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 (alec), all the colors of the heart.

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ADMIN - master of evolution
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SUR TH DEPUIS : 26/04/2014
MessageSujet: (alec), all the colors of the heart.   Sam 27 Mai 2017 - 2:09

Elle avait l’impression que ça allait un peu mieux depuis quelques temps. Elle savait bien qu’y avait rien qui était complètement réglé et que la situation dans laquelle Alec et elle étaient, était encore vraiment compliquée. Elle avait aussi les nausées constantes et la fatigue pour lui rappeler qu’elle était enceinte, au cas où elle se risquerait à oublier trop longtemps ce qui compliquait sa vie ces derniers temps. Mais ça allait quand même mieux depuis qu’elle avait parlé avec Alec. Il lui avait dit qu’il serait là pour l’aider et dans les faits, elle ne savait pas si c’était vraiment possible, avec tout ce qui n’avait de cesse de leur tomber dessus, après tout, c’était compliqué d’être sûre de quelque chose. Mais au moins, elle était rassurée, quand bien même l’avenir était toujours aussi flou, elle se sentait un peu plus sereine c’était déjà ça de gagné. Ça prouvait aussi à quel point elle était la personne la moins à même de garder un secret. Elle avait essayé avec Alec, parce qu’elle avait été en colère contre lui, parce qu’elle avait cru que ce serait mieux comme ça, pour tout un tas de raisons qu’elle regrettait, elle avait essayé de garder le secret et ça lui avait pesé sur la confiance de façon insupportable. Elle n’était pas faite pour ça Calista, elle était trop honnête pour être la personne à qui on confiait des secrets. Sans doute que c’était un défaut dans le monde de la chasse, encore une preuve qu’elle n’avait pas été faite pour ça. Elle en avait connu des hunters qui n’avaient jamais ouvert la bouche face à leurs adversaires, même sous la torture. Bha elle clairement, y aurait jamais besoin de la torturer pour qu’elle parle. Heureusement, elle ne détenait aucune information qu’elle devait garder à tout prix et tout le monde autour d’elle savait qu’elle était la dernière personne au monde à qui il fallait filer ce genre de mission.

Au moins, ce n’était pas pour ça que la milice comptait sur elle. On lui avait bien dit de ne pas partager avec n’importe qui les plans et les instructions qu’on lui avait confiées, alors ils pouvaient quand même être assurés que ça ne finirait pas balancé sur la toile, susceptible d’apparaitre dans les premiers résultats d’une recherche google. Y avait qu’une seule personne avec qui elle en avait parlé jusqu’à présent, le seul qu’elle avait pensé susceptible de lui filer un coup de main. Elle avait au moins cet avantage d’avoir encore des contacts ici et là et peut-être qu’elle devait ça à son père ou au nom qu’elle portait, certainement pas pour la renommée qu’elle avait pu se forger au cours de sa vie. Peu importait, ça l’avait bien arrangée pour le coup. Le projet avait été une réussite et maintenant, elle pouvait aller tester ce qu’elle qualifierait de projet personnel, un objectif qu’elle avait eu en commun avec le patriarche Caesar et qui, elle l’espérait avait abouti à quelque chose. Elle s’était rendue chez Alec, directement après le boulot, elle avait bien hésité à y aller à pieds, pour apprécier la chaleur de l’été qui arrivait à grand pas, celle qu’elle savait moins étouffante qu’à l’intérieur de sa voiture, mais finalement, c’était la flemme qui l’avait emportée sur le reste – comme souvent avec elle. Au moins, cette fois l’hésitation qui la pris au moment de frapper contre la porte de chez Alec, elle était surtout liée au fait qu’elle n’avait pas envoyé de message pour signaler qu’elle passerait, alors si ça se trouve il n’était pas là, ou il était occupé et elle ne s’était même pas donné la peine de vérifier ça. Tant pis, maintenant qu’elle était là, ce serait idiot de faire marche arrière. Alors elle frappa contre la porte en espérant qu’il allait lui ouvrir, après tout il avait une vie lui aussi et un boulot, qui pourrait justifier qu’il ait autre chose à faire. Au moins cette fois elle ne venait avec la motivation de lui révéler un truc qu’elle aurait cherché à taire, avant de rencontrer des problèmes. Elle ne venait pas non plus pour qu’il l’aide après qu’elle se soit faite attaquée par une cinglée déterminée à la tuer. Y avait pas de problème, elle l’espérait en tout cas. Elle lui adressa un sourire en le voyant apparaitre devant elle. « Hey, désolée, j’aurai dû t’envoyer un message pour te demander si tu avais rien de prévu … » Pour une fille qui râlait parce qu’on ne répondait pas à ses appels, c’était peut-être un peu déplacé de ne pas prendre le temps d’envoyer un message. « J’espère que je te dérange pas du coup. » Elle esquissa un nouveau sourire. Au pire, elle pourrait toujours repasser plus tard, mais elle espérait quand même qu’il n’ait rien de prévu, comme si elle méritait encore – malgré tout – d’être la priorité dans la vie d’Alec, et c’était complètement ridicule de penser comme ça, peut-être que même en tant que petite-amie, elle n’avait aucune raison de se croire être une priorité pour lui, enfin, fallait croire qu’elle était bien plus possessive qu’elle ne voulait bien l’admettre.

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MessageSujet: Re: (alec), all the colors of the heart.   Sam 27 Mai 2017 - 5:50



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CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

S’entrainer lui vidait la tête; comme toujours, Alec n’avait pas beaucoup changé ces routines qui le gardaient bien ancré dans une existence dont il avait le contrôle. Il avait bien fait, définitivement, de faire dans l’extravagance et de garder un coin pour s’entrainer dans l’entrepôt qu’il avait transformé en chez lui. Il avait, après tout, beaucoup de choses à oublier, dans la tornade incessante des songes parasitaires qui le rattrapaient trop souvent: parfois, ça paraissait être une course contre la montre. Quand il se concentrait sur ce qu’il faisait, c’était aisé de n’être présent que dans l’instant; mais il suffisait qu’il relâche les armes, qu’il abandonne sa concentration pour que la réalité ne le rattrape. Une réalité bien chargée, à laquelle il n’pourrait pas échapper quoiqu’il fasse, et qui devenait de plus en plus concrète avec les secondes. Comme un type en pleine crise au milieu de sa vie, il s’attardait sous les gouttes d’eau de sa douche presque gelée, trouvant l’attaque de l’eau s’écrasant sur sa peau, n’pas être si terrible, en fin de compte. Et bien trop tôt, il recommençait le même cycle, inlassablement. Thaddeus Lancaster s’était échappé: quels qu’aient été ses efforts, peu avaient importé les plans qui avaient été dressés en secret dans les rangs de la milice, l’ancien maire de Radcliff était désormais un homme libre. Un fugitif, certes, mais il n’y avait pas à douter qu’il avait encore de nombreux alliés dans cette ville. Et c’était comme un échec personnel; après tout ce que Calista et lui avaient appris, les preuves qu’ils avaient servies sur un plateau d’argent à la police de Radcliff - voilà que toutes ces vérités dues s’envolaient avec Lancaster. Le seul espoir qu’il leur restait, c’était le fait presque certain que c’était un type trop orgueilleux et attaché à son pouvoir pour être parti bien loin. Non, Thaddeus Lancaster n’était pas allé se dorer la pilule aux Bahamas, et c’était la seule chose qui permettait à Alec de n’pas rager plus encore. Peut-être aurait-il dû suivre ses instincts; lui tirer une flèche entre les deux yeux à la première occasion, comme il l’avait si souvent fait. C’n’était pas ce que la milice voulait, c’n’était plus comme ça qu’on faisait: pourtant, s’il avait agi de la sorte, ils n’en seraient pas là aujourd’hui, un genre d’ambiance faire de méfiance et de peur planant à nouveau sur Radcliff. A cela, s’ajoutaient évidemment les problèmes quotidiens qu’il trainait depuis bien longtemps; où était Rhaena Dryden? Est-ce qu’elle préparait quelque-chose, encore? Et au-delà de cette culpabilité amère, il y avait le constant rappel de ce qu’il était: au sein des scientifiques de la milice, c’était presque normal et anodin de parler de sa mutation comme d’une chose évidente et acquise - aisée; pour beaucoup, c’était un véritable phénomène surnaturel qui se jouait juste sous leurs yeux. Pour lui, c’était la survivance de l’évidence; une enclume qui tombait de plus en plus lourdement sur ses tripes, avec les jours. Des jours qu’il comptait comme un idiot, parce qu’il n’avait rien de mieux à faire, fallait croire; voilà plus d’un mois qu’il avait fêté son stupide anniversaire, que Calista avait été là, qu’ils avaient «fêté» ça ensemble, en essayant de compenser la misère et la gêne avec de l’alcool. Plus d’un mois depuis qu’il avait ne serait-ce qu’osé la toucher pour la dernière fois; et plusieurs semaines maintenant qu’il savait la vérité, toute la vérité.

Elle était enceinte; et envoyer des coups de pieds, de bâton, de poings, ou même des flèches dans le mannequin qui lui servait plus d’exutoire que de réel objet d’entrainement, l’aidait plus à gérer tout ça, que tous les mots de la terre. Pourtant, ‘parler’, c’était ce qu’il était obligé de faire trop souvent, pour savoir quoi faire, pour savoir comment faire, ou même pour savoir à quoi s’attendre. Il n’voulait pas couper tout contact avec Calista, après tout; ni avec qui que ce soit, somme toute. C’n’était pas pour autant que les bonnes paroles lui venaient de façon efficace et naturelle, dès qu’il la regardait dans les yeux - comme s’il n’pouvait avoir pour seul désir que celui de chasser ses tracas à elle de sa tête. Il en avait aussi, des tracas; par dizaines, par centaine, et heureusement alors, qu’il n’avait pas besoin de beaucoup de repos et d’heures de sommeil pour continuer de fonctionner correctement. Heureusement que ses muscles et chaque fibre de son corps guérissaient à toute allure; heureusement que sa peau n’affichait pas les stigmates qu’il s’infligeait à lui-même, sur la longue durée. C’était facile de faire ignorer aux autres certaines évidences, comme ça. Calista devait croire qu’il allait bien de toute manière, parce que beaucoup trop de choses en dépendaient; sa santé à elle, la santé du bébé qu’elle avait dans les entrailles et qu’elle avait choisi de garder. Il n’allait pas aller à son encontre, il n’allait certainement rien faire contre elle; il n’avait pas non plus envie d’abandonner quoique ce soit ou qui que ce soit. Il n’avait certainement pas envie de revivre ce qu’ils avaient connu, plus d’un an plus tôt. Curieusement, en réalité, il avait presque envie de voir ce que ça pouvait faire, tout ça - est-ce que ça effacerait certaines des peines qu’ils avaient toujours, lovés dans leur coeur, par rapport à ce bébé perdu, ou par rapport à leur histoire à eux deux? Est-ce que ça les rendrait plus supportables au moins, ou ironiquement, plus insupportables encore? Est-ce que ça rendrait les choses mieux? Ça faisait longtemps, très longtemps, quelque-chose comme quinze ans désormais, qu’Alec n’avait plus alimenté masse d’espoirs en lui; et maintenant, il n’savait pas quoi en faire, de tout ça. D’toutes les nouvelles qui se bousculaient contre son crâne - heureusement aussi, qu’il n’avait pas de migraine dès qu’il se faisait persécuter par ses sentiments, quels qu’ils soient. Il fut surpris, dans le flot de ses pensées bien à lui, les habituelles compagnes de ses heures solitaires, d’entendre qu’on frappait à la porte - il n’recevait pas beaucoup de visite, et généralement, c’était très bien comme ça. Mais surtout, il n’était pas un habitué des passages surprises - pas au point d’en être asocial; sur le chemin, il récupéra donc son tee-shirt, regrettant de n’pas pouvoir prendre son habituelle douche salvatrice avant d’enfiler celui-ci. Et quand il ouvrit la porte, il n’put pas dire être pris de court, par le fait que ce soit Calista qui se tienne là, juste devant chez lui. « Hey. » il dit, son sourire incontrôlable face à elle, répondant à l’hésitation bizarre dont elle faisait preuve, avant que le concret ne le rattrape - si elle était là, c’n’était pas pour rien. Et la dernière fois qu’elle était venue jusqu’ici, ç’avait été pour lui annoncer des choses auxquelles il n’avait pas été préparé. Sans s’en rendre compte, sans doute, il se redressa un peu sur lui-même, observant la blonde de la tête aux pieds comme s’il pouvait trouver une réponse sans poser la question: « Est-c’que tout va bien? » avant même qu’elle ne se demande si elle le dérangeait. Il haussa les épaules, incapable de savoir quoi répondre à ça; « Pas tellement. » il n’allait pas prétendre avoir été juste assis dans son canapé avant qu’elle ne vienne - se défouler aidait définitivement, mais il n’allait pas non plus râler de sa présence. Sans se faire prier plus avant, alors, il s’écarta de devant la porte, laissant le soin à Calista de rentrer après lui, le temps qu’il atteigne en quelques foulées une bouteille d’eau d’où commença à avaler de longues gorgées. C’était toujours mieux que de l’alcool, définitivement, même dans sa situation à lui.

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MessageSujet: Re: (alec), all the colors of the heart.   Sam 27 Mai 2017 - 15:52

Ces derniers temps, Calista elle avait beaucoup de mal à remettre de l’ordre dans sa vie. Elle avait toujours voulu avoir des enfants pourtant, il avait semblé pendant des années et des années, que ça avait été l’un des rares objectifs qu’elle avait dans la vie, l’une des rares choses qu’elle voulait vraiment accomplir. Alors, elle aurait facilement pu penser qu’au moment où elle tomberait enceinte, elle serait prête. Elle avait cru que ce serait le genre de bel événement arrivant dans sa vie, qui la rendrait complètement heureuse et qu’elle saurait parfaitement comment gérer. Au lieu de ça, elle avait juste l’impression d’être perdue et de pas savoir pas quoi commencer pour préparer l’arrivée de ce bébé. Elle se disait qu’elle avait encore bien assez le temps d’y réfléchir, c’était pas comme s’il allait arriver demain, enfin, à force de repousser, c’était certain qu’elle finirait par être complètement débordée. Tant pis, pour l’heure, c’était beaucoup plus simple de se dire qu’elle verrait ça plus tard. Au moins, ça lui permettait de se concentrer sur d’autres choses comme le boulot, son entreprise, la milice et tout ce qu’elle pouvait avoir envie de réaliser avec tout ça. Elle s’était vraiment concentrée sur ce qu’elle avait à faire ces derniers temps, plus que sur ce à quoi sa vie finirait par ressembler d’ici quelques mois. C’était plus simple comme ça. Peut-être qu’en se concentrant moins sur ce bébé, les conditions de sa conception et le grand point d’interrogation que ça pouvait créer pour son avenir, ça lui permettait au moins de stresser un peu moins et si elle était moins stressée, elle était en meilleure forme et si elle était en meilleure forme, le bébé l’était aussi et elle ne risquait peut-être pas de se retrouver de nouveau aux urgences pour une raison ou pour une autre, alors arrêter de réfléchir à tout ça pour se concentrer sur autre chose, ça ne pouvait définitivement pas être une mauvaise chose.

Ça ne faisait pas non plus d’elle une mauvaise future mère, c’était ce qu’elle se disait en tout cas. Il devait bien y en avoir d’autres qui mettaient du temps avant de vraiment réfléchir aux choses importantes liées à la naissance de leur futur enfant. Elle pouvait au moins se dire qu’à présent, elle essayait de faire les choses bien pour ce bébé et que ça avait commencé par révéler son existence à Alec. Cet enfant avait bien le droit d’avoir un père dans sa vie, Alec avait bien le droit de savoir qu’il avait un enfant et il avait aussi le droit d’avoir une vie normale, aussi longue que n’importe qui, qu’importait ce que pouvait en dire ses gènes. Ça semblait pourtant être ce truc contre quoi personne ne pouvait vraiment lutter, la génétique. Mais bon, elle, elle avait bien cru que ses gènes, que le fait d’être une Wolstenholme, ça la condamnerait à être une chasseuse avant tout, à servir cette cause, avant de penser à tout le reste. Finalement, la génétique, ça ne voulait rien dire. La médecine aussi, elle était floue ces derniers temps, alors même qu’elle aurait dû être paralysée à vie et qu’elle n’avait pas été censée pouvoir tomber enceinte à nouveau. Elle était debout aujourd’hui et enceinte, alors la notion d’impossible semblait un peu moins définitive qu’elle aurait dû l’être et elle espérait vraiment que ça puisse marcher aussi pour Alec. C’était pour ça qu’elle était venue jusque chez lui aujourd’hui et quand il ouvrit la porte, elle put assez facilement conclure qu’elle venait de le couper dans sa séance de sport. Si elle avait tendance elle, à maudire cette activité qui ressemblait à une véritable séance de torture pour ses pauvres muscles, elle avait toujours trouvé que, quand c’était Alec qui le faisait le sport, il s’agissait de l’une des choses les plus merveilleuses du monde. Elle aurait presque pu lui dire de continuer ce qu’il était en train de faire du coup, alors qu’en le regardant comme ça, elle avait déjà tout un flux d’images qui lui venaient en tête et qu’elle ferait probablement mieux de chasser. « Hm ? » Elle eut besoin de plusieurs secondes pour revenir à la réalité alors qu’il lui demandait si elle allait bien, mais heureusement, ses mots finirent par avoir un sens, au fond de son esprit perturbé. « Oui, oui, ça va. Je vais bien. On va bien. Tout va bien. » Elle allait bien, le bébé allait bien aux dernières nouvelles, elle n’était pas venu jusqu’ici avec une mauvaise nouvelle, ou un nouveau problème. Au moins, elle le dérangeait pas tellement, c’était déjà ça. « Te gêne surtout pas pour continuer ce que tu faisais. » Qu’elle répliqua sans réfléchir à peine rentrée chez lui. « J’veux dire, est-ce que ça va toi ? » S’il ne la connaissait pas aussi bien, elle aurait facilement pu prétendre que c’était la grossesse, tout ça, ça lui faisait dire n’importe quoi, mais il avait déjà eu assez de conversation avec elle pour savoir qu’elle avait parfois tendance à dire tout haut des trucs qu’elle ferait mieux de juste penser et qu’y avait probablement qu’elle pour penser que sa façon d’éluder ce genre de propos et les sous-entendus qui allaient avec, était vraiment efficace. Les hormones, c’était une bonne excuse pour tout et n’importe quoi en ce moment, mais ça ne marcherait, de toute façon, pas avec Alec.

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MessageSujet: Re: (alec), all the colors of the heart.   Dim 28 Mai 2017 - 4:16



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CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Comme prévu, sans doute, à mesure que les jours étaient passés depuis la nouvelle de Calista, Alec avait peu à peu perdu les assurances qu’il avait affichées, face à la jeune femme. C’était son truc, ça, de prendre sur ses épaules des responsabilités qui n’étaient pas forcément les siennes: et de toute manière, le fait que c’n’était pas ce qu’il voulait, avoir un bébé dans sa condition, le fait que c’était, techniquement, une mauvaise chose et un cauchemar qui se posait également tout en haut de la pyramide de leurs problèmes, après quelques semaines à peine d’une relative paix, c’n’était certainement pas ce que Calista avait besoin d’entendre. C’n’était même pas des choses qu’il avait le droit ou le désir de dire: à vrai dire, le Lynch se découvrait à nouveau plus frustré par l’omniprésence si exigeante de sa mutation, plus que par n’importe quoi d’autre. Ouais, pourtant, ç’avait été stupide de boire ce soir-là, de se rapprocher comme ils l’avaient fait, et de finir dans un même lit, sans même prendre la moindre précaution, portés par la fièvre de leurs étreintes et le désespoir palpable dans leurs baisers. Ç’avait été stupide d’écouter le désarroi vibrant dans leurs coeurs, plutôt que toutes les bonnes paroles bien raisonnables qu’ils s’étaient servies si souvent au cours des dernières semaines. Mais la vérité c’était... que quoiqu’il advienne, aussi désastreuse leur histoire ait-elle fini par devenir, la principale enclume alourdissant la nouvelle de la blonde, c’était sa mutation à lui. L’élément surnaturel et injuste, qui n’faisait que s’ajouter à toutes les conneries qu’ils avaient faites, toutes les paroles lourdes de sens ou stupides qu’ils avaient dites, et tous les actes irréfléchis qu’ils avaient commis. Il y avait toujours Rhaena quelque-part, une menace latente sur la vie de Calista, contre laquelle souvent, Alec se retrouvait à n’rien pouvoir faire: la brune avait un véritable talent pour disparaître et n’pas vouloir être retrouvée avant de refaire surface. Et la seule consolation qui pouvait aider le jeune homme depuis un certain temps, malgré la frustration et la rage, c’était l’fait que dans tout cela, Calista semblait sauve temps qu’elle était loin de lui. Peut-être était-ce bêtement, alors, que le Lynch se prenait à croire que tout le regret qui avait pu flotter dans l’air quand la jeune femme avait annoncé sa grossesse, n’était lié qu’à la monstruosité qui le rendait immortel. C’était difficile, parfois, de croire qu’ils n’seraient pas ensemble si cette minuscule génétique n’était pas ce qu’elle était - pourtant, peut-être bien que ce serait la vérité; au-delà de cette chose, il y avait déjà eu bien d’autres éléments pour semer le trouble dans leurs existences et dans le couple qu’ils avaient essayé, tant bien que mal, de construire. Ce qu’il savait de tout ça, Alec, c’était que dans son esprit s’était incrusté un genre de regret, qui n’était inhérent qu’à lui-même et à tout ce qui gravitait autour de lui uniquement: c’était parce qu’elle avait ce bébé avec lui, que c’était une mauvaise nouvelle pour la vie de Calista. Aurait-elle pris la peine de construire une histoire vraie et honnête avec quelqu’un d’autre, que peut-être, ç’aurait été comme dans les contes de fées - ou même, bêtement, comme elle avait pu le rêver au cours de sa vie. Un bébé, c’était censé être miraculeux, heureux; indéniablement une ambition qu’aucune tournure d’événement ne devrait transformer en rêve empoisonné. Alec, il avait le sentiment d’avoir provoqué tout ça, toutes les mauvaises choses dans la vie de la Wolstenholme: et quoiqu’il ressente en lui-même et pour lui-même, le fait était qu’il n’avait jamais eu l’envie d’avoir des enfants, de se construire une famille comme ça. Ç’avait été un rêve à Calista, qu’il avait transformé en un véritable parcours effrayant et stressant, hanté par l’impression de solitude, laissée par la distance entre eux deux.

Et peut-être alors que quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise, toutes ses promesses de n’pas la laisser toute seule face à tout ça, n’étaient que vaines. Leur situation, elle n’était définitivement pas idéale, et elle ne le serait peut-être jamais. Et Alec, il avait encore bien assez de mois devant lui pour tout foutre en l’air encore plus; soit en se dégonflant complètement, soit en faisant encore quelque-chose de stupide. Ou peut-être avec encore un élément extérieur, du genre Rhaena ou un autre démon de son passé, bondissant dans la vie de la Wolstenholme pour la ruiner d’une autre façon encore. Ça ressemblait à un cercle-vicieux, tout ça; un incessant tournoiement de mauvaises nouvelles et de circonstances désastreuses, dont ils avaient parfois le contrôle, ou qui leur échappaient complètement, parfois. Ces derniers temps, il semblait qu’ils avaient surtout été très talentueux à se torpiller eux-mêmes: et en conséquence de tout ça, Alec marchait sur des oeufs, et Calista se torturait l’esprit à cause d’un téléphone qui n’était plus, désormais. Et pourtant, ils en étaient encore là, à graviter dans le quotidien de l’un et de l’autre; pourquoi est-ce qu’elle était sur le pas de sa porte, Calista? C’n’était pas forcément une critique, pas forcément lui qui râlait intérieurement qu’elle l’ait interrompu dans sa séance de sport acharnée et solitaire - il se serait littéralement épuisé dans son coin, pendant des heures et des heures, si elle n’était pas venue. Probablement alors que, dans ces circonstances-là, c’était mieux qu’elle soit venue; et c’était mieux que sa génétique cache instantanément les dommages qu’il s’infligeait - la dernière fois qu’il avait agi de la sorte, ç’avait été avec des verres et des verres d’alcool boosté, et ils savaient bien comment ç’avait fini. Le sport, c’était définitivement plus sain. Et Calista semblait penser la même chose; du moins, jusqu’à un certain degré, et probablement quand ça n’le concernait que lui - la réplique de sa vis à vis le fit ricaner, alors qu’il arquait un sourcil circonspect face à elle. S’il n’la connaissait pas mieux, il aurait pu interpréter cette parole maladroite de bien des façons. Le fait était qu’il la connaissait mieux - et qu’il s’était entrainé sous son nez depuis bien avant qu’ils ne soient en couple. Et qu’il avait des yeux. « J’crois pas que tu veuilles que je continue mon sport, si t’es venue parler de quelque-chose de précis. » quand même, il n’était pas impoli à ce point - le Lynch voulait bien croire qu’il n’avait jamais trop été le plus accueillant des hôtes quand elle était venue jusque chez lui, mais quand même... pas à ce point. « Ouais... j’vais bien, moi. » haussa-t-il les épaules, reposant sa bouteille d’eau à quelques pas de lui; s’il omettait le fait que Thaddeus Lancaster s’était évadé de prison presque sous son nez, que Rhaena Dryden s’était volatilisée et que sa mutation était toujours aussi immuable, quoiqu’il se passe dans sa vie; ouais, il allait bien. « Tiens d’ailleurs-... » dans ses affaires, il alla chercher le dossier que Calista lui avait ramené quelques temps plus tôt, celui qu’ils avaient plus ou moins essayé de remplir ensemble mais qui, finalement, s’était avéré plus compliqué que prévu; « Y’a-... toujours des trucs dont j’m’étais jamais trop préoccupé avant, donc... » et tout ce que le jeune homme put faire, c’est hausser les épaules pour finir sa phrase; il y avait des vides dans le dossier, de son côté. Comme quoi, elle n’avait vraiment pas à se fustiger de n’pas avoir pu répondre aux médecins quand ils lui avaient posé des questions - il y avait même des choses qu’Alec lui-même ne savait pas, sur ses parents, sur sa génétique, sur ses ancêtres. « J’suppose que j’ai le temps d’en parler avec les médecins, quand même. » il ajouta, songeur; il avait fait de son mieux, clairement, et il comptait faire de son mieux, aussi compliqué que cela pouvait être. Il n’voulait pas se dégonfler, clairement; il n’voulait pas fuir ou chercher de bon prétexte. Il lui avait dit à Calista, qu’il était là pour elle et avec elle - il espérait au moins qu’elle lui faisait confiance sur ça, et qu’elle n’était pas sur le pas de sa porte aujourd’hui pour vérifier qu’il n’avait pas disparu dans la nature.

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MessageSujet: Re: (alec), all the colors of the heart.   Dim 28 Mai 2017 - 14:44

Ça finirait bien par s’arranger au fil des mois, tous ces trucs qui semblaient aujourd’hui trop compliqués à gérer. Après tout, si elle avait choisi de garder ce bébé tout en sachant très bien que ça n’allait pas être facile, parce qu’il n’avait pas été conçu dans de bonnes conditions et que son histoire avec Alec était toujours aussi compliquée qu’avant, c’était qu’elle avait su qu’elle finirait par s’en sortir. Elle avait cru qu’elle pourrait même s’en sortir toute seule, mais elle avait bien vite réalisé qu’elle avant besoin qu’on l’aide. Elle ne pouvait, finalement, pas s’en sortir toute seule, mais elle n’était pas seule. Alec lui avait dit qu’elle n’était pas toute seule et elle avait assez confiance en lui pour croire en ce qu’il avait pu dire. Alors ça finirait par aller et dans le fond, elle savait déjà que tout ce qui semblait si dur, si flou dans sa tête aujourd’hui, ça s’envolerait bien vite quand elle aurait son bébé dans les bras. Elle avait toujours aimé les enfants, les petites bouilles des bébés, les grands yeux plein de curiosité, ce n’était pas pour rien qu’elle s’était toujours dit qu’elle finirait par en avoir, elle aussi. Pour le coup, c’était pas évident à gérer, mais elle avait encore l’espoir que ça finirait par aller mieux. Ça allait déjà un peu mieux depuis qu’elle avait parlé de tout ça avec Alec, alors elle avait des raisons d’avoir encore de l’espoir pour l’avenir, elle allait finir par sortir de tout ce brouillard que composait sa vie et fallait bien qu’elle y ait cru dès le début, pour arriver à la conclusion qu’elle allait le garder ce bébé. Ce n’était pas juste un truc qu’elle s’imposait en se disait qu’elle n’avait pas le choix, elle l’avait le choix, elle avait d’autres options auxquelles elle avait songé avant de se dire que non, elle ne pouvait pas se tourner vers ces options-là.

C’était peut-être pas complètement idyllique, ça ne ressemblait pas à tout ce qu’elle avait pu imaginer quand elle s’était dit un jour qu’elle aurait des enfants, mais elle finirait par s’en sortir. Ils finiraient par s’en sortir, tous les trois, quoi qu’ils finissent par former. A première vue comme ça, ils n’avaient rien d’une famille idéale. Calista ne savait même pas ce qu’ils étaient Alec et elle, alors que la nuit qu’ils avaient passé ensemble, bien qu’elle ait été influencée par l’alcool, elle était bien la preuve des sentiments qu’ils avaient l’un pour l’autre, mais ils n’étaient pas ensemble et elle ne savait pas s’ils finiraient par reprendre leur histoire là où elle s’était arrêtée. Elle savait qu’elle aimait Alec, elle savait qu’elle voulait être avec lui, mais elle ne savait pas si ce serait de nouveau possible et si ça devait être le cas, elle ne voulait pas que ce soit juste pour le bébé. Alors, pour l’instant, elle ne savait pas où elle en était avec Alec, mais elle savait au moins qu’elle n’avait pas besoin d’être sa petite-amie pour avoir envie de l’aider à régler ses problèmes. Elle lui avait dit l’autre fois, c’était trop tard pour qu’elle arrête de penser à lui et à ce qu’il était. C’était trop tard depuis un moment maintenant. Elle s’inquièterait toujours pour lui, elle coudrait toujours mieux pour lui que la vie à laquelle il était certain d’être condamné. Et elle serait toujours là à lui demander si ça allait, parce qu’il avait beau avoir un corps qui ne pouvait pas souffrir, ça ne voulait pas dire qu’il était épargné de toutes les peines du monde. Au moins, c’était probablement mieux de gérer ça en s’entrainant, qu’en enfilant les verres, quand bien même Calista, elle se disait que ça devait être bien épuisant. Elle s’était toujours dis qu’elle serait toujours mieux à l’observer s’entrainer qu’à tenter de le faire avec lui et au final, c’était toujours plus passionnant que tout ce qu’elle pourrait trouver à regarder sur sa télé. « C’est vrai que j’aurais probablement du mal à rester concentrée. » Elle en aurait, c’était certain même, c’était Alec après tout et elle le trouvait toujours aussi sexy, qu’ils soient en couple ou non. Elle lui adressa un sourire, alors qu’il lui disait qu’il allait bien. Elle pouvait au moins se dire que s’il tournait à l’eau plutôt qu’à l’alcool, c’était déjà bon signe. Elle récupéra le dossier qu’il lui tendait. « Merci. » Elle transmettrait ça à son médecin dès que possible, il allait falloir qu’elle reprenne rendez-vous tôt ou tard de toute façon. « C’est pas grave, y a aussi des trucs que je sais pas et j’ai pas franchement envie d’aller en parler avec mon père. » Elle haussa les épaules. Elle ne l’avait pas vu depuis longtemps, son père et franchement, elle ne s’en portait pas plus mal, alors elle n’avait pas l’intention d’aller vers lui pour lui poser des questions sur ses antécédents médicaux ou ceux de sa mère. Au pire, ça devait faire un moment qu’aucun Wolstenholme n’était mort d’une maladie, ils étaient plutôt morts à la chasse, ou ils s’étaient suicidé, comme ça mère et ça ne témoignait d’aucun risque de dépression sévère dans la famille, juste d’une lâcheté qu’elle avait de plus en plus de mal à accepter, Calista. « Je te préviendrai, quand j’aurai un autre rendez-vous. » Parce qu’elle n’avait pas l’intention d’y retourner en urgence, mais on lui avait dit de reprendre rendez-vous d’ici quelques semaines, alors elle ferait ça et si Alec voulait l’accompagner, il pourrait. « J’ai aussi quelque chose pour toi. » Elle reposa le dossier sur le meuble le plus proche avant de commencer à fouiller dans son sac et en sortir une boite. « Je sais pas si tu as entendu parlé des projets de la milice. Ils ont réussi à créer des menottes, pour bloquer les pouvoirs des transmutants. C’est plutôt brillant et efficace apparemment … » Sinon, ils se seraient pas cassé le cul à demander à ce qu’on leur en fabrique, sans doute. Elle tendit sa fameuse boite vers Alec. « Alors, j’ai essayé quelque chose, pour toi. J’peux pas vraiment promettre que ça marche, j’ai pas eu l’occasion de le tester et comme ton pouvoir est assez particulier … » Elle haussa les épaules. Son pouvoir, il résistait au vaccin, alors peut-être qu’ils auraient la poisse et que ça aussi, ce serait inefficace. « C’est pas des menottes, parce que ce serait vraiment bizarre si j’te filais ça. » Comme si y avait pas eu assez de sous-entendus comme ça depuis qu’elle était rentrée chez lui, alors, mieux valait en effet qu’elle évite de lui filer une paire de menottes.

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MessageSujet: Re: (alec), all the colors of the heart.   Jeu 10 Aoû 2017 - 6:09



you know me too well
CALISTA WOLSTENHOLME & ALEC LYNCH

Il n’avait pas beaucoup de pratique en amour, Alec, il n’pouvait même pas prétendre en être un amateur, d’une quelconque façon; jeune et depuis des années, le Lynch avait fait sa vie en défaisant des coeurs plus qu’en construisant quoique ce soit avec les autres. Et avec elles, avec ces fameuses ‘autres’ sans réelle identité dont il s’était préoccupée, ça n’avait jamais été bien grave, d’tout ruiner, d’tout plaquer pour mieux repartir le plus loin possible, recommencer et recommencer encore. Auprès de Calista, le chasseur avait d’plus en plus conscience que l’amour, les sentiments au moins, peut-être bien qu’c’était comme une corde sensible, qui s’usait avec le temps. Peut-être bien que quand elle avait piqué sa crise et écrabouillé son téléphone avec un marteau qu’elle avait trouvé bien facilement, hargneuse et déterminée, ç’avait été un signe évident, bon à pointer qu’au fond, ils n’étaient pas bien loin d’l’explosion. Et malgré tout c’qu’il avait dit, Alec, malgré les intentions bien déterminées qu’il avait eues ce soir-là, après que Rhaena ait attaqué la Wolstenholme, il n’voulait pas la perdre, Calista. Il n’voulait pas la perdre complètement, à défaut d’pouvoir avoir avec elle, tout c’qu’il voulait, tout c’qu’il pouvait attendre au fond d’son coeur, ou tout c’qu’il n’avait jamais imaginé avoir avec qui que ce soit. Probablement alors, qu’au moins ce bébé était une ‘issue facile’ à ce problème: une fois que cet enfant verrait le jour - leur enfant - ils seraient liés l’un à l’autre pour toujours, quoiqu’ils décident de devenir. Même avant que ce bébé n’vienne au monde, ils étaient déjà liés par la responsabilité que c’était, d’sauvegarder cette vie fragile, contrairement à toutes les conneries qu’ils avaient accomplies depuis qu’ils s’étaient décidés à ‘essayer’ quoique ce soit ensemble. La route avait été chaotique jusque-là, définitivement; peut-être trop chaotique même. Et malgré toutes ces embuches, avec les va et vient, les fois où ils n’pouvaient se résister, les fois où la réalité reprenait toute sa place et les poussait à s’fuir l’un l’autre, à s’blesser à coups de vérités qu’ils n’voulaient pas accepter, ils en étaient encore là, l’un face à l’autre, parce que la jeune femme était venue jusque chez lui. Pourquoi? Pourquoi est-c’qu’elle était là? C’était déjà assez difficile comme ça, d’parfois la croiser dans le cadre de leurs emplois respectifs. C’était déjà assez difficile comme ça, d’lutter entre sa raison et ses tripes, pour faire le tri entre les conneries et leurs conséquences, et les responsabilités qui lui incombaient. Parce qu’à quoi bon, d’toute manière? En plus de tout le reste, y’avait évidemment cette mutation, battant au rythme de la vie immuable qui tournait en lui; Alec n’pouvait pas mourir, il n’pouvait pas vieillir, il n’pouvait pas être affecté par quoique ce soit d’autre, que l’fait de voir tous ses proches prendre de l’âge, vivre dans un monde normal où ils n’seraient qu’humains, et où ils crèveraient un jour, pendant que lui, il ferait du surplace. Si ça, ça n’avait pas été un problème suffisant, s’rajoutaient d’autres choses, évidemment; d’autres problèmes, d’autres préoccupations, des doses de culpabilité et d’remord et d’reproches dont le Lynch n’arrivait pas à s’défaire. Alors ouais, entre eux deux, la corde avait été bien usée déjà; et si elle devait un jour complètement s’couper? Peut-être même qu’ça viendrait de lui, parce qu’il serait bêtement incapable d’aller contre c’que son coeur déciderait d’lui-même, comme le maître de son existence. Si seulement Alec avait un jour appris à répondre à quoique ce soit d’autre que ses instincts et ses sentiments, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Ç’aurait toujours dû être évident que c’était trop compliqué; et que les ‘espoirs’ de trouver une solution n’avaient pas leur place, dans quelque-chose d’aussi sérieux et concret, qu’une histoire d’amour comme il n’en avait jamais connues dans son passé.

Il avait commis une erreur; commis des erreurs. Encore et encore, toujours les mêmes, ses attentions accrochées aux lèvres de Calista, à sa présence, au besoin qu’il avait tout au fond d’lui, d’l’avoir, là, avec lui, comme dans tous ces moments aisés et confortables, où il avait laissé sa conscience de côté. Comme au Canada, par exemple; le Canada maintenant, allait avoir une allure bien différente pour lui, pour aussi longtemps qu’il s’souviendrait de ce qu’ils avaient vécu là-bas. Des premières vacances, en quatorze ans pour lui; peut-être autant pour elle, ou peut-être un peu moins. Et plein d’autres choses qui n’restaient qu’entre eux deux, mais qui étaient marquées au fer rouge, partout à travers les fibres de son corps. S’il avait pu égoïstement choisir de tout, il serait bien resté dans les montagnes canadiennes, après avoir arrêté l’temps pour toujours, afin de n’plus avoir à compter quoique ce soit. Ni l’âge, ni les inquiétudes liées au fait qu’aujourd’hui, son âge n’soit que de la poudre aux yeux pour les autres, pendant qu’il était coincé à l’année de ses trente-trois ans. Deux ans étaient passés maintenant; deux ans, c’était trop. C’était trop lourd à porter, trop pour encore y croire, trop pour en vouloir. Et d’toute manière, la Calista en face de lui n’povuait pas lui faire la moindre leçon de morale puisqu’elle, elle avait baissé les bras sur sa condition à elle, à une époque, bien plus tôt qu’au bout de deux longues années remplies de désillusions. Officiellement alors, ouais, ils étaient mieux comme ça - séparés, d’une façon aussi blessante que claire et nette; ils étaient séparés, hein? Leur nuit ensemble n’avait rien changé, et ils s’comprenaient, dans leur façon bien pitoyable d’essayer d’faire avec. Tout ce dont il était sûr, Alec, c’était que de toute manière, quoiqu’il puisse advenir dans les temps à venir, c’n’était plus sa place à lui d’faire le moindre pas vers Calista. On pouvait bien dire que cette nuit-là, à son anniversaire, avec les bouteilles d’alcool et le trop peu de nourriture dans l’estomac, ç’avait été sa faute à lui. Certes, il n’l’avait pas invitée à venir, mais il n’avait pas franchement essayé d’avoir l’air récupérable d’une quelconque façon. Il en avait trop faits, déjà, des pas vers Calista; des choix trop stupides sur lesquels la réalité l’avait forcé à revenir, comme une girouette, ou comme un connard qui s’en foutait d’lui briser le coeur à chaque moment de bonheur qu’ils connaissaient. Il n’voulait pas être comme ça. Et d’toute manière, il n’croyait plus en les chances potentielles que quoique ce soit n’change pour lui, ou pour eux deux. L’espoir, ça n’avait jamais été un truc qui avait bien survécu en lui, quoiqu’il en soit. Alors ouais, il allait bien; ouais, mieux valait n’pas creuser plus profondément que les frustrations à la surface, celles propres au quotidien qui filait à toute allure. Thaddeus Lancaster s’était évadé de prison, et peut-être bien qu’au moins sur ça, le Lynch aurait une quelconque emprise pour changer les choses. Il pouvait aussi s’occuper de ce bébé, dans la mesure du possible; le dossier qu’il avait gardé après la dernière visite de Calista, il s’était occupé à l’remplir de la façon la plus précise possible, avec un soin qu’il n’avait offert qu’à la chasse, depuis des années. Il eut donc un léger sourire, juste au coin de sa bouche, à la réponse de la blonde; « Okay, pour le rendez-vous... » peut-être qu’au bout d’un moment, ce n’serait qu’à travers ceux-ci qu’ils se verraient. Ou peut-être que ce n’serait que la pire façon de faire les choses; au cours de neuf mois de grossesse, y’aurait forcément des moments où la Wolstenholme aurait besoin d’son aide, pour faire des choses, pour s’rassurer sur d’autres choses. Et- et? Fallait bien qu’elle les partage avec lui, ces choses, non? A moins qu’elle n’se trouve miraculeusement quelqu’un d’autre, accomplissant alors c’qu’il avait toujours dit - l’évidence que d’toute manière, elle se mettrait un jour, à aimer un autre homme, parce que c’était le cycle naturel des coeurs amoureux. Alec, il n’était sans aucun doute pas l’seul et l’unique, qui méritait qu’elle gaspille ses années pour lui, et déverse toute son énergie dans une cause perdue. Il préférait alors, qu’elle s’rende compte de ça, avant de totalement le détester pour ce qu’il faisait, ou choisissait. Mais c’était elle qui était venue jusque chez lui, aujourd’hui; comme quoi, peut-être que ses tentatives n’marchaient pas très bien, jusque-là, et que Calista n’avait pas trouvé l’amour parfait dans les bras d’un autre. Malheureusement. Ou heureusement, il n’savait plus. Il savait pour les menottes, il les avait lui-même utilisées sur d’autres pour les arrêter; mais Alec n’avait pas eu la foi d’les essayer sur lui-même: après le vaccin, l’autre vaccin, les sérums de Kovalainen, il avait arrêté d’essayer. Pour s’retenir de répondre quoique ce soit qui serait injuste et ingrat envers la jeune femme en face de lui, le Lynch serra les dents, pinça les lèvres alors que de ses yeux bleus, il dardait la boîte qu’elle avait en mains, comme si celle-ci avait commis un crime atroce, déjà. « Merci... » il se forçat à dire, avec un sourire poli, tandis qu’il attrapait la boite. Il la garda dans les mains un instant, avant de la poser sur le plan de travail de la cuisine, sans l’avoir ouverte, et sans avoir accroché d’attentes surdimensionnées à celle-ci. « J’essayerai ça... » ‘un jour’, se retint-il d’ajouter, peu désireux d’remuer le couteau dans la plaie, ou de réduire à néant les efforts et les espoirs de Calista. Peut-être bien que tant qu’elle y croirait, elle n’lâcherait pas l’affaire, et elle n’irait nulle part avec qui que ce soit d’autre; et il aurait pu, être juste égoïste et s’contenter de ça, Alec, mais il n’savait que trop bien qu’elle méritait bien plus que ça. « Au pire des cas... ça marchera pour un autre, j’suppose. » comme beaucoup de choses; son pouvoir avait l’don de l’faire chier plus que de mesure. Le vaccin marchait pour d’autres, mais pas sur lui. Une balle dans la tête marchait pour d’autres, mais pas pour lui. S’il n’était que cynique, et si le contenu de cette boite n’était pas le travail acharné de Calista, il prendrait sans doute des paris, sur combien d’temps cette situation mettrait à dégénérer, encore une fois.

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MessageSujet: Re: (alec), all the colors of the heart.   Jeu 10 Aoû 2017 - 14:05

Son histoire avec Alec était compliquée et sans doute que ça n’allait pas en s’arrangeant alors qu’ils allaient avoir un bébé ensemble et qu’elle était bien incapable de dire ce que ça faisait d’eux. Ils n’étaient pas en couple, c’était une évidence sur laquelle ils n’avaient pas l’intention de revenir. Mais qu’est-ce qu’ils étaient alors ? Elle n’avait pas de nom à mettre sur leur relation, tout ce qu’elle savait c’était que même si énervée, elle avait pu lui dire qu’elle ne voulait plus jamais le revoir, elle voulait qu’il fasse partie de sa vie. Elle voulait qu’ils puissent au moins être amis, comme ils avaient pu l’être avant, ça avait bien marché entre eux à l’époque et elle ne voulait pas que ça puisse disparaitre à jamais. Y en avait plein qui avaient des bébés en étant juste amis, parce que ça pouvait arriver facilement les accidents et qu’y avait aucune loi qui disait qu’il fallait absolument être un couple bien stable pour avoir un enfant. Les couples stables de toute façon, c’était pas nécessairement mieux. Ses parents à elle, ils avaient été amoureux et mariés et pourtant elle était prête à jurer qu’elle n’avait pas eu le meilleur modèle parental qui soit. Fallait dire que ses parents avaient tout mis en œuvre pour essayer de faire de leurs enfants des tueurs. Alec et elle, ils ne feraient pas ça non ? Elle refusait catégoriquement son fils ou sa fille puisse avoir la même enfance qu’elle. Elle en gardait encore de trop nombreuses séquelles et pourtant, elle avait presque trente ans maintenant. Elle voulait le meilleur pour cet enfant qui grandissait dans son ventre, même si elle ne savait pas trop ce que c’était, le meilleur. Elle se disait juste que tant qu’ils arrivaient à gérer ça ensemble, Alec et elle, tout devrait bien se passer. Fallait bien qu’elle s’accroche à cette idée là pour ne pas céder à la panique qui menacer d’exploser en elle bien trop souvent depuis qu’elle avait appris qu’elle était enceinte.

Ça allait mieux au moins depuis qu’elle en avait parlé à Alec. Alors, elle se sentait idiote de ne rien avoir dit la première fois qu’ils s’étaient retrouvés l’un en face de l’autre dans son appartement à elle. Peut-être que sur le coup, ça lui avait fait du bien de passer ses nerfs sur quelqu’un et qu’Alec avait été la victime idéale, mais probablement que ça aurait été plus efficace de tout lui dire à ce moment-là, elle n’aurait pas eu la culpabilité, en plus du stress et elle n’aurait peut-être pas fini aux urgences. Elle avait été idiote, elle en avait bien conscience, au moins, maintenant, elle essayait d’agir mieux qu’elle avait pu le faire par le passé. Elle avait besoin d’Alec de toute façon, c’était un truc qu’elle savait depuis longtemps maintenant, peu importait que lui il ait l’impression de ne pas être à la hauteur, parce qu’il n’avait pas été là pour la protéger de son père ou de Rhaena. Elle avait besoin de lui dans sa vie et elle avait besoin de lui pour gérer toute cette histoire de bébé. Alors, s’il pouvait être là pour le prochain rendez-vous, ce serait une bonne chose. Au moins, il avait rempli les papiers qu’elle lui avait confiés quelques temps plus tôt. Si ça pouvait aider leur bébé, c’était déjà une bonne chose. Au-delà de cette histoire de bébé, elle avait beaucoup pensé à Alec ces derniers temps, alors qu’on lui avait fourni de quoi construire des menottes censées bloquer les pouvoirs des transmutants et qu’évidemment, elle s’était dit qu’avec un peu de chance ça pourrait également aider Alec. Elle n’avait pas eu les moyens de tester son fameux bracelet sur un transmutant immortel, puisqu’il n’y avait qu’Alec qu’elle connaissait qui possédait une telle mutation. Mais, elle avait bon espoir que ça puisse marcher. « Okay, tu me tiendras au courant alors. » Si ça marchait, ils pourraient fêter ça et si ça ne marchait pas, elle se pencherait de nouveau sur la question. Elle tenait vraiment à l’aider Alec, qu’ils soient en couple ou non. « Je connais personne d’autre en ayant besoin, alors … dans le pire des cas, je continuerais à bosser dessus. » Parce qu’elle ne lâchait pas l’affaire, elle l’avait déjà dit et elle savait être têtue parfois, plus quand c’était pour les autres que pour elle-même, c’était évident ça. « Ça m’occupe l’esprit en plus alors, c’est pas plus mal, ça m’évite de trop me poser de questions à propos du bébé et du coup, je stresse un peu moins. » Peut-être que ça pouvait être un argument pour éviter à Alec d’essayer de la convaincre de laisser tomber, de toute façon, peu importait ce qu’il pourrait dire, elle n’avait pas l’intention de laisser tomber. Et c’était vrai, ces derniers temps, concentrée là-dessus, elle avait réussi à se défaire de ses habituelles interrogations qui la stressait plus qu’elles ne le devraient.

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