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 (alec), all i needed was the love you gave.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Jeu 20 Avr 2017 - 5:40



sometimes kissing feels like healing
CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Ça ne faisait que quelques semaines, maintenant, qu’ils avaient rompu et qu’ils étaient censés tourner la page: alors peut-être qu’il était facile de comprendre et de justifier la présence de Calista ce soir. Mais au fond, peu importaient les promesses qu’elle s’était faites à elle-même, les assurances qui lui semblaient évidentes aujourd’hui, sur l’fait qu’elle ne tournerait jamais la page, qu’elle n’se remettrait jamais de leur histoire, de lui, le temps lui prouverait forcément tort. Quand elle avait perdu son précédent petit-ami, comme ça, bien plus brutalement que comme leur histoire s’était terminée; quand tout s’était achevé pour elle par-dessus un cadavre et avec un deuil glacé, elle s’était probablement jurée aussi de n’jamais avancer, de n’jamais reconstruire sa vie, avec qui que ce soit d’autre. Peut-être même que le deuil faisait qu’elle était passée par tous les stades possibles et imaginables, la colère, le déni et toutes ces choses - elle avait dû culpabiliser la toute première fois qu’elle s’était laissée aller à aimer quelqu’un d’autre, ou apprécier la présence d’un autre homme, et ainsi de suite. Des étapes qu’Alec n’avait pas connues avec elle, évidemment, et une lente guérison que Calista avait, contre toute attente, accomplie quoiqu’il en soit. Si elle avait pu survivre à ça, se relever de ça, il était on ne peut plus évident qu’elle pourrait se remettre d’eux deux, aussi; il était évident que quoiqu’elle dise maintenant, quoiqu’elle pense au jour d’aujourd’hui, un beau jour, sans qu’elle n’s’en rende compte, la blonde aurait tourné la page. Un jour, elle lèverait les yeux sur quelqu’un d’autre, et elle s’découvrirait des sentiments pour cette personne, et l’histoire recommencerait. Et Calista n’passerait alors jamais toute sa vie à n’penser qu’à lui, qu’à eux deux, elle n’passerait jamais toute sa vie à chercher un remède à sa mutation, afin qu’ils puissent être ensemble comme s’il suffisait de ça comme miracle pour que les choses fonctionnent comme sur des roulettes entre eux deux. Et c’était tant mieux; qu’elle fasse les choses en prenant la route à laquelle elle n’s’attendait pas forcément. Il n’avait certainement pas envie que la Wolstenholme gaspille des semaines, des mois, ou même des années de son existence pour lui; c’était bien l’fait d’savoir qu’elle n’en avait que trop gâchées, qui les amenait ici. Et s’il n’pouvait pas décider pour elle, l’inverse était tout aussi vrai- Calista n’pouvait pas décider pour lui; Calista n’pouvait pas réécrire ou redéfinir les sentiments de culpabilité nauséeuse qui grimpaient en lui avec les jours, à chaque fois que sa conscience prenait de plus en plus de place, à mesure qu’il acceptait toute la misère de sa situation. Après tant d’efforts vains, tant de recherches qui n’avaient jamais mené à rien, tant de difficultés et de mauvaises nouvelles qui s’étaient rajoutées sur le tas, comme s’ils n’en avaient pas assez déjà, Alec, il n’en pouvait plus, maintenant. Peut-être alors, qu’au fond, il n’avait jamais été très endurant, comme type - même pour son coeur, même pour leur histoire, même pour elle: alors probablement que c’était aussi un symptôme qui se serait manifesté à d’autres moments entre eux deux, pour d’autres raisons, d’autres jours, avec d’autres bons prétextes. Alec Lynch, il n’avait jamais été fait pour les histoires d’amour périlleuses et longues; il avait été stupide de croire que Calista y avait changé quoique ce soit, comme par magie, comme si trente-quatre ans d’histoire chaotique pouvaient être réécrits comme ça, par les yeux de biche d’une femme parmi toutes les autres. Il avait essayé, il s’était trompé; l’Alec de dix-neuf ans aurait été bien content d’être immortel, sexy à jamais, et célibataire pour toujours, avec la possibilité d’exploser le record de conquêtes à avoir dans toute une vie.

Beaucoup de gens auraient dit, de toute manière, qu’ils n’étaient pas compatibles, qu’ils étaient trop différents, qu’ils n’avaient même pas les mêmes désirs de la vie. C’était vrai, et en plus du reste, tout ça se serait irrémédiablement posé sur le chemin faussement idyllique de leur histoire; et pour d’autres raisons, ils en seraient au même point. Oh, Alec n’avait pas manqué de pensées et de speech faits à lui-même pour faire le tri dans sa tête, pour faire taire son coeur solitaire et aller de l’avant, tant bien que mal, en solitaire. Peu importait ce qu’ils pouvaient ressentir depuis quelques semaines, ou ce soir encore; peu importait au combien ils étaient stupides au point d’penser qu’ils ne s’en remettraient jamais... ils s’en remettraient, Calista en premier, comme elle l’avait déjà fait à de nombreuses reprises, avec nombre d’autres de ses histoires, bien plus longues, tristes et chaotiques que la leur. Ils n’avaient été qu’un paragraphe dans la vie amoureuse de la jeune femme; des temps délicats loin de Radcliff, des rendez-vous éphémères où ils avaient sorti le grand-jeu, rien de plus, rien de bien réel, rien de vraiment poussé, autre que les trois mois horribles qu’ils avaient tant essayé d’oublier. Il n’voyait pas quoi se dire d’autre, Alec, alors que de toute manière, fondamentalement, il était toujours un dégénéré, toujours immortel, et toujours avec une Rhaena enragée déterminée à ruiner sa vie, faute de pouvoir le tuer proprement. De l’autre côté de l’équation, Calista, elle avait tout à gagner à avancer, à chercher n’importe quoi qui serait irrémédiablement mieux, avec un homme qu’elle trouverait tout autant à son goût: au vu de son passif à lui, elle pouvait largement faire mieux qu’Alec Lynch, en matière d’amour. Alec, c’n’était pas son expertise, que de rendre les gens heureux; qu’il essaye avec toute son énergie et tous ses efforts, ou s’en fiche complètement, d’ailleurs. « J’pense pas que j’l’aie rendu particulièrement heureux... Il a juste fait son job hein. A la limite on peut dire que j’ai fait perdurer l’économie. » haussa-t-il les épaules, non sans adresser un regard perplexe à Calista; après tout, il avait fait perdurer son économie à elle aussi, à n’pas lui faire gaspiller du temps dévoué à son entreprise, pour qu’elle passe un certain nombre d’heures à lui installer un truc pour lequel d’autres gens étaient, eux, payés. Elle avait son travail, son entreprise, son business, et ce n’serait pas en rendant des services gratuits aux uns et aux autres qu’elle allait en faire quelque-chose. Et il n’était pas bien différent des «autres», maintenant. « Tu peux dire c’que tu veux, de toute manière maintenant je vis avec l’assurance qu’un jour, quoiqu’il en soit, j’en saurai plus que toi sur «l’informatique»... ou peu importe c’que ça deviendra dans deux cents ans. » il arrivait même à plaisanter sur le sujet, maintenant; du moins, avec un brin de sarcasme, une sévérité qu’il arriva à faire passer pour un roulement d’yeux, alors qu’il ramenait son verre vers lui. C’était toujours des pensées qui avaient besoin d’être bien arrosées, pour mieux passer. « Justement, j’t’ai vue «un peu» bourrée... sauf qu’avec ça dans le nez, ça va pas être qu’un peu, et comme tu râles pendant six mois après avoir été «un peu» bourrée, je n’veux pas voir ce que c’est quand c’est plus que ça. » de Thanksgiving, au moins jusqu’à la St Valentin, elle avait râlé, Calista - ça faisait déjà beaucoup de temps, pour quelques verres de vin qui l’avaient un peu fatiguée alors qu’elle avait été dans son propre appartement. Ç’avait même été un sujet de conversation quasi-important à leur premier rencard, ou même à Noël - encore ce soir, ça n’semblait pas être si différent; peut-être que tiens, ça, ça voulait aussi dire qu’ils n’avaient pas beaucoup de sujets de conversation sur lesquels vraiment partager. Encore une différence trop vaste, qu’elle arriverait à combler avec beaucoup de gens, autres que lui. Sans un mot, il partit chercher un verre à vin pour Calista, remplissant celui-ci avec la boisson qu’elle avait choisie, avant de se servir lui-même, avec sa mixture à lui. « J’espère que t’as quelque-chose à quoi trinquer. » remarqua-t-il avec ironie; il n’allait, lui, définitivement pas lever son verre à son deuxième anniversaire inutile et insignifiant, passé à broyer du noir. Quelques années plus tôt, déjà, il aurait juré qu’avoir trente-cinq ans le déprimerait, mais ç’avait été pour bien d’autres raisons que le mal insidieux qui le rongeait de l’intérieur. Ouais, c’était une vraie ironie, tout ça. Au moins y’avait Calista pour avoir pitié de lui.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Jeu 20 Avr 2017 - 14:46


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alec lynch et calista wolstenholme

Passer à autre chose, prendre son temps pour avancer, elle ne savait pas si c’était possible Calista, elle ne savait pas si un jour, elle allait réussir à faire son bout de chemin sans continuer de penser à cette histoire et sans ressasser à l’infini tous les regrets qu’elle pouvait avoir. Tout ce qu’elle pouvait penser aujourd’hui, ce ne serait peut-être plus vrai d’ici quelques mois, ou quelques années. Tout le monde semblait vouloir dire que le temps faisait des miracles et sans doute qu’elle l’avait déjà elle-même dit à un de ses amis, après que ce dernier ait essuyé une rupture amoureuse. Alors peut-être que ça marcherait aussi pour elle, que le temps finirait par faire son effet, malgré tout ce qu’elle n’avait de cesse de se répéter. Après tout, c’était sans doute naturel aussi, après ce genre de rupture de rester un moment ancrer dans ses sentiments en ayant l’impression de ne pas être capable d’avancer. Elle ne devait pas être la seule dans ce cas, à se dire que jamais, elle ne pourrait passer à autre chose, qu’elle n’en avait même pas la volonté, parce que ce qu’elle connaissait de l’amour, ça l’avait trop souvent faite souffrir et qu’elle ne voulait plus de ça dans sa vie. Elle aimait Alec, c’était encore vrai aujourd’hui et peut-être que ça le serait pour toujours et peut-être que ça finirait par disparaitre. Elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir et elle ne voulait pas non plus que la seule solution dans toute leur histoire, c’était juste d’arrêter définitivement de se voir. Ils avaient après tout une histoire commune qui était toujours allée au-delà de la relation amoureuse et tout foutre en l’air comme ça, du jour au lendemain, elle ne pouvait pas Calista. Elle tenait quand même à Alec et ce n’était pas lui personnellement dans le fond qui lui avait brisé le cœur, mais plus, tout le reste autour d’eux, les barrières qui s’étaient glissées entre eux sans qu’ils ne demandent rien à personne.

Elle ne pouvait pas juste détester Alec, comme ça pouvait être le cas parfois après une rupture, évidemment, ça simplicité grandement les choses dans ce cas-là. Ça énervait, ça pouvait rendre fou de rage tout autant que ça pouvait faire un mal de chien, mais la rancœur, au moins, elle était là pour prendre le pas sur le reste. Manque de chance peut-être, Calista, elle était loin d’être une fille particulièrement rancunière ou susceptible. Elle pardonnait facilement, elle donnait de nouvelles chances, encore et encore, jusqu’au moment où elle était vraiment définitivement épuisée, comme ça pouvait être le cas à présent avec son père. Mais Alec, elle n’avait rien à lui pardonner, rien qui puisse l’énerver un tant soit peu contre lui. C’était plus le reste du monde, qui l’agaçait, un genre de hasard qui la rendait folle ou une ironie qu’elle avait bien du mal à digérer. Au moins, en venant ici aujourd’hui, pour l’anniversaire d’Alec, ou pour une autre raison qu’elle aurait bien fini par trouver, elle se disait qu’elle ne laissait pas complètement gagner ce fichu destin qui leur avait causé bien des torts. « Peut-être qu’il est heureux de faire son job. Tu es un citoyen américain vraiment consciencieux. » Elle ricana légèrement. Tout ça pour une histoire d’un mec qui était venu lui installer le wifi. Au moins, Alec ne vivait pas complètement reclus au fin fond d’une caverne, c’était déjà ça. Même si elle se doutait bien que son ordinateur ou sa grande télé, ils ne fonctionnaient pas beaucoup. Il pouvait se rassurer en se disait que ça ne faisait pas un trou dans son compte en banque. Elle c’était l’inverse, elle avait dépensé une fortune pour un écran géant, avec une définition impeccable, mais il était tellement bien rentabilisé que malgré le trou dans son compte bancaire, elle s’en remettait assez bien. « Mouais, si j’suis morte, ça compte pas. » Elle haussa les épaules avant de baisser les yeux vers le sol. C’était clairement pas un sujet sur lequel elle avait envie de s’étendre. Ça la mettait mal à l’aise déjà, mais en plus, il avait lui aussi quelque chose de particulièrement ironique, parce qu’à une époque, elle aurait rêvé de le voir, ce futur, dans deux cent ans ou plus, elle aurait voulu savoir jusqu’où la technologie irait et maintenant le futur, c’était juste un truc qui lui faisait peur. Elle releva quand même les yeux vers lui, un sourire sur les lèvres. « Je râle pas d’abord, je me moque de moi-même. » Elle haussa les épaules, elle était pas franchement sérieuse, quand elle ressortait cette histoire de Thanksgiving de toute façon. Au moins, si elle était complètement bourrée, elle ne s’en souviendrait pas alors, ce serait moins l’occasion de ressortir le dossier. Elle haussa légèrement les épaules avant de secouer légèrement ses clés de voiture dans la poche de sa veste. « Je conduis de toute façon. » Alors, elle serait prudente, elle était ce genre de fille au moins, à ne jamais prendre le volant quand elle buvait un peu trop, ce qui était arrivé à Calvin quelques années plus tôt, ça lui permettait de se dire qu’elle avait bien raison d’être sage au moins là-dessus. Elle attrapa le verre servi par Alec. Le plus naturel, ça aurait été de trinqué à son anniversaire, évidemment, mais comme ce n’était pas franchement une célébration, elle pouvait bien trouver quelque chose. « A ton loft, à présent achevé. » Puisqu’il avait dit que ça pouvait être aussi sa pendaison de crémaillère, ça pouvait être une bonne raison de trinquer, mieux que son anniversaire, de toute évidence.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 21 Avr 2017 - 3:08



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Peut-être que tout aurait été plus facile, si Alec était resté le type qu’il avait été pendant des années; si Calista et lui, ça s’était fini autour d’une dispute parce qu’elle l’aurait découvert avec une autre nana, parce qu’elle aurait entendu des rumeurs ou eu des suspicions quelconques. Après tout, ils en avaient parlé, des mensonges, des prétextes qu’ils auraient pu se donner, et de l’aisance avec laquelle ils auraient pu les croire. S’ils avaient dû être en couple quand il avait été plus jeune, ça n’aurait sans doute même pas été un mensonge; à cette époque, le Lynch avait juste été un consommateur de gens, bouffant les vies et brisant les coeurs partout où il passait, sans se faire rattraper par le moindre état d’âme. Et à l’époque, Calista Wolstenholme n’aurait pas été bien différente; il l’aurait trouvée fleur bleue, romantique à l’excès, facilement impressionnable - facile, presque. Il aurait été sans doute sévère, dans sa façon de la sous-estimer, comme il l’avait sous-estimée au tout début de leur relation, quand elle avait été perçue comme une «chasseuse uniquement de nom», considérée comme telle uniquement grâce au patronyme qu’elle portait et à la vision très politique de Lancaster. Toute cette histoire évoluait vraiment beaucoup autour de données qui auraient pu être toutes autres; qui auraient dû être toutes autres, à quelques mois ou quelques années près. Il n’savait pas vraiment ce qui l’avait fait changer, Alec: même adulte, à Radcliff, alors que Calista gravitait dans son existence, il avait été l’homme qui vaquait de lit en lit, draguait avec aisance et se laissait prendre au jeu des relations qui n’auraient jamais rien de sérieux. Non, de bien des façons, le chasseur pouvait même dire que tout ça, c’était aussi à cause de cette putain de mutation: y’avait eu quelque-chose entre eux, avant, quelque-chose qui n’avait jamais été testé par le temps, les stigmatisations, les douleurs ou les déceptions - quelque-chose qui n’avait même pas existé. Mais comment aurait-il été censé passer outre, quand à la fin, la blonde avait été la seule personne à accepter de lui c’qu’il n’était même pas capable d’encaisser lui-même, un secret lourd et destructeur que personne n’avait su, à part elle? Elle avait réussi à lui inspirer un espoir qu’il n’aurait jamais eu par lui-même, une volonté qui n’aurait pas eu de sens s’il n’avait été qu’avec sa propre personne à essayer, à en vouloir, à donner un sens à ce qui lui arrivait. Ouais, dans l’équation de leur histoire, cette chose dégueulasse battant dans ses veines et à laquelle Calista avait été la seule apte à montrer quelques signes d’acceptation, avait joué son rôle, avait eu son pesant dans la balance. Probablement une raison de plus de détester l’ironie de la tournure des événements; ce qui les avait amenés ensemble était aussi ce qui les avait séparés- et ils auraient toujours dû le savoir. Alec, il aurait dû savoir que cette monstruosité dans ses chairs, que même une balle dans le crâne n’pouvait pas vaincre, n’serait jamais contrebalancé par «le pouvoir de l’amour» ou quelque-chose de niais comme ça. Il n’avait jamais été un grand romantique, quelqu’un qui croyait en ces choses-là, et il n’aurait jamais dû s’laisser prendre au jeu de ces sentiments-là, avec Calista ou avec qui que ce soit d’autre.

Et entre la rancoeur, la pitié pour lui-même, ou la culpabilité à l’égard de la Wolstenholme, il ne savait pas ce qui prévalait en lui, Alec. Des retrouvailles comme ça avec la jeune femme n’aidaient pas - il s’doutait, au moins un peu, que les plaies qui le faisaient lui-même souffrir malgré les apparences, pesaient aussi chez la blonde; elle le lui avait dit, ce soir-là, quand ils en avaient parlé. Elle n’acceptait pas cette décision qu’il avait prise, elle souffrait à cause de celle-ci, et pourtant, elle se retrouvait là, chez lui, ce soir. Parce que c’était le quinze avril, que c’était son anniversaire, et qu’elle lui devait bien ça? Calista devait bien savoir qu’il n’était plus à ça près; fondamentalement, que ce soit à un comptoir de bar, dans son coin, ou dans le lit d’une inconnue, depuis la mort de ses parents, Alec avait toujours passé son anniversaire en solitaire. Aujourd’hui était son quatorzième, comme ça, et l’année prochaine serait son quinzième, un genre d’événement à marquer d’une pierre blanche, que ses ennemis, comme Rhaena, pourraient toujours fêter en grandes pompes. Après tout c’était une souffrance qu’elle devait assez connaître pour savoir qu’il la méritait. Et Lewis Duncan méritait ce qui lui était arrivé. C’était un vrai cercle-vicieux, et s’il pouvait en faire sortir Calista, alors au moins, Alec aurait accompli quelque-chose de pas si mal, avec c’qu’il avait entre les mains comme possibilités, aujourd’hui. Alors tout autant qu’il lui était reconnaissant, à la jeune femme d’être là, il savait que c’était pour toutes les mauvaises raisons possibles et imaginables; il savait aussi, comme un instinct, que ça n’amènerait sans doute rien de bon - ils rouvraient insidieusement les rares petites plaies qu’ils avaient réussi à refermer avec le temps, depuis qu’elle avait passé cette porte dans l’autre sens, il y a quelques semaines de cela. Et encore et encore, ils répétaient les mêmes gestes, faisaient les mêmes choix, et tombaient dans les mêmes travers. Probablement que la phrase du jeune homme avait été maladroite, et la réponse de la blonde le fut tout autant - ils se retrouvèrent tous les deux à détourner le regard en même temps, quelques secondes pour laisser s’envoler les mots et passer à autre chose. Dans deux cents ans, ouais, elle serait morte, et il serait là; c’était l’évidence qu’il avait toujours eue en tête, lui, et il n’avait fait que s’mentir quand il avait cru que ça pouvait être autrement. « Ouais, tu conduis. Et d’après les dernières pubs, c’est surtout aux hôtes de faire attention. J’vais devoir te voler tes clés si t’es trop ivre. » il ne garantissait pourtant pas de sortir de cette soirée mieux qu’elle; c’était bien la première fois depuis longtemps. A Noël, lors de leurs rencards, n’importe quand depuis qu’ils avaient commencé à parler de ces choses, il aurait toujours pu assurer à Calista qu’il veillerait sur elle - ce soir, pourtant, c’était autre chose; il avait pris ces bouteilles avec la volonté d’oublier plein d’choses sur la vie qu’il avait, ces derniers temps. Et puis, de toute façon, quand il assurait à la jeune femme de la protéger, il échouait quoiqu’il arrive - au moins, il n’allait pas faire de promesse vaine ce soir. « Tu peux enlever ta veste, tu sais. Et la mettre n’importe où... » remarqua-t-il avec une certaine nonchalance - Calista avait fait partie de ce décor avant d’y être une étrangère, alors elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait, avec sa veste. Elle serait au moins plus à l’aise pour trinquer, et puis, comme ils étaient censés célébrer et se vider la tête, ce soir, probablement qu’il n’trouverait pas un moyen impoli de la faire sortir trop tôt, de toutes les mauvaises façons possibles et imaginables. « Au mec qui a installé la wifi, alors. » il leva son verre, bien sûr que c’était probablement la dernière chose qui avait été faite ici, pour achever la construction et l’installation d’Alec entre ces murs. « T’as rien à célébrer, de ton côté? » demanda-t-il quand même, avant d’avaler une gorgée de son cocktail à lui; il savait bien que de bien des façons, Calista pourrait s’mettre à broyer du noir, elle aussi, par rapport à eux deux. Qu’elle aussi, elle jugerait volontiers que c’n’était pas quelque-chose qui la mettait de bonne humeur au quotidien. Mais bon, elle devait bien avoir d’autres choses dans sa vie; elle avait sa famille, des amis, son entreprise, et peut-être bien que s’ils essayaient d’être amis, comme ça, elle pouvait au moins lui raconter quelque-chose.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 21 Avr 2017 - 13:05


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Elle avait peut-être juste fini par arrêter d’écouter ce qu’on pouvait lui dire, ici et là, à propos de sa récente rupture avec Alec. Les autres ils lui auraient probablement dit de ne pas venir ici ce soir, que c’était complètement idiot et qu’elle allait se faire plus de mal que de bien en se retrouvant en face d’Alec, dans la même pièce, aussi peu de temps après leur rupture. Ils auraient sûrement eu raison alors, ses amis, s’ils lui avaient tenu un discours pareil. Après tout, il lui avait bien proposé de rester dormir, le soir où ils avaient rompu et elle avait su à ce moment qu’elle préférait partir, refaire le chemin jusqu’à sa voiture, puis rentrer chez elle à pieds après ça, plutôt que rester ici avec lui. Ce n’était pas pareil qu’elle se disait, le soir même, ça avait été trop dur. Elle avait eu besoin d’un réconfort qu’elle n’aurait jamais pu trouver avec lui, puisqu’ils venaient de rompre et que ça voulait bien dire qu’en toute logique, ils se seraient contenter de dormir dans une pièce différente, loin l’un de l’autre. Elle n’aurait pas supporté ça, ça avait été plus simple de se taper plusieurs kilomètres de marche, en escarpins, dans le froid, avec le bras abimé plutôt que d’être si proche d’Alec et pourtant plus éloignée qu’elle ne l’aurait voulu. Ce soir, elle se sentait plus apte à supporter ça, ce soir, c’était peut-être lui qui avait besoin de réconfort, d’une présence à ses côtés, pour le soutenir alors que cet anniversaire était forcément compliqué pour lui. Alors elle était là, pour lui et pas pour ce que les autres pouvaient en penser, de toute façon, ça faisait un moment qu’elle n’écoutait probablement qu’à moitié ce qu’on lui disait, ça faisait un moment qu’elle était distante avec les autres, simplement parce qu’elle n’avait pas envie d’écouter les conseils qu’ils pourraient avoir à lui donner.

Elle était une grande fille après tout et peut-être qu’à un moment, elle se rendrait compte que venir jusqu’ici, ça n’avait fait que rouvrir les plaies, les rendant encore plus douloureuses et plus difficilement supportables, mais pour l’heure, elle se sentait rassurée d’être là en face de lui. Elle avait probablement eu peur qu’il disparaisse dans la nature, qu’il parte à l’autre bout du pays pour éloigner Rhaena, comme il avait pu le dire l’autre soir, elle avait eu peur que cette fois où elle lui avait tourné le dos pour passer cette porte, ce soit la dernière fois qu’elle l’ait vu et ce pour le restant de ses jours. Elle pouvait se soumettre à la situation, à ce qu’ils étaient à présent, parce que, quand bien même elle n’arrivait pas à être d’accord avec tout ça, elle savait qu’elle n’avait pas le choix et elle se devait de respecter le choix d’Alec. Mais elle n’avait pas envie qu’il s’évapore de sa vie pour ne plus jamais en faire partie. Alors, y avait toute une partie d’elle qui était vraiment bien contente d’être là en face de lui ce soir et pour l’instant, c’était cette partie-là qui prévalait, malgré cette petite réflexion, qui l’avait fait baisser les yeux au sol, dans un battement de cœur douloureux, alors, elle avait quand même bien vite relevé le regard vers lui. « Ouais, t’auras le droit de me voler mes clés si tu estimes que je ne suis pas en mesure de conduire. » Elle haussa les épaules, avec ce qu’il avait dans son verre, elle avait quand même l’impression que d’ici quelques heures, elle serait définitivement plus en mesure de conduire que lui. Enfin, si jamais elle devait être trop ivre pour conduire, qu’il lui prenne ses clés, ce sera probablement mieux. Elle arqua un sourcil à sa remarque, presque comme si c’était le truc le plus inattendu du monde, avant de finalement se dire qu’en effet oui, elle avait encore sa veste sur les épaules et elle n’avait même pas forcément fait attention à ce détail. Elle la retira alors, la repliant avant de la poser sur le comptoir, à côté du reste de ses affaires. « Ouais, c’est probablement mieux comme ça. » Après tout, il ne faisait pas froid dans le loft d’Alec et elle n’avait rien à cacher qu’il n’ait jamais vu de toute façon, hormis la cicatrice à son bras qui était apparente, puisque la robe qu’elle portait n’avait pas de manches, mais c’était un détail sans doute. Elle avait récupéré son verre et elle ne put retenir un léger ricanement au toast porté par Alec. « Ça a vraiment l’air d’être un type extraordinaire. Si je le rencontre un jour, j’lui demanderai son autographe. » Elle plaisantait évidemment, elle était presque certaine que le type en question était moins doué avec tout ça qu’elle ne l’était elle, de toute façon. C’était bien le seul domaine dans lequel elle se permettait de penser comme ça. A sa question, elle haussa les épaules. « Hm, j’ai réussi à pirater les fichiers de dépistage, censés être impénétrables. » Parce que ça la rendait fière d’elle, vraiment très fière, quand bien même c’était absolument illégal et qu’elle ne devrait pas penser de la sorte, mais au moins, elle avait trouvé la faille qu’il fallait colmater dans leur système et elle avait offert ses services pour s’en occuper, alors, elle rendait finalement un service à tout le monde. « Je dois avouer que c’était vraiment pas évident quand même. J’pourrais bien boire à ça du coup. » Pour une fois qu’elle avait une bonne raison – bonne selon elle en tout cas – d’être vraiment fière d’elle, elle pourrait bien célébrer ça, au moins un peu.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Jeu 27 Avr 2017 - 21:52



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Alec, c’était presque s’il se paumait avec ses propres sentiments, ses propres pensées, parfois. Après quatorze ans passés à les faire taire, à n’se concentrer que sur un objectif unique et impartial, c’était bien difficile, maintenant, de n’se retrouver qu’avec ça. Il n’y avait pas de grand cause au bout du chemin, pour le pousser à continuer; pas de coupable idéal qui lui avait fait quelque-chose qui méritait une punition comme celle qu’il avait infligée à Lewis Duncan. Ou peut-être pensait-il comme ça, parce qu’à trente-cinq ans aujourd’hui, le chasseur avait eu le temps d’en faire, du chemin, pour s’rendre compte de tous les cadavres, tous les regrets qu’il avait laissés derrière lui, et le fossé qui le séparait désormais du jeune con qu’il avait été, à Elizabethtown. Il fallait croire qu’il n’faisait plus très bien avec tout ça, qu’il n’savait plus comment gérer c’genre de liberté à laquelle il ne s’était pas vraiment autorisé pendant un moment: tantôt, être avec Calista dans les moments aisés où ils n’étaient que tous les deux, libres de leurs sentiments et sans avoir à affronter la moindre conséquence, était la chose la plus facile du monde. Tantôt, c’était l’acte le plus cruel qu’il accomplissait, que de mêler la blonde qui en avait déjà tant bavé, à des circonstances de vie telles que les siennes: il était un transmutant immortel, un monstre qui se haïssait au plus profond de ses tripes, et était constamment rappelé à l’ordre par chaque plaie sur sa peau qui se refermait d’elle-même. Et il était encore loin, très loin de trouver la moindre solution à ce «problème», lové sous sa peau, part intégrante de l’être qu’il était, qu’il soit prêt à l’accepter ou non. Et les espoirs, les volontés, les pensées impétueuses et déterminées, elles ne faisaient plus effet sur lui; plus comme avant, plus pour il ne savait quelle raison: à quoi bon? La cause à laquelle il s’était voué pendant quatorze années n’avait été qu’un chemin parti de travers, une erreur de laquelle il payait aujourd’hui les conséquences - mentalement incapable, pourtant, de regretter ce qu’il était devenu. Et maintenant, il lui semblait être juste condamné à vivre avec tout ça, suspendu à ce passé, et à l’avenir sans fin qui s’étendait devant lui. Peut-être y aurait-il des gens, là-dehors, pour croire que c’était une chance, une vraie chance que de perdurer, de continuer, de savoir ce qu’il y avait après ici et maintenant; tout ce que le Lynch retenait de la tournure des choses, c’était que l’sort s’était bien retourné contre lui: désormais, il était promis à l’éternité avec ses remords, ses rancoeurs, ses regrets, et le vide laissé par chaque personne qui était déjà morte ou partie dans sa vie, et ceux qui suivraient bien assez tôt. Calista, au fond, elle n’était qu’un nom parmi une liste infinie - elle n’était pas la seule à laquelle il avait pensé, déjà, en ressassant tout ça; elle était celle qu’il n’pourrait pas supporter de voir souffrir de tout ça, cela dit.

Dans sa tête à lui, alors, il n’y avait bien qu’elle qui pouvait penser que venir ici ce soir avait été une bonne idée, ou la promesse d’une bonne soirée: il avait prévu, lui, de la passer en tête à tête avec ses bouteilles; et il avait déjà commencé avant même que la blonde n’arrive. Et peut-être qu’ils ne se comprendraient jamais complètement, peut-être n’seraient-ils jamais d’accord sur ce point-là - mais Alec, ce soir ou il y a quelques semaines de ça, il avait été persuadé, et était encore persuadé, que Calista pouvait faire mieux que ça. Comme compagnie, comme hobby ou cause dans laquelle déverser son temps. Comme avenir, de quelque façon que ce soit. Peut-être qu’ils toucheraient définitivement le fond, si ce soir ils devaient tous les deux finir ivres, ne pouvant trouver quelque salut à cette situation qu’avec des bouteilles d’alcool, et des non-dits qui semblaient planer dans l’air, électriques et invisibles. « Tu sauras que je suis un excellent hôte. Alors s’il faut, j’le ferai. » promit-il, comme si c’était un défi plus qu’un vrai acte d’affection qu’il pouvait avoir à l’égard de Calista. Elle en avait, des kilomètres à parcourir avant de rentrer chez elle, et il avait déjà commis l’erreur, une fois, de la laisser partir toute seule, dans une situation désastreuse, quand il aurait dû faire beaucoup mieux que ça. Et qu’il aurait pu. Peut-être que les choses auraient viré de façon totalement différente, si après l’attaque de Rhaena, il avait réussi à faire taire son coeur et éteindre son cerveau, pour se contenter d’être là pour Calista. Mais tout autant qu’il avait fait taire ses remords pendant quatorze ans, il n’arrivait plus à l’faire, maintenant; à croire qu’y’avait une ironie dégueulasse pour répondre à chaque situation, aujourd’hui. L’important, fondamentalement, ce serait que la Wolstenholme ne se retrouve pas à mourir dans un stupide accident de voiture, à cause de l’alcool qu’elle boirait chez lui, pour essayer de faire passer ce moment pour quelque-chose d’agréable: et même s’il s’en préoccupait activement parce qu’il l’aimait, parce qu’il n’pouvait pas imaginer sa vie sans elle, c’était des vérités évidentes qu’Alec s’devait de garder pour lui. Il n’pouvait pas changer d’avis comme un rien, il n’pouvait pas jouer avec le coeur de Calista comme ça. Jouer n’était pas dans ses intentions, mais ce serait irrémédiablement c’qu’il ferait, avec ses allers et venues, ses indécisions, ses actes impétueux et ses décisions graves. «C’est probablement mieux comme ça» - une réplique sans arrière-pensée qui pourtant, sur l’instant, ne manqua pas de faire détourner le regard à Alec, fuir au moins pour une seconde; c’n’était qu’une histoire de veste cette fois-ci. Au moins, ils enchainèrent sur un sujet tout de suite plus réel: la vie de Calista, elle avait ce quelque-chose qui suivait le reste du monde, contrairement à lui. C’était sûrement tant mieux, qu’il n’soit plus en phase avec quoique ce soit, quand le fameux ‘quoique ce soit’ lui donnait le tournis, et une trouille incontrôlable, inavouable et désespérée de ce qui viendrait après. Il n’pouvait certainement pas demander à qui que ce soit de vivant, d’humain, de mortel, d’exister de la sorte - il n’y avait que lui pour porter le fardeau de sa situation; il aurait dû y être préparé, à force d’s’être persuadé d’exister juste pour lui, pendant un temps. La blonde était là, pourtant, maintenant, ici, face à lui, à lui confier des choses qui firent glisser une expression grave et froide sur le visage: « Tu devrais pas faire ça. C’est pas Lancaster, là... C’est pas des gens qui vont fermer les yeux si tu fais ça. » même s’il n’y comprenait pas grand-chose en blabla informatique, il savait bien de quoi elle venait de parler, Calista - d’une vraie affaire d’état, de dossiers et données protégés par l’état lui-même, qui pourraient la faire finir en prison si elle continuait de la sorte. Alec soupira, signant négativement de la tête, se décidant à se plonger dans son verre pour le vider d’une traite, faute d’avoir autre chose à dire; y’avait eu une autre fois où Calista était venue jusque chez lui parce qu’elle avait piraté des trucs, et elle lui avait fait des révélations qu’il aurait, presque, préféré n’pas entendre. Probablement qu’aujourd’hui était pareil, ou terriblement ressemblant, du moins.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 28 Avr 2017 - 16:47


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alec lynch et calista wolstenholme

Ce soir, si elle n’avait pas fait le chemin jusqu’au loft d’Alec, elle n’aurait rien fait de vraiment passionnant, toute seule chez elle. Ce n’était pas comme si elle loupait l’événement le plus attendu de l’année pour venir tenir compagnie à Alec ce soir. De toute façon, à l’échelle de Radcliff, l’événement le plus attendu de l’année, ce n’était définitivement pas grand-chose. Le jour où y aurait une convention Star Wars dans le coin, sans doute que ce serait une autre histoire. Mais non, ce soir, y avait vraiment rien de plus important qu’Alec pour aller occuper Calista ailleurs. Malgré leur récente rupture, elle en était encore à se dire que de toute façon, y avait rien, nulle part dans ce monde qui pouvait être, à ses yeux, plus important qu’Alec Lynch. Elle n’était pas passée à autre chose et ce n’était certainement pas avec ce genre d’idées dans un coin de sa tête qu’elle arriverait à tourner la page. Un jour, peut-être que ce serait différent, peut-être qu’elle pourrait penser à Alec sans se dire qu’elle l’aimait encore et qu’elle ne pouvait pas imaginer aimer un jour quelqu’un d’autre à sa place. Peut-être bien que le temps, il finirait par faire ce qu’il avait à faire pour effacer les sentiments et les blessures qui allaient avec. C’était pas le cas aujourd’hui, après ces quelques semaines passées loin d’Alec, alors évidemment que pout elle, y avait rien eu de plus important que de venir le voir, au moins pour lui tenir compagnie pour son anniversaire. Peut-être qu’il avait juste envie de se bourrer la gueule, puisqu’apparemment il en avait la possibilité, grâce à un curieux mélange dans lequel y avait elle ne savait trop quoi. Même ça, le simple fait de boire plus que de raison pour tout oublier du monde, c’était quand même moins déprimant avec quelqu’un d’autre, alors si c’était ses plans pour ce soir, elle n’allait pas l’en empêcher.

C’était son anniversaire après tout, il avait bien le droit de choisir la façon dont il voulait ‘célébrer’ ça. Elle n’allait certainement pas le sermonner pour ça ou essayer de le chaperonner, qu’il vieillisse ou pas aujourd’hui, il avait quand même passé l’âge d’avoir quelqu’un sur son dos pour lui dire de ne pas trop abusé de l’alcool. Elle n’était pas là pour ça de toute façon, après tout, tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il passe une soirée pas trop désagréable et c’était assez difficile à envisager si elle était là à l’engueuler pour les verres qu’il pouvait avaler. Le mieux ce serait quand même qu’elle essaie de ne pas trop le suivre dans sa lancée, histoire qu’elle puisse rentrer chez elle sans risquer d’avoir un accident parce qu’elle aurait décidé de conduire en étant complètement ivre. Ou peut-être qu’elle ferait mieux d’abandonner l’idée de rentrer chez elle ce soir et qu’elle devrait le suivre dans ses plans pour ce soir, après tout, ça lui ferait pas de mal non plus de se prendre une bonne cuite. Depuis qu’ils avaient rompus, elle avait été assez raisonnable pour ne pas en arriver là, mais une cuite de temps en temps, ça ne pouvait pas faire de mal. « Peut-être bien que je ferais bien de te les donner maintenant du coup, au cas où. » Elle haussa les épaules en laissant échapper un léger rire, elle avait beau plaisanter, dans le fond ce n’était pas nécessairement une mauvaise idée. Enfin pour l’instant, elle se disait quand même qu’elle pouvait résister à un verre de vin, elle n’était quand même pas fragile à ce point. Si elle s’enfilait toute la bouteille en revanche, ce serait une autre histoire. Au moins, elle avait fini par retirer sa veste, elle était plus à l’aise comme ça et s’il les voulait ses clés, il savait où les trouver, à moins qu’il soit lui-même trop bourré pour que ce soit possible. « J’ai pas pu résister. » Elle haussa les épaules, c’était presque un genre de péché mignon cette histoire, on avait dit haut et fort que personne ne pourrait pénétrer dans ces fichiers, alors comment elle était censée résister à l’envie d’essayer ? Ça avait été un défi qu’elle auquel elle n’avait pas pu résister. « Je suis allée leur dire du coup. » Et ouais sur le coup, elle avait peut-être oublié le fait qu’on aurait facilement pu la mettre en prison pour ça. Sur le coup, vu l’état dans lequel elle était ces derniers temps – depuis leur rupture – ça n’avait pas semblé être un problème. « Maintenant, je suis payée pour aider à renforcer la sécurité. » C’était une bonne chose pour elle, une bonne chose pour son entreprise et elle avait gagné tout ça en commettant ce qui apparemment pouvait être considéré comme un crime. C’était le cas de beaucoup dans cette milice nan ? Les anciens hunters en quête de rédemption qui y travaillait maintenant, ils n’étaient pas non plus blancs comme neige. « Ça veut dire que je suis meilleure que les mecs que l’état emploie. » Elle n’en avait jamais douté de ça, mais fallait quand même avouer qu’elle ça lui faisait plaisir cette histoire. Assez pour qu’elle imite Alec et qu’elle porte son verre à ses lèvres, non pas pour en avaler tout le contenu d’une traine, mais au moins une longue gorgée.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 5 Mai 2017 - 3:47



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Alec n’avait jamais été une personne raisonnable; quand il avait été question de faire la fête, ç’avait toujours été à cent pour cent - et à une époque de sa vie, ç’avait été une expérience quotidienne. Ses parents avaient été ceux qui réparaient les dommages, ceux qui essuyaient les bavures et planquaient les histoires peu glorieuses dans un coin de leurs esprits, tandis que le jeune Lynch, lui, continuait de n’en faire qu’à sa tête. Ce soir était bien morose, évidemment, en comparaison des fêtes excentriques et tape à l’oeil qu’il avait organisées dans sa jeunesse: à vrai dire, beaucoup de choses dans l’existence de l’homme de trente-cinq ans qu’il était aujourd’hui, sembleraient tristes et pitoyables au gars qu’il avait été à vingt ans. Sans doute même que contrairement à ce qu’il avait dit à une époque, à vingt ans, il n’aurait pas remarqué Calista, parce qu’il avait été habitué à son univers à lui, à des limites desquelles il n’avait même pas eu connaissance - et évidemment, ses standards de fréquentation n’lui auraient jamais véritablement permis de connecter avec la Wolstenholme, s’ils avaient dû grandir dans le même coin. Avec le temps, Alec s’était dit qu’y’avait quand même toute une ironie du sort, dans le fait que la blonde soit la cousine de Felix, mais qu’ils ne se soient pourtant jamais connus plus tôt: à voir la famille dans laquelle elle avait grandi maintenant, c’n’était pas une si grande surprise, mais encore et encore, le jeune homme s’était rappelé parfois, au combien leur histoire à Calista et lui aurait pu être totalement différente. Mais Calista elle appartenait à cette part de vie-là; celle qu’il avait débutée en arrivant à Radcliff - et au final, si Calista avait dû être où que ce soit ailleurs, Alec n’en serait pas là où il était aujourd’hui: serait-ce pire, ou serait-ce mieux? Pour lui, la réponse était évidente; peut-être aurait-il fini par avoir son souhait à force de se tirer des balles dans la tête, de tester les limites de sa mutation et de tourner en rond avec son déni. Peut-être qu’au moins, il n’aurait pas eu à prendre des décisions difficiles et destructrices comme il l’avait fait, la dernière fois que la Wolstenholme était venue jusque chez-lui. Mais l’espèce d’espoir qu’il avait eu pendant un temps, celui qui lui avait permis de tenir bon à une époque, il n’l’aurait jamais eu, il n’l’aurait jamais senti de quelque façon que ce soit, sans la présence de Calista dans son existence. A défaut du reste, ils pouvaient tous les deux se consoler de ça; s’dire qu’ils avaient partagé la vie de l’un et de l’autre de bien des façons, qu’ils avaient influencé l’autre, qu’ils avaient eu leur part de conséquences: Calista était aujourd’hui chef de sa propre entreprise, construisant lentement mais sûrement celle-ci au gré de ses efforts, de son imagination et de sa volonté, grâce à un prêt d’argent qu’il lui avait fait. Clairement, le meilleur investissement qu’il ait fait depuis qu’il avait hérité de la fortune de ses parents, Alec n’en avait aucun doute: si quelqu’un pouvait avoir la volonté d’atteindre les sommets une fois qu’elle avait un objectif bien en tête, c’était elle. Alors s’ils n’s’étaient jamais rencontrés, Calista serait peut-être toujours sans emploi - ou peut-être même pire, toujours au service de Lancaster, incapable de réfléchir à ce qu’elle aurait pu faire d’autre, qu’honorer sa famille au moins jusqu’à un certain degré.

Ouais, tout entre eux n’avait pas été que moments de déni, douleurs enfouies et fuies, ou quelques bonheurs arrachés dans l’inconscience - c’était plus compliqué que ça évidemment, et il le savait. Encore aujourd’hui, il n’pouvait pas le nier; encore ce soir, c’n’était pas des mots qu’il pouvait se résoudre à prononcer, le regard vite fuyant dès qu’il s’accrochait pendant de trop longues secondes aux prunelles claires de la jeune femme face à lui. Pour le coup, ils étaient là pour faire la fête - ou un genre de fête, ce qu’Alec aurait appelé plus jeune, le pire anniversaire de son existence; tout seul, dans son coin, avec pour seule compagnie celle de son ex qui l’avait pris en pitié parce qu’il l’était, pitoyable. Y’avait fort à douter qu’avec tout ça, ils finissent la tête complètement retournée, ivres et bienheureux que les choses aient tourné comme ça, mais le Lynch se prit à sourire, haussant les sourcils aux mots de Calista; « Ça peut être une bonne idée. Selon, je risque quand même d’oublier - ou si je m’endors sur l’canapé. » ricana-t-il vaguement, dans son humour bien bizarre et loin d’être naturel - il s’en sortait au moins un peu mieux, d’habitude. « Ou alors j’vais oublier où je les ai mises. » et puisque Calista n’avait pas particulièrement eu envie de passer la nuit chez lui, même pour sa propre sécurité, alors qu’elle avait été désorientée, terrorisée et blessée, en quoi est-ce que ce soir serait différent? Au pire, les taxis, ça existait, hein. La raison pourtant, ça n’semblait pas être leur truc - pas à écouter les récits de leurs aventures ou de ce qu’ils devenaient. Alec ne put retenir l’air grave de venir couler de lui-même sur les traits de son visage, alors qu’il écoutait le récit de sa vis à vis, essayant de n’pas totalement perdre les pédales. De un, que les dossiers puissent être accédé par Calista n’était pas une bonne nouvelle en soi. Mais qu’elle ait jugé bon de multiplier les conneries, c’était encore pire. « J’suppose que j’préfère ça, à l’idée que ces trucs sortent dans la nature. » il maronna, pour lui-même peut-être, ou pour elle aussi; il comptait bien lui faire comprendre que ç’avait été stupide comme façon de faire, et que même si elle s’en sortait bien, c’était plus parce que la milice était désespérée, et non pas parce qu’ils étaient généreux en leur coeur. « Alors on est collègues à nouveau, apparemment. » une vraie ironie, quand on pensait à la dernière fois qu’ils avaient travaillé ensemble, sous une même bannière; ç’avait été un mauvais choix de vie, manifestement. Pour le coup, Alec, il espérait que la milice ferait les choses bien - qu’il pouvait au moins croire que l’état, maintenant qu’il prenait des décisions et agissait, c’était pour faire le bien, pour protéger les citoyens sans distinction. Suspendu un instant à ce doute, à cette question qu’il n’arrivait pas à résoudre par lui-même, Alec se laissa à fuir à nouveau, son regard se détournant de Calista pour désigner les sachets dans lesquels il y avait encore des trucs pour ce soir: « T’as ramené de quoi manger? Sinon c’est sûr que les risques d’alcoolémie élevée sont multipliés par-... j’sais plus combien. » il n’avait jamais été particulièrement attentif en sciences, quand bien même il avait, bien sûr, aimé prétendre être très bon en biologie. Au pire, le Lynch devait bien avoir quelques trucs qu’ils pourraient se mettre sous la dent - mais puisqu’il n’avait prévu aucune fiesta, lui, ce n’serait pas grand-chose de glorieux pour sûr.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Ven 5 Mai 2017 - 13:54


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Elle n’était pas venue jusqu’à chez Alec avec l’envie de faire la fête. Peut-être qu’elle en avait pas l’air comme ça, mais Calista, elle n’était quand même pas assez coincée pour ne jamais avoir mis les pieds dans une grande soirée, comme celles qu’Alec avait pu connaitre quand il avait été plus jeune. Elle savait ce que c’était faire la fête, fallait pas croire qu’elle était juste bonne à passer ses soirées enfermée chez elle à regarder la télévision ou à jouer à n’importe quel jeu vidéo lui passait sous la main. Elle savait faire la fête Calista et ce n’était pas avec cette idée en tête qu’elle était venue jusqu’à chez Alec. Elle n’était pas venue non plus parce qu’elle avait pitié de lui ou quelque chose dans ce gout-là. Il lui semblait qu’il y avait quand même une grande marge entre la pitié et la compassion et elle, c’était la compassion qui l’avait poussée à prendre sa voiture pour se rendre jusqu’à chez lui, malgré tout ce qui avait pu se passer entre eux deux récemment. L’envie de le revoir aussi, elle ne pouvait pas le nier, elle pensait à lui souvent alors, elle avait sauté sur l’occasion, profitant du fait qu’aujourd’hui, c’était son anniversaire pour venir prendre de ses nouvelles. Ils n’étaient plus ensemble, alors peut-être qu’elle n’aurait pas dû penser à lui comme ça. Mais c’était plus fort qu’elle, il était toujours là dans un coin d ses pensées, elle ne savait pas si le temps suffirait à l’en faire sortir. Tout ce qu’elle savait c’était qu’elle pensait encore à lui, qu’importait ce qui avait pu se passer entre eux quelques semaines plus tôt, alors, elle avait eu envie, besoin même de le revoir, tant pis si la soirée ne devait pas être particulièrement festive, elle n’était, de toute façon, pas venue pour ça.

Elle se disait même qu’elle n’avait pas prévu de boire au point de finir complètement bourrée, alors logiquement, y avait pas trop de risques si elle devait décider de reprendre sa voiture, plus tard, pour rentrer chez elle. Elle était assez prudente comme fille en principe, alors franchement, elle n’avait pas souvenir d’avoir déjà ne serait-ce qu’une fois dans sa vie pris le volant en ayant un peu trop bu. Y avait pas de raison pour que ce soir soit la première fois. Peut-être que si elle buvait trop de toute façon, elle finirait juste par s’endormir au-dessus de la cuvette des toilettes d’Alec et quand bien-même ils avaient déjà dit qu’elle n’avait plus aucun honneur à sauver en face de lui, elle préférait quand même éviter de devoir terminer la soirée comme ça. Elle laissa échapper un léger rire à ses propos. « Tant que tu me les perds pas définitivement. » Elle haussa les épaules. « J’ai pas envie d’avoir l’impression de devoir voler ma propre voiture. » Elle savait comment faire pour démarrer une voiture sans les clés, mais si elle pouvait éviter d’en arriver là pour sa propre voiture, ce serait pas mal quand même. Après tout, si on l’avait pas jetée en prison pour avoir piraté les fameux fichiers de piratage, elle n’avait pas envie qu’on l’arrête parce qu’on l’aurait vu en train de forcer une voiture qui en vérité était la sienne. Elle avait bien vu qu’Alec, il n’approuvait pas particulièrement ses actions, ce qui elle, la rendait fière d’elle. Peut-être que c’était une bonne chose qu’ils aient été séparés alors, parce que ça aurait probablement créé une dispute entre eux dans le cas contraire. Elle n’aurait pas résisté à la tentation, même avec Alec à ses côtés. « Ils sont entre de bonnes mains maintenant. » Elle haussa les épaules. Elle s’en fichait que ça ait été risqué ou quelque chose comme ça, après tout, est-ce qu’il ne le connaissait pas, lui ce sentiment de satisfaction, qui venait après avoir réussi quelque chose de vraiment risqué ? L’adrénaline, c’était pas une mauvaise chose après tout, peut-être que se pointer pour leur dire que leur système n’était pas aussi bien protégé qu’ils le pensaient, ça avait été une idée un peu pourrie, mais le reste, elle ne pouvait pas prétendre que ça n’avait pas été génial. Ça faisait longtemps, après tout qu’elle n’avait pas eu l’occasion d’utiliser ses talents pour ça, et ce serait mentir que de dire que ça ne lui manquait pas parfois. « Faut croire ouais, je serais dans le coin si t’as besoin de quelqu’un pour assurer tes arrières. » Elle serait dans le coin si cette fameuse milice avait besoin d’un coup de main d’un point de vue purement technologique, pour le reste, fallait pas trop compter sur elle. Mais ouais, y avait eu une époque, où elle avait assuré les arrières d’Alec depuis son écran d’ordinateur et ensemble, ils avaient été plutôt doués, même si le but visé n’était peut-être plus aussi noble qu’il en avait eu l’air à l’époque. « J’ai apporté un gâteau. » Pour un anniversaire, c’était bien le minimum non ? Elle tira un carton de l’un des sacs qu’elle avait eu avec elle. C’était pas le repas le plus complet du monde qu’elle avait rapporté, mais à deux sur un gâteau, ils pouvaient sans doute se remplir assez l’estomac pour ralentir un peu les effets de l’alcool, ça leur éviterait au moins d’être complètement ivres à peine la soirée commencée, tant pis si ça devait dégénéré plus tard.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Dim 7 Mai 2017 - 4:24



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CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Il n’y avait pas eu beaucoup d’espoir ou de bons moments dans le quotidien d’Alec, depuis qu’il avait laissé Calista passer le pas de sa porte, sans la retenir. Ça lui avait demandé toute sa volonté, mine de rien, de n’pas céder à l’aisance du déni dans lequel ils s’étaient perdus, à ses yeux, pendant trop longtemps: ils auraient très bien pu continuer de la sorte, continuer de vivre en couple avec cette légèreté qui lui avait permis de respirer, au Lynch, quoiqu’il advienne. Même quand il avait été paumé, pris par l’indécision, la peur, l’inassurance; quand il s’était demandé à quoi bon ou c’qu’il allait faire de son avenir, les moments en compagnie de la Wolstenholme avaient suffi à au moins repousser ces préoccupations, pour qu’elles n’soient plus que des murmures voués à après. C’était facile de ne se focaliser que sur Calista dès qu’elle entrait quelque-part; un art qu’il avait perfectionné avec le temps, et un réflexe duquel il n’arrivait plus à se défaire désormais. Il l’aimait, quoiqu’il advienne, et quand elle n’était pas là, ça lui faisait un mal de chien de s’rappeler pourquoi: il l’avait chassée de sa vie parce que c’était la meilleure chose à faire. Et probablement qu’à mesure que cette idée s’ferait un chemin dans leurs esprits et dans leurs vies, ce serait de plus en plus vrai: c’était vrai quand Rhaena Dryden décidait d’aller s’attaquer à la blonde parce qu’ils étaient en couple; c’était vrai quand ils parlaient d’avenir parce qu’ils n’pourraient jamais en avoir un ensemble, comme tous les amoureux idéaux. Et pour tout ça, déjà, Alec s’disait qu’il avait pris sa décision trop tard: Calista allait avoir besoin d’combien de temps pour se remettre des déceptions qui s’étaient multipliées en elle à cause de lui? Le fait qu’elle soit là ce soir, n’prouvait que trop bien qu’elle n’avait pas tourné la page: elle avait pensé à lui, tout seul dans son coin, à déprimer sur son anniversaire - et évidemment qu’elle avait eu raison d’l’imaginer de la sorte. Mais entouré de sa misère comme ça, Alec, il n’était bon pour personne, il n’était pas fait pour être côtoyé, aimé, ou éveiller la dévotion de qui que ce soit. Surtout pas de quelqu’un de vivant, vibrant, avec plein de projets d’avenir comme la Wolstenholme elle-même. Quand ils étaient si différents, rien que comme ça, c’était facile oui, pour Alec, de s’dire qu’avec ses envies à elle, sa façon de vivre les choses et d’apprécier l’existence, Calista elle pouvait forcément trouver mieux que lui, rien qu’en sortant dans la rue, en se baladant, en ouvrant son esprit aux possibilités. Mais c’était sûr que si elle n’se concentrait que sur lui, elle n’pourrait rien avoir de plus que la misère sempiternelle dans laquelle il moisissait, lui; celle-là même qu’il voulait lui éviter à tout prix. Même si ça devait vouloir dire qu’ils n’fassent plus partie de la vie l’un de l’autre. Peut-être alors qu’il n’aurait pas dû ouvrir la porte ce soir. Peut-être aurait-il dû faire comme s’il n’était pas là, ou peut-être aurait-il dû frapper un grand coup dans le coeur de Calista: avec un mensonge comme ils l’avaient dit quelques semaines plus tôt, plutôt qu’avec la vérité douloureuse que tous les deux, ils n’voulaient pas accepter. Son coeur et sa tête s’livraient un véritable match, ouais, et Alec n’avait pas eu la force de prétendre le contraire; c’n’était pas pour autant que Calista, elle devait s’accrocher à lui. A c’t’histoire qu’ils n’auraient tout simplement jamais, qu’ils le veuillent ou non.

Si c’n’était qu’une question de volonté, de c’qu’ils voulaient ou de c’qu’ils préféraient, alors Alec n’serait plus un transmutant, maintenant. Ils n’auraient eu qu’à y penser pour effacer Rhaena de leurs vies, et Calista n’aurait jamais été blessée par celle-ci, alors. Et l’anniversaire d’Alec, ce soir, n’ressemblerait pas à une pitoyable mascarade pour masquer la tristesse latente qui brûlait leurs prunelles et faisait fuir leurs esprits. Ils parlaient de tout et de rien, de choses et d’autres comme si ça pouvait avoir un sens après la dernière discussion qu’ils avaient eue; au contraire, c’était presque grotesque qu’elle soit là, après tout ça. Dans la tête du Lynch, en tout cas, c’était comme si les pièces du puzzle de leur histoire n’étaient pas dans l’ordre, comme si c’était un problème sans fin. Il n’voulait pas qu’entre eux deux, ce soit un «problème» quelconque - il n’voulait certainement pas qu’ils se mettent à picoler pour garder bonne figure et sourire pour la fiesta. Fondamentalement, alors, il n’savait pas de quoi ils parlaient; il n’savait pas pourquoi ils parlaient de choses triviales comme les clés de la voiture de Calista - en d’autres circonstances, ça n’aurait même pas été une question. Dans les images idéales qu’il avait eu de son anniversaire, ils l’auraient fêté tous les deux ouais, et rien d’autre n’aurait eu la moindre importance - ni le temps, ni les pensées négatives; et Calista serait restée ce soir, sans l’ombre d’un doute. Et demain, ils seraient allés ensemble à ce foutu mariage dont il haïssait l’idée désormais. Heureusement, il n’avait pas encore eu l’temps de lui en parler, alors y’avait que dans sa tête que tous ces plans étaient tombés en miettes. « J’aurais tôt ou tard, fini par les retrouver, t’en fais pas. » il lui garantit alors pour ses clés, faute de pouvoir faire mieux que lui offrir un sourire, contrit, juste au coin de sa bouche. C’était ces sourires polis qu’ils se donnaient désormais, comme si montrer leurs dents se serait de trop. Alec, il n’arrivait même plus à retrouver l’époque où ils avaient été amis, et ç’avait été facile d’être avec elle, sans arrière-pensée ou sans amertume. Il n’hésita au moins pas à être honnête quand il fut question de montrer son mécontentement à la confession qu’elle lui fit; ses paroles ne firent rien pour alléger l’enclume dans les entrailles du Lynch; « Techniquement, quoiqu’il advienne, elles sont entre de bonnes mains. S’ils étaient remontés jusqu’à toi, y’aurait eu un type comme moi qui aurais été envoyé chez toi pour t’faire disparaître. » autant n’pas faire dans la demi-mesure, c’était comme ça que ça fonctionnait, dans ce pays. Ils étaient bien au-delà des histoires d’une petite ville - il travaillait pour le pays, et Calista avait défié le pays lui-même. Et si ça n’avait pas été lui, ç’aurait été le FBI, ou la CIA, ou les services secrets, et alors quoi? Ouais, c’était facile dans un coin comme Radcliff de n’pas penser comme ça - c’était comme si, sous Lancaster, ils avaient vécu en autarcie avec des libertés qu’ils n’avaient pas été censés avoir. C’était terminé, ça, maintenant. « C’est vraiment tout c’que tu retiens? Qu’tu seras là pour assurer mes arrières si besoin? » l’idée le fit ricaner, quand même; pour elle-même, Calista avait désormais beaucoup plus à gagner qu’à être la voix qu’il était le seul à apprécier, dans son oreille. La chasseuse sous-estimée par tout le monde - elle pouvait faire mieux que ça, et probablement que c’était l’occasion idéale pour le faire; par elle-même, sans Lancaster ou sans lui. « J’écoute personne, de toute manière. » il dut bien reconnaître, haussant les épaules. Il avait fini par écouter les idées et les conseils de la blonde, souvent - mais personne n’pourrait jamais la remplacer, à cette place-là pour sûr. Heureusement qu’il n’avait pas dit les choses comme ça, la langue déliée par l’alcool qui grimpait vite en quantité dans ses veines; non, plutôt, il décida de se pencher vers le gâteau qu’elle avait sorti et déballé, posant ses coudes contre le plan de travail; « Et c’est quoi comme gâteau? » Alec en eut presque un air critique, avant de sourire, véritablement cette fois, au moins. « Tu crois qu’on mange ça à deux? » il rit à cette idée, dévisageant la jeune femme en face de lui - c’était un gros gâteau, qui aurait pu au moins satisfaire le triple de personnes qu’ils étaient. Largement, ç’aurait de quoi compenser l’alcool, et accélérer les nausées, probablement. Le Lynch pourtant, ne se fit pas prier pour trouver un couteau, ramener des assiettes pour servir.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Dim 7 Mai 2017 - 13:55


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On pouvait certainement dire qu’elle était idiote Calista, dans sa façon de s’accrocher à Alec, comme elle le faisait, alors même que leur histoire était censée être finie. Elle comprenait évidemment, tout ce dont ils avaient parlé la dernière fois qu’ils s’étaient retrouvés l’un en face de l’autre. Elle n’était pas complètement idiote, alors évidemment, qu’elle avait entendu les paroles d’Alec et qu’elle les comprenait. Mais accepter la situation, c’était nettement plus compliqué. Elle l’aimait, ça n’avait pas changé depuis l’autre fois, après tout, y avait pas de formule magique pour faire disparaitre les sentiments qu’on pouvait ressentir pour quelqu’un. Y avait pas non plus un truc qui faisait que le cœur pouvait repartir à zéro lorsqu’une histoire était terminée. On disait qu’y avait que le temps qui pouvait guérir ce genre de douleurs, alors Calista, elle se disait qu’elle avait envie de faire un bon dans le temps, pour arriver à ce moment-là, parce que pour l’heure, le quotidien était beaucoup trop difficile à supporter, sans qu’Alec en fasse partie. Elle n’y arrivait pas, sinon elle ne serait pas là aujourd’hui. Si ça avait été si facile d’oublier Alec, elle n’aurait pas songé à son anniversaire en se disait qu’elle ne voulait pas qu’il le passe tout seul. Si elle avait pu tourner la page avec aisance, peut-être que ce soir, elle serait en train de partager sa soirée avec un autre homme, sans même penser à son ex-petit-ami, qu’elle avait laissé derrière elle le jour où elle avait franchi cette fichue porte. Si seulement ça avait été si simple, sans doute qu’elle ne s’en porterait que mieux Calista. Mais c’était loin d’être aussi facile. Elle n’avait même pas envie de s’imaginer avec un autre homme, y avait personne qui semblait lui arriver à la cheville de toute façon. Elle savait trop bien que si elle devait se retrouver en face de quelqu’un d’autre aujourd’hui, dans un premier rendez-vous ou quelque chose du genre, tout ce qu’elle ferait, ce serait comparer ce pauvre type à Alec, alors forcément, ça ne mènerait à rien du tout.

Alors, dans le fond, c’était peut-être quand même mieux qu’elle soit là ce soir, avec Alec plus qu’avec n’importe qui d’autre. Au moins, elle n’avait personne à décevoir et y aurait aucun type qui se retrouverait à être juger selon des critères qu’il ne pourrait jamais atteindre, parce qu’évidemment, personne d’autre qu’Alec ne pouvait prétendre être Alec. Tant que ce serait lui qui serait là, encore et encore dans ses pensées, même le fait d’essayer de rencontrer quelqu’un d’autre, ça semblait vouer à l’échec. Elle ne savait pas comment faire pour arrêter d’y penser, dans le fond, qu’elle arrête complètement de le voir, ç n’aiderait même pas, parce qu’elle serait là au quotidien à se demander comment il allait et ce qu’il pouvait faire de sa vie. Elle était encore beaucoup trop attachée à Alec et elle n’avait aucune idée de comment défaire ce lien entre eux deux, c’était comme si quoi qu’il puisse arriver il existerait toujours. C’était à se demander si même en allant soit disant de l’avant et en commençant à fréquenter quelqu’un d’autre, y aurait pas toujours une partie d’elle qui continuerait encore et toujours de regretter tout ce qu’elle n’avait pas pu avoir avec Alec. Les ruptures violentes, imbibée de colère et dans lesquels y avait quelque chose à reprocher à l’autre, elles étaient finalement beaucoup plus faciles à gérer que la leur. Alors, résister à l’envie de venir ce soir, ça avait été trop dur. Elle était là maintenant en face de lui et elle ne put retenir un léger rire à sa remarque avant de plonger sa main dans la poche de sa veste posée à côté d’elle pour attraper ses clés, qu’elle lança vers Alec. « J’espère que tu les retrouveras. » Maintenant que c’était lui qui les avait, mieux valait qu’il ne les lui perde pas définitivement. Au moins, puisqu’elle était en sécurité maintenant, elle n’eut pas de scrupule à remplir de nouveau son verre avec la bouteille qu’Alec avait sorti. Après tout s’il avait vraiment l’intention de l’engueuler pour ce qu’elle avait fait, elle aurait bien besoin de plusieurs verres. « Hm, je suppose qu’on saura jamais ce qui aurait pu se passer s’ils avaient réussi à remonter jusqu’à moi. » Elle haussa les épaules, elle se disait qu’ils n’auraient de toute façon jamais réussi, elle était douée avec ça quand même et puisque c’était probablement sa plus grande fierté, elle avait bien le droit de se sentir intouchable dans ces moments-là. Le sentiment qui découlait de ce genre de truc, elle l’aimait trop pour regretter ce qu’elle avait fait et évidemment, sans les risques allant avec, ce ne serait pas si agréable. « Ils auraient juste dû éviter de trop souligner que leurs données seraient impénétrables, à force de trop le répéter, ils devaient bien s’attendre à ce que tous les hackeurs du pays essaient. » A croire qu’ils l’avaient fait exprès, histoire de tester leur propre système, c’était peut-être pour ça d’ailleurs qu’on ne l’avait pas enfermée quand elle était venue leur dire qu’elle avait réussi. « J’suppose que c’est un peu comme si quelqu’un agitait une cible juste sous tes yeux en te disant que pourrais jamais l’atteindre avec une flèche. Est-ce que tu essaierais pas, juste par envie de prouver que tu peux le faire ? » Qu’importait les risques qui venaient avec évidemment, les risques après tout, ils étaient là pour rendre le challenge encore plus intéressant et ils étaient de ceux dont Alec ne pourrait jamais la protéger. Elle les aimait trop, ces risques-là. Elle était douée avec tout ça et elle aussi, elle avait un égo qui avait parfois besoin d’être satisfait. « J’étais plutôt douée pour ça, non ? » Assurer les arrières d’Alec, ou des autres chasseurs, ça avait été le truc dans lequel elle avait été douée ouais, bien plus que lorsqu’on lui avait filé une arme pour qu’elle en fasse quelque chose. « Au moins, tu m’écoutais moi. » Ça avait été le seul, Alec, d’ailleurs à accepter son aide comme ça, pour les autres, elle avait surtout servi à dissimuler des preuves, fournir des informations, mais sur le terrain évidemment, y avait qu’Alec qui s’était dit qu’elle pouvait être utile, après tout qu’est-ce qu’une fille devant son écran pouvait savoir de ce qu’il se passait dehors hein ? Elle était douée avec son ordinateur, assez pour qu’il n’ait pas besoin de s’inquiéter des passe-temps qu’elle pouvait avoir. Au moins, s’intéresser au gâteau qu’elle avait ramené c’était probablement plus simple que de débattre sur les risques que prenaient les hackeurs et qu’ils connaissaient tous – elle y comprit – sans être capable d’y résister pour autant. « Quelque chose avec beaucoup de chocolat, parce que c’est le meilleur truc du monde. » Si elle pouvait ne manger que du chocolat, sans doute qu’elle le ferait Calista et Alec, il devait bien savoir ça, puisqu’il avait vécu avec elle quelques temps. « Je pourrais presque manger ça toute seule. » Elle haussa les épaules, elle exagérait sûrement, elle avait pas choisi le plus petit gâteau de la boulangerie. « Au pire, ça t’en fera pour plus tard. » C’était forcément une bonne chose non ? D’ouvrir son frigo et de pouvoir se contenter de prendre un reste de gâteau en guise de repas, ou alors, y avait qu’elle qui faisait ça, avachie, devant sa télévision.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Lun 29 Mai 2017 - 2:14



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S’il avait dû retenir quelque-chose, Alec, de l’expérience qu’il avait acquise avec les années, c’était sans doute que construire sa vie en ressassant le passé, n’était sans doute pas la meilleure solution qui soit. Jusqu’à bien récemment, un seul et unique point de la vie du jeune homme, avait servi de centre de gravité à tout ce qu’il accomplissait: c’était à cause de ça qu’il était devenu un hunter, à cause de ça qu’il avait tenu sept ans, accroché à une seule pensée. A cause de ça qu’il avait abandonné ses études évidemment, quitté Elizabethtown, suivi les Lecter là où ils allaient; c’était ça qui l’avait fait rester à Radcliff et se mettre au service du maire tout juste en place dans le coin. Alec, il avait souvent balancé beaucoup de choses sur la mort de ses parents; ç’avait justifié ses actes, expliqué ses choix, motivé ses entrailles et guidé son esprit: et probablement qu’il serait même hypocrite de prétendre qu’il aurait changé de lui-même, comme ça, du jour au lendemain, poussé par sa conscience, s’il ne s’était pas découvert transmutant. Mais cette mutation, aussi détestable était-elle, était aussi le premier grain de sable qui s’était logé dans l’engrenage de sa vie; la première réalité qui l’avait fait s’écarter de ce qu’il avait vu être le droit chemin - seul dans son coin, Alec avait presque transformé la chasse en un exutoire qui n’avait plus aucun intérêt, autre que la violence et le pouvoir qu’il en tirait. Peut-être aurait-il pu devenir pire encore, alors; après avoir embrassé sa nature de tueur, c’n’était plus très compliqué, au fond, de sombrer dans l’horreur pure et dure, sans retour possible. Mais c’était Calista qui s’était pointé à la porte, avec des preuves concrètes de ce que pouvait être l’horreur, la vraie; et aussi loin qu’allaient ses souvenirs à lui, aussi paumé avait-il été, le Lynch n’avait jamais sombré aussi profondément que ceux qu’il avait vus comme ses ‘alliés’. Quelle connerie, de la part de Felix, de s’être cru être un héros avec une cause justifiée, quand il avait si volontiers fermé les yeux aux actes des siens, quand ils avaient assassiné la famille Hodings. Dans un incendie. Définitivement, trop d’éléments rappelant ce qu’il avait connu, lui; il connaissait l’odeur de chair brûlée, Alec, il connaissait l’onde de chaleur qui continuait de se diffuser partout dans les murs et dans le sol, dès que le feu était éteint. Il savait à quoi ressemblait un corps carbonisé jusqu’à l’os; c’était comme ça qu’il avait découvert ses parents, à vingt ans à peine, après être rentré d’une énième fête. Y’avait pas à dire, ç’avait vraiment de quoi marquer les esprits, et calmer même le plus récalcitrant et imprudent des types - Alec, il s’était parfois demandé si quelque-part, quelqu’un avait attendu ‘mieux’ de lui. Qu’il n’devienne pas comme ça, plein de colère, de violence, tueur sans pitié. Mais comment aurait-il pu, s’était-il dit alors bien assez vite; comment est-c’que ç’aurait été possible, avec de telles images incrustées dans son crâne?

Il connaissait alors, la prescience du passé; la force des moments qui restaient dans le coeur ou dans la tête. Il en avait eu tout un tas, lui aussi. Et au beau milieu du chaos, Calista avait toujours été sa grâce inattendue - elle avait débarqué toujours dans les pires moments d’errance de son âme, et elle l’avait apaisé plus souvent qu’il ne pourrait l’admettre. Peut-être que ce soir n’était encore qu’un des soirs comme ça: il avait été prêt à juste se perdre, s’assommer un peu plus verre après verre, se faisant volontiers oublier par le monde, et oubliant celui-ci. Mais la blonde avait débarqué sur le pas de sa porte, et maintenant, c’était comme si le Lynch il n’savait plus quoi faire avec lui-même: allait-il vraiment être une bonne compagnie, s’il commençait à boire comme un trou, comme il l’avait initialement prévu? Pourtant, la Wolstenholme avait su à quoi s’attendre dès qu’elle avait décidé de rester malgré l’évidence des bouteilles d’alcool boosté un peu partout. Et dire qu’ils allaient jusqu’à prétendre qu’il était le plus responsable des deux - un rictus accroché à la commissure de ses lippes, Alec n’eut aucun mal à attraper les clés lancées par Calista. L’ivresse pour l’heure, ne contrebalançait pas ses talents durement acquis en précision. Il avait été un archer bien avant d’être un hunter, de toute manière. « Je promets rien. » dit-il avec assez de légèreté pour que ça semble presque normal, la perspective que Calista reste coincée chez lui parce qu’elle n’avait pas ses clés. Pourtant, ç’aurait dû être tout sauf normal, alors qu’ils n’étaient plus ensemble, et que cette même cuisine était encore chargée de ces mémoires en particulier. Pour des raisons évidentes, il n’s’était pas plu à ressasser ces moments-là dans son crâne; la culpabilité l’avait poussé à revivre ces instants, encore et encore. Comment avait-il pu la laisser partir sans avoir recousu sa plaie? Comment avait-il pu la laisser partir toute seule, alors que Rhaena Dryden était peut-être encore dehors? Pourquoi est-c’qu’il avait agi comme ça, quand elle était venue à la recherche de réconfort et de sécurité? Il était une enflure définitivement, mais malgré ça, Calista était là, pour il ne savait quelle raison - pourquoi? Elle aurait dû être en colère pour la façon dont il l’avait traitée; pourquoi est-c’qu’elle ne l’était pas?! Il était pourtant si doué pour critiquer, agir avec une retenue incontrôlable quand elle parlait de tous les hackings illégaux qu’elle faisait. « C’est vrai... j’pourrais pas résister à tirer. » il admit, quand même, honnêtement, avec un sourire; « Mais si quelqu’un devenait venir me tuer ou me kidnapper pour ça, j’serais aussi capable de m’en débarrasser. » ce qui n’était pas le cas de Calista - et l’histoire le leur avait trop souvent prouvé pour que ce soit juste une plaisanterie. Il n’l’avait pas dit, il n’voulait pas le dire, et il n’avait pas voulu le dire non plus quand elle s’était retrouvée à l’hôpital et dans un fauteuil roulant à cause d’Alistair Wolstenholme. Mais peut-être qu’il était temps qu’elle réapprenne à rendre les coups qu’on lui balançait dans la gueule. Littéralement. Alec, il savait qu’il n’pouvait plus vivre sans ça quoiqu’il en soit; il savait que ç’avait été son seul recours, de rendre au monde ce que ses ennemis lui avaient imposé, sans crier gare. Souvent, Calista avait aidé; il lui concéda ça, dans un haussement d’épaules, son sourire goguenard, totalement charmant ne faisant livrer que des mots qu’il n’pouvait pas dire. « Bien sûr que t’étais douée. C’est bien pour ça que j’écoutais. » partiellement. Et selon ses humeurs. Il n’avait pas toujours été un collègue facile à vivre, sans conteste. Et tout autant qu’il avait été le seul ou presque à accepter les conseils d’une femme, elle avait été la seule ou presque à le supporter. Un vrai duo fait l’un pour l’autre; y’avait pas de raison que le reste ne soit que naturel. Il le savait. Ils le savaient tous les deux. Et pour de longues secondes, il s’accrocha trop longtemps à ce songe, lascivement, pensivement, avant de détourner le regard, pour se concentrer sur l’élément le plus simple de cette situation. Le gâteau; et dire que Calista lui avait ramené un gâteau. « Oh wow, tu pourrais manger ça à toi toute seule? » il ricana; « Gueule de bois au vin avec un gâteau au chocolat dans l’estomac... j’aurais pas envie d’être là demain matin. » et malgré son rire, Alec réalisa probablement sur l’instant, qu’il y avait là un sous-entendu dont ils n’avaient pas besoin. « J’crois qu’on peut sauter l’étape des bougies et du voeu. » il reconnut, rattrapé par un songe plus pessimiste qu’il ne le voudrait; son voeu, il ne se réaliserait pas de toute manière. Alors plutôt que de réfléchir plus longtemps à ça, il ramena des assiettes vers eux, sortant des cuillères d’un tiroir un peu plus loin pour accompagner le tout.

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MessageSujet: Re: (alec), all i needed was the love you gave.   Lun 29 Mai 2017 - 15:50


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Elle essayait, au quotidien de penser un peu moins à Alec, à leur histoire et à toutes les complications qu’ils avaient pu rencontrer jusque-là. Il fallait bien qu’elle évite de penser à tout ça, puisque techniquement, leur histoire elle était terminée. Ils avaient rompu et cette soirée, elle était si bien incrustée dans la mémoire de Calista, qu’elle ne pouvait pas l’oublier. Elle savait bien que dans la logique des choses, il faudrait qu’elle se donne un bon coup de pied au cul pour passer à autre chose, parce qu’elle ne pouvait pas s’accrocher éternellement à cette histoire avec Alec, alors qu’elle n’avait pas d’avenir. Elle les avait entendus les arguments d’Alec l’autre soir et quand bien même elle avait cherché un moyen de les contrer, elle avait fini par abandonner et par passer cette porte sans se retourner. Alors, elle pouvait facilement se dire que la façon qu’elle avait de s’accrocher à Alec, c’était pas une bonne chose, qu’il faudrait vraiment qu’elle mette cette histoire de côté et qu’elle pense à son avenir. C’était ce qu’Alec lui-même, il disait. Mais c’était, de toute évidence, plus facile à dire qu’à faire, même en se concentrant sur son boulot pour essayer de penser à autre chose, il finissait par revenir dans un coin de ses pensées, s’imposer là-dedans, sans qu’elle n’ait rien demandé à personne elle. Elle pensait toujours à Alec et y avait rien qui pouvait détourner assez son attention pour que passer à autre chose devienne la chose la plus évidente du monde. Elle était coincée dans cette histoire et dans le fond, est-ce qu’elle avait vraiment la volonté d’en sortir ? Sa présence chez lui ce soir pour son anniversaire, c’était certainement la preuve que non. Elle continuait d’aller vers lui et elle aurait pu dire que c’était parce qu’y avait un genre de force qui la poussait vers lui et qu’elle n’arrivait définitivement pas à lutter contre cette dernière.

C’était peut-être une bonne excuse pour justifier sa présence ici. Elle ne pouvait pas lutter, alors elle n’avait même pas de raison de s’en vouloir. Elle ne voulait pas non plus l’abandonner aujourd’hui, pour cette journée en particulier. Maintenant de toute façon, elle était là, alors autant arrêter de poser mille et une question sur ce qui l’avait poussée à venir jusqu’à chez lui et ce qu’elle aurait mieux fait de faire ou de ne pas faire. Elle pouvait au moins se dire qu’elle n’avait qu’à être prudente à partir de maintenant. Elle n’avait pas eu l’intention de passer sa soirée à picoler de toute façon. Elle n’avait pas eu l’intention de finir à moitié bourrée à Thanksgiving non plus cela-dit. Enfin qu’importait, maintenant, Alec avait ses clés alors si jamais elle n’était pas en état de prendre le volant, elle n’aurait pas ses clés à portée de main. Qu’il en fasse ce qu’il voulait du moment qu’il ne lui perdait pas complètement, elle s’en fichait. Elle lui faisait assez confiance de toute façon pour savoir qu’il n’allait pas les mettre dans un endroit improbable qu’il oublierait complètement. « Attention, j’te fais confiance. » Sans le sourire à ses lèvres, ça aurait presque pu ressembler à un véritable avertissement. C’était vrai, elle avait confiance en lui. Elle avait toujours eu confiance en lui et il semblait bien que ça ferait partie de ces choses qui ne changeraient jamais vraiment. Même s’il était là à la juger pour ce qu’elle avait pu faire récemment, avec des et si qui de toute façon, n’avaient même pas lieu d’être parce que tout s’était bien passé. « Chacun son truc, moi je suis plutôt douée pour cacher mes traces. » Lui, il savait bien se battre, alors ouais il n’aurait aucun problème à se défendre si on venait s’en prendre à lui ; elle, elle pouvait se dire qu’avant de s’inquiéter de ça, faudrait encore qu’on arrive à la retrouver et ça, elle était prête à parier que c’était loin d’être facile, au moins quand elle était devant son ordinateur. Parce qu’elle était vraiment douée avec ça. Elle l’avait été à l’époque où elle avait bossé pour Lancaster, quand elle avait aidé des hunters, quand elle avait aidé Alec pendant que lui il avait été sur le terrain et elle l’était toujours. « Mouais, tu le faisais surtout quand tu avais envie. Au moins ça m’a permis de pouvoir dire ‘je te l’avais dit’, un certain nombre de fois. » Elle haussa les épaules, il sourire mélancolique sur les lèvres. Ça avait été facile et évident à l’époque, y avait pas eu toutes les questions d’aujourd’hui, toutes les peines, ni tous les échecs. Mais c’était le passé, ce truc dans lequel elle vivait probablement un peu trop. « Peut-être en plusieurs fois, mais oui, je pourrais. » C’était pas comme si ça ne lui arrivait jamais de juste manger du gâteau devant la télé plutôt que de prendre le temps d’essayer de cuisiner un vrai repas. « J’espère que tu auras pas à voir ça. » Parce qu’elle avait dit un peu plus tôt qu’elle n’avait pas l’intention de finir complètement bourrée, alors elle avait encore cette ambition pour le moment. « J’ai pas ramené de bougies de toute façon. » Et elle était presque sûre qu’il n’avait pas de bougies à gâteaux d’anniversaire dans l’un de ses tiroirs, de toute façon, est-ce que ça servait vraiment à quelque chose qu’il souffle des bougies censées représenter les années de sa vie, alors même qu’il était figé dans le temps ?

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