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 [Jaryan] So tell me what you want, what you really really want

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SUR TH DEPUIS : 12/09/2016
MessageSujet: [Jaryan] So tell me what you want, what you really really want   Sam 19 Aoû 2017 - 23:56


If you really bug me then I'll say goodbye.

- « T’as une salle gueule…
Amené comme ça, c’était charmant. Thanks captain obvious aurait été de mise, si son cerveau embrumé avait put réfléchir à quelque chose. Ray ne savait pas trop ce qui venait de le sortir de sa torpeur. La voix si sympathique de son frère, résonnant dans son crâne comme un solo de batterie ? Ça donnait l’impression d’avoir Animal sous exta dans sa caboche. Ce qui aurait put être drôle à voir, si ça ne se passait pas dans sa caboche. Ou le coup dans la jambe, qu’il venait si aimable de lui donner en passant ? Remarque vu la bonne humeur qui transpirait de son ton, valait mieux qu’il n’y ait pas autre chose que sa guibole qui dépasse. L’ainé ne se serait pas gêner de lui sonner les cloches, pour un autre genre de réveil. Ouais, il ne préférait pas y pense en faite… Sa tête se redressa péniblement dans sa direction, des yeux gonflés et rougis se posant sur lui, sans vraiment le voir.
Hé… Quel jour il faisait ? Quelle heure on était ? Où qu’il fêtait ?
Le son caractéristique de l’agacement.
- Tu fais chier Ray, je vais bosser. »
Ah Danny, Danny. Ça valait tous les bonjours du monde pour lui. Y avait bien longtemps qu’entre eux, un simple "bonjour" ou "yo" n’était plus de mise. Nan, ça c’était surfait. Ces quatre petits mots allaient très bien. Douceur sans pareil, tact sans limite. Ils n’étaient pas frère pour rien !
Son regard suivit son sillage, sursautant sous la porte qui claqua. Ses dents grincèrent en échos, renvoyant sa tête dans les oreillers. Bong ! Ben tiens, il était bien ferme celui-là…

Ray avait un peu abusé hier. Comme d’habitude, sans limite. Un peu trop de boisson, le pétard de trop, une opportunité de trop. Il aimait se battre oui, mais si ça pouvait lui rapporter de l’argent, c’était encore mieux. Il ne se rappelait pas encore ce qu’il c’était passé la veille. Avait-il gagné ? Avait-il perdu ? La seule chose de sûr c’est que son adversaire avait été du genre coriace. Sans doute sous-estimé. Le mal de crâne devait très certainement être dû à la cuite, le reste… Sa position sur le lit n’aidait pas non plus. S’il se trouvait vraiment sur son lit… La tête en bas, une jambe par terre, un bras ballant, l’autre qui semblait dire "laisse moi tranquille". A se demander comment il tenait.
Son lit lui semblait bien plus dur que d’habitude d’ailleurs. Un brin froid, un brin humide, un brin trop dur, mouillé même… Voyons, il avait passé l’âge de mouiller son lit pourtant. Sa tête se releva tant bien que mal, tentant de prononcer le nom de son chien. Cependant si ce satané bâtard se trouvait dans les parages, il l’aurait déjà prit sur le dos depuis longtemps.
Son bras se redressa, complètement engourdis, les doigts dégoulinant, ses yeux s’accommodant doucement à la lumière, à la pièce. Dit donc, sa piaule avait rétrécit ou bien ?... Nan, il avait passé sa nuit dans la salle de bain, dans la baignoire plus précisément, une main dans les toilettes… Pas étonnant que l’humeur de son ainé ne soit pas au beau fixe, et qu’il ait mal partout. Cependant la première question qui lui vint à l’esprit ne fut pas : comment il était arrivé là ?, mais : comment Danny avait fait ce matin ? Pour sa douche et tout le reste ? Il était trempé de son fait, ou bien ne s’était-il pas formalisé de sa présence ?
En faite, y avait rien qui ne le traumatisait plus que ça. Après douze ans de violon, l’ex taulard en avait vu des paires de fesses. Alors une de plus, une de moins, qu’est ce que ça pouvait changer ? Puis si c’était celles de son frère… L’homme haussa les épaules, secouant ses doigts au dessus de la cuvette. En faite ce qui le perturbait le plus, c’était d’avoir rêvé toute la nuit qu’il nageait dans une marre, avec des canards orange fluo, dansant sur du Denzel… Pourquoi pas ?

Ses idées n’étaient pas vraiment en ordre, y avait de quoi, entre ce qu’il avait prit, au sens propre comme au figuré. L’homme ouvrit l’eau. Froide, chaude, peut importe. De toute façon il était déjà trempé comme une soupe. Enfin là c’était pas tout nu et tout bronzé, c’était tout trempé et habillé. C’est que maintenant qu’il s’en rendait compte, bah…. Qu’importe. Il avait dû avoir sacrément chaud pour se retrouver là, et ça l’aiguillait sur la connerie qu’il avait put faire. N’importe quoi…
L’homme se tortilla dans la baignoire quelques instants, ne sachant pas vraiment ce qu’il cherchait à faire. Régler le son ? Se désaper ? Même si la seconde option semblait être une bonne idée.

Au final Ezra-Yan ne fit ni l’un, ni l’autre renonçant à l'idée de comprendre le fonctionnement de ces satanés robinets. Pourtant c'était enfantin. Cependant son esprit se trouvait en fonction mono tâche, et la seule pensée qui l'obnubilait, c'est qu'il avait faim. Il avait dû avoir sacrement chaud pour finir là dedans. Et s'il avait eut chaud à ce point, c'est qu'il avait du abuser du speed. Ce qui était complètement débile. Du bonbon pour ado, voilà ce que c'était. De plus, quand on a un naturel violent, cette consommation n'est pas la meilleure des idées. Mais qu'importe.
Se dirigeant vers la cuisine tel un zombie, le maitre ignora totalement son animal, qui l'observait en couinant, secouant la tête lorsqu'il lui goutta dessus au passage. Son estomac criait en fa mineur et sa caboche réclamait le silence. Néanmoins ça ne l'empêcha pas d'allumer la radio, tournant le bouton pour laisser le hasard choisir la station. Même s'il aurait droit à radio Dannygueule, quand celui-ci rentrera. Qu'importe, parce que le hasard fit bien les choses. Radio Martini ilnesavaitplusquoi !
- « Fuck yeah…»
Ça allait parfaitement avec la dose de gin qu'il rajouta dans son café, comme on sert un thé marocain. Soigner le mal par le mal, comme dirait l'autre. Un peu comme la sèche améliorée, qui trouva place au coin de sa bouche, et grâce à la mélasse, qui lui servait ce matin de cerveau. Peut être que Ray aurait put envisager une carrière de chippendales, au regard de cette façon bien au lui qu'il avait de se déhancher, de façon peu approprié, sur une musique qui ne s'y prêtait pas. Trouvant enfin que c'était surement une bonne idée, de se débarrasser de ses nippes mouillées, d’une façon quelque peu lascive. Une pensée éclairé, cependant ça n'empêcha pas son corps de le rappeler à l'ordre, remarquant à quel point ses côtes étaient contusionnées.
- « Bah merde. Mec… t'as vraiment une sale gueule.» Qu'il constata en observant sa face déformé dans le grille-pain.
Mais les borborygmes de son estomac lui rappelèrent qu'il avait juste faim. Alors son cerveau mono pensé se dirigeait vers le placard du repas de la flemme. Céréale ! Ben quoi ? C'était encore le matin non ? Pour lui en tout cas. A partir du moment où il venait de se lever, peut importe l'heure, c'était le matin.
Mahiingan finit par lui filer entre les jambes, et se planta devant la porte, sa truffe reniflant au bord du seuil. Son maitre fronça les sourcils, puis on sonna, et le clebs aboya. La preuve que "on est un con". Sonnette = chien qui aboie. Chien qui aboie = maitre pas content. Maître pas content = …
- « Mais ta putain de gueule ! Qu'il s'exclama, plus à l'adresse de l'objet emmerdiquement sonore, qu'au chien.
… maître pas content. La bestiole glapit pour la forme, avant de regarder l'homme d'un air d’animal battu. Celui-ci fit claquer sa langue entre ses dents, et il fila tout de suite derrière lui. Ça c'était de l'éducation canine.

Son bol de céréale dans une main, la clope au bec, la gueule enfariné et les yeux rougis, il ouvrit la porte. Même si un bonjour aurait été de mise, de la part de Ray, il accueillait toujours les gens d'un "quoi ?" à l'amabilité discutable. Cependant, ce fut un rot sonore qui sortit de ses lèvres. Ne prenant même pas la peine de s'excuser, le blond s'appuya contre la porte, le bras relevé à hauteur de la tête. Reniflant lourdement, il souffla la mèche trempée qui lui tombait sur le front. Puis son menton se releva dans sa direction, le pouce grattant distraitement l’arcade.
- Tiens… FBI… T'es tombé du lit ?»
Allé savoir quelle horloge il avait dans la tête, pour poser une telle question. Parce que connaissant le bonhomme, il ne devait pas vraiment connaitre le sens du mot grasse mâtiné. La meilleure question qu'il aurait put poser c'était : «qu'est ce tu fous là ?». Mais ça ne lui était même pas venu à l'esprit. Comme de rappeler son clébard qui c'était barré dehors. Ou de se rendre compte qu'il était trempé et à poil, son bol de céréale masquant à peine sa virilité.

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MessageSujet: Re: [Jaryan] So tell me what you want, what you really really want   Dim 27 Aoû 2017 - 21:17


Ezra-Yan & Jared

So tell me what you want, what you really really want

« Eh mais ça va pas ! Tenez votre chien ! » Elliott, le jeune berger allemand que Jared avait adopté depuis peu aboyait auprès d’un homme, en tirant sur sa laisse, les babines retroussées sur des dents fines et aiguisées. L’homme en face  avait beau être costaud, un berger allemand qui se montre agressif est toujours effrayant, quelque soit le gabarit en face.  « Elliott, tais-toi ! » hurla le milicien en tentant de garder le contrôle. « Je suis désolé, d’habitude il est calme, je ne sais pas ce qu’il lui prend. » Jared ne parvint pas à entendre ce que marmonna l’homme entre ses dents mais il perçu tout de même quelques mots du style « irresponsable » ou « faire piquer les clébards dangereux ». En le dépassant, Jared sentit une forte odeur d’eau de cologne. « Pardonnez-moi, c’est quoi votre marque d’eau de cologne ? » L’homme paru un instant déstabilisé avant de répondre un « De quoi je me mêle ? » éloquent, mais le milicien n’avait pas réellement besoin de sa réponse. Il venait de comprendre d’où venait le problème. Une visite à Ezra-Yan s’imposait, seul son ancien indic aujourd’hui éleveur de chien pourrait peut être trouver la solution aux accès soudains d’agressivité d’Elliott.

* * *

L’heure était matinale mais il n’avait pas vraiment le choix, il prenait son service plus tard aujourd’hui et en avait profité pour emmener son berger allemand. De toute façon, Ezra-Yan n’avait pas vraiment d’horaire et au fil du temps, il s’était habitué à ses visite à l’improviste en tant que chargé de son suivi pour le FBI, puis des visites « de courtoisie » qui s’était poursuivie après que le jeune homme ai intégré les forces de la milice. Arrivé à Rinney, il sonna à la porte selon une série dont ils avaient convenu avec son indic à l’époque pour lui permettre de se faire reconnaitre et qu’ils avaient conservé depuis, par habitude. Il du reproduire le code deux fois avant qu’on ne vienne lui offrir. Pendant un instant, il craignit que ce ne fût Danny, le frère particulièrement méfiant et désagréable de Ray. La tension entre les deux hommes était palpable, Danny détestait qu’un membre des forces de l’ordre tourne autour de son frère, surtout depuis que le milicien n’en avait plus la responsabilité. Il ne faisait aucun effort pour dissimuler son mépris, espérant que ça suffirait à faire fuir le milicien. C’était bien mal le connaitre. Jared entendit Ray jurer à travers la porte comme un homme de mauvaise humeur que l’on vient de tirer du sommeil. C’était le risque en débarquant à l’improviste, mais Jared n’avait jamais prévenu son ancien indic de ses visites. De toute façon, Ezra-Yan n’était pas tout à fait d’un naturel guilleret. Il eut tout juste le temps de s’écarter qu’un chien lui fila entre les jambes en jappant, visiblement heureux de pouvoir se dégourdir les jambes à l’air libre. Eliott tira sur sa laisse, intéressé par ce compagnon de jeu mais Jared lui intima l’ordre de s’asseoir, docile, le berger allemand obéit.

Ezra-Yan apparut dans l’encadrement de la porte. Les yeux rouges, l’air hagard, les cheveux trempés, nul doute qu’il n’était pas sobre et qu’il se réveillait d’un tripe au speed. « Tiens…FBI…t’es tombé du lit ? » Après un bref moment de surprise, Jared afficha un sourire moqueur. Ray se trouvait quasiment nu sur son palier, sa virilité dissimulée sous un bol,  les cheveux trempés, l’œil hagard et c’était lui le type hors norme qui se levait tôt. « Pas vraiment non, et je te rappelle que ça fait un moment que je ne bosse plus au FBI. En revanche toi, on dirait que tu as fais une chute dans ta douche et que tu t’es fais une commotion parce que tu as oublié de t’habiller. », répondit-il sans se formaliser d’avantage de l’état dans lequel se trouvait Ray. Non pas que ça lui plaise, ça signifiait qu’il allait encore devoir fermer les yeux sur les consommations illicites de son ancien indic, et pour l’homme de loi qu’était Jared, c’était suffisamment difficile. A force il avait appris à ne plus s’étonner ni de sa consommation, ni des états et des situations dans lesquels cela le mettait. « Visiblement je tombe mal. Il faut que je te vois, c’est au sujet d’Elliott… mais d’abord tu devrais t’habiller…et sans doute faire un peu de rangement aussi. » Il lui était suffisamment pénible de devoir fermer les yeux sur sa consommation de drogue pour éviter d'avoir les armes du délit sous les yeux. C’était certes de mauvaise foi mais ignorer des produits illicites dissimulés était beaucoup plus facile que de se forcer à ne pas voir un rail de coke qu'il avait sous les yeux. Il ne fallait pas pousser non plus.

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MessageSujet: Re: [Jaryan] So tell me what you want, what you really really want   Ven 15 Sep 2017 - 1:12


If you really bug me then I'll say goodbye.

En se réveillant ce matin, il ne savait même pas comment il était arrivé là. Même si la première question qui s’imposait d’abord à son esprit fut : comment il avait put dormir dans cette position. Et surtout comment Danny pouvait encore supporter ses frasques, son caractère, sa façon décalé de vivre ? Il le subissait déjà depuis vingt six ans, alors une année de plus ou de moins…
Ray avait mal partout. Aux cheveux, aux côtes surtout. Ou aux cheveux… Il n’arrivait pas à se décider. Faut dire qu’entre la gueule de bois, la descente, et les coups qu’il s’était prit, y a rien qui aidait à se sentir bien. Au moins il avait passé une bonne nuit. ‘Fin si on pouvait justifier ça de bon. Il avait la forme de l’aile, et du bec, de son canard en plastique imprimé sur la cuisse, et les plis du gant de toilette sur la joue. Enfin là c’était rien comparé aux bleus qui s’étalaient sur ses flancs, sa lèvre fendu et contusionnée, son arcade ouverte… Oh il savait qu’il s’était battu la veille, après à savoir s’il avait gagné, ou avait lamentablement brouté le gazon, mystère… Quoi que, s’il avait bêtement prit du speed, il ne pouvait pas avoir perdu. Restait à savoir ce qu’il avait foutu du fric !
Cependant son esprit n’était pas vraiment porté sur ça, cette info lui reviendra plus tard. Ou pas… Pour l’heure il avait faim, et rien ne pourrait le détourner de son bol de céréale. C’était comme donné un pavé de bidoche bien saignante à lion, mais version riz soufflé au chocolat. Ça tâchait moins.

Alors que Jared sonne à sa porte, alors que ce n’était pas le moment, ça ne l’étonnait pas. Ce putain d’emmerdeur avait le chic pour ça. Se pointer sans prévenir. Comme s’il n’avait pas son putain de numéro, et lui un putain de portable. Il avait l’impression de se voir dans un miroir. Lui aussi se pointait souvent, sans dire "Hey je viens !" au préalable. Cette expression ne sortait pas trop de sa bouche, en vrai. Même au pieu. C’était d’un ringard de gueuler ça, franchement… Or que quelqu’un d’autre lui fasse ce plan, ouais ça le gonflait. Mais si sur le papier il s’en foutait. Qu’il vienne pas le faire chier avec ses grands air de FBI , qu’il n’était plus, à se plaindre du bordel. S’il prévenait ce con, il pourrait passer un coup de balais. Ou du moins y penser, et imaginer de le faire, pour après se persuader de l’avoir fait…
Le blond ne fit même pas attention de lui avoir ouvert en tenu d’Adam, se contentant de porter son intérêt sur le cabot, qui lui fila dard dard entre les guiboles pour aller pisser. Visiblement il devait se retenir depuis un bout, c’était au moins ça qu’il n’aurait pas à nettoyer. Brave clebs.
Tirant une longue latte sur sa sèche, son regard se porta de nouveau sur son interlocuteur, ricanant à sa réplique en reniflant.
- « Zolé, j’ai un peu de mal à oublié que t’en fais plus partit, vu que tu te comporte toujours comme tel. Qu’il lui balança, la voix légèrement enrouée, et quelque peu traînante. T’es une descente de flic à toi tout seul, mec. Par chance j’suis assez sapé pour que tu voies qu’j’ai pas d’arme. Par contre pour les recherches de fond, attend que j’ai finis mes céréales. Il désigna son bol, de son index perché sur son front. Mais si tu pouvais faire claquer les gants en latex avant, sur tes mignons p’tits poignets… Mmmh… ça suffirait à mon bonheur. Ajouta-t-il en se dandinant légèrement contre sa porte.
Foutre les gens mal à l’aise, ça l’amusait grandement. M’enfin, avec lui, Jared en avait vu de toutes les couleurs de ses états. Et Ray ne comptait pas l’en épargner. Peut être qu’un jour il allait enfin apprendre à prévenir avant de passer. Bordel de dieu… Ce genre de comportement, de sa part, avait le chic de lui rappeler la prison. Lorsque les gardiens faisaient des descentes dans leur case, de façon totalement arbitraire et retournaient tout. Rien que parce que ça les faisait bien marrer. Les matons avaient le total contrôle sur eux. Ils le savaient, et en abusaient un peu trop de ce pouvoir. Seulement l’ex taulard ne se trouvait plus en prison, mais dehors, et chez lui. Alors on n’avait plus rien à lui imposer.
- Et j’ai plutôt oublié de me déshabiller. Rectifia-t-il en ôtant le pétard de ses lèvres, pour cracher sa fumée, avant de le coincer à nouveau entre ses chicots. Mais bon j’avais envie de tester la douchessive. Ça marche pas des masses… »
Parce que, techniquement, une douche ça se prend à poil, et une porte ça s’ouvre habillé. Mais ça c’était techniquement. Pour les gens normaux. Comme Danny, par exemple. Pour l’éleveur, il aurait fallut un mode d’emploi pour comprendre la sienne. Ci-joint une dose d’exta.

A sa seconde réplique, ses sourcils se froncèrent, son cerveau tentant de trouver une suite logique à ses phrases, en tenant compte de la situation. C’était pas l’hôpital qui se foutait de la charité là ? Ou un truc de ce genre ? Ou bien il se foutait de sa gueule ? Ouais c’était surement ça. Pour toute réponse il éclata de rire. De ce rire qui lui était si caractéristique, où on pouvait se demander s’il était sincère, ou s’il se foutait des gens. Un peu des deux, mais avec plus de la seconde option. Ecartant les bras, Ezra-Yan lui exposa sa pleine et entière nudité, s’écarta du chambranle, fit un tour sur lui-même et secoua les hanches, étonnant un « Tu me vois là », équivoque. Rien à foutre d’être indécent, le brun n’allait pas être épargné.  
-  « Va te faire foutre Jared ! S’exclama-t-il en levant son bras pour le jeter par-dessus son épaule. La clope coincé entre l’index et le majeur, lui filant au ras des moustaches. T’es un putain de Sherlock toi ! Si t’apprenais à te servir de ton foutu bigophone, tu te ferais pas cette réflexion. Se rapprochant du paillasson, il cracha sur le gazon. Ça c’était pour sa suggestion qui, à ses esgourdes, avait plus sonné comme un ordre. Je m’habille si je veux. Maintenant si t’es pas content, tu ferme tes mirettes, ou tu repasse plus tard. »
Merde quoi ! S’il y avait bien une chose qu’il détestait Ezra-Yan, c’était qu’on lui file des ordres. Et des ordres sous son toit, qui plus est, et bien ça ne passait absolument pas. Il serait prêt à pisser sur la moquette, si ça pouvait faire rentrer dans le citron de cet emmerdeur qui était le patron ici.
Laissant Mahiingan faire un sort au stoïcisme de l’autre cabot, il lui tourna le dos pour repartir vers la cuisine. Il ne prit même pas la peine de fermer la porte. Qu’il rentre, qu’il sorte, grand bien lui fasse.
Le cadet Chandler n’avait rien à caché. Tout du moins, il n’était pas assez con pour laisser de la drogue ou quoi que ce soit d’autre trainer ça et là. Avec des clébards qui trainent leurs poils dans la baraque, c’était un vrai un coup à ce qu’il y en a est qui bouffe ce qui ne fallait pas. Il s’agirait de ne pas gâcher ! Puis Ray ne touchait plus à la coc depuis une paie. Une promesse faite à Danny. Même s’il en conservait encore ce reniflement, si type des consommateurs.

Le vieux carrelage –passé de mode depuis des lustres – aurait eut besoin d’un sérieux coup de balais, à cause des poils de chien, les cendriers d’être vidés, la vaisselle d’être faite, le comptoir ainsi que la table basse débarrassé des cannettes et bouteilles de bière, et autre alcool. Mis à part le bordel ambiant, il n’y avait rien à reprocher à leur maison.
Accoudé au bar, le blond adressa un sourire à son ami, achevant sa clope, tout engloutissant son bol de céréales. Oubliant son café qui refroidissait près du poste radio.
- « Tu veux un truc à boire ? Proposa-t-il la bouche pleine. Il a quoi ton clebs ? » Sans détour, comme s’il ne venait pas à l’instant de l’envoyer se faire voir.
Tendant le menton dans leur direction, son regard brilla d’une certaine malice en observant son bâtard  sauter sur le berger pour jouer, en lui mordillant les oreilles. Il n’y avait aucune once d’agressivité ni de colère dans sa voix. Comme s’il ne s’était jamais énervé, il y a quelques secondes. Cependant, pour qui connaissait sa colère, ses mots de tout à l’heure ne pouvaient même passer pour un mouvement d’humeur. Pour qui ne le pratiquait pas souvent, il passait juste un personnage rustre, et fortement lunatique. Pour les autres, son ton pouvait être qualifié d’un agacement très passager. Il aurait également put ramasser ses fringues, qui trempaient allègrement le sol, pour les mettre à sécher, et puis s’habiller. Ouais, il aurait put. Mais par pure esprit de contradiction, il allait rester en tenu d’Adam encore un peu. Pour le simple principe qu’il n’avait pas à lui dire ce qu’il avait à faire. Jared l’avait bien dit, il n’était plus du FBI, et Ray n’était plus son indic.

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MessageSujet: Re: [Jaryan] So tell me what you want, what you really really want   Dim 1 Oct 2017 - 12:10


Ezra-Yan & Jared

So tell me what you want, what you really really want

Se retrouver sur le pas de la porte de d'Ezra-Yan était loin d'être une partie de plaisir. Jared n'avait pas le choix, Elliott avait des problèmes comportementaux et il ne pouvait pas se permettre de garder un chien potentiellement dangereux. Alors oui, il aurait pu appeler mais il avait conservé ses habitudes d'agent du FBI susceptible de débarquer à tout moment chez son indics, sans prévenir. De toute façon et au vu du nombre de fois où il avait débarqué àl'improviste, il doutait qu'il y ait un bon moment pour cela. Ray était et demeurait un râleur, constamment de mauvais poil, et il doutait que prévenir le mettrait d'une humeure joviale, plus disposée à le recevoir. Il serait même capable de râler parce qu'il l'aurait appelé sans prévenir pour prévenir qu'il allait passer. La prochaine fois, il essaierai peut être, même s'il doutait que ça change quoi que ce soit. La prochaine fois. En attendant Elliott avait un problème qui ne pouvait pas attendre et le milicien ne pouvait pas se permettre que l'éleveur daigne se montrer de meilleure humeur. Quoi que s'il avait été habillé, ou au moins s'il faisait semblant d'être gêné de ne pas l'être, ça lui aurait facilité la vie. Enfin, si Ray avait été un type facile, gentil et doux, qui aimait mettre les gens à l'aise, il ne serait jamais passé par la case « indic du FBI » « Zolé, j’ai un peu de mal à oublié que t’en fais plus partit, vu que tu te comporte toujours comme tel.T’es une descente de flic à toi tout seul, mec. Par chance j’suis assez sapé pour que tu voies qu’j’ai pas d’arme. Par contre pour les recherches de fond, attend que j’ai finis mes céréales. » , répondit l'éleveur sur un ton provocant. «  Mais si tu pouvais faire claquer les gants en latex avant, sur tes mignons p’tits poignets… Mmmh… ça suffirait à mon bonheur. » Jared se contenta de lever les yeux au ciel, d'une part parce que ça lui évitait de regarder la nudité de Ray sans avoir l'air de chercher à l'éviter, d'autre part justement parce qu'il refusait de lui donner la satisfaction de l'avoir mis mal à l'aise. « Et j’ai plutôt oublié de me déshabiller. » , reprit Ray en collant son pétard à sa bouche pour en recracher la fumée ostensiblement devant le milicien. L'odeur caractéristique du haschich s'insinua dans les narines du jeune homme mais il maintint un air indifférent. Il se refusait à réagir, Ray cherchait à provoquer, faire autre chose que faire semblant de ne pas y prêter attention serait lui donner satisfaction. «  Mais bon j’avais envie de tester la douchessive. Ça marche pas des masses… » Le milicien ignora sa réplique pour passer directement au motif de sa visite, il n'avait pas de temps à perdre avec les délires de l'éleveur, il passait ses visites à essayer de les ignorer.

C'était sans compter la capacité de Ray à se foutre de l'avis des autres et à aimer repousser les limites de la provocation, écartant les bras pour mettre milicien face à sa nudité. A l'époque ou Jared était son son superviseur, ça aurait été considéré comme de l'outrage, aujourd'hui Ray était libre de faire ce qu'il voulait du moment que le milicien n'était pas en service. Refusant de lui céder quoi que ce soit, le milicien ne cilla pas et se contenta d'encrer les yeux dans ceux de son interlocuteur, toujours cette stratégie pour garder contenance sans pour autant s'infliger une vision gênante. S'il n'avait plus aucun pouvoir sur l'éleveur, son ego refusait de lui laisser penser une seule seconde qu'il pourrait inverser les rapports de force. Le problème avec les gens comme Ray c'est qu'une fois leur liberté retrouvée, il veulent le faire sentir à ceux qui l'en avaient dépossédé.  « Va te faire foutre Jared !  T’es un putain de Sherlock toi ! Si t’apprenais à te servir de ton foutu bigophone, tu te ferais pas cette réflexion. », reprit Ezra-Yann en balançant  un crachat sur le gazon.« Je m’habille si je veux. Maintenant si t’es pas content, tu ferme tes mirettes, ou tu repasse plus tard. » Jared le laissa déballer sa colère sans y répondre, mais sans pour autant montrer une quelconque réaction. Il n'avait pas envie de se battre. Ezra-Yan était comme les gamins qui piquaient une crise ou  faisait un caprice, si vous réagissez vous alimentez leur colère et ça peut durer des heures, si vous l'ignorez et n'y prêtez aucune attention, ils finissent par se lasser et retrouvent une attitude normale. Comme les gosses, Ray montait très vite, mais il redescendait rapidement, il fallait simplement laisser passer l'orage. Du temps où l'homme était indic, Jared n'aurait jamais toléré un tel comportement et Ray ne se l'était d'ailleurs jamais permis, mais depuis qu'il avait quitté le FBI, il n'avait plus aucun pouvoir, Ray était chez lui.  De toutes façon, il avait besoin d'aide et seul l'éleveur pouvait régler le problème d'Elliott. Il devait prendre sur lui, les choses étaient ainsi, pour une fois c'est Ray qui avait l'avantage.

L'éleveur l'abandonna sur le pas de la porte, sans l'inviter à entrer mais sans le lui interdire non plus. Jared entra avec Eliott, après tout il n'avait pas fait tout le trajet et pris toutes les piques d'Ezra-Yan en pleine faca pour faire demi-tour maintenant sans avoir réglé le problème de son berger allemand. L'appartement était en désordre, des bouteilles de bière et d'alcool forts trainaient un peu partout sur le bar et la table basse, l'odeur de tabac froid de mêlait à celle de la sueur, mais à part ça, l'endroit demeurait « vivable ». Il se posta debout à l'entrée de la pièce. « Tu veux un truc à boire ? Il a quoi ton clebs ? » , reprit Ray en avalant son bol de céréales. Jared soupira avant de fixer le regard au sol, Ezra-Yan n'avait visiblement pas l'intention de se rhabiller tout de suite, et lui n'avait pas l'intention d'assister au spectacle. Le côté soupe-au-lait de Ray le rendait capable d'envoyer balader quelqu'un avec le vocabulaire le plus ordurier possible et pour ensuite demander comme si de rien n'était ce qui l'amenait dans le coin.  « Si tu as du café, je suis preneur », répondit-il en s’avança avec Eliott dans la pièce pour tourner le dos à son interlocuteur, c'était tout de même moins gênant. « Il devient agressif en présence d'homme qui portent une certaine eau de Cologne. Je ne suis pas spécialiste en psychologie canine mais je pense qu'il a eu une mauvaise expérience avec un type qui portait la  même. Tu m'as dit que tu l'avais récupéré, non, tu sais où il était avant ? », reprit-il en observant avec un certain amusement le chien d'Ezra-Yan mordiller les oreilles de son berger allemand qui restait assis sagement à ses côtés, d'un calme olympien. A voir Elliott ainsi, on ne pouvait pas deviner qu'il était capable de devenir agressif envers un inconnu. « Je ne sais pas si tu peux faire quelque chose pour lui mais je viens te demander d'essayer. Je ne peux pas le garder s'il risque de blesser quelqu'un. »

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MessageSujet: Re: [Jaryan] So tell me what you want, what you really really want   Lun 16 Oct 2017 - 0:49


If you really bug me then I'll say goodbye.

Depuis qu'il était tout petit, Ezra-Yan n'en avait toujours fait qu'à sa tête. Si Tad avait été un gamin dur, son cadet lui était impossible. Curieux, aventurier, courageux et téméraire. Tête brûlé. Mais surtout inconscient du danger. Il ne semblait pas avoir la notion de peur, parce qu'il ne l'avait pas. Certains sentiments avaient toujours échappés à sa compréhension. D'autres lui étaient totalement inconnu, comme les limites. Cependant il y en avait d'autres qu'il maitrisait à la perfection. La colère, son moteur, la provocation, son crédo, la manipulation, son art subtile. L'homme savait ce qu'il voulait et surtout ce qu'il ne voulait pas. Il ne voulait pas de chef de meute. Il ne voulait pas quelqu'un penché par dessus son épaule, l'observant vingt quatre heures sur vingt quatre. Il ne voulait pas quelqu'un pour régir sa vie, ses moindres mouvements. S'il l'acceptait de Danny, c'était parce que Danny était sa chair et son sang. Pour le reste… Ray était un male alpha. Il aimait qu'on le voie, il aimait qu'on le sente. Cette animalité qui faisait de lui un meilleur chien, qu'un meilleur homme. D'un simple regard il pouvait assoir son autorité sur certaine bête, sans avoir besoin d'ouvrir la bouche. Seulement, il ne faisait pas de distinguo entre les humains et les animaux. Car après tout, les Hommes n'en restaient pas moins qu'une autre espèce animale.
Jared en était un. Une bestiole qui plus est, pénétrait sur son territoire, sa maison. Sa belle maison de plein de pied, à l'allure un peu glauque, perdu au milieu d'un terrain immense, avec des voisins très éloignés. Parfait pour leur chenil. Mais sa maison quand même. Il avait toujours détesté tout ce qu'il représentait : flic, FBI, DEA, autorité, supériorité… Même en temps qu'indic, il n'avait jamais perdu une seule seconde son temps, pour leur prouvé qu'il les haïssait, et qu'il pouvait bien aller se faire mettre, avec un cactus. De toute façon ils le tenaient, alors il n'avait plus rien à perdre. Que pouvaient-ils ajouter d'autre ? Insubordination ? Insultes à agent ? Comportement obscène en lieu publique ? Ça faisait déjà partit de son casier, depuis qu'il avait quatorze ans… Douze années de prison n’avaient rien arrangé. Rendez sa liberté à un loup solitaire, et vous pouvez être sûr qu'il ne fera pas de cadeau. Alors ouais il fumait sous son nez. Ouais il avait pensé à s'habiller. Mais sur le simple principe qu'on lui ait dit de le faire, il préférait se choper un rhume et avoir froid aux miches, que de donner satisfaction à qui que ce soit. C'était con, mais c'était comme ça.

Il l'écoutait à peine le brun, ne faisant même pas attention au fait qu'il faisait tout pour ne pas être gêné par sa nudité, et ses déhanchements. Se passionnant plus pour son bol de céréales, dont il racla le fond dans son gosier. Une fois vide, le blond aurait put le balancer dans levier, mais vu la tonne de vaisselle qui s'y entassait, il y aurait simplement eut de la casse. Et un Danny qui gueule, parce qu'il y aurait de la casse. Bah oui, fallait pas trop rêver pour qu'il nettoie ses conneries. Bien que sur le principe, de la vaisselle cassée, c'était de la vaisselle en moins à faire. Mais du point de vue de son aîné, ça ne fonctionnait pas trop comme ça. Alors il prit son temps, pour le poser en équilibre précaire sur verre, lui même tenant par on ne savait quel miracle sur une pile d'assiette, qui pouvait aisément faire concurrence à la tour de Pise. Le blond réussit à le faire tenir, mais pour combien de temps ? Bonne question. Les paris étaient lancés avec lui même.

En entendant le mot "café" ça fit tilt dans son cerveau embrumé, se souvenant que le siens était en train de refroidir au bout du comptoir. Sa grimace fut des plus équivoques, il était déjà froid. Mais avec la dose d'alcool qu'il avait mit dedans, ça passait cul sec. Ray aurait put la poser dans le bol, histoire de voir si tout allait se casser la gueule, ou pas. Mais sa flemme fut plus forte. A la place il lâcha un rot, plus sonore que le précédent, faisant se redresser les étiquettes du clebs dans un soudain regain d'intérêt, et marmonna un vague « Faut que j'aille pisser…». Machinalement il remit la machine en route, sans vérifier s'il y avait encore de l'eau dans le réservoir, ou du café dans le filtre.
Vraiment, Jared tombait mal aujourd'hui. L'ex taulard était épuisé de sa soirée, ainsi que de sa nuit, dont il se souvenait à peine. Dans son citron c'était un concert de black deathmetalcore, il ne savait de trop quoi de metal bien brutas, jouant de la batterie avec une barre à mine. Ses côtes lui faisaient aussi mal, que si un connard le prenait pour une putain de poupée vaudou. Son esprit se trouvait dans une espèce de purée de pois, dont il ne trouvait pas la sortie, l'empêchant de se concentrer plus de trente secondes sur quoi que ce soit. Et pourtant il pensait à plein de truc, mais impossible de mener quoi que ce soit à terme. Alors les problèmes de son sac à puce, il s’en battait les couilles model géant. Il n'était pas un psy pour cabot. S'il n'en voulait pas, il le finirait dans les combats.
L'homme ne rêvait que d'une chose : aller se recoucher, plantant l'agent et son clébard dans le salon. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière. Et bien que ça le démangeait, il n'en fit rien.
Balançant ses fringues mouillées dans le panier à linge, il s'enfila deux aspirines, après son affaire, puis partit vers sa piaule. Ray bloqua devant son armoire, se demandant un court instant ce qu'il faisait là. Se rouler dans les couvertures semblait vraiment être une bonne option. Envoyant Jared au diable, et tout ce qu'il avait affaire aujourd'hui. Un frisson lui parcouru l'échine, s'habiller semblait être un bon compromis.
Quand il revint dans le salon, l'hôte se trouvait vêtu, d'un vieux jean délavé, fortement usé aux genoux, et se tortillait dans un pull en maille fine, assez fatigué au niveau de l'encolure et des manches, qu'il enfila à même la peau. Il connaissait par cœur la cuisine, alors cheminer à moitié aveugle, tentant de trouver les bonnes sorties, ne le dérangeait pas. Cependant, ça ne l'empêcha pas de se heurter au bar de la cuisine, dans un juron des plus distingués. Des GPS pour fringues ça n'existaient pas ?
Enfin sapé dans le bon sens, il lui servit son café, sans lui demander s'il voulait une grande ou une petite tasse, un sucre ou pas, un nuage de lait ou cracher dedans… Le brun était assez grand pour demander au préalable. Mais c'était trop tard. La tasse était servit, et fumait devant son invité imposé.
Son regard se porta sur son clebs, qui s'acharnait toujours sur le berger. Mais au moment où il se fouta sur le dos pour faire le mettre un coup de patte sur la truffe, son maitre le rappela à l'ordre.
- « Mahiingan, lâche la grappe. Qu'il cingla de la façon la moins poli qu'il pouvait connaitre.
Qu'il l'emmerde ok, mais qu'il fasse soumission, ça jamais. Ray n'acceptait pas les chiens soumis à un autre chien que lui.
- Fiche le camp.» Qu'il ajouta plus sur le ton de va jouer ailleurs, que sur celui de la punition. Et dire qu'il avait une gosse. Cependant il était bien plus doux avec elle. Normal, c'était sa môme, son rayon de soleil.
Se laissant tomber dans le sofa, faisant fit de la porte toujours ouverte, l'homme se pencha vers le sus nommé Eliott, qui l'observa, incrédule. Il dû rester deux minutes ainsi immobile, les pupilles parfaitement fixe, comme s'il dormait les yeux ouverts. En réalité les trente premières secondes, il se demanda ce que Jared attendait vraiment de lui. Les dix qui suivirent, il se demanda pourquoi le clebs le regardait. Les cinq d'après son cerveau était passé à autre chose. Les soixante quinze secondes restantes… Oui, il s'était endormit. Les paupières grandes ouvertes. Sans doute serait-il tombé parterre, si le coup de truffe ne l'avait pas ramené de pluton. Les chiens n'aiment pas qu'on les fixe comme ça, même les plus calmes.
- « Qu'est ce tu veux que j'te dise ? Finit-il par lâcher comme on colle une claque, brisant un silence quelque peu pesant. J'suis pas un putain de psy pour clebs. Lui on l'a récupéré il errait dans un entrepôt, pas de signe de maltraitance. J'sais pas ce qu'il a vécu avant, et franchement ?, j'm'en bats les couilles. C'est un calme, c'est un dominant mais disons, modéré, il sait reconnaître son chef de meute. C'est beta. On l'a foutu avec des chiards ça c'est très bien passé. Il a pas de soucis d'agressivité pour moi. J'peux t'en montrer moi des agressifs, t'verra la différence.
Glissant sa main gauche dans sa gueule, l'ex taulard lui chopa la mâchoire inférieur, en commençant à l'asticoter.
- T'sais les chiens ça cause pas. Les parfums ils aiment pas, parce que ça leur coupe l'odorat. Ça se trouve le parfum du mec lui plaisait pas, et ça façon de le dire, c'est en grognant. Ou la gueule du type lui revenait pas. Gamin on avait un clebs, c't enfoiré il était raciste des chicanos. Qu'est ce tu veux faire contre ça ? Rien.
Continuant de l'emmerder pour voir sa réaction, il regardait son interlocuteur.
- Moi jpeux te le reprendre un peu et voir son comportement. Mais sinon je vais rien pouvoir faire de grand chose.»

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[Jaryan] So tell me what you want, what you really really want

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