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 (cesare), we are one in the same.

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SUR TH DEPUIS : 15/02/2015
MessageSujet: (cesare), we are one in the same.   Ven 16 Juin 2017 - 16:08


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cesare demaggio & isolde saddler.

Ces derniers temps, Isolde elle avait l’impression qu’ils connaissaient plus de bas que de hauts avec Cesare. Ça aurait été facile de se dire que c’était juste la période qui voulait ça, que c’était un sale moment et que ça finirait par aller mieux, mais elle savait bien qu’en vérité c’était beaucoup plus compliqué que ça et elle n’avait pas l’intention de minimiser les problèmes de Cesare comme s’ils finiraient par s’envoler comme par magie d’ici quelques temps. Ils étaient mariés de toute façon, pour le meilleur et pour le pire, alors les problèmes de Cesare, c’était également les siens. S’il fallait qu’ils partagent tout, dans leur vie de couple, alors ils devaient aussi partager ça. Alors évidemment que depuis quelques temps, elle y réfléchissait jour et nuit à tout ça et qu’elle espérait encore pourvoir trouver quelque chose qui puisse vraiment aider Cesare. Y avait toujours pas de solution miracle qui allait apparaitre au détour d’un nouveau moment passé à réfléchir à tout ça, pourtant elle ne pouvait pas s’en empêcher, sinon ce serait comme si elle se contentait d’éluder le problème et de passer à autre chose. Il n’était pas question de faire ça. Elle ne pouvait pas non plus demander tous les jours comment il se sentait vis-à-vis de tout ça, en plus de passer pour une grosse lourde, elle risquait surtout de remuer le couteau dans la plaie plus que ce n’était nécessaire. Il avait besoin de temps après tout, elle le savait bien Isolde. Peut-être qu’il avait besoin d’espace aussi, est-ce qu’elle était trop collante ? C’était une question qu’elle ne pouvait s’empêcher de se poser, sans pour autant la poser à Cesare lui-même. S’il en avait besoin, il finirait bien par lui dire et puis elle n’avait quand même pas l’impression d’être différente de d’habitude. Elle s’inquiétait pour lui, c’était certain et peut-être que des fois ça se ressentait un peu trop, mais elle n’en faisait pas des tonnes non plus, elle n’en avait pas l’impression en tout cas.

Au moins, elle se disait qu’elle ne lui ramenait pas de problèmes supplémentaires. Elle ne lui ramenait pas de pauvre fille misérable qu’elle aurait pu trouver dans la rue, elle essayait de faire en sorte qu’au moins, lui, il n’ait pas besoin de s’inquiéter trop pour elle et peut-être que c’était le truc complètement impossible à Radcliff où ailleurs, parce que ça devait aller de pair avec l’amour, l’inquiétude, mais elle avait promis de faire des efforts et cette fois, cette promesse, elle avait bien l’intention de la tenir. Elle avait beaucoup réfléchi à tout un tas de trucs ces derniers temps et elle avait fini par se dire qu’au moins, elle pouvait faire un effort pour donner de l’importance à des petits trucs anodins. Elle avait vu la fête des pères arriver à grands pas et comme c’était le genre de trucs qu’elle avait bien du mal à oublier, chaque année lui rappelant qu’elle n’avait plus de père à célébrer, ce jour-là, elle s’était dit que cette année ça pourrait être différent, parce que Cesare, il en était un de père et il était, en plus, le père de ses enfants à elle, alors elle pouvait bien faire quelque chose pour lui à l’occasion, d’autant plus que lui, il n’avait pas oublié la fête des mères, quelques semaines plus tôt. Elle avait réussi à se réveiller plus tôt que lui, à force d’y penser, fallait croire que son cerveau avait su qu’il fallait la réveiller assez tôt, plus tôt que d’habitude, pour qu’elle puisse quitter le lit en première, prudemment, conscience qu’elle n’avait pas épousé un homme qui avait un sommeil particulièrement lourd. Au pire, il devait avoir l’habitude maintenant qu’elle se lève à n’importe quelle heure pour aller manger tout ou n’importe quoi, alors s’il devait se réveiller – ce qui était inévitable d’après elle – il penserait peut-être qu’elle était partie manger un truc, ou qu’elle était tellement à la ramasse qu’elle avait oublié que c’était dimanche et qu’elle se préparait à aller bosser, peu importait. Elle prit le temps de préparer un petit-déjeuner, mettant le tout sur un plateau, avec une tasse ‘meilleur papa du monde’ remplie de café parce qu’il le méritait bien et une deuxième tasse pour elle, parce qu’ils pourraient bien le partager, ce petit-déjeuner. Elle remonta directement dans la chambre avec son plateau qu’elle déposa sur le lit juste à côté de Cesare. « Joyeuse fête des pères. » C’était probablement plus à Clara de le dire, mais Clara, elle dormait pour le moment et bien que qu’elle ait passé les derniers jours à essayer de lui faire répéter ces mots pour qu’elle puisse le dire à Cesare, elle était pas très sûre du résultat. On pouvait la pardonner, après tout, elle venait à peine de fêter son premier anniversaire. « Ça vient plus de moi que de Clara, je pense pas que ce soit une bonne idée de laisser notre fille d’un an faire la cuisine de toute façon. » Ce serait même une très mauvaise idée, pas franchement très prudent. « Elle dort encore, j’ai pas voulu la réveiller. Mais elle a fait ça pour toi. » Elle désigna un dessin qu’elle avait posé sur le plateau. « Je suis pas très sûre de ce que c’est censé représenter. » Elle haussa légèrement les épaules. C’était un dessin venant d’une enfant d’un an après tout, alors elle n’était pas sûr que ça représente autre chose que des gribouillis incertains, quelques traits, ici et là qui devaient avoir du sens pour Clara et seulement pour elle, mais après tout, c’était l’intention qui comptait.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Sam 17 Juin 2017 - 3:01



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ISOLDE SADDLER & CESARE DEMAGGIO

Les choses n’étaient pas faciles en ce moment, et Cesare était bien incapable de savoir pourquoi. Pourquoi dans sa tête pouvaient tourner des pensées aussi négatives, des remords aussi lourds et pourquoi est-ce qu’il y avait en lui, un phénomène mystérieux qui faisait s’effondrer ses assurances, quelles qu’elles soient. Il lui était tout autant difficile de croire que c’était normal, que temporaire uniquement; est-ce qu’un beau jour, ça partirait comme c’était arrivé, en un souffle se volatilisant de son cerveau, pour le laisser plus léger qu’il ne l’avait été depuis des jours, désormais? Il n’avait même pas besoin d’attendre, d’appréhender de potentielles conséquences pour ses actes - ceux qui l’avaient conduit en garde à vue - il semblait déjà que tout ce qui pouvait lui torturer l’esprit était déjà là, de toute manière. Est-c’que ça allait un jour faire sens en lui, le pourquoi du comment? Le pourquoi tout court, pour expliquer que de telles pensées finissent par le rattraper, comme ça, enfin. Trop tard, dirait-il. Il aurait bien voulu pouvoir les repousser de façon égoïste, les envoyant balader ailleurs parce qu’elles s’pointaient au moment où il était enfin heureux. Trop heureux pour se laisser polluer par quoique ce soit de ce genre. Mais maintenant que tout ce qui était dans son crâne semblait s’être défait des entraves qu’on lui avait imposées toute sa vie durant, sa conscience partait loin, trop loin. Dans ces zones d’humanité auxquelles il n’était pas habituées, ces rancoeurs et ces culpabilités qui lui collaient à la peau plus intensément qu’il n’aurait pu le croire. Cesare s’était cru n’pas être particulièrement rancunier, et avec le temps, il avait cru que ses attitudes avaient trouvé une certaine ‘normalité’ dans l’inhumanité cultivée en lui. L’être humain, lui-même compris, était en fait beaucoup plus compliqué que ça. A cela s’ajoutait la conscience de chaque jour; les malaises insidieux qui naissaient de tout ça, dans l’air de la maison autour de lui. Entre Isolde et lui. Dans leur mariage, dans leur famille. Ils avaient tant lutté pour en arriver là, ils avaient tellement galéré, tellement connu de moments insoutenables, compliqués et douloureux: à devoir se séparer chaque matin après quelques heures de bonheur uniquement, à devoir surveiller leurs arrières, leurs mots et leurs sentiments à chaque fois, à devoir vivre reclus sur eux-mêmes avec leurs secrets, et prétendre aux yeux du monde, des choses qui ne leur ressemblaient plus. Parfois, ces mois-là semblaient encore terriblement proches au brun; d’autres fois, ils semblaient lointains, comme de vagues idées désormais déconnectées de son coeur. Il était heureux avec Isolde, avec Clara, et même à mesure qu’il voyait le ventre d’Isolde grossir et prendre une forme de plus en plus imposante. Elle pouvait se lever autant de fois qu’elle le voulait dans la nuit, elle pouvait râler autant qu’elle le voulait sans mâcher ses mots, elle pouvait tout demander de lui, des massages, des baisers, des caresses, des attentions tendres; il lui donnerait tout ce dont elle pouvait avoir besoin ou envie, évidemment. Bien sûr que c’était plus compliqué que ça; bien sûr que cette histoire n’était pas que concentrée autour de leur bonheur si durement acquis, de leur mariage inespéré; Cesare, il n’voulait pas croire que maintenant qu’il avait la bague au doigt, il était devenu un de ces maris insatisfaits de tout, qui se retrouvaient paralysés par la trouille du mariage.

Ça n’pouvait pas être ça. Évidemment que c’n’était pas ça. Le DeMaggio n’avait jamais été un coureur, et incontestablement, la plupart de ses inquiétudes avaient été pour le mariage en lui-même - ce que cette cérémonie avait été censée signifier dans sa vie, dans la vie de sa famille et la vision de l’avenir du fils digne qu’il avait été supposé être. Il était loin de ça, maintenant; et rien chez Isolde, dans ses choix, dans ses attitudes, dans ses conneries même, n’pourrait un jour l’éloigner d’elle. Il l’avait épousée en connaissance de cause, il s’était épris d’elle en connaissance de cause; ils s’étaient trouvés, rencontrés, apprivoisés à cause de leurs défauts et grâce à leurs qualités. C’n’était pas ça alors, non; ce n’serait jamais Isolde qui serait responsable de c’qui tournait dans sa tête - jamais son amour pour elle qui foutrait tout en l’air. Au contraire; il s’bouffait la conscience à s’rendre compte qu’en plus du reste, en plus des doutes et des peines, il rajoutait de ça à l’équation déjà bien précaire de leur famille. Isolde était enceinte, et maintenant, elle devait s’occuper d’lui, s’inquiéter pour lui comme s’il était un gamin, ou comme s’il venait subitement de rentrer dans un genre de crise existentielle contre laquelle ils n’pouvaient rien faire. C’était stupide. Chaque soir quand il se retrouvait allongé contre l’oreiller, juste au côté de son épouse, le brun se disait ça à lui-même, au moins pendant une bonne demi-heure, souvent plus longtemps encore, avant d’enfin s’endormir lui aussi. Ses nuits n’étaient pas très longues, irrémédiablement; mais il en avait l’habitude, évidemment, et puis, sa conscience tournant en boucle lui murmurait qu’il n’méritait pas beaucoup mieux. On n’pouvait pas faire beaucoup de miracles, en ayant autant de choses en mémoire que lui. La force de l’habitude faisait qu’il n’se reposait pas beaucoup plus, le week end; à la fin, il était bien difficile de croire que ses nuits courtes puissent être autre chose que le résultat de ses vieilles culpabilités, le hantant plus qu’il n’pourrait l’admettre. Il était pourtant toujours heureux, toujours aussi heureux, indéniablement, d’entendre la voix d’Isolde tous les matins; plus encore qu’avoir besoin d’elle, il avait envie d’elle tous les jours de sa vie - il avait envie qu’elle soit là, à ses côtés, son odeur, sa présence, sa voix, sa foi. Peut-être était-ce beaucoup demander, dans une situation comme celle-ci, alors qu’il n’avait pas grand-chose qui semblait récupérable; peut-être que d’autres couples seraient condamnés, que d’autres femmes jetteraient l’éponge. Le DeMaggio n’voulait pas en demander d’Isolde, plus qu’elle n’était prête à offrir - mais elle était toujours là, et même s’il garda les yeux fermés pour quelques secondes, il put entendre le sourire dans sa voix. Elle était encore heureuse avec lui, au moins; peut-être plus pour très longtemps parce qu’ils avaient déjà traversé trop de galères. Ou peut-être pour toujours, justement renforcés par ces mêmes galères. Impossible de savoir, impossible de prédire; Cesare n’voulait pas exiger quoique ce soit, il n’pouvait qu’espérer. Il sourit pourtant, tendrement, en ouvrant enfin les yeux vers Isolde; pour une fois, il se sentait bien à rester à lambiner dans le lit, s’étirant sous les couvertures pour sentir le contact des draps contre sa peau. L’odeur du café vint bien assez vite, alors qu’il faisait quand même l’effort d’assez se dresser sur son coude pour pouvoir prendre le dessin de Clara; « Peut-être qu’elle s’entraine à dessiner sa maman. » il plaisanta, au moins conscient - bien qu’il n’y connaisse rien en art - que quelques points, traits, ratures, ne ressemblaient en rien à Isolde. Évidemment, pourtant, il n’aurait rien contre la perspective d’avoir pour cadeau, un beau dessin de la femme qu’il aimait. « Merci. » dit-il enfin, se concentrant sur Isolde, l’observant après avoir reposé la feuille de papier, sauve, sur la table de nuit à proximité. Son regard, évidemment à un moment, trouva le plateau qu’Isolde avait ramené là; une simple tasse lui serra le coeur plus qu’il n’pourrait l’admettre - il savait qu’il était définitivement un meilleur père que le sien à lui. Mais il pouvait clairement, aisément croire qu’être «le meilleur» était exagéré; et puis, pour combien de temps encore, est-ce qu’Isolde aurait assez de foi en lui pour utiliser cet objet? « Tu t’es vraiment levée pour faire tout ça? » Cesare préféra demander, se redressant enfin sous les couvertures pour s’asseoir - impressionné, flatté, et presque rattrapé par un genre de culpabilité. Elle était enceinte, après tout; n’avait-elle pas besoin de repos, plutôt que de se plier en quatre pour encore une fête, qu’il n’avait jamais célébrée, lui? Personne ne l’avait forcée, et comme d’habitude, Cesare avait prêté assez peu d’attention au calendrier pour savoir quelle date ils étaient ou ce que ça pouvait signifier. Ce matin, tout aurait pu être normal, comme d’habitude, qu’il n’aurait rien remarqué; pourtant l’attention, l’effort, lui gonflaient le cœur, bien sûr.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Sam 17 Juin 2017 - 14:28


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Ça irait mieux, à un moment où à un autre, Cesare, il trouverait ce dont il avait besoin pour que son quotidien soit un peu plus facile à gérer. Elle ne savait pas quand ni comment, mais elle était certaine que ça finirait par s’arranger pour lui. Elle croyait en lui plus qu’en n’importe qui d’autre, plus qu’elle n’avait jamais cru en elle-même sans doute, alors elle savait qu’il pouvait s’en sortir, même si c’était long et difficile. Elle à côté de ça, elle le soutenait du mieux qu’elle le pouvait, elle ne le laisserait pas tomber, jamais elle ne l’abandonnerait, c’était une promesse qu’elle avait fait plus d’une fois depuis qu’ils étaient ensemble, ce genre de promesse qui avait eu encore plus de sens le jour où ils s’étaient mariés et évidemment, cette promesse, elle tenait encore aujourd’hui et elle tiendrait jusqu’à la fin de sa vie. Elle était là pour Cesare, envers et contre tout, même si elle avait l’impression que les moyens qu’elle avait pour l’aider étaient plutôt limités. Elle ferait n’importe quoi pour lui, ça c’était certain, mais en avoir l’envie et la certitude, ça n’aidait pas à trouver la solution miracle pour tout arranger. Sans doute qu’y avait aucun problème quel qu’il soit qui pouvait être réglé si facilement en quelques mots ou en quelques gestes remplis d’affection. Tant pis si ça devait être plus long et plus difficile que ça, elle était là pour l’aider, le soutenir et s’occuper de lui. Elle était sa femme à Cesare alors ce n’était même pas un devoir qu’elle s’imposait, même pas une responsabilité en plus dans sa vie, c’était naturel, c’était ce qu’elle voulait. Lui et Clara, après tout, ils étaient les deux personnes les plus importantes de sa vie, les deux personnes qu’elle aimait le plus au monde, alors c’était normal de vouloir être à leurs côtés quoi qu’il arrive. Elle l’avait déjà voulu quand tout avait été compliqué, quand ils ne pouvaient pas être ensemble, c’était certainement pas maintenant qu’ils vivaient sous le même toit et étaient mariés qu’elle allait reculer.

Ce n’était pas grand-chose, dans le fond, le fait d’avoir pensé à la fête des pères, d’avoir voulu faire quelque chose pour lui et ce jour particulier, mais elle n’avait pas envie de le laisser tomber, même pour ça. Alors, elle était contente d’avoir réussi à se réveiller avant lui, ça avait toujours été rare, ça l’était encore plus depuis qu’elle était enceinte et qu’elle avait envie de passer ses journées entières à dormir. Mais ce matin, elle s’était réveillée assez tôt pour aller préparer un petit-déjeuner, rien d’extraordinaire, mais c’était un petit geste qu’elle voulait au moins réconfortant au milieu de la tempête dans laquelle Cesare semblait coincé ces derniers temps. Elle y avait pensé suffisamment en avance pour demander à Clara de faire un dessin pour son père, même si elle était sans doute trop jeune pour comprendre ce que c’était, la fête des pères, elle était de toute façon, toujours heureuse d’offrir des dessins à tout le monde, et elle, en tant que mère admirative des dessins de sa fille, elle ne pouvait s’empêcher le trouver merveilleux quand bien même c’était difficile de savoir ce qu’ils représentaient. « Peut-être bien que pour un enfant d’un an, y a une ressemblance. » Elle était toute petite après tout, alors si dans la tête de Clara, c’était sa mère qu’elle avait essayé de représenter dans son dessin, on pouvait pas lui reprocher le fait que le résultat soit quand même pas mal éloigné de la réalité. « Y a pas de quoi. » Qu’elle répondit, le sourire aux lèvres, suite aux remerciements de Cesare. Non, c’était vraiment pas la peine de la remercier pour ça, elle n’avait pas non plus l’impression d’avoir fait tout un tas d’efforts insurmontables, alors, sa question lui fit hausser les épaules. « Ouais, c’est la fête des pères, alors tu le mérites bien. » Il lui avait lui-même fait quelque chose pour la fête des mères, alors il ne pouvait pas vraiment la contredire là-dessus. Elle se pencha au-dessus du plateau, avec prudence, histoire de ne rien renverser, pour venir déposer un baiser contre les lèvres de Cesare. « T’inquiète pas, je me suis pas non plus tuée à la tâche, c’est juste un petit-déj. » Elle était enceinte, mais ça, ça restait quand même encore dans ses cordes, peut-être que d’ici quelques mois, ce serait plus difficile, parce que le simple fait d’être debout deviendrait un effort considérable, mais pour l’instant ça allait et puis, ça lui faisait plaisir en plus, de faire ça pour Cesare, alors tout allait bien, il pouvait savourer son petit-déjeuner sans s’inquiéter pour elle.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Sam 17 Juin 2017 - 22:44



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ISOLDE SADDLER & CESARE DEMAGGIO

Pour son anniversaire, aux occasions comme Noël ou les fêtes tout au long de l’année, ou même dans la vie de tous les jours en elle-même, Cesare n’avait jamais eu l’habitude d’être le centre de l’attention de qui que ce soit. Encore aujourd’hui, c’était un sentiment qui lui était souvent étranger, lointain, et dérangeant. Isolde pourtant, faisait toutes ces choses pour lui sans qu’il ne demande quoique ce soit, sans qu’il n’en laisse passer le signe discret, des messages présomptueux ou des appels évidents à l’attention. En ce moment, il s’disait de toute manière que tout ce qui faisait que la jeune femme focalisait ses efforts sur lui, étaient des impulsions égoïstes - forcément - qu’il n’pouvait pas maîtriser. Dans sa tête, à sa conscience, dans l’amour qui pulsait dans ses veines à la vitesse de son coeur, le DeMaggio savait qu’il n’voulait pas créer de problèmes, qu’il n’voulait pas pousser qui que ce soit à culpabiliser pour lui, et qu’en plus du reste, évidemment, il savait bien qu’il n’avait rien pour être malheureux, aujourd’hui. Bien au contraire. S’il devait y avoir une justice dans ce qu’il faisait ces derniers temps, le brun aurait dû se rebeller, s’énerver et s’découvrir désinvolte bien plus tôt; il aurait dû défier ses parents eux-mêmes, leur autorité à eux, leurs actes à eux, leurs choix à eux. Mais non, c’était Isolde qui se retrouvait là, face à lui, noyée dans l’incompréhension et les remords: il n’voulait pas ça pour elle, et de toute manière, si elle devait lui demander clairement, Cesare serait bien incapable de dire ce qu’il reprochait à sa femme. Parce qu’il ne lui reprochait rien, rien du tout; rien de ce qu’elle avait accompli ou décidé n’excusait ou ne justifiait les actions qu’il avait accomplies, ou les mots injustes qu’il lui avait dits, quand elle était venue le chercher au poste de police. C’n’était pas parce qu’ils étaient à Radcliff qu’il était comme ça - aussi aisément que cette excuse aurait pu être une issue facile pour lui, le brun n’avait pas la force de s’mentir à lui-même comme ça. À l’étranger non plus, ou même dans une autre ville du pays, il n’aurait pas pu prétendre moins s’détester, moins ressasser le passé omniprésent dans son crâne, et questionner chaque action qu’il accomplissait au quotidien. L’ironie, celle qu’il trouvait lui-même cruelle et injuste, c’était que tout ça n’survienne que maintenant, alors qu’il était là, à partager sa vie de tous les jours avec la femme qu’il aimait, et leur fille qu’il aurait cru pendant une période, n’jamais avoir le luxe de voir. Peut-être qu’il était facile d’expliquer le pourquoi du comment de tout ça: parce qu’ils n’avaient pas eu le temps de se concentrer sur ça à une époque pas si lointaine, Cesare n’avait pas été confronté à c’genre ‘d’introspection’ sur lui-même. Peut-être même que certains diraient que c’était une bonne chose, que le jeune homme se sente assez en confiance, assez en sécurité avec Isolde pour laisser les failles à son être se manifester, enfin, quand il les avait tant gardées pour lui, quand il avait été au sein de sa propre famille. Mais Cesare, tout ce qu’il savait, c’était que plus souvent que de mesure, il avait envie de s’botter le cul; il n’avait pas envie d’imposer ‘tout ça’, lui, à qui que ce soit, surtout pas à la femme qu’il aimait, qui l’aimait, et portait aujourd’hui un bébé qui avait besoin d’une famille simple, aimante et équilibrée, pour quand il arriverait.

Il avait retenu, après tout, Cesare, que c’était l’un des désirs les plus chers à Isolde - ils s’étaient dits que faire comme ça, espérer aussi ambitieusement ne réécrirait pas le passé qui avait entouré sa dernière grossesse, avec Clara. Mais pour cette fois, le DeMaggio voulait quand même avoir la place d’allié, de support, de soutien, d’aide, dans l’esprit de la jeune femme. Pour l’heure, il avait l’impression d’complètement échouer à ce niveau-là, en tout cas. Cette marinée alors, sans conteste, il n’se sentait pas la mériter, d’une quelconque façon. Peut-être n’était-ce pas une question de mérite; il savait déjà que pour tous les autres, fêter son anniversaire, Noël, ou même être un tant soit peu apprécié au quotidien n’était pas une question de ‘mérite’, mais un droit acquis par le fait d’exister tout court. Ses parents l’avaient amené dans c’monde, mais n’avaient pas assumé toute une partie du rôle qui leur incombait, en fondant leur famille; une évidence trop claire pour Cesare, maintenant qu’il galérait lui-même à savoir si ce qu’il faisait pour ses propres enfants, était bien ou non. Était-il un bon père, un bon époux? Il avait eu conscience dès le début, en tout cas, au moins, que ce n’serait pas une promenade ce santé, que ce n’serait pas quelque-chose qui lui viendrait facilement, comme une seconde-nature. Mais il se sentait lutter contre plus de démons invisibles qu’il n’aurait pu le soupçonner. Définitivement, alors, il était difficile pour lui de croire qu’il avait l’droit en quoique ce soit d’être appelé «le meilleur père du monde», même par rien d’autre qu’une stupide tasse qui était juste là pour lui amener du café. Peut-être était-ce quelque-chose qu’ils allaient vite devoir arrêter, d’presque ‘forcer’ Clara à célébrer son père, alors même que lui, il n’avait que trop bien conscience qu’y’avait, forcément, le champ d’faire mieux. C’était tellement stupide, franchement, de s’prendre la tête pour ça; tellement stupide de n’pas pouvoir apprécier simplement les attentions d’Isolde, sa présence toujours là à ses côtés, ou le fait que Clara, malgré tout, soit en bonne santé, souriante tous les jours, et préservée des pensées noires qui gravitaient dans son crâne. « Hmhm, c’est la fête des pères, j’espère que du coup Clara évitera les caprices. » il ricana doucement, impatient d’être à la période de la croissance de la petite, où il serait aussi facile que ça, de la convaincre d’être sage et gentille et attentionnée pendant au moins une journée. Pour l’heure, comme pour les dessins, elle n’en faisait un peu qu’à sa tête; et elle était plutôt têtue, et quand elle se levait du pied gauche, c’était un peu comme quand sa mère se levait du pied gauche. Quelque-chose qui n’changeait pas de toute la journée, et influençait surtout celle-ci. Pas étonnant qu’il soit doublement précautionneux, Cesare, son regard sondant la jeune femme à ses côtés; elle ne s’était pas tuée la tâche, non, évidemment, et normalement, il aurait dû avoir envie de lui faire plaisir au point de se concentrer sur le petit déjeuner qu’elle lui avait préparé. Il le ferait, sans conteste, avec les odeurs qui planaient dans l’air, Cesare commençait à avoir faim, de toute manière. « J’ai vu, même pas de pancakes en forme de coeur. » plaisanta-t-il, levant les yeux au ciel d’un air dramatique; après tout, Isolde prenait des cours de cuisine, elle aurait pu apprendre ça, franchement. Heureusement, elle n’avait pas besoin de son rictus sardonique pour savoir qu’il plaisantait; surtout lorsque ce qu’il fit du plateau tendrement préparé, ne fut pas de le déguster tout de suite. Au contraire, en se tournant vers la table de nuit juste à côté, Cesare essaya de faire le plus de place possible, dégageant certaines de ses affaires par terre, pour déposer le petit déjeuner, là. « Mais d’abord... » et là, il était sérieux, dans ce qu’il voulait - et il espérait bien le mériter, bien y avoir droit; de se rallonger contre son oreiller, attirant Isolde par la main avec lui, pour qu’elle s’allonge juste à côté, qu’il vienne enrouler son bras autour d’elle, sa main venant caresser sa joue et les mèches de ses cheveux blonds. Elle ne s’était pas tuée à la tâche, mais il était encore tôt, quand même - assez tôt pour que Clara ne soit pas encore réveillée, assez tôt pour que lui-même n’ait pas encore été réveillé. Ils avaient bien le droit à quelques câlins, alors - Isolde y avait le droit, en tout cas, ça c’était sûr. Même à un baiser, qu’il vint déposer tendrement sur ses lèvres, continuant ses caresses du bout des doigts; calme, paisible, relaxé, contre toute attente, toujours aussi heureux de pouvoir se concentrer sur les battements amoureux de son coeur, dès qu’il prenait le temps d’admirer l’instant, leur situation, et la femme juste à côté de lui.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Dim 18 Juin 2017 - 0:25


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Elle avait eu une vie plutôt simple jusqu’à présent Isolde. Elle avait connu des moments difficiles, elle avait encaissé des épreuves difficiles, elle avait connu de trop nombreuses pertes, mais le tracé de sa vie, il restait plutôt simple. Elle avait eu une enfance tout ce qu’il y a de plus normal, bien qu’elle ait dû grandir sans sa mère à ses côtés elle avait été une gamine comme une autre, éloignée et protégée des problèmes du monde grâce à un père qui avait toujours pris soin d’elle. Elle n’était pas née dans le but de servir une cause quelle qu’elle soit, son existence n’avait pas été réglée au millimètre près pour avoir un but en particulier. Elle avait eu la liberté de faire ses propres choix et de diriger sa vie de la façon dont elle l’entendait. Elle savait que son père l’aurait soutenue qu’importe les choix qu’elle pourrait faire. Certains auraient pu dire après tout que de se tourner vers des études d’art, c’était un choix risqué, que c’était un domaine dans lequel il était difficile de percer et qu’ainsi elle ferait mieux de se diriger vers un chemin plus sûr. Mais son père il l’avait poussée à suivre ses rêves, parce que tout ce qu’il avait voulu c’est qu’elle soit heureuse. Elle avait probablement abandonné une grande partie de ses rêves quand son père était mort parce qu’y avait d’autres objectifs qui étaient venus s’imposer à elle. Mais, la façon dont elle avait mené sa vie jusqu’à présent, dans les grandes lignes, elle avait été plutôt simple. Trop simple sans doute pour qu’elle puisse parfaitement comprendre tout ce qui pouvait passer dans la tête de Cesare en ce moment. Lui, il n’avait pas eu une enfance facile, lui, il était né dans le seul but de faire perdurer sa lignée, d’être un hunter comme ses parents, alors des choix, il n’en avait pas eu beaucoup et évidemment changer sa vie du tout au tout ça avait de quoi être déstabilisant.

Elle ne comprenait pas tout ce que ça pouvait représenter pour lui et tous les doutes, les douleurs que ça pouvait provoquer, mais elle pouvait comprendre à quel point c’était difficile. Elle savait qu’il en souffrait de tout ça et tout ce qu’elle voulait, c’était pouvoir l’aider à faire le tri là-dedans et à se sentir un peu mieux au quotidien. Elle ne lui en voulait pas alors. Evidemment qu’elle ne lui en voulait pas pour l’état dans lequel il était en ce moment. Elle était sa femme, elle l’aimait et si elle avait dû le blâmer pour tout ça, elle aurait été la pire épouse du monde. Tout ce que Cesare pouvait traverser, elle allait le traverser avec lui, parce qu’ils étaient ensemble, mariés, pour le meilleur et pour le pire. Elle se plaisait à croire que ce n’était pas non plus le pire, après tout, ils étaient encore ensemble, ils arrivaient quand même à être heureux, leur fille était en pleine santé et aux dernières nouvelles, le bébé qu’elle portait, il était lui aussi en bonne santé. Alors, elle savait que ça finirait par aller mieux, que Cesare il allait s’en sortir et évidemment, elle serait à ses côtés pour l’aider, quoi qu’il arrive. Elle serait là, même pour lui préparer un petit-déjeuner au lit, pour la fête des pères ou n’importe quel autre jour où elle aurait juste envie de lui faire plaisir. « Si elle en fait quand même, promis, je m’en occuperais, pour la fête des pères tu auras le droit de profiter que des meilleurs côtés de la paternité. » Elle était parfaite Clara, c’était ce qu’elle avait envie de dire à tout le monde, Isolde, mais en vérité, elle devait bien admettre que sa fille était capricieuse et parfois vraiment chiante et que souvent, c’était Cesare qui devait gérer ça, parce qu’elle, elle s’énervait plus vite qu’elle ne le voudrait. « Oh, je suis vraiment désolée, je suis nulle. Tu veux que je redescende faire ça ? » Il plaisantait heureusement, parce que de toute façon, elle avait beau être gentille et déterminée à lui offrir une fête des pères aussi parfaite que possible, elle n’avait pas l’intention de redescendre pour lui faire des pancakes en forme de cœur, fallait pas exagérer non plus. Elle le regarda déposer le plateau sur la table de nuit, elle ne résista évidemment pas quand il l’attira vers lui. Elle déposa sa main contre sa joue alors qu’il venait l’embrasser. Elle ne savait pas si cette fête des pères serait aussi parfaite pour Cesare qu’elle l’aurait voulu, mais elle était certaine que ça commençait bien. « Bébé numéro deux a aussi un cadeau pour toi. » Bébé numéro deux, c’était peut-être pas la meilleure façon d’appeler leur bébé, mais bon, il n’avait encore ni sexe ni prénom, alors faudrait bien qu’il se contente de ça pour l’instant, le fameux bébé. Elle attrapa la main de Cesare pour la placer contre son ventre, là où y avait quelques mouvements, parce que leur bébé, bien qu’il soit encore petit, il commençait déjà à s’agiter. C’était pas encore des gros coups de pieds bien désagréables, juste des petits mouvements qu’elle espérait bien que Cesare puisse sentir malgré tout.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Ven 23 Juin 2017 - 3:59



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Alors comme ça, c’était la fête des pères. Bien au-delà de ses anniversaires ou des réveillons de Noël, Cesare ne s’était certainement jamais imaginé être au centre de telles attentions. Devenir père avait, sans aucun doute, été aussi loin de ses rêves et de ses projets que le mariage. Ça aussi, ç’avait été transformé en cérémonial au nom de la chasse. La ‘cause’ avait vraiment tout demandé de lui pendant des années. La ‘cause’ a si souvent menacé de complètement tout avaler. Il était dans la nature du DeMaggio, alors, de n’avoir pas compté les jours, de n’pas avoir attendu quoique ce soit, spécialement fait pour lui, à l’occasion de la fête des pères. Il se sentait avoir encore beaucoup de choses à prouver, lui, dans son rôle de père. Quand pourrait-il baisser sa garde, se persuader qu’il n’deviendrait jamais, jamais un géniteur digne de son père à lui? Pour Isolde, sans doute que la crainte n’existait pas - c'était tout elle; et c’était presque ce dont il avait le plus besoin. Sa foi, sa confiance, son entêtement à elle. Beaucoup d’autres femmes auraient pris la fuite, apeurées par ce qu’il s’était révélé être - un monstre avec plein de démons dans son âme. Beaucoup de femmes auraient opté pour l’option de protéger leur enfant, en s’éloignant le plus possible de lui; parce que forcément, c’était comme ça que les choses devaient se faire. C’était comme ça que Cesare avait lui-même cru qu’il protégerait le bébé grandissant dans les entrailles d’Isolde, un an et quelques plus tôt. Fallait forcément une Isolde Saddler, pour aimer un Cesare DeMaggio. Mais les crimes seuls du patriarche qu’il était censé représenter, n’existaient pas uniquement à travers son sang, ses gênes ou son héritage. Pour tout ce que la blonde ressassait de son côté à elle, comme regrets et culpabilités, il en avait, lui aussi. Combien de temps avait-il laissé courir déjà, avant de même daigner jeter un regard sur sa fille? Combien de temps après cela, lui avait-il fallu pour la prendre dans ses bras, et lui donner un quelconque signe d’affection? Et s’il s’était promis, à lui aussi, d’faire tout différemment pour le bébé qu’ils attendaient aujourd’hui, le brun se sentait surtout impuissant. Il n’pouvait pas faire grand-chose au jour le jour, si ce n’est s’occuper d’Isolde comme d’une petite chose fragile; et plus souvent qu’autre chose, il semblait que ça agaçait la jeune femme, plus que ça n’la consolait d’une quelconque façon. Pour tous les éléments de la nature, alors, qui disaient que l’homme était le plus chanceux, à n’pas connaître toutes ces choses, Cesare avait envie d’répondre que sa place n’était pas aisée non plus. Il avait bien conscience qu’Isolde faisait tout l’boulot, qu’on n’avait peut-être même pas besoin de lui, et qu’à la toute fin, ce qu’il pourrait faire, ce serait uniquement d’battre un peu d’air autour de sa femme et l’encourager à accoucher de leur deuxième enfant. Fête des pères, alors, ça semblait tout de suite moins honorable que la fameuse fête des mères; les mères, elles, elles faisaient beaucoup de choses. Cesare, il avait de son côté, pour seule assurance qu’il était déjà bien chanceux d’être au quotidien au côté de Clara, à la voir grandir, s’épanouir, et faire partie de sa vie. L’reste, c’était son devoir à lui, celui de n’pas tout ruiner et d’entrainer leur famille avec lui.

Pour l’heure, certains diraient qu’il échouait plutôt à la tâche - il n’avait pas besoin d’être devin pour savoir que certaines inquiétudes hantaient l’esprit de son épouse. Des histoires qui le concernaient lui, et auxquelles il n’était pas spécialement capable d’apporter la moindre réponse satisfaisante. C’était stupide, indéniablement. Ce matin, il se retrouvait comme un idiot, alors, le brun, à s’demander pourquoi elle avait fait tout ça. Comment. A quoi bon. Il ne l’méritait pas pour sûr, et bien au-delà de tout ça, il aurait préféré qu’elle se concentre sur elle-même - presque qu’elle n’pose pas de question, qu’elle ne l’place pas au centre de quelque intérêt que ce soit. C’n’était pas grand-chose, techniquement; elle s’était juste levée quelques dizaines de minutes plus tôt, avant lui, avant Clara, avant même que la maison n’se mette en marche, et elle avait gravi les marches de l’escalier, un plateau en main, et son ventre de plus en plus proéminent en équilibre précaire. S’il devait mettre ces inquiétudes presque stupides en mot, sans doute qu’il se prendrait une petite pique de la part de la blonde à ses côtés; et de toute manière, qu’il le mérite ou non, qu’il soit digne de quoique ce soit ou non, il appréciait le geste. Évidemment. C’était pour ça qu’il l’avait épousée elle, pour ça qu’il l’aimait elle, et même pour ça qu’elle était assez folle pour l’aimer: elle voyait en lui des choses qu’il n’distinguait même pas. Et elle embrassait ses démons plus qu’il n’le pourrait jamais, sans doute. « Je sais que j’suis d’ordinaire une personne très exigeante, mais j’vais laisser passer pour cette fois. » peu désireux de remuer le couteau dans la plaie, ou même créer un faux drame là où il n’y en avait absolument pas, Cesare leva les yeux au ciel, dans un sourire qui se voulait faussement humble. Si elle avait fait des pancakes en forme de coeur d’elle-même, il aurait probablement plaisanté sur ça aussi - ç’aurait semblé être un geste extrêmement romantique et niais, venant de quelqu’un comme elle. Déjà un petit déjeuner, rien qu’eux deux, en amoureux, ici, c’était déjà beaucoup. Assez, bien plus qu’assez. Et puis même s’il fallait vraiment qu’ils appliquent tout ce qu’ils disaient, Cesare n’serait pas le genre à larguer Clara dans les bras d’Isolde dès que les choses tourneraient au vinaigre, sous couvert que ‘c’était la fête des pères’. Si leur fille devenait capricieuse, ils le mériteraient, très clairement - un gros défaut d’éducation sans doute, rien qui n’pouvait être corrigé simplement, s’ils travaillaient ensemble. Ensemble, bien sûr. Ça le rendait peut-être égoïste aux yeux du monde, qu’il veuille tout ça, Cesare; ce futur avec Isolde, ces moments doux et réconfortants avec elle - il se jugeait égoïste lui-même, mais il n’pouvait pas s’en passer. Encore moins quand elle se laissait si volontiers retomber sur le lit avec lui, et qu’ils avaient bien conscience qu’aujourd’hui, en ce dimanche, ils avaient tout le temps qu’ils pourraient vouloir. Si tant est qu’ils ne soient pas prématurément interrompus. Par Clara, ou par ‘bébé numéro deux’. La réplique de la jeune femme le fit ricaner, d’un sourire qu’il lova tout contre le coin de ses lèvres à elle, avant qu’il ne sente, sous ses doigts, sous la peau chaude de la blonde, quelques mouvements. « Bébé numéro deux, ça fait un peu impersonnel. » il dut bien remarquer, « Alors... qu’est-c’que tu penses toi? Une fille ou un garçon? » c’était presque la question classique - encore une fois, il aurait pu ricaner du cliché, si c’n’était pas une pensée qui se formait tous les jours dans sa tête. Il n’avait pas de préférence, évidemment, mais c’était difficile de n’pas juste... s’interroger. Sur les ‘et si’, sur les ‘pourquoi pas’, sur les ‘qui sait’. « Si bébé numéro deux veut m’faire un cadeau, il peut toujours sortir un chromosome Y, histoire que j’sois pas en infériorité numérique. » elle le connaissait assez pour savoir qu’il plaisantait; tout autant qu’imaginer l’avenir de Clara, quand ils seraient vieux et croulant avec des petits enfants, n’avait été qu’une lointaine hypothèse. Il s’était déjà perdu dans l’amour total et niaiseux avec Clara, alors il n’était plus à ça près, pour sûr.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Ven 23 Juin 2017 - 12:29


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La fête des pères, ça avait toujours été un événement important aux yeux d’Isolde. Ça avait été ce genre de journée dans l’année où il fallait qu’elle fasse tout ce qui était en son pouvoir pour faire comprendre à son père qu’elle l’aimait et qu’elle était reconnaissante de tous les efforts qu’il pouvait faire pour elle. Elle ne s’était jamais forcée à le faire, parce que c’était la fête des pères et que la tradition voulait du coup qu’elle se bouge les fesses pour faire plaisir à son père. Non, elle avait toujours eu envie de le faire, parce que son père, elle l’avait aimé de tout son cœur et qu’il méritait bien qu’elle fasse quelques efforts pour lui, alors-même que lui, il lui consacrait sa vie entière. Il n’avait jamais délaissé sa fille au profit de quoi que ce soit d’autre, elle était toujours passée en première, si bien qu’il n’avait jamais été remarié et que les femmes qu’il lui avait parfois présentées n’avaient été que de passage dans sa vie, parce qu’il n’était jamais parvenu à vraiment inclure quelqu’un d’autre entre lui et sa fille. Elle avait l’impression qu’il avait tout sacrifié pour elle. Il avait même fini par donner sa vie pour qu’elle s’en sorte. Il était mort maintenant, dans un ultime sacrifice pour qu’elle survive et tout ce qu’elle pouvait faire maintenant c’était d’aller déposer des fleurs sur sa tombe, dans ce genre d’événement, un geste qui n’avait plus que de l’importance pour elle-même, parce que même s’il était enterré dans un cimetière, Isolde, elle ne croyait pas en la vie après la mort, alors il était juste mort, enterré six pieds sous terre et pas disposé à savoir qu’elle lui déposait des fleurs sur sa tombe. Elle avait besoin de ça, encore, des années après l’avoir perdu, c’était son père après tout, l’homme qui l’avait élevée et s’était occupé d’elle pendant dix-huit ans, alors elle n’allait certainement pas se réveiller un beau jour en l’ayant oublié.

Alors la fête des pères, c’était quelque chose qu’elle avait forcément eu en tête au fur et à mesure que la date approchait, bien plus que la fête des mères, parce que celle-là, elle ne l’avait jamais célébrée, comme elle n’avait jamais connu sa mère. Elle espérait que la fête des pères, ça puisse finir par avoir la même valeur pour ses enfants que ça avait eu pour elle, parce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher de penser que Cesare, il le méritait autant que son père à elle avait pu le mériter. Lui, elle était certaine qu’il ne voyait pas les choses comme ça, surtout ces derniers temps, alors qu’il était rattrapé par ses trop nombreux doutes. Mais elle, elle savait que c’était faux et qu’il la méritait sa fête des mères. Elle, elle voyait bien à quel point les choses étaient plus facile depuis qu’il était là dans sa vie. Quand ça n’avait été qu’elle et Clara, y avait eu des moments où elle avait cru qu’elle ne s’en sortirait jamais, maintenant y avait Cesare et s’occuper d’un bébé à deux, c’était beaucoup plus simple que quand elle avait été toute seule. C’était pareil avec cette grossesse, pour Clara, elle avait été toute seule et elle était certaine que ça avait rendu toutes les douleurs, tous les problèmes beaucoup moins supportables que maintenant que Cesare était là. Alors, à ses yeux, il était un excellent père, qui s’occupait bien de sa fille et de sa femme enceinte, alors il méritait les quelques efforts qu’elle avait déployés pour lui, afin de célébrer cette première fête des pères. « C’est vraiment gentil, promis, je me rattraperais la prochaine fois. » Quand bien-même ils plaisantaient, faudrait pas qu’il soit surpris le jour où elle lui apporterait des pancakes en forme de cœur, juste pour faire écho à cette histoire, c’était bien son style à Isolde après tout. Mais ce serait pas pour toute suite, maintenant qu’elle était allongée sur le lit, dans les bras de son mari, il n’était pas question qu’elle bouge de là. Le sourire aux lèvres, elle était trop occupée à caresser doucement la main de Cesare qu’elle avait posée contre son ventre. « T’as déjà une idée de comment l’appeler ? » Elle rigola légèrement, elle devait bien admettre elle, qu’elle avait du mal à y réfléchir tant qu’elle ne connaissait pas le sexe du bébé. Elle avait mis du temps à choisir pour Clara et quand elle était arrivée à la maternité, elle n’avait rien choisi, bizarrement, ça n’avait été qu’en serrant la petite dans ses bras qu’elle avait opté pour Clara. Ce serait peut-être plus simple avec ce bébé-là, elle n’était pas seule à choisir après tout. « Je sais pas, faut croire que je fais pas partie de ses mères assez sensibles pour deviner le sexe de leur bébé. » Elle était certaine que ces fameuses femmes, persuadée de savoir si elles attendaient un garçon ou une fille sans l’avis médical, elle se trompaient une fois sur deux, au moins, elle, elle ne prenait pas ce risque. « On devrait bientôt pouvoir savoir si oui ou non, bébé numéro deux va venir rétablir l’égalité des sexes dans cette maison, ou pas. » Elle ne savait pas Isolde, si elle préférait une fille ou un fils. Pour Clara, elle avait su qu’elle voulait une fille, comme si gérer un garçon lui avait semblé être la chose la plus difficile au monde à ce moment-là, mais maintenant, elle ne savait pas. « Enfin, si tu veux savoir. » Elle haussa légèrement les épaules, toute seule, elle ne s’était pas posé de question, elle avait voulu savoir et elle n’avait eu personne à consulter avant de prendre cette décision, maintenant, y avait Cesare, alors il avait bien son mot à dire là-dessus, c’était évident.  

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Mer 26 Juil 2017 - 22:34



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Après tout ce qu’il avait fait, et avec tous les souvenirs omniprésents dans sa tête, il n’était pas sûr de ‘mériter’ grand-chose, Cesare; rien d’autre que ce qui lui pendait au nez, ironiquement, parce qu’il s’était contenté de s’mêler à une bagarre de groupe, et qu’il avait foutu une raclée à tout le monde. Dans le monde d’où il venait, celui d’où personne n’l’avait jamais sorti, ne levant même pas le petit doigt pour le fils DeMaggio qui n’avait été qu’un fantôme dans le monde autour de lui, être le dernier debout après une bagarre de bande était un exploit non-négligeable duquel il fallait se targuer. A grandir dans la violence, y’avait pas eu d’autre endroit que celui dans lequel il avait fini, que Cesare aurait pu voir comme perspective d’avenir. Tout ce qu’il savait, c’était que fête des pères, fête des mères ou fête de quoique ce soit d’autre, ça n’avait jamais été pour lui. Ça n’avait jamais fait partie de son monde; au moins, il commençait à y prendre ses aises, à force, entre les anniversaires, Noël, les fêtes de ci et les célébrations de ça. Bientôt, ça ferait déjà un an, qu’Isolde avait commencé à déployer autant d’efforts, juste pour lui. Juste pour lui, ouais; ç’avait été une évidence qu’on lui avait fait comprendre dès son plus jeune âge - qu’il n’valait pas grand-chose, rien d’autre en tout cas, que ce qui vivait en lui avec l’héritage de la famille DeMaggio, le sang dans ses veines, et les ‘savoirs’ qu’il était obligé d’avoir dès son plus jeune âge, pour être un digne homme de la famille. Et qu’est-c’que ça avait été bien, la famille; toutes ces conneries avaient coûté la vie à nombre de ses ancêtres, jusqu’aux plus récents, comme son grand-père, son oncle, sa propre mère, et même sa soeur. Morts pour la cause, morts à cause de la cause; et dire que Cesare, aujourd’hui, il avait tout pour être considéré comme un indigne ou un paria, pour la vie qu’il menait. Lui-même avait jugé si sévèrement tous ceux qui avaient mené ce genre d’existence-là - pourtant, c’était si facile, si bon de s’perdre en plein dedans, quand il y avait Isolde, Clara, et des choses aussi futiles que ‘la fête des pères’. Ça lui rappelait, au moins, pourquoi il était là; le brun, peut-être, il n’aurait jamais dû l’oublier pourtant. Pas aussi tôt après tout ce qu’ils avaient enduré; c’était comme si, constamment, il fallait que quelque-chose les remette en question, les foute en péril, droit dans la gueule du loup, parce que la vie toute simple, sans question et sans trouille, ils n’pouvaient pas connaître. Était-ce un mal inhérent à Radcliff? Cesare n’savait pas; ils étaient toujours dans cette ville de toute manière, alors il s’escrimait à n’pas laisser ses pensées aller plus loin. C’n’était pas comme si Rafael allait juste lui foutre la paix, sous prétexte que toute la famille pliait bagages pour partir à l’autre bout du pays. Famille. Parce que ouais, à eux trois, presque quatre, ils étaient une famille; un fait tout simple que son père ignorait, évidemment, et encore aujourd’hui, père et fils étaient tant coincés dans leur condition, que Cesare, il continuait d’croire que tout ça était pour le mieux. C’était pour protéger ses enfants, protéger la femme qu’il avait épousée, s’protéger lui-même et qui sait, peut-être protéger plus de gens que ça encore. Aria avait bien été, malgré tout c’que ses géniteurs avaient pu dire, une victime collatérale de ses actions à lui, des défiances qu’il avait lui-même balancées dans la tronche de ses parents. Et Rafael et Isabela, ils n’avaient rien supporté de tout ça, alors ils s’étaient senti le besoin de tout ruiner autour d’eux. Tout comme Cesare était presque en train de l’faire, en ce moment.

Est-c’qu’il ruinait tout? Une question qui, plus le temps passait, plus elle s’agrandissait dans les entrailles du jeune homme; il n’avait pas la force de la poser, pourtant. Peut-être que ce serait injuste, au fond, qu’il soit celui qui ruinait tout, quand Isolde n’avait de cesse d’amener Insurgency, Demelza Collins ou la chasse à Thaddeus Lancaster dans leurs vies. Il n’voulait plus balancer le blâme, il n’avait jamais voulu le faire tout court, mais parfois, peut-être que ç’avait été plus fort que lui. Parfois, la nature même de la vie à Radcliff, la vie en tant que transmutant, la vie en tant qu’Isolde Saddler et Cesare DeMaggio, peut-être même, elle reprenait sa place première, et quoiqu’ils fassent, quoiqu’ils essayent de devenir, ils n’pourraient rien y changer. Et qu’est-c’que ça pouvait faire, tant qu’ils s’avaient l’un l’autre? Ç’avait été ce que Skylar avait semblé vouloir dire, quand il avait fait part de ses doutes, de ses craintes, de l’omniprésence de sa famille, de sa génétique, partout dans les actes qu’il accomplissait et les choix qu’il faisait. Il avait toujours Isolde à ses côtés, et Cesare n’savait pas si ça faisait d’elle la personne la plus têtue et déterminée qui soit, ou la meilleure épouse imaginable, pour quelqu’un comme lui. Il n’méritait pourtant rien de tout ça, pour sûr; ni du bonheur, ni des sentiments, ni de l’aise qu’il éprouvait à chaque fois qu’il était avec elle, et que leur petit monde pouvait juste s’arrêter à eux trois, à ce bébé dans les entrailles de la jeune femme, et à un futur où juste leur maison paumée à l’extérieur de Radcliff existerait. Cesare, ouais, il était l’égoïste qui pensait comme ça, quand beaucoup d’autres gens, comme Isolde, voyaient les choses bien différemment. Heureusement, il n’en était pas encore à être pointilleux sur son bonheur à lui, au point de vraiment vouloir des pancakes en forme de coeur pour la fête des pères - un job pour lequel il avait encore beaucoup à faire, il s’rappelait sans cesse, alors même qu’il se souvenait bien que pendant neuf mois, pendant même plus que ça, la blonde s’était retrouvée toute seule, à gérer un bébé qu’ils n’avaient pas voulu l’un autant que l’autre. Peut-être alors, que ç’aurait dû être elle qui aurait dû avoir des pancakes en forme de coeur pour la fête des mères; il y avait pensé, ç’avait semblé suffisant, et il avait fait des pancakes, qui s’était nettement améliorés depuis l’anniversaire d’Isolde, la dernière fois qu’il avait lui-même fait le petit déjeuner. A la fin pourtant, quelles que soient leurs formes, Cesare n’était pas encore très intéressé par les pancakes; peut-être que c’n’était pas sympa, compte-tenu du fait qu’Isolde ait poussé le vice au point de s’lever tôt pour les préparer. C’était facile d’oublier ça, et d’oublier tout le reste, quand elle était là, si près de lui, à lui éveiller toujours la même dose de bonheur, toujours la même quantité de sentiments fous amoureux, malgré tout ce qui pouvait se passer partout ailleurs, dans le reste. Pourtant, le rire qu’il eut à la question de sa femme fut plein d’auto-critique, d’ironie, et peut-être même d’un brin de cynisme, malgré ses efforts; « Tu m’prends vraiment pour plus créatif que je ne l’suis, hein? » évidemment que non, il n’avait certainement pas pensé à des noms de bébé; elle se souvenait, non, de combien de temps il avait mis à trouver un stupide nom à un pauvre chien. S’il avait été tout seul, lui, Clara n’aurait toujours pas de prénom, et il aurait même abandonné. « Et imagine y’a un prénom que j’adore, mais c’est pour le mauvais sexe. » il y avait bien évidemment toujours les prénoms mixtes, mais encore une fois, c’était le juger plus imaginatif qu’il ne l’était. Isolde, de toute manière, n’apprécierait probablement pas qu’il tape dans l’inspiration que ses parents avaient eue pour lui, ou ses grands-parents encore avant. Après tout, c’était un prénom qui devrait bien sonner avec ‘Saddler’, et non pas avec ‘DeMaggio’. Ce bébé sans nom, d’toute façon, il faisait déjà bien partie de leur vie; « Tu veux savoir, toi? » demanda-t-il donc, avec un sourire bienveillant sur les lèvres, alors que sa main d’elle-même, venait remonter en quelques caresses, le long de la courbe de son ventre de plus en plus évident; Cesare, lui, il n’voyait pas l’intérêt de n’pas savoir avant le jour J, ou peut-être pour faire chier les gens en essayant de leur faire offrir du jaune plutôt qu’une couleur orientée sur le sexe du bébé. Clara avait une chambre mauve, proche du rose, c’n’était pas pour autant qu’elle serait une princesse pour toujours, même lui, il savait ça; alors tant pis si apprendre le sexe de ce bébé pouvait être aussi simple que ça. Ce serait quand même important, au bout de quatre mois ou de neuf; s’ils tenaient neuf mois, à vrai dire. Ils n’feraient que se poser la question de plus en plus souvent, dans chaque choix qu’ils feraient, et en plus, ils galèreraient encore plus pour le choix du prénom.

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MessageSujet: Re: (cesare), we are one in the same.   Jeu 27 Juil 2017 - 13:36


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cesare demaggio & isolde saddler.

Après tout ce qui avait pu se passer récemment, Isolde, elle voulait essayer de rendre la vie de Cesare un peu moins compliquée. Il lui avait bien dit que ce n’était pas les moments qu’il passait avec elle et Clara qui pouvaient poser problème, mais que c’était plutôt tout le reste partout autour. Si ça ne tenait qu’à elle alors, elle choisirait de passer chaque seconde de sa vie rien qu’avec lui. Mais à Radcliff ou ailleurs, c’était pas franchement possible, il fallait qu’ils travaillent, ils avaient des factures à payer une fille qu’il fallait bien nourrir et bientôt un deuxième bébé dont ils devraient s’occuper. Ils avaient besoin de leur salaire, c’était probablement pour cette raison que malgré tout ce qu’il avait pu lui dire récemment, Cesare continuait de se lever tous les matins pour se rendre à son boulot, quand bien même il ne lui convenait pas. Sans doute aussi parce que s’il devait rester enfermé dans cette maison, il finirait par devenir fou, ça avait déjà été compliqué quand il avait été en convalescence, alors elle se doutait bien qu’il n’allait pas tout lâcher pour prendre le temps dont il avait besoin, pour réfléchir entre les quatre murs de cette maison. Tout ce qu’elle pouvait faire alors, c’était être présente pour lui dans les autres moments, dès qu’ils se retrouvaient après le boulot ou pendant le week-end, pour profiter au maximum du temps qu’ils avaient ensemble. Fallait bien qu’il en profite aussi et puisqu’aujourd’hui c’était la fête des pères, ça lui semblait être une excellente raison pour lui consacrer toutes les attentions possibles, à commencer par un bon petit-déjeuner au lit, quand bien même le plateau qu’elle avait ramené avait déjà été abandonné sur la table de chevet. Tant pis, elle n’avait pas l’intention de râler pour ça. Elle n’avait pas l’intention de râler tout court. C’était la journée de Cesare aujourd’hui, alors elle pouvait bien faire quelques efforts pour ne pas trop se plaindre pour un oui ou pour un non, malgré sa grossesse qui, d’après elle, lui donnait de bonnes raisons de se plaindre.

Fallait croire qu’elle n’était pas comme la plupart des femmes capables de parler pendant des heures et des heures de tout ce qui pouvait être fantastique dans le fait d’être enceinte. Evidemment, globalement, elle était contente d’être enceinte, ravie à l’idée d’avoir un deuxième bébé avec Cesare, mais y avait quand même des moments où c’était plus facile de relever toutes les emmerdes causées par une grossesse que tout ce qu’il pouvait y avoir de positif. Fallait dire qu’elle, quand elle passait la matinée accroupie dans les chiottes à gerber, elle avait du mal à trouver ça formidable. Heureusement, ça faisait un moment maintenant qu’elle n’avait pas été prise de nausée matinale. Au moins, ce matin tout allait à peu près bien, elle avait même réussi à lutter contre la fatigue assommante pour se lever afin d’aller préparer le petit-déjeuner, elle préférait ça aux matins où elle avait l’impression qu’elle ne trouverait jamais le courage de sortir du lit. A croire que ‘bébé numéro deux’ avait vraiment conscience qu’aujourd’hui, c’était la fête des pères et que pour célébrer l’occasion, il ou elle, avait décidé d’être calme. Elle le sentait qui bougeait dans son ventre, mais ça restait supportable, plus mignon que dérangeant, ce serait pas la même histoire dans quelques semaines quand il la réveillerait au beau milieu de la nuit en lui foutant des coups de pieds. « On sait jamais, il pourrait bien y avoir un prénom que t’as vu quelque part et que tu as trouvé joli. » Après tout, il lisait beaucoup Cesare, alors c’était pas impossible qu’il ait vu dans un bouquin un prénom sur lequel il se serait arrêté en se disant qu’il trouvait ça joli. « Hm, ce serait embêtant ça. J’veux pas appeler notre fils Rachel ou notre fille Matthew. » C’était deux exemples complètement aléatoires de prénom qui lui semblaient impossible de rendre mixte. « J’veux pas appeler notre enfant Rachel ou Matthew. » Elle se sentit le besoin de préciser, pas que ce soit les noms les plus horribles de la planète, mais ils n’étaient clairement pas dans le top de ses prénoms préférés. Fallait croire que c’était Clara, qui arrivait en première position dans ce top, si bien qu’elle avait fini par en oublier ce qu’il y avait d’autre dedans. « Ouais, je préférerai savoir. C’est plus simple pour choisir le prénom, les vêtements, la chambre aussi. » Même si elle n’avait pas l’intention de faire une chambre rose avec des papillons partout si c’était une fille et une chambre bleu avec des voitures partout pour un garçon, ça semblait plus simple de savoir si ce serait une chambre de petite fille ou une chambre de petit garçon, avant de se mettre à la décoration. « Va falloir qu’on s’en occupe en plus de cette chambre et j’ai l’impression que mon inspiration est totalement bloquée par le fait de ne pas savoir. » C’était qu’elle essayait vraiment d’y réfléchir, à chaque fois qu’elle passait devant la chambre d’amis et qu’elle se disait qu’il allait falloir s’occuper de ça et que finalement, elle ne savait même pas par où commencer. Vider la pièce avant de faire la peinture, ce serait déjà une bonne chose sans doute. Connaitre le sexe, elle était certaine que ça aiderait pour beaucoup de choses. Elle en avait été certaine quand ça avait été pour Clara, elle avait demandé à savoir et bien que Cesare lui, n’ait rien demandé, il avait fini par savoir aussi avant le jour j, parce qu’elle lui avait balancé la nouvelle en lui parlant de ‘leur bébé’ et que quand ils s’étaient revus à la fête foraine quelques mois après, ça avait été ‘leur fille’. Si elle avait tenu à avoir pour Clara, c’était évident qu’elle voulait aussi savoir pour ce bébé-là.   

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the dark will turn into the sunlight.
You and me against the world, Like a little boy and girl. There were monsters beneath our bed And we were scared until we taught them all to sing and then we had a laugh instead. You and me on stormy seas It had brought us to our knees There were dangers, all around And we were frightened by the wind and when it blew until it blew us to dry ground.

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