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 (alexander), second chances.

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MessageSujet: (alexander), second chances.   Lun 5 Juin 2017 - 22:07



second chances
Older than water, stubborn as stone, There'll be no forgiveness for all that you've known, Oh these days oh these days get heavy, Hotter than friction subtle as sound, There'll be no forgiveness for you to come around. Oh these days oh these days get heavy, I get older and life fades but you remain, Open up again I believe in second chances. Please let me in oh I believe in second chances, I won't break you, I will not let you down, Open up again I believe in second chances. Quicker than lightning, whiter than bone If you can erase it then I can atone. Oh these days oh these days get heavy, I get older and life fades but you remain, Open up again I believe in second chances, Please let me in oh I believe in second chances, I won't break you I will not let you down, Open up again I believe in second chances. ~ second chances, imagine dragons.


Titubante, Adelaïde regagnait le manoir, les phalanges contractées contre la plaie qui s'étirait sur son abdomen. La blessure, qui n'était certainement pas celle qui l'inquiétait outre mesure, la faisait tout de même serrer les mâchoires avec une férocité particulière, concentrant ses forces sur le sol qu'elle foulait de ses pieds malgré tout assurés. La chasseuse venait de poursuivre une mutante qui avait réussi, par elle ne savait quel miracle, à s'infiltrer au sein du manoir – Alexander étant assigné à résidence, Adelaïde s'était tout naturellement portée volontaire pour l'abattre. Force était de constater qu'elle n'était pas parvenue à atteindre ses objectifs pourtant très clairs, limpides même, et s'était retrouvée démunie... cette pensée la fit grincer des dents alors qu'elle se dandinait jusqu'à la porte d'entrée, les doigts tâchés de son propre liquide carmin, les cheveux aléatoirement coiffés et le visage défait. Elle n'était pas femme à revoir à la baisse ses habilités, nombreuses et aiguisées comme des lames de rasoir, alors il lui était difficile d'admettre qu'elle était tombée sur meilleur que soi – meilleur, ou plus entraîné. Mieux entraîné. Elle lâcha un juron qu'elle n'aurait eu, en temps normal, aucun mal à retenir lorsqu'un éclair de douleur lui traversa le ventre. N'étant plus une adolescente, ou une enfant effrayée par ce que la vie et ses démons lui proposaient, Adelaïde ne s'était pas remise en question depuis très longtemps – elle pensait, naïvement sans doute, posséder une certaine conscience de son entourage et une assez bonne connaissance de son corps pour défier les ennemis les plus redoutables. Toutefois, elle vieillissait ; imperceptiblement, mais c'était douloureux et pesant.

L'âge n'était jamais parvenu à ses prunelles comme un problème à considérer, comme quelque chose à prendre en compte dans un univers qui la dépassait largement ; pourtant, Callahan était sûre que quelques années auparavant elle aurait été capable de détruire la mutante en quelques coups. Malgré ses entraînements intensifs et quotidiens, Adelaïde n'avait plus sa souplesse d'antan ou la même réactivité corporelle. Il lui était plus compliqué de parer les coups, et il lui était difficile de comprendre que ça n'allait certainement pas aller en s'arrangeant ; car la vie, sous tous ses aspects, menait inévitablement jusqu'à la dégénérescence du corps humain. Et Adelaïde était plus proche de sa mort, que de sa naissance. Son front heurta doucement la porte d'entrée, les paupières serrées à s'en faire mal, les lèvres pincées à les en faire blanchir. Elle pouvait s'dire que l'âge n'était qu'un détail, que les erreurs arrivaient – mais pas à elle, jamais à elle. C'était ce qui serrait sa gorge en une étreinte d'acier, c'était ce qui la faisait frémir, c'était ce qui hérissait les poils de ses avant-bras ; cette perspective lancinante de plonger dans une spirale de laquelle elle ne serait jamais capable de sortir, d'être un poids pour son époux et ses enfants, et ceux qui comptaient sur elle. C'était là, dans ses entrailles, à enflammer ses pensées les plus craintives et cette anxiété qui ne l'avait plus taraudée depuis des lustres.

Alors, sans un mot, ses doigts s'enroulèrent autour de la poignée de la porte d'entrée contre laquelle elle donna un petit coup d'épaule. Adelaïde pénétra chez elle comme une Reine à l'agonie, la douleur au bout des lèvres mais la fierté – ce putain d'orgueil qui l’enivrait – placée haut face à elle, à l'instar d'un étendard qu'elle craindrait de lâcher. Alexander l'attendait. Alexander l'attendait, et elle ne lui accorda qu'un regard en coin, blessée dans sa dignité d'experte brisée. Que pensait-il d'elle, à présent ? Qu'allait-il faire d'elle lorsqu'il remarquerait ses faiblesses et ses fêlures ? Il ne l'avait jamais aimée ; mais elle, à un moment dans sa vie, elle en avait été capable. Elle l'avait ressenti jusque dans le creux de son ventre. Ne pas s'aimer, ne pas être amoureux, ne signifiait pas pour autant que leur loyauté s'était atténuée au fil des années ; avant d'être mari et femme, ils avaient été amis et leur relation originelle les avait très certainement sauvés de la chute. C'était un accord, une mise en commun, un bon deal ; et maintenant ? « Je ne l'ai pas attrapée. Elle est partie. » lâcha-t-elle lentement, ne s'abaissant pas à laisser ses prunelles balayer le plancher malgré sa honte. Adelaïde se détourna de son époux, la main toujours posée sur sa blessure, se traînant jusqu'à la salle de bain afin de désinfecter la blessure qui avait ouvert sa peau.

Enlevant d'abord son chemisier, qu'elle posa proprement sur le rebord du lavabo malgré la grosse tâche de sang qui le décorait grossièrement, Adelaïde ouvrit le placard face à elle et farfouilla dans les médicaments et autres alcools qu'elle avait à disposition. Lorsqu'elle referma le placard, dans le miroir, elle aperçut Alexander par-dessus son épaule. « C'est rien, c'est superficiel. » assura-t-elle en s'occupant du coton qu'elle imbibait d'alcool, un petit sourire faiblard étirant ses lèvres blanchies par l'anxiété « J'en ai vu d'autres. » et comment – et comment, elle en avait vu. Des vertes, et des pas mûres. Des mutants grands, petits, puissants ou non, mais toujours déterminés. Et aujourd'hui, elle en avait fait les frais. Mais c'était pas grave, non, c'était pas important – c'était pas l'essentiel à retenir. C'était pas ça le truc, le bon truc à savoir. « Il faudra qu'on retrouve cette dégénérée. Je ne comprends pas comment elle a fait pour entrer ici sans se faire entendre. » Mais ce n'était pas important ; les raisons, le pourquoi du comment. Ils allaient la tuer, et se taper joyeusement dans l'dos à la fin des festivités et passer à autre chose.

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ADMIN - master of evolution
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MessageSujet: Re: (alexander), second chances.   Lun 12 Juin 2017 - 21:07


second chances.
adelaïde  et alexander callahan

Il était coincé entre les murs du manoir Callahan, la rage accrochée aux tripes. Ça faisait trop longtemps maintenant qu'il était pris au piège. D'abord dans une prison froide et hostile, pendant des mois, il avait été pris au piège dans une cage bien trop étroite pour lui. Maintenant, ici dans sa propre maison, incapable d'en sortir, s'il ne voulait pas retourner tout droit en prison. Il avait l'impression de mieux connaître chaque recoin du manoir qu'il ne l'avait jamais fait dans le passé et pourtant, il avait grandi dans cette grande et imposante maison, qui sentait le luxe et l'abondance à plein nez. Avec le temps qui passait, il allait finir par le détester ce manoir, C'était devenu une prison, nettement plus grande que la précédente, mais peu importait l'allure, la taille de la cage, qu'elle soit dorée ou non, ça ne changeait rien au fait qu'il était, encore prisonnier. Ce soir, ils avaient été attaqués, à croire que tous les transmutants du coin profitaient de la nouvelle : Alexander Callahan n'avait aucun moyen de s'enfuir, c'était le moment idéal pour essayer de l'éliminer. Ça lui donnait l'impression d'être complètement impuissant, d'être celui qu'on attaquait, alors qu'il avait eu l'habitude d'être celui qui attaquait. Il fallait que ça s'arrête, qu'il puisse reprendre les choses en mains et que les choses rentrent dans l'ordre. Il n'était pas la victime, il était l'assassin et voir qu'un transmutant pouvait se permettre de rentrer chez lui pour essayer d'inverser les rôles, ça le foutait dans une rage à peine croyable. Il serait sorti, il l'aurait étripé de ses propres mains, si seulement, si proche de la porte d'entrée, le poids sur sa cheville ne lui avait pas rappelé la présence du bracelet électronique qui le forçait à rester entre les murs de cette maison.

C'était Adelaïde, qui était partie alors. Elle comprenait sa rage et sa frustration comme personne. Elle était sa plus fidèle alliée depuis des années maintenant, son épouse, celle sur qui il pouvait compter qu'importe la situation. Elle non plus, elle n'avait pas apprécié que l'un de ces dégénérés ne rentrent dans leur demeure. Elle était partie à la poursuite du monstre alors et évidemment, Alexander avait parié sur son épouse plus que sur la mutante. Il avait confiance en sa femme plus qu'en n'importe qui sur cette Terre. Il connaissait ses capacités, ses forces, ses faiblesses. Il connaissait tout d'elle et il savait qu'elle pouvait régler cette histoire sans avoir besoin de lui. Elle ne pouvait, de toute façon pas compter sur lui. Il ne pouvait pas l'aider, depuis l'enceinte du manoir, tout ce qu'il pouvait faire, c'était rester là, à attendre qu'elle revienne. Il travaillait sa patience depuis son plus jeune âge, être patient, c'était le meilleur moyen de contrôler ses émotions et contrôler ses émotions, c'était comme ça qu'on gardait la tête sur les épaules pour mener à bien une chasse. Il avait appris tout ça de son père, mais il devait bien admettre que la patience, ces derniers temps, elle avait tendance à lui faire défaut. Il tournait en rond dans ce manoir, ça n'aidait pas. Il ne savait pas combien de fois il avait fait les cent pas, ici et là, un verre à la main et une envie folle de le balancer contre le mur plutôt que d'en savourer le contenu. Ça faisait des heures et il n'avait avalé qu'une gorgée, trop occupée à ruminer dans son coin pour se concentrer sur quoi que ce soit d'autre. Il fallait qu'Adelaïde rentre et tout irait bien, mais le temps semblait s'allonger et les minutes ressemblaient à des heures, c'était interminable.

Enfin, la porte se poussa pour laisser entrer son épouse. Il ne tarda pas à remarquer le sang qui tâchait sa chemise, une vision qui lui fit serrer les mâchoires. Foutus transmutants. Elle lui indiqua qu'elle n'avait pas réussi à l'avoir, qu'elle s'était enfuie et le soupire qui passa les lèvres du Callahan n'était en rien contre sa femme, mais bien contre le monstre qui l'avait blessée avant de s'enfuir. Ils auraient dû préparer le terrain avec plus de soin, avec l'âge et l'expérience, les victoires qu'ils avaient alignées au fil des années, tous les deux, fallait croire qu'ils étaient devenus aussi arrogants qu’orgueilleux et c'était Adelaïde qui en avait fait les frais ce soir ; lui, qui payait pour ça depuis des mois alors qu'il était complètement enfermé à cause de ses erreurs. Il suivit son épouse jusque dans la salle de bain, pas question de la laisser se débrouiller toute seule avec ça. Oh, il savait qu'elle en avait vu d'autre, il connaissait les cicatrices qui marbrait son corps aussi bien qu'elle connaissait les siennes. Ça ne voulait pas dire pour autant qu'il ne pouvait pas l'aider. Il pouvait au moins servir à ça, à défaut de ne pas avoir été dehors avec elle pour la protéger, il pouvait au moins ramasser les pots cassés. « Laisse-moi t'aider. » Il ne lui laissa pas franchement le choix, attrapant sa main entre les siennes pour récupérer le coton qu'elle avait imbibé d'alcool. Il l'appliqua sur la plaie avec soin, doucement, pour nettoyer la blessure. « On la retrouvera, c'est certain. » Et ils lui feraient payer son impertinence, pour sûr. Elle méritait de finir six pieds sous terre, comme tous les autres sans aucun doute, mais elle, elle s'était attirée leur colère et elle ne pourrait certainement pas s'en tirer avec ça. « Le système d'alarme a été désactivé. Comme quoi, leurs machins technologiques c'est pas aussi infaillible qu'on le croit. » Il était peut-être un peu vieux jeu sur les bords, mais il aurait juré que tout ça ne serait pas arrivé à l'époque où son père gérait ce manoir et qu'on faisait plus facilement confiance à des hommes armés pour assurer la sécurité des lieux qu'à un truc électronique. Sauf qu'évidemment il n'avait pas envie de voir traîner des types chez eux, ils avaient quand même bien le droit à un minimum d'intimité dans leur maison et c'était pas une dégénérée qui allait leur arracher ça.
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