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ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 46349
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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Ven 2 Juin 2017 - 22:43

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ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 45269
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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Ven 2 Juin 2017 - 22:43

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ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 46349
SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Ven 2 Juin 2017 - 22:46

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2015
MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 0:58

Citation :
Cesare, il n’avait jamais eu envie de s’embrouiller avec qui que ce soit; plus jeune, aux âges ou les autres tombaient bien facilement dans les conflits musclés, le brun avait surtout eu l’allure d’une force froide et tranquille - une image déformée par le peu d’effort qu’il faisait pour sympathiser avec qui que ce soit. Au final, il était devenu un fantôme plus que quelqu’un de qui les autres se moquaient, et ç’avait été tant mieux comme ça; pour la cause, pour sa famille, pour protéger ses parents et sa soeur, le DeMaggio avait toujours appris que c’était comme ça qu’il devait vivre. Mais les rares - très rares - fois où il avait fini dans une bagarre au lycée ou ailleurs, ç’avait toujours bien marqué les esprits: pour lui, retenir ses coups revenait à multiplier ses chances de crever des mains d’un ennemi bien moins conciliant - alors il n’l’avait jamais fait, et il n’l’avait pas fait aujourd’hui non plus. La bonne nouvelle, c’était alors que malgré les mois qui étaient passés depuis la dernière fois qu’il avait eu un flingue en main ou depuis qu’il avait affronté quelqu’un dans un combat quel qu’il soit, il était toujours capable de se défendre, et de rendre les coups avec beaucoup plus de force. Contre des types lambda, en tout cas: y’avait fort à douter que s’il devait tomber contre Rafael, contre un autre hunter ou même contre quelqu’un de plus entrainé, le combat serait plus rude - irrémédiablement, une idée qui n’lui plaisait pas, à Cesare. Il avait passé sa vie entière à s’entrainer, il avait passé vingt ans à dédier sa vie à ça, et ça uniquement. C’n’était certainement pas pour se ramollir comme un idiot à la première occasion, et laisser tout un tas d’opportunités à tous les tueurs du coin, de s’en prendre aux gens à qui il tenait. La dernière fois qu’il avait baissé sa garde pendant trop longtemps, après tout, sa soeur en avait profité pour lui filer entre les doigts, avec l’intention de fuir cette ville et fuir cet état, sans se retourner, avec un type qui n’avait jamais été là pour la protéger, comme il l’avait été, lui. Ce même type qui travaillait aujourd’hui avec Isolde - soi-disant ‘responsable de sa sécurité’; Cesare s’était contenté d’avoir ses propres pensées plutôt que de les mettre à haute voix. Mais connaître David Grayman avait poussé Aria dans sa tombe, alors forcément, le fait de savoir sa femme entre les mains de ce type, parce qu’apparemment il savait ‘protéger’ (peut-être à sa façon?) les gens, c’était une ironie dégueulasse à laquelle il n’pourrait jamais se faire. Mais à quoi bon dire quelque-chose? Ce n’serait pas comme si Isolde écouterait; il la savait têtue, et de toute manière, puisque ce type avait été un dégénéré, ça faisait forcément de lui un héros aux yeux de la jeune femme. Parce que le monde était, bien sûr, si évident que ça. A quoi bon avoir une dispute au sujet de c’type, quand il n’avait déjà que trop perdu dans des circonstances pareilles? Cesare, il n’voulait pas se battre - pas avec Isolde, pas pour se sentir sauf et savoir que sa fille et la femme qu’il aimait étaient en sécurité. Il avait même été persuadé qu’il n’avait pas forcément le besoin de casser des gueules pour imposer le respect et vivre sa vie - mais il l’avait fait aujourd’hui, poussé par des instincts qui étaient incrustés dans ses chairs depuis bien longtemps. C’était bien pour ça qu’il avait fini dans sa cellule. Et tout autant qu’il n’avait pas pensé ses actes, il n’avait pas songé aux conséquences de ceux-ci; s’faire passer les menottes, c’était une chose. Se foutre dans un silence borné et glacé pour rester dans son coin, c’était une chose aussi. Peut-être aurait-il dû faire ça quand il était encore célibataire, et que toute la ville ne se sentait pas le devoir d’appeler Isolde dès qu’il levait le petit doigt.

Et même s’il n’pouvait pas l’avouer comme ça; même si aucun mot ne pourrait vraiment faire justice à ce qu’il avait dans le crâne, Cesare, il n’avait pas particulièrement pensé à Isolde, à Clara ou à leur famille, quand il avait balancé le premier coup. Ni tous les autres. C’était venu après, bien sûr, et ces songes avaient créé toute une mixture amère en lui: peut-être aurait-il dû faire mieux que c’qu’il avait fait, peut-être que ç’allait créer plein de problèmes, peut-être que c’était injuste qu’il se sente comme ça et qu’il pense de la sorte. Peut-être qu’au-delà de tout ce qui pouvait le concerner lui, ça allait à nouveau empiéter sur tout ce qui faisait la vie d’Isolde, aussi - peu importait que ce n’soit pas elle qui se sente comme ça, les piques politico-stratégiques balancées sur leur couple ou leur mariage, parce qu’il était un DeMaggio et qu’elle était Isolde Saddler, il les entendait. Il les connaissait, il les enregistrait; et peut-être bien que d’ici quelques années, ce serait Clara qui les entendrait, les connaitrait et les enregistrerait aussi. Ici, de toute manière, y’avait aucun moyen d’éviter que ses enfants sachent quel genre de monstre il avait été. Ou était encore, à en croire les rapports d’hospitalisation de ses ‘victimes’. Qu’ils portent plainte, après tout, comme tout le reste, c’était c’qu’il méritait. Et encore une fois, c’était juste pas c’qu’Isolde méritait, ni ce que Clara méritait, ni ce que leur petite vie si durement acquise à tous les quatre, méritait. Quoiqu’il en soit, il aurait pu répondre encore, rebondir alors qu’elle amenait Clara sur le tapis, de façon pas franchement discrète: pour ça aussi, il avait encore eu un certain nombre d’heures avant que ça n’devienne alarmant d’une quelconque façon. Et peut-être bien qu’il avait eu besoin de ces quelques heures, quelle que soit sa situation - mais évidemment, maintenant il se retrouvait déjà confronté aux jugements d’Isolde et aux conflits dont il n’avait pas envie. Marcher lui aurait aéré l’esprit, et ça leur aurait permis de gérer les choses chacun de leur côté - parfois, ils faisaient ça bien, au moins pour que l’atmosphère se décharge un peu de son électricité. Pourtant, il rejoignit la voiture, Cesare, conscient que s’il devait s’mettre à marcher devant celle-ci en traçant son chemin sans un regard, il n’y aurait aucune électricité de décharger, aucune situation à arranger, et aucun conflit à alléger. Comme quoi, subitement, passer encore deux heures dans cette cellule était encore plus tentant, désormais. Surtout quand il était le premier témoin de tout ce que ses actes avaient si brusquement amené: Isolde avait pleuré - il n’était pas stupide, et il la connaissait assez pour reconnaître ça sur son visage, dans ses yeux ou dans son attitude. Ils avaient traversé bien trop d’épreuves, pour qu’il soit à ce point aveugle à de tels états d’âme si visibles chez elle. Et si la culpabilité mordit à nouveau dans sa chair, ce n’est pas pour autant qu’il en laissa paraître quoique ce soit - il savait que tout ça n’était qu’une situation où la tension montait lentement mais sûrement; il n’pouvait rien faire pour empêcher ça- tout ce qu’il pouvait faire, c’était faire en sorte que tout ce spectacle pitoyable ne se déroule pas au beau milieu de ce parking. Heureusement, Isolde démarra assez vite, et Cesare resta muet, les yeux fixés sur la route. Si ç’avait été possible, il aurait bien eu envie que Clara puisse rester à la crèche toute la nuit, histoire qu’elle ne se retrouve pas dans cette atmosphère-là; mais c’était impossible, et apparemment, c’était de sa faute, alors qu’y avait-il à discuter? « J’devrais récupérer ma voiture, aussi. A moins qu’tu veuilles faire le taxi demain matin. » il préféra enchainer, sans le regard complice ou l’ombre d’humour à l’idée qu’ils puissent partager un moment pareil. Ils n’avaient pas le temps de faire beaucoup de choses, le matin, en semaine comme ça; généralement, ils partaient bien assez tôt chacun de leur côté, alors autant ne pas imposer plus d’obligations à Isolde, vis à vis de tout ça.

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 YOU OPENED UP MY HEART IN A WAY  
I DIDN'T EVEN KNOW WAS POSSIBLE
she's got a heart so pure, i bet she has flowers growing between her ribs, and gold running through her veins. i bet her lips tate like the sun's warmth, and her hands feel like home. she's a god in human for, but i've got a corrupted soul.

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ADMIN - master of evolution
MESSAGES : 46349
SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 1:46

Citation :
Peut-être qu’à une époque, elle avait eu tendance à facilement l’envoyer balader Cesare, alors qu’ils avaient eu l’habitude de communiquer que comme ça, dans des duels d’idées qui ne menaient à rien du tout. Ils en avaient passé, des mois et des mois à ne pas réussir à communiquer correctement parce qu’ils étaient trop têtus pour s’écouter l’un l’autre ou parce qu’ils étaient persuadés d’avoir complètement raison et que rien ni personne ne pourrait jamais changer ça. Mais, elle se disait quand même que maintenant, après tout le temps qu’ils avaient passé ensemble, après s’être mariés, après avoir construit tout un tas de trucs ensemble, Cesare il devait bien savoir que s’il avait quelque chose à lui dire, il pouvait le faire sans risquer de lancer la troisième guerre mondiale. Elle avait changé quand même, elle en avait l’impression en tout cas. Elle pouvait aussi l’écouter s’il en avait besoin et pour sûr elle ferait toujours de son mieux pour l’aider, le conseiller le soutenir. Elle avait bien dû le mettre en mots, ça, le jour où elle l’avait épousé. Alors, quoi qu’il se soit passé dans la tête de Cesare pour qu’il en arrive là, elle aurait préféré qu’il lui en parle plutôt qu’il se retrouve en prison. S’il avait eu besoin d’être seul un certain temps pour se vider l’esprit, pour réfléchir ou elle ne savait quoi, ça aurait été possible aussi évidemment, après tout, y avait quand même d’autres endroit où il avait l’occasion de faire tout ça qui ne demandait pas de commettre un crime plus ou moins sévère. Elle ne savait pas du tout comment il en était arrivé là et peut-être qu’elle avait loupé les signaux, peut-être que ça faisait d’elle une mauvaise épouse et maintenant tout ce qu’elle pouvait faire, c’était se poser des millions de question et se remettre en question, encore et encore, comme si à force de réfléchir à ce qu’elle avait mal fait, tout aurait beaucoup plus de sens au fond de son crâne.

Même toute seule dans la voiture, y avait pas eu d’illumination soudaine, juste les larmes qui étaient venues l’emmerder, parce qu’elle n’avait pas forcément bien encaissé les propos de Cesare. Elle ne savait vraiment pas ce qu’elle avait pu faire et elle avait l’impression qu’elle se faisait attaquer comme si c’était elle qui s’était retrouvée en prison pour une bagarre de rue. Tout ce qu’elle avait fait ça avait été venir le chercher et évidemment qu’elle ne lui avait pas sauté sur les bras, mais bon, sa première réplique avait eu à peu près le même effet que s’il lui avait dit qu’il n’avait pas envie de voir sa tronche. Est-ce qu’elle était en tort d’avoir mal pris ce bout de conversation ? Même ça, elle ne savait plus. Tout ce qu’elle savait, c’était que ça lui avait fait mal et qu’elle se retrouvait à chialer dans la voiture comme une pauvre cloche, comme si elle se retrouvait soudainement l’héroïne d’une mauvaise comédie romantique. Au moins, il était venu dans la voiture, et elle n’irait pas parier que c’était de gaieté de cœur et qu’il n’aurait pas quand même préféré marcher jusqu’à la maison, mais au moins, ça lui évitait de se prendre un coup dans la tronche, c’était déjà ça, peut-être. Maintenant, fallait encore aller chercher Clara et puis la voiture de Cesare apparemment. Il devait avoir récupérer des clés en même temps que le reste de ses affaires personnelles, mais la voiture elle, y avait bien que lui pour savoir où elle était. « Elle est où, ta voiture ? » Peut-être qu’elle aurait dû préciser que c’était juste parce qu’elle pensait aussi que fallait mieux la récupérer, c’était une voiture quand même et pas parce qu’elle n’avait pas envie de faire le taxi de craindre d’arriver en retard à son précieux boulot, ou parce qu’elle n’avait pas envie d’être vue avec lui, comme il semblait si bien le croire. « Si c’est pas à l’autre bout de la ville, autant que tu la récupères maintenant. » Et là encore, c’était une question de logique, si c’était sur leur route, autant de ne pas laisser la voiture abandonnée sur un parking toute la nuit, ce serait quand même plus prudent et puis comme ça, ils pourraient rentrer chacun dans leur voiture, ça lui permettrait de ne pas avoir à rester trop longtemps avec elle, après tout, il aurait bien voulu attendre minimum quatre heures de plus avant de ne serait-ce que lui parler, alors ça en disait long sur sa volonté d’être avec elle ce soir et là encore elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’elle avait pu faire pour qu’il en vienne à préférer moisir dans une cellule plutôt que de lui demander de venir le chercher. Peut-être qu’il y avait – déjà – un sérieux problème dans leur mariage s’il en était réduit à préférer une cellule qui puait la pisse plutôt que la présence de sa femme.

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SUR TH DEPUIS : 14/06/2015
MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 9:28

Citation :
Si Aaron est un homme prompt à céder à la colère ? Pas vraiment. Il a acquis avec les années une patience des plus exemplaires, surtout avec ces jeunes adultes en quête d’identité, ces jeunes adultes aux rapports si conflictuels avec l’autorité qu’il fréquentait chaque jour. Chaque nuit. Chaque instant de ces journées entièrement consacrées à l’orphelinat, sans qu’il ne parvienne à poser la moindre limite entre le personnel et le professionnel, sans qu’il ne parvienne même à s’instaurer à lui-même des restrictions sur son implication dans la gestion de ses pensionnaires. Alors non, Aaron n’est pas un homme colérique, coléreux, exagérément susceptible. Avant de hurler, avant de toner, avant de crier, il préfère le plus souvent un regard éloquent, une voix posée mais ferme, une écoute attentive et lourde de sens. Avant de s’énerver, il préfère chercher à comprendre et forcer l’autre à l’introspection. Pourtant, à certaines occasions, la patience si chère à Aaron est dilapidée en quelques secondes. Quelques respirations suffisent pour disloquer son calme. Et lorsqu’en plus, des émotions fortes l’environnent, il a beau savoir garder une distance relative avec le reste, les cuivres et les percussions qui tonaient la colère d’Elizabeth un peu plus tôt l’ont atteint sans qu’il n’y prenne garde.

Alors oui. Aaron est présentement en colère. Alors oui, Aaron est sur les nerfs, et si sa main revient teintée d’un sang qui perlait à ses narines, ce n’est pas pour autant qu’il va reporter la discussion qu’il compte avoir avec la mutante et amie de longue date. Elle a bien des raisons d’exploser, ça il serait bien placé pour le nier, mais, bon sang, elle n’a aucun excuse pour avoir perdu le contrôle, surtout en mettant en danger ceux-là même qu’elle entendait protéger à la base. Il n’y a que la présence de Jeremy pour convaincre Aaron de conserver - encore un peu - la tête froide, de prendre sur lui pour forcer sa propre mélodie émotionnelle à un calme relatif, afin de garder également le contrôle des émotions de son pupille et d’Elizabeth. Calme, rester calme. Essayer de se concentrer sur le principal, pour le moment, modifier artificiellement sa propre colère, dans un jeu aussi dangereux que délicat. « Je vais bien. » C’est déjà ça. « Ouais, on devrait bouger. » C’est encore mieux qu’elle en soit consciente elle aussi. Devant les mots presque hébétés d’Elizabeth, Aaron en vient à se demander si, finalement, il n’a lui-même pas aussi perdu le contrôle, forcé la chose lorsqu’il a changé radicalement la composition musicale des émotions de tous les protagonistes, un peu plus tôt. Aaron en vient à se demander s’il n’est pas allé trop loin, si le silence choqué de Jeremy n’est pas autant de son fait que de celui du hunter et d’Elizabeth, si… l’homme inspire à fond pour faire cesser immédiatement cette spirale infernale de doutes et de remises en questions. Ce n’est pas le moment, il faut qu’ils dégagent de là. Le bras du mutant se passe autour des épaules de Jeremy, pour le soutenir, quand son regard ne cesse d’aller et venir en direction d’Elizabeth. « J’aurais bien besoin d’un verre. » Il a un petit sourire crispé. « On est deux. Crois-moi, on est deux. » Et n’en déplaise à Moira, ou Maxim, qui voient d’un très mauvaise oeil la consommation excessive qu’il peut avoir d’alcool, Aaron ne va pas rechigner une seule seconde à remplir les verres, dès qu’ils seront à l’orphelinat.

Ils ne mettent d’ailleurs pas longtemps à le rejoindre, guère plus à avertir Sofiane, meilleur ami, bras droit et à l’occasion suppléant d’Aaron, pour qu’il prenne en charge dans un premier temps les quatre jeunes encore sous le choc et Aaron se retrouve donc en tête à tête avec Elizabeth dans son bureau, les yeux rivés sur la télékinésiste. Il entend son trouble, il entend les violons angoissés de son esprit, il croit entendre, également, de la fatigue et des regrets. A moins que pour ces derniers, il ne projette que ce qu’il aimerait entendre. « Tu peux fermer la porte ? Sofiane n’hésitera pas à venir nous déranger s’il a vraiment besoin de moi, mais sinon, autant qu’on soit tranquille. » Ses doigts vont déboutonner les manches de sa chemise pour les remonter, il cherche dans le meuble un mouchoir pour endiguer légèrement son saignement de nez, incapable de s’interrompre tant qu’il ne cessera pas de diffuser tout autour de lui la même mélodie douce pour étouffer autant que possible les émotions les fortes, et simplifier la tâche de Sofiane. Et la sienne, aussi.

Son bras droit gère les jeunes, lui, se sent la responsabilité de gérer l’adulte. Et difficile de savoir lequel a la tâche la plus délicate. Il ouvre un placard, sort une bouteille un peu trop entamée, deux verres, les remplit raisonnablement et reposant l’alcool, il en apporte un à l’autre directrice. « Si tu préfères de l’eau ou un jus de fruit, on a forcément ça aux cuisines, mais je me suis dit que quelque chose d’un peu plus fort… » Un soupir, il désigne les fauteuils destinés aux couples qu’il reçoit régulièrement, s’assoit dans un des trois. « Qu’est-ce qu’il s’est passé, au juste ? » Et qu’elle comprenne ce qu’elle veut par cette question. Qu’est-ce qu’il s’est passé avant qu’elle intervienne, qu’est-ce qu’il s’est passé ensuite ?

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J'ai pas choisi de naître ici, Entre l'ignorance et la violence et l'ennui, J'm'en sortirai, j'me le promets, Et s'il le faut, j'emploierai des moyens légaux; Envole-moi... Loin de cette fatalité qui colle à ma peau — JJG, envole-moi.




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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 13:50

Citation :
Ça avait été une journée plutôt agréable, qu’elle n’avait pas imaginé finir comme ça. Elle avait été plutôt contente quand elle avait appris qu’elle était enceinte et la seule raison qui l’avait poussée à ne pas tout de suite filé jusqu’au garage où Cesare travaillait, pour lui annoncer la nouvelle, ça avait été parce qu’elle avait besoin d’un peu de temps pour réussir à trouver un bon moyen d’annoncer la nouvelle. Elle y avait réfléchi, vraiment, pendant un long moment, avant de finalement se dire qu’il était temps qu’elle aille récupérer la paperasse qu’elle avait laissé à Insurgency. Elle n’y était certainement pas allée pour chercher les ennuis, elle avait été vraiment très loin de se douter que les choses allaient se retourner comme ça contre elle. Elle avait bien vite baissé les bras aussi, face à ce groupe qui ne voulait plus d’elle. Elle avait pourtant ce genre de détermination difficile à ébranler et un orgueil tellement imposant que ça avait dû en surprendre plus d’un qu’Isolde Saddler laisse tomber comme ça. Mais elle était enceinte et c’était plus important que sa fierté. Elle s’en était pris un sacré coup celle-là, bien évidemment, alors qu’elle avait été trahie par des gens en qui elle avait eu confiance et qu’elle n’avait vraiment rien vu venir. Elle avait l’impression de tomber de haut. Mais elle s’était dit que ça irait, parce qu’elle était enceinte, qu’elle allait avoir un bébé et que du coup, elle n’avait clairement pas le temps de se compliquer la vie avec Insurgency. Ils pensaient pouvoir faire mieux qu’elle ? Très bien qu’ils essaient, peut-être que bien rapidement, Demelza elle se rendrait compte que c’était pas aussi facile que ça en avait l’air, d’être à la tête d’un groupe pareil et que la Saddler, elle avait fait de son mieux. C’était ce qu’elle se disait, en tout cas, Isolde, qu’elle avait fait de son mieux avec ce qu’elle avait et que si les autres considéraient que ce n’était pas assez, alors elle était sans doute mieux sans eux.

Elle restait frustrée pour plusieurs raisons. Déjà parce qu’elle s’était quand même faite virée d’une organisation qu’elle avait elle-même montée. Mais aussi parce qu’elle aurait vraiment voulu profiter de la nouvelle de cette grossesse sans que ce soit parasité par ce genre d’histoire. Alors le mieux maintenant, c’était peut-être de se donner la peine de vraiment s’en foutre, d’Insurgency et de tout ce qu’ils pourraient devenir. Ils ne valaient sans doute pas la peine qu’elle se prenne la tête pour eux. A l’avenir, elle tâcherait alors que profiter de sa grossesse sans s’occuper de Demelza Collins, puisque cette dernière ne méritait de toute façon pas l’attention qu’elle lui confiait en étant énervée contre elle. Insurgency, elle laissait tomber définitivement, Isolde. Elle découvrirait sans doute bien assez tôt que sa vie n’en serait que meilleure comme ça. C’était un poids, une responsabilité dont elle se détachait et ça ne pouvait pas lui faire de mal, surtout maintenant qu’elle était enceinte et qu’il était sans doute temps de penser à elle, avant de penser aux autres. Elle avait encore la mairie pour essayer de faire bouger les choses et ça semblait quand même mieux que de s’amuser à faire exploser des bombes, ici et là. Elle avait été idiote de penser que ça pourrait aider et elle avait été idiote de ne pas écouter Cesare. A l’époque, ça avait été comme si continuer dans cette voie-là, c’était un bon moyen de l’emmerder, faire tout le contraire de ce qu’il disait, ça avait été parfaitement justifié, alors qu’elle lui en voulait pour ce que lui, il avait fait. C’était différent aujourd’hui et admettre que Cesare avait eu raison, c’était pas si difficile que ça au final. Maintenant, Insurgency, c’était fini, ça ferait un problème de moins dans sa vie, dans leurs vies à tous les deux. « T’inquiète pas, ça va aller. J’te le promets. » Par la même occasion elle promettait d’être prudente, de ne pas faire de trucs complètement fous, de faire attention à elle, de ne pas se mettre en danger inutilement. Au moins, s’il continuerait toujours de s’inquiéter de ce que le reste du monde pouvait lui faire subir, il n’aurait pu à s’inquiéter de ce qu’elle, elle pourrait faire de travers. Elle allait vraiment faire attention à elle, il pouvait lui faire confiance là-dessus, même si à première vue, peut-être que c’était compliqué, alors qu’elle n’était toujours pas couchée. « Hm, okay. » Elle ne put masquer une pointe de déception dans sa voix, elle était bien mieux quand il était avec elle, après tout. Elle lâcha un léger rire alors qu’il la soulevait du sol. Elle enroula ses bras autour de son cou, la tête posée contre son épaule. Une fois sur le lit, elle se débarrassa de son pantalon, avant de se glisser sous les draps et d’attraper la main de Cesare entre la sienne. « Je suis désolée que la nouvelle ait pas été aussi bonne que prévue. » Elle avait un peu gâché ça, même si ça n’avait vraiment pas été dans ses intentions. « Je suis désolée aussi de t’inquiéter comme ça. Et pour les messages flous. » Elle aurait pu se donner la peine de faire mieux comme message, inconsciemment, elle avait juste voulu qu’il rapplique vite alors ça justifiait peut-être le message. Mais elle ferait mieux à l’avenir, quoi que, elle se disait surtout qu’elle ne voulait pas que l’occasion se présente. « Je t’aime. » Et elle aurait aimé pouvoir lui demander de rester avec elle, parce qu’elle était mieux avec lui et que forcément elle serait encore plus reposée s’il était à ses côtés, mais elle l’avait déjà assez embêté pour la journée. De toute façon, à moins que Clara ne se réveille, elle, elle serait probablement encore endormie le temps qu’il revienne, même si elle n’était pas du genre à faire souvent des siestes, là, elle se sentait déjà sur le point de s’endormir.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 14:50

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 16:25

Citation :
Elle estimait, Isolde, qu’elle avait changé beaucoup de chose dans sa vie depuis qu’il y avait Cesare. Elle avait conscience des erreurs qu’elle avait pu commettre depuis qu’ils étaient ensemble ou celles qu’elle avait pu commettre quand ils étaient en froid, elle savait qu’elle n’avait pas toujours bien agit de la bonne façon. Bien-sûr qu’elle savait que bien souvent, elle s’était noyée sous une couche de boulot pour fuir le reste, parce qu’y avait qu’en étant complètement occupée qu’elle arrivait à ne pas penser à tout ce qui pouvait la tracasser. Elle l’avait fait quand elle avait perdu son père, elle l’avait fait après Anthea, en se lançant dans cette campagne politique qui lui avait occupé assez l’esprit pour qu’elle ne passe pas ses journées entières à s’apitoyer sur son sort alors qu’elle venait de perdre sa meilleure amie. Elle l’avait fait aussi, quand elle avait été coincée à Insurgency, loin de Cesare, au moins ça lui avait permis de ne pas être là, à toujours se demander où est-ce qu’il était, ce qu’il faisait, s’il allait bien et quand est-ce qu’elle pourrait le retrouver. C’était un genre d’habitude qu’elle avait pris, de toujours bosser peut-être plus qu’elle ne le devrait. Mais elle avait l’impression d’avoir changé ça, pour Cesare, parce qu’elle préférait passer du temps avec lui, avec Clara, plutôt que coincée au boulot. Elle avait toujours ses cours de cuisine pour l’aider à se vider la tête, au moins une fois par semaine et ça lui plaisait plus qu’elle n’aurait pu le croire. Elle rentrait plus souvent aux mêmes heures que Cesare que complètement tard à présent, alors elle ne savait pas pourquoi son boulot avant encore été placé au cœur des problèmes. Peut-être bien qu’il n’aimait pas ça qu’elle soit maire de cette ville. Est-ce qu’il aimerait plus qu’elle soit flic ? Directement sur le terrain ? Ou bien ce serait trop risqué ça aussi ? Dans le fond, même s’il fallait que ce soit elle, son job, ou n’importe quoi qu’elle aurait pu faire de travers, elle aurait aimé qu’il lui en parle, plutôt que d’évacuer ça en tapant sur des types.

Mais depuis qu’elle était entrée dans le commissariat de police, elle avait l’impression que tout était de sa faute. C’était de sa faute parce qu’elle était venue le chercher alors qu’il n’en avait pas eu envie, c’était de sa faute parce qu’elle dramatisait, qu’après tout, elle aurait pas été si inquiète que ça puisqu’elle aurait été au boulot. C’était de sa faute aussi, parce qu’apparemment, elle n’avait pas envie d’être vue avec lui, ça aurait justifié qu’ils ne sortent pas ensemble du commissariat. Et puis peut-être que ça aurait fini par être de sa faute aussi, si on lui avait demandé de retirer ses lacets pour cette fichue procédure. Et puis demain, forcément elle aurait râlé de le ramener jusqu’au garage, parce qu’elle bossait, évidemment. Ouais, elle avait commis des erreurs, mais en attendant, elle ne s’était jamais retrouvée en garde à vue elle. Qu’importait ses torts, son casier judiciaire était encore complètement vierge et elle ne risquait pas de se retrouver en prison. Est-ce que c’était vraiment à cause d’elle qu’il avait frappé ses types ? Elle aurait aimé l’entendre lui expliquer le pourquoi du comment, mais au lieu de ça, il s’était contenté de parler de sa voiture. Qu’il aille la récupérer, sa voiture si d’un coup, c’était devenu plus important que tout le reste. Elle ne fut pas franchement surprise, de retrouver la voiture vide en sortant de la crèche, la main de Clara dans la sienne. Elle soupira quand même. Qu’il prenne son temps, si c’était ce dont il avait besoin. Au pire, elle serait à la maison quand il serait prêt à lui parler, s’il en avait l’envie et le besoin. Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas eu avant de se mettre dans la merde ? De quoi est-ce qu’ils avaient parlé hier soir ? Un truc insignifiant sans doute, alors que quoi qui ait pu lui arriver, elle se doutait bien que c’était pas juste un coup de colère qui lui avait pris comme ça quand il avait croisé ces mecs. Elle porta Clara jusqu’à son siège, avant de l’attacher et de remonter dans la voiture en direction de la maison. Là au moins, elle put se concentrer un moment sur le gouter de Clara et puis sur Clara tout court, après tout s’occuper de la petite, ça l’aidait à penser un peu moins au reste. Pourtant, elle baissait régulièrement les yeux sur sa montre, comme si chaque minute qui passait était une minute de plus d’angoisse. Mais elle faisait de son mieux face à Clara, elle était encore petite, mais elle comprenait beaucoup de choses, alors elle n’avait pas envie de se mettre à pleurer devant sa fille. Elle n’avait pas envie qu’elle comprenne qu’y avait quelque chose qui n’allait pas entre ses parents. Elle avait quand même demandé après son père, sans doute trop habituée à être le centre d’intérêt de ses deux parents et Isolde, elle s’était contenté de répondre qu’il n’allait pas tarder à rentrer, alors qu’elle n’en savait rien dans le fond. Il allait rentrer, évidemment, mais quand ? Elle ne pouvait pas offrir de réponse bien précise à sa fille. Le mieux c’était encore de l’occuper assez pour qu’elle ne pose pas la question et c’était encore mieux que ça lui permettait d’occuper aussi l’esprit de sa mère. Il faisait beau dehors alors autant en profiter. Au final, elles étaient restées un moment à jour dehors, avant de rentrer et elle avait laissé sa montre et son portable plus loin, histoire d’oublier un peu le temps qui passait, si bien que quand elle entendit la porte d’entrée s’ouvrir, elle ne savait plus combien de temps ça faisait qu’elles étaient rentrées. Elle tâcha de ne pas y faire attention, continuant ce qu’elle faisait avec Clara, de toute façon, ça ne servait à rien d’aller agresser Cesare, quand bien même ça aurait pu être son premier réflexe à Isolde, alors qu’elle était carrément trop impulsive comme fille. Malgré les battements de son cœur qui s’étaient, d’un coup, affolés elle était restée par terre en face de la table basse, qui était définitivement plus à la taille de Clara qu’à la sienne à regarder la petite qui gribouillait énergiquement sur sa feuille de papier. Elle releva quand même les yeux vers Cesare, sans un mot. Elle lui laissait le temps dont il avait besoin, mais elle ne l’ignorait pas pour autant, c’était ce qu’y avait à comprendre dans son regard, qui retourna quand même bien vite se poser vers l’œuvre d’art de Clara.

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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 20:28

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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 20:31

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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 20:33

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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 20:36

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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 20:43

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MessageSujet: Re: ☆ le ctrl+v   Sam 3 Juin 2017 - 20:44

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