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 some of them want to use you ... (ciaran & lorcan)

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: some of them want to use you ... (ciaran & lorcan)   Dim 7 Mai 2017 - 15:58

Some of them want to use you
Ciaran & Lorcan

Empreint d’un manque de motivation assez phénoménal, Lorcan pénétra dans l’hôpital de Radcliff, les mains enfoncées dans les poches et l’air morose. Il n’avait aucune envie de remettre les pieds ici. Depuis qu’il en était sorti pour la dernière fois, une fois que sa rééducation avait été complètement terminée et que les médecins avaient enfin annoncé ce qu’il avait pris pour une véritable libération, il avait cru qu’il aurait un certain répit avant de devoir revenir. L’attaque du hunter était derrière lui depuis des mois, et il allait très bien, physiquement parlant. Certes, il n’avait pas encore retrouvé toutes ses capacités et il ne pouvait pas courir aussi longtemps qu’avant, mais ça reviendrait, il ne se faisait pas de souci. Il n’avait aucune envie de garder la moindre séquelle de sa rencontre avec le hunter scandinave et il s’appliquait à toutes les faire disparaître. Pas question de revenir à l’hôpital, il n’en avait pas besoin. Il était jeune et il allait s’en remettre. Il comptait même planifier une petite semaine de vacances pour s’échapper de Radcliff un moment et retrouver les Rocheuses, ses voies d’escalades, ses pistes de vtt, toutes les activités qu’il avait du reléguer derrière lui depuis de trop longs mois. Il s’entraînait dans ce but, puisqu’il n’avait toujours pas retrouvé son boulot et que ses journées étaient d’une longueur désespérante. Il allait devenir dingue s’il ne faisait rien, il était resté inactif déjà bien assez longtemps quand il avait encore la jambe immobilisée, et il était hors de question que ça dure davantage. Mais il avait beau s’être jeté à corps perdu dans le sport pour occulter tout le reste, ça n’avait pas suffit. Ca ne lui avait pas rendu son job. Ca n’avait pas supprimé les cauchemars la nuit. Ca n’avait pas non plus fait disparaître la loi sur le dépistage, dont l’échéance était encore loin mais sans que cela ne le rassure le moins du monde. L’attaque du hunter avait tout ébranlé, même s’il ne voulait pas le reconnaître. Sa confiance en lui, ses perspectives d’avenir, même les progrès qu’il avait faits avec sa mutation s’étaient effacés. Lorcan avait l’impression d’être un animal terrifié perdu dans un labyrinthe dont il n’arrivait plus à se sortir. Alors oui, il allait bien physiquement, mais c’était la seule chose qui allait chez lui. Et au final, il avait du se résoudre à accepter ce qu’on lui suggérait depuis des mois et qu’il avait refusé en bloc jusque là … S’il voulait avancer, il lui restait une seule solution. Aller voir un psy.

Ce n’était pas la première fois que Lorcan était amené à consulter un psychiatre. Quand leur mère s’était suicidée, les trois enfants Wolstenholme avaient été envoyés chez une femme qui avait eu la tache de leur faire comprendre et accepter leur deuil. Un travail sur eux-mêmes que Lorcan avait toujours considéré avec beaucoup de mauvaise volonté, d’autant plus quand ils avaient appris, bien plus tard, la véritable raison du suicide de leur mère. Difficile d’accepter quoi que ce soit dans ces conditions, au milieu du mensonge et des incompréhensions. Mais cette première psy l’avait sans doute un peu aidée, malgré tout – du moins c’était ce qu’il se répétait maintenant, alors qu’il était sur le point de rencontrer le nouveau médecin qui devait s’occuper de lui et de sa tête en vrac. Il valait mieux se persuader que cela ne servirait pas à rien et qu’il en retirerait quelques petites améliorations, sinon il ne lui restait plus qu’à faire demi-tour. Il économiserait du temps et de l’argent pour les mêmes résultats, n’est-ce pas ? Mais ce serait utile. Forcément, le type allait bien trouver quelques petits trucs pour le remettre sur les rails, même s’il ne résoudrait pas tous les problèmes qu’il avait actuellement. Personne n’y arriverait, à moins de trouver un vaccin miraculeux qui supprimait les mutations sans aucune séquelle. Mais à défaut de dégotter cette solution miracle, le psy qu’il allait voir aujourd’hui l’aiderait pour le reste … Sans doute.

Lorcan travers les couloirs trop familiers de l’hôpital jusqu’à la salle d’attente du psy. Il se laissa tomber sur une des chaises et se résigna à attendre, nerveux. C’était Alistair qui lui avait donné son contact, et il continuait à se demander si c’était vraiment une bonne idée d’avoir suivi le conseil de son père. Mais le paternel Wolstenholme l’avait assuré que dans sa situation, O’Doherty serait le mieux placé pour l’aider. Lorcan s’était demandé ce que cela pouvait bien signifier, ‘sa situation’, mais il avait préféré ne pas trop poser de questions à son père. Moins il discutait avec lui, mieux ça valait, mais s’il était disposé à l’aider, alors Lorcan était disposé à accepter son aide, d’autant plus si cette aide ne se présentait pas sous la forme d’une balle dans la tête ou d’un vaccin ravageur dans les veines. Lorcan avait encore du mal à faire confiance à son père, mais tous les moyens étaient bons pour amorcer une amélioration de leurs relations … Ce psy, c’était sans doute un pas de plus vers Alistair. Et c’était déjà bien suffisant pour que Lorcan accepte de le rencontrer. C’était ces arguments là qui l’avaient poussé à prendre rendez-vous, et bien qu’il n’ait aucune envie de franchir le pas, il devait s’y tenir. Il se leva donc quand la porte du cabinet s’ouvrit sur le psychiatre, et il s’avança vers lui. Voilà, il y était. Plus moyen de faire demi-tour … Il allait falloir parler, même s’il n’avait aucune idée de ce qu’il allait dire. « Bonjour. Lorcan Wolstenholme. » Il pénétra dans le cabinet du médecin, resta debout un instant sans trop savoir comment se conduire, puis s’assit sur un fauteuil. Bon. Voilà. Il fixa O’Doherty avec une certaine détresse, incapable de trouver quoi dire à présent. « Mon père m’a conseillé de venir vous voir. » Belle entrée en matière ! Si ce type ne connaissait pas Alistair, alors Lorcan aurait juste l’air d’un gosse perdu, forcé de se rendre chez un médecin qu’il ne voulait pas voir. Ce qu’il était, de toute façon … Mais sans vouloir le reconnaître.

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MessageSujet: Re: some of them want to use you ... (ciaran & lorcan)   Dim 14 Mai 2017 - 19:17

Some of them want to use you
Lorcan & Ciaran



Certains jours, Ciaran se demandait s'il avait bien fait de choisir la psychiatrie comme domaine d'activité. Un bon psychiatre n'était ni trop antipathique ni particulièrement empathique, non, il se devait d'être sympathique : comprendre les sentiments de ses patients sans pour autant se laisser submerger par eux. On aurait pu tout simplement se dire qu'il n'était pas fait pour un tel milieu, que les sentiments lui étaient étrangers... Mais c'était tout le contraire. Ciaran ressentait et comprenait si bien les sentiments d'autrui qu'il était capable de les influencer et les modeler à sa guise. Ciaran était un mutant, pour son plus grand bonheur et sa plus grande inquiétude à la fois. Chaque matin, lorsqu'il se brossait consciencieusement les dents pour entretenir ce sourire Colgate qui faisait chavirer le cœur de ses patientes – si si, il en était certain – l'irlandais observait longuement son reflet dans la glace. Il aurait pu être altruiste, se donner corps et âme pour son prochain et user de sa mutation dans le plus grand silence pour aider ses patients à aller mieux... Mais nul ne se serait souvenu de lui. Il n'aurait été qu'un médecin parmi tant d'autres croisés au cours d'une vie, en aucun cas il n'aurait été leur sauveur. Appliquer du baume sur une blessure pour l'oublier ne lui plaisait. Y déposer du sel et la charcuter au scalpel pour laisser un trou béant et douloureux, voilà ce qu'il recherchait ! Un mal qui ne guérit pas, c'était ça, son grand projet malsain dans la vie. Ciaran n'était devenu psychiatre que pour mieux voir des âmes fragiles s'enfoncer un peu plus dans le néant. Ses petites préférées restaient les victimes de mutants, car il n'avait alors qu'à les cuisiner un peu pour les faire basculer du côté de ces chasseurs sanguinaires et intransigeants qui traquaient les dégénérés sans relâche. Les gens comme lui. Mais Ciaran était prudent, Ciaran savait se cacher, et Ciaran était loin de se douter qu'au moment où il entrait dans son bureau armé de son traditionnel moka caramel débordant de crème et de sucre, Artur, sa petite marionnette fétiche, était en train de remettre en question son allégeance à son égard. Ce jour-là, Ciaran n'avait pas conscience que son répit touchait à sa fin. Car s'il était capable de manipuler les émotions d'autrui, il était incapable de lire l'avenir.

Inconscient de tout ce qui allait lui tomber dessus, il était arrivé de bonne humeur à l'hôpital, avait attrapé un beignet à la framboise dans la panière que lui tendait sa secrétaire et s'était enfermé dans son bureau en sifflotant. Ce ne pouvait être qu'une bonne journée, s'était-il dit en ouvrant son agenda. Une bonne journée, oui... Car au milieu des dépressifs et des victimes de stress post-traumatiques, il y avait un nom à coucher dehors avec un billet de logement. Un nom qu'il ne cherchait même pas à écrire et qui se résumait à un « W » suivi d'un prénom. Lorcan. Pauvre garçon. Visiblement, sa délicieuse sœur jumelle ne lui avait pas encore parlé de lui, ne l'avait pas mis en garde contre un psychiatre aux intentions louches, et c'était tout ce que Ciaran avait besoin de savoir. Après tout, sa dernière rencontre avec Aspen avait bien débuté. Elle s'était en revanche plutôt mal terminé, et il gardait d'elle le souvenir amer d'une jeune femme un peu trop futée pour son propre bien. Bah ! Qu'importe ! Il allait recevoir le vilain petit canard de la fratrie, celui qui lui servirait d'appât à agiter sous les yeux de la jeune femme.

Tout s'était parfaitement déroulé comme ils l'avaient prévu, lui et Griske. L'altercation entre Lorcan et le russe, la visite du patriarche Wolstenholme – Seigneur que ce nom pouvait lui écorcher les neurones chaque fois qu'il y songeait – qui l'avait sommé de s'occuper de son fils car après tout, entre chasseurs on peut bien se rendre service ? S'il avait su... Le précieux sang pur et humain des O'Doherty souillé par une engeance mutante, voilà qui aurait pu animer les repas de famille, si Ciaran n'avait pas dissimulé sa nature depuis presque quarante ans ! Patient, il jeta un coup d'œil à sa montre à l'instant même où l'on toquait à la porte. Ponctuel, le garçon ! Ciaran se leva, sourire aux lèvres et expression douce sur le visage, et désigna un fauteuil à Lorcan pour qu'il s'assoit. Lorsque ce fut fait, il se rassit à son tour et croisa les doigts sous son menton. Il avait l'air d'un chat heureux, prêt à ronronner mais en réalité sur le qui-vive et à l'affût de sa proie. Il y avait chez ce garçon une foule de sentiments qu'il lui était difficile de démêler, des contradictions... Une peur qui luttait contre un besoin de faire ses preuves, une nervosité tempétueuse que refrénait difficilement un calme qui était certainement totalement factice et surtout de la détresse. Une détresse palpable, visible dans ses yeux comme dans son expression, une détresse dont Ciaran allait s'empresser de s'emparer pour l'utiliser.

« Oui, votre père m'a contacté la semaine dernière pour me faire part de vos soucis. Oh il ne m'a rien dit de précis, évidemment, et je préfère que nous discutions tous les deux. Je peux vous appeler Lorcan ? »

Qu'il ne lui donne pas du monsieur, Ciaran avait particulièrement horreur de ça. Et tant qu'il ne l'appellerait pas Cici ou tonton pour une raison x ou y, les choses se passeraient bien. S'armant d'un stylo, l'Irlandais ouvrit son bloc-note sur une page vierge, nota le nom de son patient, la date, puis releva les yeux vers lui.

« Comment allez-vous ? Tiens racontez-moi votre matinée, ce que vous avez mangé au petit déjeuner, si vous avez bien dormi... Tout ce qui vous passe par la tête. »

La mise en confiance était cruciale pour la suite, tout comme il était important que Ciaran se renseigne sur les habitudes de Lorcan afin de mieux le cerner. Pour l'heure, il se contentait de sonder les sentiments du jeune homme, sans y toucher. Il aurait bien le temps de souiller une à une les émotions contradictoires qui lui encombraient l'esprit. Aaah que ce métier pouvait être fascinant, parfois !
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MessageSujet: Re: some of them want to use you ... (ciaran & lorcan)   Lun 4 Sep 2017 - 21:50

Some of them want to use you
Ciaran & Lorcan

Lorcan fixait O’Doherty, essayant de voir chez lui ce qui pourrait bien l’aider. Il n’en savait rien. Il ne connaissait pas ce type, sa seule recommandation lui venait de son père et cela semblait être un argument peu convaincant. Lorcan n’était d’ailleurs pas encore certain de rester là, ni de revenir après cette première séance. Par définition, il se méfiait maintenant de tout ce qui venait de son père, même quand il semblait y avoir mis les meilleures intentions du monde. Alistair voulait le voir aller mieux, c’était tout ce qu’il souhaitait, il l’avait juré. Généralement, ses promesses étaient fiables, sans quoi il préférait se taire, Lorcan pouvait au moins être sûr de ça. Mais ils avaient peut-être une définition du "mieux" qui différait, son père et lui … Il allait en juger avec cet homme en face de lui, qui le dévisageait de la même façon qu’il était en train de le faire. Il avait l’air avenant, mais c’était un psy, toute autre expression l’aurait desservi. Lorcan aurait besoin de plus que ça pour savoir ce qu’il valait. Et il ne savait pas du tout comment ouvrir la séance ni amener le sujet sur la table. Est-ce que ce type savait pourquoi il était là, déjà ? Lorcan n’en était même pas certain. Il avait pris le rendez-vous mais il avait supposé qu’Alistair avait discuté avec le psy avant … Si ce n’était pas le cas, O’Doherty le lui ferait sûrement savoir assez vite. Il était hors de question de tourner autour du pot sans évoquer le cœur du problème, Lorcan n’était pas venu ici pour parler des petites fleurs et de la magie de la vie. Les notions abstraites ne l’intéressaient pas du tout. Et pourtant, il n’avait pas non plus envie de balancer tout de suite la raison de sa présence. S’il n’avait même pas réussi à en parler avec Aspen, il se voyait mal déballer son sac devant un parfait inconnu, tout psychiatre soit-il. La séance allait être longue …

Ciaran confirma rapidement à Lorcan ce qu’il avait supposé : Alistair l’avait bien contacté. Il eut un geste évasif pour lui signaler que l’usage de son prénom ne lui faisait ni chaud ni froid. Il avait l’habitude que les gens préfèrent son prénom à son nom de famille, de toute façon. Il pianota nerveusement sur l’accoudoir de sa chaise quand le psy lui proposa ensuite de discuter. Ou du moins, de parler. Et il haussa légèrement les sourcils à cette entrée en matière plutôt surprenante. Allons bon … Il ne voyait pas à quoi ça rimait, de parler de son petit déj, et il n’avait pas envie d’en parler. Ca n’allait pas les mener loin. Mais soit. Il prit une inspiration, fixa le bloc de feuille du médecin, puis releva la tête et se lança. « Je me suis levé tard et j’ai mangé des pancakes avec du café. » Silence. Il se sentait stupide, et pendant un instant il imagina Salomé en face de lui, en train de mener le même genre d’interrogatoire dans le cadre d’un de ses stages. Son sourire en coin et son silence imperturbable … Il se crispa à cette idée, et essaya de l’oublier. Il ne lui avait pas parlé de ses cauchemars ni de tout le reste. « Je me suis forcé à cuisiner, généralement ça va mieux après, mais ça ne marche plus vraiment. J’aurais aussi bien pu partir le ventre vide pour l’effet que ça m’a fait. Je suis cuisinier, mon père vous a dit que j’avais arrêté mes études pour faire ça ? Ca ne lui a pas trop plu. Mais j’ai perdu mon job l’année dernière et ça fait des mois que j’essaye de le récupérer, et ça me fait ch… ça m’ennuie de rien faire de mes journées. » Bon, il fallait peut-être éviter de jurer devant O’Doherty. Et continuer à parler, même s’il avait l’impression de résumer son pitoyable CV devant lui, sans même avoir l’espoir d’un boulot à la clé. « J’ai passé la soirée d’hier au mur d’escalade, j’ai fait quasiment toutes les voies, j’étais vanné quand je suis rentré, mais je suis resté éveillé jusqu’à deux heure du mat’. En sortant de votre cabinet, j’irais droit à la machine à café et j’en prendrais au moins deux d’affilée. Je dormirais sans doute pas mieux cette nuit. Les cauchemars, tout ça. » Il parlait juste parce qu’il avait l’impression que c’était ce qu’il devait faire, mais les mots qui sortaient lui semblaient creux et sans aucun intérêt. Tout pour ne pas toucher le nerf du problème … Pourtant il fallait s’y résoudre et Lorcan ne voulait pas non plus repousser l’échéance indéfiniment. S’il était venu, c’était pour une raison bien précise, et il n’allait pas payer une fortune ces séances sans aborder le sujet. « Il vous a dit quoi, mon père ? A propos de ma raison ici ? »

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