du beau temps, alors qu'il était tout nu dans son bain, ça ne le dérangeait pas plus que ça, parce que justement il en était venu à omettre qu'il était tout nu dans ce dit bain. M'enfin avec la quantité de mousse qui s'y trouvait y avait pas grand chose à voir. Et Jedi l'avait déjà vu en caleçon, et au réveil, donc bon... On pouvait difficilement faire pire. Faut dire que c'était aussi une habitude, avec son frère ils étaient spécialiste pour se tailler le bout de gras quand un prenait sa douche, pendant que l'autre trônait, puis d'échanger leur place sans vraiment se cacher. Bon aussi, ils se faisaient aussi des crasses, comme laisser couler l'eau du robinet pendant que l'autre se lavait, mais ça c'était une autre histoire… Et bien que Charlie soit mort depuis près de dix sept ans, il avait conservé toutes leurs habitudes, comme si son inconscient avait définitivement bloqué quand il avait douze ans. Même si, en sens, le fait qu'il se soit arrêté de grandir à cet âge se trouvait être un fait avéré.
Le brun ne s'était pas non plus rendu compte que son coloc l'avait laissé parler tout seul, du moment où il avait tiré le rideau de la douche, au moment où il est était sortit, en manquant bien se briser les reins. Enfin, ça ne l'avait pas empêché de chanter "A pirate's life for me", pendant que Jedi commençait à sécher mister Jack Sparrow. Il ne s’offusqua pas du tout de voir qu’il n’était plus là. Comme il ne s’était pas offusqué non plus, qu’il n’est rien répondu à sa tirade. Il parlait parfois un peu trop, bien quand présence du blond, il pouvait dire qu’il parlait pour deux.
L'animal se tint relativement tranquille, jusqu'à ce qu'il ne mette en route le sèche-cheveu. Il se retourna et le regarda avec des yeux de chat potté, commençant à couiner, mais son maitre ne voulu rien savoir.
- « Tiens toi tranquille Jackouille, ça ira plus vite.» Maugréa son maitre.
Même si le plus rapide aurait été de se réchauffer avec un chocolat chaud plutôt qu'un bain. M'enfin… Marcus et la logique, on repassera.
Le brun entendit à peine son coloc lui parler dans le salon, à par quelques mots. Bien sûr que le cabot aurait souhaité être dans la pièce de vie plutôt qu’ici, mais non. Sauf que le sort en décida autrement. Frappant à la porte, celle-ci s’entrebâilla sur un Jedi plein d’attention, sauf que… Telle une savonnette, le chien lui fila entre les doigts sous un « Non ! » de son maitre, qu’il ignora royalement, se faufilant entre les jambes du jeune homme. Jurant dans un argot, qui lui venait d’un de ses grand-père –aucune idée duquel, fallait dire que les deux en tenaient une bonne couche sur ce sujet - il se redressa, mais un peu trop rapidement. Son pied accrocha la serviette, qu’il parvint à rattraper de justesse, s’évitant ainsi de finir à poil devant Jedi, pour simplement observer, impuissant le gremelin qui se secouait déjà entre la table basse et le canapé.
- « Ce n'est que partie remise, sale bête ! Dit-il d'un ton impérial, avant de raccrocher sa serviette et de débrancher l’appareil comme si de rien n'était. Je pense que là, y a pas grand-chose à débrancher. La boxe et les consoles ? » Dit-il à l’adresse de son interlocuteur humain.
Les réveils ça pouvaient encore servir, si tant est qu’un soit à la même heure que l’autre. Avec sa mutation qui faisait un peu ce qu’elle voulait, y avait de quoi se poser des questions sur la norme de l’installation électrique de sa chambre… Marcus ne fit pas de commentaire rapport à l’orage qui menaçait au dessus de leur tête, préférant ne même pas y penser.
Malheureusement, un orage c'est ce qu'il craignait, et c'est bien ce vers quoi tendait ce satanée temps de cochon. Une bonne nuit en perspective tout ça. Surtout que chien et maitre se rejoignait sur cette peur, qui lui donnait déjà des sueurs froides en y songeant. Cependant pour Jack on pouvait lui pardonner, c'était encore un bébé. Pour l’homme, à son âge hein… Et pourtant. Il ne se l'expliquait, mais il n'avait jamais guérit de cette peur d'enfant.
Sachant son coloc peu à l’aise avec la nudité, le mutant ne lui en imposa pas plus et s’éclipsa dans sa chambre, avant que sa maladresse ne finisse par lui faire exposer bien davantage que ce qu’il souhaitait en voir. Quelques secondes plus tard, il en ressortit en short et t-shirt, affublé de son pyjama fétiche de star wars à l'effigie de Chewbacca, et jeta sa serviette sur Jack, qui ne mit pas longtemps avant de se rouler dedans pour se sécher. Puis il partit chercher une serpillière, afin de nettoyer ses dégâts dans la salle de bain. En chemin, il se posta devant le blond et planta le manche dans sol, comme s'il c’était agit d’un étendard.
- « Chasseur d'éclair ? Tu me vois sérieusement comme le capitaine Shakespeare, sur son rafiot volant ? J'ai pas autant de classe que lui. Sauf s’il faut que je sorte la mouche et le tutu. Mais même là je pense que De Niro a plus de grâce que moi. »
Là dessus, il tendit sa serpillière devant lui, amenant plus ou moins gracieusement son bras derrière lui, tendant quelque peu une jambe dans la même direction, avant de se diriger vers le lieu sinistré avec la grâce d'une table à repasser bancale. Sur l’air de "siffler en travaillant", chanté avec le peu de français qu’il connaissait, ce qui donna un franc-glais dans un accent qui n’appartenait vraiment qu’à lui, il s’employa à éponger le sol. Telle une Cendrillon accomplit.
Une fois sa tâche effectué, Marcus revint dans le salon, ignorant royalement les fenêtres, d’où l’on pouvait aisément admirer ce parfait entassement de nuage aussi noir que de l’encre, parés à cracher leur fureur. Mais paré, lui, il ne l’était absolument pas. Le brun s’affala dans le canapé, cherchant Orféo du regard, avant de le poser sur sa propre bestiole, roulé en boule sur la serviette. Il le poka du bout du pied, jouant avec lui lorsqu’il réagit enfin, se retournant pour lui attraper l’orteil.
- « Et sinon, tu veux manger quoi ce soir ? A moins que tu ais déjà fait cuir ton chat ? Il est où Oréo ? » Interrogea-t-il, penchant la tête en arrière vers son ami.
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MessageSujet: Re: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Dim 30 Juil 2017 - 23:12

You are a pirate !
... of the duvet, when the storm is your Achilles' heel
Marcus & Jedikiah



J’ai fui. Comme souvent, me direz-vous, mais… en l’occurrence, je sais que la fuite se justifie totalement, et plutôt deux fois qu’une : ça me semble logique de fuir une salle de bain lorsque son coloc s’y douche. Surtout lorsque son coloc s’y douche. J’ai fui, donc, je fuis dans le salon où Orfeo trouve ses aises, j’interdis à Jack de me suivre et je me laisse rapidement tomber dans un canapé avec un livre en main pour en parcourir quelques pages. Une ligne, deux paragraphes, mes doigts tournent et s’échouent sur la page numéro deux. Une ligne deux paragraphes, mes yeux parcourent les mots, les phrases, je me rends compte que je n’ai rien retenu, repars en arrière et me résous à le refermer au bout du troisième essai : la concentration du lecteur n’est clairement pas là, le ciel menaçant m’attire bien davantage, mes yeux se rivent sur la vitre et sur l’extérieur de l’appartement que me dévoilent les fenêtres du séjour. Un bruit de sèche-cheveux m’apprend que Marcus en a terminé avec sa douche et que Jack doit présentement faire son martyr, ma voix ne porte pas bien loin mais au moins, je propose ma collaboration et mon soutien. Sur le principe. Le sèche-cheveux continue de vrombir, je me résous à me lever et à aller récidiver mon offre, ma main frappant à la porte, ma main entre-baillant la porte quand je crois entendre une réponse positive, ma… « Non ! » Non ? Je rougis brutalement, lâche la poignée. Non, ne pas rentrer je suis en tenue d’Adam, c’est comme ça que j’interprète le presque-cri de Marcus, et ça facilite encore plus la fuite de Jack qui file entre mes jambes sans demander son reste, ouvrant en grand la porte et me laissant figé. Rouge comme une tomate. Et bégayant. « Je… je… v… v… » J’arrête là le massacre en baissant les yeux, en regardant le plafond, en me mordant la lèvre pour faire le point sur la situation. Et volteface. Jack est dans le salon, Marcus n’a qu’une serviette et… - « Ce n'est que partie remise, sale bête ! Et le non s’adressait plus au chien qu’à moi. Je pense que là, y a pas grand-chose à débrancher. La box et les consoles ? » « Hein ? Oui, euh… oui. » Oui. Et mon ordinateur, aussi, qui est en train de charger dans ma chambre. Je cligne des yeux, reprends pied dans un regard en direction de ma chambre où les nuages noirs s’accumulent au travers de la fenêtre. L’orage se prépare, je souris : peut-être m’empêcheront-ils de dormir, ce ne serait pas du luxe.

Je me décale et m’échappe prestement lorsque Marcus file dans sa chambre pour s’habiller, avoir pitié de moi. On se retrouve rapidement dans le salon, alors que je viens de débrancher la télé, les consoles, la box comme planifié un peu plus tôt et lui, de passer la serpillère dans la salle de bain nous éviter de nous la jouer communion avec la nature. Et l’inondation. Sa serpillère en étendard, il me fait face. - « Chasseur d'éclair ? Tu me vois sérieusement comme le capitaine Shakespeare, sur son rafiot volant ? J'ai pas autant de classe que lui. Sauf s’il faut que je sorte la mouche et le tutu. Mais même là je pense que De Niro a plus de grâce que moi. » Il part aussi vite qu’il a parlé, et moi, je reste planté comme un imbécile, en tentant de démêler ce qu’il vient de me dire, un sourire hésitant aux lèvres. Shakespeare ? Je n’ai pas souvenir qu’il ait écrit quoique ce soit en rapport avec les chasseurs d’orange, et… De Niro ? « Hein ? Euh… okay. » Je finis par articuler. Je lui demanderai des détails plus tard. Après un détour dans ma chambre, je rejoins le salon – centre de gravité de l’appartement où on finit systématiquement par échouer, mon ordinateur dans la main, un livre posé en équilibre précaire, et un chat me tournant autour, se glissant sous mes jambes, comme pour mieux précipiter une catastrophe que je ne compte absolument pas voir se produire.

Lorsque Marcus revient, je suis attablé, mon roman en train de me faire de l’œil, quelques comptes-rendus de séance sur mon ordinateur allumé, et les derniers examens que j’ai fait passer à mes quelques élèves de braille, dans des cours particuliers donnés en parallèle de mon travail à l’hôpital et dans les établissements scolaires. J’aime mon job, j’aime la pluralité des domaines. J’aime, plus encore, voir les progrès. Quand Marcus revient, donc, je mordille mon stylo, annote un cahier de brouillon, hésite sur mon clavier, bref : je cherche la bonne formulation pour rapporter les difficultés que j’ai avec un sourd du nom de Jonas, je cherche sans trouver. Je relève la tête, dans un sourire. - « Et sinon, tu veux manger quoi ce soir ? A moins que tu n’aies déjà fait cuire ton chat ? Il est où Oréo ? » Mes yeux s’en vont contempler le plafond, je rectifie immédiatement : « Orfeo… » avant de partir à la recherche de mon chat. Caché dans un coin de la bibliothèque, lové entre le lecteur DVD et une pile de magazines. Déjà que la luminosité de la pièce laisse à désirer, du fait de l’atmosphère orageuse, mais là, il est presque invisible dans son repère. Seuls ses yeux jaunes ressortent dans l’obscurité, c’en serait presque flippant. « Il fait son peureux, tiens, à côté du lecteur DVD. Et pas d’idée pour manger… il doit nous rester une pizza dans le congélo, non ? » Je me lève, délaisse un rapport inachevé, m’accroupis pour ouvrir la porte et regarder le contenu de notre fournisseur principal de vivres. « Pizza quatre fromages, pizza chèvre miel, une de mes paires de chaussettes… » Je fronce les sourcils. Comment ont-elles pu arriver là ? « Mais je doute qu’elles soient comestibles. Sinon on a de quoi faire de la soupe. Et il y a un hachis parmentier, mais ça met trois plombes à décongeler. » Je me relève, en refermant la porte, et en laissant les chaussettes à leur place. Si je les ai mises là, il devait y avoir une bonne raison, donc autant les y laisser pour le moment. Machinalement, j’allume le four, avant de m’appuyer au plan de travail et de regarder mon colocataire. « C’est quoi ce que tu racontais tout à l’heure, là, chasseur d’éclair, Shakespeare, de Niro ? Je suis sûr que j’ai loupé une référence, mais impossible de savoir laquelle. Je doute que tu parlais de l’auteur d’Hamlet, tu vois… » Je fais même plus qu’en douter : j’en suis certain. « Quand je parlais de chasseurs d’orage, je parlais de ces mecs, là, qui partent en bagnole sus les orages pour prendre en photo des éclairs et tout… c’est assez fascinant, attends… » Je vais vers mon ordinateur pour ouvrir youtube : il me rappelle que c’est vrai, j’ai déjà coupé internet en prévention. « Bon, je te montrerai demain. Mais tu dois connaître, non ? »

© Grey WIND.

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MessageSujet: Re: [Jedicus] You are a pirate ! … of the duvet, when the storm is your Achilles' heel   Jeu 7 Sep 2017 - 11:57

You are a pirate ! … of the duvet,
when the storm is your Achilles' heel
Yar har, fiddle di dee. Being a pirate is all right with me! Do what you want 'cause a pirate is free. You are a pirate! Yar har, wind at your back, lads. Wherever you go! Blue sky above and blue ocean below. You are a pirate! You are a pirate! You are a pirate! Ya gobshite!


«Pourquoi est ce que je me fatigue ?». C'est la question que Marcus se posait souvent face à Jedi. Il ne le pensait absolument pas méchamment, seulement dans leur colocation il était Dinozo, et lui Ziva. Ou lui Dean, et le blond Castiel. S'ils pouvaient parfaitement parler la même langue, pour ce qui concernait la littérature, leur bibliothèque conséquente parlait pour eux, pour ce qui était des films… D'ailleurs la dite bibliothèque devait être le meuble le plus fournit de l'appartement. Et pas qu'en livres… En vêtements, en conserves, il devait y avoir un rouleau de PQ dans le coin. C'était tellement varié, que si un jour on leur disait qu'il y avait un navet, ça ne concernerait en rien une œuvre littéraire.
Mais c'était comme ça entre eux : Marcus et ses références, Jedi qui y comprenait que tchi. Bien sûr quand on dit Shakespeare, tout le monde pense à ce célèbre écrivain anglais ! Non, dans la tête du mutant c'est le capitaine d'un bateau voguant dans les cieux, pêchant les éclairs et affectionnant s'habiller en femme. Parce que c'était sa logique, et qu'il avait toujours un espoir que quelqu'un comprenne de quoi il parlait. Mais il les vivait bien, ces moments de solitudes. Surtout qu'à se balader à moitié nu, ça ne l'aidait pas son pauvre coloc', cependant l'aîné n'en avait pas conscience. Comme beaucoup d'allusion innocente qu'il faisait. S’éclipser dans sa chambre sembla être la meilleure des idées qu’il puisse avoir. Etrangement, débrancher sa console lui avait prit moins de temps, que de trouver toutes les parties de son pyjamas. Ce week-end, faudra qu’il fasse un peu de rangement. Si tant est que l’homme trouve ce mot dans son vocabulaire…

Le ciel noir d'encre, il l'ignora totalement en revenant dans le salon, s'efforçant de ne pas penser à l'orage qui allait leur tomber sur la tête. L'homme en maudit même son ami de le lui faire remarquer. Sans doute commençait-il à devenir blême, mais ça aussi, il s’efforça de ne pas y songer, en se laissant lamentablement tomber sur le canapé, avec un léger soupir.
Jack était encore mouillé sous son pied, un peu comme les cheveux de son maitre, cependant ça ne semblait pas le déranger. Tant qu'il ne tremblait pas, ou ne se mettait pas à éternuer, Marcus ne comptait pas le contraindre au sèche-cheveux. La bestiole se débrouillait bien avec la serviette, sur laquelle il était à présent couché. Marcus bascula la tête en arrière et sourit à son coloc, quand il le corrigea pour le nom du chat. Bien sûr qu'il savait que c'était Orféo, mais ca ressemblait trop au gâteau. Ses yeux cherchèrent le matou des yeux, sous les indications de son maître. Et de là où il se trouvait, la bestiole ressemblait à un petit démon.
Jouant distraitement avec Jack, il le fit rouler sur le dos, grimaçant de douleur, sous ses assauts un peu plus prononcés, contre ses orteils, figeant un "aie" au fond de sa gorge lorsqu'il lui poinçonna l'orteil un peu plus fortement. L'homme se laissa glisser du canapé et prit le chien dans ses bras, ébouriffant sa tête au passage. Il détesta ça le cabot, mais c’était pour avoir voulu lui faire un piercing dans le pied ! Son pas le mena vers Jedi, se plantant derrière sa chaise ses yeux trainèrent sur l'écran, sans lire ce qu'il écrivait. Ou tout du moins, tentait d'écrire.
- « Tu travail trop… Baragouina-t-il le menton planté entre les oreilles du chien.
Et lui pas assez. Mais Marcus détestait ramener du travail à la maison. Pourtant il en avait des dossiers en retard, mais il préférait se consacrer à sa "compagnie" qu’à la paperasse. Son regard suivit le mouvement du travailleur, quand il entama un mouvement vers le frigo. Ce qu'il aurait put aussi faire, sur le principe, cependant le canapé avait été le plus proche. Bien que géographiquement parlant c'était faux, néanmoins pour sa paresse, le canapé se trouvait toujours plus proche qu'une quelconque autre activé.
Le mutant sourit en entendant la mention des chaussettes au milieu de l'énumération des pizzas. Ça lui rappela l'autre jour, lorsqu'il avait mit le dentifrice dans son tiroir, et un caleçon dans l'armoire à pharmacie…
- La pizza chèvre miel m’a l’air bien partit. Finit-il par lâcher, après un court instant de réflexion. Y a qu’un anglais pour apprécier ça !
Son exclamation transpira profondément son accent si britannique, qu’il avait un peu forcé, pour plus se rapprocher de celui du côté paternel de sa mère. Parce que s’il avait employé le dialecte gallois, ou texan, Jedi ne l’aurait pas compris. Bien que ça n’aurait pas changé de d’habitude, compte tenu de sa demande d’explication. Son timbre naturel était imbuvable. Le blond avait déjà dû l’entendre, le nombre de foi où il rouspétait contre ses jeux. Jack s’agita entre ses bras, coulant lentement vers le planché des vaches, vers lequel il souhaitait retourner.
- Stardust ! Qu’il lui répondit du tac au tac, libérant l’animal de son étreinte, qui s’en fut à la recherche de son copain de jeu. C’est l’histoire d’un gars qui part à la recherche d’une étoile, pour impressionner une fille. Quel crétin… Et il se passe plein de trucs. Notamment un bateau qui vole et des pirates chasseurs d’éclairs ! Bref, je te le ferais voir.
Parce que ça valait mieux que ses explications. Pour ce qui était de raconter, Marcus il se posait là. La nouvelle mention des véritables chasseurs d’orage le laissa cloué sur place. C’est qu’il insistait le bougre ! "Je sais oh !" qu’il lui aurait bien dit, mais à la place il se contenta de lui rappeler que youtube sans internet, ben ce n’était pas trop compatible.
- T’inquiète je connais. Qu’il lui dit en lui tapotant l’épaule, dans un geste nerveux. Des tarés, un peu comme les chasseurs de tornades. Ta-rés !
Le mutant s’éloigna de lui, sentant une légère sueur froide lui couler le long du dos. Parce que allumer le four c’est bien, mais mettre le manger dedans, c’est encore mieux. Ce qu’il fit, ses yeux se portant sur Jack, assis au pied de la bibliothèque, l’air de patienter que le chat descende enfin de sa tour. L’espoir fait vivre Jack…
Ça ne semblait pas utile pour une pizza, néanmoins Marcus mit tout de même le couvert, dans un ordre qu’il ruina par son lancer du paquet de chips sur la table basse. Très équilibré le repas en somme. Manquait plus que la bière, qu’il s’octroya, y en avait une qui se baladait dans le fond du frigo, depuis des temps immémoriaux. Elle en moussa d’ailleurs quand il l’ouvrit, lui trempant le menton et les pieds. Raté pour l’esquive. Le brun leva la tête vers son coloc, sans remarquer la moustache blanche qui surmontait ses lèvres, tandis qu’il nettoyait son carnage avec de l’essuie tout.
- Sinon t’as l’intention de faire semblant de travailler toute la soirée, ou tu veux regarder un truc ? Je ne pense pas que la télé craigne grand-chose, sur le principe… Il s’approcha de la bibliothèque pour glisser une caresse au matou, qui lui jeta un regard qui en dit long sur sa pensée. Ou tu veux un coup de patte ? Même si sur le principe tu dois très bien t’en sortir sans moi. »
Marcus et la confiance, une grande histoire d’amour… C’est surtout qu’il n’aimait pas trop les responsabilités, et qu’à ses yeux, Jedi occupait un poste qui avait bien plus d’importance que le siens.

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