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 (alec), all i needed was the love you gave.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2014
MessageSujet: (alec), all i needed was the love you gave.   Jeu 6 Avr 2017 - 21:51


all i needed for another day
and all i ever knew, only you.
alec lynch et calista wolstenholme

Elle faisait de son mieux ces derniers temps Calista, pour tenir le coup, malgré tout ce qui avait pu se passer. Ce n’était certainement pas le fait d’avoir été attaquée par Rhaena qui avait marqué le plus son esprit. Au final, c’était à peine si elle s’en souciait de ça. Les bleus avaient fini par s’estomper de son visage et elle devait bien admettre qu’elle avait fait de l’excellent travail pour ce qui était de cacher les traces sous le fond de teint. Il lui restait encore la trace de la coupure qu’elle avait eue au bras, mais rien qui puisse la déranger au quotidien, alors l’attaque de Rhaena, c’était du passé, un truc auquel elle ne pensait qu’à peine et qui ne l’empêchait pas de sortir de son appartement où de quitter le boulot aussi tardivement que ce soir-là. Ce qui était plus difficile, c’était tout ce qui avait pu se passer avec Alec, ça en revanche, ça restait gravé dans sa mémoire, ancré dans un coin de sa tête et ça ne la quittait que trop rarement. Se noyer dans son boulot, ça avait déjà été plutôt efficace la dernière fois, ça l’était encore aujourd’hui. Au point où elle en était maintenant, elle pouvait même passer des heures à démonter un ordinateur, pour le remonter ensuite et recommencer, juste parce que ça lui occupait l’esprit assez longtemps pour qu’elle n’ait pas besoin de penser à Alec. Elle était prête à faire tout et n’importe quoi juste pour s’occuper l’esprit le plus longtemps possible. C’était dur et de toute façon, qu’importait les efforts qu’elle pouvait faire, ça finissait toujours par revenir à son esprit. La douleur était là, omniprésente et elle ne savait pas comment la faire taire, Calista. Elle avait arrêté de se dire que le temps pouvait tout arranger, trois mois, ça n’avait pas été suffisant et plus longtemps encore, elle n’avait pas l’impression que ça pourrait changer quelque chose.

Y en avait d’autres qui disaient loin des yeux, loin du cœur, ça n’avait jamais fait ses preuves ça non plus, alors même que le temps passé sans le voir n’avait jamais rien changé aux sentiments qu’elle avait pour lui. Elle ne savait plus quoi faire alors Calista, souvent, elle se disait qu’à moins qu’on ne lui efface la mémoire, elle serait à jamais incapable d’oublier Alec. Peut-être bien qu’elle devrait commencer à sortir, boire comme pas possible et rentrer avec le premier venu, histoire de profiter de son célibat comme d’autres le faisaient, mais ce n’était pas son genre. Alors elle ne savait pas quoi faire et y avait sans doute pas de solution miracle aux peines de cœur, tout comme il n’y en avait pas au problème d’Alec. Heureusement qu’elle n’avait jamais été du genre à y croire, aux miracles. Elle croyait en d’autres choses qui bien souvent lui permettaient d’avancer, mais là, y avait rien à faire, elle faisait du sur place. Alors, dans tout ça, elle aurait probablement dû oublier l’anniversaire d’Alec et faire comme si ce n’était qu’un jour parmi tant d’autres. Mais elle avait déjà été incapable d’être à ses côtés l’an dernier à cause d’Insurgency, elle se disait qu’elle ne pouvait pas ne pas être là cette année. Elle savait aussi que ça risquait d’être un jour difficile pour lui, à cause de cette mutation qui le figeait dans le temps alors qu’il était censé pendre un an de plus. Elle avait trop de mal à l’imaginer rester tout seul aujourd’hui. Et puis, elle avait déjà quelques cadeaux qu’elle avait pris le soin d’acheter avant qu’ils ne se séparent, alors autant les lui offrir. Elle avait finalement décidé d’aller chez lui, une fois sa journée de boulot terminée. Elle avait pris le temps de passer à la pâtisserie pour prendre un gâteau et puisque cette fois, sa voiture fonctionnait, elle avait quand même galéré à venir jusqu’à chez lui que la fois précédente. Finalement arrivée devant chez lui, avec ses sacs entre les mains, elle hésita pendant plusieurs longues secondes, au pire, elle pouvait déposer ça devant la porte et partir, c’était le geste qui comptait, mais du coup, Alec, il serait quand même tout seul dans son coin et y avait rien à faire, cette idée, elle lui brisait un peu plus le cœur. Déjà qu’il était en miettes, mieux valait éviter d’en rajouter une couche et puis, il avait dit qu’il espérait qu’ils se reverraient et elle n’avait pas envie de couper définitivement les ponts avec lui, alors pourquoi pas hein ? Elle prit une longue inspiration avant de cogner contre la porte. Elle hésita de nouveau, comme si les secondes à attendre qu’il ouvre étaient plus stressantes que jamais et pourtant, la dernière fois, quand elle avait frappé comme ça à sa porte, elle avait manqué de se faire tuer par Rhaena, ça aurait dû être plus stressant. Finalement elle était toujours là, devant la porte quand cette dernière s’ouvrit. « Hey … » Le regarder, c’était plus facile que la dernière fois, mais ça ravivait quand même les douleurs de son cœur. Qu’importait, elle pouvait bien lutter contre ça, au moins si ça pouvait aider Alec à passer un anniversaire pas trop catastrophique.  « Je passais dans le coin et … » Non elle passait pas dans le coin, elle était venue ici et ça n’avait rien d’un hasard, qu’est-ce qu’elle était en train de raconter ? « Enfin, non je … » Elle soupira, elle devait avoir l’air d’une idiote finie, heureusement au moins, Alec la connaissait assez bien pour avoir l’habitude. « Bref. Je voulais juste te souhaiter un joyeux anniversaire. » Elle haussa légèrement les épaules. « J’me suis dit que t’avais peut-être pas envie de rester tout seul aujourd’hui, alors je suis venue. » Peut-être qu’au contraire, il avait envie d’être seul, qu’on lui foute la paix et évidemment, elle n’avait pas pensé à cette option elle. « Mais, si t’as envie d’être tranquille ou juste pas avec moi, t’as qu’à le dire, je partirais … » Elle n’allait pas s’imposer après tout. Peut-être que c’était trop tôt après leur rupture et qu’au lieu de l’aider, elle compliquait encore plus les choses. Peut-être qu’il n’avait pas envie de la revoir. Peut-être plein de trucs, elle ne savait pas, mais maintenant elle était là, alors il pouvait lui dire ce qu’il voulait et elle le ferait.

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love is the light scaring darkness away.
I'll protect you from the hooded claw, Keep the vampires from your door. When the chips are down I'll be around With my undying death defying love for you. Envy will hurt itself, Let yourself be beautiful Sparkling light, flowers and pearls and pretty girls. Love is like an energy Rushing in, rushing inside of me. The power of love A force from above Cleaning my soul.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 7 Avr 2017 - 1:57



sometimes kissing feels like healing
CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

C’était la deuxième année, déjà, qu’Alec appréhendait l’approche du quinze avril dans le calendrier. A une époque de sa vie, il avait attendu ce jour comme s’il avait été le centre du monde, et que personne n’allait alors oublié l’événement à célébrer pour l’occasion. Maintenant, il préférait qu’on l’oublie: qu’on oublie le jour de sa naissance et lui en même temps. A quoi bon fêter une date qui n’avait plus la moindre signification, désormais? Il n’avait jamais trop appréhendé le fait de vieillir - pendant longtemps, plus jeune, il n’y avait même pas pensé, insouciant et fixé sur le présent. Et depuis qu’il était devenu un hunter, après la mort de ses parents, prendre de l’âge ç’avait été comme prendre du gallon, et gagner en crédibilité dans le monde de la chasse. Mais aujourd’hui, il n’vieillissait plus; les jours passaient et rien ne changeait: un mal insidieux que personne ne pouvait vraiment voir, au premier regard. Non, d’une certaine façon, y’avait bien que lui pour savoir c’que ça faisait: souvent, il n’y avait que lui qui voyait quand ses plaies se refermaient, ou sentait les effets miracles de sa mutation sur son corps. C’était un miracle à observer, ouais, d’une certaine façon: chez les scientifiques de la milice, on trouvait ça complètement incroyable- ils avaient utilisé des mots comme ‘trop cool’ et ‘super’ avec toute l’insouciance du monde, mais presque par respect pour les relations de travail avec chacun, le Lynch s’était contenté de faire le sourd, et de n’pas rétorquer. Rétorquer, après tout, ça le menait à des moments bien difficiles où il réalisait à quel point sa vie avait complètement échappé à son contrôle: le futur, le présent, tout craignait, et quand son cerveau s’laissait aller à imaginer quoique ce soit, c’n’était pour lui, qu’en un océan de désolation et de solitude, en perspective. L’optimisme n’avait plus été son truc depuis belle lurette, et Alec estimait avoir assez donné dans l’espoir ou la volonté, dans tout ce qui pouvait concerner cette chose mutante ayant germé dans ses gènes: voilà qu’en quelques temps à peine, ç’avait ruiné toute sa vie. Il n’y avait plus vraiment rien à chercher, à apprendre de plus ou à essayer de changer: c’était trop tard, et il le savait bien, dorénavant. Il n’était plus un hunter parce que ses partenaires du Gunpowder Squad avaient découvert sa nature de mutants, et étaient désormais motivés à lui faire payer sa trahison. Il n’était plus un flic parce qu’il n’était plus un hunter. Et pour couronner le tout, il n’était plus en couple, pour tellement de raisons qu’il n’avait pas le coeur de toutes les lister. Toutes, pourtant, avaient un rapport avec son statut de dégénéré: quand il regardait Calista, quand il parlait de projets futurs avec Calista, quand il pensait à la jeune femme qu’elle avait toujours été, avec ses propres attentes, ses rêves et son avenir à elle, il s’était juste dit qu’il n’pouvait pas continuer. Continuer dans un genre de mascarade où ils avaient prétendu que tout allait bien, que tout s’arrangerait, alors même que lui, il avait perdu espoir et volonté depuis belle lurette. Sans doute alors, lui avait-il juste menti pendant tout ce temps; Alec, il était plutôt bon pour mentir, et remuer le couteau dans la plaie béante et invisible laissée par leur dernière conversation. Il y pensait, pensait encore et encore, dans un cercle infernal que rien n’pouvait briser. Ça n’avait pas été faute d’avoir essayé d’être productif; de bosser avec la milice activement, d’avoir cogité comme jamais il n’s’était engagé dans un de ses jobs passés, sur les cas sur lesquels ils bossaient. Il avait même réveillé la flamme de ses talents en insouciance et en verve, pour se montrer comme un collègue plutôt sociable et sympa. Combien de fois était-il sorti prendre un verre avec d’autres gens de la milice? Et combien de fois avait-il réalisé que tout ça, ces contacts-là, n’comblaient en rien le trou béant qui avait pris le pouvoir dans sa vie?

Pourquoi est-ce que Calista devait lui manquer plus que n’importe qui? Putain, il aurait bien eu envie de pouvoir décrocher son téléphone ou traverser la ville pour parler de tout ça avec Felix - une conversation qui aurait forcément surpris le Lecter, tant ça n’avait jamais été dans la nature d’Alec, que de se languir comme ça d’une femme. Elle était partie, Calista, parce qu’il l’avait chassée de sa vie - il l’avait regardée marcher jusqu’à la porte d’entrée, passer celle-ci sans se retourner. Et il n’l’avait pas retenue. Il avait même été celui qui avait dit que c’était une bonne idée - que c’était la seule issue pour eux deux. Qu’c’était mieux comme ça. Quel con. Encore une fois, il s’retrouvait à découvrir au combien c’n’était pas ‘mieux comme ça’ dans la vie de tous les jours. Et encore une fois, s’il devait céder aux caprices de son coeur meurtris, d’ici trois, quatre mois, il réaliserait qu’être avec la Wolstenholme n’était pas la solution idéale. Alors, rien que par décence au moins, il pouvait arrêter c’jeu-là: pourtant, c’était plus fort que lui. Parfois, il hésitait à l’appeler, d’autres fois, à aller chez elle directement. D’autres fois, à aller à son boulot. Encore d’autres fois, à la stalker jusqu’à pouvoir faire semblant de lui tomber dessus dans la rue. C’était pathétique, clairement; Calista méritait bien mieux qu’un constant aller-retour entre les convictions d’Alec. Elle méritait une vraie chance de pouvoir tourner la page, si elle en était capable: alors, malgré c’qu’ils s’étaient dit, pour l’heure, il n’avait pas repris contact avec elle. Il n’avait pas non plus plié ses bagages pour quitter la ville et attirer Rhaena Dryden à l’autre bout du pays, contrairement à ce qu’il avait dit. Peut-être que la demi-mesure, alors, avait son importance. Ou peut-être que c’était juste le milieu, l’inaction, et le tout qui n’changerait rien, de A à Z. Avec cet alcool-là, Alec se découvrait un vrai talent à ressasser les événements et à broyer du noir: c’était un cocktail spécialement préparé pour son anniversaire, par ses ‘nouveaux amis’ scientifiques de la milice. Ironiquement, le premier vrai pas en avant pour contrebalancer les effets de sa mutation sur un à peu près long terme: une heure, tout au plus, parce que les miracles n’existaient pas non plus, hein. Enfin, avec cinq bouteilles, il allait pouvoir s’occuper et s’consoler pour toute la soirée. Et c’était bien comme ça qu’il avait prévu de fêter son anniversaire: seul, dans son grand, très grand loft enfin aménagé, sans gâteau, sans cadeau, et juste avec de l’alcool. Quelque-part, l’alcool c’était déjà un cadeau qu’il n’aurait pas espéré: ça faisait longtemps, bien trop longtemps, qu’il n’s’était pas pris une cuite. Saddler allait être contente, tiens, s’il devait s’pointer à moitié stone demain à son fameux mariage: quoique, y’avait de fortes chances que la nuit fasse de vrais miracles, avec cette stupide mutation. Il soupira, clairement mécontent d’être dérangé dans ses songes, lorsqu’on frappa à la porte: qui ça pouvait bien être? Est-c’qu’il avait donné son adresse à un de ses fameux ‘collègues’? Qui sait, avec les surprises, c’était peut-être Isolde elle-même qui lui envoyait des fleurs en plus de son invitation à assister à son bonheur à elle. Bref. C’est Calista qui était à la porte, un visage qui le laissa suspendu à un silence surpris, dès qu’il ouvrit la porte. « Hey. » il parvint à lâcher, sans pouvoir retenir un sourire charmeur - de ceux qui lui collaient aux lèvres quand il écumait des bars et draguait des nanas. Le genre de rictus probablement inapproprié, avec elle; heureusement, celui-ci mourut bien assez vite au coin de sa bouche, alors qu’il baissait les yeux. Elle arrivait les bras chargés de plein de trucs, et il savait pourquoi: un genre de célébration qu’il aurait préféré fuir - il aurait pu le lui dire, sans doute, s’il avait été plus sobre, au moins un peu. « J’ai essayé, tout seul, jusque-là... c’est un peu déprimant. » admit-il, encore une fois en des mots qu’il n’aurait pas choisis s’il avait tourné sept fois sa langue dans sa bouche et réfléchi à ses paroles. Peut-être qu’au fond, la spontanéité c’n’était pas si mal - il savait que c’était bien souvent un problème, entre eux. Comment être spontané, avec tout l’poids du monde sur les épaules, hein? Alec, il se sentait porter ça depuis trop longtemps. Près de deux interminables années, quand bien même le temps n’avait aucune conséquence sur lui. A l’extérieur, du moins. « Au moins t’as... déployé tout un tas d’efforts. C’est déjà plus que d’autres. » peut-être bien que c’était adressé à Felix plus qu’à n’importe qui - des mois qu’il n’avait pas de nouvelle de son meilleur ami, et aujourd’hui n’avait pas été différent, évidemment. Alec n’avait rien attendu, heureusement, mais ce soir était un cruel rappel de tout ce qui manquait, et évidemment que Felix avait laissé un vide, lui aussi. Un vide qu’il n’s’était pas préoccupé de combler à nouveau, malgré leurs années passées à être inséparable, à travers les obstacles, les victoires, la vie de tous les jours ou leur destinée de hunters. Alec soupira, décidant de chasser ces parasites, pour se concentrer sur la blonde juste là, lui offrant un sourire alors qu’il s’écartait pour la laisser rentrer. « On peut dire que c’est ma crémaillère aussi. On fait d’une pierre deux coups. » comme ça, au pire, elle n’aurait pas besoin de revenir, si elle venait juste par pitié, par culpabilité, ou pour quelque autre raison de ce genre. D’toute manière, il n’aurait pas pu inviter qui que ce soit d’autre qu’elle, pour pourtant, inaugurer son premier vrai achat de toute sa vie. La seule chose concrète de son existence, pour sûr.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2014
MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 7 Avr 2017 - 13:09


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alec lynch et calista wolstenholme

Y avait eu tout un tas d’autres moments depuis qu’elle avait rompu avec Alec, pendant lesquels Calista avait cru qu’elle n’allait pas tenir plus longtemps avant d’aller le retrouver. Des fois elle s’était juste réveillée au beau milieu de la nuit avec cette envie démesurée d’au moins attraper son téléphone pour l’appeler, prendre des nouvelles, elle se disait qu’au moins, elle avait le droit de se demander si tout allait bien pour lui et que ce serait pas complètement fou de prendre au moins des nouvelles. Peut-être un peu bizarre, si jamais ça devait arriver à quelque chose comme quatre heures du matin, mais dans les faits ce serait pas complètement insensé de demander de ses nouvelles à Alec, c’était ce que faisait les gens entre eux non ? Elle avait résisté pourtant en se disant que c’était peut-être trop tôt ou qu’il préférait peut-être ne pas entendre parler d’elle pour le moment. Après tout la dernière fois, il avait disparu pendant trois mois sans donner la moindre nouvelle. Elle ne voulait pas que ça recommence, bien évidemment, mais elle ne voulait pas non plus le presser, après tout, s’il avait besoin d’un peu de temps tout seul dans son coin, elle ne pouvait quand même pas le priver de ça. Cependant, elle ne voulait quand même pas le laisser tout seul dans son coin pour son anniversaire, elle ne voulait pas l’imaginer à juste déprimer aujourd’hui. Même les autres jours, elle n’aimait pas se dire qu’il était quelque part en ville et complètement déprimé à cause de tout ce qui pouvait lui arriver, tout ce qui leur était arrivé à eux deux. Au moins, aujourd’hui, elle avait une bonne excuse. C’était son anniversaire, ça lui donnait une bonne raison d’aller le voir et puis, elle avait eu ça en tête depuis bien avant leur rupture, du coup, ça devait rendre son geste encore plus légitime, c’était en tout cas ce qu’elle s’était dit sur le trajet jusqu’au loft d’Alec.

Elle avait hésité pourtant, une fois devant, comme si toutes les assurances qu’elle avait eues au moment de prendre sa décision s’étaient envolées comme par magie. Elle avait hésité à tout laisser devant sa porte avant de prendre la poudre d’escampette. Elle aurait encore plus eu l’air d’une idiote, sans doute, si elle avait dû agir comme ça. Mais, maintenant qu’elle avait osé frapper à la porte et qu’il était là en face d’elle, y avait toute une partie d’elle qui se sentait encore plus triste que d’habitude, comme si le revoir suffisait à amplifier chacune des peines qu’elle portait en elle depuis ce soir-là. Mais y avait aussi une partie d’elle qui se sentait rassurée, apaisée, contente même d’enfin le revoir alors que ça faisait déjà trop de temps qu’elle ne l’avait pas vu. Elle pinça légèrement les lèvres aux propos du jeune homme, évidemment que tout seul, c’était déprimant. C’était bien pour ça qu’elle était venue jusqu’ici, parce qu’elle n’avait pas envie de le laisser déprimer tout seul. « T’as plus à être tout seul alors. » Elle haussa les épaules avant de lui adresser un sourire. Elle était là maintenant, alors il n’était plus tout seul. « Bha tu sais, j’fais toujours mieux que les autres de toute façon. » Elle leva les yeux au ciel d’un air faussement prétentieux, en vérité, elle était bien la dernière personne au monde à penser ça, à part sans doute quand il était question d’ordinateur et d’informatique, là c’était indéniable, elle était mieux que tout le monde. C’était son domaine ça après tout, pour ce qui était du reste, elle n’avait pas beaucoup de raisons de jouer les prétentieuses. Elle entra dans le loft du jeune homme alors qu’il s’était décalé pour la laisser entrer. « Ça veut dire que tu as tout terminé maintenant ? » La dernière fois qu’elle était venue, ça n’avait pas été tout à fait terminé, alors s’il parlait de crémaillère, ça devait être fait maintenant. Après tout, s’il avait été comme elle et qu’il avait eu le besoin de s’occuper l’esprit, ça n’avait rien d’étonnant. « Mais j’aurai pu revenir plus tard pour une crémaillère. » Elle haussa les épaules, après tout, ça ne la dérangeait pas de revenir, au contraire, vu le nombre d’excuse qu’elle s’était cherché pour essayer de revenir vers lui, s’il lui en offrait une sur un plateau, elle n’allait certainement pas s’en plaindre. « Ça va, t’as pas rencontré de problème avec internet ? » Ou n’importe quoi lié à tout ça, si elle pouvait servir à quelque chose dans l’emménagement de son loft, c’était bien ça. Les branchements internet, voire même tout ce qui était lié à l’électricité, parce qu’elle savait y faire avec tout ça, au moins à ce niveau-là, l’avoir dans ses connaissances, ça pouvait toujours aider.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Sam 8 Avr 2017 - 4:47



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CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Depuis la dernière fois que Calista avait passé le pas de cette porte, Alec n’avait pas su c’qu’il faisait. Si ses choix étaient les bons, s’il avançait concrètement dans son existence avec ce qui lui restait, ou s’il plongeait droit dans un déni qui viendrait bien assez tôt lui foutre une gifle en pleine gueule. Il avait ressassé leur discussion, encore et encore, les bonnes raisons et les désaccords, et quoiqu’il advienne, il n’avait jamais fait sa paix avec la façon dont les choses avaient tourné. En une soirée, comme ça, sans crier gare, tous les deux étaient passés de couple heureux et naïf à deux personnes qui se séparaient pour des problèmes si graves, si déprimants, qu’ils les avaient jugés insurmontables. Alec, en tout cas, avait été le premier à le faire; le fait était pourtant, que depuis qu’ils avaient rompu, sa volonté de changer les choses n’était pas revenue pour autant, fracturant ses désillusions et remettant de l’ordre dans sa vie: non, le Lynch n’avait pas repris son existence en mains, il n’avait pas cherché de nouvelle piste pour se débarrasser de sa mutation. Il avait juste... vécu, subi, enduré, vivoté chaque jour l’un après l’autre, le tout selon ses humeurs, selon les événements, sans chercher plus loin. Il luttait encore à trouver le moindre sens à c’qu’était devenu son quotidien: est-ce que la milice, c’était la réponse au vide qui s’était créé dans ses convictions, au moins? Ici, il n’était plus un hunter, il n’était pas qu’un transmutant pour autant- et il était assez actif pour croire qu’il aidait à la bonne marche de Radcliff, jusqu’à un certain degré. Les choses avaient tellement changé pour lui, qu’il était officiellement invité au mariage de celle qui se serait facilement affichée comme son ennemie jurée, un an plus tôt: ç’avait été à cause d’Isolde Saddler qu’il avait passé son dernier anniversaire dans les geôles de chez Insurgency, après tout. Et à cette époque-là, elle avait elle-même était bien différente: amère et agressive, parlant à tout va de ces gens qui la trahissaient, de c’type qui lui avait menti et travaillait pour les hunters. Finalement, il semblait qu’un an pouvait changer beaucoup de choses: voilà qu’elle allait l’épouser, ce fameux type traitre. Est-ce qu’un jour, les choses entre Calista et lui pouvaient prendre un tel tournant, au point de changer du tout au tout en un temps record? Alec, il n’vivait pas vraiment d’espoirs démesurés comme ça, et au final, il avait fini par s’dire que c’n’était plus un choix qui lui incombait. Calista avait été là, quoiqu’il advienne, malgré sa mutation et les difficultés que celle-ci pouvait poser sur leur chemin: le temps qu’elle dévorait, ou la façon dont celle-ci ébranlait les convictions que la jeune femme avait toujours été censée avoir, héritées de sa famille. Elle avait mis son coeur dans l’équation, elle avait donné, donné jusqu’au dernier instant de leur discussion douloureuse et difficile. Alors peut-être qu’il aurait voulu décrocher son téléphone bien souvent dans ces dernières semaines, mais il n’l’avait pas fait: pour les bonnes raisons, il voulait croire, mais probablement que c’n’était pas comme ça non plus qu’il pourrait respecter c’genre de serment qu’ils avaient fait, d’au moins rester dans la vie de l’autre.

Et Calista était là, maintenant. Il n’savait pas pourquoi, il n’savait pas comment: oh, le jeune homme savait bien ‘pourquoi’ elle était là - c’était le quinze avril, et fallait bien que quelqu’un le prenne en pitié à l’idée qu’il fête son anniversaire en solitaire. Mais pourquoi, pourquoi elle? N’avait-elle pas mieux à faire? Ne le détestait-elle pas? Ne préférait-elle pas l’oublier? Avec les jours qui étaient passés, le Lynch s’était convaincu que pour équilibrer la balance de toutes les merdes qu’il lui avait imposées jusque-là, elle pouvait au moins être en colère contre lui pour tout c’qu’il lui avait fait subir. Mais non, elle était là, sur le pas de sa porte, les bras chargés de trucs qu’il n’avait pas demandés, mais des efforts qu’elle avait déployés malgré tout - probablement une excellente métaphore pour leur histoire. A la fois quand ç’avait été elle qui avait connu des moments bien sombres, et quand ç’avait été lui: pendant combien d’temps allaient-ils continuer ce manège? Pouvaient-ils sérieusement le faire, ici, ce soir, en prétendant être des ‘amis’ pour qui tout était clair désormais? Alec, il avait juste cru que c’qu’il aurait à faire ce soir, c’était d’assez se retourner le cerveau pour n’pas penser à tout ça: en compagnie de ses cocktails d’alcool spécialement préparés pour fonctionner malgré sa régénération surhumaine, ç’avait été facile, jusque-là. Voilà qu’il n’pouvait pas faire mieux alors qu’il se retrouvait face à Calista, suspendu dans un vide bien compliqué: ses assurances semblaient s’être envolées dès qu’il l’avait vue, elle, mais l’alcool battant dans ses veines lui offrait cette nonchalance qui lui permettait au moins de bien prétendre. Même pour ça, alors qu’elle était celle qui venait d’arriver sur le pas de sa porte sans prévenir, Calista était celle qui méritait mieux de la soirée qui se profilait à l’horizon? Alec avait-il vraiment la tête à fêter son anniversaire, de quelque façon que ce soit? Une question à laquelle il n’avait pas pu répondre l’an dernier, mais avoir un bon prétexte pour s’faire oublier à cette date l’an passé, avait été une bonne chose, avec du recul. Il n’avait pas eu envie de fêter ce soir non plus; insidieusement, ç’avait été un mal qui aurait été en lui même si tout avait dû bien se passer, entre la blonde et lui. Cette chose qui ruinait sa vie, elle le dépassait lui, elle la dépassait elle - c’était bien ce qui avait rendu leur dernière discussion si douloureuse de réalisme. « Bien sûr... qu’tu fais tout mieux qu’tout le monde. » il lui devait au moins d’admettre ça, Alec, un sourire au coin des lèvres pour répondre à l’air faussement prétentieux de la jeune femme: lui, il le pensait, pour la simple et bonne raison qu’elle l’avait accepté, soutenu, aimé quand personne d’autre ne l’avait fait. Quand lui-même il n’l’avait pas fait. Oui, s’retrouver face à Calista maintenant lui rappelait pourquoi il avait tant aimé être avec elle; ils s’étaient créés des moments heureux, simples et reposants, en étant ensemble, et ç’avait été pendant toute leur histoire, les seuls repères qui avaient eu la moindre importance. Maintenant, il n’avait plus rien de tout ça, et il devait juste s’répéter que c’était mieux ainsi, que c’était moins difficile d’accepter la réalité immuable de sa condition, et que certains diraient même qu’il méritait cette misère constante, d’toute façon. « Ouais, tout est fini. J’ai retrouvé mon côté super-productif, depuis quelques temps. » et elle devait bien savoir pourquoi; étaient-ils censés se le cacher? Elle devait bien comprendre, de toute manière, le devoir de compartimenter pour s’en sortir un tant soit peu. « Du coup, j’crois bien qu’y’avait des trucs qui trainaient sans que ce soit forcément nécessaire. » finalement, c’n’était pas si compliqué de réaliser quelque-chose comme un loft à partir d’un vieil entrepôt poussiéreux, quand on y mettait son énergie et on y concentrait son esprit: ça lui avait fait oublier Calista, Rhaena, plein d’autres trucs. Et il avait fait des miracles, du moins, pour toutes les choses manuelles, pratiques et concrètes. Internet, évidemment que c’était autre chose. Et la Wolstenholme le savait, sa question le fit ricaner, « J’ai payé un mec, pour internet. Et comme ça marche, j’suppose qu’il a pas eu trop de problèmes, non... » il haussa les épaules, bien conscient que Calista se serait fait un plaisir de créer tout un truc pour lui, y déployant de l’énergie, des efforts et du temps. Tant de choses qu’elle devrait s’consacrer à elle-même, plutôt qu’à une cause perdue comme lui, ça lui semblait bien évident, à Alec. « Tu peux toujours tester, j’sais pas quoi. Et si c’est pas assez bien, j’ferai en sorte de m’faire rembourser. » une réplique qui lui permit d’avoir un sourire complice à l’adresse de Calista, alors qu’ils s’étaient dirigés jusqu’à la grande cuisine avec son large plan de travail, voisine de l’imposante table de salle à manger sur laquelle Alec ne mangeait jamais ses repas. Beaucoup diraient que c’était du gaspillage d’espace pour quelqu’un qui vivait solo comme lui, et le Lynch, il essayait surtout de n’pas y penser.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Sam 8 Avr 2017 - 19:07


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alec lynch et calista wolstenholme

Depuis qu’ils s’étaient séparés, Alec et elle, Calista elle n’avait pas franchement envisagé de reprendre sa vie en mains, quand bien-même ça avait été la démarche d’Alec, de rompre avec elle pour la libérer ou un truc dans le genre, pour qu’elle ne passe pas les prochaines années à ‘gâcher’ sa vie pour lui. Peut-être qu’elle avait besoin de temps, c’était pas ce qu’il avait souvent dit aussi Alec ? Elle n’en savait rien elle, de son point de vue, aller de l’avant, c’était trop difficile, s’engager dans une autre histoire, ce serait prendre le risque de souffrir de nouveau et pour l’instant, alors qu’elle était encore perdue dans sa peine, c’était bien évidemment, inenvisageable. Elle avait l’impression que de toute façon, la douleur qu’elle avait dans son cœur aujourd’hui, elle n’allait jamais partir. Ça faisait un mal de chien et c’était là incrusté au plus profond d’elle-même. Ça ne faisait que quelques semaines, alors peut-être bien que le temps effacerait les peines ou quelque chose dans le genre, c’était ce qu’on disait après tout, elle, elle avait carrément l’impression que c’était complètement faux et qu’elle ne s’en remettrait jamais, qu’elle l’aimait beaucoup trop pour ça Alec. C’était en tout cas ce que lui dictait chacun des battements de son cœur depuis ce soir-là. Elle aurait voulu que tout soit plus simple et qu’ils n’aient pas à en arriver là, malheureusement, y avait la mutation d’Alec pour tout rendre beaucoup trop compliqué. Elle aurait bien  aimé avoir une solution miracle à lui proposer, aujourd’hui tout particulièrement, alors que c’était son anniversaire, ça aurait probablement été le plus beau cadeau qu’elle aurait pu lui faire. Malheureusement, elle n’avait pas ça sous la main. Pas encore. Elle allait trouver, elle s’était mis en tête qu’elle allait trouver et tant pis si elle ne lui apporter pas ça pour son anniversaire mais au cours d’une journée comme une autre, mais, y aurait un jour où elle pourrait lui apporté ça.

Pour l’heure, elles avaient quelques cadeaux idiots et un gâteau, rien de bien important, rien d’exceptionnel, mais elle continuait à chercher, pour pouvoir un jour lui offrir mieux que ça. Qu’il abandonne lui, ça ne voulait pas dire qu’elle devait elle aussi abandonner. Après tout, elle avait déjà accepté qu’il rompe avec elle, il ne fallait pas non plus trop lui en demander. Pour le coup de toute façon, elle n’avait même pas l’intention de lui demander son avis. C’était sa vie et son temps, de toute évidence, elle était en droit d’en faire ce qu’elle voulait. Techniquement, elle aurait même dû avoir le droit de décider de la gaspiller avec lui, si c’était ce qu’elle voulait. Mais Alec il avait décidé autrement. Elle était partie ce soir-là, en acceptant son choix à lui. C’était un calvaire depuis, alors aujourd’hui, elle était de retour ici et même si dans les premiers instants, le doute s’était incrusté en elle, maintenant, elle était certaine d’avoir pris la bonne décision. Elle était avec Alec, pour son anniversaire et au moins peut-être que ça lui éviterait de passer une soirée trop pourrie. Elle c’était sure que ça soirée serait moins ennuyeuse ici que cloitrée chez elle. Elle ne savait même pas ce qu’elle aurait fait si elle avait été toute seule chez elle, rien de bien passionnant, sans aucun doute. Elle laissa échapper un ricanement, alors qu’il lui confirmait qu’elle faisait tout mieux que tout le monde. Elle n’était pas certaine que ce soit vrai, pas dans tous les domaines en tout cas. M’enfin, pour le coup, fallait croire qu’elle était la seule à avoir pensé à l’anniversaire d’Alec. A moins qu’elle arrive après d’autres, l’idée, bizarrement amena en elle une vague de mécontentement et de culpabilité, comme si ça aurait été complètement logique qu’elle soit la première à lui souhaiter son anniversaire. Ça l’aurait été, probablement s’ils s’étaient réveillés dans le même lit ce matin, mais ça n’avait pas été le cas, malheureusement. « Je crois que je me suis découvert un côté sur-productif. » Qu’elle répondit à la remarque d’Alec, elle avait ce besoin constant de s’occuper l’esprit, alors elle n’avait plus glandé devant la télévision depuis un moment. Ce n’était probablement pas plus mal. « Faudra que tu me fasses visiter. » Elle connaissait déjà les lieux techniquement, mais elle n’avait pas vu le tout complètement fini, alors ça méritait bien une visite. Venant d’elle, ça n’avait rien d’étonnant que les premières questions qu’elle pose soit à propos d’internet. « Tant que ça marche, je suppose qu’il a bien fait son boulot. » Ce n’était donc pas nécessaire qu’elle repasse derrière le fameux gars qu’il avait payé pour ça, alors qu’elle aurait pu le lui faire gratuitement, mais c’était un détail. « Si jamais un jour tu remarques que ça marche pas si bien que ça, t’auras qu’à m’appeler, ça t’évitera de payer. » Pas que l’argent soit un problème pour Alec, à en juger la cuisine qu’elle avait devant les yeux, mais puisqu’elle adorait s’occuper de ce genre de trucs, ils seraient tous les deux gagnants de toute évidence.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Dim 9 Avr 2017 - 2:40



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CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

L’anniversaire d’Alec, il y avait eu toute une époque où ç’avait été un événement crucial de l’année; quelque-chose que personne n’osait oublier, parce que le jeune homme n’aurait jamais manqué une occasion d’être le centre du monde. Ses parents - surtout sa mère - avaient toujours déployé des efforts sans limite pour lui démontrer qu’ils n’oubliaient jamais le jour de sa naissance, et ses amis, s’ils avaient voulu rester dans ses bonnes grâces, avaient toujours dû être au rendez-vous. Pendant des années, Felix avait été le compagnon privilégié avec lequel le Lynch avait tenu à fêter son anniversaire, sous quelque forme que ce soit: bien souvent, ç’avait été en organisant une fête disproportionnée, qui se finissait avec au moins une fille dans le lit, et beaucoup d’alcool dans les veines. Le propre de la jeunesse insouciante, en gros - un prétexte que s’étaient souvent vendus ses géniteurs pour accepter chacune de ses frasques; le quinze avril bien plus que le reste de l’année. Des célébrations qui, comme le reste, avaient perdu de sa saveur quand son existence toute entière avait basculé: pendant bien longtemps, l’orphelin qu’il avait été avait préféré tout oublier de ces choses-là; Noël, le nouvel an, son anniversaire et chaque autre événement, le tout foutu dans un coin de sa tête verrouillé à sa conscience. Et Alec avait très bien vécu comme ça pendant un long moment: après la mort de Lewis Duncan, il s’était peu à peu octroyé le droit de vivre plus, et il s’était laissé séduire par les invitations de son meilleur ami, à au moins célébrer son anniversaire avec quelques bières et une soirée entre potes. Comme les choses changeaient. L’Alec de dix-neuf ans n’aurait jamais cru connaître un anniversaire sans ses parents dans les parages pour mettre les petits plats dans les grands, et afficher leurs habituels sourires fiers et plein d’attentes déguisées en espoirs. L’Alec de quelques années plus tôt, qui s’était lentement mais sûrement au moins remis de l’absence de ses géniteurs, n’aurait pas imaginé fêter sans son meilleur ami dans les parages, en n’sachant même pas si celui-ci était sauf ou encore vivant. Ne pas broyer du noir alors, aurait été impossible pour ce soir: le Lynch s’était presque laissé séduire par la perspective de, peu à peu, réussir à intégrer ce jour à tous les autres, d’oublier sa date de naissance pour faire comme si le quinze avril était comme les trois-cent-soixante-quatre autres jours de l’année: après tout, s’il devait vivre pendant toute une éternité, son anniversaire n’aurait plus la moindre importance, bien assez tôt. C’était au contraire, le renforcement de cette malédiction de laquelle il n’pouvait pas se défaire: c’était son deuxième anniversaire, ouais, qu’il fêtait en n’sachant que trop bien qu’il n’avait pas vieilli d’un poil, ni pris une ride, ni pris un cheveu gris, ni même changé en quoique ce soit. Finalement, Alec en était arrivé à la même conclusion que celle qu’Aloys de Miribel lui avait présenté, quelques temps plus tôt: c’n’était pas qu’il était immortel, qu’il guérissait - il était figé dans un état particulier par ses propres cellules, suspendu dans le temps, inaltéré et inaltérable.

Quelle belle perspective d’avenir, que le jeune homme avait essayé de faire un peu mieux passer - moins douloureusement, du moins - avec de l’alcool. Tout le monde parmi les scientifiques de la milice avait bien assez tôt compris que comme le reste, ses cellules et ses sens n’étaient que temporairement - très temporairement - altérés par l’ivresse; et parce qu’évidemment ils avaient eu connaissance de l’approche de son anniversaire, ils avaient décidé de faire quelque-chose, pour l’événement. Un geste qu’Alec n’cherchait pas trop à comprendre: avaient-ils attendu à c’qu’il les invite à bouffer un gâteau et boire des verres avec lui, pour l’occasion? Peut-être avaient-ils alors sous-estimé sa capacité à s’ruiner sa propre vie, piétiner les talents sociaux qu’il avait eus plus jeune, et rester dans le même état de solitude et de déprime qui lui collait à la peau depuis trop longtemps. A quoi bon en sortir? Dès qu’il essayait, y’avait quelque-chose - n’importe quoi - qui lui retombait sur l’coin de la tête pour lui rappeler combien il faisait des erreurs naïves, en pensant être plus qu’un pauvre type condamné à la solitude par sa condition. La solitude, au moins, conduisait à la productivité, s’il fallait en croire ce qu’ils se disaient tous les deux. Soudainement, à écouter les propos de Calista, Alec en vint à se demander c’qu’elle pouvait bien faire, elle, de son côté. Est-c’qu’elle était vraiment aussi seule que lui, s’ils n’étaient pas en couple? Ça lui semblait inconcevable: elle avait son frère, sa soeur, et même un père ici - aussi nul était-il. Elle avait toujours été accueillante, sympathique et sociable: à n’en pas douter, elle avait des amis un peu partout dans les rues de Radcliff. Et au-delà: sur internet, on devait s’en faire tout un tas, des amis d’un certain genre. Calista, alors, il suffisait peut-être qu’elle allume son ordinateur pour que le poids de son isolement s’allège un tant soit peu, c’qui n’était pas son cas à lui. Trop souvent, il s’arrêtait sur le numéro de Felix, ou sur celui de la Wolstenholme dans son répertoire - il n’allait que rarement plus loin, puisqu’au fond, ils étaient les deux seules personnes qui pourraient un tant soit peu combler le vide de sens qui s’était créé en lui. Et plus aucun des deux n’était dans sa vie, désormais. Calista, à cause de lui plus que d’elle, sans doute. Et Felix... Felix, pour des raisons qui n’avaient jamais été expliquées, clarifiées, ou même murmurées. Le Lecter était-il en fuite, parce qu’à force d’avoir fermer les yeux sur les crimes de Lancaster et avoir fait copain-copain avec lui, sa famille était en danger? Peut-être était-ce l’option la plus facilement envisageable- ça faisait des lustres, maintenant, qu’Alec n’avait plus le moindre contact avec la famille qui avait tant signifié pour lui, à une autre époque. Les choses changeaient, ouais, définitivement. « Si aujourd’hui est aussi la crémaillère, j’suppose que c’est légitime, qu’tu demandes de visiter aussi. » haussa-t-il les épaules; il n’avait rien à cacher, ici, et au moins, cet endroit avait encore une bonne allure: pas comme ce à quoi son appartement avait ressemblé, au bout d’un moment, quand il avait été exilé dans son coin, à tourner et retourner des paperasses et des dossiers sur diverses affaires connectées à Lancaster ou à d’autres affaires. Calista, elle était déjà venue chez lui sans juger, à cette époque-là - c’était un brusque changement de décor, là, au moins une bonne illusion laissant à penser qu’Alec avait la maîtrise sur quelque-chose dans son quotidien: il était toujours aussi maniaque, sur bien des choses. Pas nécessairement sur son internet: il s’en était volontiers fichu, bien conscient que s’il avait demandé l’aide de la blonde en face de lui, tout aurait été plus rapide, plus efficace, mieux fait et gratuit. « Est-c’que c’est censé signifier que tu viendrais pas m’aider à peindre s’il le fallait, ou pour changer une ampoule si j’en avais besoin? » il plaisanta, dans un sourire narquois « T’en fais pas... on sait tous les deux qu’internet n’est pas si vital à mon existence. » elle pouvait au moins croire qu’il n’s’était pas inscrit sur des sites de rencontre pour tourner la page, hein. « Tu sais que c’est pas le truc le plus important, hein, quand quelqu’un emménage? C’est pas pour mon internet que j’ferais une crémaillère. » Alec en leva les yeux au ciel; n’avaient-ils pas déjà parlé de ça? D’au combien ils étaient différents? Dans toutes les petites anecdotes que Calista pouvait raconter sur ses autres histoires d’amour, il semblait évident qu’Alec avait toujours été celui le moins à même de faire fondre ces différences - au moins, ils n’avaient plus besoin de se voiler la face sur ça.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Dim 9 Avr 2017 - 17:09


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alec lynch et calista wolstenholme

Elle n’avait jamais été du genre à organiser des anniversaires impressionnants Calista, pour elle ou pour les autres, fallait pas trop compter sur elle pour ça. Elle n’avait jamais eu le besoin d’inviter la moitié du lycée au manoir Wolstenholme pour son anniversaire, histoire d’impressionner les gens qu’elle côtoyait au quotidien. De toute façon, elle était née au milieu de l’été, alors à cette période-là de l’année la plupart des gens étaient bien loin de Radcliff, partis prendre des vacances au soleil au bord de la plage. Ça ne l’intéressait pas beaucoup ce genre de grosses soirées. Elle voulait bien y aller si elle était invitée, après tout, elle pouvait comprendre que d’autres avaient besoin de ça pour célébrer leur anniversaire, mais elle, elle ne voulait pas de ça. Elle préférait les trucs simples Calista, alors qu’ils aient été en couple ou non, elle n’avait pas grand-chose de mieux à proposer à Alec que sa simple présence à ses côtés, pour célébrer son anniversaire. Elle se doutait bien de toute façon que si elle avait dû lui organiser une fête surprise, il n’aurai que très peu apprécié, après tout, il n’y avait pas grand-chose à célébrer aujourd’hui. L’année qu’il prenait, elle était complètement invisible, elle ne le faisait pas vieillir, ça faisait deux ans maintenant qu’il était coincé dans le même état physique, alors la célébration aujourd’hui, elle n’était probablement pas au gout du jour. Ça ne voulait pas dire pour autant qu’il devait absolument passer la journée tout seul à broyer du noir, parce que sa situation était inchangée et qu’elle représentait pour lui un problème complètement insurmontable. Puisqu’elle n’avait pas eu envie de le laisser dans cet état-là, elle était venue jusqu’à lui. Elle ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise idée, en vue de ce qui s’était passé entre eux, mais pour l’instant, tout ce qui comptait pour elle, c’était de faire en sorte qu’Alec, il ne soit pas tout seul, pas aujourd’hui au moins.

C’était vendredi soir alors on aurait pu penser qu’elle avait plein de trucs de prévu, une sortie entre amis, une soirée, mais non, rien de tout ça. Elle avait de toute façon, tendance à repousser les autres ces derniers temps, parce qu’elle craignait qu’on lui donne encore et toujours les même ‘conseils’ sur sa vie sentimentale, alors que personne ne pouvait comprendre ce qui lui était arrivé. Y avait personne après tout, qui pouvait prétendre avoir perdu le premier grand amour de sa vie, parce qu’il était mort et le second, parce qu’il ne pouvait pas mourir, une ironie qui n’avait de cesse, de l’emmerder elle. Ça ressemblait presque à une malédiction, comme si à force de souhaiter ne plus jamais être confrontée à voir l’homme qu’elle aimait mourir, la vie avait décidé d’accomplir sa volonté et la casant avec le seul homme de la ville qui ne pourrait jamais mourir, ni maintenant si dans des siècles. C’était pas juste et c’était toujours à cette même conclusion qu’elle arrivait à chaque fois qu’elle y repensait, trop souvent, malgré les efforts qu’elle faisait pour se concentrer sur autre chose. Elle n’avait peut-être pas réaménagé un vieil entrepôt en un loft tout à fait habitable, mais elle avait quand même bien bossé ces derniers temps. Rien que pour s’occuper l’esprit, elle avait même piraté les fameux dossiers de dépistage qui étaient soit disant, hyper bien protégés. Elle était bien placée alors pour comprendre le besoin qu’Alec avait eu de s’occuper de ce loft. Elle avait hâte de voir le résultat complètement terminé. « Sans doute ouais. » Elle haussa les épaules. Peut-être qu’en vue de leur relation actuelle, elle n’avait pas le droit de demander à visiter pour d’autres raisons, elle n’était plus sa petite amie après tout. Qu’est-ce qu’ils étaient alors, l’un pour l’autre ? Elle n’en savait rien, c’était une question compliquée à laquelle elle n’avait pas forcément envie de répondre. Ils n’avaient, après tout, pas besoin de coller une étiquette sur ce qu’ils étaient, pas dans l’immédiat en tout cas. « Si si, je viendrais. » Qu’elle répondit, peut-être un peu trop spontanément, un peu trop naturellement, parce qu’il était évident que quoi qu’Alec puisse avoir besoin, elle viendrait en courant, ici ou jusqu’à Elizabethtown, ça n’avait pas d’importance, elle viendrait toujours. « Mais je serais forcément plus efficace pour tout ce qui demande des connaissances en informatique ou en électronique. » Si elle devait l’aider pour la peinture, peut-être qu’il en aurait vite marre d’elle, parce qu’elle serait épuisée, après avoir accompli même pas un quart du boulot que lui, il aurait effectué. « C’est pas vital, mais c’est toujours utile. » Pour elle, c’était carrément vital, alors elle ne savait pas trop comment les gens faisaient pour survivre sans internet, mais dans tous les cas, ça restait, vraiment utile. « Non, mais ça reste important. Mais c’est sûr qu’on fait pas une crémaillère pour l’installation d’une ligne. » Ce serait probablement ridicule après tout. Ça n’ôtait pas à internet toute son importance, cependant. Elle se permit de poser ce qu’elle avait en mains sur le plan de travail de la cuisine. « Tu vas bien, sinon ? Si on met de côté … tout ça. » Elle ne savait pas trop comment résumer les choses, sa mutation, leur rupture, tout ça. Tout ce qui faisait qu’elle, si on lui posait la question elle avait envie de répondre que non, ça n’allait pas, mais elle avait appris à prétendre que ça allait ou au moins, à faire de son mieux pour répondre, sans prendre en compte ce qu’elle appelait ‘tout ça’.  

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Lun 10 Avr 2017 - 3:43



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CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Son anniversaire, ou une crémaillère, pour sûr, ça n’avait pas fait partie des plans d’Alec pour les temps à venir: il avait évidemment préféré la solitude à n’importe quelle fausse façon de fêter des événements qui lui semblaient à double-tranchant. Personne, après tout, n’avait mieux conscience que lui de la façon dont tout était devenu un songe toxique dans sa tête: il était loin, l’Alec qui avait apprécié fêter son anniversaire, même un tout petit peu, à une époque. Et l’an dernier, avec du recul, le chasseur avait été bien content d’avoir complètement disparu de la surface de la terre et d’être resté enfermé dans les cachots d’Insurgency, à la date du quinze avril: il n’avait pas eu besoin de chercher un prétexte pour éviter la fiesta, ou des raisons pour un tant soit peu accepter l’idée de faire croire au monde autour de lui qu’il prenait une année, quand son organisme tout entier lui prouvait le contraire, jour après jour. Pour cette fois-ci, il avait semblé évident au Lynch qu’il serait tout seul, qu’il n’aurait d’compte à rendre à personne, et aucune compagnie auprès de laquelle prétendre un tant soit peu bien vivre les choses. Peut-être aurait-il dû le savoir, que Calista ferait quand même quelque-chose pour lui, malgré leur situation douloureuse et précaire, pleine de non-dits, de mots qu’ils n’voulaient pas dire nettement à haute voix, et d’indécision cruelle. Pourquoi est-ce qu’elle était venue? Une question qu’il aurait pu brusquement lui demander dès qu’il l’avait vue sur le pas de la porte, si seulement, aussi humain était-il encore au fond, elle n’lui avait pas manqué plus que n’importe qui dans sa vie quotidienne. Elle n’était pas si lointaine, après tout, l’époque légère et reposante où ils s’étaient vus régulièrement pour vivre des soirées toutes simples, sans prise de tête, sans vraie problématique pour ramener la réalité brute entre eux deux. Pouvaient-ils retrouver ça, ce soir? Alec avait été prêt à maudire cette soirée plus qu’aucune autre; il avait été prêt à juste se bourrer la gueule, à broyer du noir comme il le faisait si bien par lui-même, juste dans son coin, sans laisser ça déteindre sur qui que ce soi d’autre. Calista, elle aurait pu aller n’importe où ailleurs qu’ici: cette année le quinze avril tombait un vendredi soir, et le couvre-feu n’était désormais qu’un lointain souvenir. Pourquoi ne pas profiter de tout ça? Pourquoi n’pas préférer la compagnie de n’importe qui, à lui? Ça semblait évident, aux yeux du jeune homme: il n’était définitivement pas une présence agréable et enjouée, ces derniers temps. En grande partie, c’était sans aucun doute à cause de ce qu’ils étaient devenus, tous les deux: il oscillait entre acceptation et regrets, l’immuable évidence qu’il n’avait pas pu faire les choses autrement, et l’fait qu’au creux de ses tripes, l’absence de la blonde ne laissait ni repos, ni contentement d’un quelconque genre - juste du vide, et de la solitude. Ces sentiments qu’il avait été sûrs de n’jamais connaître quand elle avait été à ses côtés.

Calista, elle n’avait pourtant rien à gagner, à avoir fait tout ce trajet jusque chez lui ce soir. Il n’avait pas cru pour une seule seconde qu’elle avait été «dans les parages», et la Wolstenholme elle-même avait su que ça n’servait à rien de mentir sur ça. Que ce soit son anniversaire n’rendait pas son vis à vis plus sympathique ou enjoué que l’homme qu’elle avait laissé derrière elle, la dernière fois qu’elle avait été là: au contraire, le Lynch se donnait même le droit d’être particulièrement bougon aujourd’hui, en sachant très bien que le lendemain, il allait devoir s’trainer un masque de prétention et de fausse sympathie. Pour Isolde Saddler. Les choses changeaient vraiment beaucoup, à Radcliff, en l’espace de quelques mois: ça lui était encore incroyable qu’il ait été invité en tant ‘qu’ami’ au mariage de la femme avec qui il avait toujours eu des rapports houleux. C’était tout aussi incroyable qu’il ait répondu à la positive, à son invitation: y aller avec Calista avait été quelque-chose qui l’avait plutôt motivé, à une époque, comme si voir quelqu’un comme ‘madame la chef des transmutants rebelles qui avaient voulu lui coller une balle dans la tête’ être heureuse et épanouie en amour n’aurait fait que le conforter dans ses choix à lui, à s’autoriser ça aussi. Mais là encore, les choses avaient bien changé: et demain, Alec serait juste seul à ce fameux mariage, à devoir éviter la plupart des contacts sociaux qui pourraient se présenter à lui, et à voir un couple heureux et niais s’promettre d’être amoureux et heureux pour toujours, ensemble. Des droits presque élémentaires, dus à tous les gens amoureux, sauf Calista et lui. Et au fond, si seulement c’était de leur faute, ç’aurait presque été acceptable: ils étaient différents, après tout, et souvent ces différences avaient eu l’allure de vraies barrières infranchissables. Mais ils avaient surmonté tout ça, transformé ces faiblesses en force, en une façon de se compléter l’un l’autre. Tout ça pour ça. Tout ça pour qu’aujourd’hui, leurs discussions tournent autour de genres de désaccords qui avaient la fausse allure de taquineries, une façon de garder la face, dans la gène qui s’installait. Probablement que d’ici peu, Calista allait regretter d’être venue: elle ne le dirait jamais à haute voix, mais y’avait une forte probabilité pour qu’elle n’ait pas complètement réfléchi à ce que ça pouvait inclure pour la soirée, leurs retrouvailles après tout ça. « Utile, ouais. On va dire que c’est bien le mot que j’trouve le plus adapté à tout ça. » peut-être que s’il était resté le golden boy d’Elizabethtown, il aurait su apprécier Instagram et les autres réseaux sociaux à leur juste valeur, il aurait aimé s’exhiber là-dessus, et montrer à tout le monde à quel point il était talentueux, pour être le centre du monde. Des sentiments qu’il n’avait définitivement pas ces derniers temps: quand il était ici, alors, Alec n’allait que très rarement se balader sur internet comme s’il pouvait s’y retrouver, et la grande télévision qui avait été parfaitement installée restait, elle, très souvent éteinte. L’avait-il déjà allumée une fois, à vrai dire, depuis qu’il était complètement posé dans son tout nouveau loft clinquant? Les yeux d’Alec, de toute manière, se posèrent avec plus d’intérêt sur les sacs que Calista avait amenés et l’esprit du jeune homme passa vite à autre chose, que ce débat sur lequel ils ne s’entendraient jamais: pour elle, internet était vital pour tout un tas de raisons, pour lui, c’était l’opposé. Quand il s’enfonçait dans la solitude, c’était dans le sens le plus drastique du terme, d’une façon morne, jusqu’au bout. Il n’avait pas de petit jeu, de compagnie virtuelle ou de grande saga de films à regarder pour se distraire; il avait juste lui, une évidence bien nette ce soir. Ce fut donc bien difficile de ‘faire comme si’ à la question de la blonde, les mâchoires du jeune homme se serrant nerveusement en guise de première réponse, avant qu’il ne hoche la tête, sans vraiment la regarder, elle; « J’m’en sors. » admit-il, incapable de garantir mieux. Il n’pouvait pas dire qu’il allait bien, tout comme il n’pouvait pas parler en mettant ‘tout ça’ de côté. Tout ça, c’était sa condition quotidienne, celle qui rythmait sa vie et gravitait avec force dans son crâne, particulièrement ce soir. « Et toi? J’suis prêt à parier que t’avais... au moins quatre-vingt-dix meilleures options que celle de venir là, ce soir. » et le pire, c’était qu’Alec ne savait pas si c’était un reproche, ou une parole chargée de préoccupation, pour elle. Il voulait, après tout, savoir si elle s’en sortait malgré ce qu’ils avaient traversé, tous les deux - malgré ce qu’ils s’étaient dits, dans cette même cuisine, quelques semaines plus tôt. Elle n’avait pas de rendez-vous romantique, il semblait, en ce vendredi soir, tout à fait idéal pour planifier des trucs comme ça; là aussi, il n’savait pas Alec, s’il était soulagé ou culpabilisé par cette idée soudainement née dans sa tête. « Tu sais que... j’ai pas vraiment la tête, à faire la fête ce soir. » si c’était ce qu’elle pouvait attendre de lui - il s’doutait que non, que son geste était surtout porté par de la pitié qu’elle prenait pour de la compassion ou de l’affection. Il n’avait pas besoin de ça, Alec - et elle n’avait pas besoin de s’faire enfoncer dans les méandres de sa misère constante, non plus.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Lun 10 Avr 2017 - 12:14


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C’était évident qu’elle n’avait pas tout reconstruit dans sa vie en quelques semaines à peine après sa rupture avec Alec. Quand bien même à entendre certaines personnes, ça devait être facile de trouver quelqu’un d’autre et de reconstruire sa vie, Calista elle, elle savait que c’était bien plus difficile que ça. Déjà parce qu’elle n’avait jamais été ce genre de fille qui sortait de chez elle avec la volonté de rencontrer le grand amour, elle avait toujours cru en l’amour, mais elle n’avait jamais été du genre à courir après. Alors, aujourd’hui, qu’elle soit célibataire ou non, ça ne changeait rien, elle n’allait pas se mettre à sortir de chez elle et à parler à tous les types qu’elle croiserait en se disant qu’elle allait peut-être rencontrer le bon. C’était d’autant plus dur, qu’elle était encore amoureuse d’Alec, ses sentiments, pour lui, ils étaient encore là, complètement intacts, aussi forts qu’ils avaient pu l’être ce soir-là. Y avait pas de recette miracle pour les effacer et forcément, même si elle devait rencontrer quelqu’un, tant que les sentiments étaient toujours là, ça ne mènerait à rien. Elle avait cette impression en plus, qu’ils n’allaient jamais partir, qu’ils étaient trop profondément ancrés en elle pour s’en aller du jour au lendemain. Elle n’avait jamais cru en l’âme sœur ou ces trucs du genre, pourtant aujourd’hui, elle avait définitivement l’impression que ça existait et que son âme sœur, c’était Alec. Alors, elle n’avait pas eu l’occasion d’aller de l’avant et quelques semaines, comme si Alec avait pu n’être pour elle qu’une histoire sans importance sur laquelle il n’était pas important de s’arrêter trop longtemps. C’était l’inverse après tout. Alec, il était trop important pour elle pour qu’elle puisse l’oublier à la vitesse de la lumière. Il était toujours là dans un coin de sa tête et dès qu’elle se laissait un tant soit peu déconcentrer de ce qu’elle faisait, elle se remettait à penser à lui, à eux et à leur histoire qui n’aurait jamais dû se terminer comme ça.

Elle y pensait tellement qu’elle n’aurait pas pu oublier le jour de son anniversaire à Alec. Après tout, s’ils avaient rompus au beau milieu du mois de juillet, est-ce que lui, il n’aurait pas au moins un peu pensé à son anniversaire ? Peut-être qu’il ne serait pas venu jusqu’à elle, persuadé qu’elle avait forcément mieux de prévu avec quelqu’un d’autre, ce qui aurait été faux, sans aucun doute. Elle, elle avait su qu’Alec, il n’aurait rien de particulièrement joyeux de prévu aujourd’hui. Elle pouvait au moins dire qu’elle le connaissait assez bien Alec, pour savoir que cette journée serait complètement déprimante pour lui, puisqu’il s’agissait d’une année de plus pendant laquelle il était resté figé dans le temps plutôt que de prendre de l’âge. Elle avait su, qu’il aurait prévu de juste passer la soirée tout seul. Elle avait envie de le voir en plus, elle ne pouvait pas mentir là-dessus, il lui manquait à tel point que des fois, elle avait l’impression qu’elle allait finir par devenir folle si elle ne le voyait pas rapidement. Si elle résistait habituellement comme dans une volonté de respecter les choix d’Alec, aujourd’hui, ça avait été impossible. Elle aurait pu venir plus tôt, s’il l’avait appelée elle, pour ces histoires d’internet. Mais apparemment, il avait préféré un gars inconnu pour le faire, alors au moins, elle pouvait se dire qu’elle avait eu raison de venir aujourd’hui, sans quoi elle n’aurait eu le droit qu’à un long silence radio de la part d’Alec, comme la fois précédente. Elle laissa échapper un léger rire suite aux propos d’Alec. Au moins, il admettait qu’internet était utile, c’était déjà ça. Fallait dire que maintenant, y avait tellement de choses qui nécessitaient d’utiliser internet, que c’était impossible de prétendre que ça ne servait à rien. Quand bien même Alec n’en avait certainement pas la même utilisation qu’elle, il en avait assez besoin pour juger nécessaire de l’installer chez lui. Elle haussa les épaules alors qu’il lui renvoyait sa question. « J’fais ce que je peux. » Elle n’allait pas bien, c’était certain et quand bien même elle aurait répondu que tout allait bien pour elle, il aurait probablement su que ce n’était pas vrai. Mais elle faisait de son mieux, ça c’était certain. « J’pense que j’ai posé un lapin à ma télé, mais elle s’en remettra. » Parce qu’elle n’avait définitivement rien eu de prévu de plus intéressant qu’une soirée toute seule devant sa télévision. Elle n’avait rien eu de bien intéressant de prévu depuis un moment, alors qu’elle s’efforçait de juste éviter les autres. Elle lui adressa un sourire, à la suite de ses propos, évidemment qu’elle savait qu’il n’avait pas la tête à faire la fête. « J’sais bien. J’crois pas qu’un gâteau et quelques cadeaux débiles puissent être considérés comme quelque chose de très festif. J’ai même pas apporté de champagne, j’aurai été capable de mal le choisir de toute façon. » Elle ricana légèrement, alors que ça faisait écho à toute cette histoire de choix de vin qu’il y avait eu entre eux à un moment. « J’pensais juste que cette journée serait déprimante pour toi, alors je me suis dit que peut-être, avec quelqu’un avec toi, ce le serait au moins un peu moins. » Elle lui avait dit la dernière fois, elle voulait qu’il soit heureux, ça n’avait pas changé ça et elle ne ferait jamais de cette soirée une bonne soirée pour lui, mais elle pouvait peut-être au moins éviter qu’elle soit pire que toute les autres. Ce n’était pas grand-chose, mais, c’était déjà ça.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Lun 10 Avr 2017 - 20:58



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Alors qu’il entamait tout juste sa trente-cinquième année de vie, l’Alec qu’il était devenu, adulte, s’était déjà éloigné drastiquement de celui qu’il avait été, plus jeune. A une autre époque, il aurait été très content que son anniversaire tombe un vendredi, et il aurait profité de l’occasion pour faire une fête qui aurait duré tout le week end, et aurait poussé n’importe lequel de ses invités à oublier les cours, le boulot, ou quelque responsabilité que ce soit, le lundi matin. Il avait été extrême comme ça, dans sa façon de mordre la vie à pleine dents, qu’il avait dit - avec insouciance, fougue et impulsivité; comment était-il censé vivre comme ça encore aujourd’hui, après tout ce qui était arrivé dans sa vie? C’était, irrémédiablement, ce qu’imposait le passage de l’adolescence, à l’ère adulte, les responsabilités, les dures vérités de la vie: pourtant, au vu de sa famille, il aurait pu rester un golden boy pour aussi longtemps qu’il le voulait. Son père aurait sûrement fini par péter un câble, lui hurler dessus et le déshérité, couvert par la honte d’avoir un fils qui n’prenait pas sa vie en mains. Mais il aurait pu, pendant bien longtemps, garder le soutien et la présence de ses parents à ses côtés; un privilège qu’il n’avait plus, désormais. Il n’était sans aucun doute pas le seul orphelin qui soit: même s’il avait trouvé refuge chez les Lecter, une famille qu’il avait jugée unie et chanceuse, il suffisait qu’il se penche vers le passé de Calista, pour s’rendre compte que les choses n’étaient pas toutes roses tous les jours, chez tout le monde. Même pour les chasseurs, ces fameux bras armés censés se défendre contre toutes les menaces qui soient: le fait d’avoir été une chasseuse n’avait pas sauvé la mère de la famille Wolstenholme, ni même Calista elle-même à de bien nombreuses reprises. Et de découverte en découvert, d’une désillusion vers la suivante, il en était là; au moins, y’avait un certain progrès depuis quelques temps, Alec avait un travail désormais. Un travail qui payait très bien, certifié et protégé par l’état; un travail, qui, peut-être aurait plus de sens que l’épais mensonge dans lequel il avait gravité en devenant un hunter, et qui même lui permettrait de faire sens de toute l’éternité qu’il avait devant lui. Pour aussi longtemps que les mutants existeraient, pour aussi longtemps qu’on essayerait de les intégrer à la société, on aurait besoin de gens pour les contrôler, les arrêter s’ils devenaient une menace, et faire face à l’inhumanité dont certains d’entre eux pouvaient faire preuve. On avait beaucoup ‘admiré’ son CV, quand il s’était présenté pour faire peau-neuve des actes qu’il avait commis: était-il censé se sentir coupable pour tous les gens qu’il avait tués dans son passé? Pour Lewis Duncan et tous les autres? Était-il censé commencer cette mission en se disant que c’était différent de ce qu’il avait fait pendant ces quatorze dernières années, parce que c’était mandaté par l’état, désormais? Il restait un type, avec son arc, son immortalité, qui débusquait les transmutants et les gens dangereux, et les arrêtait. Il restait quelqu’un qui ne discutait pas vraiment les ordres, et cherchait surtout à donner un sens à tout ce à quoi il s’était voué par-dessus la tombe de ses parents. Au moins, il n’tuait plus; plus volontairement et froidement comme il l’avait fait pendant longtemps: mais que devenaient les gens qui étaient «arrêtés»? Alec, il en fuyait presque sa conscience- au bout d’un moment, c’était épuisant d’toujours tout remettre en question.

Radcliff ne laissait rien présager de mieux de toute façon: aux dernières nouvelles, il y avait eu un gros tumulte au sein d’Insurgency, et maintenant le groupe revendiquait des assassinats morbides. Il avait été prisonnier chez eux à l’époque où ces fameux mutants héros l’auraient tué, s’ils en avaient eu l’opportunité: y avait-il quoique ce soit de surprenant, alors? Pour bien des raisons, il avait gardé les secrets d’Isolde Saddler pour lui, il avait gardé bien des informations glanées pendant sa captivité, secrètes, et ils avaient peu à peu construit un genre de confiance contrebalancée par ce qu’ils savaient l’un de l’autre. A en croire la ‘fiesta’ qu’il avait de prévue pour le lendemain, la jeune femme essayait même d’être plus que ça, avec lui: pouvaient-ils vraiment tisser un genre d’amitié, parce que pour l’un comme pour l’autre, beaucoup de choses avaient changé, débordé sur leurs vies et manqué de ruiner celles-ci, alors que Radcliff avait tant évolué? Pour ce week end, il pouvait dire, Alec, qu’il en avait assez d’une fête; celle du mariage bienheureux d’Isolde Saddler et de son Roméo, la célébration de l’amour dont il était privé, lui, à cause de bien des choses, totalement indépendantes de ses volontés. Ouais, que Calista ne se fourvoie pas: leur histoire, si elle ne tenait qu’à eux deux, leurs désirs et leurs coeurs, elle serait infiniment plus simple, heureuse, reposante, idéale. Le genre de chose qu’elle voyait, elle, quand elle était avec lui; les sentiments qui tournaient trop vite à la culpabilité quand il était loin d’elle, et réalisait que l’temps courait comme un connard insensible à son sort. Elle avait posé un lapin à sa télé, et le voilà qui dévisageait un sac de bouffe et de «quelques cadeaux débiles» comme la fête de l’année, avec cent personnes non désirées s’incrustant soudainement dans son nouveau chez-lui. Ils n’étaient que tous les deux, pourtant, mais le Lynch se sentait tellement au bout du rouleau, socialement - ironiquement - que c’était déjà trop. Peut-être qu’il devrait leur dire la même chose, à Isolde Saddler, et à tous ses collègues au sein de la milice - il n’avait pas envie de s’laisser prendre au jeu du reste du monde, quand il n’se sentait plus véritablement y appartenir. Il n’était plus humain, mais certainement pas un Dieu, il était un transmutant, ouais, mais pas du genre un peu chanceux qui pouvait voler ou lire les pensées des autres - un pouvoir qu’il voyait aussi comme un fardeau, mine de rien - c’était définitivement le pire «miracle génétique» qui lui était tombé sur la gueule. « Des cadeaux débiles, vraiment? » il tenta au moins un sarcasme taquin, un rictus au coin de ses lèvres, pour reprendre contenance. Si elle était venue pour empêcher qu’il ne déprime trop, Calista n’avait pas dû penser très loin: comment était-il censé ne pas déprimer quand elle était là, qu’il était là, et que l’évidence flottait dans l’air, douloureuse? Ils n’étaient pas ce qu’ils voulaient, aujourd’hui, et leurs coeurs étaient encore évidemment meurtris; et la seule option possible, c’était qu’ils s’en remettent, d’une façon ou d’une autre. Parce qu’ils n’pourraient jamais être ensemble, à cause de c’qu’il était - une condition misérable qu’il essayait d’embrasser du mieux possible, et mieux valait que ce n’soit qu’à ses dépends à lui. Pas besoin de laisser tout ça - tout ça, comme elle disait - déborder sur sa vie à elle plus longtemps que ça ne l’avait déjà fait. « Merci, j’suppose... alors. » articula-t-il, le regard furtivement fuyard, faute de mieux; il aurait voulu dire qu’il n’était plus à ça près: ce soir n’était pas plus déprimant que hier, et ça l’était certainement moins que ne le serait demain. Il n’vivait pas très bien le bonheur par procuration, en voyant les autres nager dans celui-ci, par exemple. « Alors, qu’est-ce que t’as ramené? J’suppose que ce serait abuser que d’espérer que t’aies fait le gâteau, spécialement pour l’occasion. » encore du sarcasme, ou de l’ironie, ici; Calista n’était, d’abord, pas une cuisinière particulièrement passionnée ou talentueuse. Et puis, y’avait bien qu’elle qui pouvait penser que ce soir était un événement, sous quelque forme que ce soit. « De toute manière, le champagne, t’aurais été la seule à en boire. Ce soir, j’ai mon propre cocktail. » d’un geste leste, il retrouva sur le plan de travail le verre qu’il avait eu jusque-là - il ne savait pas combien de fois il l’avait rempli, déjà, mais ça ne semblait jamais être trop. « Et qu’est-c’que tu veux, toi? » demanda-t-il au moins, pour faire le bon hôte. Il était toujours capable de ça, malgré tout.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Lun 10 Avr 2017 - 22:23


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Calista, elle ne savait pas si sa présence aux côtés d’Alec pouvait l’aider à un peu mieux supporter la journée, ou si au contraire, ça allait la rendre encore plus difficile pour lui. La raison pour laquelle il ne vieillissait pas, même si c’était son anniversaire aujourd’hui, c’était aussi la raison pour laquelle ils ne pouvaient pas être ensemble. Mais si ce n’était pas elle qui venait lui tenir compagnie, qui ce serait ? Certainement pas Felix, quand bien même à une époque, le Lecter avait pu être son meilleur ami. Elle avait beau être sa cousine, ils étaient liés par le sang, une valeur importante, surtout dans les grandes familles de hunters, il n’avait pas pris le temps de la mettre au courant de ce qui se tramait dans sa vie, alors elle se doutait bien qu’il n’avait pas non plus prévenu Alec, d’autant plus qu’aux dernières nouvelles, ils avaient été un peu en froid tous les deux. C’était probablement encore plus le bordel du côté Lecter de la famille que chez les Wolstenholme ces derniers temps et pourtant, Calista aurait facilement eu tendance à parier qu’on pouvait pas faire pire que sa famille, dans le genre dysfonctionnelle. Elle n’avait pas pu se résoudre à laisser Alec tout seul ce soir, c’était déjà difficile tous les autres jours, alors ce soir, elle était là avec lui. Elle, elle se sentait avoir besoin de ça, de le voir, d’avoir de ses nouvelles, de savoir qu’il était encore là, dans les parages et non pas parti à l’autre bout du monde avec l’espoir de la protéger elle. Est-ce qu’il n’avait pas besoin de ça lui aussi après tout ? De le revoir, même le temps d’une soirée, pour au moins s’assurer qu’elle allait bien. Il avait dit l’autre fois qu’il espérait qu’ils puissent se revoir, alors c’était le cas ce soir, parce qu’elle était là, juste en face de lui.

Elle ne pouvait peut-être pas être avec lui de la façon dont elle le voulait, de la façon dont ils le voulaient tous les deux, mais elle pouvait au moins être à ses côtés dans certains moments de sa vie, ceux qui étaient difficiles, comme ce soir par exemple. D’autres, si jamais il en avait besoin, parce que si jamais il revenait frapper à sa porte un beau matin pour lui demander de l’accompagner à Elizabethtown ou n’importe où ailleurs, elle le ferait sans la moindre hésitation, comme elle l’avait déjà fait quelques mois plus tôt. Elle était là s’il avait besoin d’elle et au plus profond de ses tripes, Calista ne pouvait pas s’empêcher de penser que la réciproque était vraie aussi, qu’il serait toujours là si elle en avait besoin, même s’ils n’étaient pas en couple. Elle avait besoin de lui dans sa vie, comme une toxico aurait besoin de sa drogue et c’était peut-être pour ça qu’elle ne pouvait pas aller de l’avant, dans le fond, elle ne savait plus comment vivre sans Alec Lynch auprès d’elle et elle n’avait, bien évidemment, jamais pensé qu’elle aurait dû un jour réapprendre à vivre sans lui, alors ça lui semblait complètement impossible. « Bha, je suis pas du genre à avoir des idées de génie pour les cadeaux. » Devant un ordinateur, un problème informatique ou même un problème de maths, elle en avait des idées de génies, mais dans les cadeaux, c’était beaucoup moins son truc. Elle avait pris quelques babioles alors pour aider à la décoration de ce fameux loft, heureusement même quand il n’avait pas été complètement fini, ça avait été facile d’en cerner l’ambiance elle avait au moins un sens artistique assez développé pour l’aider à choisir des trucs qui ne juraient pas trop. Même dans son appartement à elle, malgré la particularité de la plupart des objets de décoration, y avait quand même une certaine harmonie. Elle haussa vaguement les épaules alors qu’il la remerciait elle n’était pas franchement convaincue que ça vienne du fond du cœur, enfin, s’il ne l’avait pas congédiée, elle espérait au moins que ce ne soit pas juste pour la politesse. Elle retira d’un des sacs le fameux gâteau, soigneusement emballé dans un carton qui prouvait bien qu’il venait tout droit de la pâtisserie du coin. « Je suis une femme d’affaire en plus d’être une informaticienne de talent, j’ai pas le temps de faire des gâteaux. » Elle leva les yeux au ciel, comme si cette excuse marchait parfaitement, après tout, son boulot, il ne l’empêchait pas d’avoir le temps de passer des heures à regarder la télé ou à jouer aux jeux vidéo. Mais ça sonnait mieux comme excuse que celle qu’ils connaissaient tous les deux : elle était vraiment nulle en cuisine. Elle jeta un coup d’œil au verre qu’il avait récupéré, arquant légèrement un sourcil. « Qu’est-ce que c’est ? » Puisqu’il disait que c’était son propre cocktail, elle avait bien le droit d’être curieuse quant au contenu de ce fameux verre. « Ce que tu as sous la main. » Qu’elle répondit à sa question en haussant les épaules, qu’il lui sorte ce qu’il avait de déjà ouvert dans un coin de son frigo, ça lui éviterait de passer un bout de temps à chercher dans des étalages de bouteilles divers et variés qu’il avait peut-être ici aussi, comme à Elizabethtown.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Jeu 13 Avr 2017 - 3:02



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Il ne savait pas ce qui pouvait être le plus dur, Alec; n’plus jamais voir Calista, ou perdurer tant bien que mal, avec elle, par petites touches dans sa vie? Plus souvent que le reste, il essayait de n’pas y penser; en quelques semaines, il ne s’était pas donné le devoir d’y songer de quelque façon que ce soit, optant pour l’option de se concentrer sur son travail. Le dernier élément à peu près stable de son existence, ces derniers temps: il avait, de ce côté-là aussi, beaucoup de questions sans réponse, qui pouvaient alors, très facilement déborder dans son esprit. Pouvait-il vraiment faire confiance à un groupe comme ça? Pouvait-il vraiment se rallier à ces gens-là? Suivre Felix avait été facile quand ils avaient été plus jeunes: le Lecter avait été le frère qu’Alec n’avait jamais eu, la personne qui l’avait toujours accompagné, dans chaque étape de son histoire - les moments les plus fous ou les plus compliqués tout autant. Ils avaient fait les quatre-cent coups ensemble, et dire que le Lynch avait eu une confiance aveugle en son meilleur ami était clairement un euphémisme: il aurait suivi Felix partout où il aurait eu ‘besoin’ d’aller pour suivre son entrainement de hunter. Et pourtant, la chute vers la réalité avait été vertigineuse et douloureuse: aujourd’hui qu’il était un dégénéré, haïssant viscéralement chaque bribe de son être qui faisait ça de lui, son frère d’arme avait disparu, quelques mois à peine après avoir prouvé, qu’au fond, sa cause héroïque était tant sans limite, qu’il pouvait aisément excuser l’assassinat gratuit d’humains normaux. De parents, d’enfants tout juste nés, rien que pour voir des transmutants se faire condamner à la place des vrais coupables. Quand il était en face des autres, maintenant, ces gens qui essayaient de l’assimiler à sa vie - ses «nouveaux collègues» Alec agissait alors avec une retenue qu’on n’lui avait jamais connue, quand il était question de s’créer des liens: plus jeune, évidemment qu’il avait été sociable, et ces derniers temps encore, même s’il n’avait jamais livré tous ses secrets et chaque détail de sa vie, il avait toujours été plus avenant qu’il ne l’était désormais. C’était autre chose, maintenant, comme si tous les moments, même les plus infimes, éveillaient sa conscience de la pire façon qui soit: pour ce soir, il aurait voulu oublier que ce soit son anniversaire - il aurait bien voulu croire que l’alcool contenu dans les bouteilles qu’on lui avait si généreusement offertes, lui retournerait assez la tête pour qu’il oublie la date, et n’en ait pas vraiment d’idée précise le lendemain non plus. Ce week end allait déjà être assez long comme ça. De lui-même, alors, il n’aurait pas invité Calista; il n’aurait invité personne, et aurait fait en sorte de fuir la réalité quelle qu’elle soit, la forçant un tant soit peu à songer à cet énième anniversaire qu’il passait sans ses parents, et qui était déjà le deuxième annonçant une éternité miséreuse à, probablement, au bout d’un moment, perdre le compte des années qui le séparaient du jour de sa naissance. Au moins, il en était encore au stade où ça paraissait naturel: il n’avait «que» trente-cinq ans, et d’après quelques personnes - Calista - ce simple fait pouvait facilement être une excuse pour fermer les yeux sur le sort immuable qui l’attendait au bout d’un chemin, quoiqu’il fasse.

Ce qu’il avait dit à la blonde, alors, la dernière fois qu’elle avait été là, tenait bel et bien toujours. Une vérité qu’elle n’voulait sans doute pas entendre: à propos d’eux deux, et de lui surtout. Il était au bout, et il avait épuisé chacune des pistes qu’il avait tenté d’explorer pour trouver une quelconque solution à son «problème». Etait-ce un problème, après tout? Y’avait eu un tournant dans leur discussion où la Wolstenholme avait semblé dire que c’était c’qu’il méritait. Et y’avait certaines personnes là-dehors qui diraient que c’était qui il était, que ça faisait partie de lui, et ces bons blablas que les défenseurs des transmutants balançaient à toutes les sauces. Elle n’avait probablement pas envie d’entendre tout ça, ce soir; et il n’avait pas non plus envie d’en parler: pour sûr alors, les bouteilles d’alcool miraculeux qui marchait sur lui, étaient des biens précieux auxquels il comptait bien se raccrocher, pour ce soir. Avec un peu de chance, ses nouveaux compagnons scientifiques de la milice seraient si intéressés par son cas qu’ils finiraient par varier les plaisirs, trouver d’autres moyens pour lui de s’noyer la conscience dans des distractions diverses et variées: après tout, si ça n’avait aucune influence sur sa santé, quel mal y avait-il à finir alcoolo? Surtout alors qu’il n’y avait rien ni personne autour pour en subir les conséquences. Il était au beau milieu de la désolation, Alec, et tout autant qu’il n’voulait pas y mêler Calista, tout autant qu’elle n’voulait pas qu’elle lui fasse la charité d’essayer de l’en sortir, il n’avait pu s’empêcher d’ouvrir sa porte, et d’l’avoir laissée entrer. Tout comme il n’avait pas pu s’empêcher de s’accrocher aux mots qu’elle avait prononcés, quand elle était venu le trouver dans son appartement plus d’un an plus tôt, ou à Elizabethtown, plus récemment. Il était définitivement une cause perdue; il espérait n’pas répéter les mêmes erreurs encore et encore: de toute manière, y’avait de trop fortes chances pour que la blonde finisse par le penser cruel et le détester, à force qu’il joue à c’jeu dangereux et destructeur. C’était probablement pour ça qu’ils se retrouvaient surtout à avoir des sujets de discussion fuyards et insignifiants, leurs regards se croisant pour quelques secondes avant de bien vite s’éviter. « J’suis pas matérialiste, t’façon. » encore Alec haussa les épaules, balançant à plus loin cette histoire de cadeaux qui ne signifierait pas grand-chose; il ne se préparait définitivement pas à vivre une éternité avec tout un tas de babioles à valeur sentimentale. Au contraire, peut-être que l’intérieur épuré de son nouveau loft n’était qu’un indice supplémentaire au fait qu’il faisait le vide, et qu’il s’en fichait. Et c’était indéniablement en fort contraste avec le décor qui entourait habituellement Calista, dans son chez elle; encore un signe qui soulignait que quoiqu’il advienne, elle trouverait forcément quelqu’un de mieux pour elle qu’il ne l’serait jamais - quelqu’un qui pourrait comprendre ses lubies, et un tant soit peu y ressembler. Il était juste le parfait opposé, ils gravitaient dans des mondes différents. Et contrairement à ce qu’elle pouvait croire et se dire, elle s’en sortait plutôt bien. Mieux que lui, en tout cas. Elle avait son travail, son entreprise rien qu’à elle qui ne vivait que grâce à ses volontés - clairement un projet pour lequel, lui, il n’avait ni d’envies, ni de passions. L’épuisement, il commençait à gangréner sa vie partout, et peut-être qu’à force, ça le rendrait assez insensible pour qu’il se fiche de tout. Certainement alors, qu’éventualiser le futur infini en solitaire serait plus aisé. « Ouais. T’es une femme d’affaires. Raison de plus pour que j’t’appelle pas si j’ai un problème de wifi. » elle avait mieux à faire. Mieux à faire de sa vie, de son coeur, de son temps. Il savait, Alec, que quoiqu’elle ressente là maintenant, un beau jour elle finirait par comprendre que cette situation n’était pas si injuste que ça, et qu’au moins, elle avait échappé à tout un bordel de plus dans sa vie dont personne ne pouvait vouloir. Lui il n’en voulait vraiment pas; ni ce soir, ni jamais. Alors évidemment qu’il allait se raccrocher à ces bouteilles comme à une bouée de sauvetage: au moins pour ce soir, il avait ça. « Ça, c’est... j’en sais rien, un cocktail de trucs. C’est définitivement la progression la plus proche d’une vraie réponse que qui que ce soit n’ait jamais trouvée concernant... ma condition. » parler d’alcool était censé détendre l’atmosphère, pas forcer une grimace perplexe sur son visage; « Au moins ça m’rend plus sympa. Pour genre, une heure, à tout casser. C’est pour ça que j’ai plein de bouteilles. » y’avait de fortes chances, alors, à ce qu’il ne devienne jamais alcoolique, malgré l’aspect des choses. Ouais, ça faisait longtemps, trop longtemps qu’il n’s’était pas pris une vraie cuite - des expériences qu’il avait eues à excès aussi dans sa jeunesse, et laissaient un vide insignifiant dans ses tripes. « Enfin bref. Pour toi... j’ai un peu- j’sais pas, peu importe. J’ai pas de champagne... » ce soir n’était pas un événement à trinquer au champagne, t’façon: « mais j’ai du vin, ou probablement des trucs sans alcool aussi. Et de l’eau. » et encore, il haussa les épaules, observant Calista. Il avait aussi du whisky, plus par habitude que parce qu’il en buvait - à quoi bon, si ça n’faisait rien? - mais y’avait probablement peu de chance pour qu’elle veuille en prendre, ce soir. Déjà le vin, c’était limite pour elle, des fois.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Jeu 13 Avr 2017 - 12:30


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Les jours qui passaient sans qu’Alec ne fasse vraiment partie de sa vie, ils étaient tous plus compliqués les uns que les autres et y avait des matins où elle avait juste envie de rester dans son lit à s’apitoyer sur son sort. Au moins la semaine elle trouvait la force de se lever pour aller bosser parce que le boulot, ça lui donnait une bonne occupation qui lui permettait d’être occupée plus ou moins longtemps afin de ne pas penser à Alec et à comment ils en étaient arrivés là. Une fois le soir chez elle, ça devenait vite plus compliqué, si bien qu’elle restait des heures au boulot, sans même craindre une seule seconde que Rhaena puisse avoir la bonne idée de revenir, elle s’en fichait de Rhaena. De toute façon, la brune pouvait probablement aller jusqu’à la retrouver chez elle, dans son appartement si elle en avait l’envie alors elle se disait qu’elle n’avait aucune raison de craindre son boulot, tout ça parce que c’était là qu’elle s’était faite attaquer. Elle s’en fichait de toute façon de Rhaena, peut-être que si cette dernière continuait de les espionner, elle devait déjà être bien satisfaite de la tournure qu’avait pris les choses. Maintenant pour Calista, Rhaena c’était plus qu’un vieux détail sans importance, sa rencontre avec la brune et les douleurs qui découlaient des blessures qu’elle avait pu recevoir ce soir-là, elles n’étaient rien en comparaison de ce qu’elle pouvait ressentir maintenant, à cause de sa rupture avec Alec. La douleur elle était là, dans un coin de son cœur ou généralisée dans tout son corps qu’elle avait l’impression parfois et son boulot, c’était bien le seul truc qu’elle avait trouvé pour au moins atténuer un peu la douleur, c’était mieux que rien sans doute. Alors elle y passait des heures et des heures et commençait presque à maudire le weekend, quand bien même à une époque, ça aurait presque pu être son moment préféré de la semaine.

Elle n’aimait pas se retrouver dans son appartement à tourner en rond comme un lion en cage, parce que ses pensées ne la quittaient pas. Elle avait l’impression que tout ça, ça ne s’arrêterait jamais, qu’elle serait toujours là, à penser à Alec et à tout ce qu’ils avaient eu et tout ce qui n’était pas possible, pour des raisons qui ne dépendaient même pas de leurs volontés. Elle ne faisait peut-être pas les efforts nécessaire pour aller de l’avant, parce qu’elle n’en avait pas la moindre envie, alors peut-être que si elle restait bloquée là-dessus, c’était peut-être un peu de sa faute aussi. Mais c’était plus compliqué que ça en avait l’air, d’aller de l’avant, il semblait que c’était le truc qu’on disait à tous ceux qui essuyaient une rupture ou connaissaient une perte dans leurs vies, on leur disait qu’il fallait aller de l’avant et que ça finirait par aller mieux. Indéniablement, c’était plus facile à dire qu’à faire. De toute façon, même si elle avait vraiment décidé de bouger, de sortir de chez elle pour rencontrer d’autres personnes, elle serait venue là ce soir, si ce n’était pas en tant que petite-amie, elle pouvait le faire en tant qu’amie ou quelque chose qui s’en approchait, juste pour ne pas laisser Alec tout seul. Parce qu’elle avait eu envie de le voir aussi, bien évidemment. « J’sais bien. » Qu’elle répondit à la remarque d’Alec, dans un léger haussement d’épaule, elle le connaissait bien quand même, alors ouais, elle savait qu’il n’était pas matérialiste, alors, mais elle avait tendance à se dire qu’un cadeau ça faisait toujours plaisir et s’il n’en voulait pas, il n’aurait qu’à mettre ça dans un coin et les oublier, elle n’irait pas se vexer pour ça. « Bha, j’aime bien régler les problèmes de wifi, ça fait partie de mes passe-temps. » Tout ce qui touchait à l’informatique ça faisait partie de ses passe-temps de toute façon, c’était ce qu’elle faisait en ce moment pour s’occuper, même chez elle, elle n’avait beau n’avoir aucun problème, ni avec son réseau internet, ni avec son ordinateur, elle vérifiait tout et n’importe quoi, juste pour s’occuper, si bien que ça commencer à ressembler à un genre de TOC. Aux explications d’Alec sur le contenu du verre, elle arqua un sourcil, son regard navigant entre le fameux verre et le jeune homme, avant qu’elle n’attrape le verre pour renifler, au moins par curiosité s’il avait trouvé un moyen de se bourrer la tronche, ça voulait aussi dire qu’il avait trouvé un moyen de ralentir l’action de sa mutation sur son organisme, elle serait bien capable de trouver ça intéressant elle. Mais elle reposa rapidement le verre sur le comptoir de la cuisine. « Waw. Ça donne l’impression d’être dans un labo de chimie. » Elle aurait presque pu avoir l’impression d’être bourrée juste en respirant l’odeur du machin elle. Une grimace traversa son visage, alors qu’elle avait l’impression que l’odeur était incrustée dans ses narines. « Du vin, ce sera bien, merci. » Pas trop parce qu’elle n’avait pas l’intention de finir complètement bourrée elle. Elle avait une voiture à ramener après tout, juste un verre, ça ne devrait pas lui faire de mal de toute façon.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 14 Avr 2017 - 4:34



sometimes kissing feels like healing
CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Alec, il n’avait jamais été du genre à s’apitoyer sur son sort. En tant qu’ami, il avait été celui qui conseillait aux autres d’avancer, celui qui avait l’idée de faire une fête pour remonter le moral de ceux qui n’allaient pas bien, comme si de l’alcool, des nanas, et quelques distractions de ce genre pouvaient tout régler. Ç’avait toujours pu régler les minuscules problèmes qu’il avait eus à l’adolescence, ou avant ses vingt ans. Mais même quand ses parents étaient morts, sa première décision avait été de s’relever: peut-être aurait-il dû s’attarder à genoux un peu plus longtemps, tourner en rond avec sa conscience et ses connaissances des événements. Peut-être alors qu’il n’serait jamais devenu un hunter; y’avait irrémédiablement toujours eu une part de lui qui avait su que c’n’était pas la réponse la plus juste à ce qui était arrivé à sa famille. Ç’avait été les seules armes qu’il avait eues en mains, offertes par Felix, quelque-chose de concret au milieu du subit vide qui avait pris toute la place dans son existence. Quatorze ans plus tard, il était impossible pour le Lynch de voir ce qu’aurait pu être son futur s’il n’avait pas suivi les Lecter, s’il n’avait pas pourchassé Lewis Duncan pendant des années, jusqu’à froidement l’abattre, pour mieux ajouter d’autres noms à sa liste de chasse. Peut-être alors que la noblesse de l’acte d’avoir vengé ses parents avait été noyé dans tous les crimes qu’il avait commis à côté, la rage aveugle qu’il avait vouée à de parfaits inconnus, à cause du deuil, ou à cause d’un aveuglement que ses parents avaient toujours essayé de combattre au sein de la société. Le réveil avait été brutal, indéniablement; et il avait fallu qu’il tombe lourdement sur un coin de sa tête, à la même époque que cette stupide mutation. Vouer un genre de haine à l’égard de Lancaster et de tous les messages qu’il avait fait planer dans les esprits pour alimenter la guerre au sein de Radcliff, avait été aussi un moyen d’garder le nord dans tout ce qui arrivait. Et puis y’avait aussi eu Alistair Wolstenholme, une rage destructrice qui l’avait conduit au bord du précipice, encore, quand il aurait peut-être dû faire mieux, avec Calista au moins. Mais désormais, Lancaster n’était plus maire, Alec n’était plus un chasseur, ni même un flic, Calista n’était plus dans son fauteuil roulant. Et la ville commençait à revêtir quelques aspects différents: qui était-il censé détester maintenant, Alec? Il n’trouvait pas de coupable idéal - pas même Rhaena Dryden; parce qu’après tout, il y avait bien du vrai dans l’fait qu’il n’pouvait pas agir comme une victime, comme quelqu’un qui n’avait rien demandé quand, sept ans plus tôt, il lui avait arraché son père, par vengeance. Non, ces derniers temps, le principal ennemi du jeune homme n’pouvait tout simplement pas être vaincu; c’n’était pas un humain qui pouvait crever, c’n’était pas quelque-chose de palpable, d’extérieur à lui. C’était littéralement lui, l’ennemi; c’était clairement ironique, l’fait qu’à trente-cinq ans, Alec Lynch n’puisse plus se blairer au point d’en arriver là.

Et tout ça, quoiqu’il en soit, ça n’faisait certainement pas partie des attentes et espoirs que ses parents avaient pu avoir pour lui. Ça n’faisait pas partie des ambitions - rares et démesurées, certes - qu’il avait pu avoir pour lui-même, à vingt ans: il était loin le temps où il avait été concentré sur ses matchs de football américain, sur les filles, sur les fêtes et sur au combien les études de droit ne l’intéressaient pas, quand bien même il essayait d’être le digne fils de son père. Et quoiqu’il advienne, alors même qu’il avait le champ libre pour essayer de reconstruire son existence, sa personne, loin de la chasse, de l’emprise des Lecter ou de la hargne qui l’avait dévoré pendant tant d’années, Alec n’pouvait rien faire. Il n’voulait rien faire, rien entreprendre, rien espérer dans cette condition-là: c’était un véritable cercle-vicieux, hein? Et il savait que, peu importait combien elle l’aimait, Calista n’pouvait pas comprendre; Calista n’était pas à sa place: y’avait eu une différence, entre c’qu’elle avait vécu, elle, et ce qu’il vivait lui. Il l’avait aimée, qu’elle soit dans un fauteuil roulant, capable de marcher et d’avoir des enfants ou non. Ils auraient quand même pu penser à un futur, aussi loin de c’qu’elle avait imaginé dans ses rêves aurait-il été. A cause de lui, avec lui comme il était là maintenant, ils n’avaient rien d’autre qu’un chronomètre qui décomptait la survie de leurs illusions; et Alec n’voulait certainement pas embarquer la Wolstenholme dans c’genre d’aventure-là. Une évaluation des jours, mois, années qui passeraient avant que la blonde ne se réveille pour découvrir qu’elle vieillissait au côté d’un homme qui, lui, n’bougeait pas d’un pouce, n’offrait aucun avenir, rien d’autre qu’un genre de déni constant au présent. La meilleure façon de fêter cet anniversaire, alors, c’était comme ça, dans le déni et au présent - heureusement, quand même, il n’avait pas eu envie ou le moindre désir d’aller dans un bar chercher une nana en plus du reste, mais opter pour la bouteille et un genre de perdition insensible, c’était totalement lui. Ça n’allait pas plus loin que ça; il n’avait pas passé sa journée à espérer que Calista n’viendrait pas, ou viendrait. Il n’avait pas contacté un mec pour sa connexion internet par malice, pour volontairement écarter Calista de son existence comme si elle n’signifiait rien. Plus le temps passait, plus elle aurait mieux à faire qu’être avec lui, pour sûr; autant que ce soit un procédé auquel il s’habitue au plus vite. « J’ai participé à l’économie de ce pays, payé un gars pour qu’il puisse nourrir sa famille ou s’nourrir lui-même. Et puis j’me dis que t’as quand même des passe-temps que tu préfères à celui-ci. » il ne put s’empêcher de discuter, alors, pinçant les lèvres, conscient que s’ils se perdaient dans ce genre de joute verbale, ils n’en finiraient pas, jusqu’à ce qu’elle passe la porte de façon impromptue, dans les pires conditions qui soient. Comme quand elle était venue jusqu’à lui, apeurée, triste et blessée, et qu’à la fin, il n’avait fait que la blesser d’avantage, et la laisser repartir avec ses plaies, ses peurs et ses peines encore intactes. Est-c’que c’n’était pas une preuve supplémentaire, indiquant qu’il n’était pas fait pour elle, qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre, quoiqu’ils disent? Calista, elle semblait chercher auprès de lui, dans son histoire avec lui, des choses qu’il n’lui donnait jamais. Elle n’se sentait pas mieux quand elle était avec lui, elle n’pouvait pas partager ses passions avec lui, ils n’pouvaient pas parler des sujets sur lesquels elle aimait parler pendant des heures. Et en plus du reste, peu importaient ses muscles, ses capacités, ou même sa mutation merdique, il n’arrivait même pas à la protéger, aux moments les plus importants. Ces échecs, ils lui revenaient constamment en tête. Et si ce songe revint déjà le persécuter à nouveau, le Lynch se força à le chasser, en secouant vaguement la tête, serrant les mâchoires alors qu’il observait Calista renifler dans son verre; au moins, elle réussit à le faire sourire, spontanément, d’un air sardonique. « A quoi tu t’attendais? Y’a probablement de l’alcool à 90 là-dedans pour que ça marche sur moi. » comme pour la réprimander, il lui lança un regard plein de faux jugements, récupérant son verre d’un geste leste. « T’es sure que tu veux toujours du vin? Tu vas probablement finir bourrée avec ce que t’as reniflé dans mon verre... » et ça allait encore être de sa faute, après. Mais bon, il n’était pas radin, Alec, alors sans discuter plus avant que cette légère moquerie, il ramena une bouteille de rouge, et une bouteille de blanc devant Calista. « Au moins, j’ai toujours du choix en matière de vin. » heureusement, on n’avait jamais trop cherché à se bourrer au vin, alors quand il en buvait et ne finissait pas ivre, il n’en était pas particulièrement frustré. C’était le goût, l’arôme, l’âge qui importaient dans les vins.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 14 Avr 2017 - 12:37


all i needed for another day
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Elle en avait connu d’autres des ruptures Calista, des moments difficiles à chaque fois, jamais aussi difficile que cette fois en tout cas. Elle n’arrivait pas à juste se dire qu’y avait rien à faire et baisser les bras comme si c’était la seule solution. Peut-être qu’elle l’avait fait à une époque, quand elle avait eu des problèmes dans sa vie, qu’elle avait été à bout de force et que ça lui avait semblé être plus simple comme ça. C’était probablement toujours plus simple de toute façon, de juste laisser tomber au lieu de se battre, sans doute que là aussi, si elle avait été prête à juste abandonner Alec, parce que leur histoire était impossible et qu’elle ne faisait que perdre son temps avec lui, ça aurait été beaucoup plus simple pour elle. Mais elle n’arrivait pas à concevoir les choses comme ça. On pouvait bien lui dire qu’elle avait juste besoin de temps et peut-être que c’était vrai, mais ça ne réglait de toute évidence pas ce qu’elle pouvait ressentir sur l’instant présent. Tout ce qu’elle voyait elle maintenant, c’était qu’Alec elle l’aimait et que les quelques semaines qui venaient de s’écouler n’avaient définitivement pas été assez pour que ces sentiment s’estompent, nan, ils étaient là, dans son cœur, encore intact, même s’ils étaient devenus plus douloureux qu’agréables. Elle se disait aussi que le temps n’y changerait rien et qu’elle trouverait une solution pour Alec, même si elle devait faire le tour du monde pour ça ou y consacrer sa vie toute entière. C’était difficile de savoir de quoi serait fait le futur, elle n’en savait rien elle, elle n’avait certainement pas le pouvoir de voir l’avenir et quand bien même elle rencontrerait un transmutant qui serait capable de lui dire ce que le futur lui réservait, elle préférerait qu’il ne lui dise rien. Tout ce qu’elle savait, c’était ce qu’elle ressentait ici, maintenant, dans le présent. Elle aimait Alec et elle n’était pas prête à juste laisser tomber.

Peut-être que ça faisait d’elle une pauvre fille complètement débile et qui se perdait dans sa propre vie par amour, mais si c’était ce qu’on pensait d’elle, dans le fond, elle n’en savait pas grand-chose à faire. On pourrait facilement penser qu’elle faisait une erreur en venant ici pour l’anniversaire d’Alec après tout ce qui avait pu se passer entre eux, mais elle, elle n’arrivait pas à voir les choses comme ça. Elle ne voulait pas qu’il soit tout seul aujourd’hui et elle se disait que même en tant qu’ami, ça aurait été normal d’agir comme ça. Si ça n’avait pas été Alec, mais quelqu’un d’autre qui risquait de passer son anniversaire tout seul, et pour quoi ce jour représentait forcément une mauvaise chose, elle serait venue aussi et elle se disait qu’elle aimerait bien quand même, que si elle devait être toute seule dans son coin le jour de son anniversaire à elle, quelqu’un prenne le temps de penser à elle et de venir lui rendre visite. C’était pas grand-chose, mais c’était mieux que rien, qu’elle se disait Calista. Et puis pour Alec, elle aurait fini par venir, même sans raison valable, sans anniversaire et sans wifi à installer elle aurait fini par craquer de toute façon, ce n’était qu’une question de temps. « Ce gars est sans doute heureux grâce à toi alors. » Elle haussa légèrement les épaules. « T’as raison, ça manque un peu de challenge, d’installer la wifi. » C’était trop simple après tout, si on payait des gens pour faire ça et si ça avait vraiment été sa passion, elle aurait choisi de bosser dans ce genre de trucs et probablement qu’elle ce serait bien ennuyée, déjà des fois à la police, ça avait été limite, quand on lui demandait comment allumer un ordinateur. Au moins, Alec devait savoir que si jamais il avait besoin d’aide pour hacker quelque chose ou pour voler des données, comme ils l’avaient fait à Elizabethtown, elle était la bonne personne. Ça, ça faisait vraiment parti des trucs qu’elle aimait faire, plus encore que de se refaire pour la énième fois ses films préférés. Elle espérait qu’il penserait quand même à elle, s’il avait besoin de ça, parce que de toute façon, il ne trouverait pas mieux qu’elle dans le coin, elle en était certaine Calista. Il pouvait bien compter sur les autres pour lui faire des cocktails bizarres pour qu’il puisse ressentir les effets de l’alcool, mais l’informatique c’était elle. Heureusement, parce qu’elle aurait bien du mal à supporter l’odeur de ce qu’il y avait dans son verre, à longueur de journée. Elle grimaça encore à ça remarque. « Berk. » Qu’elle ne put s’empêcher de commenter, quand bien même ça n’avait rien de très profond comme remarque. « Tu m’as vue un peu bourrée une fois et tu commences déjà à me sous-estimer. » Elle pouvait quand même rester sobre après avoir respiré ça et puis il lui fallait quand même un certain nombre de verre avant d’être bourrée. « En vrai, je tiens plutôt bien l’alcool, pour quelqu’un de mon gabarit. » Elle était pas très grande, malgré les centimètres qu’elle gagnait grâce à ses talons et elle était pas non plus très épaisse. Evidemment, face à un type comme Alec – même sans mutation – elle pouvait passer pour une petite joueuse. « Ça m’étonne pas de toi. » Forcément qu’il avait le choix en matière de vin, ça devait être dans ses gènes ça aussi après tout, vu la cave à vin dans la maison de ses parents. « J’prendais celui-là. » Qu’elle ajouta en désignant la bouteille de rouge, dans le fond, blanc ou rouge de toute façon, elle était prête à parier que le vin qu’il lui proposait était meilleur que celui qu’elle, elle avait dans son frigo.

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