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 (astrius) Aquí todos estamos bajo el mismo sol

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SUR TH DEPUIS : 24/01/2015
MessageSujet: (astrius) Aquí todos estamos bajo el mismo sol   Jeu 27 Juil 2017 - 0:23

Aquí todos estamos bajo el mismo sol
Astrid & Marius



J’ai toujours aimé voyager. Vraiment. Je pense que le fait de n’avoir toujours voyagé qu’en première classe, avec le tout confort et des personnes présentes pour exaucer tous nos vœux doit aider mais… j’ai toujours aimé voyager. Prendre l’avion, le train, le bateau, tous les moyens de transport possibles et inimaginables, les conduire moi-même, d’ailleurs, à plusieurs reprises. Traverser des frontières, des montagnes, des océans. Faire des treks, des randonnées, des ascensions de cols et de sommets, des traversées de déserts, des escapades dans les forêts primaires, des descentes de rapide. J’ai toujours adoré rencontrer les cultures. Visiter des pays, aller me heurter à des langues que je ne maîtrisais pas, communiquer autrement, me faire comprendre par des gestes, des sourires, des dessins, me retrouver en terrain connu et apprendre à le connaître, à le reconnaître, à me reconnaître. J’ai le fric, j’ai le temps, j’avais la forme et le physique : j’ai parcouru bien trop de pays pour tous les citer et je n’ai jamais envisagé d’arrêter. Alors oui, j’aime voyager. Et j’aime plus encore partager mes voyages avec quelqu’un. Les partager avec Martial, un nombre incalculable de fois. Les partager avec Astrid, pour la première, deuxième fois. Monter dans l’avion avec elle, l’enlacer, l’embrasser pendant le décollage, la chatouiller, poser ma tête sur son épaule tout en fermant les yeux pour m’endormir. Je n’osais en rêver, et pourtant… ça a été le cas, lorsqu’on est parti des Etats-Unis. Ca a été le cas pendant au moins trente secondes.

Puis Samuel a commencé à pleurer.
Puis Adaline a commencé à vouloir faire comme son frère.

Puis je me suis souvenu que même si j’ai toujours aimé voyager, faire des douzaines d’heures d’avions, que même si j’ai toujours aimé partagé ça avec mes copines, avec mon frère, avec des amis, je n’ai jamais, ô grand jamais, supporté les mioches qui pleuraient. Et cette fois, ce sont les miens qui voyagent avec moi, les miens qui se sont impatientés, les miens qu’on a dû promener dans l’avion pour qu’ils se dégourdissent les jambes – dans le cas de Samuel, et qu’ils trouvent une source de distraction – dans le cas d’Adaline. C’est long, tout de même, plus ou moins huit heures de vol pour raller New-York et Barcelone. De base c’est long. Mais là… ça m’a paru interminable. Et maintenant qu’on est enfin à l’aéroport, à celui de Barcelone, hein, je suis partagé entre le plus jamais ça et le on est enfin arrivé. J’ai Samuel qui est assis sur ma valise, et un sac dans l’autre main. Astrid porte Adaline dans un porte-bébé. Et on a les regards mi-compatissant, mi-meurtriers de nos compagnons de vol alors qu’on attend notre deuxième valise. « Astrid, tu crois qu’on va y survivre ? » Je jette un regard épuisé et amusé à mon bonhomme blondinet qui suit avec attention le mouvement du tapis roulant. « Dire que j’étais partant pour un troisième, je crois qu’on va attendre, en fait » Je marmonne dans ma barbe sans savoir si je suis sérieux ou non. « Ah ! Elle est là ! » Je la récupère, avec un regard inquiet en direction d’un Samuel un peu trop intéressé par le sol – pitié, pas de chute dès l’arrivée, pas de pleurs, juste du repos… - et la fais rouler en direction d’Astrid. Quelle idée, sérieusement, quelle putain d’idée de partir en vacances avec les deux mômes, hein ? Qui de nous deux à proposer cette connerie ? Moi ? Certainement pas. Quoique si, c’est sûrement moi. Ce n’est un secret pour personne que j’ai l’instinct de survie d’un hérisson perdu sur une autoroute, après tout. Quoiqu’il en soit, on a survécu au vol, on a survécu aux enfants, on a survécu aux valises – miracle, aucune ne s’est perdue en route – on n’a plus qu’à survivre dans le taxi jusqu’à l’hôtel maintenant. Un taxi que… je jette un regard autour de nous. « Tu te souviens si on a réservé un taxi ? Je sais plus du tout… »

En même temps. S’organiser en deux semaines des vacances de l’autre côté du monde, ça comporte sa part de risquer et… et puis bon, l’aventure, c’est bien aussi. Surtout lorsqu’on ne parle pas un mot d’espagnol - allemand LV2 rpz – et qu’on a l’impression d’entendre du français constamment sans comprendre beaucoup plus les propos. Mais bon, ça va bien se passer. Et puis… « Pa’ ! BaBala Ninu miPa ! » Samuel s’est mis debout sur la valise et pointe du doigt un panneau qui clignote. « Sam ! Qu’est-ce que Papa t’a dit dix fois déjà ?! Tu ne te… » Je souffle. Ne pas s’énerver. Garder le sourire. Appeler à l’aide aussi. Bon sang, c’est à me faire culpabiliser d’avoir été aussi insupportable avec mon père. Presque. « Tidou… pitié, dis moi qu'on a réservé un taxi. Et une nounou. Ou une baby-sitter. Ou... » Help.

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MessageSujet: Re: (astrius) Aquí todos estamos bajo el mismo sol   Sam 29 Juil 2017 - 1:53


“ oh won't you be my livewire
make me feel like i'm set on fire”

@livewire / ohwonder

Tu as longuement hésité avant de dire oui. Pas parce que tu n’avais pas envie de partir, au contraire. Il y a longtemps que tu rêves de la possibilité de pouvoir partir avec Marius. Longtemps que l’idée d’un voyage t'emballe et tu es plus que ravie de pouvoir partager ces moments avec Samuel et Adaline. Mais il y a cette petite voix dans ta tête qui te rappelle sans cesse que tout n’est pas réglé entre le jeun Caesar et toi. Qu’il y a encore trop de questions sans réponses, tant de divergences dans vos opinions. Et c’est un combat éternel entre la logique et le coeur. Parce que même si tu sais que tu ne devrais pas, que rester près de lui peut te faire plus de mal que de bien, tu n’as pas envie de te priver des moments, des aventures et des souvenirs que tu peux vivre avec Marius. Tu as besoin de lui et ça te tue de devoir l’admettre. Alors tu as fais tes bagages. Tu t’es assurée que ton passeport soit encore à jour, que celui d’Adaline soit valide aussi. Tu as sorti tes petites robes d’été du fond de ton garde-robe, chercher les shorts que tu portais avant la naissance de la petite en réalisant avec plaisir que tu pouvais enfin te permettre de les porter à nouveau. Et puis tu as foncé tête première dans l’aventure, te promettant que malgré les doutes et les hésitations, tu allais profiter de ce voyage, de chaque minute passé en famille, de chaque baiser, de chaque caresse et de chaque moment avec les enfants sachant que c’est peut-être votre seule chance d'être vraiment tous ensemble.

Il y a quelque chose de particulier qui se produit lorsque tu voyages avec de jeunes enfants. D’un côté il y a ces jeunes femmes obnubilées par les bébés, toujours en train de leur faire des grimaces et des grands yeux. Si c’est mignon au début, ça devient très rapidement lassant de sentir leurs regards persister des heures durant. Et puis il y a ces gens, des jeunes et des moins jeunes couples qui ne savent pas ou qui ont oublier ce que c’est de voyager avec des bébés. Les regards furieux, les commentaires désobligeants, les soupirs exagérés, une nouvelle réalité pour toi en tant que maman mais pas un territoire complètement inconnu non plus. Voyager avec David avait toujours été un challenge en soit. Si ton frère était attachant, il n’était pas très patient et ne tenait pas en place. Tu te rappelles de ces voyages devais courir derrière lui dans les allées de l’avion parce qu’il avait besoin de se dégourdir les jambes. Tu te souviens des nombreuses insultes qu’on vous a adressé à tes parents et toi parce que vous n’étiez pas en mesure de faire taire David qui faisait des vocalises en plein milieu de la nuit ou qui s’amusait à faire jouer le même son en répétition de son jouet musical du moment. Et tu avais beau vouloir expliqué aux gens autour que David est différent, tout ce qu’ils semblaient retenir c’est que tu n’avais aucun contrôle sur lui, ce qui n’était pas complètement faux mais pas réellement vrai non plus. Tu ne le savais pas encore, mais ces voyages, il t’avait préparé pour celui-ci. Et à voir le regard paniqué de Marius, c’était une bonne chose que tu sois préparée, une très bonne chose même.

« Astrid, tu crois qu’on va y survivre? » Tu échappes un petit rire avant de prendre sa main dans la tienne en une caresse que tu espères être moindrement réconfortante. Adaline regarde partout autour d’elle alors que Sam agite ses jambes contre la valise de Marius sur lequel il est installé de manière un peu précaire mais tu sais qu’avec Marius à côté, le petit blond n’a rien à craindre. « Dire que j’étais partant pour un troisième, je crois qu’on va attendre en fait. » Ton regard se pose sur celui du jeune homme, à moitié amusée et à moitié surprise. C’est la première fois qu’il le mentionne et il faut avouer que ce n’est pas comme si ses deux premiers enfants avaient été prévus. Ce serait complètement mentir de dire que l’idée n’a pas traversé ton esprit à un moment ou un autre, mais avec les problèmes de coeur de Marius, jamais tu n’aurais penser qu’il en voudrait un de plus. Mais cette conversation est trop sérieuse pour l’endroit et le moment alors tu te contentes de sourire et d’essayer de détendre l'atmosphère. « Si peu d’endurance Monsieur Caesar. » Tu viens déposer un léger baiser sur sa joue alors qu’il attrape enfin votre valise manquante qu’il te tend. Vous vous dirigez à travers les masses de gens en direction de la sortie alors que tu aperçois dans le regard de ton amoureux qu’une vague de stress et de questionnements l’envahi. « Une chose à la fois Marius, tout va bien. Oui on a réservé un taxi, mais non on a pas de nounou. Ollie voulait venir mais tu voulais que ce soit que nous quatre pour ce voyage. » Ta soeur avait tenté par tous les moyens de te convaincre de la laisser venir avec vous, que vous alliez avoir besoin d’elle tôt ou tard - plus tôt que tard a en jugé l’air paniqué de Marius - mais tu n’avais pas céder à ses supplices. Toi aussi tu avais besoin de ce voyage à quatre. Tu attrapes le petit blond et le dépose sur le sol. « Allez mon grand, tu tiens ma main. » Tu sens ses petits doigts se serrer contre ta main alors que vous passer les portes menant à l’extérieur. Vous ne mettez pas longtemps à trouver votre taxi et la route jusqu'à l’hôtel est plutôt courte et sans crise miraculeusement. Le décalage et le vol sans sommeil se fait sentir sur les enfants qui s’endorment dès qu’ils sont installés dans la suite que vous avez loué. T’es occupée à ranger les vêtements des enfants dans les tiroirs lorsque ton regard se pose sur Marius qui lui aussi est occupé à défaire une valise. Tu t’approches lentement, passant tendrement tes bras autour de sa taille. « Tu veux faire une sieste maintenant en même temps que les enfants où tu veux venir te prélasser au soleil avec moi? » Tu lui offres un sourire charmeur avant de poser tes lèvres sur les siennes. Exactement ce dont tu avais besoin.

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MessageSujet: Re: (astrius) Aquí todos estamos bajo el mismo sol   Dim 30 Juil 2017 - 16:36

Aquí todos estamos bajo el mismo sol
Astrid & Marius



Astrid, tu crois qu’on va y survivre ? Ma question est à moitié sincère, à moitié amusée. Je ne sais pas si je me la pose réellement, mais ce que je sais, c’est que même si j’étais plus que partant pour un troisième – honnêtement, pour ce qui est étape conception, c’est franchement pas moi qui ai le plus dur à faire, on ne va pas se mentir, surtout que je ne le porte pas – là, je commence à me faire la remarque que les gosses, dans la vie, on ne fait pas que les concevoir dans la joie et la bonne humeur, on les assume aussi. On les emmène en voyage, on grandit à leur contact, on s’épuise à leurs hurlements, mais surtout, on en est responsable. Deux, je suis déjà à ma limite. Trois ? Et bien… c’est vrai que je n’ai jamais dit non à un défi supplémentaire, mais… « Si peu d’endurance Monsieur Caesar. » Ses lèvres se posent sur ma joue, j’ai un sourire mutin qui fleurit instantanément. Trois, ce serait un sacré défi. « Te moque pas, va » Mais trois, aussi, ce serait une sacrée promesse d’avenir et c’est peut être ça qui m’empêcher de penser à ça autrement que sur le ton de la plaisanterie. Quoiqu’il en soit, la valise est là, je la récupère en un rien de temps, la fais rouler vers Astrid et… vamos!. Est-ce qu’on va survivre ? Bien sûr, il suffit de sauter dans le taxi et de…

Oh. Merde. Pitié, faites qu’on n’ait pas oublié de réserver le taxi. Pitié, faites qu’on n’ait pas oublié de réserver le taxi. Pitié, faites que… cette phrase tourne en boucle dans mon crâne, on ne va pas se le cacher. Cette phrase s’affole dans mon crâne, moi qui n’ai pas du tout l’habitude d’être stressé. D’ailleurs, je doute qu’Astrid m’ait un jour vu aussi stressé, je crois. Même pour la naissance d’Adaline, même pour les cascades les plus compliquées, même pour tous ces examens cardiaques que j’ai fait ces derniers mois, que notre petite puce a fait elle aussi cette dernière – première ! – année… je n’ai pas été aussi stressé. Mais il faut que ces vacances soient parfaites. Ce sont nos premières vacances en famille, c’est la première fois que je me pavane réellement avec mon fils, avec ma fille, avec ma copine, c’est la première fois et, merde alors, c’est sûrement la dernière. Je ne me fais pas d’illusion. Et c’est ‘ailleurs ce qu’elle me reproche, c’est aussi certainement ce qui fait qu’Astrid a accepté ma proposition folle, tout en étant également ce qui l’a fait douter de prime abord. Mais ce n’est pas grave : nous sommes en Espagne. Nous sommes à l’aéroport. Nous sommes épuisés. Nous sommes en vacances. Et, pitié, faites qu’on n’ait pas oublié de réserver le taxi. Parce que même si je ne suis pas du genre à être perdu et affolé dans un autre pays, là, on a Samuel et Adaline qui sont peut-être encore sages mais qui ne vont pas tarder à avoir faim, et un Samuel qui a faim, j’ai déjà expérimenté, j’ai pas aimé. Tout comme j’expérimente le Samuel curieux qui en a marre de rester assis, tout comme j’expérimente la foule avec des enfants en bas – très bas – âge, tout comme… une bouffée de stress m’envahit. Astrid, help, please. Je cherche dans son regard un soutien. Heureusement qu’on est deux, putain. « Une chose à la fois Marius, tout va bien. Oui on a réservé un taxi, mais non on n’a pas de nounou. Ollie voulait venir mais tu voulais que ce soit que nous quatre pour ce voyage. » Mes yeux accrochent Astrid, je soupire de soulagement. Un cerveau pour deux, c’est elle qui en a la garde. « C’est vrai, t’as raison… » Comme si elle avait un jour eu tort sur des sujets comme ça. C’est à mon tour de déposer un baiser au coin de ses lèvres, alors qu’elle attrape la main de Samuel qui descend avec mon aide de la valise et trottine de son pas d’enfant de dix-sept mois. « Je sais pas ce que je ferai sans toi, chérie » Nous sommes un couple en vacances, je vais me comporter comme tel. Les doutes, mon dossier médical, nos disputes, j’ai décidé qu’on avait laissé tout cela sur l’autre continent. Qu’on formerait une famille, pendant ces trois semaines en Espagne. « Allez mon grand, tu tiens ma main. » J’ai le cœur qui se gonfle de fierté lorsque j’emboite le pas de ma petite famille. Envie d’hurler au monde que cette petite fille, qui regard avec de grands yeux marrons, c’est ma fille. Mon joyau. Que le petit blondinet qui trotte et babille un flot inintelligible de syllabes, c’est mon fils. Mon petit prince. Et que cette femme, qui les tient, et bien… c’est mon Astrid. Ma perle rare. Et peut-être plus encore.

On arrive à l’hôtel en un rien de temps. Et le temps, justement, file à une vitesse fourbe, le temps qu’on récupère les clés de la suite, le temps qu’on prenne nos marques, le temps que Samuel nous fasse un petit caprice, que je le gronde avec fermeté, et qu’il s’endorme à côté de sa sœur dans la chambre qui leur est dédiée. En un temps record, ils sont donc au lit. Et on se retrouve, Astrid et moi, à ranger les valises. Elle, celle des enfants. Moi, la nôtre. Que j’ai tenu à défaire moi-même, pour mettre de côté certaines choses, les mettre surtout hors de vue d’Astrid histoire qu’on fasse un peu mieux qu’une demande par sms. La boite glisse dans ma poche, je jette un coup d’œil à Astrid qui a terminé et qui m’enlace désormais, rendant ma tâche légèrement plus difficile. « Tu veux faire une sieste maintenant en même temps que les enfants dorment ou tu veux venir te prélasser au soleil avec moi? » Mes lèvres vont chercher les siennes, dans un effleurement, et j’extrais de la valise un de ses sous-vêtements pour le lui agiter devant le nez. « Avec plaisir mais, tu vois, j’ai encore deux trois trucs à ranger. J’admire, et… Hé ! Je la connais pas celle-là ! » Comment ça, j’étais supposé ranger que ma partie de la valise et non fouiller dans ses soutifs et culottes ? On s’en fiche, je fouille un peu sans froisser les habits, en extrais sans tarder son maillot deux pièces et mon short de bain que je jette sur le lit, comme en réponse au choix qu’elle m’a donné. « Va pour le bain de soleil, mais d’abord… » Se prélasser au soleil, sur le balcon de notre suite, ça me semble une excellente idée. Quitte à coupler ça avec une sieste. « Alors, mademoiselle Blake, vous êtes accusée de possession illicite de sous-vêtements inconnus de votre petit copain, qu’avez-vous à dire pour votre défense ? » J’ai un sourire taquin lorsque je la pousse tout en douceur vers le lit, pour l’y faire tomber en arrière, et moi sur elle, mes mains de chaque côté de votre visage. « C’est un crime… » Je l’embrasse une première fois. « extrêmement grave… » Je l’embrasse une seconde fois, en la dévorant du regard. « Vous êtes passible d’une condamnation à une attaque de chatouilles… » Troisième baiser, dans le cou cette fois. « Alors, qu’est-ce que tu fais ? Tu plaides coupable ? »

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MessageSujet: Re: (astrius) Aquí todos estamos bajo el mismo sol   Dim 30 Juil 2017 - 19:27


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@livewire / ohwonder

« Te moque pas, va. » Tu te contentes de lui tirer la langue parce que vous savez très bien tous les deux que votre relation est basée à cinquante pourcent de moqueries en tout genre et ce depuis le tout début. Avant les tromperies, les chicanes, les réconciliations, les enfants, les problèmes cardiaques. Avant tout ça, il n’y avait qu’un garçon et une fille, des tas de moqueries et une attirance électrisante qui aujourd'hui encore vous ramène sans cesse l’un à l’autre. C’est étrange mais amusant en même temps de voir Marius sans faire pour un tout et un rien lui qui est normalement si en contrôle. Il ne te le dit peut-être pas en mots clairs, mais tu sais que ces vacances sont importantes pour lui, ça se voit dans cette étincelle qui habite ses yeux depuis votre départ, ça s’entend dans cette panique nouvelle dans sa voix. Pour toi aussi ce voyage représente beaucoup. Tu n’as pas envie de penser que ça puisse être votre seul à quatre mais la possibilité plane tout de même au-dessus de vos têtes bien que ni lui ni toi n’osiez aborder le sujet. Cee voyage, c’est le moment présent. C’est l’envie de mémoriser le moindre détail du visage de Marius, de profiter du fait que Samuel et Adaline ne seront plus jamais aussi jeunes et petits qu’à ce jour. C’est ne plus penser aux mauvaises nouvelles, ne plus penser au passé, se donner le droit pour une fois de tout ressentir aussi intensément que tu le souhaites. « C’est vrai, t’as raison… » T’as envie de lui dire que tu as toujours raison, mais tu gardes le commentaire pour toi alors que les lèvres du jeune homme vienne trouver les tiennes temporairement. Il y a beaucoup de monde qui bougent autour de vous, mais tu pourrais tout oublier chaque fois que le jeune Caesar te touche, aussi bref que ce soit. « Je sais pas ce que je ferai sans toi, chérie. » Tu n’as pas non plus envie d’imaginer ce que serait ta vie si Marius venait à partir, pas envie de penser à ta fille qui pourrait grandir sans son père. « Si tu restes sage, t’auras pas à le savoir. » Garder un ton moqueur, ne pas trop se prendre au sérieux. Garder le sourire, prendre la main du petit, admirer la petite qui somnole contre toi. L’importance du moment présent.

Alors que le taxi vous mène jusqu'à votre hôtel, tu oublies d’être dépaysée par le nouvel environnement qui vous entoure, trop occupée de t’assurer que les enfants sont bien, que vous n’avez rien oublié, que tu t’es bien fait comprendre par le chauffeur de taxi malgré ton espagnol bafouillé dans une voix incertaine. C’est seulement une fois dans votre chambre, les enfants endormis que tu réalises pleinement que tu es en Espagne, avec l’homme de ta vie et que rien ni personne ne peut venir gâcher cela. Ton corps se colle contre le sien alors que tu aperçois qu’il est toujours occupé à défaire votre valise et tu ne peux empêcher un rire de s’échapper de tes lèvres alors qu’il tient dans ses mains une paire de tes nouveaux sous-vêtements que tu as acheter exprès pour le voyage. « Avec plaisir mais, tu vois, j’ai encore deux trois trucs à ranger. J’admire et… Hé! Je la connais pas celle-là! » Tu lui arraches les sous-vêtements des mains avant de les ranger dans le tiroir encore ouvert devant le jeune homme. « Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir! » que tu parviens à dire entre deux fous rires et deux baisers. Tu devrais probablement être surprise mais venant du jeune homme, ça n’a rien de particulièrement choquant, alors tu préfères en rire. Et puis bon, il est plutôt bon de savoir qu’ils sont nouveaux. La plupart des hommes avec qui tu as été n’étaient pas intéressés par tes sous-vêtements, seulement à l’idée de te les enlever. Marius lui, il est intéressé par absolument tout, tu le sais trop bien. Avec ou sans, il se délecte de la vue, tu le sais à force de l’entendre te le dire. « Va pour le bain de soleil, mais d’abord… » Tu fronces les sourcils alors qu’il s’approche doucement de toi, te forçant à reculer légèrement vers le lit. « Alors, mademoiselle Blake, vous êtes accusée de possession illicite de sous-vêtements inconnus de votre petit copain, qu’avez-vous à dire pour votre défense? » Il te fait tomber sur le lit alors qu’il prend place sur toi, ses lèvres trouvant les tiennes une fois, et puis deux. « C’est un crime extrêmement grave.. » Un léger « Mmh mmh.. » traverse tes lèvres alors que le regard du jeune Caesar se veut révélateur à ton. « Vous êtes passible d’une condamnation à une attaque de chatouilles.. » Tu prétends être offusquée, la bouche semi-ouverte alors que les baisers de Marius descendent dans ton cou, t’arrachant un soupir de bien-être. « Une fille n’a plus le droit de vouloir plaire à son copain et de lui faire la surprise? » Une des mains de Marius descend le long de ton corps et tu te crispes à l’avance à l’idée de te faire faire des chatouilles. Marius connaît trop bien tes points faibles, mais tu connais aussi les siens. « Alors qu’est-ce que tu fais? Tu plaides coupable? » « Jamais de la vie! » Avant même qu’il ne parvienne à te chatouiller, tu le fais chavirer contre le lit, passant tes jambes de chaque côté de son corps, ta poitrine venant se coller contre la sienne alors que tu ne le quittes pas des yeux. « C’est toi qui devrait être accusé de violation de la vie privée! » Tu ne lui laisses pas le temps de répliquer que tu l’embrasses à ton tour, plus longtemps et plus passionnément. Tes doigts viennent se glisser sous le chandail du jeune homme, caressant avidement sa peau chaude. Tu brises le baiser, ton regard plongé dans le sien. « Je me demande bien quel pourrait être ta punition.. » Tu reprends possession de ses lèvres tout en faisant bouger lentement ton bassin contre le sien, une torture que tu sais délicieuse pour le jeune homme. Et puis sans avertissement, tu coupes tout contact et te relève, attrapant le maillot de bain que Marius avait sorti pour toi quelques minutes plus tôt. « Je vais aller me changer toute seule tiens. » Tu éclates de rire alors que tu te sauves dans la salle de bain t’assurant de barrer la porte derrière toi. « Rira bien qui rira le dernier. »

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MessageSujet: Re: (astrius) Aquí todos estamos bajo el mismo sol   Jeu 10 Aoû 2017 - 20:01

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Astrid & Marius



« Si tu restes sage, t’auras pas à le savoir. » Sa voix, aussi moqueuse que son ton, me poursuit de l’aéroport à l’hôtel, alors qu’entre Samuel, Adaline, le chauffeur et ma hâte d’être enfin posé, je me débrouille comme je peux pour tenir la main d’Astrid et me rassurer à son contact, lui sourire régulièrement, me convaincre qu’elle est bien là. Avec moi. En vacances. En “““vacances””” même, vu l’énergie qu’ont à revendre mes deux gosses. Vu le train d’enfer qu’ils nous ont fait vivre dans l’avion. Je tiens la main d’Astrid, passe mon bras autour de ses épaules dans un geste plus que possessif, fais le plein de contact, de toucher, de caresses. Si tu restes sage, t’auras pas à le savoir. Rester sage, ce n’est pas le domaine dans lequel je suis le plus doué. Mais ça doit être celui dans lequel je fais le plus d’efforts depuis quelques temps. Je fais la conversation au chauffeur, dans un anglais qu’il ne comprend pas, dans un français qu’il ne comprend pas, dans un espagnol que je ne comprends pas, mais au moins, on véhicule des informations et on donne l’impression de communiquer. Et on arrive à bon port.

La suite est immense - je ne l’aurais pas conçu autrement de toute manière -, notre priorité est les enfants, leur chambre, leurs pyjamas et la sieste qui s’impose, sans que je n’ai la moindre idée de comment on va pouvoir s’y prendre pour leur faire intégrer le décalage horaire, et, rapidement, on se retrouve que tous les deux, dans notre chambre, avec les deux valises ouvertes. Et les regards joueurs que je lui lance sans tarder. Elle vient à bout de sa tâche rapidement, moi, je prends mon temps. Pour m’amuser. Fouiller. M’étonner de rencontrer des sous-vêtements féminins qui me sont inconnus. Elle m’arrache la culotte de mes mains pour la ranger dans le tiroir, m’embrasse dans un éclat de rire. « Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir ! » Je renchéris presque immédiatement, comme, toujours prompt à chahuter, avec un « Et entre nous, il y a toujours du plaisir » plus qu’explicite. Et totalement inexact : de la gêne, il y en a, de plus en plus, il n’y a qu’à voir Samuel et tout ce qu’il a hérité de Crescentia, il n’y a qu’à aborder le sujet de mon coeur, de notre avenir, de mes écarts, et la gêne devient omniprésente. Mais… mais dans des moments comme celui-là, entre deux baisers et trois sous-vêtements, en effet, la gêne est totalement absente. Encore heureux.

Nos maillots de bain volent en direction du lit, du bout de l’index, puis de mes paumes, je pousse Astrid à les rejoindre, avant de tomber au-dessus d’elle, de venir cueillir ses lèvres un nombre incalculable de fois, sur le ton du jeu, sur le ton de la menace, sur le ton d’un amour que je suis de moins en moins capable de camoufler. Crime extrêmement grave. « Mmh mmh.. » Hum, elle ne semble pas se rendre compte de la gravité de l’accusation. Je renchéris, en l’attaquant davantage, en effleurant le coin de ses lèvres, j’insiste : elle risque l’attaque de chatouilles, si elle ne trouve rien à dire pour sa défense. Et sa moue offusquée me confirme qu’elle a bien compris le message. Mon visage se veut sévère, dans un froncement de sourcils que décrédibilise tout le reste. « Une fille n’a plus le droit de vouloir plaire à son copain et de lui faire la surprise? » Je secoue la tête, mon sourire de grand gamin gravé sur mes lèvres, incapable de l’effacer actuellement. Si on me demandait de dessiner le bonheur, à cet instant, je graverais sur sa peau, de baisers volés, déposés, offerts, multiples. Si on me demandait d’écrire l’avenir, je le lirais dans ses yeux, dans ses fossettes, dans ce frisson qui suit la fuite de ma main vers ses hanches, vers tous les points sensibles de son corps que je connais par cœur. « Bien tenté, mais ça ne suffira pas, Astrid » Sa défense est excellente mais… Non. Je ne m’en contenterai pas pour la simple raison que je n’ai besoin que d’un prétexte pour la retrouver, nous retrouver. Alors, elle plaide coupable ? Mes doigts se glissent sous son tee-shirt, ont à peine le temps d’effleurer sa peau qu’elle contrattaque, « Jamais de la vie! », me prend complètement au dépourvu, dans un petit cri qui m’échappe. Les rôles sont inversés, je suis sur le dos, elle me tient prisonnier. Et j’éclate de rire, sans parvenir à me retenir, sans parvenir à ne serait-ce que tenter de me défendre. Mon supplice est bien trop agréable, j’ai les bras de étendus de chaque côté de mon corps, prenant toute la place sur le lit, comme résigné à mon sort. « C’est toi qui devrait être accusé de violation de la vie privée ! » Elle me vole mon rire en m’embrassant, longtemps. Passionnément. J’en oublie les chatouilles, j’en oublie la fatigue, j’en oublie tout le reste, je ferme les yeux. Ce sont ses doigts, ses mains, qui se glissent maintenant sous mon tee-shirt, qui me frôlent. Qui m’enivrent. Je ne suis pas chatouilleux – au grand damne de Moira qui tente désespérément de me faire réagir depuis qu’on se connait – mais je suis sensible. Très sensible. Plus encore : je suis amoureux de cette femme, de la mère de ma fille, je suis amoureux de celle qui me met au supplice. « Je me demande bien quel pourrait être ta punition.. » J’ai un sourire débile, lorsque je murmure un « Je crois que cette punition-là est parfaite, je plaide coupable, venge-toi, oulalalh, quelle souffrance » J’éclate de rire une nouvelle fois, veux me redresser pour l’embrasser, encore, et… « Beh ! » D’où elle est debout, d’où elle… « Je vais aller me changer toute seule, tiens. Rira bien qui rira le dernier ! » Je mets une fraction de seconde à comprendre que…

« Astriiiiiiiiiiid ! » Oui, j’ai la voix d’un enfant boudeur, oui, j’ai la voix d’un gosse vexé, mais… mais non. La porte reste fermée et j’éclate de rire. Avant de me rendre compte qu’elle se change vraiment toute seule, qu’elle m’a vraiment laissé en plan et… et qu’elle m’a bien eu ouais. Elle est parfaite. Cette fille est parfaite. Avec un regard vers la salle de bain, je soupire en me résignant à troquer à mon tour jean et tee-shirt pour mon short de bain. Habits pliés, crème solaire sortie, lunettes de soleil… sur le nez, j’ai le temps d’installer les transats et le babyphone à côté de moi qu’un bruit me signale qu’Astrid ne devrait pas tarder à me rejoindre. Et je mets un point d’honneur à ne surtout pas bouger. Les yeux fermés. Quand je suis sûr qu’elle est à portée de voir, je mets tout mon cœur dans un « Je te boude » pour qu’il soit le plus convainquant possible. C’est un échec : j’ai un regard en coin dans sa direction. « C’était très méchant comme punition, je sais pas si je vais m’en remettre un jour… » Je suis une dramaqueen hors catégorie, je mérite tous les oscars du monde. Vraiment. « Va falloir que tu te fasses pardonner tu sais… » J’étends mes jambes pour m’allonger complètement dans le transat. « Genre en… changeant toutes les couches des deux lardons pendant genre… trois jours ? Quatre ? Je suis magnanime. » Je lui tire la langue, tout en baissant mes lunettes de soleil sur mes yeux clairs, avec l’aplomb d’une superstar. Ce que je suis. Non ? « En vrai, tes nouveaux sous-vêtements sont trop classes. Ca va, tu me pardonnes la violation de… vie privée ? » Je soupire de bien être en m’avachissant un peu plus, tout en croisant les bras. « Demain, on va à la plage. Ou alors on visite. Tu préfères quoi ? » Mes doigts jouent avec le bracelet que m’a offert mon père, il y a deux mois déjà, pour inhiber ma mutation. Un bracelet qui ne me quitte pas, à l’efficacité pour l’instant prouvée. Et très moche. Et forcément, penser à mon père, ça me pousse à jeter un œil à ces deux cicatrices qui me traversent le torse, bien mises en évidence, des cicatrices dont j’ai honte et dont Astrid – je m’en souviens un peu tard – ignore toujours l’origine. Je souris pour chasser tout ça de mes pensées, pour envoyer tout ça loin, très loin de Barcelone. « Va falloir qu’on se fasse un planning plus élaboré que ‘on prend l’avion et on arrive à l’hôtel’, non ? Les Pyrénées sont pas hyper loin tu sais, ‘dois y avoir des endroits cool pour faire de l’escalade et… » Je fais mine de réfléchir. « Ouais, oublie ça, Sam et Ada sont quand même encore un peu petit. Faudrait leur trouver des activités cool et… je parle trop. » C’est bien de s’en apercevoir. « T’en penses quoi ? Qu’est-ce que tu veux faire ? » Je lui lance un petit regard coquin. « En dehors de ce qu’on a si bien commencé tout à l’heure et qu’il faudra quand même terminer à un moment ou un autre bien sûr. »

© Grey WIND.

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You never give up when I'm falling apart / Your arms are always open wide
And you're quick to forgive when I make a mistake / You love me in the blink of an eye
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