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 and every wound has the shape of your mouth (lovelson)

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MessageSujet: and every wound has the shape of your mouth (lovelson)   Lun 10 Juil 2017 - 23:31



 

 
SHE IS A RAINSTORM AND
YOU ARE A SHIPWRECK

 
there is nothing beautiful in the way he breaks in your arms when you hold him. how he’s twisted and turned every which way, only held together by the stitches that loop through his skin for the longest time, but you knew he wouldn’t last. he couldn’t. there is too much of him that they destroyed, and he feels a remarkable amount of hurt that only now decided to burst through the seams and rip through the fringes and you just know, because you feel it, too. no, there is nothing beautiful in how it’s all grotesquely put together like the nightmare you still remember,
but how about we call it poetry, anyway?


Sa nuit avait été courte, à peine plus longue que sa chute depuis le firmament. Étoile filante se consumant de façon indolente, le brun en avait le cœur qui frémissait au bout de ses phalanges tuméfiées. Il en avait l’estomac noué et le faciès amoché à force d’avoir goûté le bitume. À force de s’être écrasé comme un Icare de pacotille jouant dans la cour des grands. Les mots lui avaient encore fait défaut, comme cela semblait être si couramment le cas dernièrement. Ses poings avaient assuré les grandes lignes de discussions dans lesquelles il s’était jeté sans un regard en arrière alors que son cœur exsangue peinait à suivre le rythme effréné de ses coups. Rien de plus qu’un silence pesant coincé au bord des lèvres, il cherchait à ranimer l’ichor dans ses veines en se noyant dans le marc de ses idées noires. Un peu d’oubli liquide coulant jusqu’au fond de son gosier, il espérait trouver dans le stupre de sa boisson ambrée une porte de sortie à travers laquelle se jeter. Un moyen de contrôler le tremblement le prenant au bout des doigts et oublier la douleur s’échappant de son arcade ouverte. Il avait besoin de quelque chose pour contrôler le feu de forêt prisonnier de son buste, consumant sa chair de l’intérieur sans qu’il ne sache que faire pour l’éteindre. Son portable pesait lourdement dans la poche de sa veste recouverte de la fange dans laquelle il avait trainé. Tant de personnes à portée de ses doigts et pourtant rien de plus que de la solitude débordant de ce myocarde fatigué par une énième nuit à chasser la chimère d’un homme dont il ne savait rien. Sous le regard inquiet du taulier, le Mikaelson s’adonna au vice solitaire d’un oubli volontaire alors que ses pensées se dissipaient comme la fumée de cigarette s’échappant de ses lippes. Parti en fumée, flamme ne demandant qu’à s’éteindre, ce fut des embruns plein le regard et quelques billets en moins dans les poches qu’il sortit de l’établissement d’un pas trainant et incertain.
Portant une cigarette froissée à ses lèvres, le ciel étoilé observait l’opprobre du rêveur aveugle à la violence de ses songes. Le sang imbibant ses pensées éclaboussait presque le faciès tuméfié de l’homme exhalant péniblement le poids de toutes ces soirées perdues au nom d’une liberté sans prix. Priam avait abandonné sa bécane au bar, laissant ses pas le porter vers le chant des sirènes. L’appel du seul endroit où il souhaitait s’éteindre, comme il l’avait été toute sa vie, le brun se retrouvait attiré vers la seule personne capable de l’ébranler dans ses fondements. L’esprit embrumé par l’ivresse, songeant aux heures perdues à interroger des visages sans nom, des silhouettes sans visage, il trainait sa carcasse drapée d’ébène alors qu’à cette petite heure de la nuit aucune âme n’osait vivre dans les quartiers moins fortunés de Radcliff. Les prunelles bien trop pâles, la démarche branlante d’un marin s’étant noyé dans autre chose que la mer, il laissa ses pieds le porter là où son esprit peinait à le trainer. Le cœur coincé dans le fond de la gorge, les prunelles pleines des embruns amenés par l’Atlantique grondant désormais en son poitrail, les minutes lui paraissaient être des heures chassant le mirage d’une présence capable d’effacer l’absence.
Son poing s’abattant contre le bois ouvragé de la porte d’entrée de l’appartement d’Octavia était un appel à l’aide que le pyrurgiste ne pouvait vocaliser autrement. Les phalanges usées par les coups donnés dans tous les sens, il sentait une onde de douleur ricocher en sa chair alors que personne n’entendait son myocarde rompu par les tambours battant en son thorax. Priam peinait à tenir debout, une main posée sur la surface plane de la porte alors que la tête lui tournait d’avoir tant bu la tasse sans jamais se noyer. Le souffle court, luttant contre la brume troublant sa vision, il essaya d’ouvrir la porte avant de grogner face à la clinche qui refusait de bouger. Les gestes imprimés au fer rouge dans sa mémoire, il récupéra les outils toujours présents au plus profond de ses poches avant de poser un genou à terre. Exempt de toute culpabilité, incapable de songer plus loin qu’à l’idée du lit l’attendant de l’autre côté de la porte, il força la serrure de la brune avec une aisance étonnante pour un ivrogne dans son état. Récupérant ses outils, il s’invita dans la forteresse de la Coleman sans songer à l’entrée laissée béante en son dos. Anonyme s’étant invité à l’ombre des rayons de la lune chez une autre, il se faufila dans la chambre d’Octavia sans grâce, renversant quelques babioles, trop éreinté que pour prendre la peine de les ramasser.
Les yeux posés sur le lit de sa moitié, il regrettait les nuits d’insomnie où il lui suffisait de traverser le pallier de leur bâtiment à Lexington pour lutter contre la solitude l’assaillant parfois à l’abri des regards. Désormais, il lui fallait se rendre à la porte de la belle, s’inviter sur ce territoire où il n’était qu’un allochtone dans l’espoir de trouver son visage et non s’arrêter au mirage que la boisson avait réussi à former à même ses paupières. Après avoir longuement peiné à retirer ses chaussures et sa veste, les os las de porter leur propriétaire, Priam se laissa tomber sur le sommier sans plus de cérémonie. Se recroquevillant sur lui-même au centre de matelas, il se retrouva dans une position lui rappelant les instants passés à prendre le moins de place possible pour le lit trop étroit qu’il partageait si souvent avec Octavia. Le lit était trop grand, trop doux, les effluves parfumés de la brune s’échappaient pourtant des draps alors que le Mikaelson s’accrochait au souvenir d’une paire de prunelles sobrement renommée foyer. Il songeait à la douceur d’un rire l’ayant bercé toute son enfance et la facilité avec laquelle adoucissait ses mots. Succombant face à la belle qu’il invoquait dans ses songes, son absence était une brûlure face à laquelle il n’avait développé aucune résistance. Forcé de souffrir le mal-être qu’induisit cette nouvelle position horizontale, Priam luttait contre le mal de mer lui nouant les entrailles, rêvant de la sirène le ramenant inlassablement au rivage, peu importait toute les fois où l’océan souhaitait l’avaler. Le pyrurgiste s’abandonna volontiers au sommeil sirupeux que l’amertume de la boisson offrait à ses serfs, songeant à la jeune femme chez laquelle il s’était invité sans un mot.
Les prunelles pleines des songes auxquels il peinait à s’arracher, le mutant ouvrit péniblement les paupières alors qu’en son crane les tambours battant d’une guerre perdue l’empêchaient de réfléchir correctement. L’azur de ses iris se posa naturellement sur la silhouette le surplombant alors qu’un sourire oisif effleurait le bout de ses lèvres sèches. La fatigue était manifeste sur ses lippes étendues paresseusement, ses prunelles troubles témoignant sans mal de l’état d’ébriété dans lequel il se trouvait encore. S’abandonnant avec grâce à la fatigue, il passa une main incertaine dans sa crinière devenue assez longue que pour lui tomber dans les yeux alors que ses lèvres s’arrêtaient avec difficultés sur les mots qu’il peinait à articuler : « J’avais besoin de te voir. » Sa voix rauque était étonnamment douce à l’oreille du brun. Ce dernier avalant avec difficulté cette supplique provenant tout droit du plus profond de ses entrailles, l’appel à l’aide d’un homme s’échouant dans les bars de peur de faire face à la réalité. Les yeux à demi-clos, Priam ouvrit sa main en tendant vers Octavia son bras reposant sur le sommier. Dans ses prunelles à l’azur assombri se trouvaient des mots d’amour qu’il n’aurait su prononcer, la prière muette implorant la déité de s’allonger à ses côtes juste un instant. Juste le temps de s’oublier une nuit durant, le temps de s’adonner au corps à corps innocent d’un homme portant les nuages dans le regard et d’une femme mirage ramenant le soleil.

love.disaster

_________________
just want something to call my own.
Let’s run away until the thumping of our feet against pavement sounds like war drums fading. Everything has been a battle and we are both so tired of fighting, maybe we deserve to be deserters. Maybe we have already been deserted.
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