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 How to blackmail gently • Jedikiah&Maya

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SUR TH DEPUIS : 25/02/2017
MessageSujet: How to blackmail gently • Jedikiah&Maya   Mer 9 Aoû 2017 - 21:14



❝Talk to me.❞
Jedikiah & Maya



Lorsque Maya avait vu la tignasse blonde qu'elle savait maintenant reconnaître traverser le hall pour se diriger vers une des salles de soin, il avait fallut qu'elle se batte quelque peu pour prendre la place de sa collègue en charge. Mais à force d'un silence pesant et d'un regard meurtrier, la chasseuse était arrivée à ses fins. Lors de sa demande, la jeune urgentiste avait regardé la blonde avec plus de surprise qu'autre chose, presque de la méfiance. Sûrement que si elle n'avait pas connu Maya elle lui aurait lancé un regard plein de sous entendus presque complice, seulement il semblait que la réputation asociale de la jeune Request l'avait précédée. Il y avait même un instant eu comme un air de peur sur son visage... Est-ce que la petite brune pensait que Maya irait jusqu'à tuer avec son humeur exécrable un patient au sein même de l'hôpital ? Elle avait peut-être raison... Dans un autre cas, avec une autre personne sûrement. Mais Jedikiah n'était pas sur la liste des personnes à éliminer de Maya, pas encore en tout cas. En revanche, le mutant qui l'avait brûlé quelques semaines plus tôt l'était parfaitement. Et la chasseuse avait eu beau quadriller tout Radcliff durant les quelques quatorze derniers jours, elle n'avait pas trouvé sa cible. Pas une seule trace. D'un autre côté elle avait eu bien trop peu d'indices, peut-être le dégénéré était-il même parti à l'autre bout du monde... Dans le doute, Maya devait en savoir plus, mettre toutes les chances de son côté et voir s'il y avait encore quelque chose à tirer des souvenir de Jedikiah. Laisser un dégénéré pareil en liberté, un pyromane qui avait pu faire autant de mal à cette gueule d'ange était parfaitement impossible pour la Hunter. Et que le blond soit un menteur ou le pire salaud qui soit, il n'en restait pas moins qu'un monstre courait en pleine nature, là était l'importance.

La jeune femme poussa la porte de la salle où était installé son patient.

- Bonjour, Jedikiah.

Refermant derrière elle, la jeune femme évita à merveille tout contact visuel avec un naturel parfait.
Devait-elle s'excuser de n'être jamais revenue comme elle le lui avait dit pour l'aider à retrouver sa mémoire lors de son séjour à l'hôpital ? Peut-être, mais elle ne le fit pas. De toute façon, elle n'était pas désolée. Mieux valait pour eux deux qu'ils se voient le moins possible, elle était de bien trop mauvaise fréquentation et lui de bien trop bonne. Rien ne pourrait défaire l'urgentiste dans son idée que sa décision de fuir le blond avait été la meilleure chose à faire. Mais en désespoir de cause, des sacrifices étaient à faire, malgré toute ma méfiance et l'inconfort que lui inspirait le jeune homme.

- Je vais changer vos pansements. Toujours des douleurs ?

Le protocole habituel, histoire de préparer le terrain, tout en enfilant des gants le dos tourné et en plaçant proprement chaque produit de soin l'un à côté de l'autre sur une table proche de l'entrée, quitte à le replacer plusieurs fois pour parfaire leur alignement.

- Et votre mémoire ?



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MessageSujet: Re: How to blackmail gently • Jedikiah&Maya   Dim 3 Sep 2017 - 15:17

How to blackmail gently
Maya & Jedikiah



Des soins, j’en ai encore. Des soins, je vais en avoir pour longtemps encore, qu’ils soient impératifs ou juste de contrôle. Des soins, encore des soins, des aller-retours à l’hôpital pour le travail, des aller-retours à l’hôpital pour ma guérison, des aller-retours à l’hôpital pour mon suivi… Des soins, encore des soins, toujours des soins, et autant de possibilité de la croiser dans les couloirs. Sans la croiser, pourtant. Elle m’avait dit qu’elle viendrait. Elle me l’avait promis, ou quelque chose s’en approchant. Avait-elle de base la ferme intention de ne pas tenir cette promesse ? Certainement. Et si j’ai été trop bête pour y croire ? Totalement. Je soupire, je ne la verrai pas cette fois non plus, il me faudra attendre ce soir pour l’observer sortir de l’hôpital, quitter sa blouse, se détacher les cheveux avant de reformer sa queue de cheval – ou de les laisser libre. Se saisir de son téléphone, marcher d’un pas assuré, s’arrêter pour regarder le soleil se coucher à l’horizon, reprendre sa route, se diriger vers un bar, ou rentrer directement chez elle, aller…

Je vais encore devoir attendre ce soir pour la voir, et cette seule perspective, j’ai un petit sourire aux lèvres, venus apaiser ma déception. On me dirige vers une salle de soin, je ne me fais pas prier. Sitôt la porte fermée, j’anticipe la venue du médecin venu m’examiner en ôtant veste, sac, en commençant à déboutonner les premiers boutons de ma chemise pour laisser voir le tricot de porte en dessous pour protéger plaies et bandages. Et ma pudeur, aussi. Mes visites hebdomadaires, même plus fréquentes que cela, n’ont rien changé au fait que je répugne, encore, à ce qu’on me voie torse nu. Selene, même elle, je lui ai interdit de venir. Pudeur. Vis-à-vis de mon corps, vis-à-vis de mes chasses. Pudeur, vis-à-vis de mes blessures, vis-à-vis de mes proies. J’ai interdit à Selene de venir, je lui ai également interdit de chasser à ma place la mutante, Thatcher, qui m’a fait ça. Une mutante que j’aurais plaisir à abattre – c’est ce que je me dis et me répète chaque jour -, une mutante que j’hésiterais encore à frapper, je me connais trop bien. Un soupir, je ferme les yeux, cherche dans mes papiers la précédente ordonnance pour… - Bonjour, Jedikiah. Bordel ! « Toi ?! » Il y a de la surprise dans ma voix – bien évidemment – mais cette fois, contrairement à nos autres rencontres, il y a aussi… tout un ensemble d’émotions, des plus amères aux plus brutales en passant par celles que je n’ose même pas nommer. Elle. Toujours à apparaître quand je m’y attends le moins, rarement lorsque je l’anticipais. Systématiquement lorsque je l’espère, pour la simple raison que j’espère à chaque instant la croiser. Mais… son naturel est exaspérant, sa présence rafraîchissante.

Sa présence. Les fois précédentes, elle avait été accueillie par un sourire. Cette fois-ci, mon sourire est teinté d’exaspération. Inaccessible, elle me donne envie de la connaître chaque fois davantage. Fuyante, j’ai envie de lui courir après. Indifférente, je brûle de me faire remarquer. Imprévisible… - Je vais changer vos pansements. Toujours des douleurs ? Imprévisible, j’en viens à douter que mon rêve ait un jour été prémonitoire, finalement. Je suis ses mouvements sans savoir quoi penser de tout cela. En restant silencieux, finalement. - Et votre mémoire ? Et ma mémoire ? Je lui ai menti, la dernière fois. Comme j’ai menti à presque tout le monde, hormis ceux qui partagent mon sang. Ma mémoire. « Toujours des douleurs. Toujours aucun souvenir. » Je réponds, sans réfléchir, par automatisme en refaisant corps avec l’entièreté de toute l’histoire officielle. Je me fons dans mon mensonge avec aisance, avec le savoir de toute une vie, mais mes pensées sont ailleurs. « Tu n’es pas venue. » Il y a un reproche. Et de la déception. Voilà ce qui change avec les fois précédentes : j’avais osé espéré avoir fait quelques pas en avant. « Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu me détestes à ce point, Maya ? » Je ne sais pas ce que je dis, mais je sais c’est que… les choses ne peuvent pas rester telles qu’elles sont. Non ? « Pourquoi ne viens-tu pas lorsque tu me le promets, pourquoi viens-tu quand rien ne t’y obligeait ? » Ca ne me ressemble pas d’être aussi direct dans mes questions, mais… pourquoi.

Suis-je réellement destiné à l’embrasser, passionnément, sous une pluie battante ? Suis-je réellement destiné, finalement, à entrelacer ses doigts aux miens ? Ou n’est ce qu’une dernière blague, ironie du sort, de cette mutation dont je n’ai jamais voulu, qui a détruit ma vie et celle de mes proches ? N’est-ce qu’un dernier tour, alors que je pensais tenir là le seul cadeau qu’aurait pu me faire cette monstruosité dans mes veines ?

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MessageSujet: Re: How to blackmail gently • Jedikiah&Maya   Jeu 7 Sep 2017 - 20:33



❝Talk to me.❞
Jedikiah & Maya



Le calme était quelque chose que Maya avait du mal à garder bien longtemps. Elle savait être calme quand elle chassait, elle savait l'être quand elle s'occupait des enfants et quand elle partait photographier le monde mais autrement... Autrement non, Maya ne savait être ni paisible, ni patiente. 
De ce fait, si elle avait réussis à supporter de justesse le <> d'un vexant tout objectif, la suite de la réaction du patient n'allait certainement pas calmer l'urgentiste. 

Il ne se souvenait de rien, toujours de rien et Maya n'avait toujours pas décidé s'il disait la vérité ou s'il était juste un excellent menteur dans son genre. Voila qu'elle se retrouvait bien peu avancée et la belle blonde doutait que le harceler une nouvelle fois de questions servirait à quelque chose. L'espace d'un instant elle envisagea une torture. Une toute petite torture, pas grand chose... mais elle n'en était pas là non plus. 
Peut être qu'elle devrait le dire à Zoë, qu'elle avait entendu parler d'un dangereux pyromane... Oui, pour sûr ce serait la solution la plus efficace et bien que la Hunter savait que si elle mettait sa sœur au courant, elle serait obligée d'affronter son extrémisme, la dangerosité de la situation était trop importante pour continuer à prendre des risques. 

Terminant de sortir les outils nécessaires parfaitement alignés sur la table, Maya se rapprocha du blond et à peine avait elle posé ses doigts sur son torse près du pansement que ses mouvements se figèrent à ses mots avant qu'elle ne recule, comme brûlée à vif. 

 « Tu n’es pas venue. »

Sur le visage de la jeune femme passa toute une série d'expression qui ressemblaient tout de même beaucoup à de la surprise et de l'incompréhension.
Mais qui était cet homme ? Lui qui lui avait fait une impression aussi drôle que marquante mais qui avait toujours su rester d'une douceur et d'une politesse exemplaire... 
On ne l'avait pas prévenu qu'il avait des antécédents psychologiques. 

 « Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu me détestes à ce point, Maya ? »

- Je...

Il était sérieux ? Il était sérieux. Pendant encore un moment, Maya en restait bouche bée. Que lui voulait-il ? Qui était-il ?
Maya digéra l'information, intégra la colère et le reproche qu'elle ne comprenaient pas et comme un animal sauvage, réagit à l'incompréhension par l'agressivité 

- Vous détester ? On ne se connaît même pas. Vous n'êtes rien de plus qu'un patient et un vague collègue. 

La réponse était sortie sèchement alors que tous ses mouvements s'étaient arrêtés, ses bandes stériles encore emballés et ses cotons désinfectants serrés dans la même main.

 « Pourquoi ne viens-tu pas lorsque tu me le promets, pourquoi viens-tu quand rien ne t’y obligeait ? »

Se comporter comme une professionnelle, Maya se répétait encore ça en boucle comme un mantra. Elle devait réagir comme l'urgentiste qu'elle était, ne pas continuer de répondre aux provocations et poursuivre (commencer aurait déjà été un grand pas) les soins en lui parlant d'une voix douce et calme. 

- Mais bordel c'est un interrogatoire de police ? Qu'est ce que vous me voulez à la fin ? 

Elle lui jeta à la figure, prête à lui lancer tout ce qu'elle avait dans les mains si ça pouvait le calmer... Ou la calmer elle.

- Je veux des réponses. Depuis le premier jour vous êtes bizarre avec moi. Ou vous êtes juste naturellement bizarre. L'un ou l'autre je m'en fous, mais faut m'expliquer. Maintenant.

Et je restai là, les bras croisés sur ma poitrine, consciente que j'avais beaucoup trop parlé, consciente aussi que de toute façon maintenant je ne pourrais plus m'arrêter et que je ne comptais pas laisser le jeune homme sortir de là sans me parler de son cas psychologique.


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MessageSujet: Re: How to blackmail gently • Jedikiah&Maya   Sam 16 Sep 2017 - 11:47

How to blackmail gently
Maya & Jedikiah



Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Jedikiah Philipp Grimwood ? Dès ma première phrase, je me rends compte que je ne me reconnais pas. Trop d’agressivité, trop d’accusation dans cette question. Et pourtant… et pourtant je l’assume. Je l’assume. Parce que Maya vient d’apparaître devant moi, vient à nouveau d’intégrer ma vie quand je ne m’y attendais plus, vient de se jouer de moi, comme elle s’est jouée de moi ces dernières semaines. Est-ce la fatigue de l’attendre, de la chercher, la fatigue due à mes échecs à répétition avec elle, avec son obstination pour me rejeter, est-ce un peu tout ça, je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est que je ne réfléchis pas lorsque, les yeux dans les yeux, je m’entends devenir véritablement accusateur. Agressif. Provoquant. A des années-lumière de mon attitude habituelle, à des années-lumière de nos précédentes rencontres, à des années-lumière, même, de ce bégaiement pourtant omniprésent dans ma vie. J’en ai assez, assez de ne pas avancer, assez de la voir s’échapper, assez de me rendre compte qu’elle ne veut pas de moi et que, peut-être, mon rêve n’a été qu’un rêve, sans rien de particulier, juste plus intense que les autres.

Assez de me rendre compte que peut-être, encore une fois, ma mutation m’a pourri la vie, la faite tourner en ridicule dans une ironie que je ne goutte que très peu. Assez de me dire qu’en réalité, je suis non seulement porteur d’une monstruosité que je transmettrais à mes enfants – ce qui m’interdit d’en avoir, du coup – mais qu’en plus, elle n’aura apporté rien de bon dans ma vie. J’en ai assez de commencer à comprendre que la seule chose que mes rêves auraient pu apporter de positif dans ma vie est tourné en dérision par des mensonges, par son absence, par… qu’est-ce que j’ai fait, bon sang, pour qu’elle me déteste à ce point ?. La question sort toute seule, n’a aucune indulgence pour le mouvement de surprise et d’incompréhension qui a trahi son visage l’ombre d’une seconde. Au moins ai-je la satisfaction d’avoir un peu plus que son indifférence et son mépris, tiens. Je me découvre cynique. - Je... Mes sourcils se froncent dans une dureté qui ne m’est pas habituelle. Et pourtant qui m’est familière. La dureté de mon visage souvent bien trop sérieux, la dureté de ma fatigue, du vrai Jedikiah, de celui qui porte le poids de la culpabilité de la mort de son meilleur ami et de la souillure d’une lignée de chasseurs. La dureté de celui qui en a assez d’attendre et de se prendre des coups et qui, pour une fois, décide de relever la tête et de se mette lui aussi à frapper. - Vous détester ? On ne se connaît même pas. Vous n'êtes rien de plus qu'un patient et un vague collègue. Rien de plus qu’un patient, rien de plus qu’un vague collègue ? C’est vexant, c’est blessant, c’est une torture de s’entendre être relégué à juste ça. Ce n’est certain rien à ce que j’ai pu infliger à Mike il y a des années, mais c’est plus douloureux encore que d’être relégué dans la friendzone. J’en oublie mes brûlures, j’en oublie la douleur de ma peau tiraillée. Je me relève pour me tenir debout face à elle, presque indifférent à ces quelques boutons de chemise ôtés. Rien de plus qu’un patient ? Et alors, dans ce cas, pourquoi est-elle là ? Pourquoi m’avait-elle promis un café, m’avait-elle promis de revenir ?

- Mais bordel c'est un interrogatoire de police ? Qu'est-ce que vous me voulez à la fin ? Je veux des réponses. Depuis le premier jour vous êtes bizarre avec moi. Ou vous êtes juste naturellement bizarre. L'un ou l'autre je m'en fous, mais faut m'expliquer. Maintenant. Elle croise les bras sur sa poitrine, je la fixe sans baisser le regard. Pour une fois. J’ai la réputation d’être lâche, j’ai la réputation de fuir le conflit, j’ai la réputation de m’écraser continuellement, de préférer regarder le sol plutôt que d’aller à la confrontation. Mais…

« Tu me plais. » Ca sort tout seul. Et je suis surpris d’avoir pu prononcer ces trois syllabes sans bégayer, sans en redoubler une seule. « Tu me plais, Maya, c’est pas suffisamment explicite ? Depuis le premier jour, tu me plais. Tu veux des réponses, et bien voilà ! Je ne suis pas bizarre, j’ai juste envie d’apprendre à te connaître, parce que je suis curieux de te connaître, parce que j’ai la conviction que tu es beaucoup plus que ce que tu montres. » Je ne sais même pas ce que je suis en train de raconter. Vraiment. Tout ce que je sais, c’est qu’il fallait bien que ça sorte à un moment ou à un autre, et que même si je vais le regretter d’ici quelques minutes, pour le moment… « Je ne pense pas être un homme excessivement insistant ou intrusif pourtant. Je n’ai pas le droit d’avoir juste envie d’apprendre à davantage te connaître ? C’est quoi ton problème pour être aussi fuyante ? » Mon index – ô comble de la violence – vient heurter son épaule. « Pour te renvoyer ta question, depuis le premier jour, tu es distante avec moi. Ou alors tu l’es juste naturellement ? »

Je vais le regretter, je le sais. Elle va définitivement partir de la pièce et je sais d’avance que je serai inconsolable. Ou alors elle va rester et je vais devoir assumer mes mots, la subite honnêteté de mes propos. Et ce qu’ils vont impliquer. Un changement radical dans les deux cas.

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